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Présidentielle 2025 : Des chefs traditionnels en rangs derrière Paul Biya

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Au terme d’une réunion élargie du bureau exécutif du Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun tenue ce 27 janvier 2025, un appel à candidature a été lancé à l’endroit de Paul Biya, pour la présidentielle 2025. Dans la déclaration finale lue par le lamido de Guidiguis, l’association des chefs traditionnels du Cameroun, expliquent que « l’attention des chefs traditionnels du Cameroun a été particulièrement attirée par des propos diffamatoires envers le président de la République. Au regard de ce qui précède, le Conseil des chefs traditionnels a trouvé opportun de prendre une position claire, sans équivoque sur les sujets qui cristallisent désormais toutes les attentions à savoir l’élection présidentielle ». Mieux, « le Cameroun est  un pays complexe qui a besoin d’un homme d’expérience, sagesse, patriotisme et clairvoyant qui sont des atouts et des qualités indéniables, irréfutables pour notre pays dans un monde de plus en plus incertain. En qualité d’auxiliaires de l’administration, les chefs traditionnels du Cameroun prennent un engagement républicain à suivre les pouvoirs publics et à suivre toutes les mesures qui seront mises en jeu pour le bon déroulement du scrutin présidentiel», souligne la déclaration. 

Chefs traditionnels contre évêques

Les travaux placés sous la présidence de Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale (Minat), avaient deux points à l’ordre du jour : l’appel à candidature à Paul Biya et l’élection du nouvel bureau exécutif de leur instance, après le décès de son premier président, Alim Hayatou, ancien lamido de Garoua, décédé en 2021. Pour l’autre point à l’ordre du jour, Guy Tsala Ndzomo, un chef traditionnel du département de la Lékié, région du Centre, a été élu à la tête de l’instance. Avec comme vice-président, le lamido de Maroua, Abdoulaye Yerima Bakari. « Le nouveau président du Conseil des chefs traditionnels du Cameroun a salué l’engagement des uns et des autres, qui a permis de « maintenir le Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun ». Alors « c’est aussi  pour moi l’occasion tant attendue de dire merci du fond du cœur pour m’avoir soutenu pendant toute cette période dans les activités que nous avons menées ensemble. Merci pour confiance qui est pour moi un facteur de motivation et d’énergie revigorante et surtout pour vos soutiens multiformes ». En soulignant le fait que « la chefferie traditionnelle est l’institution fondamentale garante de notre identité culturelle, la base fondatrice de nos communautés et dépositaires de la base culturelle traditionnelle ».

Les chefs traditionnels s’alignent ainsi derrière les militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, qui croient qu’à 92 ans, Paul Biya demeure leur candidat pour l’élection présidentielle d’octobre prochain. Cela arrive quelques semaines après une vague de dénonciations de la malgouvernance et de la mauvaise qualité de vie des Camerounais, portées par des évêques et archevêques.

Pour autant, il est à noter que ce ne sont pas tous les chefs traditionnels du Cameroun qui ont pris part aux travaux. Des critiques comme Jean Rameaux Sokoundjou de Bamendjou, n’ont pas ris part aux travaux du Palais des Congrès de Yaoundé.

CAN 2025 : Le Cameroun hérite de la Côte d’ivoire

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Les pays qualifiés pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 savent désormais à quelles sauces ils seront mangés. Le tirage au sort effectué à Marrakech au Maroc ce 27 janvier 2025 a permis aux uns et aux autres d’être fixés sur leurs concurrents. Déjà, le match d’ouverture opposera le 21 décembre prochain le Maroc, pays organisateur, aux Comores. Si le Maroc est considéré comme un favori, les Comores savent tenir tête aux pays organisateurs. Le Cameroun l’a appris à ses dépens en janvier 2022.Dans ce groupe A se retrouvent également deux poids lourds du football africain : la Zambie et le Mali.

Le groupe B également présente les mêmes allures, avec l’Egypte, l’Afrique du Sud, l’Angola et le Zimbabwé. Le Nigéria a hérité dans le groupe C de la Tunisie, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

Les six groupes

Le Sénégal, champion d’Afrique 2021, et l’Algérie son prédécesseur, semblent mieux lotis. Le premier, logé dans le groupe D, aura comme adversaires du premier tour, la RD Congo, le Bénin et le Botswana. L’Algérie, elle, se retrouve dans le groupe E, aux côtés du Burkina Faso, de la Guinée équatoriale et du Soudan.

Le Cameroun, lui, hérite du champion en titre, la Côte d’ivoire. Un adversaire connu. Les matchs entre les deux pays sont des matchs de gueule, de confrontations allant parfois au-delà de la pelouse rectangulaire. Les deux « belles-familles » auront comme adversaires du premier tour le Gabon et le Mozambique, pour se départager. Sauf si les pronostics sont déjoués en défaveur de l’un ou l’autre gros calibre du groupe.

Yaoundé: Défaut de contrats et lourds impayés, Hysacam et Thychlof dressent les causes de l’insalubrité

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Tout au long de l’année 2024, les rues, les caniveaux, les chaussées, les quartiers, ainsi que les lieux administratifs de Yaoundé ont été envahis par des montagnes d’ordures. Ces « visiteurs indésirables » ont contribué à enlaidir une ville qui souffre déjà d’avoir une voirie en piteux état. Pourtant, un espoir avait émergé à la mi-2024.

En juin, la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) a lancé un appel d’offres international avec un budget prévisionnel de 61,8 milliards de FCFA. Ce processus a permis de désigner Hysacam comme gestionnaire deux des trois lots mis en compétition. Cependant, deux mois après ce développement, la réalité sur le terrain reste inchangée.

Prolifération des ordures

À Ngoa Ekelle, dans le 6ᵉ arrondissement de la ville de Yaoundé, le trottoir jouxtant le mur d’enceinte de la brigade de Melen II est devenu un immense dépotoir à ciel ouvert, où les ordures s’amoncellent chaque jour davantage. Malgré l’installation d’un bac à ordures dans cette zone, mesure exceptionnelle de la mairie de la ville, sa capacité limitée ne permet pas de contenir l’afflux des déchets.

Le même spectacle désolant s’observe ailleurs, notamment sur la route entre la chapelle Nsimeyong et le quartier Damase, au lieu-dit descente Victor Hugo où les déchets empiètent sur la chaussée, ou encore au quartier Melen, près du Carrefour. Même le centre-ville n’est pas épargné. En face du restaurant municipal situé non loin du ministère des Finances, les employés de ce lieu de restauration déversent leurs ordures dans un espace vert clôturé.

Sur l’axe entre le ministère des Postes et Télécommunications et celui du Commerce, les détritus jonchent la chaussée, tandis qu’entre le Carrefour de l’Amitié et Tropicana dans le 4e arrondissement de la capitale, des dépôts d’ordures sont régulièrement brûlés, répandant une fumée âcre et nauséabonde.

Hysacam, qui assure la gestion des déchets dans cinq des sept communes d’arrondissement de Yaoundé, minimise sa responsabilité. Si des lacunes subsistent dans la gestion des communes qui lui ont été attribuées (Yaoundé 1ᵉʳ, II, III, IV et VII), l’entreprise affirme que la situation à Yaoundé VI et III ne relève pas de sa compétence, car n’ayant pas soumis de candidature pour ces circonscriptions. À la Communauté urbaine de Yaoundé, une source évoque « une solution en cours » sans plus de précisions.

Toutefois, d’après notre source qui précise par ailleurs que l’appel d’offres lancé pour la gestion des déchets dans ces communes s’est soldé par un échec, elles ne seront pas abandonnées. « ces deux communes d’arrondissement ne seront pas abandonnées à leurs ordures ménagères. Des options s’offrent au maire de la ville. Il peut par exemple lancer une procédure normale de sélection d’un opérateur tout comme l’édile a la possibilité de recruter un nouvel opérateur par procédure de gré à gré », a-t-elle suggéré.

Solutions

Face à cette crise persistante, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain a organisé le 15 janvier 2025, une réunion pour tenter d’apporter des réponses. Rassemblant les responsables des entreprises de collecte Hysacam et Thychlof, les représentants des Communautés urbaines de Yaoundé et de Douala, ainsi que les maires d’arrondissements et diverses administrations, cette rencontre a permis de pointer les multiples causes de la prolifération des ordures.

Les prestataires citent notamment le non-paiement des factures, la non-contractualisation pour plusieurs exercices budgétaires, dont celui de 2025. Quant au ministre, elle évoque un manque d’engagement au niveau local. « Certaines communes, où l’on constate une vraie appropriation des questions d’hygiène, parviennent à rester propres. Les ordures, composées à 90 % de déchets ménagers, pourraient être transformées en compost biologique, une richesse inexploitée », a relevé le membre du gouvernement.

Comme solution urgente, Célestine Ketcha Courtès a annoncé le lancement d’une opération coup de poing de deux mois pour débarrasser les rues des immondices. Elle a également annoncé une dotation spéciale de 150 millions de FCFA pour chaque mairie d’arrondissement afin de financer des centres de regroupement des déchets et d’améliorer les collectes.

L’Etat choisit 2025 pour finaliser l’élaboration d’un cadre réglementaire pour le déploiement de la 5G

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photo générée par l'intelligence artificielle

«La finalisation du projet de cahier des charges pour l’établissement et l’exploitation des réseaux de communications électroniques de cinquième génération (5G) au Cameroun sera effective en 2025». Cette déclaration a été faite par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), lors de la cérémonie officielle de présentation de la feuille de route de son département ministériel le 23 janvier 2025. Qu’entend-on par ce projet de cahier des charges? Selon un expert en régulation des télécommunications, ce document est à la fois technique et réglementaire.

«Il s’agit d’un outil essentiel pour définir les conditions, obligations, et spécifications techniques et juridiques qui régiront le déploiement et l’exploitation des réseaux 5G au Cameroun.» explique-t-il. Il permettra d’encadrer plusieurs aspects, notamment : l’attribution des licences, via des appels d’offres ou enchères garantissant une gestion équitable du spectre de fréquences ; les normes techniques, pour assurer une conformité aux standards internationaux comme ceux établis par le 3GPP ; les obligations en matière de couverture, avec un accent particulier sur les zones rurales encore enclavées ; la qualité de service pour des débits élevés et une latence quasi inexistante ; les considérations environnementales, incluant la gestion des ondes électromagnétiques et la réduction de l’impact écologique. « Ce cahier des charges est une véritable feuille de route qui assure un déploiement maîtrisé et aligné sur les priorités nationales en matière de développement numérique, » conclut l’expert.

UNE VISION AMORCÉE DÈS 2024

Le processus d’élaboration de ce cahier des charges ne date pas d’hier. En avril 2024, le Minpostel a lancé un appel d’offres pour recruter un consultant chargé d’évaluer les modalités d’accès au spectre 5G et d’établir un cadre de valorisation économique et technique. Les missions confiées au prestataire étaient de réaliser un benchmark dans plusieurs pays développés et africains pour identifier les meilleures pratiques ; estimer les coûts d’accès au spectre et proposer des modèles de tarification ; évaluer les opportunités offertes par la 5G pour l’économie nationale ; analyser les recommandations des instances internationales comme l’UIT pour une adaptation au contexte camerounais ; proposer une stratégie de valorisation du spectre en vue de maximiser son impact économique.

Ce travail préparatoire s’inscrit dans un cadre plus large, piloté par le Comité Interministériel d’Attribution des Bandes de Fréquences (CIABAF), qui avait déjà identifié, en 2022, les bandes de fréquences propices au déploiement de la 5G, notamment la bande 3,3-3,8 GHz.

LES AMBITIONS DE MTN ET D’ORANGE CAMEROUN

Les opérateurs télécoms camerounais ne sont pas restés en marge de cette dynamique. En 2023, MTN affichait clairement ses ambitions de devenir le premier fournisseur de services 5G dans le pays. « L’introduction de la 5G sur notre réseau fait partie de nos ambitions. Nous sommes convaincus qu’elle apportera plus de modernité et permettra de désengorger les réseaux, » déclarait alors Mitwa Ng’ambi, ancienne directrice générale de MTN Cameroun. L’entreprise avait même adressé une demande d’expérimentation à l’Agence de régulation des Télécommunications (ART), démontrant ainsi son engagement à offrir aux Camerounais une connectivité de pointe.

De son côté, Orange Cameroun misait sur la sensibilisation et l’innovation. En janvier 2023, l’opérateur a inauguré un laboratoire 5G à Douala, un espace dédié à la formation des jeunes et à la stimulation de l’écosystème numérique autour des opportunités qu’offre cette technologie.

Une initiative saluée par plusieurs experts comme une démarche proactive pour anticiper l’avenir. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière d’infrastructures, de coûts d’accès, et de couverture équitable. Pour de nombreux observateurs, l’un des enjeux majeurs sera de convaincre le gouvernement de prioriser cette technologie tout en résolvant les problèmes de qualité de service des réseaux existants

Le Cameroun renonce chaque année à 400 milliards de FCFA de taxes pour soutenir l’économie

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Chaque année, le gouvernement camerounais renonce à une enveloppe colossale de 259,2 milliards de FCFA en exonérations fiscales. Une stratégie qui, selon la Direction générale des Impôts (DGI), s’inscrit dans une volonté de rendre les produits essentiels tels que le riz, le poisson et le blé accessibles à la majorité de la population.

L’année dernière, la DGI indiquait que pour le riz, l’État a adopté une taxation réduite à 5 %, loin du taux standard de 20 %, une mesure qui fait suite à une exonération totale appliquée entre 2008 et 2016. Ce dispositif coûte chaque année environ 52 milliards de FCFA au Trésor public. De manière similaire, le poisson, autre produit essentiel, bénéficie d’une fiscalité allégée représentant une perte annuelle de 58 milliards de FCFA. Quant au blé, matière première cruciale pour la fabrication du pain, les exonérations engendrent une perte de recettes de l’ordre de 30 milliards de FCFA par an.

Stimuler l’investissement et l’emploi

Outre les produits de grande consommation, le Cameroun mise également sur les avantages fiscaux pour dynamiser son économie. Selon la DGI, 190,2 milliards de FCFA sont ainsi consacrés chaque année à encourager les investissements et à stimuler la création d’emplois. Ces allègements ciblés visent à soutenir les entreprises, leur permettant de croître et d’embaucher davantage. En tout, ce sont 449,4 milliards de FCFA que l’État injecte annuellement dans ces différents mécanismes fiscaux

Ces impôts qui baissent ou qui augmentent en 2025

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Parmi les mesures phares, les droits d’enregistrement des baux à usage d’habitation enregistrent une baisse significative, passant de 5 % à 2 % en zone urbaine et de 2 % à 1 % en zone rurale. Une amnistie fiscale est également prévue pour régulariser les baux non enregistrés sans pénalités jusqu’au 31 décembre 2025. Les entreprises profitent elles aussi d’allègements fiscaux notables. Concrètement, seuls les contribuables exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale, avec un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions FCFA, seront désormais assujettis à l’impôt général sur les sociétés (IGS).

Allégements fiscaux pour les PME et les grandes entreprises

L’impôt sur les bénéfices des PME est réduit de 35 % à 25 %, tandis que celui des grandes entreprises diminue de 35 % à 30 %. Par ailleurs, le taux d’imposition sur les dividendes des PME est abaissé de 15 % à 10 %. Les droits successoraux, quant à eux, sont plafonnés à 5 % pour les patrimoines dépassant 500 millions FCFA, avec la possibilité d’étaler le paiement sur deux ans. Un abattement de 70 % est appliqué sur les indemnités versées en lieu et place d’avantages en nature, avec un seuil de franchise fixé à 1 million FCFA. L’abattement forfaitaire pour frais professionnels passe également de 4 800 000 à 8 000 000 FCFA par an.

Le volet environnemental occupe une place importante dans ces réformes. Les droits d’accises sur les véhicules électriques sont supprimés pour encourager leur importation et leur adoption. Les entreprises forestières certifiées bénéficient d’une réduction de la taxe d’abattage, qui passe de 3 % à 2,5 %. Dans le secteur énergétique, le tarif de la taxe spéciale sur les produits pétroliers applicable au gaz industriel est réduit de 60 à 50 FCFA par mètre cube.

Augmentations ciblées pour renforcer les recettes publiques

Pour compenser ces allègements, plusieurs hausses sont introduites. Une taxe spécifique de 4 FCFA par transaction s’applique désormais aux transferts d’argent, y compris ceux effectués via les banques et établissements de crédit. Les jeux de hasard subissent une hausse notable, avec une augmentation de la taxe sur les dépôts et retraits, qui passe de 0,2 % à 1 %. Par ailleurs, les droits de licence s’étendent désormais aux armureries et aux activités d’exploitation des jeux de hasard, tandis que les passagers de la classe premium des vols internationaux verront leurs droits de timbre aéroport augmenter à 75 000 FCFA.

Lutte contre la fraude fiscale et optimisation des recettes

Plusieurs mesures sont mises en place pour lutter contre la fraude fiscale. Les entreprises doivent désormais produire un état récapitulatif annuel de leurs gains. Une amende forfaitaire pouvant atteindre 50 millions FCFA est prévue pour l’utilisation de documents frauduleux. La déductibilité des commissions sur achats est limitée à 1 % du montant total, contre 5 % auparavant. Les consultants individuels sont soumis à une retenue à la source de 11 %. Enfin, l’impôt sur la plus-value immobilière s’étend désormais aux Sociétés Civiles Immobilières (SCI).

Le gouvernement introduit également des frais pour divers services administratifs. Les consultants étrangers devront s’acquitter de frais de visa représentant 5 % de leurs honoraires. L’ouverture d’un centre de formation professionnelle coûtera 150 000 FCFA, tandis que l’obtention d’un agrément pour exploiter des œuvres cinématographiques est fixée à 200 000 FCFA par an. Les entreprises devront s’inscrire au fichier national des PME moyennant 10 000 FCFA. Par ailleurs, la validation des prix des biens et services dans les marchés publics devient payante, avec des frais allant de 15 000 à 50 000 FCFA selon le type de commande.

Digitalisation et encadrement des marchés publics

Les acteurs économiques souhaitant obtenir un certificat électronique du ministère des Marchés publics (Minmap) devront désormais s’acquitter d’un paiement annuel de 100 000 FCFA. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de digitalisation accrue. Les entreprises sanctionnées dans le cadre des marchés publics devront payer une amende plafonnée à 1 000 000 FCFA pour reprendre leurs activités, soit jusqu’à 2 % du prévisionnel du marché suspendu. Les frais d’exploitation de la mercuriale sont désormais fixés à 10 000 FCFA par commande, et les validations de prix non référencés coûtent entre 15 000 et 50 000 FCFA.

La loi de finances 2025 prévoit également des ajustements pour les établissements financiers et les douanes. Les établissements de crédit bénéficient d’une révision du seuil de déduction automatique des créances irrécouvrables, qui passe de 500 000 à 3 000 000 FCFA. Enfin, la collecte de la TVA sur les activités portuaires et des droits d’enregistrement sur les véhicules d’occasion est confiée à la Direction Générale des Douanes et aux autorités portuaires.

Extrême-Nord : La réponse de Cavaye Djibril à l’évêque de Yagoua

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Cavaye Yeguie Djibril et ses camarades du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans la région de ‘Extrême-Nord ont beau s’arc-bouter sur l’ide d’une mobilisation des troupes à quelques mois des échéances électorales, notamment l’élection présidentielle d’octobre 2025, la récente actualité impliquant Mgr Barthélémy Yaouda, évêque de Yagoua, s’impose dans leur agenda. « En effet, au moment où des voix s’élèvent pour inciter nos compatriotes à la division et même à la rébellion, nous devons rester soudés, la tête froide et bien sur les épaules. On nous convoque le diable pour venir diriger le Cameroun », a-t-il dénoncé. Avant de s’interroger : « Mais qui est-il ce diable ? Je ne l’ai jamais vu. Personnellement, je ne le connais pas. Est-ce un humain ? Est-ce un animal ? Allons-nous confier le destin de notre Cameroun à un être que nous ne connaissons pas ? ». Pour répondre tout de go : « Jamais, au moins, nous connaissons notre Paul Biya et il demeure le meilleur risque pour le Cameroun. Alors, chers camarades, ne nous laissons pas distraire. Ne cédons pas à la manipulation. Restez les femmes et les hommes matures, comme nous l’avons toujours été », a conseillé à ses camarades.

L’élite politique du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans l’Extrême-Nord était ainsi réunie le 22 janvier à Maroua, sur convocation du chef de la délégation permanente régionale du Comité central du parti au pouvoir dans la région. Réunion convoquée dare-dare le 13 janvier dernier, avant d’être renvoyée, dans un contexte de trouble tant ni les autres cadres du parti dans la région, ni même le Comité central, n’avaient été associés à l’organisation de cet événement. Des sources avaient confirmé que le président de l’Assemblée nationale brulait d’envie de réagir aux sorties musclées des membres de l’épiscopat, et notamment de l’évêque de Yagoua, Barthélemy Yaouda qui dans une prêche à l’occasion des fêtes de fin d’année, s’en était pris au régime quarantenaire de Yaoundé, coupable à ses yeux de la mauvaise qualité de vie des Camerounais. Evoquant l’alternance, Mgr Yaouda avait même lâché que « même le diable, qu’il prenne d’abord le Cameroun, et on verra après». Pour l’homme de Dieu, « on a déjà vu pire».

Mobilisation derrière Paul Biya

La réunion de Maroua était l’occasion pour l’élite du Rdpc dans l’Extrême-Nord de battre le rappel des troupes et surtout d’envisager la future campagne électorale qui s’annonce pour le moins compliquée pour le parti au pouvoir qui s’est toujours targué d’être en terrain conquis dans la région. Si nul d’entre les participants à la rencontre du 22 janvier ne dénie à l’évêque la pertinence de sa verve contre le régime au sujet de la misère du peuple et celui de l’Extrême-Nord par exemple, il reste que Cavaye et ses amis ne veulent pas entendre d’un président autre que Paul Biya qu’ils appellent de tous leurs vœux à se représenter à la prochaine élection.

A ce propos, Ahmadou Hamidou, président de la section du Diamaré centre 1 qui accueillait la réunion, a souligné d’entrée de jeu que la rencontre vise à « booster les opérations d’inscriptions sur les listes électorales et la mise en place d’une stratégie gagnante, nous permettant de soutenir jusqu’à la fin le candidat naturel de l’Extrême-Nord pour les élections 2025 ». Pour sa part, le président de séance, Cavaye Djibril, a exhorté ses camarades à continuer à œuvrer pour une victoire écrasante du parti au pouvoir, et donc de Paul Biya, en octobre prochain. « En ma qualité de chef de la délégation permanente régionale, j’ai convoqué la présente rencontre afin que nous lancions la remobilisation de nos troupes, à l’effet de faire bloc derrière chaque candidature. Par une vaste campagne de sensibilisation, adossée autant que faire se peut sur les actions de proximité, allez et portez le message de la remobilisation, de l’engagement et du soutien sans faille à la candidature de Son excellence Paul Biya », a-t-il lancé.

A l’occasion, Abdoulaye Sinele le maire de Maroua 2 qui a quitté le Front pour le Salut national du Cameroun (Fsnc) d’Issa Tchiroma pour le Rdpc, a été officiellement présenté au patron du parti dans la région. Le Fsnc étant pourtant membre de la majorité gouvernementale.

L’Afrique perd plus de 40 000 milliards de FCFA  par an à cause des organismes nuisibles

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La FAO et le secrétariat de la convention internationale pour la protection des végétaux renforcent les capacités des agents phytosanitaires à l’effet d’accentuer la surveillance pour faire face au risque d’insécurité alimentaire généré par ces ravageurs.

 Les ravageurs transfrontaliers détruisent chaque année jusqu’à 40 % des cultures dans le monde. Leur déplacement d’un pays à l’autre  est favorisé par les changements climatiques, les voyages internationaux, l’expansion du commerce mondial et la croissance démographique. L’Organisation  des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) estime qu’en Afrique, les organismes nuisibles détruisent chaque année entre 30 et 60 % des cultures. Soit un préjudice financier évalué à 65,5 milliards d’USD, plus de 40000 milliards de FCFA.

 En plus des pertes économiques importantes, la propagation des organismes nuisibles accroît le risque d’insécurité alimentaire. C’est pourquoi il a été mis en place le Programme phytosanitaire africain (PPA), le premier programme phytosanitaire panafricain. Implémenté par la convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) en coordination avec la FAO et l’Union africaine, le programme  vise à aider les 54 pays du continent à prévenir et combattre les organismes nuisibles aux végétaux.  Il est également question de renforcer la résilience de leurs systèmes phytosanitaires, afin d’empêcher l’entrée et la dissémination de nouveaux organismes nuisibles sur leurs territoires. Cela passe essentiellement par la mise à disposition de moyens pour surveiller efficacement, détecter rapidement et éradiquer les organismes nuisibles et les maladies des végétaux importants.

 La phase pilote du programme lancé en 2023 couvre 11 pays  dont le Cameroun.  C’est  dans ce contexte que la ville de Douala a accueilli  le 20 janvier dernier, un atelier de recyclage des agents phytosanitaires des pays francophones concernés par la phase pilote du programme. Le Kenya, le Mali, le Maroc et la  RDC. L’atelier présidé par le ministre de l’agriculture et du développement rural a permis de renforcer les compétences des agents phytosanitaires des différents pays sur les techniques de surveillance à l’effet de  réduire les risques que représentent les nuisibles et les maladies des végétaux. Ceux-ci étant une menace pour l’agriculture, les écosystèmes, le commerce et  l’offre alimentaire mondiale. Les participants ont ainsi pu améliorer leurs compétences pour utiliser des outils numériques et des sciences modernes pour la surveillance, la détection et la  gestion des ravageurs d’une part et d’autre part, faciliter le partage de connaissances et la collaboration entre les pays.

 La CMP est appelée à adopter le Programme phytosanitaire africain, conçu pour doter les gouvernements et les acteurs nationaux d’éléments scientifiques probants et de technologies de pointe nécessaires à une lutte efficace contre les nuisibles des végétaux qui intéressent le régulateur, l’environnement et l’économie.

Réactions

Gabriel MBAIROBE, ministre de l’agriculture

 « Les ravageurs et les maladies  affectent entre 30 et 60% des cultures par an »

« Les ravageurs et les maladies sont la cause des pertes de production massives privant des millions de personnes d’une alimentation suffisante. La FAO estime que ces pertes pourraient représenter le jusqu’à 40% de la production agricole mondiale. Préserver la santé des végétaux est un enjeu important et crucial pour tous. Préserver la santé des végétaux, c’est agir en faveur de la production agricole mais aussi de la sécurité alimentaire. En Afrique les dégâts causés aux cultures par les ravageurs varient entre 30 et 60% par an. Donc, en renforçant la résilience des systèmes phytosanitaires, les pays peuvent éviter l’entrée ou la propagation d’organismes nuisibles sur leurs territoires.  Chacun des pays  des régions pilotes, avait fourni la liste de cinq organismes  nuisibles à considérer pour une inclusion dans cette phase  pilote.   Au niveau du Cameroun, l’accent a été mis sur les organismes nuisibles importants ayant une activité négative sur les céréales et les cultures ayant une importance économique. On peut citer entre autres, la mouche des fruits, la chenille légionnaire d’automne qui se répand sur toutes les cultures, les vers de capsule du cotonnier etc. » 

Lassina OUATTARA, représentant FAO 

« La gestion des ravageurs  est complexe et  coûteuse » 

«  Le programme phytosanitaire africain  vise à aider les pays à mettre efficacement en œuvre les normes internationales de santé et de sécurité des plantes , à promouvoir un commerce sûr et durable des produits agricoles, à favoriser la sécurité alimentaire et à contribuer à la croissance économique  grâce à une production et à une productivité durables.  A mesure que le commerce mondial s’étend en particulier dans  les denrées alimentaires agricoles, le risque  d’introduction et de propagation des ravageurs à travers les frontières est aggravé  par le changement climatique affectant la sécurité alimentaire et laissant des millions de personnes  en situation  d’insécurité. Il est donc difficile d’atteindre les objectifs mondiaux étant donné que la gestion des ravageurs  est complexe et  coûteuse et que les pays africains disposent d’une seule capacité technique adéquate pour y faire face.  Les pays doivent donc surveiller activement ces risques et utiliser des technologies précises  pour déterminer la présence ou l’absence des ravageurs des plantes. »

Zlecaf: le libre-échange va dynamiser l’industrie agroalimentaire camerounaise

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Par Henri Kouam, économiste & Directeur Exécutif Cameroon Economic Policy Institute (CEPI)

Introduction

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) offre au Cameroun et à la région de l’Afrique centrale une occasion unique de se développer durablement, en stimulant le secteur de l’agro-transformation. Un développement axé sur l’agriculture est possible si les produits peuvent être transformés et leur durée de conservation prolongée. Bien qu’il soit peu probable que l’agriculture crée une croissance économique soutenue, la transformation des pommes de terre et du manioc en farine utilisée pour fabriquer du pain ou des tomates en conserve peut créer des opportunités pour les producteurs locaux.

Rappelons que le Cameroun a signé l’AfCFTA en 2018, ce qui permet aux producteurs locaux de vendre des produits à 53 autres pays africains sans payer de droits de douanes couteux. Cela a le potentiel de transformer l’agro-industrie au Cameroun Cet article montre comment le secteur agroalimentaire du Cameroun peut bénéficier de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), en stimulant la production créant ainsi des emploi.

Vue d’ensemble du secteur agricole camerounais

Le secteur agricole camerounais a subi diverses transformations depuis les années 1990, avec une baisse notable de sa contribution au PIB, qui est passée de 26,5 % en 1992 à 17,3 % en 2020. Cependant, la valeur globale du secteur agricole est passée de 3,18 milliards USD à 6,952 milliards USD au cours de la même période, ce qui indique une croissance de la production malgré une diminution quant à le PIB. Le secteur de l’agro-transformation ne se limite pas à l’agriculture, mais aussi à la pêche et aux produits forestiers. Cet article se concentre toutefois sur la transformation des produits agricoles et sur la manière dont la Zlecaf peut stimuler les exportations, en s’appuyant sur le rapport phare du CEPI sur le libre-échange.

Impacts positifs de la Zlecaf sur l’agro-industrie

Accès au marché de 1,2 milliard de consommateurs : La Zlecaf facilitera l’accès à un marché continental plus large, permettant aux agro-producteurs camerounais d’atteindre plus d’un milliard de consommateurs à travers l’Afrique. L’industrie alimentaire camerounaise est passée de 764 à plus de 2 564 entreprises, ce qui ouvre des nouvelles marche aux entreprises locales, d’augmenter leur production et leurs exportations grâce à la ZLECAF. Les grandes entreprises telles que Chococam, Panzani et La Pasta exportent déjà vers la sous-région CEMAC, mais elles ont la capacité et les moyens financiers d’exporter facilement à travers le continent. Pour les petits producteurs, la Zlecaf est important car la consommation des ménages est estimée à 70% du PIB sur le continent, ce qui crée un marché viable pour les tomates en conserve, le blé, la farine de manioc et de plantain, le vin et les produits laitiers. La ZLECAF réduit les barrières tarifaires et non-tarifaires.

2. La baisse des tarifs douaniers peut stimuler les exportations de produits transformés

La Zlecaf vise à abaisser les droits de douane sur les produits agricoles, ce qui devrait renforcer les flux commerciaux et réduire les coûts des intrants importés pour la transformation des produits agricoles. Les droits de douane seront éliminés sur 90 % des produits transformés en 5 ans et 10 ans pour les pays non moins développés et les pays moins développés respectivement. A ce jour, 45 pays ont déjà soumis des offres de concessions tarifaires dans le livre des tarifs douaniers. Cette réduction peut entrainera une baisse des prix pour les consommateurs et une augmentation de la demande de produits transformés localement, ce qui stimule la demande de produits agro-transformés en provenance du Cameroun. L’absence de droits d’importation sur l’ensemble du continent créera de nouveaux marchés et incitera les entreprises à exporter librement sur le continent. Des entreprises comme AFISA Food, qui se concentrent sur la production de farine de blé, se sont imposées comme des acteurs clés sur les marchés locaux et régionaux.

3. Amélioration de la facilitation des échanges

Les dispositions de la Zlecaf sont conçues pour rationaliser les procédures douanières et les normes règlementaires, ce qui profitera considérablement à l’agro-industrie en réduisant les délais et les coûts associés au commerce transfrontalier. Bien que les mesures de facilitation des échanges dépendent en partie de l’efficacité des douanes nationales, la Zlecaf permet la coopération entre les parties en matière de mesures sanitaires et phytosanitaires, ce qui garantira également que les produits camerounais répondent aux normes internationales, facilitant ainsi les possibilités d’exportation. La zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) comprend plusieurs mesures de facilitation des échanges, notamment

– eTariff book :Une plateforme numérique qui fournit des informations sur les tarifs et la classification des marchandises pour tous les commerçants.

– Mécanisme de barrière non tarifaire : Il permet aux négociants de signaler et de résoudre les obstacles non tarifaires, tels que l’excès de paperasserie ou la lourdeur des procédures douanières.

– Certificat d’origine de l’AfCFTA : Un certificat qui peut réduire les formalités douanières pour les commerçants informels.

– Harmonisation des exigences douanières : L’objectif est de réduire les coûts pour les opérateurs économiques en unifiant les régimes fiscaux et en harmonisant les exigences douanières.

– Reconnaissance des normes techniques et sanitaires : Une disposition qui facilite le commerce transfrontalier

– Facilitation du transit : Une disposition visant à faciliter le commerce transfrontalier

– Coopération douanière : Une disposition pour faciliter le commerce transfrontalier

4. Soutien aux petits exploitants agricoles

La Zlecaf a vu la création d’un fonds agricole spécial destiné à subventionner les petits agriculteurs, ce qui pourrait renforcer la capacité de production locale et garantir un approvisionnement régulier en matières premières pour les industries agro-alimentaires. Ce soutien est essentiel pour améliorer la productivité et la compétitivité du secteur. Par exemple, le manioc et le blé produits au Cameroun peuvent être utilisés par des entreprises telles que Flour Mills of Nigeria (FMN) et Olam Agri au Ghana pour fabriquer de la farine. Lorsque les agriculteurs sont certains de la demande pour leurs produits, cela stimule la production et le développement du secteur agro-alimentaire.

5. Le secteur agro-alimentaire créera de nouveaux emplois

 Bien que la part du secteur manufacturier dans le PIB soit restée autour de 15 % depuis 2000, elle a diminué pour atteindre moins de 13 % en 2022. En 2022, 15,5 % des Camerounais etait employés dans le secteur manufacturier, contre 9,6 % en 2000. L’expansion des entreprises sur de nouveaux marchés à travers le continent génèrera une demande de nouveaux travailleurs qualifiés et non qualifiés, créant ainsi les conditions propices à une croissance économique durable et inclusive.

« L’étude du CEPI montre que si les exportations agricoles pourraient augmenter de 6,5 millions de dollars, l’investissement connaît une augmentation de 2,90 % et 1,60 % dans l’agriculture, de 4,30 % et 2,14 % dans l’industrie et de 2,57 % et 1,30 % dans les services, respectivement. Parallèlement, les bénéfices augmentent respectivement de 62,42 millions de dollars et 31,63 millions de dollars dans l’agriculture, 361,74 millions de dollars et 183,07 millions de dollars dans l’industrie et 1220,54 millions de dollars et 617,82 millions de dollars dans le secteur des services »

Conclusion

La zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) stimulera les exportations de produits agro-transformés tels que les pâtes, la farine, les tomates en conserve, etc. Cela sera dû à la baisse des droits de douane, à l’augmentation des investissements et à l’existence d’un marché important pour les producteurs locaux. Alors que les grandes entreprises manufacturières exportent déjà vers les pays de la sous-région d’Afrique centrale, la Zlecaf  créera de nouvelles opportunités pour les petits producteurs dans toute une gamme de produits et augmentera les possibilités d’emploi pour les travailleurs qualifiés et non qualifiés. Ceci devrait accélère sont implémentation au Cameroun.

Performance : le top 5 des entreprises qui contribuent le plus à l’économie camerounaise

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 Le Port Autonome de Douala, Tradex, Total énergies, MTN et Neptune Oil sont classées par ordre d’importance par la  Commission Bancaire de l’Afrique Centrale comme générant le plus de valeur ajoutée en 2025.

 Avec l’avis motivé de l’Association des Professionnels des Etablissements de Crédits du Cameroun (Apeccam), la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) fait un classement des entreprises dont le poids sur l’économie est considérable.

 Par ordre d’importance, le Port Autonome de Douala (PAD) figure en tête. Il est suivi par Tradex, Total  énergies Marketing Cameroun, MTN  Cameroun et Neptune Oil.  Même si ce classement  n’est pas accompagné de chiffres, cette publication de la Cobac est une référence en matière d’évaluation des performances des entreprises. Car, il combine des résultats financiers et des scores de bonne gestion.

S’agissant du Port Autonome de Douala, sa gestion de l’endettement a toujours été particulièrement saluée.  A côté de note « A »,  attribuée à cette entreprise par la Caisse Autonome d’Amortissementen reconnaissance de sa capacité à honorer ses engagements financiers,  l’agence de notation Bloomfield a  également pour la troisième année consécutive, attribué au PAD, les notes de long terme « A » et de court terme « A2 ».  Ce qui témoigne de sa solidité financière.

 C’est sans surprise que la société Trading et Exploitation (Tradex) figure en deuxième position.  Cette filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) a doublé ses performances en cinq ans, avec  un chiffre d’affaires de 14,7 milliards de FCFA en 2023, montant le plus élevé depuis la création de cette entreprise en 1999.  Grâce à la diversification de ses activités, la société a enregistré une  hausse de 32% de son chiffre d’affaires entre 2019 et 2023.  En 2022, Tradex figurait dans le classement des 500 premières entreprises africaines du magazine Jeune Afrique. Elle était alors 226e sur le continent et  quatrième au Cameroun.

 La troisième place du classement est occupée par un autre acteur pétrolier.  Le géant français, Total énergies Marketing Cameroun qui dispose d’un réseau de près de 200 stations-services dans le pays,  revendique la création de plus de 3000 emplois indirects.  Il est suivi par MTN Cameroun, qui en 25 ans de présence dans le pays, déclare avoir contribué aux recettes de l’Etat pour un montant total de 1062 milliards FCFA, au cours des dix dernières années.  Ceci, au titre de taxes, impôts, redevances, frais de licence etc. En 2024, la contribution directe de la filiale locale du groupe sud-africain aux recettes de l’Etat est évaluée à 155 milliards de francs CFA de janvier à octobre.

 Le quinté se referme  par une entreprise à capitaux privés. Neptune Oil de l’homme d’affaires  camerounais Antoine Ndzengue qui se démarque ainsi en figurant aux côtés des multinationales.

Le classement global de la Cobac porte sur 11 entreprises. Derrière le quinté viennent  respectivement SCR Maya et Cie,  la Sodecoton en septième position, Eneo Cameroun, Cimencam,  NHPC en dixième position et Prometal.

 Avec ce classement, la  COBAC  confère des facilités d’obtention de financement pour ces entreprises, notamment pour ce qui est des plafonds.  Elles vont bénéficier «  de la réduction du quart des quotités  relatives à leurs risques pour une durée d’un an à compter du 1er janvier 2025 », écrit  le président de la Cobac.

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