dimanche, juin 7, 2026
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Electricité : Eneo Cameroon confrontée à une pénurie de compteurs électriques 

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Au cours des derniers mois, les nouveaux clients qui sollicitent un branchement au réseau électrique géré par l’entreprise Energy of Cameroon (Eneo) demeurent dans l’expectative, malgré le paiement des frais subséquents au devis de branchement préétabli. Il est pourtant indiqué sur ce document qu’ « après le paiement, le délai de réalisation maximum des travaux est de 5 (cinq) jours pour les zones urbaines ou 15 (quinze) pour les zones rurales ». Mais plusieurs jours après, le concessionnaire du service public en charge de  la distribution de l’électricité au Cameroun, ne parvient pas à tenir cet engagement en raison d’une pénurie prononcée de compteurs électriques, en l’occurrence des compteurs à prépaiement. 

A en croire un cadre de l’entreprise Eneo Cameroon contacté par Défis Actuels, cette pénurie résulte d’une conjugaison de facteurs liés à la fois aux tensions de trésorerie que connaît l’entreprise, mais aussi aux difficultés d’approvisionnement en kits sur le marché asiatique où elle s’approvisionne. « La chaîne d’approvisionnement depuis la pandémie à Covid-19 est un peu plus difficile à manager, et les procédures d’achat à l’international sont devenues plus longues car, les achats se font en devises, et la Beac (Banque des Etats de l’Afrique centrale) doit désormais autoriser tous les achats sur le marché international », apprend-on. En effet, les opérations d’achats de biens et services sur le marché international dans la zone Cemac sont régulées depuis 2019 par la Beac, selon une instruction précisant les conditions et modalités de déclaration, de domiciliation et de règlement des importations de biens et de services. En sus, Eneo Cameroon n’est pas épargnée par des tensions de trésorerie résultant de ses créances non réglées, dont l’Etat détient la part la plus importante évaluée à 186 milliards de Fcfa au premier trimestre 2023. 

Il importe de souligner que l’énergéticien camerounais était pourtant lancé dans une belle dynamique de vulgarisation des compteurs électriques, avec 90% de souscriptions à la solution prépayée au premier trimestre 2023. Durant cette période, il se gargarise d’ailleurs d’un rythme de progression des nouveaux branchements soutenu, et dans son dernier bulletin trimestriel,  l’entreprise revendique un raccordement de 78 000 nouveaux clients au réseau. Portant ainsi à 1,955 millions le nombre de clients à fin juin, contre 1,917 millions en fin décembre. Les objectifs de branchements de nouveaux clients au premier semestre ont été réalisés à 128%, largement au-dessus des prévisions. Au second semestre, ces objectifs devraient forcément régresser en raison de la faible activité de raccordement observée au courant dudit semestre. 

Prof. Dr. Félicité Majoumo Mbe : « Les femmes se retrouvent dans la majorité des domaines de recherche au Cameroun, mais très peu arrivent au sommet »

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La recherche occupe un volet très important pour la progression de leur carrière

Les femmes du DAAD Alumni Cameroun organisent du 8 au 10 novembre 2023 à Douala un atelier qui a pour thème : « Les femmes et la recherche interdisciplinaire pour le développement durable ». La présidente du Comité d’organisation revient sur les enjeux de cet évènement. 

Les femmes du DAAD Alumni Cameroun organisent du 8 au 10 novembre 2023 à Douala un atelier qui a pour thème : « Les femmes et la recherche interdisciplinaire pour le développement durable. Pourquoi organiser ce type d’atelier en ce moment précis ?

Nous sommes en début d’année académique et la majorité des femmes DAAD alumni Cameroun se retrouvent dans différentes institutions de l’Enseignement Supérieur intervenant dans plusieurs disciplines. Leur mission étant l’enseignement, la recherche et l’appui au développement. La recherche occupe un volet très important pour la progression de leur carrière et elle doit être aussi orientée vers la contribution pour le développement durable.

Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier DAAD, l’Office Allemand d’Echanges Universitaires pour la promotion de la coopération Scientifique Internationale et régionale et qui est le sponsor principal de cet évènement. En effet les alumni DAAD sont des personnes qualifiées dans plusieurs domaines comme les Sciences Physiques, Economiques, Politiques, Sociales et Culturelles, qui ont étudiés ou qui ont fait un séjour de recherche dans une institution Allemande d’enseignement supérieur financé par DAAD.

DAAD supporte particulièrement les évènements qui contribuent à atteindre les objectifs du développement durable et notre évènement s’inscrit dans le cadre d’une Education de qualité, de l’égalité du genre, de la réduction des inégalités, du développement de   l’Industrie et de l’innovation.                             

Quelle est la place que les femmes occupent dans la recherche au Cameroun et que voulez-vous montrer à travers la thématique choisie pour votre atelier ?

Les femmes se retrouvent dans la majorité des domaines de recherche au Cameroun, mais très peu arrivent au sommet et beaucoup n’intègrent pas la collaboration multidisciplinaire dans leur Project de recherche. A travers cet atelier, nous voulons montrer que la crédibilité d’un projet de recherche devient de plus en plus visible à travers le nombre de discipline complémentaires qui sont impliquées dans son exécution.

Ainsi, en s’engageant dans des projets multidisciplinaires, les jeunes chercheuses pourront mieux impacter les destinataires de leur recherche par la qualité de leur contribution dans différents domaines. Par exemple, un chercheur chimiste qui voudrai faire la synthèse des nouvelles molécules bioactives devrait travailler en collaboration avec un biochimiste ou un biologiste moléculaire pour analyser les activités et un chimiste physicien qui utilise l’ordinateur pour prévoir les activités et le mécanisme de ces activités.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Quel est l’objectif que vous voulez atteindre au terme des échanges ?

Plusieurs objectifs sont visés : la collaboration dans la recherche entre les DAAD alumni des différentes Institutions et l’encouragement des jeunes filles à s’intéresser à la filière scientifique et à la recherche. Nous espérons que la présentation des différentes unités de recherche et certains résultats issus des recherches interdisciplinaires par les intervenants pourraient inspirer les femmes participantes et offrir l’opportunité d’une possible collaboration qui conduira à des résultats de recherches non seulement quantitatives mais aussi qualitatives.

 Ainsi, les capacités à élaborer des projets de recherche multidisciplinaire des chercheurs émergeants en général et des jeunes chercheuses en particulier seront renforcées à travers une collaboration durable pour la promotion du leadership féminin et la valorisation des résultats dans l’objectif de résoudre les problèmes de développement durable.

Un mot sur les articulations de l’atelier ?

Après la cérémonie d’ouverture, les présentations seront divisées en 6 sessions selon les inter-disciplines et le dernier jour, on aura une table ronde sur les possibilités d’un laboratoire de recherche multidisciplinaire pour les DAAD alumni. Nous espérons aussi que les médias locaux seront un peu plus proches des chercheurs pour porter les informations issues des résultats de la recherche aux destinataires.        Propos recueillis par Jean Daniel Obama     

Transformation numérique : Ces critères de l’ACET que doit remplir le Cameroun pour adhérer au top 10 africain

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le Cameroun a encore des efforts à fournir dans plusieurs domaines

Le pays occupe la 19ème place sur 30 pays africains, dans le classement des nations du continent les plus performants sur le front de ce secteur.

Selon un rapport intitulé « African Transformation Index 2023 : Tracking Africa’s economic successes and setbacks » et publié le 19 octobre courant par le Centre africain pour la transformation économique (ACET), le Cameroun occupe la 19ème place sur 30 pays africains, dans le classement des nations africaines les plus performants sur le front de la transformation économique. La Tunisie, l’Afrique du Sud, le Maroc et Eswatini sont les pays africains qui ont le mieux réussi à transformer leurs économies au cours de la période 2000-2020.

A en croire les 14 critères retenus par le rapport de l’ACET, le Cameroun a encore des efforts à fournir dans plusieurs domaines. Il s’agit de la valeur ajoutée du secteur industriel, la part des activités non-extractives dans les exportations, la productivité dans les trois principaux secteurs d’activité économique, la part de l’emploi formel sur le marché du travail et la part des produits technologiques dans les exportations.

Ces indicateurs sont répartis sur cinq dimensions reflétant la transformation économique : la diversification de l’économie, la compétitivité des exportations, la hausse de la productivité, la mise à niveau technologique, et le bien-être humain.

Le rapport révèle également que la transformation économique a été globalement lente en Afrique au cours des deux dernières décennies. Le score moyen des 30 pays étudiés, qui représentent ensemble 86,5% du PIB du continent, reste faible, à 30,3 points. 18 pays affichent un score global inférieur au score moyen de l’ensemble des pays pris en considération.

Néanmois, Cameroun est en train de mettre les moyens afin de rattraper ce retard. En effet, le pays a procédé le 23 août 2023 au lancement de son Projet d’accélération de la transformation numérique (Patnuc). De manière spécifique, le projet vise à poursuivre les réformes et les politiques du secteur des technologies de l’information et de la communication ; étendre l’accès à Internet ; améliorer les compétences numériques des Camerounais ; favoriser le développement d’applications et de services numériques ; renforcer l’inclusion numérique ; accroître la portée de l’utilisation des services numériques et stimuler l’emploi et l’entrepreneuriat.

UPC : 12 ans après Kodock, le nouvel engagement de Bapooh Lipot

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La date est peut-être passée inaperçue du commun des Camerounais. Mais Robert Bapooh Lipot ne l’a pas oubliée, ce 24 octobre 2011 ; date de disparition d’Augustin Frédéric Kodock. Lui qui se bat depuis 12 ans pour tenir le bâton de commandement de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Contre ses propres camarades, ou du moins ceux qui se revendiquent comme lui, de l’upécisme. Alors que cette date anniversaire est quelque peu oubliée, celui qui a réussi à tenir le secrétariat général de l’UPC reconnue par l’Administration territoriale, n’a pas failli à son devoir de fils politique : « En ce jour de souvenirs de sa Sublime rencontre avec l’Eternité, tous les militants, sympathisants, disciples, fidèles de sa ligne politique et son œuvre, ont une pensée émue, pleine de nostalgie», écrit Robert Bapooh Lipot. Plus important, Bapooh Lipot renouvelle sa fidélité à l’homme qu’il a suivi dans sa logique collaboratrice avec le régime de Yaoundé : « Nous lui réitérons notre détermination à entretenir la grandeur de son combat pour la promotion de la paix, la prospérité et la coexistence harmonieuse des populations camerounaises », déclare-t-il. « Sous notre conduite, l’Union des populations du Cameroun qu’il a érigé en un parti politique, restera toujours un parti de gouvernement et non un refuge d’extrémistes agents invétérés de la déstabilisation du Cameroun », réaffirme Bapooh Lipot.

Dans un contexte de montée du sentiment nationaliste contre l’ancien maître colonial qui a tué dans l’œuf le projet sociopolitique de création d’une nation camerounaise réunifiée, jadis porté par les fondateurs de l’UPC. « Nous veillerons toujours à ce que le Parti historique, l’Ame immortelle du peuple camerounais soit la sentinelle de la souveraineté de notre Nation», campe-t-il. Lui qui avait conduit l’ancien ambassadeur de France au Cameroun à Boumnyebel, pour l’inauguration d’une statue dédiée à Ruben Um Nyobè il y a un peu plus d’un an, non loin du site où l’armée coloniale française a assassiné le Mpodol. C’est que, dans la multiplication des pattes du Crabe camerounais, Augustin Frédéric Kodock avait opté pour l’aile modérée qui tournait la page d’un passé douloureux et non soldé, contre ses camarades arc-boutés sur le radicalisme.

Kodock aura réinventé une UPC

De quoi arracher le soutien du pouvoir de Yaoundé qui manifestement a maille à partir avec les upécistes radicaux regroupés au sein de partis tels que l’UPC-Manidem d’Albert Moutoudi, qui refusent de tourner la page du passé. « Nous n’allons pas être esclaves du passé ; et le contexte n’est plus au radicalisme. Il faut changer de registre», a souvent plaidé le « successeur » de Kodock. Le chien aboie, la caravane des extrémistes passe. Mais « loin des écueils du passé, au moment où nous commémorons ta disparition et vénérons ton œuvre grandiose, nous te rassurons de notre détermination à assumer pleinement ton testament politique que tu nous as légué. Sur tes pas inscrits dans la continuité de l’engagement de Ruben Um Nyobè et ses condisciples, nous marcherons», a promis celui qui revendique le testament politique d’Augustin Frédéric Kodock. Conviqncu qu’il est, que « le Cameroun, c’est l’absolu» dans cette perspective.

Circulation des actes administratifs à l’Assemblée nationale : la mise en garde de Cavayé Yéguié Djibril

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Le PAN brandit le carton jaune

Le PAN prévient d’ailleurs que tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi et sera traduit devant les instances appropriées.

« Il m’a été donné de constater que, malgré la mise en place de la Commission de contrôle interne de la régularité des actes administratifs, des individus sans foi ni loi paradent avec les arrêtés présidentiels prétendument signés du Très honorable président de l’Assemblée nationale portant nomination des responsables au cabinet du président de l’Assemblée nationale, jusqu’au niveau le plus insoupçonné, contre des espèces sonnantes et trébuchantes » dénonce le Président de l’assemblée nationale (PAN) Cavayé Yéguié Djibril (photo).

Dans son communiqué, le député de la circonscription du Mayo-Sava dans la région de l’Extrême-Nord rappelle « une fois pour toutes que le secrétaire particulier du Très honorable président de l’Assemblée nationale, le seul garant des cachets et documents confidentiels, est habilité à porter les courriers à destination du secrétaire général de l’Assemblée nationale et des médias d’Etat, et contenant tous les visas autorisés »  rappelle le PAN prévient d’ailleurs que tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi et sera traduit devant les instances appropriées.

Elizabeth Tchoungui aux côtés des apprenants d’Orange Digital Center

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Elizabeth Tchoungui aux côtés des apprenants d’Orange Digital Center
Elizabeth Tchoungui aux côtés des apprenants d’Orange Digital Center

A près un long et riche séjour au Cameroun en avril dernier,  Elizabeth Tchoungui est de nouveau sur sa terre natale. Cette ancienne journaliste  à la télévision française,  aujourd’hui à la tête de la RSE au sein du groupe Orange, a marqué un arrêt majeur au digital center du groupe à Douala. Elle s’est rendue le 16 octobre dernier dans ce centre dont le but principal est de réduire la fracture numérique, ainsi que le chômage, en formant plus de jeunes et des femmes aux métiers des nouvelles technologies.   « Pour cet énième séjour en terre camerounaise, j’en ai profité pour rencontrer les jeunes pensionnaires du Orange Digital Center qui rivalisent de créativité dans le cadre du Orange Summer Challenge dont le point culminant sera la cérémonie de dévoilement des lauréats prévue en fin de ce mois d’octobre, il s’agit d’un programme d’extrême importance au niveau du groupe partout où la marque est installée », a indiqué Elizabeth Tchoungui.

Fidèle à son combat pour la digitalisation et l’autonomisation des femmes, Elizabeth Tchoungui a  pu  évaluer  à travers les apprenants de ce centre, les efforts  du groupe en faveur de ces causes.  Sa visite intervient notamment au moment où les jeunes talents du digital  center sont en compétition dans le cadre du Summer Challenge.   Il s’agit là d’un concours organisé chaque année autour d’une thématique liée aux enjeux sociétaux majeurs, en vue d’accompagner les projets des étudiants. Le thème de cette année est : « l’intelligence artificielle et l’Internet des objets, un duo gagnant pour affronter les défis du futur ».  Les étudiants  en course  bénéficient entre autres des  formations et du mentoring sur mesure de la part des coaches locaux et internationaux, un accompagnement technique et spécifique pour le montage de projets (business model, business plan, …) ; des sessions spécifiques en Design Thinking, soft skills, etc. Il est attendu de chaque équipe d’étudiants coachée par les experts d’Orange Digital Center et de ses partenaires, la conception d’ une solution technologique innovante.  « J’ai pu apprécier le savoir-faire de nos participants et je pars satisfaite de cette cuvée », se réjouit Elizabeth Tchoungui.

L’une des missions d’Orange digital center est  d’orienter les jeunes  vers l’auto-emploi  grâce à des programmes d’apprentissage au numérique, et l’aide à l’entrepreneuriat.  Les lauréats d’ Orange Summer Challenge recevront des appuis financiers pour réaliser leurs projets. Notamment un montant d’1, 5 million de FCFA pour le premier. Ils seront dévoilés à la fin de ce mois d’octobre.

Réaction

Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive RSE, Diversité et solidarité du groupe Orange

« Déjà près de 609 emplois créés par notre Orange Digital Center »

Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive RSE, Diversité et solidarité du groupe Orange

«Comme vous le savez, depuis la signature en 2000 du pacte mondial initié par les Nations Unies, Orange Cameroun est résolument engagée dans la transformation digitale à travers l’arrimage des populations et particulièrement celle des jeunes aux métiers du numérique. Près de deux décennies plus tard, les actions effectuées par la filiale camerounaise en vue d’accompagner le Gouvernement dans sa stratégie de digitalisation sont la preuve inéluctable de notre engagement citoyen. Orange Cameroun peut aujourd’hui se réjouir de s’être assez tôt positionnée comme chantre de la transformation numérique avec des statistiques qui parlent d’elles-mêmes. Orange Digital Center qui est notre levier principal de l’inclusion numérique au service des jeunes et des entrepreneurs affiche plus de 3049 personnes formées dont 39% de femmes ; près de 609 emplois créés depuis le lancement de notre Orange Digital Center à Douala en 2020, des emplois à forte valeur ajoutée suite à des parcours de formations répondant aux besoins du marché et souvent aboutissant à la création d’entreprises ; de nombreuses startups accompagnées dans le cadre de nos challenges dont POESAM entres autres et le programme d’accélération Orange Fab, etc. L’organisation régulière de nombreux évènements de type Meet & share pour favoriser les échanges entre jeunes porteurs d’idées et projets et des experts, notre façon à nous  de mettre en relation les acteurs de l’écosystème numérique camerounais. Nous contribuons ainsi à faire baisser le taux de chômage, leur offrir l’accès aux marchés internationaux, etc »

Crise : cafouillage dans le camp de Victoria united

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Eto'o et Valentine Nkwain quand tout allait encore bien

« Dissout », « retrait», « boycott »,… sont des mots qui reviennent dans les débats sur internet depuis ce matin. Le premier à donner l’information est le site internet Cfoot.com qui annonce le retrait de Victoria united du championnat national de football Ligue 1. Puis d’autres annonceront que le président Valentine Nkwain a dissout le club. Opopo (One people, one power) n’a pas encore communiqué officiellement.

Mais il est certain que le club basé à Limbé traverse une période de crise. L’abcès a éclaté avec le forfait concédé contre Apejes de Mfou hier 22 octobre 2023. Après avoir assisté à la réunion technique avec les officiels, Victoria united ne se présentera pas à l’heure du match. Le forfait consommé, l’on apprendra plus tard que Valentine Nkwain a fermé ses joueurs dans une pièce, pour ne revenir qu’après la constatation du forfait, pour annoncer « la dissolution» du club. Non sans avoir annoncé aux joueurs leur libération.

De toutes les façons, Opopo a déclaré forfait lors de la 5ème journée du championnat et menace de ne plas jouer la prochaine journée prévue ce 25 octobre 2023. Sans explications. A un moment où il vit une traversée du désert. Avant de boycotter le match contre Apejes, Opopo venait d’aligner trois défaites consécutives. Lors de son dernier match joué contre Fovu club de Baham, le club s’était illustré par une indiscipline digne de son président (il l’avait déjà lui-même fait la saison dernière). Contestant un penalty en faveur de l’adversaire, les joueurs de Victoria ont confisqué le ballon, interrompant définitivement le match. Ce qui tranche avec une saison précédente plutôt glorieuse.

Scandale des matchs truqués

Mais depuis quelques semaines, un scandale de fraude secoue le football camerounais. Une affaire de matchs truqués révélée par la fuite sur les réseaux sociaux d’audios laissant entendre des personnes présentées comme étant les deux su-citées, complotant contre les autres clubs du championnat de deuxième division d’élite nationale, au profit de Victoria united. Chez nos confrères de Le Matin en suisse, Samuel Eto’o a reconnu sa voix en indiquant qu’il protégeait un acteur qui a beaucoup investi dans le football, parlant de Valentine Nkwain. Des sources proches de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) indiquent que Samuel Eto’o ne prend plus son « ami » au téléphone. Des proches du patron du football camerounais estiment que Valentine Nkwain fait du « chantage » pour ramener son ancien protecteur à de meillers sentiments.

Le dossier se trouve sur la table de la Confédération africaine de football (CAF) qui mène des enquêtes, dans lesquelles tant Valentine Nkwain que Samuel Eto’o et d’autres personnes dont Foko Kamga (président de la commission des arbitres) de la Fécafoot, sont cités.

Dons de la Fondation BGFIBank à l’Ecole Technique d’Agriculture d’Ebolowa

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Réception du forage offert par la FONDATION BGFIBANK à l'Ecole Technique d'Agriculture d’Ebolowa
Réception du forage offert par la FONDATION BGFIBANK à l'Ecole Technique d'Agriculture d’Ebolowa

Le 19 Octobre dernier, la Fondation BGFIBank a procédé à la rétrocession d’un don à l’Ecole Technique d’Agriculture d’Ebolowa, dans la localité de Bityli, région du Sud Cameroun. La cérémonie s’est faite en présence du Délégué Régional de l’Agriculture et du Développement rural pour le Sud, Gisèle MINSO ; du Maire d’Ebolowa 2ème, André Thomas BENGON ; du Directeur de l’école, M. Hervé Francis ZE BEYEME MINTYA ; et de l’Administrateur Directeur Général de BGFIBank Cameroun, Abakal MAHAMAT, Représentant local de la Fondation BGFIBank. 

En effet, la Fondation BGFIBank s’est donné pour mission d’accompagner cet établissement créée en 1935, dans sa démarche d’amélioration de la professionnalisation de la formation supérieure en agriculture. Le don de la Fondation est de ce fait constitué d’un kit d’irrigation par aspersion des cultures pour une surface de 3 000 m2, d’un forage d’une profondeur de plus de 100 mètres équipé d’une pompe photovoltaïque alimenté par des panneaux solaires, d’un château d’eau avec cubitenaire, de 03 tricycles pour le transport des intrants et des récoltes, ainsi que d’un local de surveillance et d’un local de stockage du matériel. Cet ensemble de don permettra ainsi aux apprenants de l’école d’avoir de meilleures conditions d’apprentissage, car ils pourront allier pratique et théorie sans se soucier des changements de saisons qui constituent un réel frein à la culture de certains aliments.

Dans ses propos, madame le Délégué Régional de l’Agriculture et du Développement rural pour le Sud n’a pas manqué d’exprimer son emotion : « La culture dépend de la pluie et vous savez les problèmes que nous avons à ce jour sur les aléas climatiques. Ce don vient corriger le problème majeur que nous avons aujourd’hui, faire irriguer les cultures, parce que c’est ce que nous voulons, nous prônons, pour qu’on ait les résultats escomptés. Ce don que la Fondation a mis à notre disposition est le bienvenu » a déclaré Gisèle MINSO

Au Maire d’Ebolowa 2ème d’ajouter « Grâce à des partenaires comme la Fondation BGFIBank, nous pouvons avancer, on va produire en toutes saisons. Et c’est ce qui est bien pour nos populations et pour nos marchés […] Le tout n’est pas de former des étudiants, avec cette infrastructure on va bénéficier de leurs savoirs » a affirmé André Thomas BENGON.

Avec près de 5 000 étudiants reçus chaque année à l’Ecole Technique d’Agriculture d’Ebolowa, il est question pour la Fondation de permettre à chacun d’eux de joindre la théorie à la pratique. Aussi, faut-il noter, que ce don est une aubaine pour les populations environnantes car cela favorisera les cultures durant toutes les saisons : « L’équipement que nous mettons en place aujourd’hui vient résoudre ce problème de saisonnalité et va donc permettre aux étudiants de pratiquer l’agriculture pendant toute l’année. Nous l’avons bien vu avec les techniciens qui nous ont expliqué, avec ce système moderne, avec une combinaison de plaques solaires qui permet de résoudre aussi le problème énergétique ici. Nous sommes vraiment très ravis de savoir que ce don pourra être très bénéfique pour nos apprenants ici à l’ETA et aussi pour les populations locales » a martelé Abakal MAHAMAT, représentant local de la Fondation BGFIBank. 

Depuis 10 ans déjà, la Fondation BGFIBank œuvre pour un accès à une éducation de qualité dans des conditions sereines ; accompagnant ainsi le groupe BGFIBank dans son rôle de développement social. Au Cameroun, elle a laissé son empreinte dans les domaines de la santé, l’éducation dans des établissements d’excellence comme l’UCAC de Yaoundé, l’ESSEC de Douala, l’université St Jérôme, l’Université de Dschang par sa faculté agronomique, le Lycée de Kribi pour ne citer que ceux-là. A travers ces gestes, la Fondation poursuit sa démarche de soutien pour les générations futures.    

Drame de Mbankolo : Les premiers coupables tombent

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Eboulement de terrain à Mbankolo (Ph. BBC)

Deux semaines après le drame de Mbankolo, les premières sanctions sont tombées. Le ministre des Domaines, du cadastre et des affaires foncières (Mindcaf) a signé ce 19 octobre 2023 deux décisions frappant cinq agents de l’Etat relevant de son département ministériel. Dans l’une des décisions, Henri Eyebe Ayissi suspend Paul Biya Awono et Isaac Thierry Ébang, tous deux ingénieurs de travaux publics en service dans son ministère, de toute activité professionnelle pour une durée de 4 mois, « pour manquement graves à l’éthique et à la déontologie de la fonction publique de l’Etat ». Le premier était chef du service départemental du cadastre dans le département du Mbam et Inoubou (région du Centre) et le second, en service à la délégation régionale du Mindcaf pour le Sud.
Dans une autre décision, Prosper Ndougsa (chef du service régional du cadastre au sein de la délégation régionale du Centre), Bénédict Pock Biba’a Bi-Nyemb (de chef du service départemental du cadastre) et Jeanne Alima née Fouda Binembe (et de conservateur foncier A à la délégation départementale du Mfoundi) sont suspendus temporairement de leurs fonctions pour « manquements (…) au plan professionnel », en lien avec les événements de Mbankolo.

Sur le même sujet: Drame de Mbankolo: les premières victimes identifiées

Par ailleurs, le Mindcaf a procédé au retrait de deux titres de propriété frauduleux sur le site du drame. C’est que les deux titres fonciers sont réputés être irréguliers. L’un des terrains attribués dans ces titres « se situe dans le périmètre incluant des espaces relevant du domaine public naturel, insusceptibles d’appropriation privée et impropres aux constructions à usage d’habitation ou favorisant des regroupements de personnes », justifie Henri Eyebe Ayissi. Indiquant que l’autre titre foncier « a fait l’objet d’une augmentation considérable et irrégulière de sa superficie initiale ».

Ces sanctions surviennent après les enquêtes menées par le Mindcaf, après l’éboulement de terrain de Mbankolo dans la nuit du 8 au 9 octobre 2023. La digue d’un lac artificiel a cédé sous de fortes pluies et les eaux ont emporté plusieurs dizaines de maisons sur le flanc de la colline. Plusieurs dizaines de morts enregistrés, des disparus et des blessés. L’Etat a décidé de l’évacuation du lieu et les rescapés recasés à la Maison du parti de Nkomkana.

Électricité : plus de 320 milliards investis  par Eneo en 9 ans

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Quoique perturbé par le déséquilibre financier du secteur, l’entreprise dit avoir mobilisé ce montant entre 2014 et 2022, dont 73 milliards l’année dernière.

 Dans son rapport annuel 2022, Eneo présente plusieurs investissements réalisés au cours de cette année malgré le contexte financier difficile. L’entreprise cumule en effet des factures impayées de l’ordre de plusieurs centaines milliards de FCFA de l’Etat, en même temps qu’elle doit aussi  à ses fournisseurs.  Dans cet environnement, cette  filiale d’Actis au Cameroun dit avoir continué d’investir en 2022 pour un montant total de 73, 9 milliards de francs CFA contre 53,6 milliards de francs CFA en 2021. Soit une hausse de 37,9%.

Ces investissements ont porté sur divers segments qui lui incombent. Dans le segment production, il a notamment été question  d’engager des travaux de rallongement de la durée de vie des grands barrages (Songloulou, Edea, Lagdo).  On cite aussi l’installation de parcs solaires dans des centrales thermiques isolées pour l’hybridation, le développement de grandes centrales solaires. Sur les réseaux de distribution,  les travaux ont consisté à l’extension des lignes,  le renforcement et la réhabilitation du réseau existant (stratégie de mix poteaux bois et béton) etc.  La modernisation du parc de comptage avec les compteurs prépayés,  la normalisation des installations et le développement de l’accès à l’électricité  sont notés dans le volet commercial. Ce qui a permis, selon l’entreprise, de  connecter plus de deux cent mille nouveaux foyers et entreprises  au réseau électrique en 2022.

 Globalement, ces actions ont eu pour impact, le maintien à un niveau élevé du taux de disponibilité des grands barrages (plus de 95%), en plus de contribuer fortement à l’amélioration de la qualité de service, relève Eneo.  Mais c’est aussi au prix de certaines concessions dues aux contraintes financières.  L’entreprise affirme en  effet avoir engagé sur fonds propres et sur emprunts, plus de 320 milliards de francs CFA  entre 2014 et 2022 pour les investissements, malgré des tensions de trésorerie.  « Il reste qu’Eneo a continué en 2022 à connaître des difficultés à assurer le recouvrement auprès de certains grands clients et d’entités publiques. Malgré un certain frémissement dans les rangs des entités publiques dites autonomes comme des hôpitaux de référence ou des universités. Une campagne de recouvrement lancée a débouché sur l’institution d’un cadre de dialogue », relève Eneo Cameroon.

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