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Municipales 2020 : L’élection du maire de Mbouda annulée

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Ngoulla-Roger. Déjà une 1ère victoire vers son ancien poste de maire

L’élection du maire Francis Wadji de Mbouda a été annulée hier. Décision du tribunal administratif de Bafoussam ce 3 avril 2020. L’élection de Wadji a été contestée par son prédécesseur et adversaire le Dr Michel Roger Ngoulla, pour corruption, notamment la circulation de pots de vins qu’il reprochait à Francis Wadji.

Les deux hommes devraient donc repartir devant les urnes pour reconquérir les voix des conseillers municipaux. Sauf si le nouveau maire déchu saisit la Chambre administrative de la Cour suprême, seule instance habilitée à connaître de la suite de ce litige à ce stade. A défaut, l’autorité préfectorale des Bamboutos devra se préparer à organiser de nouvelles élections dans les prochains jours.

L’élection du maire de la commune de Mbouda avait agité le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir. Des dizaines de militants avaient organisé un sit-in devant la préfecture de Mbouda, pour dénoncer « la mascarade » qu’organisaient des pontes du régime, avec la « complicité du préfet » des Bamboutos et affichaient leur préférence pour le maire sortant dont ils vantaient le mérite d’avoir fait de la ville de Mbouda la plus propre de l’Ouest, et l’une des plus propres du pays. Dans le même temps, ils dénonçaient le « diktat » du ministre Emmanuel Nganou Djoumessi des Travaux publics, patron département du parti au pouvoir et sociologiquement plus proche de Wadji. Cela n’avait rien changé. Le candidat adversaire du maire sortant avait été élu le lendemain, au terme d’un processus électoral sous haute tension.

Coronavirus : Plus de 500 personnes déjà infectées au Cameroun

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Laéroport-voie-par-excellence-dentrée-du-coronavirus-au-Cameroun

C’est le grand bond. Le plus grand jusqu’ici dans le décompte journalier des patients du coronavirus au Cameroun. 203 nouvelles infections en 24h. Ce qui fait exploser le compteur qui passe à 509 cas depuis le 6 mars 2020, date de découverte du premier cas au Cameroun. En revanche, les cas de guérison stagnent presque. On n’en est qu’à 17 personnes, pour 8 décès. Jusqu’ici, l’on n’avait pas encore enregistré plus d’une cinquantaine de cas en une journée. Cependant, il n’y a pas lieu de s’alarmer outre mesure. A en croire le ministre de la Santé le Dr Manaouda Malachie, les 203 nouveaux cas détectés hier, sont toutes asymptomatiques, c’est-à-dire qu’ils ne développent pas (encore) la maladie. Les 203 nouveaux cas sont issus des 800 personnes sur lesquelles pesaient des soupçons, en raison de ce que ces derniers venaient prioritairement de pays à fort taux d’infection.

Cela arrive au moment où le gouvernement vient de renouveler pour deux semaines l’observation de mesures restrictives de libertés. En effet, à l’expiration le 1er avril dernier, le Premier ministre Dion Ngute a simplement reconduit les 13 mesures qu’il a prescrites pour contenir la progression du coronavirus. Et sur le terrain, les autorités administratives et municipales jouent les veilleurs jusque dans certains cois enclavés des quartiers des grades villes.

Silence présidentiel : Le message que le peuple attendait de Kamto

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« Je me sens le devoir d’interpeller, de proposer, d’appeler le peuple camerounais abandonné à lui-même à s’organiser pour sa SURVIE». Ainsi, a parlé Maurice Kamto hier soir. A l’expiration de l’ultimatum de sept jours qu’il a donné à Paul Biya pour sortir de son mutisme et s’adresser à la nation camerounaise, dans le cadre de la « guerre » que mène le monde entier et le Cameroun, contre la pandémie qui décime des dizaines de milliers de personnes chaque jours à travers le monde. Ultimatum au terme duquel le président de la République ne s’est pas bougé. Et celui qui se fait appeler « président élu » du Cameroun depuis le 8 octobre 2018, lendemain de la dernière élection présidentielle, a fait le constat désolant de ce qu’aucune ligne n’a bougé : « Les sept jours ont expiré. Monsieur Biya ne s’est pas exprimé, ni ne s’est rendu visible. Quelles qu’en soient les raisons, il a ce faisant établi sa défaillance comme chef de l’Etat du Cameroun», relève-t-il. Mieux, « ensemble nous pouvons constater la DEFAILLANCE de Monsieur Paul Biya comme président de la République, à un moment où le peuple camerounais a le plus besoin d’un commandant en chef. Aucune armée ne peut gagner une guerre avec les seules effigies d’un commandant en chef que la troupe ne voit ni n’entend», enseigne l’universitaire. Alors « j’appelle le peuple camerounais à tirer toutes les conséquences de cette grave défaillance », lance-t-il. Et « la plus immédiate est son incapacité à conduire personnellement le pays dans la lutte contre le grave danger du Coronavirus, dont on assiste à une progression fulgurante et à ses premières conséquences économiques et sociales », regrette Maurice Kamto.

 » SURVIE-CAMEROON-SURVIVAL INITIATIVE »

L’homme dont le discours était très attendu du côté du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir, n’a pas manqué le rendez-vous. Le parti au pouvoir dont plusieurs hauts cadres ont répondu violemment à l’ultimatum du leader de l’opposition, dénonçant l’incapacité institutionnelle de l’opposant à « donner des injonctions à un président de la République ». Là où ses adversaires politiques redoutaient un appel à la révolution de rues, Kamto invite les Camerounais à « s’auto organiser », dans le cadre d’une initiative populaire baptisée « SURVIE-CAMEROON-SURVIVAL INITIATIVE ». Un concept visant trois objectifs majeurs : « contribuer à faire face à l’urgence sanitaire, apporter une réponse à l’impact social et économique de la pandémie, préparer la bataille de la reconstruction des communautés et de la survie de notre nation », souligne-t-il.

Dans ce plan, Maurice Kamto recommande une batterie de mesures dont le confinement de 15 jours (du 6 au 15 avril ) aux populations des régions du Centre, du Littoral et du sud-ouest, qui concentrent les 509 cas répertoriés par les pouvoirs publics, le port systématique de masques par les populations de ces régions, le dépistage populaire dans ces régions, avec comme cible prioritaire les personnes de 50 ans et plus, le dépistage systématique des voyageurs partant des régions touchées vers les sept autres régions…

Coronavirus : pas de confinement total au Cameroun

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Le Cameroon Business Forum s’ouvre ce lundi à Douala.

Le gouvernement a décidé mercredi de renouveler pour une durée de 15 jours, les 13 principales mesures dictées par le chef de l’Etat pour faire face à la propagation du Covid-19.

Malgré la menace grandissante du coronavirus, les pouvoirs publics écartent la piste d’un confinement total de la population. Enfin, pour le moment. Le gouvernement a décidé mercredi de renouveler pour une durée de 15 jours, les 13 principales mesures édictées par le chef de l’Etat pour freiner la propagation du Covid-19. Mises en application depuis le 18 mars dernier, ces mesures de riposte de l’Etat sont donc maintenues jusqu’au 15 avril prochain.

1. Les frontières terrestres, aériennes et maritimes du Cameroun seront fermées : tous les vols passagers en provenance de l’étranger sont suspendus, à l’exception des vols cargos cl des navires transportant les produits de consommation courante ainsi que les biens et matériels essentiels, dont les temps d’escale seront limités et encadrés ; les Camerounais désireux de retourner dans leur pays devront prendre attache avec les différentes représentations diplomatiques du pays ;

2. la délivrance des visas d’entrée au Cameroun aux différents aéroports est suspendue ;

3. tous les établissements publics et privés de formation relevant des différents ordres d’enseignement, de la maternelle au supérieur, y compris les centres de formation professionnelle et les grandes écoles seront fermés ;

4. les rassemblements de plus de cinquante (50) personnes sont interdits sur toute l’étendue du territoire national ;

5. les compétitions scolaires et universitaires sont reportées, à l’instar des jeux Fenasco et des jeux universitaires ;

6. les débits de boissons, les restaurants et les lieux de loisirs seront systématiquement fermés à partir de 18 heures, sous le contrôle des autorités administratives ;

7. un système de régulation des flux des consommateurs sera instauré dans les marchés et les centres commerciaux ;

8. les déplacements urbains et interurbains ne devront s’effectuer qu’en cas d’extrême nécessité ;

9. les conducteurs de bus, de taxis et de mototaxis sont invités à éviter des surcharges dans les transports publics : les forces de maintien de l’ordre y veilleront particulièrement ;

10. les formations sanitaires privées, les hôtels et autres lieux d’hébergement, les véhicules ainsi que les équipements spécifiques nécessaires à la mise en œuvre du plan de riposte contre la pandémie du Covid-19 au Cameroun pourront être réquisitionnés en tant que de besoin, à la diligence des autorités compétentes ;

11. les administrations publiques devront privilégier les moyens de communications électroniques et les outils numériques pour les réunions susceptibles de regrouper plus de dix (10) personnes ;

12. les missions à l’étranger des membres du gouvernement et des agents du secteur public et parapublic sont suspendues ;

13. les populations sont invitées à observer strictement les mesures d’hygiène recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé, à savoir notamment se laver régulièrement les mains au savon, éviter des contacts rapprochés tels que se serrer les mains ou s’embrasser, se couvrir la bouche pour éternuer.

Covid-19 : au moins 200 lits disponibles à Olembé

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Certains logements de la cité SIC de ce quartier de la ville de Yaoundé ont été réquisitionnés par le gouvernement, pour la prise en charge des cas.

L e coronavirus continue de faire des victimes. Au Cameroun, le bilan rendu le 1er avril 2020 au petit matin faisait état de 10 patients guéris contre 6 morts et 233 cas positifs. Des chiffres qui confirment une progression rapide de la pandémie dont les principaux foyers sont Yaoundé, Douala et Bafoussam. La situation interpelle davantage les pouvoirs publics qui ont depuis quelques jours, songé à une nouvelle approche stratégique dans la lutte contre la propagation du Covid-19. Parmi les nouvelles mesures, il y a l’aménagement de sites pour une prise en charge optimale des cas. C’était d’ailleurs l’une des principales annonces du ministre de la Santé publique, au cours de ce début de semaine. Face à la presse lundi dernier, Dr. Manaouda Malachie déclare : « sous le leadership éclairé du président de la République, S.E. Paul Biya et la coordination du Premier ministre, chef du gouvernement, le gouvernement a entrepris de doter nos principales villes de centres de grandes capacités pour accueillir les patients du Covid-19 ».

200 lits prêts à Olembé

Ainsi donc, dans la ville de Yaoundé, près de 200 lits ont été affrétés sur le site du Camp SIC, réquisitionné par le gouvernement dans le cadre de cette lutte contre le Covid-19. « Les logements d’Olembé sont d’ores et déjà prêts et pourront recevoir des la fin de la semaine 200 patients. D’autres sites sont aménagés et seront disponibles des cette semaine », promet Dr. Manaouda Malachie. Selon des voix introduites, des sites aménagés à Douala et Bafoussam verront également le jour dans un avenir très proche. Ainsi donc, apprend-on, le ministre de l’Habitat et du Développement urbain devrait réquisitionner certains Camps SIC de ces deux villes afin de les mettre à disposition pour la prise en charge des patients. Ces mesures, de l’avis du ministre de la Santé publique concourent également à assurer une meilleure surveillance épidémiologique et biologique du pays. « Toutes choses qui nous permettent de tracer et de traquer tous ces cas suspects et donc, d’avoir une prise en charge optimale », assure Dr. Manaouda Malachie.

Covid-19 : tolérance zéro face à l’incivisme

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Les forces de l’ordre dépêchées dans les rues et les quartiers procèdent chaque jour à la mise sous scellés de boutiques et magasins, ainsi qu’a la saisie des marchandises.

Il est 17 heures 50 minutes ce vendredi 28 mars 2020 au quartier Nsam à Yaoundé. Le carrefour grouille de monde. Les petits commerces installés çà et là accueillent du monde. Comme les débits de boisson qui ne désemplissent pas de clients. Pourtant, dans 10 minutes, il sera 18 heures. Heure fixée par les pouvoirs publics pour l’arrêt de toutes les activités commerciales dans les villes et quartiers, en application des mesures du président de la République visant à lutter contre la propagation du coronavirus. Ici, tout le monde (ou presque) semble l’avoir oublié. Quand soudain, un pick up de la gendarmerie nationale se gare avec à son bord une dizaine d’élèves gendarmes. Munis d’un mégaphone et d’un porte-voix, les éléments de la patrouille passent à la sensibilisation « avant les représailles », disent-ils. « Populations de Nsam, il est 18 heures passées. Veuillez arrêter vos activités. Fermez tout et rentrez à la maison. Respectez les instructions du chef de l’Etat. C’est pour notre bien. Nous devons tous lutter contre la propagation du Coronavirus », sensibilise avec fermeté un gendarme. Mais ce message semble tomber dans les oreilles des sourds. En dehors d’un grand bar situé en plein carrefour, où les employés s’attèlent à ranger les chaises et tables afin de fermer, tous les autres commerces de poursuivent.

Fermeture et saisies

 Vint alors 18 heures. Et la patrouille se rend immédiatement rendue au lieu-dit « mobile Olezoa » où, à la surprise générale, l’un des bistrots du coin dénommé « Point de rencontre » est en effervescence. Sur instruction du chef d’escorte, les clients vont être contraints de se lever, et les chaises quant à elles sont emportées par les hommes en tenue. Malgré l’opposition farouche de quelques clients, le débit de boisson sera fermé. « Madame, rangez vos poissons et éteignez le feu. Je m’adresse à vous tous ; que chacun range sa marchandise. Dépêchez-vous sinon je vais embarquer vos choses », ordonne un gendarme aux commerçants installés devant le bar. Au même moment, une autre équipe de patrouile sillonne le long de la rue, obligeant les commerçants à fermer boutique. Le secteur passe au peigne fin et les contrevenants aux instructions du chef de l’Etat voient leurs biens tout simplement confisquer. « Retrouvez-nous à la brigade de Melen », lancent les gendarmes après saisie. Un tour au lieu-dit mobile Mvog-Ada le lendemain donne lieu au même spectacle : des commerçants entêtés sont restés ouverts après le couvre-feu. Mal leur en a pris ; en patrouille, des gendarmes vont procéder à la casse des comptoirs situés sur le trottoir sous le regard impuissant de leurs propriétaires.

Les marchandises installées à l’extérieur des boutiques sont emportées et les commerçants sommés d’arrêter leurs activités immédiatement. « Vous voulez défier le chef de l’Etat ? On vous demande de fermer vous ne voulez pas ? Ce n’est pas une blague. Le Coronavirus tue, c’est une maladie dangereuse qui se propage très rapidement. Si vous suivez les instructions du gouvernement et de l’Organisation Mondiale de la Santé, nous allons vaincre cette maladie et tout va revenir à la normale », sensibilise un gendarme en saisissant la marchandise d’un contrevenant aux mesures édictées par le gouvernement. Sur l’axe Terminus Mimboman-Nkoabang, à 20 heures et quelques minutes, certaines boutiques sont encore ouvertes. Les véhicules des équipes de patrouille débarquent. Certains commerces sont mis sous scellés. Les plus chanceux voient une partie de leur marchandise emportée.

L’Etat se dote d’un switch national destiné aux paiements électroniques

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La ministredes Poste et Télécommunications donnait leur feuille de route aux nouveaux dirigeants de CAMTEL

L’infrastructure d’agrégation des communications électroniques a été inaugurée mardi dernier à Yaoundé par la ministre des Postes et télécommunications Minette Libom Li Likeng.

Le Cameroun est désormais doté d’un Switch destiné aux paiements électroniques. Cette infrastructure d’agrégation électronique, logée au Data Center de la Campost à Yaoundé, constitue le lancement effectif de la plateforme d’agrégation des communications électroniques, et comprend une infrastructure de commutation nationale pour le paiement électronique et la fourniture des services à valeur ajoutée. « Cette infrastructure d’agrégation électronique est constituée d’une plateforme de transaction de paiement qui utilise des technologies de commission électronique pour permettre aux fournisseurs de services financiers traditionnels d’offrir leurs services via un téléphone mobile ou Internet », a expliqué la ministre Minette Libom Li Likeng mardi dernier, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de cette plateforme nationale. « Cette infrastructure est une plaque tournante qui permet à tous les fournisseurs de services à valeur ajoutée dans l’espace des communications électroniques, tels que les opérateurs de paiement mobile, d’utiliser une passerelle USSD unique pour atteindre leurs clients. C’est également une interface unifiée pour tous les fournisseurs de services financiers afin de garantir l’interopérabilité des sous-systèmes autonomes », renchérit la Minpostel.

Accéder aux services financiers mobiles par un code unique

Selon la ministre, la plateforme d’agrégation des communications électroniques permet ainsi aux fournisseurs de services financiers d’offrir leurs services de manière transparente sur tous les réseaux de téléphonie mobile sans avoir à signer un contrat avec chacun des opérateurs. «L’objectif principal de la mise en place de ce Switch national, qui sera géré par la Campost, est de favoriser à travers une passerelle unique, l’interopérabilité des différents services proposés par les opérateurs utilisant le réseau national de communication électronique. Ceci dans le but de placer l’opérateur public postal au cœur du développement de l’économie numérique», poursuit Minette Libom Li Likeng. A entendre la ministre des Postes et Télécommunications, la mise en place d’une telle infrastructure répond au fait que l’évolution rapide du paysage technologique pose d’énormes défis aux régulateurs du secteur qui doivent assurer un accès équitable au marché et, dans le même temps, lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la fraude et de nombreux autres crimes financiers inhérents aux réseaux de communication électronique. Et donc, en tant que régulateur, l’Etat prend ce défi très au sérieux.

« L’une des missions essentielles du ministère des Postes et Télécommunications est de garantir un développement dynamique et inclusif du secteur dans lequel chaque investisseur bénéficie d’un retour sur investissement et les consommateurs d’un réel rapport qualité-prix, indique la ministre. Ce projet est une étape clé dans la réalisation de cette noble mission ». Du coup, l’inauguration du Switch national des paiements électroniques est la matérialisation d’une décision du Minpostel prise le 26 novembre 2019 dans le but de déterminer les conditions et les règles d’- exploitation du code USSD (Unstructured Supplementary Service Data ou Données de services supplémentaires non structurées) pour l’accès à la plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques au Cameroun. Etant entendu que cette plateforme permettra d’accéder aux services financiers mobiles par un code unique, le #237#.

Lutte contre coronavirus : Madeleine Tchuente opte pour la chloroquine

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« Nous avons des chercheurs performants et nous pouvons apporter des solutions». Madeleine Tchuente a vanté les chercheurs camerounais. Et ce ne sont pas paroles de propagande. La ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) n’a d’ailleurs pas attendu une annonce officielle du gouvernement pour engager le Cameroun dans le traitement du covid-19 à base de la chloroquine. Au terme d’une tournée des structures sous la tutelle de son département ministériel ce 2 avril 2020, la pharmacienne a dévoilé les ambitions de son ministère : la fabrication de la chloroquine. Mieux sa relance. « Nous fabriquions la chloroquine (un médicament de la même souche) ici. On a demandé de ne plus donner la nivaquine aux enfants. Nous avons arrêté », indique-t-telle. Alors « nous allons seulement relancer», a-t-elle clamé. Et en quantité. «Nous sommes capables de produire 6000 comprimés par minute », a-t-elle agrémenté. Parlant de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (Impm). Précisant qu’elle n’attend plus que l’autorisation pour s’y lancer.

Déjà qu’en fin de semaine dernière, la cheffe du département ministériel en charge de la recherche scientifique que des critiques avaient tancé de laxiste à un moment où le monde entier et le Cameroun en particulier subissent les foudres d’un virus incontrôlable, avait annoncé des actions en vue de la fabrication local de masques de protection de bonne qualité.

Cette dernière sortie de Madeleine Tchuente marque une étape importante dans l’engagement du gouvernement dans la lutte contre cette pandémie au Cameroun. D’autant plus que jusqu’ici, la polémique née en Europe et aux États-Unis, continuait d’enfler au sujet de la chloroquine. Jusqu’à ce que l’Académie des sciences du Cameroun (Asc), sous le parrainage du Minresi, reconnaisse l’apport de la chloroquine dans les soins jusqu’ici administrés aux malades. Avec déjà dix malades guéris. Malgré la progression de la maladie au Cameroun. Le Minresi s’est plus que jamais engagé dans le combat. « Nous avons la capacité de faire un certain nombre de choses. Le développement endogène ne vient que de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle », peut même se vanter Dr Tchuente Madeleine.

Liberté d’expression : Christophe Bobiokono et Irène Mbezele échappent à Kondengui

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Christophe Bobiokono et Irène Mbezele passeront la nuit dans leurs domiciles respectifs. Le directeur de publication d l’hebdomadaire Kalara et son reporter étaient pourtant aux portes de Kondengui ce jour. Le procureur en a décidé autrement, après une folle journée qui a vu les deux journalistes passer une bonne partie de leur temps entre la Division régionale de la police judiciaire et le Parquet. Dans la suite de leur condamnation à deux ans de prison le 20 décembre 2019, et de dommages pécuniaires, pour avoir été condamnés dans le cadre de l’affaire qui les oppose à l’honorable Dr Fotso Fostine Kamdem.

Convoqué par le procureur dans le cadre de l’exécution des mandats d’incarcération émis à leur encontre à cette occasion donc et jamais exécutés, les journalistes ont été entendus à la police avant d’être déférés devant le procureur du tribunal de Première instance de Yaoundé, centre administratif. Pour en apprendre de la charge qui pèse sur eux dans le cadre du procès qui les a opposés à Dr Fostine Fotso, ex député et avocate au barreau du Cameroun. « Nous avons été condamnés, et ce jour-là il était question d’u paiement de deux millions et demi et un million et demi respectivement ; mais ici on apprend aujourd’hui que nous avons 5 millions cent mille francs à payer », dénonce le directeur de publication de Kalara. En plus, « depuis la condamnation, nous n’avons jamais été notifiés, alors que nos avocats ont payé tous les frais exigibles, mais nous n’avons jamais été notifiés de la sentence. Et nous sommes régulièrement ici », regrette Christophe Bobiokono. Dans l’entourage des deux journalistes, on voit une main noire qui essaie de faire taire ce journal spécialisé dans l’information juridico-judiciaire. « Ils commettent des forfaits et ne veulent pas être éclaboussés », commente-t-on, le ton moqueur.

L’affaire portait sur des confidences entre l’honorable Fotso et des procès, sur le fonctionnement de la justice camerounaise. Conversation dont l’enregistrement laissait entendre des procès dont les verdicts sont dictés par des personnalités tierces au tribunal. Ce que le journal a dénoncé par la voix d’Irène Mbezele. L’avocate que des sources disent proches du ministre de la Justice, garde des sceaux, n’a pas digéré cette « dénonciation » et a saisi le tribunal, accusant le journal kalara et son reporter de « diffamation et outrage à corps constitués« . Au terme d’une procédure dont la conduite a régulièrement été dénoncée par les accusés, ces derniers ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis, avec mandat d’incarcération. Depuis, plus rien. Jusqu’à ce rebondissement ce jour.

Si les deux journalistes perdent la partie, ils sont encore engagés dans une autre affaire dans laquelle ils attaquent à leur tour l’honorable Fotso Fostine, entre autres pour corruption. Mais « depuis des mois, l’affaire n’est pas enrôlée« , font-ils observer. Autant dire que le « match judiciaire » devrait se poursuivre.

Tanyitiku Enohachuo Bayee : aux premières heures de la décentralisation

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C’est à la fois un homme de terrain expérimenté et un homme de bureau accompli. Depuis 2016, il aura été au cœur de presque tous les dossiers sensibles du pays. Homme de confiance de l’ancien Premier ministre Philémon Yang, il aussi bénéficié de la confiance de l’actuel Premier ministre Joseph Dion Ngute. Depuis le début de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, il a joué un rôle remarquable pour ramener la paix dans les deux régions en crise. Avec l’ancien Premier ministre, il fut, en décembre 2016, membre du secrétariat chargé de mener les discussions avec les avocats anglophones. Une mission au cours de laquelle il s’est fait distinguer par la qualité de ses propositions, ce d’autant plus que ses origines ethniques lui permettaient de mieux maitriser la situation. En septembre 2019, il est appelé par le Premier ministre à intégrer l’équipe chargée de l’organisation du Grand Dialogue National.
En plus du rôle jouer pour ramener la paix dans les deux régions anglophones, il a en outre participé à la mise en place effective de la décentralisation. Membre du secrétariat permanent de la décentralisation, il est selon des sources au premier ministère, celui qui a piloté des mains de maitre tous les dossiers de la décentralisation, notamment l’élaboration de la loi portant code général des Collectivités Territoriales Décentralisées ou encore l’élaboration des textes sur le fonctionnement de la National School of Local Administration (Nasla) dont il a désormais la charge.
Né le 5 Mai 1975 à Yaoundé, Tanyitiku Enohachuo Bayee est administrateur civil principal, diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, promotion 2003. Diplômé en droit de l’Université de Buea et minor en Sciences Politiques, il est fier de sa nomination, mais « préfère donner ses opinions après quelques mois », a-t-il dit joint au téléphone. Polyglotte, Tanyitiku Enohachuo Bayee a été tour à tour, dans les services du Premier ministre, chargé d’études assistant à la Division des Affaires Législatives et Réglementaires, chargé d’études à la Direction des Affaires Administratives et des Requêtes ; chargé d’études à la Division des Affaires publiques et institutionnelles et attaché à la Division de la Coordination de la Communication du Gouvernement.
Joseph Essama

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