Stratégie : la région du littoral, paradis des investisseurs

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Avec ses quatre départements et son ouverture sur l’Océan atlantique, l’API compte s’appuyer sur les potentialités de cette région ouverte sur le monde pour vendre la destination Cameroun.


L’effervescence de Douala est le parfait résumé de toute une région. Population industrieuse et nombreuse, ouverture sur le Cameroun et le monde, conditions climatiques et géographiques favorables… En en faisant de fait la région-pilote de ses ambitions, l’API assume que l’essentiel de la région du Littoral a des atouts à faire valoir à des investisseurs de divers ordres. De par sa position géographique, la région est traversée par de nombreux cours d’eau dont l’exploitation pourrait encore être renforcée. Ainsi en estil du fleuve Sanaga dans le département de la Sanaga-Maritime. Le fleuve reçoit déjà deux barrages hydroélectriques – Edéa et Song Loulou – dont le potentiel est à même d’entretenir une production industrielle constate plus que partout ailleurs au Cameroun. Le même département devrait recevoir d’ici 2028 le projet dit du grand Eweng, un barrage d’une envergure encore plus importante. L’infrastructure devrait produire quelque 810 mégawatts dans un premier temps avant d’être portée à 1 000 mégawatts. Des chiffres à mettre en parallèle avec la puissance installée actuelle de 1,5 gigawatts !

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Le fleuve Sanaga offre plusieurs autres segments toujours aussi importants, mais globalement sous exploités. C’est le cas de l’industrie de la pêche. Elle y est encore au stade artisanal. Pourtant, le fleuve est en soi un bassin naturel pour la promotion de l’aquaculture pour les communes qu’il traverse. De la même manière, la Sanaga est une réserve de sable pour le bâtiment pour l’essentiel de la région. Déjà, la ville d’Edéa fournit une grande partie de la matière aux chantiers de Douala.

La région du Littoral est également propice à l’agriculture de rente du fait de ses terres fertiles. Les plantations fleurissent dans trois des quatre départements. Palmiers à huile, hévéa, cacao, café, bananes, poivre, etc. Des spéculations produites par une foule de petits producteurs, mais aussi par des entreprises agro-industrielles, filiales de multinationales. C’est par exemple dans la région que l’on retrouve les Plantations du Haut Penja (PHP), la deuxième plus grande entreprise au Cameroun en termes d’emploi. Malgré les performances de la banane des PHP, la commune de NjombePenja est pourtant célèbre à travers le monde pour le poivre blanc qu’on y cultive dans des exploitations familiales et dans les coopératives.

La ville d’Edéa est quant à elle ceinturée par des centaines d’hectares de palmiers à huile appartenant à la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), la principale entreprise de production d’huile de palme du pays. La ville de Dizanguè située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Edéa est célèbre dans tout le Cameroun depuis la colonisation allemande pour son hévéa.

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