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Mokom Ndi Ndzah, directeur général de Stoneshed Asset Management: «La gestion d’actifs est un levier essentiel pour financer le développement économique en zone CEMAC»

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Quel est l’état actuel de la gestion d’actifs dans la région Cemac ?

La gestion d’actifs dans la région Cemac est en pleine croissance, avec un potentiel encore largement inexploité. En 2024, seulement deux nouveaux fonds ont été approuvés par la Cosumaf, ce qui reflète une stratégie délibérée visant à renforcer les capacités des intermédiaires du marché financier. Cette approche garantit que les acteurs du marché sont bien préparés pour répondre aux besoins croissants des investisseurs. Le potentiel est immense : avec plus de 50 millions d’habitants, la région a la capacité de mobiliser des pools d’épargne beaucoup plus importants pour financer des secteurs clés comme les infrastructures, l’agriculture et la technologie.

Quel rôle joue la Cosumaf dans l’avenir des marchés financiers de la région ?

La Cosumaf est le pilier de la régulation dans la région, garantissant que nos marchés financiers restent sécurisés et transparents. Leur stratégie actuelle de renforcement des capacités des intermédiaires est une démarche stratégique pour bâtir la confiance dans le marché. En s’assurant que les gestionnaires d’actifs, les courtiers et les conseillers respectent les normes les plus élevées, la Cosumaf jette les bases d’une croissance durable. En outre, leur accent sur l’éducation et la formation attire de nouveaux participants, notamment les jeunes investisseurs et les entreprises. Le résultat ? Un marché qui devient lentement mais sûrement plus inclusif et dynamique.

Comment la gestion d’actifs peut-elle contribuer au développement économique de la région CEMAC ?

La gestion d’actifs est un pont entre le capital et les opportunités. Par exemple, un fonds commun bien structuré peut regrouper l’épargne de milliers de ménages pour financer des projets essentiels comme des routes, des centrales énergétiques ou des hôpitaux. Imaginez l’impact si seulement 10 % de l’épargne des ménages dans la région Cemac, représentant des milliards de FCFA, étaient investis dans des projets locaux. Cela stimulerait non seulement la croissance économique, mais offrirait également des rendements stables aux investisseurs, créant ainsi un cercle vertueux de développement et de création de richesse.

Quelles stratégies les partenariats public-privé (PPP) peuvent-ils adopter pour réussir dans la région ?

Les PPP prospèrent grâce à la confiance, la transparence et le bénéfice mutuel. Pour qu’ils réussissent dans la région Cemac, trois stratégies clés sont essentielles :

1. Des structures de gouvernance claires : un cadre transparent garantit que toutes les parties comprennent leurs rôles et responsabilités.

2. Réduction des risques : en offrant des garanties ou des mécanismes de cofinancement, les gouvernements peuvent rendre les projets plus attractifs pour les investisseurs privés.

3. Renforcement des capacités : assurer que les institutions locales et les parties prenantes possèdent les compétences nécessaires pour gérer efficacement les PPP.

 Le port en eau profonde de Kribi est un excellent cas d’étude. Son succès repose sur une forte collaboration et un cadre de gouvernance clair, permettant d’en faire un hub commercial vital pour la région.

Quelles sont les priorités pour développer les marchés financiers dans la région Cemac ?

Pour développer nos marchés financiers, nous devons nous concentrer sur :

1. L’éducation et la sensibilisation : de nombreuses personnes et entreprises ignorent encore les avantages de participer aux marchés financiers.

2. Des produits simplifiés : les produits d’investissement doivent être accessibles et compréhensibles, permettant même aux petits investisseurs de participer.

3. L’intégration régionale : en favorisant l’investissement transfrontalier et en harmonisant les réglementations, nous pouvons créer un marché plus vaste et plus liquide.

Créer des produits simples à revenu fixe pourrait attirer plus de participants. Imaginez un enseignant à Douala qui pourrait investir 10 000 FCFA par mois dans un produit qui finance des écoles ou des hôpitaux tout en générant un rendement stable.

Quelles opportunités s’offrent aux investisseurs dans les marchés financiers de la région CEMAC ?

La région CEMAC offre des opportunités incroyables, notamment dans des secteurs comme les infrastructures, l’agriculture et les énergies renouvelables. Par exemple, l’élan pour les infrastructures régionales pourrait débloquer des projets d’une valeur de plus de 1 000 milliards de FCFA dans la prochaine décennie. De plus, la classe moyenne en expansion offre des opportunités dans les biens de consommation, le logement et les services financiers. En investissant dès maintenant, les entreprises et les individus peuvent se positionner à l’avant-garde de cette transformation.

Quel conseil donneriez-vous aux individus et aux entreprises souhaitant investir dans la région CEMAC ?

Aux individus : commencez modestement mais pensez grand. Avec seulement 5 000 FCFA, vous pouvez débuter votre parcours d’investissement à travers des fonds collectifs comme les fonds communs de placement. Avec le temps, ces investissements peuvent croître et vous aider à atteindre l’indépendance financière. Aux entreprises : collaborez. Que ce soit par le biais de PPP ou de partenariats avec des intermédiaires financiers locaux, la collaboration est la clé pour exploiter le plein potentiel de la région.

Quelle est votre vision pour l’avenir de la finance et des marchés financiers dans la région CEMAC ?

Ma vision est que la région CEMAC devienne un modèle de croissance financière inclusive et durable en Afrique. Cela nécessite que nous—gouvernements, secteur privé et régulateurs—travaillons ensemble avec un engagement commun envers le progrès. D’ici 2030, je crois que nous pouvons doubler la capitalisation boursière de notre marché et créer des produits financiers qui financent une véritable croissance économique tout en offrant de la valeur aux investisseurs.

La Sonara à la quête d’experts internationaux pour piloter sa réhabilitation

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Depuis le sinistre de 2019 ayant mis à l’arrêt les infrastructures de la Société nationale de raffinage (Sonara), sa réhabilitation est devenue un enjeu central des discussions budgétaires au Parlement camerounais. À l’occasion de la session parlementaire de fin d’année, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a, une fois encore, mis ce projet en lumière. Présentant le programme économique et financier pour 2025, le 1er décembre 2024, il a annoncé comme priorité, le lancement imminent des études technico-économiques et financières approfondies accompagnées d’études de base pour la réhabilitation de la Sonara. 

« Pour l’année 2025, le gouvernement camerounais envisage plusieurs actions, dont deux mesures prioritaires dans le segment eau et énergie. En ce qui concerne les produits pétroliers et le gaz, il est particulièrement prévu le lancement des études technico-économiques et financières approfondies ainsi que des études de base pour la réhabilitation de la Sonara. »

Un projet au point mort faute de moyens

Toutefois, le chef du gouvernement n’a pas mentionné que certaines démarches sont déjà en cours. Un rapport publié par le Fonds monétaire international (FMI) en novembre 2024 précise qu’une « étude approfondie de faisabilité technico-économique et financière » est actuellement menée, intégrant la conception d’une raffinerie complexe avec une unité d’hydrocraquage, validée par le président de la République. Le FMI indique par ailleurs que le Comité interministériel pour la réhabilitation de la Sonara a finalisé et validé un plan de restructuration. Toutefois, l’institution précise que l’étude complète de faisabilité technico-économique n’a pas encore été soumise à ses services.

Au ministère de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba confirme cette situation et l’explique : « Conformément aux nouvelles instructions du président de la République, le projet est désormais conduit par le directeur général de la Sonara en tant que maître d’ouvrage ». Parmi les actions entreprises jusqu’ici, le ministre cite l’élaboration d’un plan d’action pour relancer la production, la transmission de ce plan au FMI, et la sélection en 2023 de deux cabinets d’ingénierie. Il s’agit notamment de Chemex Global LLC (États-Unis) et Performance Plus Innovation (France). Ces entreprises devaient réaliser des études de conception détaillées (FEED) et apporter une assistance technique.

 Cependant, « faute de moyens financiers suffisants », ces études n’ont pu être menées à terme. Une nouvelle procédure d’urgence a donc été lancée le 1er août 2024 pour recruter au moins trois cabinets spécialisés de renommée internationale. Ces derniers auront pour mission d’évaluer la pertinence pour la Sonara de produire des carburants « conformes aux normes Afri 5/Afri 6 et un fuel-oil respectant les exigences Marpol, un cadre réglementaire visant à réduire les impacts environnementaux liés au transport maritime, notamment les émissions de soufre », indique Gaston Eloundou Essomba

Une dette écrasante et des importations massives

Parallèlement à ces initiatives, la Sonara continue de faire face à une situation financière critique. Devant les députés, le 4 décembre 2024, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a fait le point sur la dette de l’entreprise, estimée à 1 000 milliards de FCFA lors de l’introduction, en 2020, de la taxe dédiée à son apurement. Cette taxe, fixée à 47,8 FCFA par litre de carburant vendu à la pompe, a permis de collecter environ 353 milliards de FCFA au 31 octobre 2024, contre 270 milliards en 2023 et 194,7 milliards en 2022.

Ces fonds sont versés sur un compte ouvert à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), exclusivement dédié au remboursement de la dette. Grâce à ce mécanisme, la Sonara a pu honorer certains engagements, notamment envers le trader suisse Trafigura, à hauteur de 14 milliards de FCFA en septembre 2023.Prévu pour s’étendre sur dix ans, ce dispositif vise à mobiliser un total de 780 milliards de FCFA.

L’appel des partenaires sous-régionaux

Inaugurée en 1981, la Sonara, située dans la région du Sud-Ouest, représente un pilier de l’industrie pétrolière camerounaise. Mais ses infrastructures vétustes, combinées à l’incendie de 2019, ont exacerbé ses difficultés financières et opérationnelles. Pour maintenir l’approvisionnement national en produits pétroliers, le Cameroun a importé 1,6 million de tonnes métriques de produits pétroliers en 2024. 

Cette dépendance aux importations souligne l’urgence de la réhabilitation de la raffinerie, qui devrait permettre de réduire la facture énergétique du pays tout en renforçant la souveraineté énergétique. Conscient de cet enjeu, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a exhorté les autorités camerounaises à accélérer la réhabilitation de la Sonara. « Aujourd’hui, tous les pays de la sous-région importent leurs produits pétroliers. Cela fragilise notre position extérieure », a-t-il alerté lors d’une conférence de presse en juin 2024.

Pour bien appréhender ce phénomène, il est essentiel de comprendre que les réserves de change représentent les avoirs en devises des États. En vertu des accords monétaires liant les pays de la Cemac à la France, 50 % de ces réserves sont rapatriés à la Beac, tandis que l’autre moitié est conservée dans un compte d’opérations tenu dans les livres du Trésor français. 

Cette réserve commune aux États de la Cemac leur permet de financer collectivement leurs importations respectives. Ce principe de solidarité dans l’utilisation des fonds du compte d’opérations offre à un pays la possibilité de couvrir des factures d’importation dépassant largement ses propres réserves en devises. Dans cette situation, le pays importateur s’appuie sur les avoirs des autres membres, notamment ceux disposant de devises excédant leurs besoins d’importations.

D’après les prévisions de la Beac, les réserves de change devraient atteindre 7 285 milliards de FCFA d’ici fin 2024, soit l’équivalent de 4,79 mois d’importations. Depuis plusieurs années, le Cameroun, moteur économique de la zone Cemac, contribue à hauteur de 70 à 80 % à la constitution de ces avoirs en devises. Cependant, cette situation est fragilisée par les importations massives de produits pétroliers finis réalisées chaque année par le Cameroun. 

Ces importations grèvent les réserves monétaires communes des pays membres de la Cemac. Dans ce contexte, le gouverneur de la Beac plaide pour une réhabilitation rapide de la Sonara afin de relancer les activités de raffinage de pétrole brut. Cette démarche permettrait de limiter, voire d’éliminer, les importations de produits pétroliers finis, contribuant ainsi à la préservation des réserves de change de la région.

Plantes Médicinales : L’IMPM table sur 2,5 milliards FCFA pour renforcer ses recherches

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Le Conseil d’Administration de l’Institut de Recherches Médicales et d’Études des Plantes Médicinales (IMPM) a approuvé le plan d’actions et le budget-programme pour 2025, avec un budget de 2.550.908.830 FCFA, équilibré en recettes et en dépenses. Il se décompose en 1.804.150.830 FCFA pour les investissements et 746.7 millions FCFA pour le fonctionnement des programmes. Les dépenses sont réparties entre deux sous-programmes : 2,03 milliards de FCFA pour la densification de la recherche-développement et de l’innovation, et 515,7 millions de FCFA pour la gouvernance et l’appui institutionnel.

Malgré les contraintes budgétaires, ces fonds soutiendront des initiatives stratégiques dans la recherche médicale et l’innovation. Le Conseil a également salué l’obtention de trois brevets d’invention délivrés par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Ces brevets concernent des phyto-médicaments très efficaces contre le paludisme, développés à partir de plantes locales dans les laboratoires de l’IMPM. Cette réalisation souligne le rôle crucial de l’Institut dans la lutte contre les maladies tropicales et la valorisation des ressources naturelles.

Sous la supervision du Directeur général, Professeur Jean Louis Essame Oyono, le Conseil a adopté les procès-verbaux des précédentes sessions (14ème Session Extraordinaire et 42ème Session Ordinaire) et a pris acte des mesures d’amélioration appliquées à divers projets. Parmi ces avancées, la révision des documents tels que le Manuel des procédures administratives et le Statut du personnel a été mise en œuvre avec succès.

Recettes non fiscales : 14,4 milliards de FCFA générés par les travailleurs étrangers en 2024

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a présidé le 9 janvier dernier, à Yaoundé la première session du groupe de travail interministériel chargé de la lutte contre la main-d’œuvre étrangère en situation irrégulière. Au centre des discussions, les amendements apportés par la loi de finances 2025 ont retenu l’attention. L’article 23, qui modifie et complète les dispositions de 2023, introduit des mesures innovantes pour encadrer davantage l’emploi des travailleurs étrangers au Cameroun. Parmi elles, des frais spécifiques désormais imposés aux consultants et experts étrangers, ainsi qu’aux structures privées de formation professionnelle.

Ces réformes, bien qu’ambitieuses, visent une seule finalité : maximiser les contributions financières de ces acteurs au développement du Cameroun. Avec une taxation équivalant à un ou deux mois de salaire brut, ajustée selon l’origine géographique, les recettes fiscales ont connu un bond spectaculaire. Ce système, en vigueur depuis 2023, est désormais étendu à d’autres catégories professionnelles, incluant des pénalités dissuasives pour les contrevenants. « Ces mesures ne sont pas qu’une question de régulation. Elles permettent de garantir une compétition équitable sur le marché du travail tout en renforçant notre souveraineté économique », a déclaré le ministre Tchiroma Bakary. Les recettes générées par la main-d’œuvre étrangère en situation irrégulière ont connu un dynamisme impressionnant. 14,4 milliards de FCFA mobilisés en 2024, soit une progression vertigineuse par rapport aux 5 milliards collectés en 2023.

 DES AMBITIONS REVUES À LA HAUSSE

 Loin de se reposer sur ses lauriers, le gouvernement affiche des ambitions élevées pour 2025, avec un objectif de 20 milliards de FCFA. Ce montant devrait être atteint grâce à l’élargissement de la base fiscale et à l’efficacité des contrôles. Pour les autorités, les retombées financières de cette stratégie vont bien au-delà des chiffres : elles permettent de financer des initiatives locales, d’améliorer les infrastructures et de soutenir l’emploi national. Mais les impacts sociaux ne sont pas en reste. Les mesures visent à assainir le marché du travail en favorisant la régularisation des travailleurs étrangers et en stimulant les opportunités pour la main-d’œuvre camerounaise. Les retombées de ces réformes suscitent des réactions contrastées. Si les experts financiers saluent leur efficacité, certains observateurs pointent du doigt une potentielle rigidité qui pourrait décourager les investissements étrangers. Néanmoins, le gouvernement camerounais, fort de ses résultats, semble déterminé à poursuivre cette voie. La rencontre de jeudi dernier a également été l’occasion de présenter les nouveautés introduites par la loi de finances 2025, notamment l’amendement de l’article 22 de la loi de 2023 et son enrichissement par l’article 23. Désormais, de nouvelles dispositions s’ajoutent aux frais de visa pour les travailleurs étrangers : les consultants et experts étrangers devront verser 5 % de leurs honoraires au titre des frais de visa.

MESURES COERCITIVES

 « En plus des frais de visa, tout employeur recrutant un travailleur étranger en infraction aux lois et règlements en vigueur s’expose à une pénalité correspondant à trois mois de salaire brut pour chaque employé concerné ou, à défaut, au double des honoraires perçus illicitement », stipule la nouvelle loi. Par ailleurs, un groupe d’experts a été mandaté pour préciser la définition des termes « consultant » et « expert », établir une typologie des professionnels étrangers concernés par cette loi et concevoir un visa spécifique adapté à ces catégories de travailleurs. Les sanctions ne s’arrêtent pas là. Les employeurs récalcitrants seront tenus de régler des pénalités significatives, tandis que les structures privées de formation professionnelle devront s’acquitter de 300 000 FCFA pour obtenir un agrément d’ouverture et de 150 000 FCFA pour son renouvellement. Ces exigences visent à renforcer le cadre réglementaire et à assurer une gestion plus rigoureuse du marché du travail. Au cœur de cette réforme, l’objectif principal est de promouvoir une gouvernance stricte et équitable du marché de l’emploi au Cameroun.

En encadrant davantage l’activité des travailleurs étrangers, le gouvernement espère non seulement accroître ses recettes fiscales, mais aussi protéger les emplois locaux face à une concurrence jugée parfois inéquitable. Pour Issa Tchiroma Bakary, cette initiative représente une étape cruciale dans la quête d’un marché de l’emploi plus équilibré et dynamique.

Afriland First Bank lève 37,5 milliards de FCFA pour financer les PME locales

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Dans un effort pour stimuler le développement économique au Cameroun, la Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, a accordé, le 2 janvier 2025, un prêt de 37,5 milliards de FCFA à Afriland First Bank. Ce financement vise à améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) locales aux crédits à long terme. Ces entreprises représentent plus de 99 % du tissu économique national, selon les chiffres officiels.

Ce prêt structuré en deux volets répartit le financement entre la SFI, qui contribue à hauteur de 12,5 milliards de FCFA, et un consortium de prêteurs partenaires mobilisant les 25 milliards de FCFA restants. La convention prévoit une durée de remboursement de cinq ans, avec une période de grâce d’un an. En complément, une garantie de 1,875 milliard de FCFA, fournie par l’Association internationale de développement (IDA), sécurise ce prêt, entièrement destiné au soutien des PME camerounaises.

Promotion de l’entrepreneuriat féminin

Une particularité de cette initiative réside dans son ambition de promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Au moins 25 % des fonds seront alloués à des entreprises dirigées par des femmes. Cette approche inclusive répond aux statistiques récentes selon lesquelles 38 % des entreprises camerounaises sont détenues par des femmes, qui occupent également une place notable dans le secteur manufacturier (23 %) et constituent plus de la moitié de la population (51 %).

Malgré leur dynamisme, ces femmes entrepreneurs continuent de rencontrer d’importantes difficultés pour accéder au financement, soulignent des études de la Banque mondiale et des données gouvernementales. Avec ce nouvel appui financier, Afriland First Bank ambitionne non seulement de renforcer son rôle de leader bancaire au Cameroun, mais également de répondre à un défi crucial : améliorer l’accès au crédit pour un secteur clé du développement économique national.

En investissant dans les PME, notamment celles dirigées par des femmes, ce partenariat entre la SFI, l’IDA et Afriland First Bank pourrait transformer durablement le paysage entrepreneurial au Cameroun.

L’Etat augmente de 27,7 % l’enveloppe dédiée à la budgétisation sensible au genre

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En 2025, les dépenses sensibles au genre dans les dix ministères pilotes préalablement sélectionnés vont atteindre 92,46 milliards de FCFA, contre 72,42 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 20,04 milliards de FCFA (+27,7 %). Ces dépenses représentent désormais 1,28 % du budget général, contre 1,0 % en 2024.

Une répartition contrastée entre les ministères pilotes

La répartition de ces dépenses révèle des évolutions significatives, mais aussi des baisses notables selon les ministères. Le ministère de la Santé publique reste en tête avec 48,8 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 15,4 % par rapport à 2024 (42,3 milliards de FCFA). Suivent le ministère de l’Éducation de base (20,2 milliards de FCFA, contre 6,1 milliards en 2024, soit une hausse spectaculaire de 231,1 %) et le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (6,4 milliards de FCFA, en progression de 42,2 %). Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, acteur central de cette politique, bénéficie pour sa part d’une hausse de 42 %, avec une enveloppe passant de 4,5 milliards à 6,4 milliards de FCFA

Cependant, certaines baisses interpellent. Les dépenses du ministère des Enseignements secondaires chutent de 10,5 milliards de FCFA en 2024 à 4,6 milliards en 2025 (-56,2 %). De même, le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales enregistre une baisse marquée, passant de 5,2 milliards de FCFA à 1,7 milliard (-67,3 %). Une tendance similaire est observée au ministère des Affaires sociales, où l’enveloppe passe de 2,9 milliards à 1,6 milliard de FCFA,

À l’inverse, des ministères historiquement peu impliqués dans les questions de genre voient leur enveloppe croître de façon notable. Le ministère de la Décentralisation et du Développement local, par exemple, voit son budget passer de 96,5 millions de FCFA en 2024 à 457,8 millions en 2025 (+374,5 %). Le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, absent de cette dynamique en 2024, bénéficie cette année d’une enveloppe de 4,3 milliards de FCFA.

Obstacles

Malgré les avancées budgétaires, plusieurs contraintes freinent la mise en œuvre efficace de la BSG au Cameroun. Lors des Cafés thématiques sur les réformes de la gestion des finances publiques, organisés le 26 novembre 2024, Sophie Boumsong, chef de la division de la Réforme budgétaire au ministère des Finances, a souligné les limites actuelles. « Nous avons sélectionné des ministères pilotes parce qu’ils se prêtent, par leur nature même, à une analyse plus évidente des questions de genre », a-t-elle expliqué, en citant les exemples du ministère des Affaires sociales et de celui de la Promotion de la Femme et de la Famille. 

Cependant, intégrer cette approche dans des départements moins naturellement « genrés », comme les Travaux publics, nécessite des études approfondies. « Comment intégrer concrètement la perspective genre dans ce type de ministère ? Cela passe par des analyses préalables et des études approfondies. Ce sera l’une des priorités de notre plan d’urgence », a-t-elle ajouté

Pour amorcer cette révolution, les administrations sont encouragées à se doter d’indicateurs genre. « Des données telles que le nombre de femmes dans les effectifs, la proportion de femmes occupant des postes de responsabilité ou suivant des formations pour progresser dans leur carrière sont relativement faciles à collecter dans tous les ministères », a précisé Sophie Boumsong.

Cependant, ces initiatives peinent à se généraliser, freinées par des résistances institutionnelles et un manque de sensibilisation, a-t-elle indiqué. L’allocation budgétaire elle-même reste un défi. « Nous avons introduit des mécanismes pour marquer toutes les activités sensibles au genre au sein des administrations. L’objectif est d’éviter que les fonds alloués soient redirigés vers d’autres activités non prévues », a-t-elle expliqué. Par ailleurs, indique-t-elle, le développement d’une nomenclature budgétaire spécifique aux questions de genre est également envisagé, bien que « cela s’inscrive dans un travail de longue haleine »

Ces préoccupations trouvent un début de réponse dans le Plan stratégique de réformes de la gestion des finances publiques 2024-2027. Pour l’année en cours ce document prévoit entre autres, l’élaboration et la validation d’un référentiel d’analyse du budget sensible au genre.

La BSG, consacrée au Cameroun par la circulaire présidentielle du 30 août 2021, vise à analyser et adapter les politiques fiscales, les dépenses et les recettes publiques pour réduire les inégalités entre les sexes. Il s’agit d’intégrer une perspective de genre à toutes les étapes du cycle budgétaire pour évaluer l’impact des finances publiques sur les conditions des hommes et des femmes, en tenant compte des dimensions sociales, économiques et culturelles.

La SIC adopte un budget de 20 milliards de FCFA

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Les administrateurs, réunis autour de la table, étaient confrontés à des chiffres peu reluisants : le budget 2024 de 21 milliards de FCFA n’a été exécuté qu’à hauteur de 58 %, révélant un fossé béant entre ambitions et réalisations. Face à ce constat, la décision a été prise de revoir le budget à la baisse pour 2025, le fixant à 20 milliards de FCFA, dont 14 milliards seront consacrés à l’investissement.

Les interventions se sont enchaînées, oscillant entre critiques constructives et appels à l’action. Le ministre, dans un ton à la fois ferme et inspirant, a exhorté le Directeur Général de la SIC, Ahmadou Sardaouna, à dépasser les discours pour privilégier l’efficacité. « 2025 doit marquer le début d’une nouvelle ère, où chaque projet engagé aboutit à des réalisations concrètes », a martelé Célestine Ketcha Courtès.

Le déficit de logements au Cameroun, estimé à 2,5 millions d’unités, reste une préoccupation majeure. Cette session a donc été l’occasion de redéfinir les priorités : un plan de performance 2025-2027 a été adopté, incluant la mise en œuvre du Plan Marshall, axé sur la production massive de logements sociaux. Pour répondre aux attentes des populations, les administrateurs ont insisté sur une meilleure allocation des ressources et des projets alignés sur des objectifs réalistes.

« Ce budget n’est pas un simple document comptable, il doit refléter notre volonté de transformer des intentions en résultats concrets », a déclaré un administrateur. La Ministre a également souligné l’importance de la synergie entre la SIC, le Crédit foncier du Cameroun et le Ministère de l’Économie, engagé dans un partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD). Ces collaborations sont perçues comme des leviers indispensables pour financer et accélérer la construction de logements décents et accessibles

 En clôturant cette session, Célestine Ketcha Courtès a rappelé l’impératif d’une gouvernance rigoureuse et d’un management orienté vers les résultats. « Nous avons une mission : loger dignement chaque Camerounais. Pour cela, il faut une mobilisation totale des moyens et des énergies », a-t-elle affirmé. Les travaux se sont achevés dans un climat d’engagement renouvelé. Dès janvier 2025, la SIC s’apprête à lancer de nouveaux chantiers, porteurs d’espoir pour des milliers de familles.

Lutte contre la vie chère : Ruée vers les ventes directes de produits de grande consommation

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Il est 13 heures, ce 7 janvier 2025, Angèle, une ménagère de 60 ans revolus, fulmine. Sous un soleil implacable, elle patiente depuis trois heures sur le Boulevard du 20 Mai, dans l’espoir d’acquérir un sac de riz Big Joe à prix promotionnel. Habitant à Nkoabang, un quartier excentré de Yaoundé, elle raconte sa désillusion : « C’est la troisième fois que je viens, et toujours rien. On nous dit de revenir demain à 8 heures, mais si je veux être sûre d’avoir une place, Bouba me conseille d’arriver à 5 heures du matin. » Non loin d’elle, un jeune homme propose une solution : lui donner 17.000 FCFA aujourd’hui et revenir chercher son sac le lendemain. Mais Angèles, méfiante, décline. Devant les stands de vente, une trentaine de personnes attendent, prêtes à braver les longues heures d’attente pour économiser 4.000 FCFA sur un sac de 50 kg, vendu exceptionnellement à 15.000 FCFA au lieu des 19.000 FCFA habituels.

Depuis fin décembre, le Boulevard du 20 Mai est pris d’assaut par des foules venues acheter le riz Big Joe, star incontestée de la campagne de vente promotionnelle organisée par le ministère du Commerce. La scène se répète chaque jour : dès les premières lueurs du jour, femmes, hommes, jeunes et enfants se massent en longues files sous la surveillance de porteurs, qui facturent 200 FCFA pour transporter les sacs jusqu’aux taxis en attente. « La demande est immense, mais le stock est suffisant », assure le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana. « Les ravitaillements sont réguliers, et il n’y a aucun risque de rupture », ajoute-t-il.

ÉQUITÉ TOTALE POUR L’ACCÈS AUX PRODUITS ESSENTIELS

Outre le riz, la foire commerciale propose une variété d’autres produits de première nécessité à prix réduits : le sel Diamant à 2.700 FCFA pour un sac de 18 kg, les spaghettis Broli à 375 FCFA le paquet, le sucre en poudre à 750 FCFA le kilogramme et en morceaux à 850 FCFA, le manioc bio à partir de 500 FCFA le tas, ainsi que les huiles alimentaires sont disponibles à partir de 1 250 FCFA le litre pour le Diamaor, et 1 400 FCFA le litre pour le Mayor notamment. Dans le cadre de cette initiative visant à alléger le coût de la vie, les ménages ont désormais la possibilité d’acheter du bœuf à des prix accessibles : 2300 FCFA le kilogramme avec os et 2700 sans os. Sur le terrain, de nombreux ménages expriment leur colère face à une situation qu’ils jugent injuste : certains marchands véreux profiteraient de la campagne pour acheter ces produits de première nécessité en vue de les revendre à des prix plus élevés une fois la promotion terminée. Pour éviter de telles dérives le ministère du Commerce a imposé des restrictions strictes, nous souffle une source au sein du ministère du Commerce. Concernant le riz Big Joe, par exemple, chaque ménage n’a droit qu’à un seul sac, une règle fermement édictée par le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana pour garantir une distribution équitable. Dans un communiqué adressé à ses collaborateurs déconcentrés à travers le Cameroun, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a rappelé l’importance de l’opération spéciale de vente de produits de première nécessité, avec un focus particulier sur ce riz d’origine pakistanaise.

UNE CAMPAGNE QUI VA AU-DELÀ DE YAOUNDÉ ET DOUALA

Le ministre a insisté sur la nécessité pour ses équipes de veiller à ce que ce riz, proposé dans le cadre de ventes directes sur des sites dédiés, ne soit en aucun cas revendu dans les quartiers ou marchés par des commerçants. « Je vous demande de vous mettre immédiatement au travail, vous-même ainsi que vos équipes, afin de vous assurer que, sous aucun prétexte ni motif, ce riz n’est revendu dans les quartiers ou dans les marchés par les commerçants », at-il déclaré. Cette opération, qualifiée de « spéciale » et mise en place par le ministère, vise exclusivement les consommateurs, sans intermédiaires, dans le but de soulager les ménages confrontés à la flambée des prix des denrées alimentaires. Le succès populaire rencontré par cette initiative, notamment sur les sites de Yaoundé, témoigne de son impact positif, mais souligne également les défis liés à son exécution. En dépit des assurances de régularité des stocks, des dérives potentielles dans la distribution restent une préoccupation majeure pour le ministère.

Ces ventes, initiées le 23 décembre, concernent plusieurs localités au-delà de Yaoundé, notamment Douala, Nkongsamba, Tiko, Garoua-Boulaï et Guider. À Douala, trois axes structurent l’opération : des caravanes itinérantes, un marché promotionnel à Akwa et des boutiques-témoins disséminées dans la ville. Cette vaste campagne, saluée par les populations, reflète l’engagement du gouvernement à améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Pour Angèle et d’autres comme elle, chaque économie réalisée est une victoire. Mais pour y parvenir, il faut souvent endurer de longues heures d’attente, braver la chaleur et garder espoir. Sur le Boulevard du 20 Mai, le temps semble suspendu. Chacun, sac en main ou en attente, poursuit la même quête : celle de nourrir sa famille à moindre coût, dans un contexte économique de plus en plus exigeant.

Fichier électoral : Maurice Kamto saisit le Conseil constitutionnel

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Maurice Kamto ne lâche pas Elections Cameroon (Elecam) en ce début d’année 2025. Alors que les inscriptions sur les listes électorales ont repris le 2 janvier dernier, le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est monté au créneau ce 9 janvier pour dénoncer une nouvelle violation du Code électoral par l’organe chargé de l‘organisation des élections. « La loi dit ‘’la liste électorale nationale’’, le directeur général des élections dit ‘’les listes électorales nationales’’. Cette déclaration constitue une violation flagrante de l’article 80 du Code électoral», souligne le leader du MRC. « En effet, en procédant tel qu’il l’a fait, de son propre aveu, le directeur général d’Elecam n’a pas publié la liste électorale nationale tel que prescrit par la loi. Cela revient à dire qu’à ce jour, il n’y a pas de liste électorale nationale disponible et accessible au public », regrette Maurice Kamto.

Une situation à laquelle Elecam est habituée. En effet, l’organe en charge de l’organisation des élections n’a jamais publié le fichier électoral national. Et le MRC n’entend plus laisser faire. Le MRC a saisi le conseil constitutionnel qui veille à la régularité du processus électoral dès la publication des listes électorales, et le Conseil électoral d’Elecam en requête pour dénoncer les manquements relevés dans cette phase : «nous demandons au Conseil électoral d’agir en urgence pour contraindre le directeur général des élections à publier comme le lui impose l’article 80 du Code électoral, la liste électorale nationale complète, de mettre la liste électorale nationale complète à la disposition des électeurs, en version numérique, sur le site officiel d’Elecam, d’afficher en plus de la version numérique sur le site officiel d’Elecam, la liste électorale nationale dans tous les centres de vote du pays et de la diaspora ; de rétablir sur la liste électorale nationale les 120 000 électeurs arbitrairement exclus et dont l’annonce publique de leur intégration avait été faite par le directeur général d’Elecam, et de mettre sur le site officielle d’Elecam la liste distincte des 120 000 électeurs».

C’est un nouvel épisode du combat que mène le MRC contre Elecam depuis plusieurs mois. Le parti d’opposition accuse Elecam de violations du Code électoral. Le parti avait déjà été à l’avant-garde de la publication des listes électorales brutes en octobre dernier, puis à la publication des listes par l’organe en charge des élections, avait dénoncé le défaut d’empreintes digitales de 120 mille électeurs. Défaut pour lequel Elecam mettait à l’écart ces citoyens qui se sont régulièrement inscrits. Face à la pression du MRC, Elecam avait annoncé la réintégration de ces électeurs.

Douala : un budget de 72 milliards FCFA  axé sur les infrastructures en 2025

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 Cette enveloppe budgétaire en hausse de 12,5% par rapport à l’exercice 2024 va notamment servir prioritairement aux infrastructures du projet de Bus rapid transit.

 Pour l’exercice 2025, le budget de la mairie de la ville de Douala est équilibré en recettes et en dépenses à 72 milliards FCFA.  Le projet de budget a été adopté le 26 décembre 2025 par  les  conseillers communautaires.  Ce montant est en hausse de 8 milliards FCFA, soit 12,5%  comparé aux 64 milliards de FCFA votés en 2024.  L’enveloppe sera consacrée à  financer les projets qui portent sur cinq principaux axes. Le développement des infrastructures et l’amélioration de la mobilité urbaine, le renforcement de l’éclairage public, l’assainissement et la propreté, l’embellissement de la ville, l’appui au développement économique et social.   

D’après le maire de la ville, deux axes sont prioritaires en 2025. Le développement des infrastructures  et l’assainissement et la propreté.  Sur le volet infrastructures,  les plus importants sont  le projet de bus rapid transit (BRT) dont le démarrage des travaux est attendu depuis 2022 et  la réhabilitation de la voirie urbaine. « Dans ces 72 milliards il y a d’abord le lancement du  projet BRT, ensuite le paiement des indemnisations. C’est le premier pas. Nous allons également lancer dès le début d’année, des appels d’offres pour améliorer les infrastructures,  toujours dans le cadre du BRT », a déclaré Roger Mbassa Ndine.

 Le coût du projet BRT a été évalué à 335,3 milliards FCFA. 87% du montant global, soit 291,9 milliards de FCFA, sont dédiés à la construction du réseau BRT, entre autres,  28 km de voies affectées aux bus entièrement séparées avec des échangeurs, 44 stations, quatre terminaux.  Pour le financement,   le projet  a bénéficié d’un prêt de 260,8 milliards de FCFA de la Banque mondiale. 62,1 milliards FCFA proviennent des partenaires tandis que le gouvernement camerounais devait participer à hauteur de 12,4 milliards FCFA pour les indemnisations. D’abord annoncé pour 2022, le début des travaux a été retardé pour 2023 puis renvoyé à début 2024. Mais rien n’est encore visible sur le terrain.

 Pour 2025, le maire de la ville de Douala compte aussi renforcer l’état des infrastructures routières dont la dégradation est assez prononcée. « Nous  avons mis en place la régie de la propreté urbaine  car nous avons une défaillance de notre opérateur principal.  Et donc cette régie va être dotée des moyens pour agir plus efficacement sur l’ensemble du territoire de Douala en commençant par les grands axes » a indiqué Roger Mbassa Ndiné.

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