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Environnement fiscal: Contrôle, digitalisation, augmentation des recettes, le credo de la DGI en 2025

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Immeuble DGI à Yaoundé

Pour 2025, la Direction Générale des Impôts (DGI) du Cameroun met les bouchées doubles. Dans une note de service datée du 31 octobre 2024, l’institution a détaillé les orientations qui guideront ses actions au cours de l’année à venir. Au cœur de cette stratégie, l’optimisation des recettes fiscales non pétrolières s’impose comme un impératif, en ligne avec les objectifs du Ministère des Finances (MINFI).

UNE STRATÉGIE À PLUSIEURS VOLETS

La DGI entend mettre en œuvre un plan d’action reposant sur quatre axes principaux pour maximiser le potentiel fiscal du pays. Ce plan vise d’abord à intensifier les efforts de mobilisation des recettes à travers une approche plus systématique des contrôles fiscaux. La Direction prévoit notamment une programmation annuelle des contrôles, rendue possible grâce à une analyse rigoureuse des risques. Pour ce faire, la DGI s’appuie sur l’application CERBERE, un outil digital conçu pour suivre l’évolution des dossiers de manière optimale.

L’expertise externe sera également sollicitée pour renforcer l’efficacité des contrôles et apporter un regard neuf sur certaines pratiques. La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales occupe aussi une place centrale dans la feuille de route de 2025. Face à un phénomène qui menace l’équilibre budgétaire, la DGI prévoit un renforcement des mesures contre les pratiques de sousfacturation et de transfert de bénéfices. Des protocoles de vérification des prix de transfert et de contrôle des régimes fiscaux dérogatoires seront systématisés pour éviter les abus.

Par ailleurs, les conventions fiscales internationales feront l’objet d’un contrôle accru, assurant ainsi leur utilisation conforme aux engagements pris par le Cameroun. Sur le plan de la relation avec les contribuables, la DGI envisage des actions pour favoriser un climat de confiance et améliorer le civisme fiscal. Consciente que le respect des droits des contribuables est une condition sine qua non d’un système fiscal apaisé, l’administration s’engage à simplifier les procédures et à renforcer la communication. Ces mesures visent à encourager la transparence, tout en promouvant un comportement fiscal responsable.

DIGITALISATION ET MODERNISATION

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, la DGI compte s’appuyer sur une digitalisation accrue de ses services. L’application CERBERE, déjà en usage, sera au cœur des opérations de suivi et d’exécution des contrôles. Grâce à cet outil, les dossiers fiscaux peuvent être centralisés, facilitant ainsi la coopération entre les services et une gestion plus efficace des informations. La DGI s’assurera aussi d’une meilleure coordination avec le MINFI, notamment par l’utilisation de la plateforme FDX, qui optimise les échanges de données fiscales.

Plusieurs autres outils numériques et plateformes de communication viendront compléter cette approche technologique. Avec Fusion, la DGI ambitionne de renforcer l’exploitation systématique des données collectées pour mieux cibler les enquêtes et les contrôles. Par ailleurs, une unité spécialisée au sein de la DGI, l’Unité d’Échange International de Renseignements Fiscaux (UEIR), facilitera l’échange d’informations avec d’autres administrations fiscales internationales, renforçant ainsi la lutte contre la fraude à l’échelle mondiale.

VERS UN CONTRÔLE FISCAL RIGOUREUX ET TRANSPARENT

La DGI accorde une importance particulière à la transparence et à l’équité dans les processus de redressement fiscal. Les contribuables bénéficieront de garanties renforcées en matière de recours, avec la possibilité de saisir directement le Directeur Général en cas de litige. Ce dispositif vise à instaurer un contrôle de qualité des redressements pour éviter toute forme d’arbitraire.

Un suivi rigoureux des interventions fiscales sera également mis en place. Chaque opération de contrôle fera l’objet d’évaluations régulières, dont les résultats seront présentés lors de réunions mensuelles de suivi. Cette pratique vise à garantir une gestion plus dynamique des contrôles fiscaux et à maintenir une cohérence dans les approches utilisées par les différents services de la DGI

Secteur financier : Vers la création imminente d’une société de gestion des fonds de garantie aux PME ?

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Louis Paul Motaze Homme de année 2024 du Guardian Post Achievement Award

A la fin du mois de mai, Lorsque Louis Paul Motaze, le ministre des Finances dévoilait la Stratégie nationale de développement du secteur financier (SNDSF), élaboré par le Comité national économique et financier du Cameroun (Cnef) qu’il préside, il soulignait avec prudence qu’il s’agit de propositions que seul le président de la République, Paul Biya, peut traduire en actions concrètes. Cette précaution a fini par convaincre l’assistance venue s’enquérir de ce plan, qu’il s’agit là, une fois de plus, d’un projet qui ne se concrétisera jamais.

Cependant, moins de deux mois plus tard, plus précisément le 10 juillet 2024, le Chef de l’Etat a donné vie à l’une des propositions phares contenues dans la SNDSF. Il s’agit notamment de la réforme de la Société nationale d’Investissement (SNI), qui a hérité des actifs et des missions de la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic, du Bureau de mise à niveau des entreprises et de la Commission technique de privatisation et de liquidation des entreprises du secteur public et parapublic.

Cette réforme marquante est venue confirmer l’importance que la plus haute autorité du pays accorde à ce document élaboré par le Cnef. Sa matérialisation pourrait se poursuivre d’ici la fin de cette année et plus probablement l’année prochaine. Dans un entretien récent avec Défis Actuels Magazine, le ministre des Finances a détaillé de manière sibylline ce qui pourrait constituer la poursuite de la mise en œuvre de cette stratégie. Il a notamment évoqué sans le confirmer, les prochaines réformes prioritaires qui pourraient faire l’objet d’une implémentation urgente.

 En effet, en dressant le portrait du système financier camerounais miné selon lui, par une faible inclusion financière, un accès limité au financement pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), et un manque de profondeur du marché financier, le membre du gouvernement a également érigé en solutions, la création d’une société de gestion des fonds de garantie aux PME et la restructuration du Crédit foncier du Cameroun. A en croire ce dernier, ces réformes, sont destinées à renforcer l’accès au financement pour les entreprises camerounaises

PRIORITÉ AUX PME, MOTEUR DE L’ÉCONOMIE

Bien qu’encore dans le pipe, la mise en œuvre des reformes susmentionnées, notamment celle relative à la création d’une société de gestion des fonds de garantie aux PME, revêt une importance capitale, au regard du constat dressé par Louis Paul Motaze, lors du même entretien. «Les PME occupent une place centrale dans la stratégie de développement. Représentant 98 % du tissu économique camerounais, elles jouent un rôle majeur dans la création de richesse et d’emplois», détaille le ministre des Finances.

Cependant, malgré cette importance, «leur accès au financement reste limité. Aujourd’hui, moins de 20 % des prêts bancaires sont accordés à ces entreprises, un chiffre insuffisant pour soutenir leur croissance», reconnaît-il par la suite. La SNDSF propose donc des mesures concrètes pour pallier cette faiblesse, dont la mise en place «de la Société de gestion des fonds de garantie pour les PME. En plus de rassurer les institutions financières, ce fonds de garantie facilitera l’obtention de crédits, indispensable au développement de ces entreprises», se convainc le membre du gouvernement.

DES INITIATIVES EN ATTENDANT LA SOCIÉTÉ DE GESTION

En attendant l’opérationalisation de cette société, le gouvernement a déjà instauré des mesures pour améliorer l’accès des PME au crédit. Notamment, un mécanisme de garantie souveraine de 200 milliards FCFA qui a été mis en place l’année dernière, couvrant des prêts en faveur des entreprises des secteurs public et privé. En août 2023, une convention entre l’État, 15 banques et 37 établissements de microfinance a été signée pour concrétiser ce soutien.

VERS UN ACCÈS FACILITÉ AUX CRÉDITS IMMOBILIERS

 Dans l’entretien accordé à Défis Actuels magazine, Louis Paul Motaze, le ministre des Finances évoque également la réforme du Crédit foncier du Cameroun qui d’après lui, est destinée à stimuler le marché immobilier et libérer des fonds pour le secteur de la construction. Cette mesure «devrait non seulement contribuer au développement des PME mais aussi dynamiser le secteur immobilier, créant un cercle vertueux de financement dans plusieurs chaînes de valeur», penset-il.

Pour mémoire, d’après Louis Paul Motaze, «La SNDSF vise à renforcer la performance du secteur financier pour accélérer la croissance économique et, par conséquent, améliorer le bien-être des populations. En effet, le diagnostic du système financier camerounais a révélé plusieurs faiblesses: une faible inclusion financière, un accès limité au financement pour les MPME, et un manque de profondeur du marché financier»

Dschang : Au moins 4 morts à la falaise

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Selon des sources officielles, le bilan du double éboulement de terrain à la Falaise de Dschang, est de 4 morts et de nombreux blessés, qui sont sous soins à l’hôpital de district de Dschang où ils ont été convoyés. C’est un bilan provisoire tant les recherches se poursuivent sur le site. « Il pourra nécessiter au moins trois jours pour évacuer complètement la terre et libérer la route», estime un témoin de la situation.

Aux premières heures du 5 novembre, l’on a appris la nouvelle d’un éboulement de terrain sur la Nationale N°3 qui relie Douala et Bafoussam. Alors que les secours venus de la ville de Dschang s’affairaient à nettoyer les tonnes de boue qui ont envahi la chaussée, un second éboulement de terrain a surpris les secours et les spectateurs, engloutissant les engins lourds. Au passage, on parle de trois bus coasters qui ont été ensevelis ainsi que de petites autres voitures et des motos : « Dieu est grand ; j’aurais pu y être ou dans les environs si j’avais voyagé », confie Paul, résident de Douala, qui rend grâce à Dieu pour lui avoir permis de « déprogrammer » son voyage pour la ville de Mbouda.

La route passant par Bafang étant en mauvais état, les automobilistes reliant la région de l’Ouest à la ville de Douala se sont pour la plupart rabattus sur cette route, en passant par la ville de Dschang. La nature les a surpris, trahissant les services de l’Etat qui semblent avoir quelque peu ignoré la dangerosité de cette falaise qui ne cesse d’avaler les usagers de cette route. Il va falloir se rabattre sur la mauvaise route de Bafang ; le temps de libérer la chaussée à la Falaise de Dschang, et certainement assurer la sécurité dans cette zone à relief accidentogène.

L’API a facilité l’investissement de plus de 6 960 milliards de FCFA

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Surnommée « le bras commercial du Cameroun », l’Agence de Promotion des Investissements (API) incarne aujourd’hui l’ambition du pays de s’ouvrir davantage aux investisseurs, en valorisant ses multiples atouts et en accompagnant la croissance de secteurs clés. Fondée pour stimuler l’économie nationale, l’API se donne pour mission de transformer l’image du Cameroun en terre d’opportunités, où les investissements se traduisent en développement local, emplois et infrastructures.

 Le bilan de l’API en quelques années témoigne de l’impact de ses efforts de promotion avec « un portefeuille de 396 investissements au Cameroun avec des investissements projetés de plus de 6 960 milliards de francs CFA et plus de 159 000 emplois à créer », a révélé le directeur de la Promotion des investissements, Emmanuel Ako Tamumgang lors de la 3e édition du Salon des Acteurs Économiques et du Développement Local (Saedel), qui s’est déroulé du 21 au 26 octobre 2024 à Kribi, une ville balnéaire de la région du Sud. Un montant qui reflète l’intérêt croissant des investisseurs pour le pays. Ces projets selon le directeur de la promotion des investissements, représentent également une source précieuse d’emplois pour les camerounais, avec « 159 000 postes potentiels à la clé », estime-t-il.

Pour renforcer sa proximité avec les investisseurs et les communautés, l’API continue d’étendre son réseau de représentation sur le territoire national. Déjà bien implantée à Douala, la capitale économique, elle prévoit d’ouvrir de nouvelles antennes à Limbe, Garoua et Bafoussam. Cette présence renforcée permettrait de répondre de façon plus réactive aux demandes locales et de soutenir directement les projets de développement au niveau régional, sous réserve des ressources disponibles.

Ressources naturelles : L’opérationnalisation de la Banque africaine de l’énergie annoncée en 2025

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Les ministres des 18 pays membres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) se sont réunis à Yaoundé pour la 46e session de leur Conseil. Cet événement, marqué par la présence de hauts représentants comme le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute et le ministre congolais des Hydrocarbures Bruno Jean-Richard Itoua, a permis aux membres de réitérer leur soutien à la Banque africaine de l’énergie (AEB) et d’avancer un message fort pour l’indépendance énergétique de l’Afrique. « Avec la signature et la ratification de l’accord d’établissement et la charte de la Banque par deux pays, à savoir la République du Ghana et la République fédérale du Nigeria, le traité portant création de la Banque est effectivement entré en vigueur », a indiqué le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres de l’APPO.

 Ce projet phare de l’organisation incarne l’espoir d’une souveraineté énergétique du continent africain. Lancée officiellement en partenariat avec l’Afreximbank, la Banque africaine de l’énergie, dont l’initiative remonte à 2020, devrait débuter ses opérations au premier trimestre de 2025, apprend-on. « La Banque, il faut d’abord le rappeler, va beaucoup s’occuper des questions de pétrole et de gaz, notamment. En matière de pétrole et de gaz, c’est trop de demandes d’exportations. Et il s’agit maintenant pour les pays africains de disposer d’un capital et de savoir-faire afin justement de diminuer leurs prix », a indiqué Pr Pierre Roland Atangana, expert en question énergétique.

Pour son opérationnalisation, l’AEB devrait disposer d’un capital initial de 5 milliards de dollars issu des contributions des pays membres de l’APPO. « Nous avions besoin de 5 milliards de dollars pour démarrer. Mais nous avons décidé qu’il nous fallait 500 millions pour démarrer. Et nous avons obtenu 50 % de cette somme avant même d’avoir officiellement lancé la banque. Nous sommes donc convaincus que d’ici la fin du premier trimestre de l’année prochaine, la banque devrait être opérationnelle », a indiqué Omar Farouk Ibrahim, Secrétaire général de l’APPO. La souscription est fixée à 83,33 millions de dollars par pays. Actuellement, 99,953 millions de dollars ont déjà été mobilisés grâce à l’engagement financier de trois pays pionniers : l’Angola, le Ghana, et le Nigeria, ayant respectivement contribué 10, 20,83 et 69,12 millions de dollars. Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, a insisté sur l’importance d’une mobilisation collective pour concrétiser ce projet et encourage l’ensemble des membres de l’APPO à accélérer leurs versements pour renforcer la banque et soutenir son rôle central dans le financement des projets énergétiques africains. « Nous avons fixé un budget de démarrage qui permettra à la Banque, dès le début, de disposer de ressources pour lancer ses opérations assez rapidement. Nous avons déjà mobilisé 40% de ce budget de démarrage mais nous sommes confiants dans le fait que les différents pays membres pourront remplir rapidement leurs obligations. C’est notre décision commune. Ce sont les 18 qui ont décidé, ça n’aurait pas de sens que nous ayons décidé cela et que nous n’ayons pas des actes subséquents. Tous les pays sont mobilisés », dit-il. L’AEB dont le siège sera basé au Nigeria, née de la volonté commune de promouvoir l’autonomie énergétique, prévoit de financer divers projets et initiatives énergétiques à travers le continent africain.

Sa création découle d’un processus commencé en 2020 et rendu effectif en juin 2024 avec la signature de l’accord de création de la banque par le Ghana et le Nigeria, permettant ainsi au traité de création de prendre effet. En plus du financement propre de l’APPO et de l’Afreximbank, l’AEB bénéficie de soutiens financiers stratégiques, visant à en faire un levier pour le développement énergétique et économique. Sur le continent, près d’un milliard de personnes vivent sans accès à une énergie fiable, le défi est immense. Les pays membres de l’APPO, se sont ainsi engagés à exploiter, produire et raffiner leurs propres hydrocarbures pour réduire cette pauvreté énergétique qui entrave le développement économique.

La Banque africaine de l’énergie jouera un rôle crucial en soutenant non seulement l’industrie pétrolière et gazière, mais aussi d’autres sources d’énergie, y compris les renouvelables, dans le but de sortir l’Afrique de la crise énergétique. Les statistiques disponibles révèlent l’ampleur des ressources naturelles du continent : plus de 125 milliards de barils de pétrole brut et plus de 600 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel. Malgré ce potentiel, la dépendance vis-à-vis des financements étrangers a longtemps freiné les ambitions africaines. En finançant les projets énergétiques directement à partir de ressources africaines, la Banque africaine de l’énergie pourrait changer la donne.

JOSEPH DION NGUTE, Premier ministre

« La Banque africaine de l’énergie pourrait servir de modèle dans d’autres domaines »

Le Cameroun, comme l’a souligné son représentant lors des assises, accueille pour la quatrième fois la session ministérielle de l’APPO depuis la création de cette instance de coordination. Il est pertinent de revenir sur les évolutions significatives que nous avons enregistrées depuis les dernières rencontres de Yaoundé, en mars 2008, qui témoignent de l’excellente coopération africaine dans le secteur des hydrocarbures. Cette dynamique pourrait servir de modèle dans d’autres domaines de développement sur le continent. Il faut d’abord souligner l’augmentation du nombre de pays membres, passé de 14 en 2008 à 18 aujourd’hui. Cela montre l’intérêt supranational qui anime cette organisation et qui a même poussé le Venezuela, pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, à rejoindre notre organisation en tant que membre observateur. Cela confirme le caractère stratégique et privilégié de notre coopération interétatique. Ensuite, je souhaite rappeler les réformes internes majeures ayant transformé l’APPO, qui est passée d’une association à une organisation, affirmant ainsi plus clairement ses ambitions en tant que cartel pétrolier et gazier africain. Enfin, je me réjouis des actions menées par la présidence camerounaise du Conseil des ministres, qui ont contribué à renforcer la bonne gouvernance au sein de notre organisation. Cette 46ème session du Conseil des ministres de l’APPO se déroule dans un contexte particulier, marqué d’une part par les exigences environnementales en faveur du développement d’énergies alternatives, et d’autre part par la volonté de nos États de trouver des solutions endogènes pour lutter contre la pauvreté et améliorer le bien-être de nos populations. Il est évident que l’une des solutions réside dans la gestion efficace de nos ressources naturelles pour faire face à la pauvreté énergétique qui touche encore notre continent.

Le fonds Norvégien manifeste son intérêt à investir au Cameroun

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 L’Agrobusiness et les énergies renouvelables sont entre autres secteurs que souhaite financer cette institution dont l’objectif est de créer des emplois en soutenant les entreprises qui luttent contre les changements climatiques.

Norfund, le fonds norvégien annonce ses intentions pour le financement de l’économie verte au Cameroun. L’institution déjà présente dans 30 pays, dont 16 sur le continent, souhaite en effet intégrer la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Car,  elle mène déjà actuellement des opérations en Afrique de l’Ouest avec un siège à Accra au Ghana. L’institution s’est au fil du temps étendue pour inclure le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Sénégal dans son réseau.  A travers le Cameroun, c’est la sous-région qui sera à terme pénétrée. « Le Cameroun est la porte d’entrée des autres pays de la Cemac. Dans ce pays vous avez un environnement des affaires propice, de nombreuses entreprises   sont établies ici. Il y a des jeunes qui ont  beaucoup d’énergie, de très bonnes compétences, la conséquence du très bon système éducatif, ce qui est un facteur clé », a déclaré Ellen Cathrine Rasmussen, vice-présidente exécutive chez Norfund lors d’une rencontre  à Douala.

Les secteurs d’activités visés sont divers. Entre autres, l’agro-industrie, les énergies renouvelables, les infrastructures etc. Seulement, tous les projets en quête de financement devront être portés sur des problématiques de lutte contre le changement climatique. Le fonds est particulièrement intéressé par l’économie verte et entend soutenir les entreprises dans leur développement et ainsi favoriser la création d’ emplois durables. Le volume du financement à mobiliser n’est cependant pas indiqué. « On a n’a pas spécifié le montant, ce qu’on cherche, ce sont de bons projets dans les énergies renouvelables, des institutions financières, le secteur agrobusiness, le secteur de l’industrie, les infrastructures rares comme le traitement des déchets. Au sujet de la création des emplois, nous n’avons pas encore un cap spécifique, mais notre but principal est vraiment de créer des emplois durables. Nous avons de bonnes ambitions. Nous pensons que si on veut avoir une entreprise durable, il faut qu’elle soit forte dans les finances.»,  a précisé Ellen Cathrine Rasmussen.

Le fonds norvégien procède de plusieurs manières pour financer des activités.  Les  fonds sont parfois mobilisés sous forme de fonds de capital-investissement et de capital-risque. Norfund investit  surtout auprès des banques pour qu’elles prêtent aux PME. Ceci à travers l’actionnariat dans certaines banques mais aussi des prêts accordés à d’autres pour un accès facile aux financements pour les entreprises. Le fonds pose cependant certaines exigences.  Notamment pour les PME, qu’elles disposent d’une gestion financière saine et transparente. « Nous voulons des entreprises d’une certaine taille, notre ticket minimum c’est 5 millions de dollars (plus de 3 milliards de FCFA ndlr), mais on fait aussi des coûts moindres, parce que nous voulons aider les entreprises qui sont ici à se développer », indique la dirigeante du fonds.

 Réaction

 NA ANNA WINFUL, directrice régionale Afrique de l’Ouest Norfund

 « Nous sommes impatients de soutenir les entreprises »

«  Nous voyons le Cameroun comme une porte d’entrée vers l’Afrique centrale. Ce qui est spécifique au Cameroun, c’est qu’il est encouragé par l’esprit d’entreprise des Camerounais. Il y a tellement d’entreprises que les gens créent, petites, moyennes et grandes, et nous sommes impatients de soutenir cela. Le Cameroun est certifié bilingue et c’est important pour nous. Nous sommes particulièrement motivés par la jeunesse camerounaise. Nous investissons aujourd’hui dans les énergies renouvelables, les institutions financières, l’agro-industrie, la fabrication et les infrastructures vertes qui, pour nous, concernent la gestion des déchets et de l’eau.  Notre plus grand indicateur de développement est la création d’emplois, en regardant les secteurs choisis comme l’agroalimentaire. L’agro-industrie est l’un des plus grands employeurs, donc en investissant dans ce domaine, nous pensons que nous pouvons avoir un avantage concurrentiel dans la transformation des aliments ainsi que dans la fabrication. »

Douala-Bafoussam: des travaux d’entretien en cours

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L’entreprise mobilisée se déploie actuellement sur la section Douala-Pont du Nkam, avec la zone de Kekem parmi les priorités. Mais l’exécution reste tributaire de la saison des pluies.

 La Nationale  n°5 reliant Douala-Bafoussam, l’un des axes les plus dégradés du réseau routier national, subit actuellement des travaux d’entretien.  Ces travaux ont démarré en octobre dernier et restent perturbés par la saison des pluies. Le ministère des Travaux Publics, indique qu’à date, l’entreprise en charge d’assurer cet entretien se situe sur la section Douala-Pont du Nkam. « La priorité des équipes sur le terrain concerne le déploiement sur la section Pont du Nkam Bandjoun où le traitement de la zone critique de Kekem est prévu », précise une communication dudit ministère. Dans le détail, les travaux consistent  à boucher les nids de poule avec de la pouzzolane au niveau des différentes zones à risque de rupture le long de cet axe.  Une démarche qui permet ainsi de maintenir la circulation. Des travaux de traitement de la chaussée sont aussi exécutés sur la section côté Littoral en même temps qu’on effectue la préfabrication des dallettes et la réalisation des fossés bétonnés et caniveaux.

 C’est depuis le mois d’octobre que des travaux sont effectués sur cet axe qui relie la région du littoral à l’ouest du pays.  A Souza, entre Kapa et Bomono,  on a assisté au  traitement de la chaussée, sur les zones les plus dégradées et au recyclage de la couche de roulement existante. Fin octobre, c’était la réfection de la couche de base au point kilométrique 5+700 à Bomono ainsi qu’au point kilométrique 2+400 à Bekoko. Un dalot a été réalisé au point kilométrique 58+380 au carrefour Djoumgouo.

 Le ministère des Travaux publics annonce qu’il est question d’effectuer une réfection de la chaussée, notamment  à Kekem  où la situation est critique. Seulement, la saison des pluies n’est pas favorable. D’où l’opération actuelle de bouchage de nids de poule pour faciliter la circulation, en attendant la fin des pluies pour une mobilisation conséquente.

 La reconstruction de l’axe Douala-Bafoussam long de 217,8 km nécessite 179,469 milliards de F CFA. Le projet a  récemment été soumis à la  Banque islamique de développement. Ce dossier sera abordé lors de son Conseil d’Administration  prévu pour le premier trimestre de 2025.

BVMAC : le chiffre d’affaires en hausse de 52,1% en 2023

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Cette augmentation est principalement tirée par les commissions générées par l’introduction en bourse des actions mais aussi des obligations telles que celles de l’Etat du Gabon et du Cameroun respectivement de 71 et 70 millions de FCFA.

Au 31 décembre 2023, les comptes de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) affichent un Chiffre d’Affaires de 868, 6 millions de FCFA. Il s’agit ainsi d’une augmentation de 297 641 086 comparé à 2022  où  on avait enregistré 571 034 997 de FCFA. Soit  une hausse de 52,1%  en glissement annuel.

 Pour la BVMAC, cette progression a été motivée par les commissions générées par l’introduction en bourse des actions de la SCG-Ré  d’une valeur de 4 millions  de FCFA ainsi que l’admission à la cote de quatre titres de créance, notamment les obligations de plusieurs Etats de la Cemac et de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).  Il s’agit par ordre d’importance, de l’État du Gabon (71,2 millions FCFA), l’État du Cameroun (70 millions FCFA), de la BDEAC (44 millions FCFA), l’État et du Tchad (40 millions FCFA). Il faut aussi compter les redevances de siège ainsi que les commissions de capitalisation sur les compartiments « Actions » et « Obligations ».

 Il faut dire que globalement, la BVMAC a connu un dynamisme sur ses différents compartiments au cours de l’année 2023. Le compartiment des obligations a notamment enregistré un nombre record de lignes obligataires cotées avec 7 nouvelles lignes qui ont été comptabilisées  en 2023 contre 2 lignes en 2022. Pour le PCA de la BVMAC,  c’est le résultat de plusieurs réformes engagées. « L’optimisation des délais de traitement des demandes d’admission à la cote des instruments financiers émis par appel public à l’épargne a permis d’accueillir cinq (05) nouvelles valeurs sur ses deux Compartiments dont une introduction en Bourse sur le Compartiment Actions (SCG Ré) et quatre nouvelles admissions à la Cote de lignes obligataires de l’Etat du Gabon, de la BDEAC, de l’Etat du Tchad et de l’Etat du Cameroun », indique Henri Claude Oyima.

Les autres produits facturés au 31 décembre 2023 se chiffrent à 242, 1 millions de FCFA.  Compte tenu de ces chiffres, la BVMAC dit présenter des perspectives favorables à court et moyen terme. L’exécution du Business Plan 2022-2026 est en bonne voie avec la mobilisation en 2023 des actionnaires et la Communauté de la CEMAC qui a abouti au renforcement des fonds propres.  « Le Règlement Général révisé, qui a été soumis à l’approbation de la  COSUMAF à l’issue de la session du Conseil d’Administration du 28 mars 2024, comporte plusieurs dispositions, novatrices qui augurent de bonnes perspectives d’approfondissement des différents compartiments de la Cote », se félicite la BVMAC.

La bourse compte cependant sur  l’introduction des entreprises publiques des Etats membres pour renforcer ses performances. Une liste de 15 sociétés  susceptibles d’intégrer le compartiment Actions avait été élaborée par les Etats eux même pour dynamiser la place boursière sous régionale.

Boissons : le combat perdu de Mbarga Atangana

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« Le ministre du Commerce tient à rappeler (…) que la bière et les boissons hygiéniques figurent bel et bien sur la liste des produits soumis à la procédure d’homologation préalable des prix par son administration…» Luc Magloire Mbarga Atangana l’a réitéré dans un communiqué de presse rendu public ce 4 novembre 2024. Indiquant que lorsque les circonstances l’exigent, ces prix « peuvent éventuellement…faire l’objet de négociations par le mécanisme des prix concertés ». Condamnant ainsi « une augmentation illégale du prix de la bière et des boissons hygiéniques» par les exploitants des débits de boisson.

C’est que le prix de la bière a augmenté depuis ce 1er novembre 2024, de l’ordre de 50F par bouteille. Du coup, le prix de la bouteille de bière de 65cl est passé à 700F. Les consommateurs l’ont constaté sans préavis. « Les dépôts nous ont informés qu’ils ont tenu une réunion avec les entreprises brassicoles au terme de laquelle le prix de transport a été relevé», explique un tenancier d’un débit de boisson du quartier Mvog-Ada à Yaoundé. En réalité, « le prix de la bière n’a pas changé ; cette hausse tarifaire a pour origine le relèvement à hauteur de 600 Fcfa du coût de transport du casier à partir de l’usine ; soit 50Fcfa par bouteille contenue dans un casier », précise un autre.

La note de Guinness Cameroun

En réalité, les prix de vente en détail avaient déjà été révisés à la hausse depuis plusieurs mois. D’autant plus que dans la plupart des débits de boisson, le prix d’une bière de 65cl varie entre 650F et 1000F, selon le standing du lieu. Mais très peu respectaient encore le prix homologué de 650F : « ça dépend d prix d’achat, et même de certains aléas. Mes livreurs n’ont pas changé de prix, et me vendent le casier à 7200F. Etant à l’intérieur du quartier, je revends à 650F la bouteille, déjà parce que les clients sont disposés à payer ce prix. Pour gagner 600F par casier. Mais mes collègues qui sont installés en bordure de la route vendent à partir de 700F la bouteille», explique Emmanuel, gérant d’un bistrot en plein cœur du quartier Ebanda à Yaoundé. L’homme est d’ailleurs un des rares à céder aux « caprices » des clients : « je vendais à 650F et je ne m’en sortais pas. Je suis passé à 700F, les clients ont boudé pendant un temps, puis sont revenus car un peu partout dans le quartier, c’est le même prix», affirme un autre, dans le même quartier.

Le communiqué du Mincommerce

Aujourd’hui, les données sont en train de changer. Et les acteurs de la chaîne n’ont pas visiblement associé l’administration publique à leurs négociations. « La récente initiative des exploitants des débits de boisson, qui s’est traduite par l’augmentation unilatérale du prix de la bière et des boissons hygiéniques… est nulle et de nul effet », écrit le Mincommerce. L’on annonce des agents de contrôle des prix du Mincommerce sur le terrain pour traquer les commerçants véreux. A priori, c’est une partie perdue, d’autant plus que les prix ont dépassé le prix homologué depuis bien longtemps.

Performance: Le chiffre d’affaires de la SIC fléchit à 3,2 milliards de FCFA en 2023

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La Société Immobilière du Cameroun (SIC) a récemment tenu son assemblée générale ordinaire, sous la présidence de Mme Célestine Ketcha Courtès, Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain et Présidente du Conseil d’Administration. Ce rendez-vous annuel a permis de présenter les états financiers de l’exercice clos le 31 décembre 2023. La SIC a annoncé un chiffre d’affaires de 3,24 milliards de FCFA pour 2023, en légère baisse par rapport aux 3,36 milliards de FCFA enregistrés l’année précédente.

Cette baisse s’inscrit dans une tendance continue, puisque ce chiffre d’affaires était de 4 milliards de FCFA en 2021 et de 4,4 milliards de FCFA en 2020. Malgré cette contraction, la société a réussi à dégager un bénéfice net de 213,9 millions de FCFA. En comparaison, Les bénéfices ont également chuté de 5,76 %, passant de 226 millions de FCFA en 2022 à 213 millions de FCFA en 2023.

DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS

 Les dirigeants de la SIC attribuent ces résultats à une gestion rigoureuse des ressources et à une meilleure rationalisation des coûts. En effet, la société a enregistré une trésorerie nette de 13,5 milliards de FCFA. Cette trésorerie confortable est un atout essentiel pour assurer la pérennité de ses activités et le financement de ses projets futurs. En plus des résultats financiers, l’assemblée générale a mis en lumière certaines observations critiques formulées par le commissaire aux comptes, notamment en ce qui concerne l’enregistrement de terrains d’une valeur de 32,45 milliards de FCFA dans le bilan de la SIC.

Sur ce montant, 22,16 milliards de FCFA appartiennent à l’État et 10,8 milliards de FCFA concernent des terrains pour lesquels la SIC ne dispose pas de documents justificatifs. Face à cette situation, les actionnaires ont demandé une cartographie précise de ces actifs ainsi que l’accélération des procédures d’obtention des titres fonciers correspondants.

 AFFECTATION DES BÉNÉFICES : PRIORITÉ AUX DIVIDENDES

Après avoir examiné les propositions du Conseil d’Administration, l’assemblée générale a décidé de l’affectation des résultats. 90 % du bénéfice net, soit 192,5 millions de FCFA, seront versés sous forme de dividendes aux actionnaires, tandis que les 10 % restants, représentant 21,3 millions de FCFA, seront alloués à la réserve légale. Cette décision témoigne de l’engagement de la SIC à récompenser ses actionnaires tout en renforçant ses fonds propres.

De plus, les actionnaires ont approuvé le versement en dividendes des 90 % des reports à nouveau des cinq dernières années, une mesure qui permettra aux actionnaires privés de bénéficier des performances passées de l’entreprise.

UN PLAN D’ACTION POUR 2025 ET DE NOUVELLES RÉSOLUTIONS

Outre l’analyse des états financiers, l’assemblée générale a adopté plusieurs résolutions pour garantir un développement durable de l’entreprise. Une attention particulière a été accordée à la mise en œuvre d’un Plan SIC 2025 dédié à la production effective de logements. Ce plan prévoit l’utilisation de 18,94 milliards de FCFA, dont 20,7 milliards de FCFA provenant du recouvrement partiel de créances de l’État sur la SIC.

Cette initiative vise à répondre à la demande croissante en logements au Cameroun tout en assurant une gestion efficace des créances. Dans une démarche de transparence, l’assemblée générale a également prescrit un audit des résolutions et recommandations antérieures, afin de s’assurer de leur bonne exécution depuis 2019. La SIC entend ainsi renforcer sa gouvernance et garantir un suivi rigoureux des décisions prises au cours des sessions passées

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