lundi, juin 1, 2026
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Décentralisation La Nasla : une école pour les administrateurs locaux

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Le projet de la mise en place effective de la décentralisation se concrétise. Le 02 mars dernier, le président de la République a créé la National School of Local Administration (Nasla), une école chargée de former les administrateurs dédiés à assurer la bonne marche des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et des régions. Parmi ses missions, et conformément aux orientations définies par le gouvernement, la Nasla assure, selon l’article 5 de la loi du décret du 02 mars 2020, la formation diplômante, la formation continue, la formation spécifique, et la recherche appliquée à la gestion des CTD. La Nasla aura en outre la mission d’évaluer les besoins en liaison aux collectivités des formations, et des plans de formation. La Nasla qui vient ainsi remplacer le Centre de Formation pour l’Administration Municipales (Cefam) est un établissement public à caractère administratif et professionnel dotée de la personnalité juridique, et d’une autonomie financière. Placée sous la double tutelle du ministère des Finances et du ministère de la Décentralisation et du Développement Local, elle peut organiser ses activités sur l’ensemble du territoire national.
Fonctionnement de l’établissement
La Nasla est dotée d’une direction générale et d’un Conseil d’administration qui compose le collège administratif de cette nouvelle école. Son Conseil d’administration comprendra 12 membres dont un représentant du Premier ministère, un représentant de la présidence de la République, un représentant du Minddevel entre autres. Le président du Conseil d’administration ainsi que ses membres sont nommés par décret du président de la République pour une durée de trois ans, éventuellement renouvelables une fois. Nommé eux aussi par le président de la République, le directeur général et son adjoint quant à eux auront un mandat qui ne peut pas dépasser neuf années en cumul. Soit un mandat de trois ans renouvelables deux fois.
L’entrée à la Nasla se fait sur concours. Un concours comportant les épreuves écrites et orales. La formation se fera en plusieurs cycles. Le cycle A réservé à la formation des cadres supérieurs de l’Administration locale. Le cycle B destiné à la formation des cadres moyens et le cycle C pour les agents spécialisés. La durée des études est de 2 ans à l’exception de la formation continue qui ne durera que 6 mois. La fin des études est sanctionnée par un diplôme signé du Minddevel. Situé à Buea dans le Sud-Ouest, la Nasla hérite du patrimoine et du personnel du Cefam.
Joseph Essama

Lutte contre le Covid-19 : Paul Biya crée un fond de solidarité

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Dès ce 31 mars 2020, est créé un Fonds de solidarité pour la prise en charge des malades du coronavirus. Une initiative du président de la République. L’annonce est faite par un communiqué du secrétaire général des Services du Premier ministre. Paul Biya a doté cette caisse d’un fonds d’un milliard de francs Cfa. Pour le reste, la solidarité nationale est sollicitée pour la renflouer. Cela survient au moment où certaines entreprises avaient déjà engagé des actions allant dans ce sens. Dans le cadre de leur responsabilité sociale. Désormais, tous les gestes seront orientés vers le Fonds de solidarité que vient de créer le président de la République.

Le premier cas de coronavirus a été déclaré au Cameroun le 6 mars 2020. Trois semaines après, l’on a atteint le chiffre de 193 personnes testées positives. Les 13 mesures prises par le gouvernement visant à juguler la pandémie semblent montrer leurs limites. La population infectée croissant au fil des jours, dans un environnement marquée par une indiscipline des populations à respecter notamment les règles d’hygiène et de distanciation sociale. Pendant que des personnes suspectes, notamment des voyageurs venant de pays à fort taux d’infection, rechignent à respecter les consignes de confinement. Avec pour corolaire une infection de plus en plus généralisée à travers le territoire.

L’Etat peine à s’occuper de tous ces cas qui foisonnent. On apprend que la prise en charge journalière d’un patient coûte pas moins de 300 mille francs. D’où l’urgence lancée par certaines voix pour alléger les peines des pouvoirs publics. Paul Biya n’a pas fait la sourde oreille.
Au cours du point quotidien de la situation, le Dr Manaouda Malachie, le ministre de la Santé publique, a également annoncé que ‹‹ le Gouvernement, a entrepris des actions fortes en vue de doter nos principales villes des centres de grandes capacités pour accueillir les patients du Covid-19 ». A Yaoundé et Douala déjà, les logements sociaux d’Olembé et de Bakoko recevront les premiers contingents de malades. En attendant l’aménagement de nouveaux espaces dans ces deux grandes métropoles. Selon le Minsanté, ces nouvelles mesures ‹‹ permettent de tracer et traquer tous les cas suspects, et donc d’avoir une prise en charge optimale des cas ››. Les hôtels ayant montré leurs limites.

Traitement du coronavirus : L’Académie des sciences favorable à la chloroquine, mais avec restrictions

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« Il y a deux jours la Food and drug administration aux Etats-Unis a conseillé un package comprenant la chloroquine pour soigner le coronavirus. Je dois avouer que dans les soins des deux premiers patients guéris ici, il y avait la chloroquine. Et dans beaucoup d’autres pays, on utilise la chloroquine pour soigner cette maladie », a confessé le Pr Jean-Claude Mbanya, membre du collège des sciences biologiques de l’Académie des sciences du Cameroun (Asc). Et l’homme qui est en service à l’hôpital central de Yaoundé de rappeler que « la molécule de chloroquine est connue depuis les années 1960. On l’utilisait comme contre le paludisme. Mais à un moment donné, le gène du paludisme est devenu résistant à cette molécule ». La communauté scientifique s’est donc mise à chercher des palliatifs. Et « la Chine était d’ailleurs la première à se mettre à l’Artemeter et ça a marché. Mais la chloroquine n’avait pas totalement été abandonnée», souligne-t-il. En référence à ce pays foyer de la pandémie qui a déjà décimé des dizaines de milliers de personnes actuellement dans le monde, et qui aujourd’hui a pu juguler le mal en interne, au point de voler déjà au secours d’autres pays, y compris de grandes puissances économiques et militaires.

Les sceptiques ont-ils la caution des scientifiques nationaux pour se ruer vers ce médicament objet d’une guerre entre scientifiques médicaux et firmes pharmaceutiques à travers le monde, avec comme chef de file des partisans le Dr Didier Raoult. Ce Français qui a expérimenté avec succès des molécules d’hydrochloroquine (molécule quasi-identique à celle de chloroquine) sur des patients testés positifs, en six jours. L’heure est à la prudence. « J’ai bien dit que la chloroquine fait partie d’un package. Ce qui signifie que ce médicament n’est pas pris individuellement contre le Covid-19», recadre le Pr Jean Claude Mbanya. Mieux, « il faut savoir que ce médicament est utilisé simplement parce qu’on se trouve dans une situation d’urgence et comme la chloroquine agit sur le virus et qu’après un temps le patient devient séronégatif, ce qui semble donner une certaine satisfaction, on se dit ‘’pourquoi pas ?’’. Sinon en situation régulière, la règle prévoit d’abord des essais cliniques avant d’adopter comme médicament à prescrire aux patients », explique-t-il. Plus important, « il faut a priori savoir que l’hydrochloroquine ne se prend pas en prévention. Seules les mesures hygiéno-diététiques sont appropriées pour la prévention », prévient le Pr Mbanya.

Les premiers médicaments se trouvent dans les repas

Sur le terrain, le médicament n’est plus commercialisé qu’aux patients présentant une ordonnance médicale fiable. Les premières informations circulées ayant occasionné une ruée vers ce « médicament fossile » que les populations ont acquis en prévision. En attendant, l’Académie des sciences du Cameroun « appelle les populations à tenir compte des conseils et des informations du gouvernement et des scientifiques et à ne pas se laisser berner par la propagande sociale et d’autres médias sur les mesures préventives ou curatives fausses ou potentiellement dangereuses». C’est que « tout est dit, à tort ou à raison, mais le plus simple consiste à respecter les mesures d’hygiène et de distanciation autant que possible », plaide le Pr Jean-Emmanuel Pondi, membre du collège des sciences sociales de l’Asc. D’ailleurs, en matière curative, «le médicament se trouve dans nos assiettes à la maison. Nous devons consommer des aliments complets. Et pour ce qui est du Covid-19, la consommation de citron est un plus car c’est un puissant antioxydant », cite-t-elle.

Covid-19 : vers un dépistage massif des ménages

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C’est l’une des nouvelles mesures préconisées par le gouvernement pour contrer le coronavirus.

Opération porte à porte. Dans sa lutte contre la propagation du coronavirus, le gouvernement a élaboré de nouvelles approches stratégiques. Parmi elles, une descente annoncée dans les ménages pour un dépistage massif des Camerounais. Et c’est par la ville de Douala que l’opération va débuter. Prévue du 2 au 7 avril prochain, celle-ci va consister pour les équipes du ministère de la Santé publique, à passer des tests de dépistage aux populations afin d’identifier les personnes susceptibles de développer la pathologie. « Nos agents, au nombre de 1499 passeront de ménage en ménage pour prélever et évaluer les cas suspects », explique sur Twitter, Dr. Manaouda Malachie. Dans l’optique d’atteindre des résultats probants, le ministre de la Santé publique invite les populations de la ville de Douala à n’opposer aucune résistance aux agents déployés sur le terrain de la riposte contre cette pandémie. Plusieurs laboratoires seront en effet mis à contribution dans des régions pour analyser ces tests à grande échelle. Des espaces sanitaires devraient également être aménagés avec l’ensemble des personnels de santé pour prendre directement en charge les cas positifs. Si le Cameroun est fin prêt à entamer cette opération de dépistage massif, c’est grâce à un don d’équipements médicaux offerts par le milliardaire chinois Jack Ma. Comme tous les 53 autres pays africains auxquels le fondateur du groupe Alibaba, leader mondial du e-commerce, a tenu à manifester sa sollicitude face à la pandémie du Coronavirus, le Cameroun a reçu 20000 kits de test, 100 000 masques et 1000 équipements de protection. La cargaison a été livrée par le transporteur Ethiopian Airlines le 26 mars dernier. Une bouffée d’oxygène pour cette future opération qui devrait permettre au gouvernement de prévenir ou éviter de nouvelles contaminations.

DéJà 6 décès et 139 cas positifs

La pandémie de coronavirus continue en effet de secouer le monde et Cameroun. Ce 29 mars, le bilan s’est alourdi : le pays a enregistré son sixième décès lié à cette épidémie. Après le patient numéro 3, l’oncle de l’ancien footballeur Patrick Mboma, puis un homme de 80 ans résidant dans la ville de Douala, trois autres personnes sont tombées en seulement 24 heures. Outre ceS 6 décès causés par le Covid-19, le Cameroun, pays le plus touché dans la région Afrique centrale, a atteint la barre des 139 cas positifs avec notamment la ville de Limbe dans la région du Sud-Ouest qui enregistre son premier cas, selon le bilan rendu par les autorités publiques le 29 mars dernier. « Restons chez nous ! Vigilance ! », a twitté Dr. Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique.

Covid-19 : la traque des « Mbenguistes »

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Le Minsanté a écouté les pleurs du peuple

Avec déjà deux patients guéris et trois autres décédés, le Cameroun a atteint samedi la barre inédite des 139 cas positifs de coronavirus et 6 décès. Alors que ces chiffres confirment une progression rapide de la pandémie, dont les principaux foyers sont actuellement les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam, le gouvernement a renforcé sa stratégie pour contrer la propagation du Covid-19. Les pouvoirs publics traquent désormais les potentiels porteurs du virus. Notamment les Camerounais venus de l’étranger et qui bravent la mise en quarantaine requise par le gouvernement résolu à limiter la propagation du Covid19. « Je voudrais préciser que la majorité des cas positifs sont des personnes venant des pays à risque et qui se cachent dans les familles. C’est irresponsable. C’est pourquoi, dénonçons systématiquement ces voyageurs, pour qu’ils viennent se faire dépister. Protégeons nos vies », a indiqué le ministre de la Santé publique.

Approche stratégique

« La nouvelle approche stratégique à l’œuvre met l’accent sur la recherche active des cas par un testing généralisé, leur prise en charge à travers la spécialisation et la déconcentration des centres d’isolement», a expliqué Dr. Manaouda Malachie, lors de la session du Conseil des ministres tenue jeudi dernier à l’Auditorium de la Primature. Selon le ministre de la Santé, les nouvelles mesures de riposte gouvernementale concernent aussi la régulation sociale par le respect des gestes barrières, ainsi que la mobilisation des différentes ressources nécessaires, y compris la réserve sanitaire. Toujours dans le registre de cette approche stratégique, « il est prévu le réaménagement d’au moins un centre d’isolement dans chaque région, des hôpitaux de campagne et des structures de mise en quarantaine des cas suspects et des mineurs qui ne nécessitent pas une hospitalisation particulière ». Le dispositif de riposte mis en place pour faire face à la situation épidémiologique que traverse le Cameroun est structuré autour de huit grands piliers. Il s’agit de : la coordination multisectorielle et internationale des actions de lutte contre le Covid-19 ; la surveillance active en vue de la détection précoce des cas ; le déploiement des équipes d’investigation et d’intervention rapide ; le renforcement des capacités des laboratoires ; l’activation des mesures de prévention et de contrôle des infections en milieu hospitalier et au sein de la communauté ; la prise en charge des cas détectés ; la communication sur les risques de contamination ; et la mobilisation logistique. Relativement audit plan de riposte contre le coronavirus, le Premier ministre charge le ministre de la Santé « de suivre étroitement son exécution et de rendre régulièrement compte de l’évolution de la situation sur le terrain ».

L’incivisme réprimé

Joseph Dion Ngute met également à contribution le ministère de la Défense, en relation avec le Délégué Général à la Sureté Nationale, tous deux chargés de « renforcer le dispositif sécuritaire autour des hôtels accueillant les personnes confinées, ainsi que les patrouilles de jour et de nuit pour veiller à la stricte application des mesures de restriction décidées par le président de la République ». Le ministre de l’Administration Territoriale lui, devra s’assurer que les autorités administratives veillent au respect des mesures prescrites le 17 mars 2020 et que des sanctions appropriées soient infligées aux contrevenants. Quant au ministre de la Décentralisation et du Développement Local, il devra travailler, en étroite synergie avec les autorités municipales, à l’amélioration de la gestion des marchés ouverts.

Coronavirus : Déjà 193 personnes infectées au Cameroun

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« Nous avons analysé cette nuit, les échantillons de 94 voyageurs en quarantaine dans les hôtels à Yaoundé : 51 positifs, 19 douteux à reprendre, 24 négatifs. Soit u total de 193 cas au Cameroun ». Telle est la quintessence du dernier tweet de Manaouda Malachie. Le ministre de la Santé publique qui comptabilise le nombre de cas de coronavirus au Cameroun vient ainsi de faire le point de la situation ce matin. Un des plus grands, si ce n’est le plus grand bond effectué par ce virus depuis son apparition au pays de Paul Biya. D’un cas à deux, puis trois. Et avec les mouvements de personnes, notamment entre le Cameroun et des pays infectés d’Europe, les chiffres évoluent davantage rapidement. La courbe croit en plus rapidement depuis que le cap de cent malades a été atteint en début de week-end dernier.

Le combattant en chef de la pandémie au Cameroun n’a pas oublié la sensibilisation qui accompagne tous ses tweets depuis le début de cette crise sanitaire au Cameroun. Mais cette fois-ci, l’homme n’a plus rappelé les consignes d’hygiène et de salubrité. « Protégez-vous, protégez-nous, en restant chez vous, le plus longtemps possible», a-t-il conseillé. Au moment où le gouvernement refuse de céder aux appels au confinement général.

Lidwine Ongolo Nyanguinda : doter les CTD d’une ressource humaine qualifiée

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Son expérience en matière de décentralisation ne fait l’ombre d’aucun doute. A 44 ans, cette diplômée de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature a fait du développement local sa passion. Imprégnée des problèmes que connait encore la décentralisation au Cameroun, notamment celui d’une ressource humaine qualifiée, elle entend faire de cette question son principal défi. « Nous sommes conscients de ce que les Collectivités Territoriales Décentralisées ont un problème de ressources humaines de qualité. Nous avons le défi de les doter de personnels qui puissent aider à faire de la décentration, l’un des leviers du développement de notre pays, comme le souhaite le président de la République », a-t-elle affirmé à nos confrères de Cameroon Tribune. La native de Sa’a dans le département de la Lekie n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat pour la confiance placée en elle et surtout en « la femme camerounaise en ce mois qui est le nôtre ».
Né le 1er décembre 1975, l’ancienne élève du collège sacrée cœur de Makak est diplômée de l’Enam promotion 2007. Avant sa nomination, Lidwine Ongolo Nyanguinda était chef de division de la planification du développement local au ministère de la décentralisation et du développement local. Elle a en outre occupé les postes de cadre d’appui à la division d’appui au développement régional et local au ministère de la planification et de l’aménagement du territoire ; chargée d’études assistant à cellule d’évaluation du développement régional et local du même ministère et chef de cellule jusqu’au 19 novembre 2019, où elle a été promue chef de division au Minddevel.
Joseph Essama

Développement: le Pndp vulgarise les plans types des ouvrages communautaires

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Le Pndp vulgarise les plans types des ouvrages communautaires

Fini la cacophonie observée dans la construction des ouvrages communautaires. Fini aussi la construction de ces ouvrages qui ne prennent aucunement compte des aspects tels que l’aménagement des espaces pour les personnes à mobilité réduite. Le Programme National de Développement Participatif (Pndp), en tant qu’instrument mis en place par l’Etat et ses Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour améliorer les conditions de vie des populations en milieu rural, œuvre désormais à l’harmonisation des normes de construction et de réalisation des ouvrages au sein des communes. Tel était d’ailleurs le but de l’atelier national de vulgarisation, de diffusion et d’appropriation des plans types des ouvrages communautaires organisé à Yaoundé le 18 mars dernier, avec la participation des administrations sectorielles impliquées dans cette activité. Notamment le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), le ministère de l’Education de Base (Minedub), le ministère du Commerce, etc. L’implication de tous ces acteurs tient au fait que le Pndp réalise des ouvrages diversifiés. Lesquels se rattachent à plusieurs secteurs. Ainsi, pour chaque infrastructure, il est important, avant réalisation, de disposer d’un plan type qui définit les règles et normes de construction à respecter. Il en est ainsi des ouvrages d’eau et d’énergie, notamment les forages, adduction d’eau ; de la santé (Centre de santé, incinérateur, logement personnel) ; de l’agriculture (aire de séchage, magasin de stockage ; de l’élevage, pêche et industries animales (abattoir, forage pastoral, parc vaccinogène, de l’éducation (salle de classe, blocs de latrines), etc. Il convient de souligner aussi que les premiers plans types avaient été mis à la disposition des communes par le Pndp dès 2014. Des insuffisances avaient donc été décelées, notamment l’arrimage de ces derniers aux préoccupations des personnes à mobilité réduite et au respect des spécificités du genre. Un atelier avait à cet effet été organisé en 2017 pour mettre à jour ces plans types. Au terme de cet atelier, 522 plans de 54 ouvrages ont été mis à jour. Pour les rendre exécutables, il a fallu les revêtir du « sceau » des différentes administrations concernées. D’où l’organisation de l’atelier du 18 mars dernier.

Par Junior Matock (Défis Actuels 466)

Croissance: six pistes pour financer la 2ème phase de la vision 2035

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les effets de la Covid-19 sur l’économie

Dans l’optique de permettre au Cameroun d’atteindre les Objectifs de Développement Durable et par la même occasion couvrir tous les besoins de financement de la deuxième phase de la Vision 2035, le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), le ministère des Finances et celui de l’Economie ont récemment conduit une étude sur l’évaluation du financement du développement au Cameroun. Au terme de cette étude dont les résultats ont été récemment publiés, six principales recommandations ont été faites. Il s’agit notamment de renforcer la politique de mobilisation des recettes budgétaires à travers l’élargissement de l’assiette fiscale ; recourir à l’endettement public en garantissant la viabilité de la dette ; exploiter les ressources des fonds mondiaux, améliorer la mobilisation de l’épargne domestique, accroître la participation de la diaspora, faire éclore les partenariats public-privé.

Renforcer la mobilisation des recettes fiscales

En matière de renforcement de la mobilisation des recettes fiscales, l’étude suggère, avant toute chose, de « faire un audit des exonérations fiscales pour ne maintenir que celles dont l’impact positif sur l’économie est avéré ». Cette proposition s’appuie sur une évaluation faite en 2016 et qui a identifié des montants de 2,5 % du Produit Intérieur Brut, soit 19,6 % des recettes pétrolières, uniquement sur la Taxe sur la Valeur Ajoutée, les droits de douane et les droits d’accises (72 % des recettes non-pétrolières). Or, précise l’étude, si le même pourcentage s’applique aux recettes fiscales, y compris les compagnies pétrolières, le coût total des exonérations serait au-delà de 3,5 % du PIB. Ce qui est énorme. Pour convaincre, l’étude indique que les pays comme le Mozambique et la Tanzanie qui se sont livrés à cet exercice ont constaté que « la plupart des investisseurs bénéficiant d’exonération opèrent dans le domaine de l’importation de biens sans valeur ajoutée nationale ». D’où la nécessité pour le Cameroun de veiller à ce que « les exonérations à maintenir soient bénéfiques aux entreprises dont les projets, la nature de l’activité, le volume de création d’emplois, correspondent à la stratégie de développement du pays ». Dans la même veine, l’étude propose aussi de « réduire significativement l’évasion fiscale, renforcer l’application des lois sur la fiscalité forestière pour dissuader l’exploitation illégale et accroître son recouvrement, renforcer la fiscalité foncière, etc ».

S’endetter, mais En garantissant la viabilité de la dette

L’autre moyen proposé par le Pnud et les deux ministères suscités est celui de l’endettement. A cet effet, il est recommandé à l’Etat d’optimiser sa politique d’endettement, de formuler une politique à long terme de développement des marchés financiers pour l’émission des obligations, etc. En ce qui concerne le premier volet, le constat fait par l’étude révèle que les Soldes Engagés et Non Décaissés représentent un caillou dans la chaussure du gouvernement. A titre d’illustration, en fin mars 2018, l’encours des Sends s’élevait à 21,5 % du PIB. Bien plus, une autre étude menée par le Minepat et le Comité Nationale de la Dette Publique(Cndp) avait fait savoir que 3 200 milliards, soit deux tiers des Sends étaient liés à des projets non performants. Pour pallier cette situation, il est demandé à l’Etat de réduire d’au moins un tiers le montant des Sends. Par ailleurs, il est conseillé au gouvernement de mettre sur pied une politique de développement des marchés financiers à long terme. Ceci permettra, d’après l’étude, de mobiliser l’épargne intérieure, financer les investissements publics mais aussi de financer à long terme le secteur privé. Autre mesure à prendre, « améliorer la situation financière des entreprises publiques pour éviter des risques budgétaires et la fragilisation des banques ». Ceci suppose l’amélioration de la gestion et les résultats des entreprises publiques à travers la mise en œuvre des contrats de performance pour certaines entités dites de souveraineté telles que la Société Nationale de Raffinage (Sonara), Camwater. Ces mesures, expliquent certains experts, va éviter que l’Etat continue d’emprunter de l’argent pour les mettre à la disposition de ces entreprises et donc étendre sa capacité d’endettement pour d’autres projets.

La coopération au développement

Dans cette rubrique, la recommandation formulée à l’endroit du gouvernement porte sur l’exploitation des opportunités qu’offrent les fonds mondiaux pour la santé et l’environnement. Ceci fait suite au constat selon lequel l’aide publique au développement traditionnelle des pays de l’Ocde risque stagner au niveau mondial pour les pays comme le Cameroun qui progresse du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu intermédiaire tranche inférieure. Toutefois, malgré cette stagnation, l’aide au développement des pays de l’Ocde pourra être très importante pendant toute la période de la deuxième phase de la Vision 2035. Si elle est bien exploitée, elle pourra permettre de financer la Stratégie Nationale de Développement. Pour ce faire, il faudra diversifier les flux d’aide issus de la coopération Sud-Sud, engager les réformes nécessaires pour capter les ressources des fonds mondiaux pour la santé et l’environnement.

Améliorer l’épargne nationale pour financer les PME

Cette proposition naît du fait que malgré l’accroissement de l’épargne domestique au cours de la dernière décennie, elle demeure faible au Cameroun. Pourtant, constate l’étude, il existe une épargne potentielle de long terme au sein des institutions de crédit non-bancaires, telles que la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, les compagnies d’assurance, etc. Ces financements de long terme pourraient donc être mobilisés pour financer les Petites et Moyennes Entreprises (PME). L’autre solution consisterait à « améliorer l’inclusion financière, éduquer les PME aux pratiques boursières, etc ».

Capter les fonds de la diaspora

Selon des données fournies par l’étude, les transferts des fonds de la diaspora ont représenté 0,9 % du PIB au Cameroun en 2017 en termes bruts. Seulement, ces ressources n’ont pas été dirigées vers le financement des investissements productifs du secteur public ou du secteur privé. Ainsi, pour permettre que les fonds issus de la diaspora aient un meilleur impact sur le développement du Cameroun, il est recommandé de les canaliser vers des investissements productifs jusqu’à hauteur de 0,5 % du PIB.

Optimiser les partenariats public-privé

 L’un des leviers sur lequel l’Etat peut s’appuyer pour financer ses projets est le partenariat public-privé. Cependant, l’étude révèle que « le manque d’intérêt du secteur privé pour les PPP est relatif à l’immaturité des projets dont la viabilité et la rentabilité financière ne sont pas toujours certaine ». Ce d’autant que, arguent les acteurs du secteur privés, l’essentiel des projets proposé est encore au stade d’idées de projets. Pour remédier à cette situation, l’étude préconise de lever les obstacles qui pèsent sur l’éclosion des partenariats public-privé, renforcer les pouvoirs des structures telles que le Conseil d’Appui à la Réalisation des Contrats de Partenariat (Carpa), etc. Si ces mesures sont implémentées, l’Etat pourra réaliser d’importants projets sous la formule PPP.

Par Junior Matock (Défis Actuels 466)

Titres publics : le Cameroun va mobiliser 320 milliards sur le marché de la Beac

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Le Cameroun va mobiliser 320 milliards sur le marché de la Beac

Comme prévu dans la loi de finances 2020, le Cameroun va bientôt mobiliser 320 milliards de francs CFA sur le marché de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). Le décret habilitant le ministre des Finances Louis Paul Motaze à conduire cette opération a été signé le 18 mars dernier par le président de la République, Paul Biya. Ces ressources, sont destinées au financement des projets de développement inscrits dans la loi de finances 2020. Des dispositions à venir qui devraient être prises par le ministère des Finances, préciseront les modalités d’émission de ces titres, notamment le type de titre public émis ainsi que la maturité du titre. A titre de rappel, le Cameroun a effectué le 8 janvier dernier sa première sortie de l’année sur le marché de la Beac à travers l’émission de Bons du Trésor Assimilables (BTA) d’un montant de 20 milliards de francs CFA. La note y relative signée par le directeur général du Trésor, Sylvester Moh Tangongho précisait que ces BAT avaient une durée de maturité de 26 semaines. Dans la même perspective, le président de la République a aussi habilité le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a signer des conventions de prêt avec des institutions financières. Le projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad est prioritairement concerné par ce décret de Paul Biya. En ce sens qu’Alamine Ousmane Mey va bientôt ratifier avec la Banque Africaine de Développement (BAD) un prêt de 142,933 milliards de francs CFA, pour le financement partiel dudit projet. Pour le même projet, le ministre de l’Economie a également été habilité à signer un accord de prêt de 4,923 milliards de francs CFA avec le Fonds Africain de Développement (le guichet de financement concessionnel du groupe de la Banque qui fournit aux Pays membres régionaux à revenu faible, des prêts et dons). Selon des sources de la BAD, le projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad consiste en la construction d’une ligne principale haute tension de 225 kv entre Ngaoundéré, Maroua et Djamena (Tchad), d’une bretelle de ligne haute tension de 225 kv entre Maroua, Bongor (Tchad), Guelendeng et Ndjamena (Tchad), des postes de transformation haute tension/moyenne tension associés ; ainsi que des réseaux de distribution, pour l’électrification rurale, le long des couloirs de ligne. Ces mêmes sources renseignent que la longueur totale des lignes haute tension à construire est d’environ 1024 km (786 au Cameroun et 238 au Tchad), et le nombre de localités à électrifier le long de ces lignes est de 478 (469 au Cameroun et 69 au Tchad). L’on apprend aussi qu’en plus des moyens de production et de transport de l’énergie électrique du Cameroun et du Tchad qui permettra des gains importants en coûts de production au profit direct des sociétés nationales d’électricité, le projet permettra à travers l’électrification des localités riveraines des lignes d’interconnexion, d’augmenter le taux d’accès à l’électricité dans les deux pays et contribuera d’une manière générale à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la lutte contre la pauvreté. Il convient de souligner que ce projet répond à la volonté des deux pays d’optimiser l’utilisation de leurs ressources énergétiques par l’intégration des infrastructures de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique.

Par Junior Matock (Défis Actuels 466)

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