samedi, juin 13, 2026
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Assemblée nationale: le doyen d’âge dénonce l’ingérence des puissances étrangères

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Le doyen d'âge en soutien à Paul Biya

Il fallait s’attendre à ce que les députés évoquent l’ingérence de certaines chancelleries dans les problèmes internes du Cameroun, mais pas avec autant de véhémence. Le 12 mars dernier, la sortie du doyen d’âge de l’Assemblée nationale, au cours de l’allocution d’ouverture de la plénière, a fait mouche. Outrepassant les usages diplomatique, Enow Tanjong a déclaré d’entrée de jeu : « C’est le lieu pour moi de….m’insurger contre le comportement de certaines puissances étrangères. Beaucoup d’entre elles comprennent bien les tenants et les aboutissants de la crise sus évoquée. Mais, mues par leur seul égoïsme, elles se complaisent dans une hypocrisie de mauvais aloi, versant des larmes de crocodile » avant d’enfoncer ce coup de canif « Il n’est de secret pour personne que les bandes armées commettent au Cameroun des crimes de guerre d’une ampleur rarement égalée : assassinats, incendies, enrôlement de force des enfants, viol des jeunes filles, enlèvements des élèves ainsi que des enseignants….Malheureusement, ces exactions sont passées sous silence , voilées par les Ong et les médias occidentaux. »

Le doyen d’âge s’élève contre les chancelleries des grandes puissances, qui selon lui s’abstiennent de condamner les atrocités des insurgés et au contraire garantissent une protection à certains « leaders terroristes » basés dans leur pays. Le député Rdpc du Nord-Ouest, ne comprends pas en revanche comment « la moindre réaction des forces de défense et de sécurité dans le cadre de leurs missions régaliennes de sécurisation du territoire, des personnes et des biens est considérée et amplifiés par les mêmes Ong, médias et chancelleries comme étant une violation des droits de l’Homme. » Il s’agit, décrie-t-il « d’une ingérence dans le fonctionnement d’un Etat souverain, doté d’institutions démocratiques et stables ». Selon lui, « le Cameroun n’est ni un certain pays du Moyen-Orient, ni un certains pays d’Afrique du Nord, encore moins un certains pays d’Amérique latine. Le Cameroun c’est le Cameroun » a-t-il tenu de mettre en garde ceux qui veulent fragiliser le Cameroun.

Le respect des droits de l’homme

Le Cameroun est respectueux des droits de l’homme a affirmé le doyen d’âge de l’assemblée. Toutes les dénonciations formulées contre ce pays au sujet des violations des droits de l’homme sont sans fondement selon lui. Enow Tanjong a rappelé qu’au cours des dernières années, les autorités camerounaises « ont bâti avec méthode et conviction, un Cameroun dont une des options majeures est le respect et la promotion des droits humains ». Poursuivant son propos, il a salué les forces de l’ordre camerounaise, moulé selon lui, dans l’esprit du respect des droits de l’homme et qui soutient-il, agissent « avec professionnalisme ».

Accompagner le Cameroun dans la résolution de la crise

Au cours du discours qu’il a tenu devant les membres du gouvernement et les représentants des chancelleries étrangères, le député du Nord-Ouest, doyen d’âge de l’Assemblée nationale a appelé les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Cameroun à l’accompagner dans sa démarche d’extinction de la crise anglophone. Enow Tanjong estime que Paul Biya qui est « un mendiant de la paix » a mis sur pied, des mesures et initiatives dans le but de mettre fin à cette guerre interne qui secoue le Cameroun depuis 2016. Pour ce, les partenaires du Cameroun devraient dénoncer, mais surtout soutenir et encourager les efforts du gouvernement qui dit-il, œuvre pour la construction nationale. Il a profité de l’occasion pour saluer la maturité du peuple camerounais pour la réélection de Paul Biya à la magistrature suprême et l’a appelé à rester soudé, uni et vigilant.

Opération Epervier

Pour clore son propos, le doyen d’âge de l’Assemblée a exprimé sa satisfaction vis-à-vis de l’opération épervier qui vient de reprendre. Il a ensuite affirmé le soutient de la représentation nationale à cette opération « de salubrité morale et publique » et demandé à ses pairs d’accompagner « cette action salutaire, qui est un engagement du Chef de l’Etat ».

Par Joseph Essama

Chantiers de la Can : Prime Potomac dans la panique

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Ben Modo réduit à se battre dans les médias et les salons

Prime Potomac est dans le dur. A quelques jours du délai de livraison des chantiers de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Cameroun 2021, l’entreprise est (presque) certaine qu’elle ne remplira pas son cahier de charges. Plongé dans le doute et la panique, le patron multiplie des sorties à travers des communiqués dans lesquels il tente de justifier les causes de son « échec » programmé. Ben Modo se dit victime d’une « campagne violente de dénigrement et de désinformation ». « Les auteurs de cette campagne de dénigrement sont connus, dit-il dans un communiqué signé le 12 mars dernier. Leur objectif principal est de garder la confusion dans nos chantiers, et empêcher, à tout prix l’achèvement des travaux à date et dans les budgets prévus ». La situation de l’entreprise constitue en effet à elle seule, une menace à l’organisation de la CAN camerounaise. Chargée de six marchés pour un montant d’environ 26 milliards de francs CFA et qui concerne la construction de quatre terrains d’entrainement dont ceux du complexe sportif de Coton Sport, de Poumpouré, de Reré et du Cenajes, la réhabilitation de l’hôtel Benoue et la construction d’un hôtel 4 étoiles qui comptera à terme, 103 chambres et 08 suites, les chantiers de l’entreprise de Ben Modo sont à l’arrêt. Lundi dernier, ses employés ont entamé un mouvement de grève. Ils revendiquent plusieurs mois d’arriérés de salaires. « Nos travaux dans cette région sont en arrêt depuis plusieurs mois. Une situation très difficile pour tout le monde, y compris nos employés et leurs familles ; ainsi que nos fournisseurs au Cameroun et aux Etats-Unis », a avoué le directeur général de l’entreprise, dans un communiqué.

La construction des hôtels bientôt retirée ?

Prime Potomac impute l’arrêt des travaux dans ses différents chantiers au « non paiement » des avances de trésorerie et du différentiel entre le taux d’exécution des travaux et les décomptes. L’entreprise réclamerait jusqu’à 3,7 milliards à l’Etat du Cameroun soit 1,2 milliard pour achever les stades et 2,5 milliards pour les hôtels. Le problème ? Selon de nombreuses sources au sein de l’administration des finances publiques, les décomptes ont totalement été payés aux entreprises chargées de la rénovation ou de la construction desdites infrastructures. « Le gouvernement a respecté ses engagements dans les délais et si retard il y aurait dans la conduite des chantiers, le blocage ne relèverait pas du ministère des Finances », confie à Défis Actuels, l’un des acteurs stratégiques de la chaîne de paiement desdits décomptes (les sommes à débiter sur le montant total d’un marché, Ndlr.). A la Direction Générale du Budget, des sources sont également formelles : « nous n’avons pas de décomptes Prime Potomac en instance au Trésor ». D’après un autre informateur à la Direction Générale du Trésor, « s’il est avéré que Prime Potomac n’a pas touché tous ses décomptes, c’est que ceux-ci sont probablement bloqués chez les maîtres d’ouvrages de ses chantiers à savoir le ministère des Sports en ce qui concerne les stades et le ministère du Tourisme pour ce qui est des hôtels ». Une enquête de notre reporter révèle que le dossier d’avance de trésorerie au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) n’aurait pas encore été transmis au ministère des Finances, alors que du côté du ministère du Tourisme et des loisirs (Mintourl), l’on aurait pris la décision de bloquer le dossier. Le Mintourl envisagerait de retirer à l’entreprise, les marchés de construction des hôtels susmentionnés.

Ben Modo pris AU Piège ?

Du coup, la sérénité a quitté le navire Prime Potomac. L’entreprise doit obligatoirement livrer tous ses chantiers d’ici au 31 mars prochain. Or, au regard des taux d’exécution des travaux, il y a de fortes chances qu’elle n’y parvienne pas. Ben Modo n’aura pas de seconde chance. Lui qui avait déjà échoué à conduire à son terme un contrat de construction de stades à gazon synthétique pour la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) il y a plus de trois ans. Notons que les dépenses de la CAN appellent de la compétence de plusieurs guichets de financement, ceux-ci pouvant être liés à l’Etat, la coopération ou à d’autres organismes publics, soit environ neuf sources de financement dont la régie spéciale Coupe d’Afrique des Nations, le Budget d’Investissement Public (BIP) en cours, les Fonds d’Investissement Extérieur (Finex) spécial CAN, les Finex ordinaires, le Planut (le Plan d’Urgence Triennal pour l’Accélération de la Croissance Economique), le C2D-Capitales régionales, le Fond Routier, les Aéroports Du Cameroun (ADC) et l’Autorité Civile Aéronautique (Ccaa).

Par Janvier Duclair Mvondo

Zone de libre-échange : L’UA demande d’accélérer la ratification de l’accord

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La résolution a été prise le 12 mars dernier, au cours d’une concertation entre les entreprises brassicoles, les associations de défense des droits des consommateurs et les syndicats des exploitants des débits de boisson. Le commissaire aux affaires économiques de l’Union Africaine (UA), le Pr Victor Harison, s’est fait le porte-voix de l’appel lancé par le Dr Moussa Faki Mamahat à l’endroit des Etats membres de l’UA. Relativement à la mise en œuvre la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (Zlecaf). Dans ce discours préparé pour le patron de la Commission de l’UA absent des travaux du Comité technique sur les finances, les affaires monétaires, la planification économiques et l’intégration de Yaoundé ; il « appelle les Etats membres à accélérer le processus de ratification de l’accord portant création de la zone de libre-échange ». Et pourquoi ? Parce que selon le Dr Moussa Faki Mahamat, même si des avancées notables et significatives ont été enregistrées, « il est raisonnable, à ce stade, d’envisager sa mise en œuvre effective dans le courant de l’année ». Zone de libre-échange : lancement prévu en juillet 2019

Allant dans le même sens que le président de la Commission de l’UA, le Pr Victor Harison a indiqué qu’il est confiant que les 22 ratifications nécessaires à la mise en vigueur de la Zlecaf, soient obtenues incessamment. Aussi, a-t-il émis le vœu que le lancement de la Zlecaf soit effectif lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui se tiendra le 6 juillet 2019 à Niamey, au Niger.

Dans cette perspective, il a indiqué que la Commission de l’UA va lancer cette année, la prochaine phase des négociations sur la Zlecaf. Il s’agit notamment, a-t-il expliqué, de « l’élaboration du règlement sur les marchandises produites dans le cadre d’arrangements économiques spéciaux/zones de l’annexe sur les règles d’origine ; la mise au point d’un mécanisme d’identification, de surveillance et d’élimination des obstacles non-tarifaires ». Il convient de souligner que depuis la dixième session extraordinaire de la Conférence de l’UA de Kigali, 8 autres Etats membres ont signé la Zlecaf et à ce jour, ledit accord a été ratifié par 18 pays sur les 22 exigés.

Dans ses objectifs généraux, la Zlecaf vise à : « créer un marché unique pour les marchandises et les services facilité par la circulation des personnes afin d’approfondir l’intégration économique du continent africain et conformément à la vision panafricaine » d’une  »Afrique intégrée, prospère et pacifique » telle qu’énoncée dans l’Agenda 2063 » ; « créer un marché libéralisé pour les marchandises et services à travers des cycles successifs de négociations » ; « contribuer à la circulation des capitaux et des personnes physiques et faciliter les investissements en s’appuyant sur les initiatives et les développements dans les États parties et les Communautés Economiques Régionales (CER) » ; « poser les bases de la création d’une union douanière continentale à un stade ultérieur »; « promouvoir et réaliser le développement socio-économique inclusif et durable, l’égalité de genres et la transformation structurelle des États parties » ; et « renforcer la compétitivité des économies des États parties aux niveaux continental et mondial ».

Par Junior Matock

Chantiers de la CAN : Le personnel de Prime Potomac en grève

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Dans un communiqué signé ce jour, Ben Modo signale une grève de son personnel dans les services du gouverneur du Nord. L’homme profite pour « informer l’opinion publique que les travaux sont à l’arrête depuis plusieurs mois » dans les chantiers sous la charge de Prime potomac dont il est l’administrateur directeur général. « Une situation très difficile pour tout le monde, y compris nos employés et leurs familles, ainsi que nos fournisseurs au Cameroun et aux Etats-Unis », regrette-t-il. Selon le patron de Prime potomac, « cette situation n’est qu’une suite logique de ce qu’une certaine presse a annoncé la semaine dernière, à savoir que toutes les entreprises adjudicataires des marchés de la Can ont été payées ». Faisant référence à Défis actuels qui en a consacré un dossier, en détaillant les montants décaissés par chacune des entreprises. « Alors que Prime potomac attend toujours le paiement qui permettra de débloquer cette situation malheureuse » qu’elle traverse.

En attendant, il est clair que les chantiers confiés à l’entreprise américaine ne seront pas livrés à date, à savoir le 31 mars comme initialement prévu. Ben Modo a signé ce communiqué en réaction à la pression sociale à laquelle il fait face. En effet, les services du gouverneur du Nord ont été assiégés ce lundi matin par des employés qui crient leur ras-le-bol. La plupart étant des personnes venues d’autres villes et qui subissent le poids des charges. Certains ne réclament plus leurs salaires, mais de quoi retourner dans leurs villes de résidence habituelles.

 

Dénouement : Un an de prison pour des marcheurs du Mrc

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Des marcheurs du 26 janvier 2019

Au terme de quelques audiences, 27 militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) parmi ceux qui étaient désormais jugés au Tribunal de Première instance de Yaoundé, centre administratif, ont été libérés. On y retrouve Engelbert Lebon Ndeutchoua. Il s’agit de l’un des rares hauts cadres du parti à bénéficier de cette liberté. Le reste n’a pas bénéficié de la même peine. Pour le reste, tous écopent d’un an de prison ferme. Ainsi en a décidé le tribunal, pour ce qui est de ceux qui ont été interpellés à Yaoundé.

Les autres attendent leur sort. Tout comme les gros poissons du lot que sont Maurice Kamto, Michèle Ndoki, Albert Dzongang, l’artiste Valsero,… Ceux-ci sont poursuivis devant le Tribunal militaire, et risque la peine de mort, à défaut la perpétuité. Les charges retenues contre eux (comme hostilité à la patrie) étant de nature à les faire juger dans le cadre de la loi antiterroriste. Une juridiction que les avocats de la défense récusent. Aussi, les avocats de la défense dénoncent de nombreux abus dont sont victimes leurs clients. Et en fin de semaine dernière, le parti qui s’occupe lui-même de ses militants, a dénoncé des abus et des humiliations dont sont victimes leurs militants et sympathisants dont des séances photo en ténue d’Adam, des violences physiques,…

Ces verdicts tombent au moment où des condamnations se multiplient à travers le monde. Leaders d’opinion, institutions étatiques étrangères et organisations de la société civile dénoncent l’embastillement de « marcheurs pacifiques » et exigent la libération de Maurice Kamto et ses partisans. En réaction, le gouvernement se bat pour brandir son indépendance et le caractère impersonnel et équitable de la justice.

En rappel, à l’appel du Mrc, plusieurs centaines de personnes avaient battu le macadam le 26 janvier dernier, pour « contester le hold-up électoral », et exiger des élections crédibles et transparentes. Arrêtés dans plusieurs villes du pays, les sympathisants de ces « marches blanches » ont été convoyés sur Yaoundé, pour plus de deux semaines de garde-à-vue administrative. Avant d’être présentés au commissaire du gouvernement (tribunal militaire). Mais par la suite, ils ont été scindés en deux groupes : un au tribunal militaire et l’autre au Tribunal de première instance.

Urgent : Bernadette Mebe Ngo’o rejoint son mari à Kondengui

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Bernadette rejoint Edgard Alain à Kondengui

Bernadette Mebe Ngo’o est désormais à Kondengui. Selon des informations de la chaine de télévision Vision 4, très proche des milieux judiciaires, l’épouse d’Edgard Alain Mebe Ngo’o y a été déférée cet après-midi. Bernadette y retrouve son époux qui y séjourne depuis vendredi dernier, dans le cadre de l’affaire Magforce, du nom de cette entreprise française sous contrat avec l’Etat du Cameroun pour la fourniture de matériels et d’équipements militaires. L’ex ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef) était accompagné de trois proches également impliqués dans cette affaire : l’inspecteur du trésor Maxime Mbangue, le colonel Ghislain Mboutou et le banquier Victor Menye.

Bernadette aurait pu être de la partie si elle n’avait été victime d’un malaise survenue lors de la perquisition de la société de location automobiles Limousine prestige dont elle est la gérante. Transportée dans une clinique de Yaoundé, Bernadette Minja Nkoulou, épouse Mebe Ngo’o y a passé tout le week-end, le temps de retrouver ses moyens physiques et psychologiques. Et depuis cet après-midi, celle qui est interdite de sortir du territoire depuis le 31 janvier 2019, a pour nouveau domicile la prison principale de Yaoundé-Kondengui. En attendant l’avancée des procédures.

La famille Mebe Ngo’o risque de se regrouper dans les prochaines semaines, voire les prochains jours, à Kondengui. D’autant plus que les enquêtes préliminaires ont touché également des fils de l’ancien homme fort du régime Biya. De même que d’autres personnes parmi les amis et connaissances de l’homme.

Ci-dessous, l’interdiction de sortie du territoire à l’encontre de Mebe Ngo’o et compagnie

Ici, la liste des accompagnateurs de Mebe Ngo’o

Coupe du monde France 2019 : Alain Djeumfa en quête de son équipe type

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L'avenir semble encore flou

Depuis ce 5 mars 2019, les Lionnes indomptables sont rentrées en cage au Centre d’Excellence de la Confédération africaine de football (CAF), pour le deuxième stage préparatoire de la Coupe du monde France 2019. Un nouveau round engagé aussitôt le premier achevé. Selon Alain Defrasne Djeumfa, entraîneur principal de la sélection, « on va essayer d’améliorer les qualités spécifiques en matière de football, mettre l’accent sur les systèmes neuromusculaires, cela signifie la force intensive, la vitesse, la musculation, et l’ensemble de cela allié à la technique individuelle et à la technique collective, en plus des systèmes tactiques de base et les systèmes tactiques préliminaires ». Et après deux jours de travail, Gladys Liapoe, défenseur central, estime que « la barre est très haute », en réitérant que « nous voulons tous ensemble atteindre nos objectifs ».

A trois mois du coup d’envoi de la phase finale, le sélectionneur travaille encore à obtenir le squelette de son équipe. Même si Alain Djeumfa n’est pas très étranger à cette sélection dont il a fait partie du staff d’Enow Ngachu, il reste qu’il en a été écarté en 2015, pour ne revenir que lors de la CAN Ghana 2018. L’homme doit faire mieux que son prédécesseur dans la transition entre la génération dorée et celle de l’avenir. Beaucoup étant amorties par l’âge ou ayant perdu de leur superbe, et résistent à la concurrence que leur font les jeunes talents issus des U17 qui ont émerveillé à Jordanie 2017, le Mondial de leur catégorie. Mais l’ex adjoint d’Enow Ngachu ne compte pas beaucoup ouvrir. Ainsi, « j’ai gardé 90 % de l’effectif qui a fait le premier stage, parce que c’est un groupe qui a travaillé ensemble. Nous avons fait partir six, nous avons fait venir quatre nouvelles », indique-t- il. Le technicien en chef n’est pas allé chercher très loin : « ces quatre, on les connaît ; il y a Mambingo la gardienne qui est une ancienne, Mbappe qui sort de blessure et deux jeunes filles qui sortent de Caïman et de Maranathan (Alaka Brenda et Ema Ime Ikone, ndlr)», précise-t-il. Même Isabelle Mambingo qui a déjà été dans la tanière, avant de disparaître pour un séjour qui n’a pas beaucoup réussi au Nigeria, n’est pas encore assurée d’être de la partie en juin. L’ex remplaçante de Ngo Ndom revenue au pays, a signé à FAP, un des meilleurs clubs de l’heure.

« Faire mieux qu’en 2015 »

Le Cameroun s’est qualifié le 30 novembre dernier lors de la petite finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) devant le Mali (4-2). Rejoignant ainsi le Nigeria et l’Afrique du Sud dont les victoires en demi-finale étaient synonymes de qualification directe pour le Mondial français. Logé dans le groupe E, le Cameroun aura pour adversaires le Canada, les Pays- Bas et la Nouvelle Zélande. Lors de sa première participation à une phase finale de Coupe du monde, en 2015, le Cameroun avait donné des raisons de croire. Les Lionnes indomptables avaient fait une entrée osée face à l’Equateur (6-0), puis ont chuté devant le Japon (2-1), avant de se réveiller sur la Suisse (1-2). Deux victoires leur permettaient de passer au second tour. Pour y être désillusionnées par les Chinoises, puissance avérée du football féminin dans le monde (1-0). Non sans avoir donné des sueurs froides à cette formation. Toutes ces nations étaient mieux cotées au Fifa ranking que le Cameroun. Par ordre de grandeur, le Japon (4ème), la Chine (16ème), la Suisse (19ème) et l’Equateur (48ème), alors que le Cameroun se trouvait au 53ème rang. Au sortir de Canada 2015, le pas des Lionnes indomptables avaient évolué au 43ème rang, soit 11 places gagnées sur l’Equateur. Et au moment où le Cameroun se prépare pour France 2019, il est classé 46ème nation mondiale de football féminin. Toujours à la queue dans son groupe au premier tour : le Canada, premier adversaire, est 5ème, avec deux marches de plus que les Pays-Bas (7ème) et la Nouvelle Zélande (19ème). Du coup, rien ne devrait paraître facile pour les filles d’Alain Djeumfa. Et pourtant le successeur de Joseph Ndoko y croit. « J’ai conscience de l’ampleur du défi à l’approche de la Coupe du Monde en France », reconnaissait-il à sa nomination en janvier dernier. A six mois du tournoi final. « Nous voulons faire mieux qu’en 2015 », lançait-il. « Nous avons les qualités pour le faire », se bombait-il le torse.

Déchéance : sifflet mort pour Effa Essouma

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L'arbitre sera spectateur durant un an

Le rêve d’officier à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 est brisé pour Antoine de Padoux Max Effa Essouma. Le central camerounais vient d’écoper d’une suspension d’un an de la Confédération Africaine de Football (CAF). Décision qui prend effet à partir du 5 mars, à sa publication. La faute de l’homme est d’avoir, aux yeux de la CAF, déséquilibré la rencontre entre le Raja club athletic de Casablanca et la Renaissance sportive de Berkane le 3 mars dernier (0- 0). Match comptant pour la 4ème journée dans la poule A de la Coupe de la Confédération. Jawat Ziyat, le président du Raja, dénonce « un véritable massacre arbitral » sans lequel le match N°135 de la Coupe de la CAF aurait connu un destin différent. Un match officié par un trio arbitral camerounais dirigé par Effa Essouma (ses deux assistants étaient Ernest Nkeniji Ekokobé et Pierre Eyengue.

Dans un courrier adressé au président de la CAF au soir même du match, le président du club marocain dénonce des « erreurs répétitives et graves » de la part de l’arbitre central. Notamment plusieurs penalties refusés à son club, des avertissements ignorés contre les adversaires, et surtout un but refusé à la 92ème minute. Le président du Raja demandait à Ahmad Ahmad de mener une enquête indépendante au sujet de ce qu’il qualifie de « scandale arbitral » dans cette partie. Indiquant que son club ne comptait pas rester indifférent. Menaçant de retirer son club de toutes les compétitions africaines, y compris la Super coupe d’Afrique prévue à Doha au Qatar le 29 mars prochain. Deux jours après, la CAF a sévi.

Agé de 35 ans, Antoine Max Depadoux Effa Essouma était engagé dans une ascension jusqu’ici sans embûche. Entré dans l’arbitrage en 1997, cet agent communal n’a besoin que d’un an pour évoluer en ligue départemental. Cinq ans plus tard, l’homme accède en ligue régionale. Autant d’années pour officier son premier match international, en février 2013. Il fut l’unique ambassadeur du Cameroun parmi le corps arbitral qui a dirigé la CAN U20 Niger 2019. Les portes de la haute compétition lui étaient presque assurées. Raja-Berkane a dévoilé de mauvaises performances de l’homme. Le Cameroun perd une chance d’avoir un jeune arbitre parmi les officiants de la prochaine Can qui se joue en Egypte entre juin et juillet prochains.

Défense des droits de la femme : la Camerounaise Aissa Doumara, primée par Macron

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"Votre combat contre les mariages forcés et précoces, contre les violences sexuelles faites aux femmes, est un engagement de plus de 20 ans au service des femmes dans une région où l'aide que vous leur apportez est bien souvent une question de survie", a déclaré Emmanuel Macron devant un immense portrait en noir et blanc de Simone Veil, qui oeuvra dans les années 70 à la légalisation de l’avortement en France. /Photo prise le 8 mars 2019/REUTERS/Thibault Camus

Aissa Doumara n’a pas été de la « célébration de la Journée internationale de la femme » à Yaoundé où la Première dame Chantal Biya présidait un défilé au Boulevard du 20 mai. Le nom de cette défenseure des droits de la femme n’a même pas été évoqué dans son pays. Et pourtant, celle-ci n’en était pas moins impliquée dans les manifestations de cette journée. Loin de la terre de ses ancêtres, celle même où la coordinatrice de l’antenne régionale de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Alvf), dans la ville de Maroua. Sur la terre dite des droits de l’homme : la France.

A l’occasion de ce qui, ailleurs, est baptisé Journée internationale des droits de la femme, la France a décerné le prix Simone Veil, créé par le président Emmanuel Macron en hommage à l’ancienne ministre décédée en 2017. Et la Camerounaise a remporté le premier prix mis en jeu, à l’intention de défenseurs des droits de la femme, au choix d’un jury d’experts. La lauréate du premier prix Simone Veil, elle-même victime de mariage forcée, a dédié la distinction « à toutes les femmes victimes de violences et de mariages forcés, à toutes les rescapées de Boko Haram », rapporte Rfi. « Les gouvernements devraient être davantage courageux et prendre des décisions politiques qui puissent obliger les gens à abandonner les pratiques néfastes. Il faut que les gouvernements soient beaucoup plus engagés pour mettre en œuvre des lois spécifiques, détaillées, pour pouvoir réprimer les violences faites aux femmes et aux filles. Et que les décisions de justice puissent réellement être appliquées », plaide-t-elle.

Ci-dessous, la remise du prix en vidéo

Le cri de cœur d’Aissa Doumara a été aussitôt entendu par Emmanuel Macron qui a promis la création d’un fonds de 120 millions d’euros pour lutte contre les violences faites aux femmes. Pour sa part, la lauréate compte ouvrir un centre d’accueil grâce à l’enveloppe de 100 mille euros qui accompagne son prix.

 

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La Camerounaise Simone Veil reçoit le premier prix Simone Veil

 

Denise Fampou dément tout lien avec l’affaire Mebe Ngo’o

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Denise Fampou se désolidarise de Mebe Ngo'o

«…Madame le maire tient à porter à l’attention de l’opinion et particulièrement des concitoyens de Douala 2ème qu’elle n’est ni de près, ni de loin impliquée dans l’affaire qui oppose l’Etat du Cameroun à monsieur Edgard Alain Mebe Ngo’o, ex ministre délégué à la Présidence chargé de la défense ». Au moment où Edgard Alain Mebe Ngo’o se bat contre les enquêteurs du corps spécialisé du Tribunal criminel spécial (Tcs) contre une descente aux enfers, Denise Fampou a cru nécessaire de clarifier sa situation face à des informations qui lui attribuent une proximité amical avec Edgard Alain Mebe Ngo’o, actuellement en proie à d’ennuis judiciaires dans le cadre de sa gestion des affaires publiques du temps où l’homme était encore aux affaires. Les mêmes informations faisaient état de ce que la rénovation de la Maison du combattant de Bonanjo, ouvrage de la famille Fampou, a été financée par l’ex Mindef. Du coup, la fille de l’ancien maire Fampou Dagobert a même été annoncée dans une tentative de fuite par pirogue.

Denise Fampou rassure ses administrés qu’« elle est libre de ses mouvements » ; mieux, qu’elle «sort d’un séjour privé en Europe, il y a moins de quatre jours et ne fait l’objet d’aucune surveillance policière ». A propos de l’objet des ennuis qu’on lui colle, « la Maison du Combattant a été rénovée sur fonds privés propres, sans aucune et n’a bénéficié d’aucune subvention ni appui d’une institution publique », jure-t-elle.

La maire de Douala 2ème voit derrière ces « élucubrations grotesques… des hommes politiques bien connus [d’elle] qui sont déjà plongés dans la fièvre des échéances électorales proches, en manque d’arguments, sans scrupule, sans repère moral, et perdus dans leurs rêves chimériques depuis la nuit des temps ». A cet effet, Denise Fampou à « ne point se laisser distraire par ces aventuriers… »

Le communiqué de Denise Fampou

Depuis le 5 mars 2019, Edgard Alain Mebe Ngo’o qui répond à des convocations du Tribunal criminel spécial depuis quelques semaines, est sous le coup d’une garde-à-vue. Selon des sources concordantes, l’homme est poursuivi dans le cadre d’affaires dont il aurait tiré des bénéfices indus avec la société française Magforce. Une entreprise qui commercialise des équipements militaires. Mais aussi d’autres affaires liées à sa gestion du ministère de la Défense.

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