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Finance. Des sanctions de la Cobac créent la panique

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Du fait de diverses incompréhensions, de nombreux clients sont inquiets et envisagent de retirer leurs avoirs dans les établissements visés par des sanctions du régulateur vis-à vis de certains responsables de banques et micro finances.

« Il est plus que urgent de transférer nos fonds dans une banque », écrit le commissaire aux comptes d’une association aux autres membres via Whatsap. Sieur Ngalieu vient de découvrir  le nom de la micro finance dans laquelle sont logés leurs épargnes sur la liste de la dizaine d’établissements concernés par des sanctions de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac) contre leurs dirigeants. Le monsieur comme d’autres clients des structures visées  voient derrière les sanctions du régulateur, un risque pour leurs dépôts. «  Que notre compte soit vidé et cet argent déposé sur le compte de la présidente en attendant, et faire un PV pour l’opération », propose une adhérente d’une association de  jeunes femmes après avoir elle aussi partagé la coupure du quotidien Cameroon Tribune dans lequel a été publié le communiqué de la Cobac.

L’inquiétude gagne plusieurs clients des établissements de micro finance et des banques visées. Pour eux, un avertissement ou un blâme du régulateur contre un dirigeant d’une banque ou d’une micro finance est le signe que quelque chose cloche. « On a déjà vu plusieurs micro finances fermées du jour au lendemain. Un communiqué comme celui-là fait peur. Il doit nous alerter que ces gens ne sont pas en règle quelque part. Mieux vaut prendre des dispositions avant d’être surpris. », nous lâche Marie Noel Mbiappa qui a son épargne dans un établissement de la place.

Le cas CCA et Banque Atlantique

Plusieurs interprétations sont en effet nées du communiqué rendu public par la Cobac au sujet des sanctions prononcées contre les responsables de 12 banques et micro finances de la sous région dont 10  exerçant au Cameroun. La Banque Atlantique figurant sur cette liste est depuis sa publication présentée comme une structure impliquée dans le blanchiment d’argent. En effet, la note de la Cobac fait savoir que des dirigeants  de cette banque ont été sanctionnés pour non-respect de certains codes. Par exemple, la réglementation de change, ou des textes relatifs à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La banque a  tout de suite commis un communiqué pour se défendre et rassurer sa clientèle, en indiquant qu’elle « n’est associée et ne s’associera jamais ni de près ni de loin  à des faits constitutifs  de blanchiment de capitaux  et encore moins à du financement du terrorisme ». 

Des clients du Crédit Communautaire d’Afrique (CCA) sont aussi gagnés par l’anxiété du fait que la Cobac ait collé un blâme à cette banque et à ses dirigeants sociaux pour « défaut d’autorisation préalable ». Ces clients croient comprendre que la structure exerce dans l’illégalité. Mais une source interne, confirme que l’entreprise dispose bel et bien d’une  autorisation. Celle-ci conférée par l’arrêté N° 000405 MINFI DU 30 MAI 2018. Cette source fait également savoir que la sanction  de la Cobac concerne plutôt une opération résiduelle d’augmentation de son capital pour passer de 13,75 milliards à 15 milliards de Francs CFA. Une opération pour laquelle, ses dirigeants avaient obtenu une autorisation de la Cobac  mais qui avait jugé ce document caduque au moment de son effectivité.  Des documents qui, selon elle, ont déjà été transmis pour régularisation à la Cobac depuis l’AG du 30 juin 2021 et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur sa conformité.

Amateurisme: A 24h du match, les Lions indomptables vadrouillent à des milliers de km de Tanger

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Les Lions indomptables ont quitté Douala ce dimanche peu après 21h. Direction Casablanca, puis Tanger. Pour livrer le match retour contre le Mozambique, en éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Après avoir vadrouillé plus d’un jour dans la ville de Douala.  »Tout avait été réglé à notre niveau, en fonction du programme qu’avait donné l’entraineur. On devait quitter Douala le lendemain du match (aller contre le Mozambique), à 14h; arrivé à Tanger repos, réunion technique, reconnaissance de l’aire de jeu,… » rapporté Bill Tchato, le team manager des Lions indomptables. Sauf que plus de 24h après l’heure de départ initialement arrêtée, l’équipe nationale du Cameroun était encore clouée au sol, ne sachant pas quand et par quelle compagnie elle devait voyager.  »Alors que nous nous préparions à prendre la route de l’aéroport, nous avons reçu un appel de la compagnie (Camair-Co) qui nous informait que le vol a été retardé pour 21h pour des raisons de tests covid avec l’équipage », justifie-t-il le retard. Sauf que même la nouvelle heure ne sera pas respectée. Alors que la délégation se trouvait déjà à l’aéroport de Douala.

Entre incertitudes et énervement, le staff technique s’est attelé à sauver ce qui pouvait encore l’être.  »Les joueurs ayant peu ou pas du tout joué ont eu une séance d’entraînement hier (samedi) », confie le team manager. Les autres abandonnés à l’oisiveté.

Au moment où l’équipe nationale quitte Douala, le Mozambique se trouve à Tanger depuis la veille et a fait la reconnaissance de l’aire de jeu. Le match est prévu ce lundi à 14h. Les Lions indomptables arriveront aux premières heures de la journée. Et n’auront juste que le temps de prendre un petit repos. Avant d’affronter le match.

Ce sera dans un état d’esprit peu rassurant car il y a le risque de subir la fatigue comme premier adversaire. Même si c’est pour affronter le dernier du groupe D qu’il a battu à Japoma vendredi dernier (3-1). Le Mozambique compte un seul point, contre six pour le Cameroun, deuxième du groupe.

La sélection nationale n’est pas à son premier coup foireux du genre. En 2016 déjà, les joueurs avaient souffert le même martyr dans la même ville, alors qu’ils étaient en partance pour l’Afrique du Sud. En éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017. Un défaut de places dans l’avion affrété. L’oiseau ne disposait que de moins de 50 places, pour une délégation de plus de cent personnes. Pire les Lions indomptables avaient rejoint l’Afrique du Sud en 1996 à quelques heures du coup d’envoi du tournoi, alors qu’ils étaient programmés pour jouer le match d’ouverture. Et des sanctions ne sont jamais prises.

Sultanat Bamoun: Nabil Mouhamed Njoya, nouveau roi

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Le roi est mort, vive le roi. 24h après l’inhumation officielle d’Ibrahim Mbombo Njoya, le sultanat Bamoun connaît son nouveau monarque : Nabil Mouhamed Njoya, 28 ans. L’homme a été présenté au peuple Bamoun ce 10 octobre 2021, en même temps que sa co-heritiere dont le nom n’est pas encore rendu public.

En attendant d’en savoir plus, l’homme le plus attendu est connu. Ibrahim Mbombo Njoya avait jeté son dévolu sur un visage assez connu. Un homme qui a emprunté les chemins de l’administration publique comme lui. Fruit de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), dans les régies financières, Nabil Njoya est né le 9 août 1993. Soit un an après l’intronisation de son père, en 1992. Âgé de 28 ans, celui qui était encore un simple prince il y a moins de deux jours, était Chef de la division administrative et juridiques de la Région du Sud. Poste et fonctions que le nouveau roi devrait abandonner pour se consacrer aux affaires traditionnels. Comme le fit déjà son défunt père en son temps.

Éliminatoires Mondial 2022: Conceicao et ses hommes rassurent

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Les Lions indomptables ont battu les Mambas du Mozambique ce soir (3-1). Sur un doublé d’Eric-Maximes Choupi Moting qui a donné raison à Antonio Conceicao de lui avoir accordé sa confiance dans cette rencontre capitale en éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Deux coups de tête pour concrétiser deux centres de Moumi Ngamaleu. Puis Karine Toko Ekambi inscrira le 3eme et dernier but camerounais, toujours sur une passe définitive de Moumi Ngamaleu. De quoi rassurer le sélectionneur dont les choix lors de la dernière rencontre en septembre dernier contre la Côte d’Ivoire avaient suscité des polémiques.

Le Cameroun marque ainsi trois points et est désormais le seul à discuter le second rang du groupe D des éliminatoires de la coupe du monde 2022. Le Malawi qui totalisait le même nombre de points avant cette journée, ayant perdu (0-3) contre la Côte d’Ivoire qui est désormais à sept points. Le Mozambique garde sa dernière place, en attendant le retour ce 11 octobre contre le Cameroun. Un match de revanche pour une équipe qui a démarré sous les chapeaux de roues la rencontre d’aujourd’hui, empêchant le Cameroun de dérouler son jeu offensif. Avant de craquer en seconde partie, au réveil des Lions. Antonio Conceicao peut avoir le sommeil un peu plus léger ce soir. Mais la suite s’annonce encore difficile car la Côte d’Ivoire sera le dernier morceau à croquer. Ce sera en juin. La finale du groupe. Le match qui devrait déterminer le représentant du groupe pour le dernier tour des éliminatoires. Avant la coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 en janvier prochain.

Mais le sélectionneur qui a tôt cru avoir gagné la partie, paiera la perte de concentration avec un but encaissé, sur une mauvaise relance de la défense. Et c’est un mauvais contrôle de Michael Ngadeu qui est repris par l’avant-centre mozambicain qui réussit un crochet de la gauche avant de placer le cuir dans les filets d’Epassy. L’avance aurait pu n’être que d’un but si l’homme avait quelques minutes auparavant placé plus haut son lobe sur une autre balle perdue par la défense camerounaise. Le portier camerounais est resté lucide cette fois-là et a happé la balle dans l’air. A la fin, le Cameroun pointe sa sixieme victoire en huit duels contre le Mozambique qui en reste à une.

Cameroun-Mozambique : Le match de rattrapage pour Conceiçao

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Les choses ne sont pas a priori faciles pour Conceiçao avant ce 8 octobre

Lions indomptables et Mambas descendent dans l’arène ce soir au stade de Japoma à Douala. Match comptent pour la 3ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Le Cameroun part avec l’avantage psychologique de la 2ème place contre le dernier du groupe. Déjà que l’historique des duels entre les deux adversaires montre une supériorité du Cameroun qui totalise cinq victoires en six rencontres, contre une seule pour le Mozambique. Si les Mambas ont été sans pitié pour les Lions indomptables dans leur première confrontation en avril 1983 chez eux (3-0), ils n’ont plus jamais pu réussir l’exploit. Jusqu’ici, les Mambas n’ont plus jamais trouvé le chemin des filets des Lions indomptables qu’une seule fois, alors que les Lions indomptables ont trompé le dernier rempart des Mambas en tout 17 fois.

Mais les Lions indomptables ne veulent pas aborder le match avec cet esprit de supériorité, car la surprise est possible dans ces éliminatoires. On l’a vu avec la Centrafrique du Camerounais Agbo Hans qui a neutralisé le Nigéria à domicile (0-1), sur le terrain mythique de Surunlere. Les Lions qui ne rassurent pas encore depuis le renouvellement du contrat de Conceiçao fin août dernier.

Les Éléphants ont déjà pris de l’avance

En tout cas, ce match est important pour le Cameroun qui doit rassurer. Lors de la 2ème journée, les Lions indomptables ont été battus à Abidjan par la Côte d’ivoire (2-1). Dans une rencontre que la sélection visiteuse a eu de la peine à négocier, avec une sélection largement critiquée par les analystes du football, notamment sur les choix tactiques du technicien portugais. L’homme a peut-être compris les leçons. Avec les réajustements observés dans le 11 entrant de ce jour. Notamment la titularisation de Choupo Moting qui n’était pas dans les bonnes grâces de l’entraîneur à Abidjan, qui sera aligné à la pointe de l’attaque. Christian Bassogog attendra au banc de touche pendant que Toko Ekambi et Vincent Aboubakar évoluent sur les côtés. Une défaite qui reléguait le Cameroun en seconde position dans le groupe D, derrière la Côte d’ivoire qui trône en tête sans trop de pression, avec 4 points. Le Cameroun et le Malawi pointant juste derrière avec le même nombre de points (3), mais le Cameroun dispose d’une légère avance avec un goal average de +1, contre -1 pour l’autre.

Mais au moment où les deux adversaires de Douala rentrent dans l’arène, la Côte d’ivoire vient de sécuriser sa position de leader en allant battre le Malawi à domicile (0-3). A 7 points, les Éléphants sont assurés de maintenir le leadership du groupe D jusqu’au prochain match contre le même adversaire dans trois jours. Les Lions indomptables, eux, doivent impérativement gagner ce soir pour espérer continuer à talonner leurs principaux concurrents du groupe. En attendant la finale du groupe entre Fauves.

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Cameroun-Mozambique : Quelques réajustements dans le 11

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Cameroun-Mozambique

A quelques exceptions près, Antonio Conceiçao a pris les mêmes pour recommencer. L’entraîneur principal des Lions indomptables maintient Devis Epassy dans les buts, avec dans la charnière centrale le duo Ngadeu-Moukoudi. Nouhou et Mbaizo ferme sur les postes arrières latéraux. Le maître du milieu de terrain demeure Franck Zambo Anguissa, qui aura comme alliés Martin Hongla et Moumi Ngamaleu. Ce dernier qui a souvent été aligné sur les côtés comme attaquant.

Choupo Moting qui n’était pas dans les bonnes grâces de Conceiçao à Abidjan, reprend le contrôle de la pointe de l’attaque, pendant que Vincent Aboubakar et Toko Ekambi occupe les flancs.

C’est sur cette sélection que le technicien portugais compte pour neutraliser les Mamba du Mozambique ce soir dès 17h.

Le 11 entrant
Devis Epassy-Michaël Ngadeu, Harold Moukoudi, Nouhou Tolo, Olivier Mbaizo-Franck Zambo, Martin Hongla, Moumi Ngamaleu-Vincent Aboubakar, Choupo Moting, Karl Toko

Abdouraman Hamadou : « Le gouvernement a l’obligation de faire respecter la loi »

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Abdouraman Hamadou marque la Fécafoot à la culotte

Ce 29 septembre 2021, la CCA a rendu une sentence annulant la décision de la Commission électorale qui publie le collège électoral dans les départements. Quel commentaire en faite-vous ?

Tout d’abord, il faut souligner que ce processus électoral est illégal et anti-statutaire puisqu’il est organisé en application des statuts qui n’ont pas été adoptés par l’Assemblée Générale légitime de la Fécafoot. Je n’ai donc en conséquence aucun commentaire à faire sur une sentence relative à un processus organisé par des personnes sans qualité, en violation de la loi et des statuts de la Fécafoot.

Est-ce que la CCA n’outrepasse pas son champ d’action en prescrivant l’application immédiate de la sentence?

Le caractère immédiatement exécutoire des sentences est consacré par le Code du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et le Règlement de Procédures de la CCA. C’est l’une des spécificités du droit du sport. Néanmoins, si une partie estime qu’une sentence est susceptible de lui causer des dommages irréparables même en cas d’annulation de ladite sentence en appel, elle peut saisir le TAS par une requête de mesures provisionnelles dans le but de suspendre la sentence concernée jusqu’à ce que le sort de l’appel soit connu. La CCA n’a donc fait qu’appliquer son règlement de procédures et un des principes fondamentaux du droit du Sport.

La Commission électorale de la Fécafoot avait déjà admis qu’il y a des clubs fictifs, mais a tout de même poursuivi le processus. Comment comprendre cette attitude ?

Cette attitude est caractéristique de tous ceux qui usurpent les fonctions au sein de la Fécafoot depuis de longues années. Ces gens ne respectent pas la loi et encore moins les décisions de justice. Il faut relever que ceux qui se plaignent actuellement du non-respect des sentences de la CCA ont eux-mêmes violé de manière délibérée et répétée ces sentences quand ils étaient en harmonie avec ceux qui sont actuellement à Tsinga. L’exemple le plus récent est la violation de la sentence de la CCA du 10 juin 2021 qui a jugé que l’Assemblée Générale actuellement en fonction à la Fécafoot est celle composée des membres élus en 2009. Ceux qui se plaignent aujourd’hui étaient d’accord de fouler aux pieds ladite sentence et de créer une assemblée générale pour adopter, le 13 juillet 2021, les faux statuts sur lesquels ils s’appuient tous en ce moment.

Peu avant ce verdict, la Fécafoot s’était déjà retournée vers le TAs. Que peut-il en sortir ?

Je n’ai aucune idée du fond de cette affaire qui n’a d’ailleurs aucun intérêt pour moi. Mais sur la forme, je trouve très étonnant et incohérent de saisir le TAS pour contester une sentence de la CCA sans solliciter la suspension de ses effets et en même temps continuer d’agir en violation de ladite sentence. On voit clairement que le but de M. Seidou Mbombo Njoya et de ses protecteurs à la présidence de la République et au Premier ministère c’est de plonger davantage le football camerounais dans le chaos le plus total afin de continuer à usurper les fonctions au sein de la Fécafoot. Cette situation est encore plus étonnante dans la mesure où c’est un magistrat en la personne de Gilbert Schlick qui est à la manœuvre. Voir un magistrat de cette réputation et de ce rang violer publiquement la loi et les décisions de justice sans être rappelé à l’ordre, est un indice très inquiétant pour la stabilité des institutions républicaines.

Entre temps, vous (l’Acfac) semblez être entré en hibernation. Où en êtes-vous avec vos propres procédures ?

L’Acfac a évidemment décidé de ne pas prendre part à ce faux processus électoral. Le président de l’Acfac, M. Balla Ongolo Henri Claude qui est membre de l’Assemblée Générale de la Fécafoot élue en 2009 s’est associé à une cinquantaine d’autres membres de cette assemblée pour demander à la CCA de déclarer nuls les faux statuts du 13 juillet 2021 ainsi que le processus électoral actuellement organisé sur la base de ces faux statuts. Cette procédure suit son cours normal.

Que cache vraiment tout votre engagement personnel dans ces causes ?

Peut-on envisager de voir Abdouraman Hamadou un jour candidat à la présidence de la fécafoot ? Il n’y a rien de personnel. Tout ce que j’ai fait jusqu’à présent l’a été en parfaite collaboration avec une grande partie des acteurs de notre football dans le cadre de l’Acfac qui est la principale association de clubs de football amateur du Cameroun avec plus de 500 clubs adhérents.

Combien vous-ont déjà coûté toutes ses affaires au TAS et que comptez-vous encore dépenser pour être satisfait?

Tout ce qui a été dépensé ces dix dernières années sont les fruits d’efforts individuels et collectifs des membres. J’ai apporté ma contribution comme les autres. Nous ne seront satisfaits que le jour où la loi et les décisions de justice seront respectées. Ce sera alors le retour à la légalité et à l’ordre statutaire. C’est la seule condition. Sinon ce sera un combat à vie puisqu’il concerne le Cameroun. Aucun Camerounais ne devrait être au dessus de la loi.

Comment avez-vous réagi à l’annonce de la candidature de Samuel Eto’o ?

C’est normal qu’il exprime sa volonté de diriger ce football qu’il a loyalement servi sur les terrains. Ce qui nous divise et je l’ai déjà dit, c’est qu’il s’engage dans un processus illégal et anti statutaire qui a uniquement pour but de maintenir notre football entre les mains de la mafia qui va piller ses ressources le temps que mettra le tribunal à se prononcer. C’est le mode opératoire de cette mafia depuis de longues années. Il faut absolument sortir de cette situation hautement dommageable.

Après avoir contribué à l’élection de Seidou Mbombo Njoya, Eto’o souhaite aujourd’hui l’affronter. Selon vous, qu’est-ce qui peut justifier cette division ?

Je pense que Samuel est mieux placé pour répondre à cette question.

Quelles chances lui accordez-vous d’être élu à la tête de la Fécafoot dans le processus actuel ?

Je n’ai aucune idée puisque je ne fais vraiment pas attention à cette mascarade. Nous n’avons aucun doute que tout ça sera déclaré nul et de nul effet par les juridictions compétentes.

Après autant d’échecs, ne pensez-vous pas que le gouvernement (ministère des sports) est dans son droit d’intervenir pour mettre un terme définitif à cette crise ?

C’est ce que nous attendons du gouvernement de la République à travers le ministre des Sports et de l’Education Physique qui est compétent en la matière et qui a l’obligation d’agir pour faire respecter la loi et les décisions de justice. Il y va de l’image de notre pays qui s’apprête à accueillir la CAN dans quelques mois. Le monde entier nous regardera et nous scrutera. Nous devons donc nous efforcer à leur montrer la meilleure image possible surtout en ce qui concerne l’organisation et la gestion de notre football.

Action sociale. Le groupe Bolloré rénove une école à Douala

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Huit salles de classe et des latrines ont été réhabilitées tandis que les élèves ont reçu du matériel et kit anti covid.

L’Ecolecommunale bilingue de Mambanda vient de bénéficier d’un geste de générosité du groupe Bolloré Transport et Logistics.  Cet établissement situé dans le 4e arrondissement de la ville de Douala a été créée depuis 1992. Se trouvant donc dans un état vétuste, le groupe  s’est engagé à rénover huit salles de classe et six latrines de cette école. Du matériel scolaire et des kits anti-Covid-19 ont également été offerts aux enseignants et aux élèves.

Pour Fabrice Ture, directeur général adjoint de Bolloré Transport & Logistics Cameroun,  cette action « est la concrétisation de la vision de Cyrille Bolloré, le président directeur général de notre Groupe, et la réaffirmation de notre ancrage et notre attachement au Cameroun. Elle symbolise notre humble contribution aux efforts d’encadrement de cette jeunesse pétrie de force et de dynamisme ».

Le geste est salué à la fois par le personnel de cette école mais aussi par les élites de la localité. Car, cette initiative aura un impact sur les autres jeunes de la zone. « Les jeunes sous-scolarisés représentent près de 50% de la population du quartier Mambanda situé dans une zone marécageuse. En procédant à la rénovation de cette école communale, le groupe Bolloré permet aux enfants du quartier de fréquenter dans un cadre sécurisé et confortable. Nous adressons notre gratitude et nos profonds remerciements au groupe Bolloré qui a permis de contribuer à assurer un avenir à nos jeunes », a déclaré Edouard Hervé Moby Mpah, le maire de la commune d’arrondissement de Douala 4e.

La cérémonie officielle y dédiée s’est déroulée dans le cadre des activités de la sixième édition  du Marathon Day. Une initiative instituée en 2016 par Cyrille Bolloré qui réunit chaque année au mois de septembre, l’ensemble des collaborateurs du groupe Bolloré à travers le monde.

Electricité. Le taux d’accès en augmentation

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Plus de 50 000 nouvelles personnes se sont connectées au réseau électrique au second trimestre de cette année et les délais de branchements en zone rurale sont en évolution, d’après les données publiées par Eneo.

Au mois de juin  2021, le nombre de ménages et entreprises raccordés au réseau électrique  au Cameroun  se chiffre à 1 million 575 873. Ce chiffre est en augmentation par rapport à 1 million 523 272 au premier trimestre de cette année. Cette progression est essentiellement due aux nouveaux branchements effectués par le distributeur de l’énergie électrique. Dans son bulletin d’informations qui fait état du service électrique au deuxième trimestre, Enéo revendique en effet 56 601 nouveaux branchements contre 39 298 au premier trimestre. Dans ce lot, plus de 48000 sont de nouveaux clients, tandis que le reste est constitué des personnes qui étaient illégalement connectées au réseau.

Les délais moyens de réalisation des branchements seraient également  en amélioration. Dans les métropoles, soit  à Douala et Yaoundé, la moyenne est passée à 4 jours au lieu de 9 observé au premier trimestre ; donc pas loin du délai réglementaire qui est de 5 jours. En zone urbaine, l’entreprise revendique un délai de branchement moyen de 4 jours sur les 5 prévus par les textes, pendant qu’en zone rurale, il est de 12 jours sur les 15 réglementaires. Un record, d’après le concessionnaire qui fait remarquer qu’au premier trimestre, aucun branchement en zone rurale   ne s’était fait en moins de 24 jours. Au total, l’entreprise évalue à un taux de 91%  la proportion des branchements neufs effectuée dans les délais.  Mais,  reconnait que des améliorations sont à faire dans le traitement des demandes des gros porteurs. A savoir les immeubles et entreprises qui souhaitent être raccordés en moyenne tension.

 Il faut dire que le taux le taux d’accès à l’électricité au Cameroun se situe autour de  60% selon la banque mondiale. Cette institution et l’Etat du Cameroun envisagent de faire augmenter ce taux de 4,45% via un projet qui  couvre une période de cinq ans.  D’un montant d’environ 88 milliards de FCFA injecté par la banque, ce projet lancé en 2020 vise prioritairement les zones rurales considérées comme sous desservies. Il est question d’atteindre plus de 400 localités, des régions de l Extrême Nord, le Nord, l’Est, l’Adamaoua, le Nord Ouest et le Sud Ouest.

Matériaux de construction. Vers une hausse du prix des tôles

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Alucam, principal fournisseur de matières premières dans cette filière a revu ses prix à la hausse, de 10% en moyenne tandis que le gouvernement essaie encore de trouver des solutions pour contourner la hausse des prix sur le marché.

Après le fer, les lattes et autres matériaux de construction, les tôles aussi sont sur le point de connaitre une augmentation des prix. La Compagnie camerounaise de l’aluminium (Alucam) a, en effet rendu public ses nouveaux prix qui entrent en vigueur dès le 04 octobre. Une décision qui aura sans doute une incidence sur les produits fabriqués à base d’aluminium. Les industriels, notamment les producteurs de tôles qui s’approvisionnent en matière première auprès de cette entreprise sont désormais soumis à une nouvelle grille. Le kilogramme de bandes à onduler de 0,35 mm, passe à 2 224 FCFA toutes taxes comprises. Les bandes de grandes épaisseurs (5/10 et 7/10) coûtent dorénavant 2 355 francs TTC, alors que ces produits étaient vendus respectivement à 2051 FCFA et 2045 FCFA TTC. Soit une hausse de 173 francs  le kilogramme pour l’un et  310  francs pour l’autre.

Cette décision prise par Alucam intervient dans un contexte où cette structure fait face à d’importantes difficultés.  Elle a du mal à payer notamment ses factures d’électricité auprès d’Eneo et ses exportations ont baissé de moitié depuis 2017. Une situation qui s’est davantage détériorée avec la survenue de la pandémie. Autre fait majeur, le coût des matières premières connait une hausse de 30 à 200% entre août 2020 et août 2021 tandis que les coûts du fret maritime ont atteint plus 400% en un an, selon le Gicam.

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