dimanche, juin 14, 2026
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Eto’o-Bell : Le temps de la guerre

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Il est éloigné, le temps du sourire entre Eto'o et Bell

Une partie d’un échange par sms. En substance, Joseph Antoine Bell demande un salaire de 12 millions le mois, pour le poste de directeur technique national de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Thierry Ndoh, journaliste de sport à Sky one, une radio de Yaoundé, en fait l’annonce au cours de l’émission L’Arène sur la chaîne de de télé Canal 2 international. L’invité ne nie pas les faits, mais dénonce « qu’une conversation entre deux personnes sans témoin, se retrouve sur la place publique ». Évoquant Gilbert Kadji, initialement présenté comme le candidat de Samuel Eto’o à l’élection à la Fécafoot avant que le concerné lui-même ne présente officiellement Séidou Mbombo Njoya comme « le candidat de Samuel Eto’o ». Mais Joseph Antoine Bell essaie de recadrer à son goût : « Pour être juste, il aurait publié la totalité de la conversation que nous avons eu par sms ». Toujours est-il que « cela confirme ce que je redoutais. J’ai joué au jeu en sachant bien qu’il n’en sera rien», essaie-t-il de relativiser. « Samuel Eto’o m’a dit que Yaoundé (parlant du gouvernement) ne veut pas de moi à la tête de la Fécafoot ; il est même allé jusqu’à me dire que ma vie est en danger car si je m’entête, on va m’assassiner, et que lui, il tient à me voir vivant», déballe-t-il.

Et la guerre est lancée. Avant même la fin de l’émission, Samuel Eto’o a déjà réagi sur son compte Instagram. Niant être l’initiateur de la conversation. De son côté, Bell qui garde toute la conversation, la présente à qui veut en savoir davantage. Avant de balancer sur les réseaux sociaux lui aussi. Accusant Samuel Eto’o d’avoir engagé ce stratagème pour nuire à son dossier de candidature à la présidence de la Fécafoot. Depuis, ce sont les internautes et les publics médiatiques qui poursuivent la partie. Avec une probabilité certaine de faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre. L’un étant candidat à la Fécafoot pendant que l’autre soutient Séidou Mbombo Njoya. C’est l’autre bataille de l’élection à la Fécafoot. Avec des développements ultérieurs attendus.

Crise à la Fécafoot : La conciliation échoue

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Des membres de l'Acfac

Alors que l’on tend vers l’élection ce mercredi, du nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), la Chambre de conciliation vient de rendre publique le verdict de l’affaire qui oppose l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac) à la Fécafoot. Lequel verdict « constate et rend compte du désaccord total entre les parties », comme on peut le lire sur l’Extrait du plumitif dressé par la Cca. En clair, la Cca parle de non-conciliation.

L’Extrait du plumitif en question

Du coup, l’Acfac qui avait porté cette affaire auprès de cette juridiction, devrait relancer l’affaire en arbitrage. Avec des risques plus accentués d’aboutir à un verdict en sa faveur. Ce qui suppose une invalidation des résolutions de l’Assemblée générale du 10 octobre 2018 qui a adopté les nouveaux textes de la Fécafoot. La partie demanderesse avait dénoncé un « passage en force » orchestré par le Comité de normalisation. Parlant de vote à main levée, contrairement à ce qui était prévu dans les textes de 2012, qui prescrivent un scrutin de liste. Mais aussi, selon Henry Claude Balla Ongolo, Abdouraman Hamadou et leurs partisans, le quorum requis pour le vote n’a pas été atteint.

La menace d’une nouvelle annulation du processus électoral plane sur le processus électoral qui prend fin dans deux jours. Les mêmes causes sous l’ère Joseph Owona se réunissent, sous la même forme. Produiront-elles les mêmes effets ?

 

Pour comprendre le sujet: L’Acfac veut annuler les textes nouvellement adoptés 

Sur le même sujet: La réponse de la Normalisation à l’Acfac

Can 2019 : Le Cameroun joue à qui perd gagne

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La partie n’est pas terminée pour le Cameroun qui a perdu le 30 novembre dernier l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Le comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) n’ayant pas clarifié la situation. Le retrait de l’organisation étant adossé sur l’article 92 du Règlement de la CAN qui dispose que « si un pays qui a obtenu l’organisation d’une phase finale de la CAN se désiste ou se fait retirer l’organisation, il lui sera infligé, outre les sanctions disciplinaires, une amende… » L’alinéa 3 du même article parle d’un « retrait de moins de deux ans avant la date du tournoi final, une amende de 500 mille dollars et suspension de la prochaine édition de la CAN de son équipe nationale A, sans tenir compte de l’édition concernée ». Pour répondre au cas du Cameroun. Sur les antennes de Radio France International (RFI), Constant Omari, vice-président de la CAF, estime que « le problème ne se pose même pas, puisqu’au départ il était question que le Cameroun puisse jouer tous ses matchs dans un groupe et que c’est à la fin qu’on allait décompter si le Cameroun était pays organisateur, mais on ne décompte pas ». Mais les Comores, classés 3ème du groupe B (avec 5pts) des éliminatoires de cette 32ème CAN, ont saisi la CAF pour exiger l’application intégrale du règlement. Invité de Radio foot international sur RFI, Saadi Ben Amir, le manager général de l’équipe nationale des Comores, a rappelé que « le Maroc devait organiser 2015, il n’a plus participé en Guinée équatoriale. L’année dernière, pour ce qui est du Chan, le Kenya qui devait l’organiser, la CAF l’en a dessaisi, et le Kenya n’a pas participé et c’est le Maroc qui a joué, parce que c’est le Maroc qui organisait. Un autre exemple, en 2017, Madagascar devait organiser la CAN U17 ; pour problème d’infrastructures, Madagascar n’a pas organisé et n’a pas participé à la compétition ». Pour conclure que « la logique voudrait que le Cameroun étant dessaisi de l’organisation, ne participe pas au tournoi », exige-t-il.

Dossier politique

Réponse du berger à la bergère : « On n’a pas appliqué le volet sanction parce que nous avons tenu compte d’un certain nombre de facteurs : un pays qui a mobilisé des moyens colossaux, malheureusement il y a des aléas liés à l’état d’avancement des chantiers ». Pour Constant Omari qui avait accompagné Ahmad Ahmad à l’audience chez Paul Biya le 2 octobre dernier, « le Cameroun n’était pas incapable d’organiser la CAN ; il y a juste eu retard dans l’avancée des travaux. Nous avons évalué les travaux qui sont liés à la Can à 24 équipes et en intégrant l’implication, la garantie que le chef de l’Etat avait donnée et en tenant compte du poids du Cameroun en matière de football sur le continent ». Un constat fait avant l’échéance donnée pour la fin des travaux. « Nous avons quitté le mode d’urgence pour fonctionner en mode prévisionnel », justifie-t-il. Confiant que le Comité exécutif avait déjà pris sa décision à l’avance et en avait informé le cabinet civil de la Présidence de la République du Cameroun, « par respect pour le président Biya ». Pareil pour Alassane Ouattara de la Côte d’ivoire qui perd également 2021 au profit du Cameroun, pour le même motif. Confirmant l’angle politique de ces dossiers classés a priori. Sous la pression des journalistes, qui redoutent qu’on se retrouve avec un pays de trop si le pays organisateur se trouvait être issu d’un groupe autre que celui du Cameroun et qui devrait être d’office qualifié. « Qui peut le plus peut le moins », s’est-il contenté, parlant du Comité exécutif. Le Congo est en course pour reprendre la CAN 2019, mais le Maroc a le soutien des fédérations du Maghreb.

Fécafoot : Qui sera le président élu ?

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Le futur président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) sera un des sept candidats retenus par le Comité de normalisation agissant comme commission électorale. Il s’agit de Joseph Antoine Bell, Franck Hilaire Happi Soho Fanguem, Emmanuel Maboang Kessak, Séidou Nchouwa Njoya Mbombo, Daniel Mongue Nyamsi, Hervé Patrick Tchinga et Emmanuel Bissong Egbe. Ainsi, le filet du tamis n’aura évacué que deux concurrents : Manuel Boyomo et Robert Penne. Si le premier s’engageait pour la première fois, l’ancien vice-président de la Fécafoot renouvelait un engagement qui date de 2013. Lequel, une fois de plus, n’aboutira pas cette fois-ci. La première étape de cette course électorale a consisté à trouver les parrainages nécessaires pour se faire adouber par les délégués à l’Assemblée générale. Et seul Séidou Mbombo Njoya a pu y parvenir sans peine. Les autres ont dû recourir à une seconde chance. « Au-delà des affinités, certains se sont fait payer leur parrainage, à coûts de millions », confie un proche d’un candidat. Beaucoup s’accordent à ne pas y trouver de la corruption : « C’est logique ; rien ne l’interdit, et le délégué n’est pas obligé de vous parrainer ; surtout que cet accompagnement ne signifie pas une voix acquise », explique-t-on.

Les délégués à l’Assemblée générale élective de ce 12 décembre devront départager ces sept aspirants au fauteuil occupé provisoirement par Me Dieudonné Happi. Un exercice qui devrait davantage être animé que les opérations préélectorales. Et sur le terrain, des tractations ont commencé depuis longtemps. La coalition initialement observée autour de Séidou Mbombo Njoya n’a peut-être pas volé en éclats, mais s’est fissurée. Franck Happi, le président du Syndicat des clubs d’élite de football (Sycec), qui avait annoncé son adhésion au projet du « candidat de Samuel Eto’o », selon les déclarations de Gilbert Kadji, lui-même annoncé sur le départ avant qu’il ne demeure muet, a finalement abandonné le navire du fils du sultan du Noun. Pour se lancer à son propre compte. D’aucuns voient à travers ce dernier, Tombi à Roko Sidiki, l’ancien président dont il a été un des compagnons de route durant les 26 mois de présidence de l’homme. Franck Happi n’a pas encore dévoilé son projet, ni ses accompagnateurs. Lui qui avait porté la parole de Céline Eko et Saint Fabien Mvogo lors de la présentation du dossier de Mbombo Njoya. Mais qui a failli passer par le tribunal avec le président d’Eding sport qui l’accuse de faux dans le parrainage à lui accordé.

Tombi à Roko DANS L’ombre

Par ailleurs, John Balog qui avait également apporté son soutien au même Mbombo Njoya, aurait finalement rejoint Joseph Antoine Bell dont il a traditionnellement été proche. Il est de ceux qui ont sauvé la candidature de l’ancien gardien des Lions indomptables, en lui apportant les parrainages qu’il lui manquait. La bataille se joue à divers niveaux. Selon une source, le retrait de la CAN au Cameroun aurait fait bouger les lignes. Mbombo Njoya en paierait le prix. Lui qui est perçu comme le suppôt de l’« ennemi » du Cameroun. De par le soutien de Samuel Eto’o à celui qui incarne le clan Iya Mohammed et qui a fait ses classes à la CAF et à la Fifa. D’où l’éloignement de John Balog et Franck Happi. De son côté, le gouvernement voudrait voir un ancien Lion. « A défaut de soutenir Gérémi Njitap qui ne s’est plus présenté, le gouvernement (ou plutôt Bidoung Mkpatt le ministre des Sports) lorgne Bell », souffle une source proche du ministère en charge des sports. Tombi à Roko ne voudrait pas tourner aussi vite la page. Lui qui ne s’est plus présenté, comme l’annonçaient ses partisans.

Développement: l’Etat veut capter les financements du « Millenium Challenge Account »

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L’Etat veut capter les financements du « Millenium Challenge Account »

«Quand il s’agit du développement du Cameroun, aucune ressource financière n’est à négliger ». Ainsi s’adressait le 05 décembre dernier, à Yaoundé, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Paul Tassong. C’était à l’occasion de la première réunion du Comité de pilotage du programme Millenium Challenge Account (MCA). Un programme créé par le Congrès américain, et qui a pour vocation de financer les pays qui démontrent leur engagement à lutter contre la pauvreté à travers le développement économique. L’objectif de cette rencontre consistait à présenter des stratégies à mettre en place pour « aboutir à l’éligibilité du Cameroun à ce programme, ainsi que les moyens à mobiliser, à travers l’examen du projet de plan d’action 2019 ». En effet, pour être éligible à ce programme, chaque pays doit avoir une moyenne de 10/20, en respectant un certain nombre de critères, notamment la bonne gouvernance, l’investissement sur le capital humain et la garantie des libertés économiques. Pour le Minepat, Paul Tassong, même si le Cameroun ne répond pas encore à tous ces indicateurs, ce n’est plus qu’une question de temps : « le Cameroun ne répond pas encore aux critères d’éligibilité du programme Millenium Challenge Account, mais, nous espérons y parvenir. Nous avons par le passé fourni beaucoup d’efforts qui nous ont permis d’atteindre la note de 9/20. Or, il fallait avoir 10/20 pour être éligible. Cela n’a malheureusement pas été le cas. Mais l’objectif de nos jours consiste à inverser cette tendance », a-t-il souligné. Et ce d’autant plus que, selon Paul Tassong, « les ressources que nous pourrons capter après l’éligibilité du Cameroun, sont importantes ». A cet effet, a-t-il poursuivi, « il est question de mutualiser les forces, pour permettre au Cameroun d’être éligible. Et je peux vous assurer que ça sera le cas ».

Les critères d’éligibilité

Pour bénéficier des ressources financières mis à la disposition des pays, dans le cadre du programme MCA, 20 indicateurs répartis en trois catégories sont à respecter. Notamment la bonne gouvernance, l’investissement sur le capital humain et la garantie des libertés économiques. S’agissant par exemple de la dernière rubrique qui comporte huit indicateurs, les critères sur lesquels s’attarde le Congrès américain sont notamment : la qualité de la politique budgétaire, le niveau d’inflation, la qualité de la régulation et de la réglementation des affaires, la politique commerciale, l’accès au crédit, le délai et les coûts liés à la création des entreprises. En matière de gouvernance, les éléments d’évaluation sont, entre autres, les libertés politiques qui intègrent : la qualité du processus électoral, le pluralisme politique, le traitement équitable des groupes ethniques. On y retrouve aussi le contrôle de la corruption, l’efficacité de l’action gouvernementale qui est évaluée sur des aspects tels que la qualité du service publics, l’efficacité de l’administration publique, etc. Il y a lieu de préciser que depuis 2014, MCA a investi environ 6500 milliards de francs CFA dans plusieurs projets au niveau des pays bénéficiaires dans les secteurs tels que les infrastructures de transport, l’accès à l’eau et assainissement, l’agriculture et irrigation. Une vingtaine de pays a déjà bénéficié de cette assistance. Notamment la Côte d’ivoire, le Sénégal, le Bénin.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Affaire Can 2019 : Le gouvernement renonce à attaquer Ahmad

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Le gouvernement camerounais rattrapé dans ses tares

Au sortir d’une réunion de crise du Comité de préparation des Can (2016 et 2019), Yang Philemon a annoncé que « le Cameroun va officiellement engager des démarches pour accepter l’offre de report à 2021 et travailler avec la Caf dans ce sens ». Sans le dire clairement, le Premier ministre, dans sa posture de président du Comipcan, signifie donc que le Cameroun n’attaquera pas la décision de la Confédération africaine de football (Caf) de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 au Cameroun. L’option de saisir le Tribunal arbitral du sport (Tas) de Lausanne a avait été envisagée dans l’euphorie de cette décision le 30 novembre dernier. Des sources indiquaient d’ailleurs qu’Abdouraman Hamadou, le président de l’Etoile filante de Garoua, devenu célèbre au Cameroun par ses multiples victoires contre les exécutifs de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) devant cette juridiction suprême, était ciblé comme personne ressource devant accompagner le plaignant camerounais dans cette démarche. Ce ne sera plus le cas. Le Cameroun veut saisir la seconde chance à lui offerte par Ahmad Ahmad, celle d’organiser l’édition 2021 initialement attribuée à la Côte d’ivoire. Pour le président du Comipcan, « nous ne pouvons pas travailler ensemble pour la Can 2021 et être adversaires dans les tribunaux ou se regarder en chiens de faïence ».

Priorité au cahier de charges

Mais en face, la Côte d’ivoire a déjà dit qu’elle tient à sa Can et qu’elle n’était d’ailleurs pas informée d’une quelconque négociation visant à leur retirer la Can qu’elle prépare déjà.
En attendant, Abdouraman Hamadou et l’Association des clubs de football amateur ont déjà déclaré leur intention de reprendre le chemin de Lausanne pour contester cette décision. Malgré la mise en garde d’Ahmad Ahmad qui dit s’être préparé à cette éventualité du Cameroun. Une menace à peine voilée de celui qui reconnaît avoir violé les textes de la Caf pour attribuer la Can 2021 au Cameroun. Abdouraman Hamadou avait déjà attaqué la modification unilatérale du cahier de charges par la Caf en 2017, avant d’en être dissuadé par le gouvernement camerounais. Cette fois-ci, l’homme qui a repris avec la contestation du processus électoral de la Fécafoot, a renoué avec les tribunaux. Le match judiciaire se prépare.

En attendant de savoir l’issue de cette autre crise que la Caf engage en y associant la Côte d’ivoire, Yang Philemon prescrit de « surseoir toute communication officielle visant à incriminer la Caf ou son président ». Après avoir fait le point des travaux et revisité les goulots d’étranglement, le Comipcan a « fait l’inventaire des travaux et prestations pour en ressortir ceux qui relèvent directement du cahier de charges de la Caf ». On apprend que le Minfi a accusé les autres d’avoir alourdi la tâche au gouvernement. «On s’est engagé dans des travaux qui n’étaient pas demandées, et qui n’étaient pas nécessaires », apprend-on du briefing rendu à la presse. Désormais, le Cameroun se concentre prioritairement sur les chantiers exigés par le cahier de charges « pour les achever à temps, à savoir fin mars 2019 ».

Ahmad Ahmad : « Notre faute, nous la Caf, c’est de vous avoir donné 2021 »

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Qu’est-ce qui s’est réellement passé entre la Caf et le Cameroun ?

Normalement je devais même parlé ici parce que trop de polémiques ne servent à rien pour notre continent. Mais comme vous dites, vous êtes une télévision panafricaine, nous, notre démarche, ce qui nous anime dans la gestion de la Caf, c’est ce panafricanisme. Et tout ce qu’on a fait depuis, peut-être vous avez suivi, c’est toujours dans l’intérêt de notre continent. Et surtout, pas par vanité, mais j’ose vous dire que nous faisons partie de ceux qui ne veulent plus qu’on traite l’Afrique comme Afrique tout le temps ; voilà les Africains. On en a marre. Il faut que nous changions. D’ailleurs, si j’ai été élu à la Caf, c’est par cet engagement de changer. Je dois respecter cela et c’est ce que je fais depuis mon élection. Respecter cet engagement que j’avais pris devant le congrès de la Caf qui m’a donné son mandat de présider la destinée de la Caf pendant quatre ans. Que s’est-il passé ? C’est clair : il ne faut pas chercher loin ; on a suivi, c’est un héritage qu’il faut assumer, et je l’assume. La Can a été attribuée, 2019 au Cameroun et 2021 en Côte d’ivoire. On a fait déjà des visites d’inspection dans ces deux pays, une seule fois en Côte d’ivoire, mais plusieurs fois au Cameroun. Pour rappeler que les travaux nécessitent des accélérations. Vous savez que la Can a été attribuée en 2014. Ce n’est pas à moi, mais à vous les médias, de faire des investigations pour voir quand ces travaux ont été engagés. Lorsqu’on a fait les visites, on a pris des cabinets privés, notamment Rolland Berger, renforcés par l’administration technique. On a même annulé les membres du comité exécutif pour ces visites parce que nous sommes des politiciens.

 »ce sont des décisions légitimes et légales que nous avons prises »

Et de 2, on a monté une commission des spécialistes en sécurité, qui ont fait des visites et si je vous dis les gens qui ont composé cette commission,… C’est un général, ancien président de la fédération rwandaise, qui était chef de la mission des Nations unies pour la sécurité du côté du Mali, si je ne me trompe pas ; le président de la fédération du Niger, un colonel major qui est habitué à des sécurisations dans les pays du Sahel ; et deux officiers de sécurité de la Fifa qui sont venus. Ils sont partis voir. Et on s’est réuni parce que la date limite pour nous c’était ce mois-ci. Il y a nos partenaires, et vous savez que c’est la Can qui finance le football africain. Et puis surtout, quoi qu’il en soit, c’est le summum des compétitions en matière sportive en Afrique. Le changement que nous voulons en Afrique c’est ça. Lorsqu’on a pris cet engagement, on est parti avec toutes les parties prenantes du football au Symposium pour reconfirmer ce que nous voulons vraiment, nous les acteurs du football africain. Voilà les différents éléments qui ont confirmé et nous avons validé par le Comité exécutif et approuvé par le Congrès de la Caf. Donc ce sont des décisions légitimes et légales que nous avons prises. On a fait le tour, analysé les différents contours. A l’unanimité, je peux vous l’affirmer, nous étions 20 membres du Comité exécutif, il n’y avait pas 22, à l’unanimité, nous avons dit, ‘’nous ne pouvons pas’’.

Ce n’est pas possible d’organiser la Can au Cameroun c’est ça ?

Ce n’est pas possible d’organiser la Can au Cameroun cette année-là. Mais conscient de la situation, des efforts entrepris et surtout de l’engagement, j’ai rassuré les membres du Comité exécutif parce qu’ils n’étaient pas là, c’est moi seul qui ai rencontré le président Paul Biya. J’ai vu son engagement, sa volonté réelle pour cette Can, et j’ai dit, ‘’nous ne pouvons pas faire autrement’’. Le règlement, c’est le comité exécutif, l’ancien, qui l’a mis en place. Alors on peut faire d’entorse, parce que selon le règlement, lorsqu’on retire, on retire carrément. On ne va pas redonner d’autres opportunités. Mais devant ce fait là, nous avons dit ‘’non, nous ne pouvons pas faire ça’’.

Alors, pour qu’on comprenne très bien, qu’est-ce qui a réellement bloqué ? Quel était le problème ?

Les infrastructures, vous le savez très bien. On est à 55% de la finition. Et nous ne pouvons pas aller dans un stade, dans un hôtel qu’on vient de terminer, emmenant 500 jeunes footballeurs professionnels. Tout cela ajouté aux rapports des visites d’inspection et même des informations qu’on reçoit et qui ne nous rassurent pas. C’est réel. Il faut prendre en compte l’histoire : on n’a pas encore oublié ce qui s’est passé à Cabinda. La Caf a payé lourd cet incident. Donc nous ne pouvons plus nous amuser. Lorsqu’on est responsable, il faut regarder les choses de façon générale, un à un et prendre les décisions, même si ça me fait mal de prendre cette décision. Même si on s’est réuni pendant dix heures, c’est pour cette raison. C’est pour cela qu’on a pris cette décision : décalons, parce qu’on a vu aussi que même la Côte d’ivoire n’est pas prête pour 2021, ne sera pas prête en 2021. Pour arranger les choses de manière humaine, donnons plus de chance au Cameroun, plus de temps au Cameroun, pour qu’il réalise les infrastructures et on va les accompagner de plus près, pour se rassurer que ça va aller ; et en 2021 ils seront prêts, on organise la Can au Cameroun et en 2023, on organise en Côte d’ivoire. C’était la décision prise par le Comité exécutif de la Caf.

Donc 2021 au Cameroun, c’est confirmé ?

C’est confirmé par le Comité exécutif de la Caf.

On va vous poser unequestions que se posent les Camerounais et même les Africains; certains pensent que ce problème va au-delà des infrastructures, que c’est une affaire politisée ; que répondez-vous à cela ?

Je ne sais pas comment ça se passe l’éducation chez vous, mais chez moi à Madagascar, ce n’est pas le gagnant qui s’acharne contre le perdant. Je suis vraiment ébahi. Ebahi et très étonné parce que c’est loin de mon éducation. Si vous avez suivi, lorsque j’ai déposé ma candidature à la présidence de la Caf, beaucoup de journalistes m’ont sollicité de parler du président en exercice. A aucun moment om m’a éduqué ainsi. C’est à vous de parler de sa gestion, pas à moi. Moi j’ai gagné l’élection. A quoi ça me sert cela encore ? Pour moi c’est des has been. ça n’existe même plus dans le calendrier du football international. Maintenant c’est une nouvelle équipe qui gère la Caf et on va de l’avant. Moi-même je pense que peut-être comme d’habitude, ce sont toujours les entourages qui ont perdu leurs petits avantages qui essaient toujours de personnaliser les choses. Vous êtes journaliste, si on veut attaquer quelqu’un, m’avez-vous déjà entendu parler de ce dont j’ai hérité à la Caf ? Si les gens au Cameroun me demandent aujourd’hui, ‘’étalez ce que vous avez vu à la Caf’’, je voudrais faire ça. S’ils veulent j’étalerai, et on ira de l’avant. Mais vous ne m’avez jamais entendu parler de la gestion de mon prédécesseur. A aucun moment. Si on veut l’attaquer, c’est dans ce sens-là. Il ne faut pas que les gens parlent des blablabla dehors.

Dans l’avion qui amène Ahmad à Yaoundé

 »aucun règlement ne nous permet de donner 2021 au Cameroun »

Selon certaines indiscrétions, cette affaire risque d’aller au TAS ; êtes-vous préparé à cela ?

On est confiant qu’on a pris de bonnes décisions pour le bien du football africain, et selon les règles, selon les statuts et les règlements de compétitions de la Caf. Tout est clair : si vous prenez le règlement de la Can, essayez de regarder l’article 35, l’article 92. Nous n’allons pas faire comme les autres : retirer une Can à un pays et laisser tomber. Ce n’est pas notre manière et j’avais toujours dit, pour développer le football africain, on doit coopérer avec les gouvernements, surtout avec les chefs d’Etats. Je dis bien surtout avec les chefs d’Etats ; parce que nous savons aussi ce qui se passe chez nous, surtout à Madagascar et j’estime aussi chez vous, autour d’un président de la République.

Si on comprend bien, l’option du Tas n’est pas la meilleure ?

Je pense que la faute, notre faute, nous la Caf c’est de vous avoir donné 2021. Ça va être une faute qui va être ciblée par le TAS, parce qu’aucun règlement ne nous le permet. Qu’on joue le jeu, on y va, si c’est ça l’option choisie par le Cameroun. On va y aller.

Vous avez fait un nettoyage dans certaines fédérations ; sera-ce le cas au Cameroun ?

Je pense qu’on fait des efforts aujourd’hui d’assainissement et je remercie le président de l’Union africaine, le président Paul Kagame, je ne vous le cache pas, qui a accepté dernièrement qu’on discute avec lui, moi-même et le président Gianni de la Fifa. On est en train de continuer les réformes, surtout l’assainissement et la lutte contre la corruption dans le football africain. Ça existe. On a déjà commencé avec l’arbitrage, on va continuer ; on n’est pas encore sorti de l’auberge, et on va continuer. Et au niveau des fédérations, on va continuer aussi, pour que les apports, surtout internationaux ou même des gouvernements, dans le développement du football, dans le développement de la jeunesse en général, soient utilisés à bon escient.
Source : Afrique Media Tv

Can 2019 : Les visages de l’échec du Cameroun

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C’était prévisible. Le 30 novembre dernier, le Comité Exécutif de la CAF a décidé de retirer au Cameroun, l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football 2019. Mais si plusieurs données permettent d’attester sans risque de se tromper que le pays champion d’Afrique en titre est victime d’un complot bien ficelé par le président de la CAF, le Maroc et les pays membres de l’Union nord-africaine de football (UNAF), le pays des Lions Indomptables n’est pas exempt de tout reproche. Le rôle des autorités camerounaises est pointé du doigt par plusieurs observateurs.

Paul Biya : Un discours et c’est tout

Le chef de l’Etat, est le premier cité, parmi les visages de cet échec. Attendu sur le terrain des chantiers de cette compétition, Paul Biya s’est contenté d’un discours repris ensuite en boucle par son gouvernement. « Le Cameroun sera prêt le jour dit. J’en prends l’engagement », avait-il martelé. Comment peut-on prendre un tel engagement et ne jamais se donner la peine de visiter les chantiers pour s’assurer que les choses vont dans le sens souhaité ? D’avis de commentateurs sportifs, Paul Biya est coupable de s’être contenté des rapports, de n’avoir pas, du haut de sa fonction, donné un coup de pied à la bureaucratie qui a pesé sur le rythme déjà lent des travaux et surtout d’avoir fermé les yeux devant les alertes de la presse aussi bien nationale qu’internationale.

Ngoh Ngoh, Yang Philemon et Bidoung Mkpatt : le prix de l’immobilisme

Le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) et les Services du Premier ministre étaient les instances les plus interpellées par les travaux préparatoires de la CAN 2019, en raison de leurs missions régaliennes, mais au-delà du gouvernement qui pilote les opérations sur le terrain, le secrétariat général de la Présidence de la République était le centre décisionnel des opérations relatives à ce dossier. Logé dans l’antichambre de la présidence de la République, l’oeil du président n’a pas toujours pu assurer la régularité des opérations. Notamment en ce qui concerne le déblocage des finances. Plusieurs fois, les chantiers ont connu des mouvements d’humeur des employés ou des fournisseurs, en raison des problèmes de finance. Des lignes budgétaires étaient pourtant prévues depuis trois exercices pour financer les travaux préparatoires. Le Premier ministre Yang Philemon n’a pas beaucoup aidé non plus, tellement il a été irrégulier sur le terrain. Et même si le discours tendait à rassurer, les rapports des inspecteurs de la CAF trahissaient toujours des avancées timides. Les enjeux liés à l’organisation de la CAN 2019 étaient pourtant énormes pour le Cameroun et les Camerounais. C’est là que la responsabilité du Comité local d’organisation (Cocan) est interpellée. Le ministre des Sports, en sa qualité de président dudit Comité n’a visiblement pas pris la pleine mesure de ses attributs. S’il n’a pas lésiné sur les moyens de mettre un coup d’accélérateur dans la préparation de la CAN féminine de 2016 (pression dans les chantiers, retrait de marché à l’entreprise chinoise Sinohydro pour résultats insuffisants etc.), Bidoung Mkpatt n’a pas fait montre de la même détermination cette fois-ci. Pour le voir dans les chantiers ou dans les salles de réunions avec les représentants d’entreprises ou des Commissions, il fallait attendre la veille d’une visite d’inspection de la CAF. Or, la montre a tourné. Aujourd’hui, il est trop tard.

Sécurité : les arguments des sécessionnistes

S’il y a un argument d’ordre sécuritaire qui fait peur à la CAF, c’est bien la crise qu’entretiennent les sécessionnistes dans les régions anglophones du pays. Depuis plus d’un an, l’on assiste à une escalade de la violence. Quand ce ne sont pas les écoles, les hôpitaux, les édifices administratifs qui sont brûlés, c’est avec l’armée camerounaise que ces séparatistes échangent des tirs. La population, impuissante reste spectatrice, prise en otage par ces « terroristes » qui n’hésitent pas à procéder par kidnapping et demande de rançon. Dans cette guerre qu’ils font perdurer, malgré les multiples batailles perdues face aux forces nationales de défense, les affidés de Sisiku Julius Ayuk font peser des risques sur la bonne tenue d’une CAN au Cameroun.

CAN 2019 : les visages de l’échec du Cameroun

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C’était prévisible. Le 30 novembre dernier, le Comité Exécutif de la CAF a décidé de retirer au Cameroun, l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football 2019. Mais si plusieurs données permettent d’attester sans risque de se tromper que le pays champion d’Afrique en titre est victime d’un complot bien ficelé par le président de la CAF, le Maroc et les pays membres de l’Union nord-africaine de football (UNAF), le pays des Lions Indomptables n’est pas exempt de tout reproche. Le rôle des autorités camerounaises est pointé du doigt par plusieurs observateurs.

Paul Biya : un discours et c’est tout

Le chef de l’Etat est le premier cité, parmi les visages de cet échec. Attendu sur le terrain des chantiers de cette compétition, Paul Biya s’est contenté d’un discours repris ensuite en boucle par son gouvernement. « Le Cameroun sera prêt le jour dit. J’en prend l’engagement », avait-il martelé. Comment peut-on prendre un tel engagement et ne jamais se donner la peine de visiter les chantiers pour s’assurer que les choses vont dans le sens souhaité ? D’avis de commentateurs sportifs, Paul Biya est coupable de s’être contenté des rapports, de n’avoir pas, du haut de sa fonction, donné un coup de pied à la bureaucratie qui a pesé sur le rythme déjà lent des travaux et surtout d’avoir fermé les yeux devant les alertes de la presse aussi bien nationale qu’internationale.

Ngoh Ngoh, Yang, Bidoung : le prix de l’immobilisme

Le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) et les Services du Premier ministre étaient les instances les plus interpellées par les travaux préparatoires de la CAN 2019, en raison de leurs missions régaliennes, mais au-delà du gouvernement qui pilote les opérations sur le terrain, le secrétariat général de la Présidence de la République était le centre décisionnel des opérations relatives à ce dossier. Logé dans l’antichambre de la présidence de la République, l’œil du président n’a pas toujours pu assurer la régularité des opérations. Notamment en ce qui concerne le déblocage des finances. Plusieurs fois, les chantiers ont connu des mouvements d’humeur des employés ou des fournisseurs, en raison des problèmes de finance. Des lignes budgétaires étaient pourtant prévues depuis trois exercices pour financer les travaux préparatoires. Le Premier ministre Yang Philemon n’a pas beaucoup aidé non plus, tellement il a été irrégulier sur le terrain. Et même si le discours tendait à rassurer, les rapports des inspecteurs de la CAF trahissaient toujours des avancées timides.

Les enjeux liés à l’organisation de la CAN 2019 étaient pourtant énormes pour le Cameroun et les Camerounais. C’est là que la responsabilité du Comité local d’organisation (Cocan) est interpellée. Le ministre des Sports, en sa qualité de président dudit Comité n’a visiblement pas pris la pleine mesure de ses attributs. S’il n’a pas lésiné sur les moyens de mettre un coup d’accélérateur dans la préparation de la CAN féminine de 2016 (pression dans les chantiers, retrait de marché à l’entreprise chinoise Sinohydro pour résultats insuffisants etc.), Bidoung Mkpatt n’a pas fait montre de la même détermination cette fois-ci. Pour le voir dans les chantiers ou dans les salles de réunions avec les représentants d’entreprises ou des Commissions, il fallait attendre la veille d’une visite d’inspection de la CAF. Or, la montre a tourné. Aujourd’hui, il est trop tard.

Sécurité : les arguments des sécessionnistes

S’il y a un argument d’ordre sécuritaire qui fait peur à la CAF, c’est bien la crise qu’entretiennent les sécessionnistes dans les régions anglophones du pays. Depuis plus d’un an, l’on assiste à une escalade de la violence. Quand ce ne sont pas les écoles, les hôpitaux, les édifices administratifs qui sont brûlés, c’est avec l’armée camerounaise que ces séparatistes échangent des tirs. La population, impuissante reste spectatrice, prise en otage par ces « terroristes » qui n’hésitent pas à procéder par kidnapping et demande de rançon. Dans cette guerre qu’ils font perdurer, malgré les multiples batailles perdues face aux forces nationales de défense, les affidés de Sisiku Julius Ayuk font peser des risques sur la bonne tenue d’une CAN au Cameroun.

Football : Eding Sport remporte la Coupe

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Eding a souffert. Eding s’est fait peur. Mais Eding est définitivement rentré dans l’histoire de la Coupe du Cameroun de football. Le club de la Lékié s’est imposé dimanche (1-0) au stade Omnisports Ahmadou Ahidjo de Yaoundé face à Lion Blessé, à l’occasion de la 59e édition de cette compétition. Le premier sacre des hommes du président Saint Fabien Mvogo dans cette compétition, un an après avoir terminés champions du Cameroun lors de la saison 2017. Largement dominateur mais souvent en grosse difficulté à la finition, Eding a dû s’en remettre à Pierre Baliang pour inscrire l’unique but de la partie à la 13e minute de la première mi-temps. L’attaquant transformait d’un croisé du pied droit, une passe extraordinaire de Christian Nguidjol.

Pourtant, Lion Blessé a rêvé de cette Coupe. Pendant exactement 90 minutes. Quatre-vingt-dix minutes durant lesquelles le club de Foutouni a largement fait honneur au bouillant public qui est venu soutenir les deux finalistes au stade Omnisports Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Tantôt dominés et tantôt au-dessus, les coéquipiers d’Ombede Noah ont eu leur chance. Comme à la demi-heure, lorsque l’un des leurs se retrouvait face au gardien adverse qui ne laissait malheureusement pas sa frappe passer. Eding a eu chaud sur cette occasion. Mis en alerte, les joueurs de Jean Baptiste Bisseck ont fait le dos rond, n’hésitant pas à défendre très bas, parfois trop. Bloquant parfaitement les ailes, empêchant au maximum les contre. Et, avec un peu plus de réussite, aurait pu réussir le coup parfait en seconde période. Brillant dans la construction du jeu, Eding aura multiplié les occasions, sans se montrer suffisamment précis dans la finition. Dans un match indécis et tendu avec notamment des duels physiques rudes, parfois beaucoup trop comme, Eding aurait pu payer de ses propres erreurs. Heureusement pour Baliang et ses coéquipiers, Lion Blessé n’a pas su en profiter. Eding s’impose, mais la victoire aura néanmoins eu un léger goût amer : le club ne va pas disputer les préliminaires de la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF).

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