Insolvabilité des clubs : L’équipe Domkeu joue sur le temps

A deux jours du délai donné par la fifa, le comité ad hoc a sollicité et obtenu une prorogation de 15 jours.

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Faustin_Domkeu et ses pairs contournent le problème

La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ne tiendra pas le rendez-vous du 4 mars 2019 avec la Fifa. A deux jours de l’échéance, l’instance faîtière du football camerounais a prorogé le temps de travail de quinze jours. Précisant qu’elle répond à une demande du comité ad hoc, parce que « n’ayant pas réuni toutes les informations nécessaires à l’examen de la question ». On apprend du communiqué signé de Séidou Mbombo Njoya, que le comité présidé par Faustin Domkeu et qui s’était déjà réuni trois fois, soit le 26, 28 février et 1er mars, a élaboré une méthodologie basée sur deux axes de travail : d’une part, « déterminer le cadre juridique et/ou administratif nécessaire à l’analyse de la problématique posée, avec pour but d’apprécier les bases juridiques de la dette, faire une pré-évaluation et envisager les solutions… » et d’autre part « faire ne évaluation préliminaire contradictoire de la dette telle que déterminée par le Synafoc d’une part et les clubs incriminés d’autre part». Jugeant le travail « complexe ». Le comité estime que « l’analyse et l’orientation qui découleront du travail de détermination de la dette devront faire appel entre les parties soit à une logique transactionnelle, soit à une logique du respect des engagements pris et encadrés par les textes ». Ainsi, le chemin qui mène à la solution semble être encore long. Le contradictoire signifiant que les différentes parties, et donc les joueurs des 24 clubs, devront se prêter au jeu contre leurs présidents.

Mais au-delà du communiqué de la Fécafoot, des sources internes au comité ad hoc à l’effet de poursuivre la réflexion engagée 25 février n’a pas véritablement travaillé. « La commission s’est réuni, mais ses travaux ne sont pas allés au bout car certains de ses membres dont le président, avaient d’autres préoccupations pour le compte du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel », apprend-on. Du coup, « on n’a pas réellement avancé », confirme une source au sein du Comité ad hoc. Il s’avère selon des sources concordantes, que les mis en cause que sont les présidents de clubs professionnels, se font prier pour fournir la documentation nécessaire. « Il est question que les présidents de clubs apportent les éléments qui justifient le paiement des salaires des joueurs, s’ils les ont payés. Puisque certains contestent la fiabilité des chiffres fournis par l’enquête du Synafoc. Mais jusqu’ici, personne n’a rien fourni », souffle une autre source interne. Et pourtant, on apprend que certains dirigeants de clubs dénoncent le non-respect des contrats par certains joueurs déserteurs.

La Fifa avait donné jusqu’au 4 mars pour lui faire le rapport de la quête d’une solution. Avec pour objectif de faire payer aux joueurs leurs dus. Le chemin semble encore long. Le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) qui a ouvert cette boite de pandore, tient à ce que les joueurs soient payés.

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