mercredi, mai 20, 2026
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Politique : Qui sont les nouveaux patrons du Rdpc ?

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Dans deux décisions signées le 26 mars 2025 et rendues publiques hier, Paul Biya, président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), a redistribué les cartes au sommet de son parti. Si Paul Biya a esquivé le Bureau politique, cercle très fermé des décideurs, il a renouvelé sa confiance à 28 nouvelles personnes au Comité central et dans les délégations permanentes régionales et départementales.

Les membres du Comité central

Les chefs de délégations permanentes

Transport ferroviaire: Camrail vise 40% des volumes à destination du Tchad

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L’entreprise souhaite ainsi atteindre un volume d’environ 111,48 millions de tonnes, pour un chiffre d’affaires d’environ 59,64 milliards de FCFA.

Cameroun Railways ( Camrail) dévoile son ambition pour les cinq prochaines années.  L’entreprise dirigée par Joel Hounsinou qui a récemment ouvert ses portes à la presse, a décliné ses objectifs à l’horizon 2029. Le transporteur veut devenir la référence en Afrique centrale, en captant au moins 40% des volumes à destination du Tchad. Pays voisin du Cameroun, le Tchad figure déjà comme le premier client africain de Camrail.

En 2023, selon l’Institut National de la statistique, le Tchad a importé autour de 278,7 millions de tonnes de marchandises via Camrail. Ceci, pour un chiffre d’affaires de 149,1 milliards de FCFA. Pour les prochaines années, le transporteur mise plus grand pour s’arroger d’importantes parts de marchés dans la sous-région. La filiale d’ Africa Global Logistics (AGL) vise 40% des volumes à destination du Tchad. Soit un volume d’environ 111,48 millions de tonnes, pour un chiffre d’affaires d’environ 59,64 milliards de FCFA.

Pour atteindre cet objectif, Camrail compte renouveler ses équipements et ses infrastructures. Le management de l’entreprise annonce qu’il est question d’acquérir une centaine de wagons et d’une dizaine de locomotives à forte capacités de traction au cours des 5 prochaines années. Il faudra aussi renouveler 330 km de voie ferrée entre Bélabo et Ngaoundéré dans le cadre du Programme quinquennal n°2. Déjà le 1er mars dernier, au moins 247 wagons ont été expédiés de Douala et réceptionnés à Ngaoundéré et  241 de Ngaoundéré pour Douala.

 Il faut dire que le cheminot camerounais  consacre plus de 50 % de ses capacités de transport à l’acheminement de produits de première nécessité tels que le sucre, la farine, les pâtes alimentaires et le riz à destination du Tchad. Le pays et Camrail ont récemment eu un malentendu au sujet de la pénurie de ciment au Tchad.  Les cimenteries tchadiennes ont accusé Camrail d’être à l’origine du non acheminement des  matières premières. Mais, les dirigeants de l’entreprise renseignent que les volumes transportés  par le chemin de fer sont très faibles. Soit 6,92 %. Car, le gouvernement tchadien a confié la plus grande partie au transport routier. Ce, même si  un accord  signé en 2024, prévoit le transport de 60 000 tonnes de ciment par Camrail.  

France : Studely s’engage contre les retards administratifs dans le renouvellement des titres de séjour des étudiants étrangers

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Droite: M. Junot Blaise Ndjinkeu keuzeta, Animya N'tchandy, sous-préfète de Saint-Denis, Ulysse Tchikaya et Duplex Kamgang

En France, les obstacles administratifs liés à la délivrance et au renouvellement des titres de séjour continuent de peser lourdement sur le quotidien des étudiants étrangers. Une situation qui, selon plusieurs acteurs, menace non seulement les parcours académiques mais aussi la stabilité sociale et professionnelle de ces jeunes. Parmi les voix qui montent au créneau figure celle du Camerounais Duplex Éric Kamgang, fondateur de la fintech Studely, spécialisée dans les garanties financières pour étudiants.

Dans une tribune publiée par Jeune Afrique, Duplex Kamgang et Débora Koffi, présidente de l’association Voix des étudiants étrangers, dénoncent les lenteurs du système, en particulier celles de la plateforme numérique ANEF (Administration numérique des étrangers en France). Lancée en 2020 pour simplifier les démarches administratives, cette plateforme est aujourd’hui pointée du doigt pour ses dysfonctionnements. Délais d’instruction excessifs, absence de réponse, difficultés d’accès : les étudiants internationaux, notamment ceux d’origine camerounaise, sont nombreux à se retrouver en situation d’irrégularité malgré des dossiers déposés en temps voulu.

Selon les données relayées par les auteurs de la tribune, les réclamations liées aux titres de séjour sur ANEF ont explosé de 400 % ces dernières années. Près de 75 % de ces plaintes concernent spécifiquement les problèmes liés à la délivrance ou au renouvellement des titres de séjour.Pour tenter de désamorcer cette crise, Duplex Kamgang suggère l’automatisation de la délivrance d’attestations de prolongation de séjour, dès l’expiration du précédent titre, pour les étudiants ayant déjà engagé une demande de renouvellement.

Cette attestation, délivrée de manière systématique via ANEF, permettrait aux étudiants de conserver leurs droits sociaux et académiques pendant l’instruction de leur dossier. Le chef d’entreprise a récemment porté cette proposition à l’attention des autorités françaises, notamment auprès d’Animya N’Tchandy, sous-préfète de Saint-Denis. Cette prise de position s’inscrit dans un engagement de longue date. Duplex Kamgang s’était déjà opposé, en 2011, à la loi Guéant, qui restreignait les possibilités de séjour des étudiants étrangers une fois leurs études terminées.

Les conséquences de ces blocages administratifs sont concrètes. Nombre d’étudiants se retrouvent privés d’accès au travail, à un logement stable ou aux aides sociales. Certains sont contraints d’interrompre leur cursus. Beaucoup envisagent désormais de quitter la France pour des pays jugés plus accueillants, comme le Canada ou les États-Unis.

Cette situation n’est pas sans impact sur les établissements français eux-mêmes. Selon Campus France, les étudiants étrangers représentent une source importante de revenus — 1,3 milliard d’euros par an pour l’économie française — et contribuent au rayonnement universitaire du pays. En 2022, la France comptait près de 430 000 étudiants internationaux, dont 103 000 originaires d’Afrique subsaharienne et plus de 11 000 Camerounais.

Les appels à réformer le traitement des titres de séjour se multiplient, alors que les témoignages d’étudiants en détresse s’accumulent. Pour les porteurs de ces revendications, il ne s’agit plus seulement d’une question administrative, mais d’un enjeu humain et académique majeur.

Eliminatoire Mondial 2026: Le Caeroun gagne sans être leader

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Le duel entre Lions indomptables et Chevaliers de la Méditerranée a tourné en faveur des fauves. 3-1 est le score qui a sanctionné la partie au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Un doublé de Vincent Aboubacar qui a d’abord ouvert le score en transformant un penalty (26ème) qu’il a lui-même obtenu , avant de doubler en réussissant à conclure une passe de Bryan Mbeumo. Apres que Mbeumo lui-même ait inscrit le second but.

Les buts camerounais auraient pu rester vierges si Christopher Wooh avait été plus concentré face aux assauts Libyens. En revanche, le score aurait pu être plus lourd si par deux fois Franck Maigri avait bien ajusté son coup de tête et son tir croisé.

Mais le plus important est là victoire qui permet au Cameroun d’enregistrer les trois points en jeu. A 12 points,l le Cameroun demeure 2ème derrière le Cabo verde qui en lever de rideau, a pris le dessus sur l’Angola, sur un score de 2-1. la course-poursuite entre les deux principaux concurrents de la première place devrait donc se poursuivre jusqu’à la dernière journée. La finale du groupe. Ce sera à Yaoundé.

Région du Lac Tchad: 11 soldats camerounais tués par Boko Haram

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Boko Haram a encore fait parler la poudre. Des éléments de la secte terroriste ont attaqué une base de la Force multinationale mixte (FMM) à Wulgo, situé à une dizaine de kilomètres de Fotokol, dans la région du Bassin du Lac Tchad. selon des sources dans la région, l’attaque a eu lieu aux premières heures de la nuit du 25 mars 2025. Les terroristes ont surpris les éléments de la FMM par une attaque au drone, avant de lancer l’assaut sur terre.

A la clé, un bilan particulièrement lourd. Des armes et munitions emportées, des véhicules lourds calcinés. Sur le plan humain, pas moins de 11 soldats camerounais tués et 21 autres blessés. On apprend que le camp a été démobilisé et les rescapés se sont recasés au quartier général de la FMM au Nigéria. les blessés ont été transportés par hélicoptère à Ndjamena au Tchad et au Nigéria voisin.

Liste des morts

1- Caporal HAMBOA BELOKO HERVE (Unité d’origine :RASS)
2- Caporal TSOPBENG JEUGUE (Unité d’origine :BBR)
3- Adjudant-chef ONGOLO RIGOBERT (Unité d’origine : GENIE)
4- Caporal ZOUA TEIZOUMBE FABIEN (Unité d’origine : RASA)
5- Caporal EVINA MEGONG CLAUDIN (Unité d’origine :BBR)
6- Soldat de 2ème classe DOURANDI LAURENT (Unité d’origine :RASA)
7- Soldat de 1re classe ESSOMBA ESSOMBA SYLVAIN SERGES (Unité d’origine :BSA)
8- Caporal ATEBA MELENDE PAUL (Unité d’origine :BSA)
9- Caporal DOURWE DOUNI BACKER (Unité d’origine : BSA).
10- Caporal TISSEBE BLAMSIA JEAN (Unité d’origine : BSA)
11- Sergent OHANDJA ONANA LUC (Unité d’origine :BTAP)

Cameroun-Libye : Guerre entre Lions indomptables et Chevaliers de la Méditerranée

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Libye-Cameroun de novembre 2023

C’est une bataille pour la survie que le Cameroun va engager ce soir contre la Libye. Un adversaire assez connu. Les deux sélections se sont déjà affrontés sept fois, pour 04 victoires du Cameroun, deux matchs nuls et une défaite. Et la dernière rencontre entre les deux pays le 21 novembre 2023 à Bengazi aura été une partie de guerre psychologique. Les supporters libyens avaient utilisé des lasers pour déstabiliser les Lions indomptables. Le match retour promet d’être particulièrement disputé, tant il y aura la revanche d’une sélection qui n’a pas pu prendre le dessus à l’aller, dans des conditions houleuses et surtout extra-sportives ; mais surtout, qui joue à domicile et qui se sent blessée, pour jouer les seconds rôles derrière le Cap vert (10pts), contre un adversaire qui le talonne de près (8pts).

Pour les trois fois que les Chevaliers de la Méditerranée ont affronté les Lions indomptables au Cameroun, le score de la partie a été en faveur du pays d’accueil, sur le même score (1-0). Dans le contexte qui est le sien, Marc Brys le sélectionneur des Lions indomptables, envisage un « chaos organisé» pour vaincre l’adversaire. Une attaque à outrance à engager très rapidement. Olivier Ntcham qui avait inscrit le but de l’aller n’est plus de la partie, mais il y a entre autres Bryan Mbeumo, Dany Namasso, Carlos Baleba,… qui se sont montrés prêts à assurer la relève.

En plus, Zambo Anguissa qui a manqué la dernière sortie du Cameroun, est bien présent. Lui dont l’absence a été perceptible jeudi dernier en Afrique du Sud face à l’Eswatini, de l’avis des experts. Mais il va falloir se méfier d’une sélection désormais conduite par Aliou Cissé. L’e sélectionneur des Lions de la Téranga a déjà imprimé ses premières marques sur le banc de touche des Chevaliers de la Méditerranée. Son groupe en reconstruction, sort d’un nul d’un but partout contre l’Angola, adversaire le plus coriace du groupe pour le Cameroun.

Les Lions indomptables n’ont pas droit à l’erreur car au moment où ils descendent dans l’arène, le Cap vert contrôle le groupe avec 10 points. Une courte victoire arrachée face à l’Ime Maurice, en fin de partie. Les Requins bleus dont l’équipe type avait été préservée, certainement pour le compte du match de ce soir contre l’Angola, ont pourtant bien failli passer à côté d’une (rare) chance d’être leader d’un groupe qui comprend le Cameroun. Il aura fallu un sursaut de Ryan Mendes à la 88ème minute pour servir la passe de but à Yannick Semedo. Et ce soir face aux Palancas negras, les Requins bleus dopés par leur position, et avec leur équipe type, vont certainement être redoutables.

Lutte contre le braconnage : 90 trafiquants d’espèces sauvages arrêtés dans 7 pays africains

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Les trafiquants opéraient dans le commerce illégal d’espèces sauvages protégées, incluant des défenses d’éléphant, des peaux de panthère, des peaux de lion, des primates et des écailles de pangolin. Parmi les 90 interpellés, 64 trafiquants d’ivoire ont été capturés, tandis que 474 kg d’ivoire d’éléphant ont été saisis lors de raids menés dans plusieurs pays, notamment la Côte d’Ivoire, le Togo, le Congo et le Cameroun. En outre, 13 trafiquants de peaux de grands félins ont été arrêtés dans des pays tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire et l’Ouganda. Les autorités ont également appréhendé huit trafiquants spécialisés dans le commerce de primates, certains étant en possession d’animaux vivants ou de parties de gorilles. Deux trafiquants au Congo ont été trouvés avec 81 kg d’écailles de pangolin, une espèce menacée.

Parmi les cas les plus marquants, quatre trafiquants de grande envergure ont été arrêtés en Côte d’Ivoire. Ces derniers opéraient à Koumassi, un fief notoire du trafic, et collaboraient avec deux syndicats criminels asiatiques. Les autorités ont découvert chez eux plus de 200 objets en ivoire sculpté. Par ailleurs, au Cameroun, des militaires révoqués impliqués dans le trafic d’ivoire ont résisté violemment à leur arrestation, exposant les risques auxquels sont confrontés les forces de l’ordre. Une autre affaire troublante concerne un greffier en chef du Tribunal de Grande Instance de Dolisie, au Congo. Utilisant sa position, il se livrait au trafic d’ivoire saisi et stocké dans les salles des scellés du tribunal. Dénoncé par d’autres trafiquants, il a été arrêté avec des preuves accablantes.

Malgré les efforts considérables déployés, le commerce illégal des espèces protégées, en particulier celui de l’ivoire, reste un fléau. Les réseaux criminels continuent de menacer la faune africaine, et les défenseurs de la faune appellent à renforcer les lois et à intensifier les sanctions. Le réseau EAGLE, constitué d’ONG comme LAGA, joue un rôle clé dans cette bataille. Actif dans plusieurs pays africains, EAGLE collabore étroitement avec les gouvernements pour renforcer l’application des lois environnementales et mettre un terme à ce commerce dévastateur. Ces opérations marquent une étape cruciale dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages, mais elles rappellent également l’importance de maintenir une vigilance constante pour protéger l’exceptionnelle biodiversité africaine des griffes de la criminalité organisée.

Minsep-Fecafoot: Le message de paix des Lions indomptables

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A la fin de leur séance d’entraînement nocturne de ce 24 mars 2025, les Lions indomptables ont décidé de crever l’abcès qui entretient la fièvre entre le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Face à la presse, et avec autour de lui tous ses coéquipiers, le capitaine Vincent Aboubacar a lu une déclaration que les joueurs adressent à Narcisse Mouelle Kombi et Samuel Eto’o. Une déclaration dans laquelle les Lions indomptables supplient les deux patrons de l’équipe nationale de football du Cameroun d’enterrer la hache de guerre afin de faciliter un climat serein dans la tanière. Avec en bonne place que le président de la Fecafoot permette à Joachim Mununga l’assistant de Marc Brys, de pouvoir s’asseoir au banc de touche. D’autant plus que ce technicien est l’homme de confiance et le principal collaborateur du patron du banc de touche.

Ci-dessous, la déclaration en question :

« Message officiel des Lions Indomptables

Chers compatriotes,
C’est avec une émotion profonde et un véritable esprit d’humilité que nous, joueurs de la sélection nationale camerounaise, les Lions Indomptables, choisissons aujourd’hui de prendre la parole. Ce message provient du cœur, car nous nous savons être non seulement les porte-drapeaux de notre nation sur le terrain, mais aussi les soldats du peuple camerounais, gardiens de l’héritage et du patrimoine que représente le football dans notre pays.
Nous ne prenons que très rarement la parole publiquement, car nous estimons que notre rôle en tant que sportifs est avant tout de parler sur le terrain, par nos efforts, nos performances et nos sacrifices. Mais aujourd’hui, face à la gravité de la situation que nous vivons, nous ne pouvons pas garder le silence. Nos responsabilités envers notre pays et envers vous, peuple camerounais, nous obligent à intervenir avec humilité, sincérité et sérieux.

Marc Brys, le bouc-émissaire dans la guerre, a trouvé en les joueurs des avocats


Nos objectifs restent simples et clairs : porter haut les couleurs du Cameroun, rendre fier notre peuple et remporter des titres pour glorifier notre pays. Nous avançons chaque jour avec dévouement et sacrifice pour incarner ces aspirations communes à tous les Camerounais.


Nous avons récemment accompli une qualification importante pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et poursuivons nos efforts pour emmener le Cameroun à la prochaine Coupe du Monde. Nous sommes pleinement engagés dans ces missions et, pour cela, nous avons besoin de stabilité et de sérénité autour de notre équipe.


Cependant, nous devons reconnaître que ces derniers temps, nous faisons face à des difficultés qui dépassent le cadre sportif et qui affectent directement nos performances, ainsi que l’image de notre grande nation.


Dans cet esprit, nous estimons qu’il est primordial de clarifier notre position avec humilité, mais aussi avec fermeté :

  • Nous réitérons notre soutien indéfectible à notre sélectionneur et à son staff technique, en qui nous avons une confiance totale. Nous croyons profondément en leurs capacités à nous guider vers le succès et à réaliser les ambitions collectives du Cameroun. Leur travail, leur vision et leur engagement sont essentiels pour le futur du football camerounais. Cependant, nous sommes contraints de constater que ce travail est perturbé par des tensions inutiles qui mettent en péril l’équilibre de notre équipe.
  • Nous souhaitons ici interpeller la Fédération camerounaise de football. Nous reconnaissons et remercions cette institution pour le soutien qu’elle nous a apporté jusque-là, mais il est indispensable qu’elle garantisse un environnement propice à la sérénité et au bon fonctionnement de notre équipe. Les perturbations et discordes que nous avons observées récemment n’aident ni notre entraîneur, ni notre staff, ni nous, les joueurs. Ces tensions ont effectivement des répercussions sur nos performances et notre capacité à mener à bien nos objectifs. Par conséquent, nous implorons la Fédération de tout mettre en œuvre pour permettre à notre sélectionneur et à son staff de travailler dans la paix et avec la stabilité nécessaires.
  • Nous demandons également à tous les acteurs impliqués dans le football camerounais de privilégier le dialogue, l’entente et l’unité. Nous sommes avant tout des sportifs, apolitiques et unis par une seule cause : porter haut le drapeau du Cameroun. Nous n’accepterons pas de devenir l’objet ou les victimes de conflits externes. Nous appelons donc chacun à œuvrer pour l’unité nationale et à éviter les disputes qui nuisent tant à notre image qu’à notre football.
    Au peuple camerounais, notre source de motivation et de force, nous vous disons ceci : merci pour votre soutien indéfectible. Nous sentons vos prières et vos encouragements à chaque match, et c’est grâce à vous que nous trouvons l’énergie de nous surpasser. Nous savons que vous avez soif de victoires et que vous souhaitez voir le Cameroun triompher sur la scène internationale. Nous promettons de continuer à travailler dur pour atteindre ces objectifs et pour réussir à combler vos cœurs.
    En ce mois de profonde spiritualité pour notre pays, nous adressons une pensée particulière à nos **frères et sœurs de la communauté chrétienne, actuellement dans le moment sacré du Carême, et à nos frères et sœurs de la communauté musulmane, engagés dans le mois béni du Ramadan. Nous vous exprimons notre respect et notre soutien dans ces périodes importantes de foi et de sacré. Puisse ce temps de recueillement, d’abnégation et de prières renforcer la paix intérieure de chacun, ainsi que l’unité et la solidarité de notre grande nation. Votre foi, votre dévouement et vos valeurs spirituelles sont une inspiration pour nous tous.
    Enfin, nous souhaitons adresser notre gratitude à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Paul Biya, pour les encouragements qu’il a adressés à notre égard. Vos mots sont pour nous une source de motivation supplémentaire.
    Chers compatriotes, le football est bien plus qu’un simple sport pour notre pays. C’est une passion, un héritage et un vecteur d’unité qui transcende nos différences. Nous appelons chacun à jouer son rôle pour préserver cette flamme qui fait vibrer tout un peuple. Ensemble, avançons vers un avenir meilleur pour le football camerounais, dans la paix, la sérénité et l’unité nationale.
    Nous, Lions Indomptables, soldats au service du peuple, jurons de continuer à tout donner pour l’amour de notre drapeau. Ensemble, pour le Cameroun… toujours !

Avec respect et humilité,

Les Lions Indomptables du Cameroun« 

Les femmes ont besoin d’égalité pour jouir de la liberté économique

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Par Sonia Kouam, Administrateur civil, Cour des comptes de l’État (Consupe)& Haiwaing Djamo, Chercheur Cameroon Economic Policy Institute (CEPI)

Introduction

Une nouvelle année s’est écoulée et les femmes ont célébré la Journée des femmes avec élégance et grâce. Cependant, une question difficile se pose : les femmes sont-elles plus libres que l’année dernière et qu’est-ce qui entrave leurs droits dans notre société ? Cet article présente les lois qui favorisent et freinent les droits des femmes, dans l’espoir de remédier à cette injustice et de permettre à 50 % des Camerounais de devenir des citoyens véritablement productifs. Toutes les femmes ne sont pas des Gwendoline Abunaw ou des Rebecca Enonchong ; nous devons donc aborder les droits des femmes du point de vue de celles qui peuvent les défendre et de celles qui ne le peuvent pas.

La première partie de cet article examinera différentes lois qui sont encore discriminatoires à l’égard des femmes, tandis que la deuxième partie examinera les politiques et les lois qui défendent les femmes tout en fournissant des recommandations politiques prémonitoires pour garantir que les droits des femmes soient égaux à ceux des hommes.

Les maris ont plus de droits sur les biens du ménage.

Au Cameroun, le mari a le droit d’administrer les biens du ménage sans l’intervention de sa femme (articles 1421 et 1428 du Code civil) et les hommes peuvent décider, de manière égale, d’autoriser ou non leur femme à travailler. Cela favorise les sociétés patriarcales et réduit la capacité des femmes à contribuer à l’économie. Dans un pays où deux millions de femmes cultivent le manioc et d’autres cultures vivrières, la participation de leur femme à l’économie ne devrait pas être laissée à l’homme. Même les hommes s’accordent à dire que les femmes doivent être libres.

« La liberté économique n’est pas un droit réservé aux hommes. Si les femmes ne peuvent pas travailler sans l’autorisation de leur mari, au mieux, nous nous contentons de discours dépassés et, au pire, nous excluons des milliers, voire des millions de femmes du marché du travail. »  Hawaing Djamo, coordinateur national du CEPI.

Les femmes représentent certes 50 % des travailleurs et des entrepreneurs individuels du secteur informel, mais cette minorité silencieuse est improductive et ne s’épanouit que partiellement, leurs maris décidant de leur sort. Il est important de se rappeler queMme Djaïli AmalElle a traversé des circonstances très difficiles pour devenir l’une des écrivaines les plus acclamées du Cameroun. Nous ne pouvons pas soumettre toutes les jeunes filles à un destin où leurs futurs maris décideront de leur vie, de leur lieu de travail et de la gestion de leurs biens. Les implications économiques de telles lois sont évidentes : limiter l’autonomie professionnelle des femmes a des conséquences sur l’ensemble de la société.

Contradictions entre le Code civil et la Constitution

L’article 18 de la Constitution stipule que les femmes et les hommes sont égaux et protège contre la discrimination, mais le Code civil est discriminatoire à l’égard des femmes. Le droit coutumier est encore plus restrictif et discrimine particulièrement les femmes et les veuves. Dans tout État de droit, la Constitution est suprême. Il ne suffit plus de convaincre le système juridique de privilégier la Constitution ; il est temps d’harmoniser le Code civil et la Constitution. Il est illogique que la Constitution soit en contradiction avec le Code civil, et il n’est pas certain que les femmes aient été consultées lors de l’élaboration de ces documents, ce qui remet en question la légitimité du Code civil dans le Cameroun d’aujourd’hui.

En matière de droits de propriété, les femmes et les hommes bénéficient des mêmes droits de propriété.

En 1974, le Cameroun a mis en place un régime foncier, avecOrdonnance n° 74/1, qui a établi des règles régissant le régime foncier et les terres domaniales, ainsi que des décrets ultérieurs fixant les conditions d’obtention des titres de propriété, de gestion des terres nationales et de transactions immobilières privées. Bien que la loi reconnaisse les droits fonciers coutumiers, elle ne protège pas explicitement contre les pratiques discriminatoires fondées sur le sexe.

La Politique nationale de genre prône un environnement favorable aux femmes et aux filles. Cependant, cette politique n’a pas encore force de loi, si bien que les droits des femmes sont généralement protégés, mais cette protection n’est pas garantie sur l’ensemble du territoire national. Si elle était adoptée, elle faciliterait l’accès des femmes au travail, à la propriété et à une plus grande autonomie dans la gestion de leurs biens. Ces deux dernières décennies ont vu d’énormes progrès en matière de droits des femmes, mais il reste encore beaucoup à faire pour que les femmes soient davantage sur un pied d’égalité avec les hommes devant la loi. La prochaine étape consiste à mieux former les femmes aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques (STEM) afin d’atteindre l’égalité naturelle sans avoir à adopter de nouvelles lois imposant l’égalité des sexes au sein des directions et des conseils d’administration.

Sur le plan économique, les femmes représentent près de 40 % des cadres supérieurs et des parlementaires. Des progrès ont certes été réalisés à cet égard, mais il est important de veiller à ce que ces avancées soient normalisées. Un effort délibéré doit être déployé pour que les PME et les entreprises dirigées par des femmes puissent se développer et s’appuyer sur de nombreux acteurs locaux plutôt que sur une poignée d’entre eux. Lors du week-end de la Journée de la femme, j’ai eu la chance d’assister à une formation dispensée par l’Institut camerounais de politique économique (CEPI) à Yaoundé, qui a réuni plus de 60 femmes entrepreneures de divers secteurs. Les femmes ont rencontré les mêmes difficultés : manque d’information sur les opportunités et méconnaissance des lois qui limitent leurs droits.

Les réformes favorables au marché, inscrites au budget 2025, comprennent la suspension du paiement des impôts pour les entreprises nouvellement enregistrées pendant trois ans et la suspension des droits d’importation sur les machines et les intrants agricoles tels que les semences et les engrais. Cependant, la plupart des femmes ont déclaré que malgré ces réformes, mises en œuvre pour la première fois en 2023, les prix des engrais restent trop élevés, ce qui suscite des inquiétudes quant à leur impact négatif sur l’économie réelle.

La trajectoire actuelle des politiques est encourageante, mais il convient de mettre davantage l’accent sur la stimulation du développement économique tiré par le secteur privé et la création d’emplois. Un cycle positif et auto-renforçant d’entreprises dirigées par des femmes est possible, ce qui est essentiel à la création d’emplois.

Conclusion

Les droits des femmes sont des droits humains. Il est temps que les décideurs politiques camerounais s’attaquent au déséquilibre juridique qui freine leur développement. Un homme ne devrait pas décider si les femmes peuvent travailler ou non, et les femmes devraient bénéficier des mêmes droits de propriété que les hommes, quel que soit leur lieu de résidence au Cameroun. Pour que les femmes jouissent pleinement de leurs droits économiques, elles doivent d’abord être libres. Nous reconnaissons les changements politiques positifs qui impactent les femmes au quotidien, mais nous devons continuer à plaider pour que les femmes camerounaises soient égales à leurs homologues masculins.

Mokolo (Mayo Tsanaga) : Le mouvement « Paul BIYA jusqu’à la gare » lancé

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Meeting de Mokolo
Meeting de Mokolo

La ville de Mokolo, chef-lieu du département du Mayo-Tsanaga, a vibré ce 24 mars au rythme des festivités marquant le 40ᵉ anniversaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). À cette occasion, le Ministre de la Santé Publique, Dr MANAOUDA Malachie, fils de la région, a officiellement lancé le mouvement « Paul BIYA jusqu’à la gare », une initiative visant à fédérer les forces vives locales autour de la candidature du Président Paul BIYA pour la prochaine élection présidentielle.

Une mobilisation impressionnante et des ralliements significatifs

Dès l’aube, des milliers de personnes ont convergé vers Mokolo, témoignant de leur attachement au RDPC. Ce rassemblement a été marqué par un événement majeur : plus de 200 jeunes issus des formations politiques de l’opposition (UNDP, PCRN) ont décidé de rejoindre les rangs du parti au pouvoir.

Le porte-parole de ces nouveaux militants a souligné leur volonté de suivre l’exemple du Ministre MANAOUDA Malachie, qu’ils considèrent comme un modèle d’engagement au service du Président Paul BIYA. Il a également lancé un appel aux indécis : « La maison commune RDPC vous ouvre grand ses portes ».

Une jeunesse engagée pour l’avenir

Profitant de cette effervescence, le Ministre MANAOUDA Malachie a sensibilisé la jeunesse sur les défis majeurs du moment : développement, patriotisme, paix et cohésion sociale.

L’émissaire du Comité Central du RDPC a rappelé le message central de cette célébration :
« Restons mobilisés derrière le Président Paul BIYA pour garantir une victoire éclatante, transparente et incontestable du RDPC à la prochaine élection présidentielle. »

Le Mayo-Tsanaga, qui comptait en 2021 un maillage politique dense avec 73 sous-sections, 335 comités de base, 826 cellules et 80 392 militants, constitue un socle solide que les responsables locaux s’emploient à renforcer en vue des prochains scrutins.

Un engagement renouvelé des élites locales

Plusieurs figures influentes du département ont pris la parole pour réaffirmer leur fidélité au Président Paul BIYA. Hatami Joseph, Président de la section OJRDPC du Mayo-Tsanaga 1, a salué les efforts du Chef de l’État en faveur du bien-être des populations.

Le Maire VOHOD, quant à lui, a mis en avant l’impact des initiatives du Ministre MANAOUDA Malachie, les présentant comme une preuve tangible de l’engagement du gouvernement en faveur du développement local.

S’adressant à ses compatriotes du Mayo-Tsanaga, le Ministre de la Santé a lancé un appel à la solidarité et à l’engagement :
« Faisons preuve d’unité et de détermination pour maintenir notre département au sommet du RDPC. »

Dans cet élan, il a annoncé la mise en œuvre de nouveaux projets sociaux destinés à améliorer le quotidien des populations. Il a conclu en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité du pays :
« L’avenir du Cameroun repose sur la continuité des actions engagées par le Président Paul BIYA. Restons unis pour défendre notre avenir commun. »

Avec cette mobilisation massive, le Mayo-Tsanaga réaffirme son rôle de bastion du RDPC et entend bien le démontrer lors des prochaines échéances électorales.

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