mardi, juin 2, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 160

Le Gecam lance son bureau Diaspora

0

Cette section  du Groupement des Entreprises du Cameroun favorisera des liens entre les entreprises locales et les investisseurs à l’étranger.

Le  Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) a officiellement lancé les activités de  son bureau dédié à la diaspora.  Antoinette Kamgaing, jusque-là responsable des adhérents au sein du groupement, a été désignée pour conduire cette section du patronat camerounais.  L’objectif  de ce nouveau bureau  est surtout la mise en relation des investisseurs de la diaspora avec les entreprises membres  du Gecam, principalement les PME.

« Ce bureau de la diaspora se veut une référence, un carrefour de l’information en matière d’entrepreneuriat pour la diaspora. Il favorisera la mise en relation des investisseurs de la diaspora avec les entreprises du Gecam, la mobilisation des compétences de la diaspora pour accompagner les PME du Gecam et les projets locaux », explique Célestin Tawamba, président du Gecam.

 Le lancement qui a eu lieu par visioconférence,  a permis de présenter les atouts de ce bureau.  Il va notamment être un outil d’informations pour les investisseurs.  Il permettra en l’occurrence d’avoir   des informations actualisées sur l’environnement des affaires au Cameroun.  Il  pourra donc servir de conseil en investissement pour la diaspora. Ce sera  aussi un centrede  compétences  diverses de la diaspora au service des  PME locales.  Ce bureau va donc selon Célestin Tawamba, contribuer au  plaidoyer «  pour une meilleure intégration de la diaspora dans la formulation et la mise en œuvre des politiques de développement du Cameroun ».

Le lancement de ce bureau dédié à la diaspora intervient six mois après la mise en place de l’exécutif du  nouveau patronat camerounais constitué de la plus grande représentativité des entreprises camerounaises par taille et par secteur d’activités.

Minoterie : les nouvelles ambitions de Célestin Tawamba

0

A travers Cadyst Group, l’homme d’affaires souhaite étendre davantage son empire et devenir leader dans le secteur de la transformation du blé au-delà du Cameroun.

Cadyst Group, industrie agroalimentaire détenue par Célestin Tawamba par ailleurs président du groupement des patrons du Cameroun fait un pas de géant dans son secteur d’activités. Le groupe est sur le point de conclure un accord pour l’achat de de la Société le Grand Moulin du Cameroun (Sgmc), filiale de Somdia contrôlée  à 100% par le groupe français Castel.

 Les négociations  sont très « avancées », apprend-on  pour cette opération  estimée  à près de 50 milliards de FCFA.  Cadyst Group se démarque ainsi face à ses concurrents dans cette affaire où figurait notamment le géant singapourien du négoce de matières premières agricoles Olam.  L’industriel camerounais est désormais le seul candidat à la reprise du groupe Somdiaa.  Un  véritable coup stratégique pour Célestin Tawamba  qui  pourra ainsi se tailler une part de marché, la part du lion.  Car,  il entrera en possession de la Société le Grand Moulin du Cameroun (Sgmc) au Cameroun qui  détient  au moins 10 moulins dans le pays et plus de 25% des parts du marché.

Si pour Somdia, la cession  de Grand moulin  va lui permettre de recentrer ses activités sur l’agriculture et la première transformation en Afrique, pour Cadyst, il est question d’avoir plus d’assise dans la minoterie.  L’ambition de ce groupe étant d’accroître de plus en plus ses investissements dans la production industrielle et favoriser la création d’emplois.  Le groupe dispose actuellement de 6 moulins opérationnels et 5 sites industriels. Ceci pour 17 marques de pâtes alimentaires à base de semoule de blé dur, de biscuits secs et fourrés, des solutés pharmaceutiques, de la provenderie etc. Présent dans 5 pays africains,  le groupe ambitionne de s’étendre davantage sur le continent et d’être leader dans le secteur agroalimentaire, farines et élevage.

En janvier 2023, le groupe a inauguré  l’unité industrielle  de sa marque, La Pasta à Kribi dans la Zone Industrialo-Portuaire. D’une capacité de production allant jusqu’à 12 000 sacs de 50 kg de farine de blé par jour,  la capacité totale du groupe est passée à 1120 tonnes par jour.

Les Centres de Gestion Agrées accélèrent la formalisation des PME à Kribi

0

Inciter les TPE et PME à franchir le pas de la formalisation. C’est l’un des enjeux de la 9ème édition des Caravanes de sensibilisation des Petites et Moyennes Entreprises (PME) en vue de leur adhésion aux Centres de Gestion Agréés (CGA). Cette campagne qu’abrite Kribi se déroule sous le thème « Les CGA, un maillon essentiel dans le dispositif de structuration et de formalisation des PME de la place portuaire de Kribi ». Située dans la région du Sud, la Zone industrialo-portuaire de la ville balnéaire est en pleine expansion, et s’impose comme un point névralgique pour les entreprises du secteur de la transformation et de la logistique.

Devenant l’un des véritables poumons industriels du Cameroun, la Zone industrialo-portuaire de Kribi (ZIPK), d’une superficie de 15 000 hectares, offre depuis 2018, un terrain fertile aux entreprises désireuses de s’implanter en Afrique centrale. Son positionnement stratégique et ses infrastructures modernes en font un hub logistique de premier plan, tout en favorisant le développement des filières agricoles, forestières et minières. Connaissant une montée des implantations d’entreprises, il est urgent de renforcer la structuration des Très Petites Entreprises (TPE) et Petites Entreprises autour de la zone portuaire.

Le but final de caravane est de faciliter leur migration vers l’économie formelle, en les incitant à adhérer aux CGA, qui leur offriront en retour des avantages fiscaux non négligeables. Pour atteindre cet objectif, la caravane compte sensibiliser plus de 2 000 acteurs sur les bénéfices de cette adhésion et leur fournir des informations sur les innovations fiscales pour l’exercice 2024. ARTICULATIONS Cette 9ème édition s’articule autour de plusieurs activités réparties en trois axes majeurs : l’information, la sensibilisation et la formation. Les PME participantes pourront assister à des séminaires et des ateliers thématiques conçus pour renforcer leurs connaissances en matière de gestion fiscale et comptable.

Des activités de réseautage et d’accompagnement permettront aux entrepreneurs d’échanger avec les parties prenantes, facilitant ainsi des partenariats stratégiques. En parallèle, un village des CGA et des entrepreneurs sera installé pour promouvoir l’offre des CGA, tandis qu’une caravane mobile se chargera de porter la sensibilisation jusque dans les localités environnantes. Depuis leur lancement en 2016, les Caravanes de sensibilisation des PME pour leur adhésion aux CGA ont parcouru presque toutes les régions du Cameroun. Après des éditions réussies dans les villes de Yaoundé, Douala, Garoua et Bamenda, cette 9ème édition à Kribi marque une étape importante dans la couverture des zones stratégiques du pays. La ville de Kribi, en tant que nouveau pôle de développement industriel, apparaît comme un choix pertinent pour attirer davantage d’entreprises vers les CGA.

Cette 9ème édition s’articule autour de plusieurs activités réparties en trois axes majeurs : l’information, la sensibilisation et la formation. Les PME participantes pourront assister à des séminaires et des ateliers thématiques conçus pour renforcer leurs connaissances en matière de gestion fiscale et comptable. Des activités de réseautage et d’accompagnement permettront aux entrepreneurs d’échanger avec les parties prenantes, facilitant ainsi des partenariats stratégiques. En parallèle, un village des CGA et des entrepreneurs sera installé pour promouvoir l’offre des CGA, tandis qu’une caravane mobile se chargera de porter la sensibilisation jusque dans les localités environnantes.

La réussite de cette édition repose sur l’engagement de nombreux acteurs, tant publics que privés. Le ministère des Petites et Moyennes Entreprises (Minpmeesa), en collaboration avec plusieurs autres ministères et organismes tels que le Ministère des Finances (Minfi), l’Agence de Promotion des PME (Apme), ainsi que des acteurs du secteur privé comme les associations patronales (Gecam, Syndustricam) et les établissements financiers, joue un rôle clé. Ce partenariat publicprivé vise non seulement à accompagner les PME dans leur développement, mais aussi à consolider l’écosystème entrepreneurial local.

Budget 2025 : 84,38 milliards de FCFA sur la table du Conseil des ministres de l’UEAC

0

La 42ème session des assises budgétaires de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) qui s’est déroulée à Bangui, en République centrafricaine, les 7 et 8 octobre 2024 s’est concentrée principalement sur l’examen de l’avant-projet de budget de la Cemac pour l’exercice 2025. Le budget de l’année 2025 du Conseil des ministres de l’UEAC, est fixé à 84,38 milliards de FCFA, en baisse de 6,85 % par rapport à 2024. Cette réduction du budget s’inscrit dans le cadre des orientations fixées par la lettre de cadrage du président de la Commission de la CEMAC, datée du 11 juin 2024, qui préconise le maintien des dotations, à l’exception des dépenses liées au personnel. Le vice-président de la Commission, Charles Assamba Ongodo, a souligné que cette mesure reflète la volonté de stabiliser les ressources tout en répondant aux besoins d’augmentation des effectifs à la suite d’un audit.

LA CEMAC FACE AUX DÉFIS DE SON FINANCEMENT

La rencontre de la capitale centrafricaine était présidée par Edwige Opportune Pouninguinza Nguelebe, directrice de Cabinet et représentante du ministre centrafricain de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Pr. Richard Filakota, cette rencontre réunit les ministres en charge de l’Économie et des Finances des six États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad, et la République centrafricaine. Edwige Opportune Pouninguinza Nguelebe, représentante du président du Conseil des ministres de l’Ueac, a, quant à elle, mis en lumière les défis de financement auxquels fait face la Communauté, notamment en raison du faible recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI). Elle a exhorté la Commission et les États membres à appliquer rigoureusement le mécanisme de collecte de cette taxe, essentiel au financement de la CEMAC.

Outre l’adoption du budget, les travaux de cette session budgétaire ont abordé des dossiers cruciaux pour l’avenir de la Communauté. Parmi les thèmes à l’ordre du jour, on retrouve l’évaluation des performances économiques passées, la définition des orientations futures en matière de gouvernance financière, le suivi des réformes structurelles, ainsi que le développement des infrastructures et des services publics, avec un accent particulier sur les secteurs de l’énergie, des transports et des télécommunications. En ce qui concerne la performance économique de la sous-région, la Banque mondiale indiquait en juin dernier que la croissance dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale n’a pas été suffisante en 2023 pour réduire substantiellement la pauvreté. L’institution de Bretton woods poursuit en indiquant que « l’inflation dans les pays de la CEMAC était en hausse depuis la fin de l’année 2021 mais a commencé à diminuer au second semestre de 2023. En moyenne, les prix à la consommation ont diminué de 6,3 pour cent en décembre 2022 à 4,8 pour cent en septembre 2023, dans un contexte de politique monétaire plus stricte adoptée par la banque centrale régionale (BEAC) et de baisse des prix de la plupart des matières premières ». Les dépenses publiques ont augmenté dans la plupart des pays de la CEMAC, réduisant l’espace budgétaire et posant des défis pour contenir la dette publique.

ACCROITRE LES ÉCHANGES COMMERCIAUX EN AFRIQUE

La promotion du secteur privé et de l’investissement, l’amélioration du climat des affaires et la facilitation des échanges commerciaux figuraient également parmi les priorités de cette session. Si Les échanges commerciaux intra-africains ont enregistré une croissance de 7,2% en 2023 pour atteindre 192 milliards de dollars, selon un rapport présenté officiellement le mercredi 12 juin 2024 par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), l’on note un faible flux commercial en Afrique centrale avec un taux de 6,6% contre 41,4%, pour l’Afrique australe qui reste le principal moteur des échanges commerciaux entre les pays africains ; 25,7% pour l’Afrique de l’Ouest, 14,1% pour l’Afrique de l’Est et 12,4% pour l’Afrique du Nord.

Les discussions incluront également le renforcement de la coopération régionale, notamment en matière de sécurité, de gestion des ressources naturelles et de lutte contre l’insécurité. En marge de la session, Pouninguinza Nguelebe a salué les efforts de la Commission CEMAC ainsi que des dirigeants de l’École inter-États des douanes et de la Carte Rose pour leur diligence dans le processus de réintégration à Bangui. La participation des hauts responsables des organes, institutions spécialisées et agences d’exécution de la Communauté a renforcé l’importance de cet événement. Le rapport final de cette session sera soumis à l’approbation lors de la 42e session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEAC, prévue pour le 11 octobre 2024, également à Bangui.

Conflit : le maire d’Eséka blessé par un patron local de la police

0

Sylvain Tjock n’est pas mort, contrairement aux premières informations qui ont circulé sur les réseaux sociaux en mi-journée. Mais le maire de la commune d’Eséka est blessé et se trouve dans un établissement hospitalier où il suit des soins. Selon des sources concordantes, le premier magistrat de la ville d’Eséka a été blessé par balle par le commissaire de sécurité publique de la ville d’Eséka.

Les deux hommes étaient opposés sur une affaire de permis d’implanter sur un hangar que le flic s’est engagé de construire. Dans une vidéo que Sylvain Tjock lui-même a postée sur sa page facebook, il est en train de démolir personnellement, malgré les menaces du «propriétaire » des lieux, vêtu en tissu pagne. Lequel menace d’user de son arme : « apportez-moi mon arme», a plusieurs fois demandé le policier. En vain. Même si une de ses accompagnateurs essaie de l’encourager, l’arme en question n’est pas apportée.

La vidéo de l’altercation

Mais on apprendra plus tard que le commissaire de police en question a pu se saisir de son arme, pour essayer de passer de la parole à l’acte. Mais « ce n’est pas l’arme qui a blessé le maire ; il s’est blessé quand il a glissé et est tombé en esquivant l’arme », renseigne une source. « Suite aux rumeurs et images qui circulent faisant état de ce que Monsieur le maire de la Commune d’Eseka, Sylvain Tjock, maire Pcrn, serait décédé suite à la barbarie que lui a opposée ce matin le responsable de la surveillance du territoire du Nyong et kellé alors même qu’il était dans le cadre de ses missions d’assainissement de la ville, je tiens à signaler à l’opinion nationale et internationale qu’il est bel et bien vivant. Il n’est pas décédé. Il sort des soins à l’instant« , a confié Joseph Félix Nyeck Nyeck, president du Comité de Suivi des Collectivités territoriales décentralisées gérées par le Parti Camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn).

Toujours est-il que le maire dont les images ont circulé sur les réseaux sociaux, présentait des tâches de sang sur ses habits.

Le Cameroun en quête de données pour booster sa transformation numérique

0

Face à l’essor fulgurant du numérique, il devient de plus en plus crucial pour les gouvernements de maîtriser et contrôler les données générées au sein de leur économie. Au Cameroun, ce constat prend une dimension stratégique. C’est dans cette optique que le ministère des Postes et Télécommunications a lancé, le 8 octobre à Yaoundé, les assises sectorielles des statistiques des postes, télécommunications et TIC.

Cet événement, qui a réuni jusqu’au 09 octobre, experts, responsables d’entreprises et décideurs publics, avait pour but de définir des bases solides pour la gestion des statistiques relatives à l’économie numérique au Cameroun. L’enjeu est clair : doter le pays d’un système statistique performant pour accompagner la transformation numérique.

UN BESOIN URGENT DE DONNÉES FIABLES

Le Cameroun, à l’instar de nombreux pays africains, fait face à un défi de taille : la fiabilité et la disponibilité des données. «Moins de 30 % des données produites en Afrique sont réellement conservées sur le continent», a rappelé Joseph Tedou, Directeur général de l’Institut national de la statistique. Le reste de ces informations sensibles est souvent entre les mains de multinationales, notamment des opérateurs téléphoniques ou des banques.

Cette situation pose un problème majeur de souveraineté numérique. Pourtant, la donnée est devenue la pierre angulaire de l’économie numérique, un secteur en pleine expansion au Cameroun. Elle constitue un levier essentiel pour la prise de décision, la formulation des politiques publiques et le suivi de l’évolution socio-économique. Il est donc impératif, pour le pays, de maîtriser ce flux d’informations pour guider ses stratégies de développement et sa transformation digitale.

DES ASSISES POUR POSER LES BASES D’UN SYSTÈME STATISTIQUE NATIONAL

 Au cours de ces assises, plusieurs acteurs ont insisté sur l’importance des statistiques comme levier de développement. Le Pr Bell Bitjoka, expert en TIC, a souligné que «la ressource indispensable de l’économie numérique, c’est la donnée». Une affirmation partagée par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, qui a ajouté que «des données fiables sont essentielles pour stimuler l’innovation et mettre en place des politiques publiques adaptées aux défis actuels». L’objectif de cet atelier est donc de créer une base de données nationale, sécurisée et contrôlée par les autorités camerounaises.

Ces assises visent également à sensibiliser les différents acteurs à l’importance des statistiques dans le processus de transformation numérique. En effet, les entreprises privées, notamment les opérateurs télécoms, jouent un rôle clé dans la collecte et le traitement des données. Leur participation active à ces travaux est primordiale pour la mise en place d’un système statistique cohérent et intégré à l’échelle nationale.

DÉFIS ET PERSPECTIVES

Cependant, la mise en place d’un tel système n’est pas sans obstacles. Parmi les défis soulevés durant ces assises figurent la transparence dans la gestion des données, la protection de la vie privée des utilisateurs, ainsi que la sécurité des infrastructures. Le Cameroun doit donc se doter de moyens techniques et humains pour relever ces défis.

 Joseph Tedou a proposé plusieurs pistes d’action pour y parvenir. Il a notamment recommandé de renforcer les capacités des professionnels de l’économie numérique, d’améliorer les infrastructures statistiques et de promouvoir une véritable culture statistique au sein des institutions publiques et privées.

Ces mesures, si elles sont mises en œuvre, pourraient permettre au Cameroun de disposer d’une base de données fiables et de garantir une gestion souveraine de ses informations numériques. Une autre piste suggérée lors de ces assises est la création d’un compte satellite pour l’économie numérique. Cet outil permettrait de suivre de manière précise et régulière l’évolution du secteur numérique au Cameroun, tout en facilitant l’élaboration de politiques adaptées.

MINETTE LIBOM LI LIKENG, ministre des Postes et Télécommunications

« Protégeons nos données pour que les autres ne profitent pas des dividendes dévolus à notre pays »

Les méthodes statistiques anciennes ne permettent pas toujours de collecter avec efficacité les données du secteur. Ces assises, ont permis, puisqu’elles étaient organisées avec le concours de l’Institut national de la statistique, et des acteurs du secteur des postes et télécommunications, de faire un état des lieux, d’identifier des limites et de proposer des méthodes pour améliorer la collecte des statistiques de ce secteur. Comme vous le savez, aujourd’hui avec le numérique, les données sont très importantes.

Pour les avoir, il faut les collecter. Les statistiques sont une voie importante. Nous savons tous que celui qui dispose de bonnes données, de statistiques fiables prend de bonnes décisions. Comme le numérique est transversal, plusieurs secteurs et acteurs possèdent ces informations qui échappent au gouvernement et aux structures qui sont chargées d’élaborer les statistiques dans notre pays.

Nous voulons donc appeler tous les acteurs qui produisent des données numériques, de les harmoniser et de les envoyer auprès d’une source unique qui pourra analyser et disposer de statistiques fiables pour notre pays. C’est un enjeu de taille. Si nous ne protégeons pas nos données, si nous ne les analysons pas, ce sont les autres qui vont profiter des dividendes dévolus à notre pays, et prendre des décisions qui nous seront préjudiciables.

JOSEPH TEDOU, directeur général de l’Institut national de la statistique

«La loi protège les fournisseurs de données»

La loi protège les fournisseurs de données. Donc nous sommes astreints en tant que responsables des statistiques officielles au respect du secret statistique. Cependant, pour ce qui est de la protection de la vie privée, dès lors que les données sont détenues par les opérateurs privés, la question est de savoir quel est l’arrangement que les Etats et les gouvernants peuvent nouer avec ces structures pour que le fait qu’elles détiennent des données relevant parfois de la sphère privée, ne soient pas un élément d’accès à la vie privée des citoyens. Sur le plan statistique, l’obligation que nous avons c’est d’accéder à ces informations uniquement à des fins statistiques et pas pour autre chose

René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication: «Le Cameroun invite les partenaires et les pays amis à ne point se laisser distraire»

0
René-E-Sadi, porte-parole du gouvernement

Paul Biya, président de la République du Cameroun n’a plus été aperçu en public depuis plus d’un mois. Sa dernière apparition publique remonte au mois de septembre. Il conduisait alors la délégation camerounaise qui a pris part au Forum de coopération Chine-Afrique (Focac) organisé du 04 au 06 septembre 2024 sur les terres de l’Empire du milieu. Ce rendez- vous international est le seul qu’il a honoré de sa présence.

 Pourtant, il était également attendu à la 79ème Assemblée générale des Nations Unies, puis au sommet de la francophonie. Cette absence prolongée, qui n’a pourtant rien d’inédit, car le Chef de l’Etat a une certaine appétence pour les séjours privés à l’étranger, a donné lieu à une vague de supputations. Certaines laissant croire que Paul Biya est mort dans un hôpital en France ou en Suisse, selon les versions.

CONDAMNATIONS ET ZONES D’OMBRE

Emmuré dans le silence, le gouvernement qui jusqu’ici n’avait pas daigné donner la moindre explication aux camerounais, est brusquement sorti de son mutisme. C’est René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement qui s’est livré à cette entreprise de déconstruction.

Dans le communiqué qu’il a publié le 08 octobre 2024, on ne trouve certes, aucune information sur le lieu exact où pourrait se trouver le président de la République, mais on y apprend tout de même, au milieu des condamnations, qu’il s’est offert un énième séjour privé à l’étranger. «Le gouvernement de la République affirme sans ambages que ces rumeurs relèvent du fantasme et de la pure imagination de leurs auteurs et entend ici apporter un démenti formel. Le gouvernement tient à faire savoir qu’au lendemain du Sommet Chine-Afrique auquel il a pris une part active, le chef de l’Etat s’est accordé un bref séjour privé en Europe», peut-on lire dans ce document.

Certainement pour rassurer les camerounais et même les partenaires internationaux qui pourraient s’inquiéter de la prolifération des nouvelles sur le décès de Paul Biya, René Emmanuel Sadi, affirme en outre que peu importe où il est, Paul Biya est attentif à l’évolution de la vie nationale. Par conséquent «le gouvernement de la République invite aussi bien les camerounais que nos partenaires et le pays amis, à ne point se laisser distraire par des manœuvres de désinformation, d’instrumentalisation et de déstabilisation orchestrées par les groupuscules et des individus pernicieux, à des fins inavouées», a-t-il conclu

LE CABINET CIVIL RASSURE

 Le Cabinet civil de la présidence de la République qui s’est également fendu d’un communiqué, lève un peu plus le mystère. Paul Biya est vivant et coule des jours heureux à Genève en Suisse. «Le Cabinet civil de la présidence de la République tient à rassurer tous nos compatriotes ainsi que la communauté internationale sur l’excellent état de santé du chef de l’Etat qui travaille et vaque à ses occupations à Genève d’où il n’est jamais parti depuis son arrivée en provenance de Beijing », a écrit Samuel Mvondo Ayolo, directeur du Cabinet Civil.

DES SORTIES PRÉVENTIVES

A en croire un expert ayant requis l’anonymat, contacté par Défis Actuels, la sortie du gouvernement est à titre préventif. A en croire ce dernier, «Les investisseurs locaux et internationaux peuvent interpréter ces rumeurs comme un signal d’instabilité politique et économique. L’incertitude quant à la stabilité du pays pourrait amener des entreprises, en particulier étrangères, à retirer des capitaux ou à suspendre leurs activités commerciales. Les grandes puissances comme la France, qui ont historiquement des intérêts stratégiques au Cameroun, suivraient de près l’évolution de la situation. Toute incertitude quant à la gouvernance future pourrait pousser ces pays à réévaluer leur position diplomatique ou militaire dans la région», a-t-il déclaré.

Douala. 41 milliards pour désengorger Bonamoussadi et Bepanda

0

Il est question d’aménager des voies sur les berges du Wouri, entre le rond-point Deido et le rond-point Maetur à Bonamoussadi, afin de faciliter l’accès de ces zones  des arrondissements de Douala 5 et Douala 3 au centre-ville.  

10 km. C’est la distance des voies  qui seront bientôt aménagées  sur les berges du fleuve Wouri  à Douala entre le rond-point Déïdo et le Rond-point Maetur à Bonamoussadi.  Le projet comprend un quai principal de 2 x 2 voies avec terre-plein central sur une longueur de 3900 m, deux boulevards urbains de 2 x 2 voies avec terre-plein central pour raccorder la voie au rond-point Maetur sur 1700 m d’une part, et le prolongement sur 400 m de l’axe lourd Bepanda. Il  y a également des aménagements divers  tels que des espaces marchands, belvédères, débarcadères, etc. CFHEC en charge de ce marché , devra également construire des voies de déviations vers les zones de carrières identifiées et des passages à niveau pour la traversée du quartier vers le fleuve, un mur de soutènement et des remblais pour des zones marécageuses, une piste piétonne et une voie de desserte pour les quartiers traversés.

 Les habitants des arrondissements de Douala 5 et Douala 3 pourront ainsi rallier le centre-ville de Douala avec moins tracasseries, comme c’est le cas actuellement avec des interminables embouteillages.  Le projet est porté par la Communauté urbaine de la ville de Douala (CUD). Le marché pour la construction a été confié à China First Highway Engineering Company (Cfhec, le groupe chinois qui s’occupe également de l’Autoroute Yaoundé-Douala.

 Pour la  construction d’une voie sur les berges du fleuve Wouri entre le Rond-point Déïdo et le Rond-point Maetur à Bonamoussadi,  le maire de la ville a signé un mémorandum d’accord de coopération avec CFHEC. Ceci, en prélude à la signature éventuelle d’un marché de gré à gré. Le groupe chinois va  donc financer les travaux,  dont le coût est estimé  à 41,4 milliards de FCFA toutes taxes comprises, sous forme de prêt à la CUD. Les travaux sont prévus pour une durée de 24 mois. La  période de garantie usuelle de 12 mois et la garantie décennale sur les ouvrages d’art ne sont pas inclus.  

China First Highway Engineering Co est basée à Pékin. C’est une filiale majeure de China Communications Construction Company (CCCC) axée sur les constructions d’autoroutes stratégiques et de logements.

Canada. Le Québec ne reçoit plus les infirmiers camerounais

0

 Cette région du Canada a décidé de suspendre les recrutements des personnels de santé dans tous les  pays africains, à l’exception de la Tunisie.

  Certains pays  comme le Maroc ont eux-mêmes demandé au Québec d’exclure leurs ressortissants dans le programme de recrutement des infirmiers. Le Maroc a notamment pris cette décision au sujet  des infirmiers d’État,  du fait du coût élevé de la prise en charge de la formation de leurs professionnels de  santé.  D’aucuns ont aussi évoqué les risques associés au manque de main-d’œuvre (présent ou futur) dans leurs pays si les travailleurs qualifiés continuent de s’en aller.

 Radio Canada rapporte également que  le Québec a décidé tout seul dans d’autres cas  pour des raisons dites «  éthiques ». Cette mesure vise en effet à limiter  les risques sanitaires, dans les pays  africains où les systèmes de santé sont faibles.  Cela fait suite à de nombreuses critiques et pressions  internationales du fait du nombre des recrues. Depuis deux ans, le Québec a recruté autour de 1000 infirmières en Afrique, principalement au Cameroun, au Maroc et en Côte-d’Ivoire. L ’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dû dressé une liste des 55 pays  ayant des difficultés à avoir du personnel de santé, afin de demander  aux occidentaux de protéger les systèmes de santé vulnérables. Selon l’OMS, le Cameroun  par exemple compte 1,9 infirmière pour 10 000 habitants, alors que le Québec en compte près d’une centaine.

 Radio Canada renseigne qu’en dehors du Québec d’autres provinces canadiennes vont également cesser de recruter du personnel infirmier. C est déjà le cas des Philippines,  pays qui figure sur la liste des pays vulnérables de l’OMS.

Depuis 2017,  le Québec a accueilli plus de 1900 travailleurs, dont des infirmières et des sages-femmes, originaires de 24 pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Europe. Ce mouvement est lié au fort taux de chômage observé dans le secteur de la santé dans ces pays. L’Afrique se vide de  jour en jour de son personnel de santé. Une infirmière africaine sur dix travaillerait hors du continent.

Inertie : Une chaîne de télévision « tue » Paul Biya, Yaoundé s’affole

0

Alors que Paul Biya est sans nouvelles depuis des semaines, sa « mort » agite le pays. Une chaîne de télévision amazonienne, ABS, basée en Afrique du Sud, a annoncé la mort de Paul Biya. Confortant une « rumeur » qui circulait depuis quelques jours. Aussitôt, le régime au pouvoir s’est emballé. Sur leurs plateformes numériques, des pontes du régime ont engagé les hostilités contre les propagateurs de ce « fake news ». Grégoire Owona, ministre en charge du travail et secrétaire général adjoint du Comité central du Rdpc, parti au pouvoir, a appelé «les institutions appropriées [à] « sévir » face à ces imposteurs d’où qu’ils viennent et quel que soit le lieu d’où ils émettent». Pour sa part, Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur et secrétaire à la communication du Rdpc, estime que « ce stratagème fantasmagorique ne doit pas ébranler la maturité politique, la lucidité et le patriotisme des Camerounais et des amis de notre cher et beau pays. Le journalisme universel s’appuie sur des faits et nons sur des élucubrations ou des nouvelles dolosives ».
Entre temps, le Haut-commissaire de l’Afrique du sud au Cameroun, était annoncé au ministère des relations extérieures, pour être sermonné au sujet de cette « fausse information » diffusée par cette chaîne de télévision émettant depuis l’Afrique du sud et appartenant à des leaders séparatistes. Les événements semblent nourrir la « fausse information ». Yaoundé est obligé de communiquer officiellement. Au cours des journaux radio et télévisés des médias de service public, les messages se relaient. D’abord le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement qui dénonce « des annonces péremptoires assorties de commentaires tous aussi tendancieux les uns que les autres, mais avec aucun rapport avec la réalité des faits ». Pour René Emmanuel Sadi, « le gouvernement de la République affirme sans ambages que ces rumeurs relèvent du fantasme et de la pure imagination de leurs auteurs, et entend y apporter un démenti formel ». Par la suite, c’est Samuel Mvondo Ayolo le Directeur du Cabinet civil (DCC) de la présidence de la République qui montera au créneau au cours des mêmes éditions de journaux, et « condamne fermement les comportements qui abusent de la liberté d’expression pour tenter e troubler l’opinion nationale et internationale»
Cela survient alors que le lanceur d’alertes Paul Chouta a annoncé ces derniers jours que Paul Biya était évacué de la Suisse pour la France, pour être opéré en urgence.
Santé
Alors que des communicants officieux du gouvernement s’attelaient à démentir et dénigrer le lanceur d’alertes, l’homme a réaffirmé ses dires en donnant des précisions sur le vol qu’a emprunté le couple présidentiel, et sa destination. Aujourd’hui, alors que l’opinion se pose de plus en plus de questions sur son président dont l’on n’a plus de nouvelles depuis la fin du sommet Chine-Afrique tenu du 4 au 6 septembre dernier, dans ce contexte de rumeurs sur la mort de Paul Biya, René Emmanuel Sadi «le gouvernement tient à faire savoir que dès le lendemain du sommet Chine-Afrique auquel il a pris une part active, le chef de l’Etat s’est accordé un bref séjour privé en Europe ». sans préciser la destination. « Pour autant, l demeure comme il est de coutume, et où il se trouve, attentif à l’évolution de la vie nationale». Invitant les partenaires et pays amis à ne point se laisser distraire par des manœuvres de désinformation, d’instrumentalisation et de déstabilisation orchestrées par des groupuscules et des individus pernicieux à des fins inavouées ». Et surtout, « au demeurant, le chef de l’Etat se porte bien et rejoindra le Cameroun dans les tout prochains jours», assure-t-il. Le Cabinet civil confirme « l’excellent état de santé du chef de l’Etat qui travaille et vaque à ses occupations à Génève d’où Il n’est jamais parti depuis son arrivée en provenance de Beijing».
Ici, Samuel Mvondo Ayolo le DCC fait un pas de plus que le porte-parole du gouvernement en indiquant où se trouve Paul Biya dont il n’a jamais auparavant donné de nouvelles depuis la fin du sommet de Beijing. Cela fait tout de même 36 jours que le président de la République a quitté le pays et 34 jours qu’il est sans nouvelles.

- Publicité -
Google search engine