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Tristesse : Joseph Banadzem n’est plus

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Joseph Banadzem

L’Assemblée nationale du Cameroun est en deuil. L’honorable Joseph Banadzem Lukong a rangé son écharpe aux premières heures de ce 30 mars 2019 à l’hôpital général de Yaoundé. Selon les services de communication du Social democratic front (Sdf), le président du groupe parlementaire du parti leader de l’opposition, était malade. Joseph Banadzem laisse ses collègues de la Chambre basse du parlement en pleine session parlementaire.

Avec cette disparition, le Sdf perd un poids lourd de son dispositif politique. Député de façon continue depuis 2002, Joseph Banadzem avait permis à son parti de maintenir son leadership dans le département du Bui (région du Nord-ouest) dont est originaire l’ancien premier ministre Philemon Yang.

C’est le deuxième décès qu’enregistre le Sdf en une semaine. Le parti de Ni John Fru Ndi a perdu Lotin Nsame, conseiller municipal, adjoint au maire de Douala 1er et coordonnateur départemental du parti dans le Wouri. En une année électorale, alors que le parti perd du terrain, avec la montée en puissance de Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Au sortir de l’élection présidentielle d’octobre 2018, le parti de Maurice Kamto a remporté l’élection haut la main dans la région du Littoral que le Sdf dominait jusqu’ici. Et la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest contribue davantage à fragiliser le parti leader de l’opposition. Une région où le Sdf a déjà maille à partir avec la mise à la touche par son propre parti, de Joseph Wirba, lui aussi député du Bui, est entré en rébellion contre le régime de Yaoundé, en prenant ouvertement la défense des insurgés anglophones. Sans toutefois cautionner la sécession.

Marche du 6 avril 2019 : Le Mrc veut remuer le couteau dans la plaie de Paul Biya

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Me Simh, prête pour la marche du 6 avril

Après une trêve de deux mois, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) reprend avec les manifestations. Le parti de Maurice Kamto annonce une marche le 6 avril 2019 à travers le territoire national. Pour « dénoncer la dictature du pouvoir illégitime » du régime de Yaoundé. Et surtout, « exiger un dialogue inclusif avant toute consultation populaire. C’est la raison principale exposée hier », a dévoilé Me Emmanuel Simh, le 3ème vice-président du parti au cours d’une conférence de presse donnée au siège du parti à Yaoundé ce 28 mars 2019. Le Mrc se dit préoccupé par la crise qui déchire les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest et qui, est ignorée par le pouvoir, à sa convenance. Dénonçant la « violence » que le pouvoir oppose à la violence des séparatistes, avec des dégâts collatéraux, « le Mrc prend ses responsabilités. Fort de sa première place conquise sur l’échiquier politique national, en considération de la majorité des voix que le peuple souverain a accordée à Maurice Kamto, candidat à la l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Le Mrc marque son total désaccord avec le régime Biya, tout en s’indignant du sort qu’il inflige à ce peuple pacifiste, mais humilié et profondément blessé dans son orgueil », justifie Me Simh.

« Non partant aux les prochaines élections »

Mais le parti reste sur sa ligne traditionnelle de contestation : le « non au hold-up électoral », et « fustige la mise sur pied d’une machine de fraudes électorales s’appuyant sur des procès-verbaux préfabriqués d’Elecam et des complicités ignobles auprès des administrations publiques ». Et surtout le Conseil constitutionnel dont des membres sont disqualifiés à ses yeux pour y siéger, en raison de leur appartenance au Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir. Citant notamment Clément Atangana son président, Lekene Donfack, Jean-Baptiste Baskouda, Emmanuel Bonde, Joseph-Marie Bipoun Woum et Emile Essombe. Une accusation déjà soulevée pour le conseil électoral d’Elecam dont certains membres sont politiquement marqués selon l’opposition. Lors du contentieux post-électoral de la Présidentielle, le Mrc avait déjà récusé ces membres. En vain. Aujourd’hui, le parti de Maurice Kamto exige la reconstruction de l’appareil organisant les élections (Elecam, Administration territoriale et Conseil constitutionnel). En dépouillant ces organes de membres partisans et de modifier le Code électorale de façon consensuelle. Avec entre autres propositions d’amendements, un scrutin présidentiel à deux tours, l’instauration du bulletin de vote unique, l’adoption de 18 ans (au lieu de 20) comme majorité électorale, le redécoupage électoral pour élaguer les inégalités dans la répartition actuelle des postes de députés, de conseillers municipaux et de conseillers régionaux entre les régions.

A l’occasion, par la voix de son 3ème vice-président, « le Mrc décrie la modification partielle et partiale de la Constitution du Cameroun et de la loi portant Code électoral », qui se déroule actuellement au Parlement. Redoutant que le gouvernement organise les élections régionales avec les conseillers municipaux dont le mandat expiré depuis 2018, a été prorogé par l’exécutif. Pour le parti qui revendique la 2ème place à la dernière élection présidentielle, il s’agit d’« un collège électoral illégitime et complètement acquis à sa fraude organisée ». Et surtout, le Mrc redoute « une tentative éhontée d’organiser des élections au Cameroun avant la fin de la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest meurtries et endeuillées ». Et annonce qu’il ne prendra pas part aux élections à venir sans ces préalables.

Souvenir du putsch manqué de 1984

Le Mrc prend donc à témoin le peuple camerounais et la communauté internationale quant aux violences perpétrées à l’encontre de ses militants et sympathisants qui exercent des droits républicains. Parlant des personnes interpellées dans le cadre des «marches blanches » organisées le 26 janvier. Le parti qui est en guerre avec le régime de Yaoundé depuis plusieurs mois, « exige un dialogue inclusif qui permettra de mettre fin à la guerre dans les zones anglophones, réitère ses exigences quant à la libération inconditionnelle » de ses militants, sympathisants et alliés incarcérés à travers le pays et dont les procédures piétinent.

C’est pour tout cela que le Mrc menace de braver l’autorité de l’Etat pour reprendre les marches blanches qu’il a engagés le 26 janvier dernier et qui se sont soldés par des arrestations massives à travers le pays. Le parti a marqué un temps d’arrêt, le temps d’engager les procédures judiciaires, avant de reprendre le chemin de la rue. La date choisie est symbolique : le 6 avril. Une date commémorative du coup d’Etat ou plutôt la tentative de coup d’Etat de 1984 qui, selon divers analystes politiques, a été le virage déterminant de la carrière politique du nouveau président de la République d’alors. Paul Biya cédera-t-il à ce qui ressemble à de la provocation?

Fécafoot : Un nouveau Directeur technique national

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Par une décision de Séidou Mbombo Njoya, Jean Serge Noah a été nommé directeur technique national (Dtn) de football du Cameroun. La note du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) fait suite à une réunion du Comité d’urgence de l’instance qui a tablé sur ce sujet. Le choix des décideurs de la Fécafoot a donc porté sur cet ancien défenseur central du Canon de Yaoundé.

Jean Serge Noah (ou Joseph Serges Noah, selon les différents documents de la Fécafoot), remplace Jean Manga Onguene, un autre Canonier qui a passé neuf années au poste. Le héros de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 1984 n’a jamais véritablement rempli ses fonctions du fait d’une santé instable qui l’a très souvent éloigné du pays. De même que son premier adjoint, Jean Paul Akono, que les soucis de santé, ajouté aux manques de moyens dont a souffert la Dtn, ont éloigné du centre des affaires qui l’attendait. Du coup, entre la sélection nationale que le champion olympique a essayé de « sauver » de la déroute en 2012, et cet accident vasculaire cérébral qui l’a paralysé pendant longtemps, ce sont les plateaux de télévisions qui ont souvent vu le technicien distiller sa science du football.

Jusqu’à ce que le nouvel exécutif de la Fécafoot décide de mettre un terme à l’infini mandat de l’équipe Manga Onguene le 26 février dernier. En attendant l’installation de Serges Noah ce 1er avril, il réside un flou sur la composition réelle de la nouvelle équipe de la Dtn qui manque une pièce. Une source crédible à la Fécafoot ayant indiqué que les deux autres adjoints de Manga Onguene que sont Etienne Sockeng et Atah Robert, demeurent membres de ce staff.

Fécafoot/Crise électorale : Rendez-vous le 11 avril pour le verdict

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La montagne a accouché d’une souris ce jour à la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Les acteurs du processus électoral de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) attendaient le verdict de l’affaire opposant l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac) à l’exécutif de la Fécafoot devant cette juridiction sportive suprême nationale. Le délibéré a été renvoyé au 11 avril prochain.

A cette date, le juge arbitral se prononcera sur le fond de ce dossier qui pèse sur l’élection de Seidou Mbombo Njoya. Des clubs amateur ayant décidé de saisir la Cca pour demander l’annulation du processus électoral ayant conduit à l’élection du dernier premier vice-président d’Iya Mohamed. Pour des irrégularités qu’ils ont décelées lors de l’assemblée générale d’adoption des textes.

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Demande de liberté provisoire : Maurice Kamto devra attendre mardi prochain

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Un moment délicat pour la suite du procès

Le Pr Maurice Kamto et les six cadres et alliés du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) devront attendre le 02 avril prochain pour avoir une réponse à leur requête en habeas corpus. L’audience consacrée à l’examen des requêtes d’appel contre le rejet de leur demande de libération décidée le 7 mars dernier par le tribunal de grande instance du Mfoundi, était ouverte devant cette juridiction d’appel. Les sept concernés que sont que sont Maurice Kamto, Christian Penda Ekoka (conseiller à la présidence de la République et président de l’association  »Agir »), Albert Dzongang (président de la Dynamique et allié du Mrc), Paul Éric Kingue (directeur de campagne de Maurice Kamto à la dernière élection présidentielle), le Pr Alain Fogue, (trésorier national du Mrc), Célestin Djamen (cadre du Mrc), Gaston Serval Abe dit Valsero (artiste engagé et allié du Mrc) étaient bien présents. Dans un contexte de confusion. Partisans et adversaires de l’homme arrivé 2ème à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, s’affrontant autour de « négociations » qui se seraient engagées dans l’ombre des couloirs judiciaires. Sur son mur facebook, Fabien Assigana, ex conseiller de Maurice Kamto, retourné au Mouvement républicain (Morep), son parti originel, annonce que «sous la pression de sa brave épouse, Maurice Kamto se dit prêt à demander pardon » à Paul Biya. Dans le camp de Maurice Kamto, on présente un « captif » plutôt courtisé par Yaoundé. « Le Pr Maurice Kamto a refusé la libération à lui proposée, et exige que tous ses partisans soient libérés en même temps ».

Une guerre de « négociations » qui trahit l’intrusion du politique dans l’avancée de l’affaire. L’on ayant annoncé un « émissaire » de la présidence de la République dans la salle d’audience. Sans que l’on eût identifié ledit émissaire. Toujours est-il que la suspicion a souvent conduit les forces de maintien de l’ordre à juger les marcheurs du Mrc loin du regard et des oreilles d’une bonne partie des curieux intéressés par cette affaire. Et pour le cas d’hier, les juges ont encore préféré entretenir les « accusés » à huis clos. Ce que n’ont pas avalé les concernés. Lesquels se s’y sont d’ailleurs opposé à nouveau, avant de céder. Non sans signaler que « c’est la dernière fois que nous sommes jugés à huis clos », a lancé Alain Fogue. Préférant « que le peuple assiste aux audiences pour juger de lui-même » la pertinence des accusations portées contre les marcheurs du 26 janvier 2019.

Cela survient au moment où des informations largement diffusées font état d’une rencontre derrière les murs entre Maurice Kamto et un émissaire de la présidence. Au sujet d’une probable « libération conditionnée » des opposants. Faux, réagissent les communicateurs du Mrc. « Maurice Kamto n’a rencontré aucun émissaire de Paul Biya» ; mieux, « Maurice Kamto n’a rencontré personne et n’a reçu aucun courrier allant dans ce sens », dément Boris Bertholt. « Les proches de KAMTO soulignent que même si un émissaire devait le rencontrer non seulement il ne l’attendrait pas au tribunal qui est un lieu public mais ce ne serait certainement pas un planton de la présidence de la République que personne ne peut reconnaître », écrit l’activiste politique.

Au Mrc, on reconnaît tout de même la main tendue du leader du parti à Paul Biya, ainsi que l’a indiqué Dupont Moreti, l’avocat français venu à la rescousse de l’opposant la semaine dernière. Maurice Kamto veut ainsi rencontrer Paul Biya, non pas pour « demander pardon », mais davantage « dans le sens de la décrispation de la situation tendue, et surtout négocier l’assainissement du cadre juridique régissant l’organisation des élection », ont toujours clamé les cadres du Mrc. On sait que lors des manifestations lancées le 26 janvier dernier, le Mrc et ses alliés dénonçaient « le hold-up électoral ». Malgré l’intervention manu militari du régime de Yaoundé, le parti de Maurice Kamto n’a pas changé de cap. Rendez-vous mardi prochain.

Crise électorale à la Fécafoot : L’avenir de Séidou Mbombo Njoya se joue dans quelques heures

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Le doute gagne la conscience

Le séjour de Séidou Nchouwat Mbombo Njoya va-t-il s’arrêter ce 27 mars 2019 ? Rien ne le présage. Mais les signaux tendent vers le rouge pour l’exécutif élu le 16 décembre 2018. Au terme de l’audience du 11 mars dernier, le collège arbitral de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) a mis en délibéré l’affaire qui oppose un collectif de clubs de football amateur du Cameroun à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Après avoir opposé une fin de non recevoir à la volonté de Me Sikati de retirer ses écritures versées au dossier, une fois qu’il a été déconstitué. Pour les juges de la CCA, au motif que « seuls les avocats peuvent être remplacés, mais les écritures restent valables une fois la procédure enclenchée », rapporte une source proche du dossier.

Me Claude Assira sur qui la Fécafoot a jeté son dévolu finalement pour défendre ses intérêts, a dû continuer la procédure telle qu’engagée par son prédécesseur. L’affaire a été mise en délibéré pour le 27 mars prochain. A cette date, le juge aura écrit la sentence. A défaut, un dernier renvoi est possible. Toujours est-il qu’à ce niveau de la procédure, les débats sont clos et on n’attend plus que le verdict. Il s’agit de la contestation de l’élection qui a conduit Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fécafoot. Des clubs membre de l’Acfac ont estimé que le processus était entaché d’irrégularités. Notamment l’adoption des textes qui n’aurait pas respecté les quotas requis. Les juges de la Cca ont le dernier mot ce jour.

Cameroun : le doute plane malgré la qualification

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Le Cameroun disputera la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. En laminant les Comores samedi dernier au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé (3-0) Les Lions indomptables ont évité les calculs qui se sont invités dans les analyses d’experts avant le démarrage de cette 6ème et dernière journée des éliminatoires de la CAN Egypte 2019. D’autant plus qu’avant ce match, le Cameroun distançait les Comores de trois points et était crédité d’une différence de buts de zéro. Les Comores, eux, qui étaient crédités de 5pts, et un goal average de – 1, gardaient leurs chances de qualification.

Mais l’équipe locale a vite mis un terme à ce rêve. Et c’est Eric-Maxim Choupo qui ouvre le score en logeant du plat du pied un centre tir de Joël Tagueu. Esseulé au poteau gauche d’Ahamada Ali, le capitaine du jour concrétisait ainsi une combinaison de ses coéquipiers. A la reprise, Christian Bassogog sale l’addition en enroulant une frappe des vingt mètres. Les Comores doivent désormais inscrire quatre buts sans en encaisser. Le chemin de l’Egypte se rallonge. Le Cameroun mène au jeu, et domine sur le plan physique. Clinton Njie bouclera la boucle à la 88ème minute en recevant une passe dans le dos, pour dribbler un défenseur, se débarrasser du gardien sorti à sa rencontre, et le cuir est logé dans la lucarne. La douche aurait été plus froide si le but de Yaya Banana avait été validé, pour une position de hors-jeu.

Les Comores ont déjà contre-attaqué au TAS

Les trois principaux attaquants des Lions indomptables viennent de se réconcilier avec le public de Yaoundé qui vit de moins en moins de buts d’attaquants. Le Cameroun s’en tire avec le second ticket du groupe pour le pays des Pharaons. Pour défendre son titre en juin prochain. En espérant que les Comores lâchent du lest. Du moins, que le Tribunal arbitral du sport (TAS) déboute le pays insulaire de sa requête en disqualification du Cameroun pour la CAN 2019. La Fédération de football des Comores (FFC) a saisi la juridiction mondiale pour exiger de la Confédération africaine de football (CAF) l’élimination du Cameroun de la course pour la CAN 2019, en respect de l’article 92.3 du Règlement de la CAF qui prévoit l’élimination de l’ancien pays organisateur du fait du retrait de l’organisation. Un aspect que la CAF a négligé en retirant l’organisation de la CAN 2019 au pays de Roger Milla. Après avoir souffert à obtenir la gratuité de la procédure, la FFC a menacé de saisir les tribunaux ordinaires égyptiens pour exiger que la CAF dont le siège se trouve en Egypte, respecte ses textes. Si la procédure aboutit, le Cameroun devra oublier la phase finale de la CAN 2019.

Salaires des joueurs : 11 clubs refusent de collaborer dans les investigations

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Dans la première résolution de ses travaux, la quintripartite présidée par Seidou Mbombo Njoya, président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), au sujet du scandale des salaires et primes impayés aux joueurs des championnats professionnels sur la saison dernière et celle en cours par 24 clubs sur les 33 engagés, relève « une divergence nette entre l’état déclaratif de la dette telle qu’elle est affirmée par le Synafoc et telle qu’elle est contestée par certains clubs qui reprochent au Synafoc de n’avoir pas pu apporter les éléments qui s’adossent au chiffre de 555 155 000FCfa excipé par ce dernier ». Et de ce fait, « prend acte de tous les actes et recommandations issus des travaux du Comité ad hoc chargé d’étudier dans les détails » cette affaire. Cependant, il en ressort que différentes situations d’insolvabilité. Selon le rapport des travaux, « la demande d’informations adressée à 11 clubs par la Fécafoot, et réitérée par le Comité ad hoc est restée sans suite ». Le comité ad hoc leur accorde un délai de 72h pour répondre à sa sollicitation. Une mise en demeure leur ayant été servie à cet effet. Passé cet autre moratoire, « ils seront considérés comme redevables [aux joueurs] et traduits devant la commission de discipline de la Fécafoot ».

Pour le reste, 13 clubs ont collaboré avec le comité ad hoc présidé par Faustin Domkeu, dans la recherche de la vérité dans les dénonciations faites par le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc). Six de ces clubs « déclarent ne devoir aucun salaire ni prime aux joueurs », selon le rapport. Ce sont New stars, Bang bullet de Nkambe, Dragon de Yaoundé, Avion du Nkam, Matelots, Cosmos du Mbam et Renaissance de Ngoumou. On retrouve parmi, des membres du Comité ad hoc dont son président, Faustin Domkeu de New stars, Eugène Ndi de Bang Bullet, Kome Max de Dragon et Alexandre Owona de Renaissance de Ngoumou. « Il faut faire la différence entre ceux qui n’ont pas collaboré et ceux qui n’ont pas simplement fourni de preuves », essaie de recadrer un membre de ce quatuor. « En fait, on nous avait demandé notre réaction face à cette situation, et nous avons écrit pour dire que nous ne nous reconnaissons pas dans ces accusations ; mais à la deuxième session, le comité a demandé d’apporter des justificatifs. Ce que nous n’avions pas sur place », explique-t-il. Le comité recommande également aux six clubs de cette catégorie « de produire, dans un délai de 72h suivant la réception de la correspondance de rappel qui leur est adressée, [lesdits] documents soutenant leurs prétentions ». Mais Bang Bullet risque de ne pouvoir s’y soumettre. « Bang bullet détient les preuves de ses paiements ; mais il se pose un problème : le club s’est délocalisé et ces documents se trouvent à Nkambe. Il faudra attendre que la situation se normalise dans la région, pour pouvoir aller les chercher », explique Eugène Ndi, délégué de ce club du Nord-Ouest.

Une plateforme de… veille à la bonne exécution des contrats

Quatre clubs seulement avouent devoir de l’argent à leurs joueurs, mais des sommes éloignées de celles issues de l’enquête du Synafoc. La plus forte somme revient à Union de Douala qui reconnaît une dette de trois millions cinquante mille représentant des salaires. Suivie de PWD de Bamenda qui parle d’un million 500 mille francs CFA de prime de montée en première division. As Etoa Meki reconnaît 300 mille francs représentant deux primes de matchs et Avion du Nkam se contente de reconnaître deux primes de matchs dont les montants ne sont pas évalués. Pour leur part, « les trois clubs suivants, Colombe du Dja et Lobo, Apejes de Mfou et Feutcheu FC de Bandjoun ont contesté, pièces justificatives à l’appui, leurs présences dans la liste des clubs débiteurs », note le rapport.

La méthodologie du contradictoire retenue par le comité n’a pas finalement été appliquée. « Ce n’est pas au Synafoc de fournir dans les détails des informations dont elle dispose. Si les clubs ont payé, ils devraient en avoir des preuves », avait indiqué Jacques Marcel Itiga Itiga, le responsable de la communication du Synafoc. Faute de pouvoir réunir en peu de temps les joueurs et leurs employeurs dont certains exigeaient une confrontation, l’on s’est contenté de recevoir les justifications des clubs. C’est cette situation, enrichie des éléments justificatifs attendus des contestataires et des « rebelles », qui sera transmise à la Fédération internationale de football association (Fifa). En attendant la suite qu’en donnera la Fifa, la quintripartite « recommande la mise en place par la Fécafoot d’une plateforme permanente de contrôle et de veille à la bonne exécution des relations contractuelles entre les joueurs et leurs clubs».

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Can 2019 : Le Cameroun sera en Egypte

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Le Cameroun défendra son titre de champion d’Afrique en Egypte dès le 21 juin prochain. L’équipe nationale sénior de football s’est qualifiée pour la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 qui se joue en Egypte. Ce grâce à une victoire de 3-0 infligée aux Comores cet après-midi. Les trois réalisations sont signées respectivement d’Eric Maxim Choupo Moting, Christian Bassogog et Clinton Njie.

Désillusionnant une sélection comorienne qui n’a pas eu l’occasion de dérouler le jeu pour donner un autre destin à ce match de la 6ème journée des qualifications de la Can 2019. A cinq points, les Comores avaient un écart de trois points sur leurs adversaires du jour et une victoire de plus d’un but sans encaisser était synonyme de qualification, puisque le Cameroun en disposait de huit, avec un goal average de zéro, contre -1 pour le visiteur. Le miracle n’a pas eu lieu.
Les Comores qui avaient accroché le Cameroun à domicile à l’aller, se contenteront de ragarder la Can à la télévision. Saufsi leur requête au Tribunal arbitral du sports prospère. En attendant, le Cameroun s’est qualifié sur le terrain. Rendez-vous en Egypte en juin-juillet 2019.

La SRC veut évaluer les actifs de cinq banques en liquidation clôturées

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La Société de Recouvrement des Créances du Cameroun (SRC) veut en savoir plus sur l’état financier des liquidations clôturées qu’elle a géré du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018. L’entreprise vient de lancer un appel d’offre de recrutement d’un « cabinet qualifié » en vue de l’évaluation des actifs immobiliers des liquidations clôturées. « La mission dévolue au consultant consiste à la confection des états financiers de 05 liquidations clôturées pour la période allant du 1er juillet 2000 au 31 décembre 2018 », souligne la directrice générale de la SRC, Marie- Rose Messi.

De sources de la société, ces liquidations clôturées concernent cinq banques notamment : Société Camerounaise de Banque (SCB), Banque Camerounaise de Développement (BCD), Banque de Paris et des Pays Bas (Paribas), Cameroon Bank (Cambank), Banque Internationale pour l’Afrique de l’Ouest Cameroun (Biaoc). Et pour mieux comprendre cette opération, il convient de préciser que la Société de Recouvrement des Créances du Cameroun était le liquidateur de ces établissements bancaires suscités tombés en faillite. La directrice générale de la SRC précise par ailleurs que ce marché est ouvert à « égalité de conditions aux consultants dûment établis au Cameroun » et les prestations seront financées par le budget des liquidations clôturées gérées par la SRC au titre de l’exercice 2019.

En 2018, la SRC, liquidateur, avait procédé aux paiements des créanciers des défuntes banques Biao Cameroun et Crédit Agricole du Cameroun (CAC) à hauteur de 423 millions de francs CFA. Créée en 1989, la Société de Recouvrement des Créances du Cameroun est chargée du recouvrement contre rémunération des créances douteuses, litigieuses et/ou contentieuses détenues par les institutions financières publiques sur la demande ou approbation de l’autorité de tutelle. Elle peut également étendre ses activités à toutes opérations de recouvrement qui lui sont confiées par les entreprises non financières du secteur public, soit par d’autres entreprises financières ou non des secteurs parapublics et privés. Et pour permettre à la SRC d’exercer ses missions, l’Etat du Cameroun l’a dotée des prérogatives exorbitantes de droit commun, notamment du privilège du Trésor. Ce privilège du Trésor lui permet de procéder au recouvrement forcé auprès des débiteurs récalcitrants et de mauvaise foi n’ayant pas réagi aux demandes de règlement amiables.

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