samedi, mai 30, 2026
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Littoral: un budget de 3 milliards pour le conseil régional

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Comme pour l’exercice précédent, il s’agit d’une dotation de l’Etat central pour permettre son fonctionnement. Mais le montant pourrait connaître une modification.

Pour sa deuxième année de fonctionnement, le conseil régional du Littoral devra encore compter sur la dotation du  gouvernement. Et cette année, c’est le même montant, soit 3 milliards de FCFA qui sont mis à sa disposition comme en 2021.  Le conseil n’a en réalité pas de budget à proprement parler.  « Le budget d’un conseil régional doit normalement être bâti sur la fiscalité locale et c’est une loi qui doit passer par l’assemblée nationale. Au mois de novembre, cette loi n’a pas été soumise à l’assemblée. Nous espérons qu’elle sera soumise au mois de mars », expliquait le président dudit conseil, Polycarpe Banlog à l’ouverture de la deuxième session ordinaire du conseil en décembre dernier.  Une session budgétaire qui se présentait comme une simple formalité. Étant donné que la loi stipule que le budget doit être voté au 15 décembre de l’année.

Finalement, il devra encore se contenter de 3 milliards de FCFA. Un montant qui pourrait être modifié d’ici là par un collectif budgétaire.  « Il n’est exclu qu’après la session de mars et  la promulgation de la loi de finances,  qu’on ait d’autres chiffres. Nous avons par exemple en attente, une dotation qui viendra  du fonds routier pour l’entretien des routes surtout dans la partie rurale  de la région », souligne Polycarpe Banlog.  S’agissant de ce qui sera fait de ces ressources, le conseil se dit déterminé à consacrer 60% à l’investissement, comme la loi le prévoit. Même si le plus grand challenge, c’est d’avoir ses propres ressources. « Nous allons créer des régies pour générer des fonds propres à la région.  Il ya par exemple une régie des lycées, une régie de génie civil que nous allons mettre en place.   On a plusieurs projets et dès que les lois sont votées, on va mettre notre plan d’action en marche.  Parce qu’avec trois milliards, nous ne pouvons rien faire.  Donc nous attendons le mois de mars, quand on va voter les lois. Car nous savons que les populations sont impatientes de nous voir sur le terrain ». A indiqué Patrice Elong, vice président de la commission des finances.

Entre-temps, la mise en place même du conseil est encore en cours. Son immeuble siège est en construction. De même, beaucoup de démarches administratives pour son effectivité ne sont pas encore terminées. « Tous les conseillers et toutes les administrations  n’ont pas encore de bureau. Nous n’avons pas encore un organigramme donc c’est un chantier vaste qui va prendre du temps », relève Polycarpe Banlog comme  étant le premier challenge.

La Cathédrale Saint Pierre et Paul à Akwa saccagée.

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La scène s’est produite hier à la Cathédrale St Pierre et Paul à Akwa dans la ville de Douala aux environs de 15h. 

Selon les témoins, un monsieur est entré dans la Cathédrale en présence de quelques fidèles qui priaient et s’est mis à frapper la statue de Sainte Thérèse avec un marteau qu’il avait sur lui. L’inconnu  aurait dit qu’aucune statue ne doit être adorée et vénérée et qu’il a reçu la mission de détruire toutes les statues qui se trouvent dans  les Églises catholiques. 

Alerté par cet acte, les fidèles présents dans l’Eglise ont voulu le défigurer et le ruer de coups  pour avoir détruit la statue et blasphémé. Mais les responsables de la Cathédrale ont tout fait pour garder ce dernier en vie afin que seule la police qui s’est rendue sur les lieux puisse éclaircir l’affaire et rendre justice. Actuellement il est en garde vue à la Police Judiciaire. Selon certaines sources, il est membre des églises dite de réveil, la même qui lui aurait ordonné d’exécuter cette mission. Très tôt dans la matinée, les responsables de l’Eglise ont reçu un avocat et un huissier pour défendre la cause de ce malfaiteur. Ils souhaitent échanger avec les responsables de la Cathédrale Saint Pierre et Paul. 

Supercoupe d’Espagne: Barcelona affronte le Real Madrid, en direct sur StarTimes

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Les deux géants du football espagnol, Barcelone et le Real Madrid, se rencontrent mercredi dans le cadre de la Supercoupe d’Espagne à Riyad, en Arabie Saoudite.

Le Real n’a obtenu aucun trophée l’an dernier mais il est bien placé pour changer les choses cette année. Actuellement en tête du championnat espagnol avec 49 points en 21 matchs, le club devance de cinq points son dauphin, Séville, qui compte toutefois un match de retard. 

L’une des raisons de ce succès tient au duo d’attaquant composé de Karim Benzema et Vinicius Junior. A eux deux, ils ont marqué plus de la moitié des 45 buts du Real cette saison. Benzema a troubé le chemin des filets à 17 reprises contre 12 pour Vinicius. Ils cumulent également 17 passes décisives l’un avec l’autre.

Benzema et Vinicius ont marqué les quatre buts de la victoire 4-1 du Real contre Valence ce week-end, ce qui a permis à Benzema d’atteindre les 301 buts pour le club. Seuls  Alfredo Di Stefano (308), Raul (323) et Cristiano Ronaldo (451) ont fait mieux.

De son côté, Barcelone n’a pas encore digéré le départ de Messi. Le club est sixième du championnat à 17 points de son rival de la capitale. Et en Ligue des champions, l’aventure a vite tourné court avec une élimination en phase de qualifications. Une première depuis l’an 2000.

Et ce week-end, l’équipe a fait match nul 1-1 contre Grenade. L’entraîneur Xavi a laissé le jeune espoir Ansu Fati, de retour de blessure, au vestiaire.

« Ansu va bien. Il y avait une chance de l’avoir dans l’équipe mais nous ne voulions prendre aucun risque. Nous l’avons gardé au chaud. Il sera avec nous pour la Supercoupe, ce qui est une grande nouvelle pour nous. Il fait une grande différence. »

C’est la troisième fois que la compétition oppose quatre équipes. Le lendemain du match Barcelone-Real Madrid, l’Athletic Bilbao affrontera Atlético Madrid pour la deuxième demi-finale de la Supercoupe.

Les fans de football pourront suivre les trois matchs de ce tournoi relevé en direct et en HD sur StarTimes.

CAN 2021/Poule B : Le Sénégal gagne difficilement le Zimbabwe

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Le Sénégal aura souffert face au Zimbabwé

Le Sénégal devra dire merci à la Var (video assistance referee). C’est cet appareillage qui a permis aux Lions de la Téranga d’obtenir le penalty que Sadio Mané a transformé en fin de partie, pour que le Sénégal puisse empocher les trois points du premier match du groupe B de la CAN 2021, contre le Zimbabwé. Malgré les protestations des Warriors, l’arbitre central avait déjà tout de même pointé les 9m. A ce moment-là (90+2), l’on courait vers la fin du temps réglementaire et le super favoris de cette 33ème édition de la CAN était en passe d’enregistrer une défaite d’entrée. Laquelle serait la première surprise du tournoi.

Mais Aliou Cisse ne devrait pas beaucoup s’ne prendre à ses poulains dévastés par le virus du Covid-19. Lequel a imposé au staff technique de mettre de côté quelques: le portier principal Edouard Mendy, Kalidou Koulibaly et Famara Diedhiou. Alors que d’autres cas confinés à Dakar, ne sont pas encore négatifs pour pouvoir rejoindre le groupe à Bafoussam où évolue le Sénégal au premier tour. Et le Zimbabwé a ainsi eu l’occasion de tutoyer le super favori du tournoi. Mais une légèreté de la défense en fin de partie a permis aux Lions d’Afrique de l’Ouest de dompter les Warriors d’Afrique centrale. La Guinée a infligé le même traitement au Malawi (1-0). Les deux pays d’Afrique de l’Ouest se disputent le contrôle du groupe B avec chacun trois points.

Cérémonie d’ouverture : Où est passé Samuel Eto’o ?

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Où est passé Samuel Eto’o Fils lors de la cérémonie d’ouverture de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN)? La question mérite d’être posée, tant le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a presque pas été aperçu tant au cours de la cérémonie protocolaire que lors du match d’ouverture. Outre quelques spectateurs privilégiés qui ont pu se rendre compte de l’arrivée, puis de l’installation du plus illustre des footballeurs camerounais des deux dernières décennies, c’est le plus vigilent des téléspectateurs qui pouvait découvrir le passage de l’homme dans une loge d’honneur. A l’apparence, sans aucun intérêt pour le réalisateur TV. «Il est arrivé au stade par l’arrière », témoigne un journaliste. « Vu le contexte, les apparatchiks du régime ne souhaiteraient pas voir un autre personnage en vue que leur leader qui doit être perçu comme le Camerounais le plus populaire », interprète un autre.

La veille déjà, le président de la Fécafoot avait été « omis » dans l’ordre protocolaire établi par le protocole d’Etat. Suscitant des supputations. D’aucuns ont estimé qu’il s’agissait juste d’une méprise, à défaut d’être un draft qui a fuité sur les réseaux sociaux. Mais plus rien n’a changé jusqu’à l’heure de début des cérémonies. Samuel Eto’o qui aime les bains de foule et qui aime parfois rendre la monnaie à ses innombrables fans, a dû s’en contenter. Certainement la mort dans l’âme. Dans son entourage, on se refuse à tout commentaire, mais quelque peu gêné par cette attitude.

Election à la Fécafoot

Il est certain que Samuel Eto’o n’est plus l’enfant chéri du palais de l’Unité. L’ancien capitaine des Lions indomptables qui s’est toujours présenté comme un « fils » pour Paul Biya, vient d’être élu à la tête de la Fécafoot. Dans un contexte où tous les pronostics basés sur la logique le donnaient perdant. La plupart de ses soutiens à la base ayant échoué à se faire élire, parfois même à constituer des listes valides. Du coup, le collège électoral était largement favorable au président sortant Séidou Mbombo Njoya. Des sources ont même indiqué que « la présidence ne veut pas de la candidature d’Eto’o». Une intrusion du sommet de l’Etat qui peut trouver une justification dans la division que la crise de la Fécafoot a opérée au sein de l’appareil de l’Etat. C’est un secret de polichinelle que l’ancien goleador des Lions indomptables n’est pas en odeur de sainteté avec le secrétariat général de la présidence de la République, ainsi qu’avec le secrétariat général des Services du Premier ministre. Des instances gouvernementales qui interviennent généralement en sous-marin dans les affaires du football au Cameroun. Et même au niveau de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (FIFA) où le « révolutionnaire » ne compte presque plus d’amis, on attend encore un mois après, les lettres de félicitation qui sont généralement adressées aux nouveaux élus des fédérations et confédérations. Or la nouvelle posture de Samuel Eto’o imposait un traitement digne de son rang. Et au-delà de cette l’élégance dont font souvent montre ces instances internationales généralement très jalouses de leurs privilèges et l’indépendance de leurs associations membres, ces organisations se devaient de faire respecter l’orthodoxie. La page de l’élection n’est pas encore tournée dans les esprits.

Université de Bertoua : la jeunesse de l’Est remercie Paul Biya

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Le chef de l’Etat vient de créer plusieurs universités d’Etat à travers le Cameroun. La région de l’Est, l’une des principales bénéficiaires se dit fier de cette initiative. Les jeunes du soleil levant ont ainsi organisé en fin de semaine dernière un meeting  de soutien et de remerciement à son excellence Paul Biya pour la création de cette infrastructure académique « faisant suite à ce décret historique pour le développement de la Région de l’Est, l’élite politique a bien voulu organiser ce meeting pour exprimer toute notre gratitude et notre reconnaissance au chef de l’Etat, président de la République du Cameroun, président national du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Lui qui a toujours tenu parole de toutes ses promesses et engagements politiques et qui n’a de cesse d’œuvrer pour le développement et la formation de la jeunesse camerounaise en général et plus particulièrement celle de notre Région », a indiqué Guy Arnaud Sale, président de section Ojrdpc du Lom et Djerem Sud I.

Selon le président de l’Ojrdpc du Lom et Djerem Sud I, la nouvelle université vient résoudre un problème de formation réel des jeunes de la Région de l’Est. Et vient ainsi réduire le phénomène d’exode rural qui obligeait auparavant tous les jeunes bacheliers à courir vers Yaoundé.

Guy Arnaud Sale a ainsi exhorté les jeunes de la région des pierres précieuses « à faire preuve de maturité en se désolidarisant de cette jeunesse à la moralité douteuse et à être une jeunesse qui s’implique dans la gestion des affaires publiques ».

Le président de l’Ojrdpc du Lom et Djerem n’a pas terminé son propos sans relayer quelques doléances notamment : la répartition des grandes écoles nouvellement créés dans tous les départements de la Région ; la création  des véritables industries minières, forestières ; l’intensification du réseau électrique et routier dans toute la région.

Le meeting qui s’est tenu en présence du gouverneur de la région de l’Est  et du chef de délégation permanente du Comité central du Rdpc de l’Est a vu la présence des milliers de jeunes.

Budget 2022 : le port de Douala table sur 105 milliards

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Le montant de l’enveloppe est en baisse de 20,5 milliards de francs CFa, comparativement aux 125,5 milliards de l’exercice 2021.

Les 21 et 22 décembre 2021, se sont tenues à Douala, les 98e et 99e sessions du Conseil d’administration du Port Autonome de Douala (PAD). Sessions présidées par Shey Jones Yembe, président dudit Conseil. Le Directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o rapportait les points inscrits à l’ordre du jour, assisté de Charles Michaux Moukoko Njoh, Directeur général adjoint. Les administrateurs de cet espace portuaire ont examiné et adopté le budget de l’exercice 2022. Celui-ci s’élève en recettes à la somme de 105,076 milliards de F CFA (TTC), contre 125,580 milliards de F CFA en 2021. Soit une baisse de 20,504 milliards de Fcfa (16,32%). En dépenses, le budget s’élève à la somme de 97,329 milliards de Fcfa TTC, contre 121,436 milliards l’année dernière, soit une diminution de 24,107 milliards (19,85%). Cette baisse est notamment justifiée par l’impact de la crise sanitaire sur certaines redevances portuaires (navires et Terminal à conteneurs). En effet, le trafic-navires long court continue de baisser et les conteneurs sont de plus en plus rares. Il y a une « crise des conteneurs » pour transporter des produits de l’Asie vers les autres continents, suite à la fermeture temporaire de certains terminaux maritimes chinois en raison des mesures strictes de contrôle de la pandémie de Covid-19. Et le recours limité au financement bancaire en 2022 afin de rester dans les normes en matière d’endettement, tout en continuant à supporter les engagements financiers antérieurs pris auprès de ces institutions pour réaliser de nombreux investissements structurants afin, non seulement de transformer la physionomie du Port de Douala-Bonabéri, mais aussi de maîtriser les charges de dragage Toutefois, malgré cette baisse, le Conseil d’administration a « prescrit la réalisation diligente des activités inscrites au budget de l’exercice 2022 », apprend-on du communiqué rendu public à l’issue de cette rencontre. Notons par ailleurs que ledit budget s’exécutera dans l’optique de poursuivre la mise en œuvre du programme de développement du PAD tel que prévu dans son schéma directeur. Outre le budget, le Conseil d’administration « a examiné d’autres documents habituels de pilotage de l’entreprise et adopté les résolutions y relatives notamment, le rapport de performance des huit (8) premiers mois de l’exercice 2021 et le cadre de performance de la période 2022-2024 », ajoute le communiqué rendu public au terme de ces deux premiers Conseils. Le 29 décembre 2021 à Yaoundé cette fois-ci, le Conseil d’administration, réuni en sa 100e session, a examiné des dossiers importants relatifs entre autres à la bonne marche de l’entreprise et à l’impact de son action sur la compétitivité du Port de Douala-Bonabéri. L’acquisition de remorqueurs neufs pour la Régie Déléguée du Remorquage du Port Autonome de Douala, l’adoption du recueil tarifaire applicable sur les prestations rendues par la Régie Déléguée du Remorquage, les travaux relatifs au transfert des actifs résiduels de l’ex-ONCP et d’autres questions étaient au menu des travaux. Le Conseil a félicité le directeur général du Port Autonome de Douala « pour la qualité et la clarté des documents présentés lors des trois conseils, ainsi que pour les efforts déployés dans la mise en œuvre et la réalisation des projets du Port de Douala-Bonabéri au cours de l’exercice 2021. »

Régie déléguée du remorquage : Un an de performances

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Au bout de sa première année de fonctionnement, les chiffres donnent raison au top management du Port autonome de Douala qui avait décidé de reprendre en main cette activité.

A quelques jours de la célébration, ce 1er janvier 2022, du premier anniversaire de sa mise en eau, la Régie Déléguée du Remorquage (RDR) du Port Autonome de Douala (PAD) vient de donner un aperçu de ses performances au bout de la première année d’activité. Le compte est plutôt bon. Avec plus d’un plafond dépassé. Et des perspectives plus que prometteuses. Avant le terme de l’exercice qui court jusqu’à ce 31 décembre, la RDR affiche 4,1 milliards de FCFA de chiffre d’affaire au compteur – dont 250 millions pour Limbe -, alors que l’objectif fixé par le budget 2021 se situait à 3,5 milliards. Un résultat qui dépasse de 600.000.000 de FCFA, celui produit en 2020 par BOLUDA, concessionnaire français qui gérait alors cette activité. Au cours de la même période, 420.000.000 de FCFA de redevances fixes PAD ont été payés, de même que 150.000.000 de CFA de redevances variables, contre 378.000.000 et 96.000.000 de FCFA reversés par Boluda l’année dernière. Sur le plan financier toujours, les dépenses d’entretien des remorqueurs se sont élevées à 72.000.000 de FCFA. Ce qui représente 56 % des prévisions sur la période. En termes d’activités, la Régie Déléguée du Remorquage a effectué, depuis le 1er janvier, 3.240 remorques et participé à 13 opérations de déséchouement ainsi qu’à 13 remorquages de barges. 560 « jours » de veille de sécurité ont été effectués avec succès. En plus des interventions classiques au Port de Douala-Bonabéri, la RDR a été sollicitée pour des assistances à Cap Limboh. Elle a en outre effectué 24 opérations dans la zone. La consommation globale des soutes au 30 novembre 2021 était de 314.542 litres. Soit 81 % des prévisions et 6 % de consommation en moins que sous BOLUDA sur la même période en 2020.

OBTENTION DES CERTIFICATS DE NAVUGABILITE

Les bons résultats n’ont pas été seulement enregistrés sur les plans financier et opérationnel. L’année 2021 a aussi été marquée, entre autres, par l’obtention des certificats de navigabilité et la mise en conformité des équipages avec les exigences réglementaires. La fourniture des équipements individuels de protection à ces équipages représentant l’un des visages de ce fait. De même, des diligences ont été entreprises en vue de l’immatriculation des remorqueurs Aturri et Coco. Immobilisé depuis le 1er janvier 2021 du fait de l’avarie de son moteur tribord, le remorqueur « Performance » sera bientôt de nouveau opérationnel. Le moteur acquis par la RDR est arrivé au Port de Douala-Bonabéri depuis le 9 décembre dernier. Les travaux de dépannage s’effectueront dans les meilleurs délais. Quant au remorqueur Manga Bell qui avait heurté accidentellement un rocher à Cap Limboh, il est en réparation et reprendra bientôt du service. La Régie Déléguée du Remorquage emploie actuellement 85 personnes. Elle a été créée par le Conseil d’Administration du PAD réuni en sa 92e session, le 22 dé[1]cembre 2020. La création de cette régie fait suite à l’échec des négociations entre le PAD et BOLUDA France, adjudicataire provisoire de l’Appel international à manifestation d’intérêt du 14 septembre 2018. En effet, le PAD (concédant) exigeait entre autres de BOLUDA France (Concessionnaire) qu’elle acquiert de manière simultanée deux remorqueurs neufs au nom du Port Autonome de Douala, dans un délai maximum de trois mois après l’entrée en vigueur du contrat de concession. Et de les mettre en service au plus tard au cours de la deuxième année du contrat. Le concédant exigeait en outre du concessionnaire qu’il fasse sans délai des propositions visant l’amélioration des installations de la concession (bureaux, ateliers, etc). Enfin, il était demandé au concessionnaire d’acquérir un remorqueur neuf, au nom du PAD et de le mettre en service au plus tard durant la huitième année de la concession. BOLUDA n’avait pas pu ou su répondre à ces exigences minimales qui visaient la modernisation de l’activité de remorquage voulue plus performante par le nouveau management. La Régie Déléguée du Remorquage (RDR) est l’une des quatre régies créées par le Port Autonome de Douala qui est engagé depuis cinq années dans un chantier de rénovation, de modernisation et de développement visant la performance, l’attractivité et la compétitivité. La Régie du Terminal à conteneurs (RTC), la Régie déléguée du Dragage (RDD) et la Douala Port Security (DPS) sont les trois autres régies déléguées.

Littoral : un budget de 3 milliards pour le conseil régional

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Comme pour l’exercice précédent, il s’agit d’une dotation de l’Etat central pour permettre son
fonctionnement. Mais le montant pourrait connaître une modification.

Conseil régional du Littoral : Qui est Polycarpe Banlog ? – 237online

Pour sa deuxième année de fonctionnement, le conseil régional du Littoral devra encore compter sur la dotation du gouvernement. En cette année, c’est le même montant soit 3 milliards de FCFA qui sont mis à sa disposition comme en 2021. Le conseil n’a en réalité pas de budget à proprement parler. « Le budget d’un conseil régional doit normalement être bâti sur la fiscalité locale et c’est une loi qui doit passer par l’assemblée nationale. Au mois de novembre, cette loi n’a pas été soumise à l’assemblée. Nous espérons qu’elle sera soumise au mois de mars », expliquait le président dudit conseil, Polycarpe Banlog à l’ouverture de la deuxième session ordinaire du conseil en décembre dernier. Une session budgétaire qui se présentait comme une simple formalité. Étant donné que la loi stipule que le budget doit être voté au 15 décembre de l’année. Finalement, il devra encore se contenter de 3 milliards de FCFA. Un montant qui pourrait être modifié d’ici là par un collectif budgétaire. « Il n’est exclu qu’après la session de mars et la promulgation de la loi de finances, qu’on ait d’autres chiffres. Nous avons par exemple en attente, une dotation qui viendra du fonds routier pour l’entretien des routes surtout dans la partie rurale de la région », souligne Polycarpe Banlog. S’agissant de ce qui sera fait de ces ressources, le conseil se dit déterminé à consacrer 60% à l’investissement, comme la loi le prévoit. Même si le plus grand challenge, c’est d’avoir ses propres ressources. « Nous allons créer des régies pour générer des fonds propres à la région. Il y a par exemple une régie des lycées, une régie de génie civil que nous allons mettre en place. On a plusieurs projets et dès que les lois sont votées, on va mettre notre plan d’action en marche. Parce qu’avec trois milliards, nous ne pouvons rien faire. Donc nous attendons le mois de mars, quand on va voter les lois. Car nous savons que les populations sont impatientes de nous voir sur le terrain ». A indiqué Patrice Elong, vice-président de la commission des finances. Entre-temps, la mise en place même du conseil est encore en cours. Son immeuble siège est en construction. De même, beaucoup de démarches administratives pour son effectivité ne sont pas encore terminées. « Tous les conseillers et toutes les administrations n’ont pas encore de bureau. Nous n’avons pas encore un organigramme donc c’est un chantier vaste qui va prendre du temps », relève Polycarpe Banlog comme étant le premier challenge.

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Douanes : Des exonérations en vue

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Elles constituent les innovations contenues dans la loi de finances 2022.

Trois mesures structurent les innovations douanières de la loi de finances 2022. Elles sont relatives à la relance économique et la poursuite de la promotion de l’import-substitution, l’optimisation des recettes douanières et le soutien à la dynamique de décentralisation territoriale et certaines filières d’exportation et, à l’amélioration du climat social et de l’environnement des affaires. S’agissant des mesures de relance économique et de poursuite de la promotion de l’import-substitution, il est question d’infléchir le recours aux importations et renforcer l’offre agricole et sanitaire nationale ainsi que l’autosuffisance alimentaire en produits de grande consommation ; et limiter les vulnérabilités nationales et limiter la sortie massive de devises. Pour le secteur de l’agriculture, l’Etat prévoit la construction de préfabriquées et la production de semences agricoles améliorées. Pour le secteur de l’élevage, l’on annonce une exonération totale des droits et taxes de douane sur les semences animales améliorées, vaccins et médicaments à usage vétérinaire. En ce qui concerne le secteur de la santé humaine, il est prévu l’exonération totale des droits et taxes de douane sur les vaccins pour la médecine humaine et les logiciels à usage médical ; et exonération totale des droits et taxes de douane, pour une période de vingt-quatre (24) mois, pour les appareils, équipements et matériels médicaux destinés au relèvement du plateau technique des formations sanitaires publiques et privées. Pour le secteur de la transformation locale du bois, il exonération totale des droits et taxes de douane sur les appareils, équipements, matériels et outils importés destinés au développement de l’activité locale de « transformation poussée » du bois.

REDUCTION DES IMPORTATIONS

Pour optimiser les recettes douanières et de soutien à certaines filières d’exportation, le gouvernement mise sur la collecte des ressources destinées à la dynamique de décentralisation territoriale (art. septième de la loi de finances), à travers le réajustement du taux du droit d’accises destiné au financement de l’enlèvement et traitement des ordures au bénéfice des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) ; et du taux du droit d’accises institué par la loi de finances 2019 qui passe de 0,5 % à 1 % de la valeur imposable des marchandises importées, soit des ressources estimatives portées de 13 à 26 milliards F CFA/an. Il est envisagé aussi, la réduction et le découragement des importations de produits dont le Cameroun jouit d’une réelle dotation de facteurs de production. Pour ce faire, l’Etat envisage de relever l’imposition de certains produits au droit d’accises à l’importation. Notamment : le miel naturel, les pommes de terre, les fruits comestibles, le thé, le café et ses sous-produits, les poivres et piments, le gingembre au taux de 25 % ; les viandes et abats comestibles d’animaux des espèces bovine, caprine, ovine et de volailles, le beurre de cacao y compris lorsqu’il est utilisé comme intrant au taux de 12, 5 %. La taxation à l’exportation en outre, permettrait de promouvoir le made in Cameroon et l’exportation de certains champions nationaux à l’instar du poivre de Penja et du miel d’Oku et de renforcer la transformation locale des bois en grumes et limiter leur exportation.

Par Amandine Atangana

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