dimanche, juin 14, 2026
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Organisation Can : La consolation d’Ahmad à Paul Biya

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Après avoir retiré au Cameroun l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019, Ahmad Ahmad s’est aussitôt retourné vers Paul Biya pour lui proposer un deal : celui d’abriter l’édition 2021, jadis attribuée à la Côte d’ivoire. Se proposant d’accompagner le Cameroun dans ce nouvel engagement auquel il le convie : «la Caf sera à vos côtés, et ne ménagera aucun effort pour vous accompagner dans cette historique et noble mission ». Sans se soucier de l’organisateur traditionnel qui ne s’est pas encore désisté et qui ne fait pas encore l’objet de menaces de la part du propriétaire du spectacle footballistique qu’offre la Can.

Ainsi, dans le courrier qu’il adresse au président de la République du Cameroun, le président de la Caf ne fait pas que l’informer de la décision prise par le Comité exécutif extraordinaire, mais il essaie de compatir à la douleur de celui qu’il est venu rassurer de ce qu’il n’ya pas de plan B pour l’organisateur de la CAN 2019. « Je voudrai vous rassurer que, compte tenu des efforts que vous avez déjà accomplis et au vu de votre implication personnelle, que la Caf et  son comité exécutif seraient honorés que le Cameroun puisse accepter d’abriter l’édition 2021 de la Coupe d’Afrique des nations ». Expliquant que « cette édition permettrait, j’en suis convaincu, au Cameroun d’achever dans le confort et la sécurité, la totalité des projets prévus pour cette manifestation ».

Un raccourci pour signifier à Paul Biya que le Comité exécutif ne croit plus à son engagement selon lequel « le Cameroun sera prêt le jour dit ». Paul Biya l’avait déclaré en décembre 2016, lors de la réception qu’il a offerte aux Lionnes indomptables, finalistes de la Can féminine organisée à domicile. Pour la Caf donc, le Cameroun ne pourra pas être prêt à date. Et les patrons de l’instance faitière du football africain n’ont pas attendu la fin des travaux annoncée pour décembre 2018, pour se décider.

Can 2019 : Ahmad lâche le coup fatal

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Le Cameroun n’organisera pas la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019. Ainsi en a décidé le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf) réuni à Accra au Ghana ce 30 novembre.  Pour les patrons de la Caf, le Cameroun accuse un retard dans les travaux de construction d’infrastructures devant abriter cette compétition. Ainsi, l’organisation de la Can 2019 redevient un marché à prendre en urgence pour les 53 autres pays africains affiliés à la Caf.

Une décision qui surprend ceux qui avaient jusqu’ici cru au sens premier des mots utilisés jusqu’ici par Ahmad Ahmad pour rassurer le Cameroun. En marge de la Coupe de l’Uniffac en Guinée équatoriale, le président de la Caf avait redit qu’«il n’y a pas de plan B pour la Can 2019 » que le Cameroun devait organiser. Et lors de sa visite au Cameroun, le successeur avait réitéré sa position, en indiquant que « c’est au Cameroun de décider ».

La fin des travaux des chantiers d’infrastructures étaient prévus pour fin décembre 2018. Assurance en avait été donnée par les responsables desdits chantiers, notamment ceux de Yaoundé-Olembe, Douala-Japoma et Garoua (Roumde Adja). Du coup, pas moins de six mois sépareraient la fin des travaux du démarrage de la Can. Mais la Caf s’est montré impatiente. Déjà, dès juillet 2017, soit quatre mois après son arrivée à la tête de la Caf, le successeur d’Issa Hayatou déclarait déjà que le Cameroun ne sera pas prêt le moment venu. Avant même d’avoir organisé la première visite d’inspection. Puis l’homme modifiera unilatéralement le cahier de charges conjointement signé avec le Cameroun, pour faire passer de 16 à 24 participants, et de quatre à six stades de compétition. Le Cameroun qui n’a pas attaqué cela, a entrepris de répondre aux attentes de son peuple et du monde du football. La suite sera des attaques et des piques contre les capacités du Cameroun à tenir le pari, suivies de rétropédalages. Jusqu’à cette date fatidique du 30 novembre 2018 pour le coup fatal.

Télécommunications: le Minpostel et la GiZ veulent développer les télécentres communautaires

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Le Minpostel et la GIZ veulent développer les télécentres communautaires.

Le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel) a désormais un nouvel allié dans sa dynamique de développement des télécentres communautaires. Et ce partenaire est la GIZ, bras séculier du gouvernement allemand en matière de coopération. En effet, le 27 novembre dernier à Yaoundé, a eu lieu la cérémonie de signature de la convention de partenariat entre le chef de département du Minpostel, Minette Libom Li Likeng et Arnim Fischer, directeur des programmes de la bonne gouvernance à la GIZ. Le paraphe de cette convention constitue donc un appoint au projet dénommé « télécentre communautaire polyvalent ». Lequel projet s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Développement Communal dont l’objet est, a expliqué Minette Li Likeng, « de faire des télécentres communautaires polyvalents(TCP), de véritables pôles de développement socioéconomique au niveau local ». Pour Minette Libom Li Likeng, « la convention signée avec la GIZ est en droite ligne de l’ambition du gouvernement qui consiste à œuvrer pour le développement de l’économie numérique au Cameroun ». A travers « la réduction de la fracture numérique entre les zones urbaines et les localités rurales, et le développement socioéconomique et culturel de ces dernières ». Concrètement, ce partenariat vise entre autres à ; expérimenter les nouvelles méthodes de gestion au sein des TCP ; capitaliser toutes les activités menées dans les TCP pour une meilleure restructuration du projet ; élaborer et mettre en œuvre les initiatives et projets conjoints ; renforcer les capacités des acteurs du processus de revitalisation des télécentres et du développement du numérique dans les communes. En ce qui concerne le programme d’appui au développement communal, il va s’exécuter à travers quatre composantes, à savoir : l’amélioration des recettes propres des communes à l’aide de fichier de contribuables ; la maintenance, le contrôle et la gestion des infrastructures publiques. Dans cette perspective, la GIZ apportera, a souligné le Minpostel : un appui à quatre TCP retenus dans le cadre de la phase pilote, notamment ceux de Bibémi et de Mandama.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Finances publiques: Budget 2019, comment l’Etat va mobiliser les 4 850,5 milliards

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le minfi dote les ministères de paieries spécialisées

Si le projet de loi de finances qui est en discussion au niveau de l’Assemblée Nationale et du Sénat est adopté en l’état, c’est-à-dire à 4 850,5 milliards de francs CFA. Le gouvernement, à travers le ministre des Finances (Minfi), a déjà ficelé la stratégie qui permettra de mobiliser ces ressources budgétaires. Lors de son passage devant les députés, Louis Paul Motaze a décliné les secteurs sur lesquels il compte s’appuyer. A cet effet, le Minfi a souligné qu’en matière de ressources internes, l’objectif demeure « la mobilisation optimale des recettes non pétrolières en vue d’accompagner la relance économique ».

Les recettes non pétrolières

En ce qui concerne les recettes non pétrolières, l’enveloppe projetée s’élève à 3 079,5 milliards de francs CFA, incluant 2 058 milliards de francs CFA d’impôts et taxes, 841,5 milliards de francs CFA de recettes douanières, et 180 milliards de francs CFA de recettes non fiscales. Ces prévisions, sont faites, a expliqué Louis Paul Motaze, « sur la base d’un Produit Intérieur Brut (PIB) non pétrolier nominal de 5,8 % associé à l’impact positif des nouvelles mesures fiscales et douanières envisagées qui devraient rapporter 61,5 milliards de francs CFA dont 40 milliards pour la Direction Générale des Impôts et 21,5 milliards pour la Direction Générale des Douanes ».

Les recettes pétrolières

Pour ce qui est des recettes pétrolières, l’Etat table sur 450 milliards de francs CFA. Ces recettes sont constituées : de la redevance versée par la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) et l’impôt sur les sociétés pétrolières. Notons que la redevance SNH est prévue à concurrence de 357,7 milliards de francs CFA répartis comme suit : 321,7 milliards de francs CFA issus du pétrole et 36 milliards de francs du gaz. Par ailleurs, a indiqué Louis Paul Motaze, « la projection de la redevance est basée sur une production de pétrole à 24,5 millions de barils, un cours du baril à 68,8 de dollars, environ 41000 francs CFA, soit environ 38000 francs CFA avec 3,5 dollars de décote, soit un prix du baril camerounais à 65,3 dollars, et un rapport de change de un dollar pour 555,1 francs CFA ». Hormis ces recettes propres de l’Etat, les emprunts et dons seront également sollicités afin de compléter l’enveloppe budgétaire.

Les emprunts et dons

Au niveau des emprunts et dons, le Minfi a fait savoir que les ressources attendues sont de 1 321 milliards de francs CFA. Elles se répartissent en « des prêts projets à hauteur de 588 milliards de francs CFA, 329 milliards de francs CFA d’appuis budgétaires dans le cadre du programme avec le Fonds Monétaire International (FMI), 260 milliards de francs CFA d’émissions de titres publics et 79 milliards de francs CFA de dons. Quant à ce qui concerne le financement bancaire, il est projeté à 65 milliards de francs CFA ». A l’analyse de ces différentes données, l’on se rend compte que plus de la moitié des ressources proviendraient des recettes non pétrolières, soit 3 079,5 milliards de francs CFA. Et de l’avis de certains spécialistes en finances publiques, ce fait s’explique de lui-même. Car il rentre dans le cadre des mesures prises par le gouvernement à la suite de la baisse drastique des recettes pétrolières survenue en 2014, et qui a conduit le gouvernement a signé le Programme Economique et Financier (PEF), avec le FMI en juin 2017. Selon ces experts, il est plus que jamais question pour l’Etat de mobiliser plus de ressources non pétrolières, de manière à réduire, sur le long terme, la dépendance à l’or noir dont la constance des prix sur le marché international est de plus en plus hypothéquée. C’est ce explique sans doute l’ambition affichée de l’Etat d’élargir, dès janvier 2019, son assiette fiscale. Afin de collecter des ressources qui lui permettront de tenir à ses différents engagements.

Eau et Energie: priorité aux projets de production d’énergie et d’eau potable

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priorité aux projets de production d’énergie et d’eau potable.

Le ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee) ne tarit pas d’ambitions pour 2019. Devant les parlementaires le 24 novembre dernier, Gaston Eloundou Essomba a présenté les priorités de son département ministériel. Dans le domaine de l’énergie, le Minee a souligné que tout sera fait pour mettre en œuvre les barrages de Memve’ele et de Mekin. Il est aussi question de lancer le démarrage effectif de la construction du barrage de Bini à Warak, accélérer les travaux de l’usine de pied de Lom Pangar. En plus, Gaston Eloundou Essomba entend démarrer les projets d’infrastructure de production tels que celui de Cholet, Menchum et de transport de l’électricité de deuxième génération. Dans le même sillage, l’entreprise désormais chargée de ce volet, à savoir la Société de Transport National de l’Electricité (Sonatrel), sera mise à contribution à travers son opérationnalisation complète dès le 1er janvier 2019. Il est également envisagé, de veiller à l’interconnexion du réseau Sud au réseau Est. Finaliser les études en cours qui vont permettre de connecter le réseau Sud au réseau Nord. Tout comme la signature du marché et le début des travaux relatifs au projet de renforcement et de stabilisation des réseaux électriques de la ville de Douala, notamment la construction de la ligne 225 KV entre Edéa-Logbessou. Et la fourniture et la mise en service des bancs de transformateurs aux postes d’Oyomabang (Yaoundé) et Bekolo à Douala. Toujours en 2019, a souligné le Minee, il sera question de poursuivre les branchements dans le cadre du projet de 166 centrales solaires photovoltaïques ; tout comme la mise en service de plusieurs centrales solaires et des lignes de distribution dans le cadre du projet d’électrification de 184 localités par système solaire photovoltaïque. Aussi, dans l’optique de réduire les factures d’énergie électrique dans administrations publiques, le Minee a indiqué que les activités sont en cours avec Eneo, entreprise spécialisée dans la production de l’électricité, ainsi que les administrations concernées, pour l’implémentation des mesures d’efficacité énergétique. Concrètement, il s’agit de faire l’inventaire exhaustif des différents points de livraison existants, normaliser lesdits points de livraison et installer des compteurs sur les installations électriques branchées en direct afin de connaitre quelle est la consommation réelle.

Accès à l’eau potable

En ce qui concerne l’accès à l’eau potable et à l’assainissement liquide, le Minee veut notamment : poursuivre les travaux du projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé en mesure d’urgence avec le partenaire IHL sous la forme partenariat public-privé. Un privilège sera aussi accordé à la poursuite du Plan d’Urgence Triennal pour l’Accélération de la Croissance et Economique concernant la réalisation de 3000 forages dans la zone septentrionale du Cameroun. De même, le projet d’études d’alimentation en eau potable en milieu rural dans 350 localités va démarrer sous peu, a fait savoir Gaston Eloundou Essomba. Ainsi que la construction de 14 adductions d’eau potable lancée en 2018. Dans le même ordre d’idée, le projet d’alimentation en eau potable des villes de Meyomessala, Nkongsamba et Melong va se poursuivre, au même moment que la phase 2 du projet d’alimentation en eau potable de neuf villes, en l’occurrence : Dschang, Garoua-Boulaî, Garoua, Maroua et Yabassi. Ces trois derniers projets sont conduits par la société Cameroon Water Utilities (Camwater).

Samuel Eto’o jette un journaliste en prison

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Dopas surit désormais depuis Kondengui

Les auditeurs de Soleil Fm n’ont pas écouté la voix de Michaël Dopas depuis hier 28 novembre 2018. Le rédacteur-en-chef et animateur de la tranche matinale « Sport et Investigation» séjourne désormais à la prison centrale de Kondengui. Convoqué pour le 21 novembre, le reporter de Soleil Fm a finalement été jeté à la prison centrale de Yaoundé. Un mandat de dépôt a été signé contre le diffamateur lorsqu’il a déféré à une autre convocation hier mercredi. Soleil Nyassa, le promoteur de Soleil Fm et Sébastien Ebala, consultant dans cette chaîne de radio située au quartier Omnisport, sont (encore) libres. Eux qui étaient impliqués dans la même affaire.

Les faits remontent au 17 septembre dernier. Au cours de l’émission Sport et investigation, le journaliste et son consultant ont fait des « révélations » fracassantes sur la prise de contrôle de la tanière des Lions indomptables par Samuel Eto’o Fils. L’ancien capitaine des Lions indomptables qui joue des rôles importants dans le dossier de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019, et même dans la gestion du football camerounais depuis bientôt un an, est accusé par ces deux animateurs de cette tranche d’antenne sur Soleil Fm, de pratiques sexuelles contre nature. Des pratiques qui, selon eux, justifient son pouvoir sur les sélections nationales dont ses proches se retrouvent à divers postes de responsabilité.
Avant de saisir la justice, Samuel Eto’o avait déjà traîné Michaël Dopas Dom Pipelassi devant le Conseil national de la communication (Cnc) en octobre dernier. Alors que les responsables de la radio essayaient de faire profil bas, Michaël Dopas et Sébastien Ebala avaient juré détenir des preuves de leurs allégations, et s’étaient dit disposés à aller se défendre au tribunal. L’affaire est encore pendante ; mais le diffamé a cru bon de passer à une vitesse supérieure, pour essayer de laver son image et son honneur.

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La Cour Economique du Caire (CAC) a condamné mardi l’ancien président de la Confédération Africaine de Football (CAF). Issa Hayatou écope d’une amende de 24,5 millions de dollars (16 milliards de Francs CFA). L’ex-dirigeant camerounais était jugé depuis le mois d’avril 2018 aux côtés de son ancien secrétaire général, le Marocain Hicham El Amrani qui écope de la même sanction. Ils étaient poursuivis sur une plainte de l’entreprise égyptienne « Présentation Sport » qui s’était estimée lésée du fait du caractère exclusif d’un contrat entre la CAF et Lagardère Sports sur les droits marketing et médias du football africain pour la période 2017- 2028. Montant des négociations : un milliard de dollars. La justice a jugé que ce contrat ne respectait pas les principes légaux existant en Egypte en matière de concurrence.

Des accusations bottées en touche par Issa Hayatou. Dans une mise au point rendue publique ce 28 novembre, l’ex-dirigeant camerounais s’étonne du fait que la responsabilité de la CAF n’a pas remise en cause dans cette affaire. « M. El Amrani et moi avons en tout temps, et plus particulièrement dans le cas précis du contrat avec Lagardère Sports visé, agit es-qualités et avec un mandat dûment délivré par le Comité Exécutif de la CAF », dit-il. Et d’ajouter : « La décision de la Cour économique égyptienne de nous condamner tout en dédouanant la CAF a été prise en violation flagrante de l’article 25 de la loi Égyptienne sur la concurrence, les individus concernés et l’entité représentée étant juridiquement indissociables et solidairement responsables ». D’après lui, la CAF et son Comité exécutif ont renouvelé le partenariat avec Lagardère Sports en Juin 2015, à travers un mémorandum d’entente. Cet accord, approuvé à l’unanimité des membres du Comité, dans le respect total des procédures contractuelles et légales, a été obtenu à la suite de négociations entamées en septembre 2014 et impliquant un grand nombre de représentants, dont un groupe de travail de la CAF, la commission de Marketing Stratégique de la CAF, une agence spécialisée dans le droit du sport, ainsi que l’administration de la CAF, le tout dans le cadre du mandat émis par le Comité exécutif.

Source: journalducameroun.com

Can 2019 : Le retrait de l’organisation au Cameroun réclamé

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Derrière cette association se cache l'ennémi du Cameroun

Les Fédérations de football membres de l’UNAF « ont pris la décision d’écrire un courrier à la CAF, il y sera question de mettre la pression sur Ahmad Ahmad (le président de la CAF) et son instance pour assurer un parfait respect du cahier des charges et une parfaite application de son contenu », rapporte Compétition sur son site internet, reprenant une lettre de l’organisation nord-africaine de football. « Le Cameroun est en train de patauger et semble plus que jamais proche d’un retrait, c’est visiblement l’objectif ciblé par l’UNAF qui, en rédigeant ce courrier, veut mettre la pression sur la CAF pour qu’elle ne cède pas à la pression (…) en acceptant à titre d’exemple d’organiser la première CAN à 24 équipes dans des conditions difficiles et des stades à moitié finis », ajoute le site d’information algérien, précisant encore citer l’organisation des pays d’Afrique du Nord. « Cette pression, en ce moment de l’année et à quelques jours d’une réunion décisive du comité exécutif de la CAF, durant laquelle d’importantes décisions sont attendues, prouve que l’UNAF a décidé de jouer sa dernière carte pour appuyer la candidature de secours envisagée par les Marocains », ajoute le site spécialisé.

La Fédération marocaine contre l’UNAF

Selon ce média algérien, il est écrit dans la lettre des pays nord-africains que « les Marocains (…) veulent réussir un deuxième coup après avoir réussi celui du dernier CHAN chipé au Kenya ». Le royaume peut compter sur « le soutien des Tunisiens, des Egyptiens, des Libyens et surtout de l’Algérie », ajoute la même source. Seul hic ? A la Fédération royale marocaine de football (Frmf), l’on ne partage pas (ou plus) cette idée. Intervenant lors d’une cérémonie organisée, lundi 26 novembre 2018 à Rabat, en l’honneur des médias nationaux, Faouzi Lekjaâ a été clair concernant l’organisation de la CAN 2019. Le président de la Frmf a assuré « qu’aujourd’hui, il n’y a qu’un seul pays qui a été désigné pour abriter cette compétition, et c’est bel et bien le Cameroun ». Dans ce sens, il a souligné qu’eu égard aux relations sportives et « extra-sportives » unissant les deux pays, le Maroc se montre toujours aux côtés du Cameroun pour que la compétition phare du calendrier footballistique continental se déroule dans les meilleures conditions.

Par Jean Luc Fassi

Can féminine 2018 : Le Nigeria brise le rêve camerounais

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La fin du rêve

Le Cameroun ne jouera pas la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine 2018. Les Lionnes indomptables sont tombées en demi-finale ce 27 novembre 2018 face aux Super falcons (0-0, 4-2 tab). Mais la sélection nationale du Cameroun est tombée les armes à la main. Après avoir bataillé dur sur cent vingt minutes, sanctionnées par un nul vierge. C’est donc la séance de tirs aux buts qui a départagé les deux géants du football africain. Une épreuve qui a pourtant bien commencé par le tir réussi de Nchout Ajara Njoya, suivie de Raïssa Feudjio. Alors que les Nigérianes rétablissaient aussitôt l’équilibre, les deux prochaines tireuses camerounaises ont manqué d’adresse. Le penalty de Gaëlle Enganamouit a été capté par la portière nigériane Oluehi Tochukwu. Le rêve s’effrite davantage avec le tir de Généviève Ngo Mbelleck qui prend une tangente extérieure au poteau droit des buts. Ngozi Ebere, la 4ème tireuse du Nigeria n’avait plus qu’à achever l’éternel « ennemi ».

Un pied à France 2019

Le rêve ne s’est pas réalisé. Pour la dixième fois, le Nigeria a battu le Cameroun. Pour la cinquième fois dont quatre finales de CAN, le Nigeria a barré la route du sacre au Cameroun. Joseph Ndoko n’a pas réussi là où Enow Ngachu a échoué. Le Nigeria est allé attendre l’Afrique du Sud en finale. Les Banyana Banyana qui ont écarté les Aiglonnes sur le score de 2-0. Les deux sélections joueront la finale ce 1er décembre. Le géant d’Afrique de l’Ouest qui a déjà soulevé le trophée deux fois devant la Nation Arc-en-ciel en 1995 (4- 1 et 7-1), et 2000 (2-0), voudra faire valoir qu’il n’y a jamais deux sans trois. De son côté, Janine Van Wyk, la légendaire capitaine des Banyana Banyana, rêve d’une Coupe du monde et conduira une sélection qu’elle devrait quitter en cas d’échec.

Les Lionnes indomptables, elles, n’ont pas encore perdu la possibilité de faire partie du contingent africain à ce mondial 2019 en France. Le troisième qualifié africain sera la vainqueur de la petite finale. Une dernière chance qui s’offre à la génération dorée des Lionnes indomptables, de quitter la tanière par une note positive. Les pouliches de Joseph Ndoko auront en face une sélection malienne qui a atteint le carré d’as pour la première fois en surprenant des Algériennes plutôt en forme.

Fécafoot : Les 11 engagements de Joseph Antoine Bell

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Joseph Antoine Bell propose le retour au foot

« Refonder, fédérer, moderniser », est le slogan qui accompagne le projet que propose Joseph Antoine Bell pour la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Le candidat à l’élection fédérale a ainsi ajouté ce slogan au projet qu’il a toujours présenté, sous le titre « Retour au foot, notre cause commune », depuis 2013. Une proposition en 11 points, baptisé « le 11 majeur », comme le 11 entrant d’une équipe de football. Par ordre de préférence, du N°1 qui est le poste de gardien de buts, au 11ème numéro, très souvent un poste d’attaque, on a : la Direction technique dite ‘’cœur du réacteur’’ (N°1), Le développement du football (N°2), Une attention majuscule pour le football féminin (N°3), La formation permanente, un levier pour progresser (N°4), Moderniser l’administration de la Fécafoot dans le cadre d’une gouvernance améliorée, arrimée aux meilleures pratiques internationales en la matière (N°5), L’élite et les sélections nationales(N°6), Les infrastructures (N°7), Les ressources financières (N°8), Le foot pour tous au pays des Lions indomptables (N°9), Responsabilité sociale (N°10), Avec le ministère en charge des sports, une relation sereine (N°11).

Autant de points névralgiques sélectionnés par celui qui candidate depuis 1996, pour «le nettoyage de la fédération camerounaise] de football terni ces dernières années ». Sous le trépied « Refonder, fédérer, moderniser » le football camerounais. L’occasion semble unique, la dernière, pour (enfin) accéder au fauteuil qu’il convoite tant et qui lui échappe. Et si l’homme a jusqu’ici payé pour sa grande gueule et sa liberté de ton, Joseph Antoine Bell semble avoir compris qu’il sera difficile d’imposer une génération spontanée à la tête du football camerounais. Du coup, le critique acerbe est disposé à faire avec ceux qu’il a jusqu’ici combattu. « Pour réussir, il faut s’inspirer de leur expérience, voir où ils ont échoué, chercher à savoir pourquoi ils ont échoué et proposer une autre façon de franchir les obstacles », a-t-il compris finalement. Se montrant disposés à s’inspirer du chemin parcouru par ses prédécesseurs, notamment Iya Mohamed et Tombi à Roko qu’il avait jusqu’ici vus comme des fossoyeurs du football camerounais. Mais la réalité du terrain électoral impose d’autres considérations : « le football aux footballeurs », tel que lancé en son temps par Sepp Blatter, l’ancien président de la Fédération internationale de football association (Fifa), devrait inclure tous les corps de métiers et les acteurs qui n’ont pas fait le haut niveau mais qui contribuent chacun à son niveau à faire fonctionner le football.

Mais Joseph Antoine Bell, lui, est un modèle incontestable. En 23 ans de pratique du football, l’homme a gravi toutes les marches de l’ascension vers les cimes du football, pour récolter des lauriers parmi les plus prestigieux. S’il lui a manqué un ballon d’or, Joseph Antoine Bell ne peut tout de même pas regretter d’avoir choisi le football à un moment où la pratique du sport et du football en particulier était une affaire de ratés. Parti d’Eclair de Douala (D2 provinciale) en 1971, à Saint-Etienne (D1 française) qui l’a vu raccrocher les gants, le natif de la Sanaga maritime a deux titres de champion du Cameroun avec l’Union de Douala (1975-1976 et 1977-1978), un titre de champion de Côte d’ivoire et un titre de vainqueur de la coupe du même pays (1982), champion d’Egypte avec Arab contractor, doublé du titre de vainqueur de la coupe d’Afrique des vainqueurs de coupes avec le même club(1983), un titre de champion d’Afrique des clubs avec l’Union de Douala (1979), deux fois vice-champion de France en 1987 et 1990, deux fois finaliste de la coupe de France en 1986 et 1987.

Avec Les Lions indomptables, l’homme a inauguré l’ère des trophées de champions d’Afrique, en gardant les buts du Cameroun lors de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 1984 et 1988. En revanche, la Coupe du monde aura été un cauchemar. Après le banc de touche à Espagne 1982, celui qui est sacré meilleur gardien africain du siècle précédent, a payé pour sa liberté de parole lors de l’épopée d’Italie 1990 dont il est dépossédé du premier rôle la veille du coup d’envoi de la compétition. Donnant ainsi une chance presque inespérée à Thomas Nkono, son éternel « rival », qui assura pour l’ensemble du tournoi. Quatre ans plus tard, le retour à la première loge fut un triste souvenir à Usa 1994, lorsque la sélection traversait une période de reconstruction.

Mais le chemin de l’homme était déjà tracé. le Franco-Camerounais peut aisément décrocher des fonctions de consultant d’abord pour Canal+ los du Mondial Corée-Japon 2002, avant de signer longtemps pour Radio France international depuis 2004 jusqu’à 2017. Le temps de Joseph Antoine Bell semble arrivé. Celui qui est désormais membre de la Chambre de résolution des litiges de la Fifa et de la commission permanente d’organisation de la Can, veut franchir le dernier palier. « Vous voyez bien que la plupart des personnes qui composent ces commissions sont présidents de leurs fédérations », faisait-il remarquer en 2015. La dernière parole revient aux électeurs.

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