mercredi, mai 20, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 98

Sidi Ould Tah prend les rênes de la BAD dans un contexte de turbulences financières

0
Sidi Ould Tah www.newsducamer.com
Sidi Ould Tah www.newsducamer.com

(Defis Actuels) – La Banque africaine de développement (BAD) a un nouveau président. Sidi Ould Tah, ancien ministre mauritanien de l’Économie, a été élu ce jeudi 29 mai à la tête de la prestigieuse institution, à l’issue de trois tours de scrutin organisés à Abidjan, siège de la banque. Avec 76,18 % des voix, il a nettement devancé ses concurrents, notamment le Zambien Samuel Munzele Maimbo (20,26 %) et le Sénégalais Amadou Hott (3,55 %).

L’élection, qui exigeait une double majorité – celle des pays membres et celle des pays africains –, a clairement tourné à l’avantage de M. Tah, qui a recueilli plus de 72 % des suffrages africains. Ce large soutien traduit un consensus autour de sa candidature et de son parcours à la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), qu’il a dirigée pendant une décennie.

Un mandat placé sous haute pression

La prise de fonction de M. Tah intervient à un moment critique pour la BAD. L’institution, fondée en 1964 et comptant aujourd’hui 81 membres (dont 54 africains), doit composer avec un environnement international incertain. L’annonce récente du retrait des États-Unis de leur contribution au Fonds africain de développement – estimée à 500 millions de dollars – met sous tension sa capacité d’intervention, notamment dans les pays à faible revenu.

Le nouveau président devra ainsi rapidement rassurer les partenaires techniques et financiers tout en préservant la dynamique impulsée par son prédécesseur, le Nigérian Akinwumi Adesina. Sous ce dernier, la BAD s’est imposée comme un acteur financier global, doublant ses ambitions et triplant son capital souscrit, passé de 93 à 318 milliards de dollars en dix ans.

La continuité dans le changement

Sidi Ould Tah hérite également d’un agenda stratégique structuré autour des « High 5 », les cinq priorités définies par M. Adesina : éclairer l’Afrique, la nourrir, l’industrialiser, l’intégrer et améliorer la qualité de vie des populations. Ces axes ont permis de toucher 565 millions d’Africains à travers des projets d’envergure, tels que la plus grande station d’épuration d’Afrique à Gabal el Asfar (Égypte), le pont Sénégambien, l’extension du port de Lomé (Togo) ou encore des initiatives d’électrification au Kenya.

Le nouveau président pourra s’appuyer sur cette assise pour tracer sa propre voie, en veillant à renforcer l’impact de la banque face aux défis du financement du développement durable et de la résilience des économies africaines.

Une élection stratégique, des équilibres diplomatiques

Le scrutin de jeudi à Abidjan a révélé l’importance des équilibres diplomatiques et du poids des contributions au capital. Les voix des grands actionnaires africains (Nigeria, Égypte, Algérie, Afrique du Sud, Maroc) ainsi que celles des partenaires non-régionaux comme les États-Unis et le Japon ont été décisives dans le basculement des alliances en faveur de M. Tah.

À travers cette élection, la BAD confirme sa vocation d’institution continentale au service de la transformation économique de l’Afrique, mais aussi sa capacité à peser dans les rapports de force internationaux. Reste désormais à son nouveau dirigeant de faire valoir cette influence dans un contexte géopolitique marqué par le repli de certains bailleurs et la montée des besoins de financement structurels sur le continent.

Fécafoot : le chien aboie, Samuel Eto’o passe

0

« Je ne cède pas au chantage». En ces termes clairs prononcés dans son discours d’ouverture à l’assemblée générale extraordinaire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) le 24 mai dernier, Samuel Eto’o le président de l’instance faîtière du football camerounais, a opposé une fin de non-recevoir aux présidents de clubs qui réclament le paiement des subventions dues aux clubs professionnels, ainsi que les contestations concernant l’arbitrage des matchs des championnats d’élite.

Samuel Eto’o en a un autre regard: « Malgré un contexte peu favorable marqué par des attaques de toutes parts, nous avons réussi le pari de l’organisation d’un championnat attractif et compétitif», contrarie-t-il ses pourfendeurs.  » Malheureusement certains acteurs nostalgiques d’une époque où de petits arrangements au détriment de l’intérêt commun ont voulu saborder nos efforts. Certains ont voulu boycotter notre championnat« , regrette-t-il. « Vous pouvez vous rendre compte : notre championnat se joue normalement. Je peux vous rassurer que nous irons jusqu’au bout selon les règles fixées« , défie-t-il les partisans du boycott. Mieux  »en dépit des obstacles, nous enregistrons des succès Ils n’ont pas réussi« , assure-t-il.

Parlant des cas Djiko FC de Bandjoun et Bamboutos FC de Mbouda qui ont décidé de se retirer du championnat Élite one. Bamboutos FC a finalement repris après deux matchs manqués, grâce aux négociations d’élites de l’Ouest. Pour Samuel Eto’o, il s’agit d’agitations d’acteurs qui refusent de s’arrimer aux exigences du football professionnel.

2,8 milliards CFA pour le fonctionnement du cabinet d’Eto’o

Et du coup, le patron du football camerounais n’envisage pas (encore) à verser aux clubs des championnats professionnels la subvention qu’ils réclament, malgré que l’Etat ait déjà débloqué sa quote-part dans cette rubrique, soit la somme de 560 millions Fcfa. Rien à dire au sujet des primes de sponsoring. D’ailleurs, si le budget de la Fécafoot a finalement été adopté en plein milieu d’exercice, des pans entiers de ce budget restent secrets. Comme cette rubrique du financement des championnats professionnels. On se contentera de savoir que dans un budget de 7,9 milliards Fcfa, le cabinet du président de la Fécafoot ponctionnera 2,8 milliards Fcfa.

Un salon pour orienter les flux financiers de la diaspora camerounaise

0

La troisième édition de Mboa Paris prévue du 28 au 31 mai 2025 sera  l’occasion de débattre des mécanismes concrets pour canaliser les fonds des entrepreneurs de la diaspora vers des projets à fort impact au Cameroun.

En  2022,  les transferts de fonds des Camerounais de l’étranger ont connu une augmentation  selon les données du ministère des Finances.  Le montant est en effet passé de 373 milliards de FCFA en 2021 à 650 milliards de FCFA en 2022.  Mboa Paris, un salon business entend réunit la diaspora camerounaise d’Europe à paris à l’effet de réfléchir à comment capitaliser ces flux financiers et mieux les orienter.  La troisième édition de ce salon prévue du 28 au 31 mai 2025 va servir de cadre aux réflexions sur les mécanismes les plus efficaces pour canaliser les ressources financières et intellectuelles de la diaspora afin de les orienter vers des initiatives à fort impact  au Cameroun.

« La diaspora camerounaise constitue une force vive indispensable au rayonnement de notre nation sur la scène internationale. Elle représente un vivier exceptionnel de talents et de réussites inspirantes. Notre mission est de catalyser cette énergie, de transformer notre diversité en un puissant levier d’unité et de progrès pour le Cameroun », souligne Fatimatou Ousmanou, présidente de l’association Mboa Paris.     

L’évènement sera meublé de B2B, conférences, gala, brunch et animations culturelles. Plus de 2500 participants ayant une expérience mêlant affaires, culture et engagement en faveur de la transformation durable du Cameroun sont attendus.

Organisée par l’Association Mboa Paris, en partenariat avec Sembe Agency, l’édition 2025 entend renforcer le positionnement de la diaspora comme moteur du développement économique et social du Cameroun. « Le programme de cette année a été spécialement conçu pour accélérer la mise en réseau et la création d’opportunités. Les participants pourront bénéficier de rencontres B2B ciblées pouvant déboucher sur des partenariats concrets entre membres de la diaspora, décideurs publics et privés, porteurs de projets et entrepreneurs culturels ou sportifs. Parallèlement à ces rencontres professionnelles, cette édition propose un éventail de conférences, ateliers et plénières, sur des thématiques en lien avec le développement du pays », indiquent les organisateurs.

 L’initiative promeut l’entrepreneuriat local. Entre 2023 et 2025, ce salon, en partenariat avec JFN Center, a  par exemple favorisé la formation d’une trentaine de jeunes Camerounais dans les domaines de l’entrepreneuriat, de l’innovation appliquée et de la transformation numérique.  C’est ce qu’ont révélé les organisateurs de l’évènement au cours de la conférence de presse le 26 avril dernier à Douala.  Les 30 jeunes ont été formés dans le cloud au JFN Centrer de Douala, appartenant au banquier camerounais Alphonse Nanfack.

 Réaction

Fatimatou Ousmanou, présidente de l’association Mboa Paris

« La diaspora  doit contribuer à la transformation du Cameroun »

« La diaspora camerounaise constitue une force vive, nécessaire au rayonnement du Cameroun sur la scène internationale. Elle est le creuset d’un foisonnement de talents et d’exemples de réussite, dans des domaines aussi variés que l’entrepreneuriat, l’innovation, les arts, la recherche, le sport ou encore la culture. Si le Cameroun bénéficie d’un regard admiratif au-delà de ses frontières, c’est en grande partie grâce à cette diaspora dynamique, profondément enracinée dans une identité riche, faite de diversité culturelle, de résilience historique, de créativité endogène et d’un sens aigu de l’initiative. Elle incarne avec fierté les valeurs du MBOA et témoigne, partout où elle se trouve, de l’audace et de la rage de vaincre qui caractérise le peuple camerounais. En tant que filles et fils de ce pays, nous avons la responsabilité collective de préserver cette identité plurielle, mais également de lui donner un nouvel élan. Il nous appartient d’amplifier la visibilité des réussites issues de notre communauté, de porter haut les couleurs du Cameroun et de contribuer activement à sa transformation. C’est cette conviction qui nous anime et justifie la création de Mboa Paris, un salon pensé comme un espace de convergence, de célébration et de projection. Un rendez-vous annuel au cœur de l’Europe, destiné à fédérer les forces vives de la diaspora camerounaise autour de leurs initiatives qui renforcent l’attractivité du label Cameroun. Au-delà de l’exposition de cette excellence camerounaise, Mboa Paris vise à renforcer les liens entre les membres de la diaspora et à positionner cette dernière comme un acteur stratégique au service du développement économique et social du Cameroun. »

Affaire Mathis : L’assassin présumé à Kondengui

0
Le présumé assassin de Mathis en détention provisoire

Dagobert Nwafo séjourne depuis cet après-midi du 27 mai 2025 à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. L’assassin présumé du petit Mathis fait l’objet d’un mandat de détention provisoire signé du juge d’instruction du Tribunal de Grande instance du Mfoundi. L’homme de 46 ans est inculpé pour « assassinat ». Faits réprimés par les articles 74 et 276 du Code pénal camerounais. Le père de l’artiste Lydol séjournera dans cette maison d’arrêt jusqu’au 27 novembre 2025, dans le cadre du présent mandat. Entre temps, l’information judiciaire ouverte contre lui devrait évoluer dans le cadre d’un procès.

Un pas est ainsi fait dans cette affaire qui soulage en partie la communauté nationale qui réclamait justice pour le petit Mathis arraché à la vie selon des sources concordantes, par ce voisin de sa famille au quartier Ngoa-Ekelle, le 10 mai dernier, à l’aide d’un poignard.

L’homme a fait plusieurs va-et-vient entre le commissariat du 5ème arrondissement et le parquet. Le procureur exigeant un complément d’enquête. Le rapport d’autopsie versé au dossier l’a complété, et la messe a été dite à ce niveau de procédure.

L’Afrique centrale devra recruter 4,1 millions d’enseignants d’ici 2030

0

Les gouvernements ont mené des réflexions à douala pour faire face à la pénurie d’enseignants qualifiés au primaire et au secondaire, avec pour conséquence la faible performance des systèmes éducatifs où on recense moins de 50% d’enfants possédant des compétences minimales en lecture.

La pénurie d’enseignants qualifiés demeure importante en Afrique Centrale et chronique dans les zones rurales.  Selon l’Unesco, même si la majorité des enseignants de l’enseignement primaire dans la sous-région reçoivent une formation initiale, au secondaire seulement près d’un enseignant sur deux a eu une formation initiale adéquate. La même source évoque une corrélation entre la pénurie à la fois quantitative et qualitative du personnel enseignant et la faible performance des systèmes éducatifs.

Sur la qualité des apprentissages de base, en Afrique centrale seuls 44% et 75% d’enfants respectivement possèdent les compétences minimales en lecture et en mathématiques.  L’Unesco souligne également que seuls 6 enfants sur 10 qui entrent au primaire atteignent et achèvent la dernière année. Bien plus, seulement 7 enfants sur 10 qui achèvent l’enseignement primaire s’inscrivent au premier cycle de l’enseignement secondaire, et seulement 4 élèves sur 10 d’entre eux terminent ce niveau avec succès.

A cinq ans de l’échéance del’ODD4 qui garantit l’accès à l’éducation équitable à tous, l’institution onusienne déplore des niveaux élevés de redoublement et d’abandon des classes avec un total de près de 14 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes en âge d’être scolarisés à l’enseignement primaire qui ne le sont toujours pas.  Soit 7% des enfants de l’âge de l’enseignement primaire, 27%des adolescents de l’âge du premier cycle du secondaire et 44% de jeunes de l’âge du second cycle du secondaire.

 La ville de Douala a ainsi accueilli du 21 au 24 mai dernier, un forum régional sur la transformation de l’éducation en Afrique centrale, organisé par le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, en collaboration avec le gouvernement du Cameroun.  Le thème principal était « Promouvoir la transformation de l’éducation en Afrique centrale : renforcer le rôle central et catalytique des enseignants et des éducateurs ». Il était question d’évaluer la mise en œuvre pour chacun des pays, des résolutions du Sommet de New York, visant à transformer l’éducation, avec des systèmes éducatifs qui doivent se réinventer pour s’adapter aux besoins et défis émergents. L’un des leviers porte en effet sur les enseignants dont le personnel fait face à des défis majeurs tels que la pénurie d’enseignants qualifiés, la précarité du statut et des conditions de travail.  Or, les besoins en Afrique centrale pour atteindre   les objectifs de développement durable à l’horizon 2030 sont de 4,1 millions d’enseignants supplémentaires pour le primaire et le secondaire. Ce qui représente 25% des besoins en enseignants pour la même échéance sur toute l’Afrique subsaharienne. Un appel aux Etats à davantage financer la formation et les recrutements d’enseignants pour des systèmes éducatifs plus performants.

 Réactions

Hilaire Mputu, Représentant et Directeur du Bureau régional de l’UNESC0 pour l’Afrique centrale au Cameroun

 « On ne peut pas diminuer les dépenses par rapport aux enseignants »

 « Le monde évolue avec de nouveaux défis et les systèmes éducatifs doivent s’adapter pour ne pas être dépassés et pour fournir, pour dispenser des enseignements qui soient pertinents par rapport aux besoins et aux défis du moment. Les pays ont pris des engagements il y a trois ans pour assurer l’adaptation pour la transformation de leurs systèmes éducatifs.  Il était temps que nous nous retrouvions pour faire le point de ces engagements, de faire le suivi pour l’adaptation aux défis et aux besoins émergents. Et parmi ces défis, il y a la digitalisation. Comme vous le savez, aujourd’hui nous sommes dans un monde digitalisé. Quelqu’un qui ne s’adapte pas à l’évolution numérique, à l’évolution digitale, même avec un niveau d’enseignement supérieur, peut se retrouver dans certains cas comme analphabète, comme un illettré. Et donc nous avons mis les enseignants au centre de la transformation parce que nous pensons que ça doit partir des enseignants. Et les enseignants sont au centre, pas seulement pour la numérisation, ils sont des catalyseurs pour faciliter l’adaptation des systèmes éducatifs par rapport à tous les défis du moment. Nous avons parlé du défi de l’inclusion, nous avons parlé du défi de la qualité des apprentissages et des compétences, nous avons parlé du défi notamment du financement. Et nous avons mis l’accent sur une bonne formation, une bonne utilisation, un bon traitement des enseignants parce qu’on nous dit souvent que les enseignants coûtent cher. C’est bien qu’ils coûtent cher, mais ce qui est vrai c’est qu’on ne peut pas diminuer les dépenses par rapport à la paye des enseignants. Mais ce qu’on peut faire, c’est une meilleure utilisation des enseignants pour qu’ils puissent améliorer la qualité des enseignements. Parce que c’est mieux qu’avec ces niveaux de dépense que la qualité des enseignements soit améliorée au lieu de dépenser plus avec la qualité des enseignants et d’enseignements que nous avons maintenant.»

Laurent Serge ETOUNDI NGOA, ministre de l’éducation de base

 « L’éducation doit répondre aux défis de l’heure »

 « Nous avons pris des engagements au Sommet sur la transformation de l’éducation en 2022 à New York.  C’est des engagements écrits par nos chefs d’État et signés par leurs soins pour que l’éducation actuelle, surtout après la COVID-19, puisse répondre aux défis de l’heure, aux défis du 21e siècle. Beaucoup de points ont été mis à l’ordre du jour pour que chaque pays essaie de s’en référer et d’agir comme tel. Je pense que trois ans plus tard, il est normal pour notre sous-région d’avoir bénéficié de l’apport de l’UNESCO pour convier ce forum d’évaluation et nous pensons que chaque pays exposera ce qui a été fait de manière positive par rapport non seulement aux objectifs que le forum s’est donné, mais également à notre agenda, qui est l’agenda 2030 de notre continent.  Ce forum est très important pour l’éducation en tout, car c’est un forum d’évaluation, d’objectifs, que nous devons atteindre au cours des trois prochaines années. Ensuite, nous avons des programmes à suivre, avec des spécificités pour chaque pays. Nous sommes venus à Douala pour essayer de voir ce qui a été fait depuis si longtemps et ce que nous devons réajuster pour être sûr qu’en 2030, nous atteignons les objectifs qui nous restent. »

Semaine de l’Innovation Numérique 2025 : qui remportera le Prix spécial du Président de la République ?

0

Le compte à rebours est lancé pour la 4ᵉ édition de la Semaine de l’Innovation Numérique au Cameroun. Le top départ a été donné ce mardi 27 mai 2025 à Yaoundé, par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, à l’occasion d’un point de presse qui a officialisé le lancement du concours national du meilleur projet TIC. Placée sous le Très Haut Parrainage du Président de la République, l’édition 2025 se déroulera du 23 au 27 juin, sous le thème : « Mobiliser l’intelligence artificielle pour une transformation numérique ambitieuse et répondant aux besoins de la société camerounaise ».

L’IA au service des défis nationaux

Santé, agriculture, éducation, cybersécurité, gouvernance ou finance : les jeunes porteurs de projets sont invités à proposer des solutions innovantes intégrant l’intelligence artificielle pour répondre aux enjeux concrets de la société camerounaise. Le clou de cette semaine technologique sera l’attribution du Prix Spécial du Président de la République, qui récompensera le projet le plus novateur et le plus prometteur.

Parmi les critères d’évaluation figurent notamment l’originalité technologique, la viabilité économique, le potentiel de marché, la qualité de l’équipe, l’impact sociétal, et les perspectives d’internationalisation. Les startups déjà opérationnelles sont exclues, afin de donner leur chance aux idées naissantes. Les candidatures féminines, quant à elles, sont fortement encouragées, avec à la clé un prix spécial de l’innovation féminine, grande nouveauté de cette édition. Les inscriptions sont ouvertes du 28 mai au 16 juin 2025 via le site www.ictinnovationweek.cm. Les candidats devront être de nationalité camerounaise, résider sur le territoire national, et présenter un projet numérique en cinq pages maximums.

Un concours exigeant, une ambition structurante

À l’issue du processus de sélection, quinze projets seront retenus pour un bootcamp intensif à Yaoundé du 23 au 25 juin, avant un pitch final devant un jury de haut niveau présidé par le Pr Charles Awono Onana, expert reconnu en IA et en entrepreneuriat technologique. Face à une audience composée de jeunes innovateurs et de professionnels des médias, Minette Libom Li Likeng a rappelé que ce thème traduit la vision anticipatrice du Chef de l’État, pour qui l’intelligence artificielle constitue un « démultiplicateur de développement, de croissance et de démocratisation », à condition que son usage reste éthique. « Longtemps perçue comme un privilège des grandes puissances, l’IA devient désormais un levier stratégique pour l’émergence des pays en développement. Cette 4ᵉ édition vise à engager une réflexion collective sur son intégration responsable dans nos politiques publiques, nos services sociaux et notre tissu entrepreneurial », a souligné la ministre.

Pensée comme un projet structurant à l’échelle nationale, la Semaine de l’Innovation Numérique ambitionne de faire du Cameroun un hub technologique en Afrique, fondé sur une IA éthique, inclusive et durable. « Cette semaine est bien plus qu’un événement : c’est une rampe de lancement pour les talents camerounais. Une plateforme pour stimuler la créativité et l’audace d’une jeunesse appelée à relever les défis de notre temps », a conclu Minette Libom Li Likeng.

Orange Green City : 1 000 arbres plantés pour faire de Bafoussam III une ville verte

0

Après Garoua dans le Nord en 2024 et récemment Douala il y a quelques semaines, l’opérateur résolument engagé dans la préservation de l’environnement a mis le cap ce mardi 27 Mai sur Bafoussam, chef-lieu de la région de l’Ouest où il a été procédé avec la Mairie du 3éme arrondissement de cette ville, au planting de 1000 arbres, marquant ainsi le 3ème pas de son programme « Green City», campagne de sensibilisation qui a un double objectif : mobiliser le public pour l’action en faveur du climat d’une part, et d’autre part informer sur ses initiatives et programmes majeurs déployés pour faire face aux effets néfastes du réchauffement climatique.

Mai est le mois choisi chez Orange Cameroun pour laisser parler son côté cœur, en œuvrant à la protection de l’environnement. Adossé à « Orange Green City », plateforme au sein de laquelle l’occasion est offerte au personnel de l’entreprise de marquer leur solidarité avec les populations, principalement celles vulnérabilisées par les impacts liés au changement climatique dont les pics de températures constatés çà et là et les diverses catastrophes naturelles (glissements de terrain, inondations, érosion, etc.) sont les indicateurs. La lutte pour la préservation d’un environnement sain étant devenu de la plus grande importance chez Orange Cameroun qui s’est engagé via son programme « Engage for change », à mobiliser toutes les énergies pour accompagner les pouvoirs publics, pendant un mois durant, les salariés s’engage à se consacrer à soutenir une cause liée à la protection de la planète afin de contribuer à améliorer le quotidien des populations.

Le réchauffement climatique particulièrement observé dans les grandes métropoles n’a pas laissé indifférent les 50 salariés volontaires d’Orange qui ont posé leurs valises à Bafoussam III où, aux côtés de la Mairie, 1 000 plants d’arbres ont été mis en terre en guise de première étape d’un projet qui vise à verdir les quartiers Kéna et Kamkop pour faire de cet arrondissement et par-delà, faire du chef-lieu de la région, une ville verte. Pour M. Ndefonkou Daniel, Maire de la Commune de Bafoussam III, « les fortes chaleurs et les dérèglements observés de la nature, ont suscités la prise de conscience des autorités municipales pour qui il est désormais impératif de prendre à bras le corps la question de la protection de l’environnement, qui si elle n’est pas intégrée, est susceptible de causer d’importantes pertes économiques ainsi que des déplacements des populations ».

Pour M. Joseph Sala Moussa, Délégué Régional d’Orange Cameroun pour la région de l’Ouest, « l’activité de reboisement à laquelle nous procédons va nous permettre de retarder de façon considérable l’avancée de l’érosion, freiner les éboulements de terrains et rafraichir un peu plus la ville. L’objectif visé par notre programme « Orange Green City » est d’inverser la tendance actuelle (dégradation des ressources du sol, de l’eau, des terres et des forêts) en nous concentrant sur le reboisement, le développement économique à faible carbone, la multiplication de forêts urbaines et la création de nouvelles possibilités d’améliorer les moyens de subsistance des populations des zones rurales ».

Travailler en partenariat avec la Mairie de Bafoussam III dans le cadre de son programme environnemental, est à n’en point douter pour Orange Cameroun, nécessaire pour atteindre l’objectif zéro carbone engagé par le Groupe Orange dans son ambition de recréer des écosystèmes forestiers, et de végétaliser les villes, tant pour relever les défis écologiques actuels que pour améliorer le bien-être des populations.

Au-delà de cette activité, Orange Cameroun voudrait par cette action, encourager les publics urbains et ruraux à se mobiliser en faveur des initiatives écologiques collectives, notamment le reverdissement des villes, gage de résilience contre le réchauffement climatique, les glissements récurrents de terrain, les vagues de chaleur, la pollution. Dans les habitations, le jardin ou dans les lieux publics aménagés, chaque citoyen est invité à planter un arbre.

« Orange Cameroun est déjà très présente sur le terrain de la lutte pour la protection de l’environnement via de nombreuses actions pérennes« 

Justo Epee Ndoumbe, Orange Cameroun

« Les zones boisées, les forêts et les arbres remplissent dans les villes et leurs périphéries, un large éventail de fonctions vitales telles que le stockage du carbone, l’élimination des polluants atmosphériques, l’alimentation, la sécurité énergétique et hydrique, la restauration des sols dégradés et la prévention des sécheresses, des érosions et des inondations. Orange Cameroun est déjà très présente sur le terrain de la lutte pour la protection de l’environnement via de nombreuses actions pérennes qui améliorent le quotidien des populations qui pour nous sont depuis, passées du stade de clients, utilisateurs de nos services, à partenaires dans le combat commun qui est celui de faire de nos environnements, des endroits où il fait bon vivre »

L’université de Yaoundé 2 va mettre ses chercheurs à la disposition du PAD

0

  Il est notamment envisagé de guider les projets implémentés au sein du port de douala, d’après une rencontre qui a eu lieu le 22 mai dernier entre une délégation de cette institution universitaire et le directeur général adjoint du port de Douala.

 Un accord cadre pourra bientôt voir le jour entre le Port Autonome de Douala et l’université de Yaoundé 2 Soa. Les deux institutions ont passé en revue les axes de coopération possibles. Un draft est même déjà disponible selon les informations communiquées à la suite d’une visite d’une délégation de l’université au port de Douala le 22 mai dernier. Ladite délégation conduite par le recteur Richard Laurent Omgba s’est entretenue avec le directeur général adjoint du port.   

La délégation a été reçue par le DGA du Port Autonome de Douala, Charles Michaux Moukoko Njoh.  Les deux parties ont évoqué par exemple la possibilité d’utiliser l’expertise des chercheurs de l’université de Yaoundé 2 dont les formations en sciences économiques et politiques sont reconnues. Cette expertise pourrait alors être mise à contribution pour les divers projets d’envergure du port de Douala. C’était donc l’occasion pour la délégation de l’université de Yaoundé de découvrir la vision long terme du port autonome de Douala qui aspire à être un hub maritime régional incontournable, facilitant les échanges commerciaux et contribuant au développement socio-économique de la région.  Une vision pour laquelle les universitaires pourraient bien contribuer à la matérialisation dans les conditions fixées par l’accord cadre en gestation.

« Le cadre de coopération devrait permettre à chaque entité de s’améliorer et de performer.  Nous nous sommes engagés, nous, à respecter la déclaration du chef de l’État qui voudrait que le port de Douala devienne le pôle de référence au cœur du golfe de Guinée.  Ce qui veut dire que nous aurons, dans un horizon co-moyen et long terme, beaucoup de projets. Et l’expertise dans le management de ces projets, dans leur conception et le management, appartient à 75% à l’Université de Yaoundé 2. Nous pensons que cet accompagnement va beaucoup apporter au port de Douala », a indiqué Charles Michaux Moukoko Njoh.

Réaction

Richard Laurent OMGBA ; recteur de l’université de Yaoundé 2

 « Nous entendons mettre cette expertise au service du port »

« Si nous sommes là, c’est parce que nous entrevoyons de nouer un accord de coopération entre le port autonome de Douala et l’université de Yaoundé 2.  Vous savez que nous avons une expertise avérée, reconnue dans les domaines des sciences juridiques, du contentieux, des sciences économiques, du management, de la gestion et nous entendons mettre cette expertise au service du port pour que nous puissions l’accompagner dans son vaste programme stratégique de déploiement à l’horizon 2050. C’est un projet ambitieux qui nécessite une très grande expertise, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Nous voulons donc mettre nos experts à la disposition du port pour que, de manière optimale, nous puissions, pour le compte du gouvernement, réaliser cette grande ambition. L’université est engagée dans un processus entrepreneurial. Donc, ce sera l’opportunité de pouvoir signer avec le port des contrats de consultance, des contrats d’expertise, parce que nous avons aujourd’hui à Yaoundé 2 un cabinet de consultance qui mobilise toute l’expertise de l’université. Donc, cette expertise va être mise au service du port pour que nous puissions l’accompagner au mieux dans son projet de déploiement à l’horizon 2050. »

Les deux remorqueurs du constructeur Damen en route pour le port de Douala

0

La cérémonie de départ des deux navires pour le Port de Douala-Bonabéri, s’est déroulée  le 23 mai dernier à Sharjah, aux Émirats Arabes Unis, sous la houlette de Cyrus Ngo’o DG du PAD.

Annoncées depuis le mois d’avril dernier, les nouvelles acquisitions du port autonome de Douala seront bientôt disponibles sur la place portuaire de Bonabéri. D’après les informations communiquées par les responsables du port, les remorqueurs acquis chez le constructeur Damen Shipyards Gorinchem sont en mer pour rejoindre le Cameroun.  Le Directeur Général du Port de Douala-Bonabéri, selon un communiqué publié par l’entreprise, a présidé le 23 mai dernier la cérémonie de départ des deux remorqueurs sur les quais de Damen Albwady à Sharjah, aux Émirats Arabes Unis. Ceci, en présence du Consul Général du Cameroun à Dubaï, Donancier Mebouogue, et du Directeur régional Afrique de la Société Damen Shipyards Gorinchem, Jan Van Der Vorm.

En effet, c’est le 19 octobre 2023 que le PAD a signé avec le néerlandais Damen Shipyards Gorinchem, le contrat de construction de ces deux remorqueurs. Pour le Directeur Général du PAD, ces deux remorqueurs « sont plus que des navires. Ils représentent un symbole de notre engagement à offrir des services de haute qualité et à répondre aux besoins de nos clients. Nous sommes convaincus que ces nouvelles acquisitions contribueront à renforcer notre compétitivité et celle de la Régie Déléguée du Remorquage ».

Le Port Autonome de Douala affirme qu’après le départ du concessionnaire Boluda la régie de remorquage a repris les activités en janvier 2021 avec de vieux engins nautiques dont le plus jeune avait 22 ans et le plus âgé 54 ans. Les nouveaux engins tous neufs ont coûté 11,6 milliards FCFA.  Le contrat avec le néerlandais Damen Shipyards Gorinchem portait sur la construction, le transport à Douala, la formation, l’assistance technique pendant un an après la vente, et la fourniture des pièces de rechange et l’assurance.

Mobilité: des motos électriques annoncées à Douala dès juillet 2025

0

 Le projet de l’entreprise indienne Spiro va démarrer avec une centaine de motos dans la capitale économique, et la construction d’une vingtaine de points de mutation de batteries pour un coût de recharge de 1500 FCFA pour 100 Km.

Spiro, un fabricant indien de véhicules souhaite développer la mobilité électrique au Cameroun. Ses dirigeants ont présenté il y a quelques jours à Douala son projet de motos électriques. D’après le PDG de cette entreprise, Kaushik Burman, l’initiative sera opérationnelle dès le mois de juillet prochain avec l’introduction d’une centaine de motos électriques dans la capitale économique.

 Pour faciliter l’utilisation de ces engins, Spiro compte construire une vingtaine de points de mutation de batteries sur tous les 3 km dans la ville de Douala.  Ce qui va permettre de « réduire la crainte liée à l’autonomie des batteries, en offrant un coût d’utilisation inférieur à celui d’une moto thermique, soit 1500 FCFA pour 100 Km », justifie Rahul Gaur, directeur général de Spiro Afrique de l’Ouest et Cameroun.

Il faut dire que selon les données de la mairie de la ville de Douala, plus de 60% des déplacements dans la ville se font à moto. L’arrivée des moto électriques va renforcer l’offre déjà existante. Cette innovation pourrait également, selon des simulations, induire une baisse des tarifs de transport pour les usagers. On estime en réalité qu’un conducteur de mototaxi thermique qui dépense 6 000 FCFA par jour en carburant consommerait environ 8,4 litres d’essence quotidiennement. Mais avec une moto taxi électrique, les coûts quotidiens de carburant seraient réduits à environ 1 600 FCFA, soit une économie de 4 400 FCFA par jour. Bien plus, ces motos ne nécessitent pas de vidanges d’huile. Ce qui représente une économie supplémentaire de 8 000 à 12 000 FCFA par mois.

Sur ce nouveau marché, Spiro rejoint la start-up camerounaise Bee, qui   compte introduire dès juin 2025, 40 motos électriques à Douala, Yaoundé, Bertoua et Bafoussam à raison de 10 motos par ville. L’investissement de 610 millions de FCFA prévoit l’importation de 100 motos supplémentaires et de lancer une chaîne de production locale d’ici 2026.

L’indien Spiro est déjà présent au Togo, Bénin, Nigeria, Kenya, Ouganda et Rwanda. La seconde phase de son projet au Cameroun prévoit la construction d’une usine d’assemblage de motos électriques.

- Publicité -
Google search engine