Cérémonie d’ouverture : Où est passé Samuel Eto’o ?

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Où est passé Samuel Eto’o Fils lors de la cérémonie d’ouverture de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN)? La question mérite d’être posée, tant le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a presque pas été aperçu tant au cours de la cérémonie protocolaire que lors du match d’ouverture. Outre quelques spectateurs privilégiés qui ont pu se rendre compte de l’arrivée, puis de l’installation du plus illustre des footballeurs camerounais des deux dernières décennies, c’est le plus vigilent des téléspectateurs qui pouvait découvrir le passage de l’homme dans une loge d’honneur. A l’apparence, sans aucun intérêt pour le réalisateur TV. «Il est arrivé au stade par l’arrière », témoigne un journaliste. « Vu le contexte, les apparatchiks du régime ne souhaiteraient pas voir un autre personnage en vue que leur leader qui doit être perçu comme le Camerounais le plus populaire », interprète un autre.

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La veille déjà, le président de la Fécafoot avait été « omis » dans l’ordre protocolaire établi par le protocole d’Etat. Suscitant des supputations. D’aucuns ont estimé qu’il s’agissait juste d’une méprise, à défaut d’être un draft qui a fuité sur les réseaux sociaux. Mais plus rien n’a changé jusqu’à l’heure de début des cérémonies. Samuel Eto’o qui aime les bains de foule et qui aime parfois rendre la monnaie à ses innombrables fans, a dû s’en contenter. Certainement la mort dans l’âme. Dans son entourage, on se refuse à tout commentaire, mais quelque peu gêné par cette attitude.

Election à la Fécafoot

Il est certain que Samuel Eto’o n’est plus l’enfant chéri du palais de l’Unité. L’ancien capitaine des Lions indomptables qui s’est toujours présenté comme un « fils » pour Paul Biya, vient d’être élu à la tête de la Fécafoot. Dans un contexte où tous les pronostics basés sur la logique le donnaient perdant. La plupart de ses soutiens à la base ayant échoué à se faire élire, parfois même à constituer des listes valides. Du coup, le collège électoral était largement favorable au président sortant Séidou Mbombo Njoya. Des sources ont même indiqué que « la présidence ne veut pas de la candidature d’Eto’o». Une intrusion du sommet de l’Etat qui peut trouver une justification dans la division que la crise de la Fécafoot a opérée au sein de l’appareil de l’Etat. C’est un secret de polichinelle que l’ancien goleador des Lions indomptables n’est pas en odeur de sainteté avec le secrétariat général de la présidence de la République, ainsi qu’avec le secrétariat général des Services du Premier ministre. Des instances gouvernementales qui interviennent généralement en sous-marin dans les affaires du football au Cameroun. Et même au niveau de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (FIFA) où le « révolutionnaire » ne compte presque plus d’amis, on attend encore un mois après, les lettres de félicitation qui sont généralement adressées aux nouveaux élus des fédérations et confédérations. Or la nouvelle posture de Samuel Eto’o imposait un traitement digne de son rang. Et au-delà de cette l’élégance dont font souvent montre ces instances internationales généralement très jalouses de leurs privilèges et l’indépendance de leurs associations membres, ces organisations se devaient de faire respecter l’orthodoxie. La page de l’élection n’est pas encore tournée dans les esprits.

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