samedi, juin 13, 2026
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La SABC lance une société dans la filière maïs

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La Compagnie Fermière Camerounaise va encadrer plus de 20 000 exploitants agricoles pour une production optimale de maïs qui sera transformée pour les besoins des Brasseries tandis que les dérivés seront destinés aux éleveurs.


Cest une chaîne de valeurs agropastorale que souhaite mettre sur pied le groupe SABC, à travers, une nouvelle société : la Compagnie Fermière Camerounaise (CFC). Cette entité intervient en réalité dans un contexte marqué par la baisse de la production de Maïserie du Cameroun (Maïscam), principal producteur de cette céréale et fournisseur de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC). L’entreprise avait indiqué en mars dernier avoir acheté seulement 2850 tonnes de gritz de maïs chez cet industriel, une quantité représentant 100% de sa production contre 10 000 tonnes achetés l’année précédente. Cette baisse de la production serait due aux difficultés d’importation des intrants du fait de la pandémie. C’est donc une réponse locale qu’apporte la SABC avec cette nouvelle société qui a un double volet. Au niveau agricole, pour satisfaire ses besoins estimés à 40 000 tonnes de maïs grain par an, la CFC s’approvisionnera auprès des gros producteurs, notamment des coopératives. Elle se chargera de la transformation du maïs en gritz pour les brasseries, tandis que l’apport de Maïscam sera destiné à approvisionner l’usine de Garoua. Il sera également question de produire de la farine à base de maïs pour la consommation humaine pendant que les sous-produits issus de la transformation seront commercialisés pour l’élevage. Dans ce volet, le groupe SABC dit vouloir améliorer l’offre en nutrition animale, en mettant en place une ferme parentale qui produira 112 500 œufs à couver par semaine et un couvoir pouvant produire 90 000 poussins d’un jour sur la même période. Ce qui viendra en renfort aux éleveurs camerounais.

La Compagnie Fermière du Cameroun s’ajoute ainsi aux autres entreprises qui constituent le Groupe SABC. Les Brasseries du Cameroun, la Société Camerounaise de Verrerie et la Société des Eaux Minérales du Cameroun. La CFC compte créer 250 nouveaux emplois jeunes et des milliers d’emplois indirects.

Mise en œuvre des projets : la Cemac change de méthodes

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De nouveaux outils ont été définis lors d’une session extraordinaire du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac qui s’est tenue le 24 septembre dernier à Douala.


D es projets qui piétinent depuis des années, des réformes qui ne prennent pas corps ou encore des mesures qui peinent à se traduire en actions. Les ministres des finances, de l’économie et des responsables des institutions communautaires de la sous-région souhaitent mettre un terme à ces couacs qui freinent le développement de la Cemac. Réunis à Douala dans le cadre d’une session du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac (Pref-Cemac), ils ont pris la décision de changer de méthodologie et ont défini de nouveaux outils de pilotage. « La méthodologie adoptée est désormais une méthodologie Action orienté c’est-à-dire qui ne se contente plus seulement de l’annonce d’un projet mais qui évalue plutôt la réalisation de l’action. Vous allez désormais constater que les taux d’exécution risquent d’être bas par ce qu’on va simplement analyser ce qui a été fait et non ce qui est en train d’être fait. Par exemple, si vous souhaitez faire une route de 50 km pendant 5 ans. Au bout de la troisième année, même s’il y a eu beaucoup de descentes des ministres sur le terrain, mais sur les 50 km vous en êtes encore à 3, nous allons considérer que vous n’avez pas réalisé et votre note sera 0 », a expliqué Michel Cyr Djiena, secrétaire permanent du Pref-Cemac.

Cette session extraordinaire était consacrée à la mise en œuvre des décisions et résolutions du sommet des Chefs d’Etats qui s’est tenu le 18 août dernier. Il était question d’après les membres du comité de pilotage, de trouver des actions concrètes afin que prennent réellement corps les résolutions de ce sommet qui portaient notamment les mesures de relance économique après covid. « Désormais toutes les 24 décisions sont traduites en actions, au niveau de la politique budgétaire, de la politique monétaire, du système financier et au niveau structurel. Il faut que l’on définisse aussi les limites de ce que nous allons importer. Nous ne pouvons pas laisser la viande au Nord du Cameroun par exemple ou au Tchad pour dépenser près de 12% de nos devises pour faire venir de la viande de l’extérieur de la zone », a fait savoir Michel Cyr Djiena. Ils se sont penchés secteur par secteur pour analyser les forces et faiblesses et déceler où créer de la valeur ajoutée. La nouvelle méthodologie adoptée est accompagnée d’un calendrier d’exécution. Il a également été décidé de créer une instance au niveau national qui s’occupera des questions budgétaires et des réformes avec le FMI.

Lions indomptables: Les 27 de Conceiçao pour vaincre le Mozambique

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conceicao semble serein

Le sélectionneur national a rendu publique la liste des joueurs qui prendront part au stage préparatoire puis à la double confrontation contre le Mozambique les 8 et 11 octobre prochain. Pas grand changement comme cela était attendu déjà, par rapport à sa dernière liste. Ce sont quatre joueurs qui quittent la liste: John Mary, Ganago,quittent le groupe qui était là lors des deux derniers matchs. En revanche, Paul Georges Ntep est en poste. L’homme qui revient après deux ans de disette est une pièce maitresse pour Antonio Conceiçao qui dit vouloir redonner du rythme à son attaque afin qu’elle permette au Cameroun de reprendre la tête du classement dans le groupe.

Projets Cemac. On change de méthodes

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De nouveaux outils ont été définis lors d’une session extraordinaire du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac qui s’est tenue le 24 septembre dernier à Douala.

Des projets qui piétinent depuis des années, des réformes qui ne prennent pas corps ou encore des mesures qui peinent à  se traduire en actions. Les ministres des finances, de l’économie et  des responsables des institutions communautaires de la sous région souhaitent mettre un terme à ces couacs qui freinent le développement de la Cemac. Réunis à douala dans le cadre d’une session du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac (Pref-Cemac), ils ont pris la décision de changer de méthodologie et ont défini de nouveauxoutils de pilotage. « La méthodologie adoptée est désormais une méthodologie Action oriented  c’est-à-dire qui ne se contente plus seulement de l’annonce d’un projet  mais qui évalue plutôt la réalisation  de l’action. Vous allez désormais constater que les taux d’exécution risquent d’être bas  par ce qu’on va simplement analyser ce qui a été fait et non ce qui est en train  d’être fait.  Par exemple, si vous souhaitez faire une route de 50 km pendant 5 ans. Au bout de  la troisième année, même si’ il  y a eu beaucoup de descentes  des ministres sur le terrain,  mais  sur les 50 km vous en êtes encore à 3, nous allons considérer que vous n’avez pas réalisé et votre note sera  0 » a expliquéMichel Cyr Djiena, secrétaire permanent du Pref-Cemac.

Cette session extraordinaire était consacrée à la mise  en œuvre des décisions  et résolutions du sommet des d’Etats qui s’est tenu le 18 août dernier. Il était question d’après les membres du comité de pilotage, de trouver des actions concrètes afin que prennent réellement corps les résolutions de ce commet qui portaient notamment les mesures de relance économique après covid.  « Désormais toutes les 24 décisions sont traduites en actions, au  niveau de la politique budgétaire,  de la politique monétaire, du système  financier et au niveau structurel. Il faut que l’on définisse aussi les limites de ce que nous allons importer. Nous ne pouvons pas laisser la viande au nord du Cameroun par exemple ou au Tchad pour dépenser près de 12% de nos devises pour faire venir de la viande  de l’extérieur de la zone », a fait savoir Michel Cyr Djiena.

Ils se sont penchés secteur par secteur  pour analyser les forces  et faiblesses et déceler où créer de la valeur ajoutée. La nouvelle méthodologie adoptée est  accompagnée d’un calendrier d’exécution. Il a également été décidé de créer une instance au niveau national qui s’occupera des questions budgétaires  et des réformes avec le FMI.

Dr Roger Etoa, «Nous avons dépisté plus de 300 cas positifs au PAD depuis mars 2020 »

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Le directeur du Centre médico social du Port Autonome de Douala parle de la campagne de vaccination au sein de cette entreprise et de la stratégie globale mise en place pour faire face au covid 19.

Les personnels du Port Autonome de Douala viennent de se faire vacciner à la faveur d’une campagne interne qui a été lancée le 20 septembre dernier. Pouvez-vous nous décliner la stratégie qui sous-tend cette opération ?

C’est une émanation du plan de riposte nationale contre le covid. Il faut aussi savoir que le port est une zone de frontières. Nous sommes une porte d’entrée et une voie de sortie des  menaces sanitaires telles que le Covid. Le plan de riposte a démarré avec plusieurs mesures, notamment de prévention primaire c’est-à dire pour lutter contre la contamination, des mesures de prévention secondaires telles que les dépistages contre le covid. Nous avons une unité  autonome de dépistage et nous dépistons en moyenne une trentaine d’agents par jour  dans la stratégie fixe  et un peu plus en stratégie avancée. C’est-à-dire que lorsqu’une personne  est déclarée  positive dans une direction, nous dépistons toute la direction.  Pour la stratégie de prévention tertiaire qui est la prise en charge du traitement précoce, nous appliquons les protocoles  nationaux de lutte contre le covid. Le dernier axe est le renforcement du système de santé portuaire. Ce plan nous a permis  d’équiper par exemple le centre médico social d’un bon plateau technique. Nous avons développé un système d’adduction en oxygène pour être autonome en cas de débordement des formations sanitaires. Comme la communauté scientifique a ajouté une nouvelle arme contre le covid à savoir la vaccination, nous avons également intégré cet axe dans le plan de riposte de l’entreprise en mettant en place  cette campagne. 

Quels étaient l’objectif et la cible de cette campagne ?

Nous avons trois cibles préférentielles. Les personnes vulnérables, à savoir des personnes qui ont des co morbidités. La deuxième cible, les personnes qui voyagent fréquemment. Le personnel du port est un personnel très mobile  donc il fallait qu’ils aient cette précaution. Troisièmement, les personnes volontaires. Nous avons dénombré environ 300 personnes capables d’avoir des co-morbidités donc c’est une campagne ciblée et nous ciblons environ ces 300 personnes. Le directeur général du port a instruit qu’un système de dépistage soit mis en place.Donc nous dépistons fréquemment et depuis le début de la pandémie, nous avons dépisté en moyenne 365 cas positifs depuis mars 2020. Ce chiffre est élevé par ce que la stratégie est de faire un dépistage intensif, de détecter précocement les cas pour les prendre en charge à temps et donc ça varie également en fonction des vagues. Depuis le début de la pandémie, nous avons eu 4 décès  qui étaient précoces, ce qui a motivé la mise en place de ce plan de riposte.

La campagne vient de s’achever, comment évaluez-vous cette action ?

 Nous avons eu quelques difficultés. La première c’est la réticence des agents. Les agents  du PAD vivent au sein de la société camerounaise qui est majoritairement hostile à la  vaccination et pour cela ils énoncent un certain nombre de  motifs.  Que les vaccins ne sont pas sains, que c’est un plan des occidentaux pour exterminer les africains et cela est favorisé par l’Infodémie. Une épidémie de fake news répandue sur les réseaux sociaux qui touchent même les personnes intellectuelles bien avisées. Pour déconstruire ces informations, nous essayons soit de façon réactive quand une information circule dans les réseaux sociaux, d’apporter rapidement la bonne information ou alors  nous organisons de façon planifiée des séances  d’information et d’éducation communication par groupe, par unité de travail pour essayer d’apporter la bonne information sur la vaccination et plus principalement du covid19. La deuxième difficulté est logistique. Nous n’avons malheureusement pas eu tous les types de vaccins; Sinopharm, Astrazeneca et Johnson and Johnson. En ce moment Astrazena est en rupture donc nous avons eu uniquement deux types. Or, il y avait des personnes qui avaient déjà commencé avec Astrazeneca. Aussi, la logistique pour se déplacer à l’intérieur du port qui est très vaste. Le Directeur Général a abrogé cela en mettant un certain nombre de moyens de locomotions  pour que nous puissions faire des campagnes itinérantes pour trouver les agents où ils sont.

La corruption a fait perdre 17 milliards à l’Etat en 2020

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C’est ce que révèle le onzième rapport de la Commission Nationale Anti-Corruption (Conac), rendu public le 23 septembre 2021.


Le onzième rapport d’activités sur l’état de la corruption au Cameroun a été rendu public le 23 septembre dernier par la Commission Nationale Anti-Corruption (Conac), au cours d’une cérémonie présidée par son président, Dieudonné Massi Gams. Le document de 225 pages qui s’appuie sur les rapports d’investigations menées par la Conac elle-même et les décisions rendues par le Conseil de Discipline Budgétaire et Financier (Cdbf) du Contrôle Supérieur de l’Etat (Consupe), et le Tribunal Criminel Spécial (TCS) indique qu’au cours de l’exercice 2020, l’Etat du Cameroun a subi un préjudice financier de 17,61 milliards de francs CFA pour des affaires de corruption et autres infractions assimilées.

Concrètement, le préjudice pour des affaires relevant de la justice s’élève à 16,982 milliards de francs CFA, tandis que le reste, 480,769 millions de FCFA, résulte d’une vingtaine d’Actions par voie d’Intervention Rapide (AIR), caractérisées par des missions d’investigations à la suite des dénonciations relatives à la corruption dans la sélection des candidats à l’offre de bourses marocaines au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle ; d’abandon de poste et de perception de salaires indus par certains enseignants du Lycée d’Elig-Essono à Yaoundé ; de la corruption au Centre des impôts des moyennes entreprises de Ngaoundéré ; de la corruption dans le suivi de l’exécution du marché de réfection de la résidence du ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle Supérieur de l’Etat ; de malversations financières dans la réfection et le renouvellement de certaines infrastructures de l’aéroport international de Garoua…

La Conac apprend-on, a reçu dans le cadre de l’élaboration de ce rapport, 98 contributions externes de 25 ministères, 17 entreprises publiques et 8 organisations de la société civile. Elle déplore une baisse des contributions de 33,67 % en 2020 et souligne que près d’une dizaine de ministères n’ont pas contribué à l’élaboration dudit rapport. Il s’agit non seulement du ministère de l’Administration Territoriale et celui de l’Agriculture et du Développement rural qui n’avaient déjà pas contribué à l’élaboration du rapport en 2019 et qui ont récidivé l’année suivante. Et aussi les ministères de l’Eau et de l’Energie, des Postes et Télécommunications, de la Décentralisation et du Développement local, des Enseignements secondaires et de l’Enseignement Supérieur…

Selon l’analyse de la Commission dirigée par Dieudonné Massi Gams, la corruption résiste au Cameroun et la lutte est loin d’être gagnée car « les atteintes à la fortune publique n’ont pas connu de ralentissement dans notre pays ». La Conac décompte 16.067 dénonciations de corruption en 2020, au moment Transparency International classe le Cameroun au 149e rang parmi les 190 pays les plus corrompus au monde, avec 25 % de perception de corruption en 2021

Wilpf Cameroon dresse son bilan

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La célébration de la Journée internationale de la paix la semaine dernière a été l’occasion pour l’ONG d’évaluer l’impact des actions qu’elle mène avec ses membres du cadre de cette campagne.


La dénomination donne suffisamment froid dans le dos : robots tueurs. Ces machines autonomes, animées par des intelligences artificielles ne sont plus seulement des outils utilisés dans des films de science-fiction, mais une réalité. Une conférence de l’ONU a eu lieu en 2018 pour tirer la sonnette d’alarme. Et contre toute attente, des pays et autres départements de défense persistent à développer ces matériels futuristes et semblent vouloir les envoyer sur le terrain rapidement. Si les Etats-Unis d’Amérique et la Russie sont en tête de la liste des pays favorables au développement de ces « Terminators », le Cameroun lui, devrait pouvoir s’aligner derrière l’ONU pour barrer la voie à l’émergence de ces machines programmées pour… tuer. C’est en tout cas le message que porte la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la liberté (Wilpf Cameroon).

INTERÊTS CROISSANT DES CHERCHEURS

Trois ans après avoir engagé sa « Campagne contre les robots tueurs », cette Organisation Non Gouvernementale (ONG) a réuni avec ses partenaires le 21 septembre dernier à Yaoundé, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la paix, autour d’un atelier d’évaluation de l’impact des actions des membres de ladite campagne. C’est donc, motivés par le souhait de voir être prises des mesures concrètes pour que le gouvernement, les parlementaires, les acteurs de la société civile et les hommes et femmes de médias sont édifiés chaque année sur le problème associé à l’utilisation des armes létales autonomes, afin que plus de voix soient associées à la demande de leur interdiction. « Ces actions ont mis en exergue l’intérêt croissant des chercheurs pour l’intelligence artificielle, et les récentes actions de WILPF Cameroon et ses partenaires ont permis de les aider à comprendre à quel point ces armes pourraient être nuisibles et hypothéquer durablement la paix internationale », indique Sylvie Ndongmo, la représentante régionale de Wilpf Afrique. « Si l’on considère les risques de violence potentiels qui seraient liés à la fabrication, la production et l’utilisation des robots tueurs dans le monde, il est opportun que plus de voix d’élèvent pour soutenir les efforts existants en vue de leur interdiction. Ceci exige de faire circuler l’information, de mener des plaidoyers, de sensibiliser les parties prenantes et le public sur le désastre de ce que pourrait constituer l’utilisation des armes létales autonomes », a-t-elle poursuivi.

L’atelier de Yaoundé avait pour objectif de commémorer la quarantième édition de la Journée internationale de la paix dans un contexte où cette paix est menacée par un développement incontrôlé de la technologie intelligente. Mais spécifiquement, il était question d’analyser la menace que représentent les technologies émergentes sur la paix internationale ; d’évaluer l’impact des actions menées par les membres de la Campagne contre les robots tueurs au Cameroun ; d’élaborer des stratégies nouvelles pour amener le gouvernement camerounais à rejoindre les pays qui veulent une interdiction des Systèmes d’Armes Létales Autonomes (Sala). Les travaux ont à cet effet tourné autour d’exposés et de séries d’échanges sur des thèmes tels que : « Technologies émergentes : une menace à la paix internationale » ; « Robots tueurs : un danger pour l’humanité » ; « stratégies nouvelles pour plus d’impacts de la campagne contre les robots tueurs ».

Stratégie : la région du littoral, paradis des investisseurs

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Avec ses quatre départements et son ouverture sur l’Océan atlantique, l’API compte s’appuyer sur les potentialités de cette région ouverte sur le monde pour vendre la destination Cameroun.


L’effervescence de Douala est le parfait résumé de toute une région. Population industrieuse et nombreuse, ouverture sur le Cameroun et le monde, conditions climatiques et géographiques favorables… En en faisant de fait la région-pilote de ses ambitions, l’API assume que l’essentiel de la région du Littoral a des atouts à faire valoir à des investisseurs de divers ordres. De par sa position géographique, la région est traversée par de nombreux cours d’eau dont l’exploitation pourrait encore être renforcée. Ainsi en estil du fleuve Sanaga dans le département de la Sanaga-Maritime. Le fleuve reçoit déjà deux barrages hydroélectriques – Edéa et Song Loulou – dont le potentiel est à même d’entretenir une production industrielle constate plus que partout ailleurs au Cameroun. Le même département devrait recevoir d’ici 2028 le projet dit du grand Eweng, un barrage d’une envergure encore plus importante. L’infrastructure devrait produire quelque 810 mégawatts dans un premier temps avant d’être portée à 1 000 mégawatts. Des chiffres à mettre en parallèle avec la puissance installée actuelle de 1,5 gigawatts !

Le fleuve Sanaga offre plusieurs autres segments toujours aussi importants, mais globalement sous exploités. C’est le cas de l’industrie de la pêche. Elle y est encore au stade artisanal. Pourtant, le fleuve est en soi un bassin naturel pour la promotion de l’aquaculture pour les communes qu’il traverse. De la même manière, la Sanaga est une réserve de sable pour le bâtiment pour l’essentiel de la région. Déjà, la ville d’Edéa fournit une grande partie de la matière aux chantiers de Douala.

La région du Littoral est également propice à l’agriculture de rente du fait de ses terres fertiles. Les plantations fleurissent dans trois des quatre départements. Palmiers à huile, hévéa, cacao, café, bananes, poivre, etc. Des spéculations produites par une foule de petits producteurs, mais aussi par des entreprises agro-industrielles, filiales de multinationales. C’est par exemple dans la région que l’on retrouve les Plantations du Haut Penja (PHP), la deuxième plus grande entreprise au Cameroun en termes d’emploi. Malgré les performances de la banane des PHP, la commune de NjombePenja est pourtant célèbre à travers le monde pour le poivre blanc qu’on y cultive dans des exploitations familiales et dans les coopératives.

La ville d’Edéa est quant à elle ceinturée par des centaines d’hectares de palmiers à huile appartenant à la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), la principale entreprise de production d’huile de palme du pays. La ville de Dizanguè située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Edéa est célèbre dans tout le Cameroun depuis la colonisation allemande pour son hévéa.

MATGENIE : Désiré Abogo Ntang emporté par la grève

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Gustave Ebongue, nouveau boss Matgenie

Désiré Abogo Ntang n’est plus le directeur général du Parc national du Matériel de génie civil (Matgenie). Au terme d’un conseil d’administration extraordinaire qui n’a duré que dix minutes, l’homme qui n’a pas pris part aux travaux, a été limogé de son poste. Dans une ambiance alourdie par une grève des personnels qui dure depuis une semaine. Les employés qui crient leur mal-être ont barricadé l’accès de l’entreprise. Dans un premier temps, seul le directeur général faisait l’objet d’un ostracisme total, mais par la suite, l’interdiction a été élargie aux plus proches collaborateurs de l’homme.

Situation qui était devenue progressivement incontrôlable pour le gouvernement, tant les manifestants qui réclament 13 mois d’arriérés de salaire, avaient juré de ne s’arrêter que lorsqu’une solution acceptable serait trouvée à leurs problèmes. Poussant le gouvernement à devoir mettre un terme au bail de Désiré Abogo Ntang. Si le Matgénie accuse des difficultés dues au manque de moyens financiers, la tutelle qui est le ministère des Travaux publics (Mintp), y est pour une part : «Le Mintp doit 700 millions au Matgenie et lorsqu’on lui demande de payer, il convoque un conseil d’administration extraordinaire. C’est injuste», s’indigne un représentant du personnel chez bougna.net. Il se dit qu’Emmanuel Nganou Djoumessi, le Mintp, n’a pas donné suite aux promesses faites lors de la dernière grève en juin dernier ; notamment l’apurement progressif des arriérés de salaire et l’amélioration de la gestion de la structure.

De toutes les façons, en lieu et place du patron absent aux travaux de ce lundi matin, le Conseil d’administration a nommé son adjoint, Gustave Ebongue. Cet administrateur civil va-t-il calmer les grévistes qui ont barricadé le portail principal de l’entreprise mercredi dernier ? Rien n’est moins sûr tant c’est l’argent qui fait défaut pour l’essentiel. Le nouveau boss pourra compter sur l’accompagnement de Prosper Ateba Enguene qui le remplace au poste de Directeur général adjoint.

Election à la Fécafoot : Samuel Eto’o charge Seidou Mbombo Njoya

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eto-o-samuel-redoute la fraude électorale

Le processus électoral à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a à peine entamé sa phase opérationnelle que Samuel Eto’o joue déjà en attaque dans l’équipe de la contestation. Dans un courrier adressé au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) ce 24 septembre, jour même de tenue des élections dans les Ligues départementales, le candidat déclaré à la présidence fédérale de l’instance, a dénoncé des « irrégularités» de nature à discréditer le résultat de ces élections. Citant notamment «une falsification aggravée de la liste des clubs des championnats départementaux appelés à prendre part aux élections dans les départements, des menaces proférées à certains présidents et promoteurs de clubs, du conflit d’intérêt du président par intérim et de plusieurs membres du comité exécutif intérimaire de la Fécafoot qui sont à la fois juges et parties en étant candidats à des postes d’élus à ces élections et surtout du refus par la Fécafoot, d’appliquer une sentence arbitrale rendue par la Chambre de conciliation et d’arbitrage du CNOSC en matière de référé sportif en date du 7 septembre 2021 ».

Du coup, l’homme qui finalement a été élu dans la Sanaga maritime parmi les délégués, en déduit qu’« il est clairement démontré par ces faits que nous allons tout droit vers une mascarade électorale fomentée par l’exécutif intérimaire actuel dans l’unique but de se maintenir aux affaires ». Se disant « représenter les acteurs du football camerounais » dont il « porteur des plaintes », l’avocat-défenseur, « soucieux de la bonne santé de notre football à travers mon projet de reconstruction qui passe par les bonnes pratiques de gouvernance et l’invitation au dépassement des intérêts égoïstes de certains acteurs du football, afin de permettre aux Camerounais de se réapproprier leur sport roi, je me permets de vous tenir cette correspondance, confiant de ce qu’elle attirera votre attention et vous donnera suffisamment d’éléments afin que vous preniez les responsabilités qui sont les vôtres», invite-t-il le ministre Narcisse Mouelle Kombi. Un appel ouvert à ce que la tutelle qui avait déjà échoué à faire respecter l’esprit de la sentence du 15 janvier 2021, en raison de l’intervention de la Confédération africaine de football (CAF) et même de l’instruction de sa hiérarchie, s’ingère dans le processus électoral. Avec le risque de voir la Fédération internationale de football association (FIFA) frapper le Cameroun.

AG 2009 CONTRE AG 2018

Mais peut-être est-ce le but recherché par l’homme qui a œuvré à installer à Tsinga le prince Bamoun ? De toutes les façons, Samuel Eto’o a par ailleurs alerté la FIFA elle-même, peu avant le gouvernement camerounais : «mon inquiétude commence par la qualité des délégués convoqués pour une assemblée générale légitime », écrit-il à Fatma Samoura, la secrétaire générale de la FIFA. Parlant de l’Assemblée générale (AG) du 13 juillet 2021 qui a adopté les nouveaux textes devant encadrer le nouveau processus électoral. « Pour une grande partie des acteurs du football camerounais, c’est celle de 2009 qui aurait dû être considérée conformément à la sentence TAS/A/6258/ du 15 janvier 2021 qui en sont point 7 ‘’rejette la réintégration de l’exécutif de 2009’’, mais pas son assemblée générale», relance-t-il un débat soulevé en son temps par AS Olympique de Meiganga et les clubs accompagnateurs dans la requête. L’homme qui parle pour les compte de cette majorité non quantifiée, rapporte que ces acteurs « s’interrogent sur quels critères objectifs l’Assemblée générale de 2018 a été choisie ». S’en remettant à la sagesse de la FIFA « pour nous garantir que le socle sur lequel nous souhaitons bâtir nos élections ne nous soit pas opposable à moyen terme ».

Système FIFA CONNECT

Samuel Eto’o revient longuement sur la liste des clubs ayant joué les championnats départementaux 2020-2021, pour inviter la FIFA à vérifier elle-même la régularité à travers le système FIFA connect, afin d’arbitrer la querelle sur ce point particulier « qui constitue la base de tout processus électoral ». Rappelant la sentence de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) rendue le 7 septembre dernier et qui est favorable à Maboang Kessack, lui-même candidat déclaré et qui a déniché des « manipulations » dans la liste des clubs et des « clubs fictifs ». Sentence ignorée par la commission électorale. Mais aussi, la qualité des membres du Comité exécutif intérimaire dont certains sont candidats aux postes de délégués (aujourd’hui élus) dans les départements, ce qui fait qu’ils sont « juges et parties», souligne le requérant qui cite notamment Séidou Mbombo Njoya (président par intérim) et Nsangou Mohamma dans le Noun. Sans oublier la mise à l’écart du secrétaire général Benjamin Banlock une semaine avant la publication de la liste des clubs devant prendre part aux élections.

Autant de griefs pour lesquels le silence de la FIFA qui avait pourtant requis sa sollicitation pour les questions ne relevant pas des affaires courantes. La Fécafoot étant sous tutelle de la FIFA avec l’annulation du processus électoral ayant porté Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fécafoot. De toutes les façons, « je m’en remets à la sagesse » de la patronne de l’administration du football mondial. Espérant que « des actions fortes soient engagées en urgence contre afin de garantir l’équité, la transparence et la sincérité des scrutins». En attendant une intervention éventuelle des autorités saisies, les deux principaux concurrents ont chacun passé le premier test. Samuel Eto’o a été élu délégué de la Sanaga maritime pour l’élection régionale, autant pour Séidou Mbombo Njoya dans le Noun.

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