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Coupe du monde : Les lionnes indomptables entre clan et illusion

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Les Lionnes n'y comprennent rien. Photo Fifa.com

Sauf miracle, le séjour des Lionnes indomptables en Coupe du monde féminine 2019 sera des plus courts. La sélection nationale du Cameroun a enregistré deux défaites d’entrée. D’abord face au Canada (1-0), puis face aux Pays-bas (1-3). Deux défaites qui compromettent grandement les chances des filles d’Alain Djeumfa de poursuivre le tournoi au second tour. Si mathématiquement les vice-championnes d’Afrique ne sont pas encore out, il n’en demeure pas moins vrai que le rêve est de plus en plus irréaliste. Leur second adversaire s’étant déjà qualifié avec ses deux victoires (la première face à la Nouvelle Zélande, 1- 0), il ne reste plus qu’une place à qualification directe. Le Canada, ayant battu la Nouvelle Zélande plus tard dans la soirée (2-0). Autant dire que les deux tickets du groupe E sont déjà compostés par les deux leaders du groupe. Avant même la dernière journée. Ce qui complique davantage la situation pour le Cameroun qui espérait une défaite du Canada pour accroître sa probabilité d’arracher le second ticket qualificatif de la poule.
L’unique chance pour le Cameroun de poursuivre la compétition, se fonde sur l’article 12, alinéa 4 du Règlement de la compétition qui prévoit que « les deux équipes classées première et deuxième de chaque groupe ainsi que les quatre meilleures équipes parmi celles qui finissent à la troisième place de leur groupe se qualifieront pour les huitièmes de finale ».

Les Lionnes sont donc condamnées à gagner leur dernier match et par un large score, pour espérer arracher l’une des quatre places que le Règlement prévoit pour compléter le tableau des 8ème de finale. A cet effet, une victoire dans le match Pays-bas-Canada serait nécessaire pour éviter ne pas laisser un écart trop grand entre le deuxième et le 3ème du groupe du Cameroun.

Le piège du clan

Mais Alain Djeumfa qui semble être porté plus à défendre qu’à attaquer, changera-t-il de tactique ? Toujours est-il que le réveil observé avec les entrées de Nchout Ajara, Akaba et Meyong Menene, devraient convaincre celui qui avait déjà engagé le tournoi en par un 5-4-1 contre le Canada, qu’il a plus à gagner en osant offensivement. Un dispositif qui a certes empêché une pluie de buts, mais épuisé l’équipe réduite à subir les attaques canadiennes. Aboudi manquant une mamelle nourricière sur le flanc offensif.

Cependant, Alain Djeumfa qui avouait déjà au terme du premier match être venu apprendre avec son équipe, est diminué. Outre le poids de l’âge qui pèse sur nombre de ses cadres, les blessures ont eu raison de l’expérience que le successeur de Joseph Ndoko brandissait comme atout de son groupe. Ngono Mani, Ngo Mbelleck,… et surtout Enganamouit, ont souffert de blessures lors des stages préparatoires. Cette dernière qui est sans club depuis février et qui luttait pour une remise en forme dans un centre spécialisé du Qatar. L’entraîneur qui était présent dans le staff depuis 2008, en tant que préparateur physique (avec un break sous Ndoko), n’a pas su se séparer d’une partie du clan qui fait l’ossature de l’équipe depuis ces années de gloires, et qui n’ont pas toujours bien accueilli le successeur de Carl Enow Ngachu.

Minette Libom Likeng : « accompagner les meilleurs projets numériques »

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Le gouvernement camerounais a-t-il déjà élaboré des stratégies visant à accompagner les futurs lauréats du concours que vous lancez ?

Pour pouvez en être rassuré. Car depuis plusieurs années, la question du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication est un sujet de préoccupation majeure pour les autorités camerounaises. C’est pour cela par exemple qu’il existe plusieurs départements ministériels qui s’impliquent dans l’encadrement de notre jeunesse, à l’effet de lui permettre de profiter grandement des opportunités de création d’emplois que le numérique offre. En effet, l’économie numérique n’est pas spécifique au Cameroun. C’est un phénomène mondial. C’est la révolution mondiale et qui, pour ceux qui en ont saisi ses opportunités, voient leur croissance se multiplier d’année en année. Et à ceux pour qui le numérique est un monde nouveau, il faut créer, il faut oser. Surtout dans un pays comme le nôtre qui a une population majoritairement jeune et instruite.

Le concours que nous lançons est donc cette nouvelle opportunité que le gouvernement offre à tous les jeunes camerounais porteurs de projets innovants dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour la création des emplois et favoriser la croissance économique du pays. Le gouvernement doit se mobiliser pour garantir à notre jeunesse, l’encadrement nécessaire pour son éclosion dans le secteur du numérique. Cette démarche s’inscrit dans le fil d’actions des pouvoirs publics en vue de stimuler la créativité de nos jeunes afin que ceux-ci puissent contribuer au développement de notre pays.

Que va-t-il se passer après la remise des différents prix ?

Ce concours est ouvert à tous les Camerounais, peu importe leur âge. Il faut simplement que ceux-ci remplissent les conditions fixées par le règlement de ce concours notamment : être Camerounais, résider au Cameroun et avoir des projets dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Toutes les informations relatives à ce concours sont disponibles sur le site internet www.ictinnovationweek.cm. Nous voulons détecter, recenser, évaluer, primer et accompagner les meilleurs projets d’innovation numérique de l’année au Cameroun.

Le plus important n’est pas de donner un prix. Au bout de cette compétition, nous voulons accompagner les meilleurs porteurs de projets à devenir des entreprises du numérique. Ceux qui seront primés, en dehors peut-être de ceux qui recevront un appui financier, seront accompagnés dans leur processus de croissance, nous allons leur offrir un accompagnement sur le long terme ; parce que les startups numériques ont besoin d’un environnement particulier. Nous allons chercher des partenaires qui vont appuyer nos jeunes porteurs de projets innovants. Notre rêve c’est de voir les 15 meilleurs projets qui seront retenus à l’issu de ce concours, devenir dans un temps très court, 15 entreprises du numérique.

Par Arthur Wandji   

Innovation : un concours pour primer les meilleurs projets numériques

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Le gouvernement camerounais va primer le meilleur projet numérique de l’année 2019. Baptisée « Prix spécial du président de la République », cette distinction sera décernée le 28 juin prochain à Yaoundé. Ce sera à l’occasion de la cérémonie solennelle de clôture de la « semaine de l’innovation numérique » qui débutera quatre jours plus tôt [le 24 juin, Ndlr.] à l’Ecole supérieure des Postes, Télécommunications et TIC (Sup’ptic), sous la houlette du ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel). L’annonce de l’ouverture officielle de ce concours qui vise à récompenser les projets les plus innovants présentés par des jeunes au courant de l’année a été faite ce 11 juin 2019, par Minette Libom Li Likeng. « Il s’agit de réunir en une unité de temps, de lieu et d’action, des jeunes actifs, porteurs de projets dans le domaine des Techniques de l’information et de la communication, sur l’ensemble des dix régions du Cameroun », explique la ministre. Au total, ce sont les 15 projets numériques les plus innovants qui seront retenus par un jury constitué entre autres de représentants d’incubateurs, de startups et de médias spécialisés. Pour participer au concours, les jeunes porteurs de projets doivent s’inscrire sur le site internet www.ictinnovationweek.com ce, jusqu’au 21 juin prochain. « Une exposition des meilleurs projets sélectionnés est prévue dans le cadre de ce concours, pour permettre aux participants de présenter leurs savoir et leur savoir-faire », poursuit Minette Libom Li Likeng.

La question du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication constitue en effet depuis quelques années, un sujet de préoccupation majeure pour les autorités camerounaises qui selon le Minpostel, considèrent l’économie numérique comme « une formidable opportunité pour la création des emplois et un levier pour la croissance du pays ». Le chef de l’Etat déclarait justement à cet effet que « les technologies de l’information et de la communication ouvrent de nouvelles voies d’expression et d’épanouissement aux jeunes » qu’il invitait à innover, créer et oser, à l’occasion du 3e Congrès ordinaire de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le 15 septembre 2011. De l’avis du ministre des Postes et Télécommunications, c’est donc pour « donner corps à cette vision du chef de l’Etat, et à mettre en œuvre toutes mesures idoines pour favoriser l’épanouissement des jeunes » que la semaine de l’innovation numérique qui arrive a été placée sous le thème : « Innovez, créez et surtout osez : quelles appropriations et quelles perspectives pour cet appel du chef de l’Etat ».

Pour les pouvoirs publics, il s’agit à travers cette semaine de l’innovation de : détecter les meilleurs projets d’innovation numérique de l’année et les accompagner ; stimuler la créativité et la saine émulation parmi les acteurs de l’écosystème numérique ; recenser les acquis du secteur et explorer les opportunités qui s’offrent au jeunes à travers notamment les appuis financiers ; favoriser l’esprit de compétition parmi les jeunes ainsi que leurs projections à l’échelle internationale ; renforcer les capacités des jeunes porteurs d’idées ou de projets à travers des sessions de counselling ; et faire connaitre le génie camerounais dans le domaine du numérique. Ainsi donc, le ministère des Postes et Télécommunication entend organiser une exposition consacrée aux savoirs et savoir-faire des acteurs, tout comme des espaces d’échanges (conférences-débats et ateliers) sur des thèmes précis, animés par des experts, à l’intention de ces jeunes.

Impôts: 33 solutions pour augmenter les recettes fiscales grâce au numérique

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33 solutions pour augmenter les recettes fiscales grâce au numérique

Les participants à la 34ème conférence annuelle du Cercle de Réflexion et d’Echange des Dirigeants des Administrations Fiscales (Credaf), ne sont pas tournés les pouces à Yaoundé du 10 au 13 juin dernier. Au terme de trois jours de travaux axés sur le thème : « le numérique au service de l’élargissement de l’assiette fiscale », ils ont produit 33 solutions qui, grâce au numérique, vont désormais permettre d’accroître les recettes fiscales. Ces solutions se structurent autour de trois axes, à savoir l’identification et le suivi des contribuables ; la facilitation des obligations fiscales et le recours au numérique pour recenser la matière imposable.

Le numérique pour identifier et suivre les contribuables

En matière d’identification et de suivi des contribuables, les échanges sur les difficultés rencontrées par les différentes administrations fiscales ont permis aux participants de suggérer : « l’attribution d’identifiant par un organisme centralisé », en mettant en place « un recensement basé sur le numérique et prévoir dans le système informatisé la mise à jour des données sur la base des renseignements récoltés ». Ceci pourra se faire en associant les pouvoirs locaux, notamment les organismes sociaux. Bien plus, il est aussi question de s’assurer à l’avenir, de « l’exactitude des données fournies et contenues dans l’identifiant, à travers des éléments tels que la géolocalisation, la notification de l’identifiant à l’adresse donnée, l’utilisation conjointe de la localisation des compteurs d’électricité et d’eaux et des matrices cadastrales ».

Par ailleurs, pour plus d’efficacité dans le suivi des contribuables, il a été préconisé de « généraliser progressivement l’usage d’un identifiant unique afin de permettre l’échange d’information et les recoupements, et le rendre obligatoire dans les relations entre entreprises ». Ceci devra se traduire par l’obligation d’utiliser l’identifiant pour l’ouverture d’un compte bancaire, pour dédouaner son véhicule ou encore pour s’abonner aux services d’eau et d’électricité. Dans la même veine, il a été recommandé aux pays membres du Credaf « d’élargir le fichier des contribuables en détectant les entreprises non identifiées. En procédant aussi au croisement des données avec d’autres partenaires ». Et que ce croisement doit se faire de manière progressive en commençant par les bases de données internes de l’administration fiscale puis en élargissant aux autres pouvoirs publics (douanes) et aux opérateurs économiques (eaux, électricité, télécom, etc..), ont précisé les participants aux travaux de Yaoundé.

Facilitation des obligations fiscales

Pour ce qui est de la facilitation des obligations fiscales, il ressort des concertations tenues à Yaoundé de : « mettre en place un service dédié à l’assistance aux contribuables en matière de téléprocédures, tant au niveau local que déconcentré ; adapter la législation fiscale à la gestion dématérialisée, notamment en ce qui concerne la quittance et la signature électronique, le caractère obligatoire de la télédéclaration et du télépaiement, la gestion des incidents de paiement ». Dans la même perspective, il a été convenu de « convaincre les plus hautes autorités gouvernementales à soutenir la dématérialisation des procédures fiscales ; s’appuyer sur les relais dans le cadre du déploiement des télé-procédures, notamment les experts comptables, les conseils fiscaux, les associations professionnelles des banques, les Centres de Gestion Agréés (CGA) ». Aussi faudrait-il, d’après les membres du Credaf, « intégrer une vision métier avant tout développement des services en ligne informatique afin d’obtenir un applicatif correspondant réellement aux besoins ; élaborer des guides pour l’utilisation des télé-procédures fiscales ; et mettre en place des applications simples et faciles d’utilisation pour les contribuables ».

Recenser la matière imposable

Pour plus d’efficacité dans le recensement de la matière imposable, les participants à la 34ème conférence du Credaf ont convenu de : « recenser les bases de données existantes et définir des priorités pour les échanges de données. Identifier précisément les données à échanger et limiter les échanges aux données réellement utiles pour l’administration demandeuse ; adopter les bases règlementaires nécessaires et adaptées », mais aussi « mettre en place progressivement des systèmes de traitement intégré et des entrepôts de données centralisées ou par administration. La mise en place de plateformes intégrées ou de protocoles d’échanges d’information entre administration fiscale et administration de la Douane constituant dans la majorité des cas la première priorité ». En outre, il est également question de « mettre en place des protocoles entre administrations qui définissent les données échangées, les modalités opérationnelles et techniques (fréquence des échanges, format de données) et de structures permanentes chargées de l’implémentation et du suivi de l’exécution des protocoles. Une bonne information des partenaires concernés par les protocoles ainsi que l’identification des aspects gagnant-gagnant étant un facteur important de succès ». En matière d’analyse et de traitement des données en vue de la sélection des dossiers et de la programmation des contrôles, il est conseillé d’« intégrer les programmes de contrôle et la sélection de dossiers à contrôler dans une démarche globale d’identification des risques fondée sur une sélection centrale opérée dans le cadre de processus clairement définis de gestion des risques », entre autres.

Junior Matock (Par Défis Actuels)

APE Cameroun- Grande Bretagne : les cinq conditions du gouvernement

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APE Cameroun- Grande Bretagne : les cinq conditions du gouvernement

L’un des points inscrits à l’ordre du jour de la première session du comité de suivi et de coordination des négociations d’un Accord de Partenariat Economique bilatéral Cameroun-Royaume Uni (RU) de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, tenue à Yaoundé le 11 juin denier, était : « la présentation synthétique du rapport final de l’étude sur l’état des lieux et les perspectives des relations commerciales, économiques et financières entre le Cameroun et le Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord ». Ainsi, l’étude réalisée par le cabinet allemand BKP Economic Advisors et dont Défis Actuels a pu avoir quelques extraits, recommande cinq points sur lesquels le Cameroun devra axer ses négociations dans le cadre de l’APE Cameroun RU.

Révision de l’offre d’accès au marché camerounais

En effet, selon l’étude sus évoquée, l’un des points sur lequel le Cameroun va devoir asseoir les négociations porte sur : « la révision de l’Offre d’Accès au Marché (OAM) au marché camerounais, par rapport à celui qui avait été conclue dans le cadre de l’Accord de Partenariat Economique (APE) bilatéral signé avec l’Union Européenne ». Ce d’autant plus qu’il est question que cette OAM permette une « meilleure cohérence avec les objectifs de développement, notamment la protection du tissu industriel local existant et potentiel, la préservation des recettes fiscales et la protection de l’environnement et de la santé des populations », cependant, précise l’étude, tout devra se faire, « en restant compatible avec les règles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMC) ».

Investissement et services

La deuxième recommandation de l’étude repose sur le fait qu’il est important pour les négociateurs camerounais, de demander : « l’inclusion de l’investissement et des services dans l’APE avec le Royaume Uni, suivant le modèle de l’APE Cameroun Union Européenne ». Notamment, indique le document, « à travers une libéralisation progressive et séquencée des services du Cameroun, une exploitation idoine des opportunités sur différentes chaînes de valeurs, conformément aux flexibilités offertes par l’accord général sur le commerce des services de l’OMC ; avec possibilité d’opter pour une période transitoire et des clauses de rendez-vous pour ce volet ».

Prise en charge des manques-à-gagner par le RU

Relativement à la compensation de l’impact fiscal, l’étude suggère au gouvernement, « la prise en charge par le Royaume Uni des mesures de compensation des manques-à-gagner qui seraient induits par la mise en œuvre de l’APE Cameroun-RU ». Compte tenu de ce qu’il s’agit d’une exigence dans l’APE Cameroun-RU dont le RU est partie avant le Brexit, souligne l’étude.

Soutien des secteurs à fort potentiel d’exportation

L’un des aspects sur lequel le Cameroun n’entend pas lâcher du lest, porte sur le renforcement des capacités de l’économie camerounaise. A ce sujet, l’étude suggère à l’Etat que l’APE Cameroun-RU « prévoie des mesures chiffrées de renforcement des capacités de l’économie camerounaise, notamment pour soutenir les secteurs à fort potentiel d’exportation ». Concrètement, il est question de « renforcer le volet développement et investissement de l’accord et de le rendre concret, par rapport à l’APE actuel avec l’UE dans le cadre duquel trop peu d’actions ont été jusqu’ici menées sur son volet partenariat pour le développement », peut-on lire dans le document. Cette recommandation est d’autant plus importante en ce sens qu’elle permettra, selon l’étude, « non seulement de rendre cet accord très bénéfique pour le Cameroun, mais aussi en même temps, de donner au RU une plus grande importance comme partenaire commercial, avec une moins forte concentration des produits d’exportations vers ce pays, à travers des investissements et la promotion des produits à fort potentiel d’exportation, la levée de certaines contraintes aux exportations ».

Conclure un accord sur la banane avant la période transitoire

En ce qui concerne la banane, l’un des produits phares exportés vers le RU, l’étude recommande que « l’APE Cameroun-RU soit conclu avant la fin de la période transitoire de l’éventuel Brexit ». L’enjeu principal étant que pour le Cameroun, en cas de Brexit sans APE Cameroun-RU, l’impact risque d’être important sur les exportations de la banane camerounaise vers le RU. Il convient de noter que la banane représente plus de 99 % des produits qui seront assujettis à un tarif douanier non nul à l’entrée du marché du RU, explique un expert en commerce international. Bien plus, poursuit cet expert, les exportations de bananes vers le RU représentent 13 % des exportations totales de bananes du Cameroun. Ainsi, « la non signature de l’APE Cameroun-RU avant la fin de la période transitoire du Brexit pourrait avoir d’importants impacts négatifs sur les exportations de bananes, estimés à près de 6,53 milliards de francs CFA », selon l’étude.

Junior Matock (Par Défis Actuels)

BgfiBank conserve son titre de Meilleure Banque de la Cemac

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Le 11 juin dernier, le groupe BgfiBank a conservé son titre de meilleure banque régionale d’Afrique centrale aux Trophées African Banker. « Pour la troisième année consécutive BgfiBank conserve son titre de meilleure Banque régionale d’Afrique Centrale puisque la banque est en effet, par son total de bilan, la plus importante dans la sous-région », se réjouit le groupe dans un communiqué. En effet, au cours de l’exercice 2018, le holding financier a « su maintenir ses acquis », avec une croissance maitrisée et rentable et un total bilan de 3 137 milliards francs CFA, soit une progression de 5 % par rapport à l’exercice 2017. Et ce « en dépit d’un contexte économique contrasté et un environnement juridique et réglementaire de plus en plus exigeant », souligne l’institution bancaire.

Dans la même lancée, le groupe dont le siège se trouve à Libreville au Gabon a également poursuivi ses efforts de renforcement des fonds propres avec une situation nette de 375 milliards de francs CFA. Ce qui représente une hausse de 7 % par rapport à l’année dernière. Le groupe, présent dans 10 pays en Afrique à travers des filiales bancaires, affirme s’être « fortement engagé à contribué au dynamisme économique dans ses pays d’implantation en participant au renforcement constant de l’inclusion bancaire sur le continent ». La preuve, les dépôts de la clientèle ont augmenté de 5 % pour s’établir à 2 170 milliards et un accroissement des crédits à la clientèle de 4 % pour se situer à 2 123 milliards de francs CFA par rapport à l’exercice précédent. « A travers ce niveau d’activités, le groupe BgfiBank a confirmé son statut d’acteur majeur au service du financement des économies africaines », indique le groupe. D’après le Président-directeur général du groupe, Henri-Claude Oyima, cette position devrait être confortée dans les années à venir d’autant plus que le holding bancaire « compte accélérer le développement du groupe, via une stratégie de croissance organique ». Laquelle stratégie de développement repose sur la maîtrise des coûts, le développement des parts de marché avec de nouveaux produits et services, mais également de croissance externe. Dans cette perspective de croissance, Henri-Claude Oyima avait fait savoir que la banque est prête à racheter d’autres banques.

Défis Actuels

La SNH reverse 157 milliards au trésor en 4 mois

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L’année 2019 s’annonce fructueuse pour la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). L’entreprise a révélé, au terme de son conseil d’administration tenu le 6 juin dernier, avoir transféré 157, 56 milliards de francs CFA à l’Etat entre janvier et avril 2019. Ce qui représente une hausse de 28, 51 % par rapport à la même période en 2018. D’après la société, ces ressources sont composées des transactions pétrolières et gazières menées par la SNH au nom de l’Etat dont il est le bras séculier en la matière. « L’opération a eu lieu malgré un contexte international marqué par une baisse des cours du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié ». Peut-on lire dans un communiqué. Sur le plan de la production gazière, la SNH enregistre également une hausse de 219,78 %. Ce qui porte à 26 414,04 millions de pieds cube (747,96 millions de m3) la production nationale de gaz naturel du Cameroun à la période sous revue.

Cette embellie, explique la SNH, est portée par le lancement en mai 2018, des exportations de Gaz Naturel Liquéfié (GNL), à travers l’usine flottante (en anglais, FloatingLiquefied Natural Gas-FLNG) en phase d’exploitation commerciale à Bipaga, au large de Kribi, dans la région du Sud. Au niveau des ventes, la SNH annonce avoir commercialisé 5,832 millions de barils de pétrole brut soit une progression de 44,57 %. L’entreprise que dirige Adolphe Moudiki affirme également avoir livré à la centrale thermique de Kribi 3 816,06 millions de pieds cubes de gaz naturel soit 108,06 millions de m3. Ce niveau correspond à une capacité moyenne utilisée de 149 MW, soit 68,98 % de la capacité installée de ladite centrale (216 MW) (…) « S’agissant du GNL, six cargaisons ont été exportées entre le 1er janvier et le 30 avril, représentant un volume de 864 241 m3, correspondant à 388 054 tonnes métriques », informe la SNH.

Par contre, la SNH a enregistré une baisse de sa production nationale d’hydrocarbure de 1,53 % par rapport à la même période l’année dernière. En effet, l’entreprise a produit 8,10 millions de barils de pétrole brut au 30 avril 2019. Notons qu’entre 2011 et 2017 la société en charge de la production et de la commercialisation des hydrocarbures a reversé plus de 3 000 milliards de francs CFA au Trésor. « Les hydrocarbures rentent un élément important de l’économie avec une contribution de 8,8 % au Produit Intérieur Brut et 25 % aux recettes budgétaires », apprend-on.

Créée le 12 mars 1980, la SNH a pour mission de gérer les intérêts de l’Etat dans le secteur pétrolier et gazier. A ce titre, la société à capitaux publics assure la promotion, le développement et le suivi des activités pétrolières et gazières sur l’ensemble du territoire national. Dans ce cadre, l’entreprise travaille en association avec des compagnies pétrolières internationales, veillant notamment au respect de tous les textes règlementaires ainsi qu’à la maîtrise des coûts d’exploitation et de production. La SNH commercialise également sur le marché international, par le biais de contrats, la part de la production nationale de pétrole brut qui revient à l’Etat, ainsi que la sienne propre, qui lui revient en tant qu’investisseur.

Défis Actuels

Coupe du monde 2019 : Les Lionnes indomptables optent pour le retour à la maison

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Bloodworth n'a pas permis au Cameroun de savourer l'égalisation longtemps. (Photo Fifa.com)

Les matchs se suivent et se ressemblent pour le Cameroun. Les Lions indomptables viennent de perdre leur second match de groupe en Coupe du monde féminine face aux Pays-bas (1-3). Une seconde défaite d’affilée qui scelle le sort du Cameroun. Sur les trois tirs qu’elle a pu réaliser, Aboudi Onguene a logé un dans les filets hollandais (43′), après s’être débarrassée de la gardienne sortie sans pouvoir toucher au ballon. L’attaquante égalisait ainsi, alors que le Cameroun était mené depuis quelques trois minutes seulement, sur un but de Miedema sur coup de tête (41′). Mais le bonheur du compteur équilibré ne durera que le temps de la pause. Au retour, les Pays-bas remettent ça. Bloodworth trouve le chemin des filets (48′) sur un ballon mal repoussé par Abam. Et alors que les Lionnes se battent pour remonter la pente, à la 86ème, Miedema alourdit le score pour les Pays-Bas. On en restera là jusqu’au coup de sifflet final.

En route comme Top model ou le retour?

Les vice-championnes d’Afrique ne sont pas mathématiquement éliminées, mais c’est tout comme. Le miracle peut toujours arriver, mais sa probabilité est infime. En terminant parmi les quatre meilleures 3ème, le Cameroun peut être « repêchée » au second tour. En attendant le deuxième match de la 2ème journée dans ce groupe E, qui va opposer le Canada à la Nouvelle Zélande. Il faudra en dernier match de poule battre la Nouvelle Zélande, en marquant autant de buts possibles, en comptant sur le Canada qui affrontera les Pays-bas. Les Américaines partent avec les faveurs des pronostics. Elles qui ont battu le Cameroun lors de la première journée (1-0). C’est dire que le destin du Cameroun ne se trouve plus entre ses mains car le rêve réside en une défaite du Canada. Ce qui donnerait trois points à chacune des deux formations, et le Cameroun qui fermera la queue, devra battre la Nouvelle Zélande en dernière rencontre, avec l’espoir que le Canada le fasse autant face aux Hollandaises.

Le changement a pourtant eu lieu

Les ambassadrices du Cameroun n’avaient plus droit à l’erreur. Une victoire les aurait relancées afin qu’elles eussent le même nombre de points que l’adversaire du jour. Les Championnes d’Europe en titre, qui avaient battu la Nouvelle Zélande sur la plus petite des marques. Alain Djeumfa, l’entraîneur du Cameroun qui avait déclaré à l’issue du premier match que son équipe est venue apprendre, avait promis de changer de schéma tactique. Et on peut le voir dans le dispositif de départ, fait en 4-4-2. Avec l’alignement en attaque des deux blessées du premier match : Michaëla Abam qui a été très prolifique lors des matchs amicaux, et Gaëlle Enganamouit, le ballon d’or 2015 qui n’a pas pris part aux matchs amicaux de préparation.

Les Lionnes continuaient de rêver de faire au moins le chemin parcouru en 2015 au Canada (le second tour). « Nous n’avons pas de pression en tant que tel. Nous allons aborder ce match comme tous les autres et notre objectif est de prendre les trois points. On respectera les consignes des coaches et on donnera tout», assurait Gaëlle Enganamouit.‬Il n’en a rien été.

La sélection du Cameroun : Ngo Ndom-Manie, Ester Johnson, Falonne Meffometou, Yvonne Patrice Leuko Chibosso-Grâce Ngock Yango, Raïssa Feudjio, Geneviève Ngo Mbeleck (Meyong Menene, 66′), Aboudi Onguene-Enganamouit (Henriette Akaba, 75′), Michaëla Abam (Nchout Ajara, 60′)
Avertissements : Cmr (Manie Christine, Feudjio, Ngo Mbelleck)
Buts : Aboudi (Cmr) ; Hollande (Miedemax2, Bloodworth)

Feuille de match

Cameroun-Pays bas

NB: Attention! Article en cours de modification

Can 2021 : Paul biya dribble les anciens Lions

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Le décret N°2019/295 signé le 4 juin 2019 par le président de la République, garde pratiquement la même configuration que celui de 2017 qu’il abroge. La présidence reste l’affaire du ministre en charge des Sports, et ladite institution garde ses deux représentants parmi les membres du Cocan. Autant que le Comiité de préparation des CAN (Comip-Can). La Fécafoot, par son président, en occupe la vice-présidence et aura trois représentants comme membres. La fédération qui devra proposer au ministre des Sports un conseiller spécial que celui-ci nommera. La Confédération africaine de football (CAF) garde un représentant. Le directeur du tournoi qui fait office de rapporteur, aura deux adjoints (l’un administratif et l’autre technique). Le Cocan comprendra un président du comité technique. Autant dire que rien n’a changé sur le plan de la configuration.

Paul Biya a donc encore ignoré les anciens footballeurs. Dans l’ancien Cocan, le seul retenu par le président de la République, est Joseph Antoine Bell. L’ex portier des Lions indomptables fait partie du Comip-Can. Comme simple membre. Et ne faisait pas partie des représentants dudit Comité au sein du Cocan. Et même le poste de conseiller spécial, 3ème personnalité, a été attribué à Issa Hayatou. Si la personnalité de l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) peut peser lourd, en ce sens que l’homme a pendant 29 ans été à la tête de l’instance propriétaire du tournoi, il reste que l’ancien athlète devenu enseignant d’Education physique et sportive, n’a été que politico-administratif.

Pendant longtemps, le Cocan était resté cloîtré dans les bureaux, alors que les chantiers accusaient d’énormes retards. Interpellé par la presse sur son immobilisme, Adoum Garoua, l’ancien ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), avait déclaré que « les urgences sont dans les hôpitaux ». Et face à la pression du temps, un remaniement ministériel avait ramené Bidoung Mkpatt en sport. Et Philemon Yang le Premier ministre, qui avait (enfin) engagé une tournée dans les chantiers, avait fait redistribuer les parts de marché : passant de 9 à 17 entreprises pour 32 lots. Mais le Cocan élargi, avait un autre problème : il était un concentré de fonctionnaires (parfois à la retraite) plutôt en proie à de lourdeurs administratives.

« Le Cameroun prêt le jour dit »

Ce qui avait indigné en son temps le député Martin Oyono, qui interrogea le Minsep à propos le 17 juin 2016 : « la CAF, dans l’organisation d’un événement d’envergure à l’instar de la CAN, préconise l’implication de toutes les expertises dans les différentes commissions d’organisation», avait répondu Bidoung Mkpatt. Mais «c’est sur la base de cette recommandation que la très haute hiérarchie a signé des textes qui déterminent les différentes structures impliquées dans l’organisation… Le Ministre des Sports et de l’Éducation Physique constate d’ailleurs la composition du Comité d’Organisation sur la base des propositions faites par les différentes administrations et structures,… », avait-il tenté une escapade. Avant de recadrer : « Ces différentes parties prenantes ont désigné chacune des personnalités expérimentées dans les domaines qui relèvent de leurs compétences respectives ». Quoi qu’il en soit, l’on est resté dans les bureaux jusqu’à ce que la CAF constate l’impossibilité pour le pays de Roger Milla de rendre les infrastructures dans les délais.

Paul Biya semble n’avoir pas tiré les leçons de l’échec de cette CAN 2019. L’homme qui a essuyé des railleries après le rendez-vous manqué de « Le Cameroun sera prêt le jour dit », a repris le même chemin plus d’un an après. Pendant ce temps, certains chantiers sont à l’arrêt depuis des mois.

Prison centrale de Kondengui : Les détenus du Mrc tiennent tête au régisseur

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La prison centrale de Kondengui est de plus en plus portée à des mouvements d’humeurs, et la journée de mardi après-midi a été particulièrement chaude dans cette célèbre maison d’arrêt de la capitale politique du Cameroun. Les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) y détenus depuis plusieurs semaines ont montré leur solidarité à l’endroit d’une trentaine de leurs partisans qui sont arrivés dans ce pénitencier le même jour. En effet, 34 militants du MRC, dont le vice-président Mamadou Mota, arrêtés lors des marches de samedi dernier, ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui. A leur arrivée, « ils ont été à demi dénudés dans la cour d’honneur du pénitencier en vue de leur introduction dans une cellule de passage, outrés et choqués par une telle mesure inhumaine et dégradante, les prisonniers politiques déjà internés à la prison centrale se sont farouchement et fermement opposés » au sort que subissaient les cadres de leur parti, raconte Bibou Nissack, le porte-parole du MRC. Cet incident s’est d’autant plus amplifié, ajoute le porte-parole du parti de Kamto, du fait que « le premier vice-président du MRC, et monsieur le conseiller spécial, sa majesté ne sont nullement passés par le Parquet pour leur déferrement ». Et que Georges Gilbert Baonla, arrivé dans le même pénitencier un jour avant, a été directement affecté dans un quartier de la prison.

Après ce tumulte, le régisseur de la prison centrale de Kondengui et les avocats des concernés, ont tenu une assise pour ramener les choses à l’ordre. De cette rencontre, note Bibou Nissack, les avocats ont demandé au régisseur de leur produire un document qui autorise la mise en écrou de leur client, malheureusement le régisseur a été incapable de produire le document, affirmant aux avocats que c’est grâce à un mandat de garde administrative, signé par le gouverneur de la région du centre, que ces derniers sont écroués.

Il faut noter qu’après les marches blanches de samedi dernier, plus de 300 militants du MRC ont été arrêtés dans les villes de Douala et Yaoundé, selon le communiqué du parti. Dans la journée de lundi, plusieurs dizaines d’entre eux ont été libérés à Yaoundé. Depuis janvier dernier, près de 250 militants du MRC sont détenus dans les prisons centrale de Yaoundé et Douala.

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