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CVUC : Augustin Tamba succède à Emile Andze Andze

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La paix des braves entre Augustin Tamba et Aboubakar Abbo

Pour les cinq prochaines années, Augustin Tamba présidera aux destinées des Communes et villes du Cameroun (CVUC). Ainsi en ont décidé les urnes aux premières heures de cette journée. Retranchés au Mont Fébé Hôtel de Yaoundé les 364 maires du Cameroun ont élu le maire de Yaoundé 7ème par 198 voix contre 165 pour Aboubakar Abbo Wakili, le maire de Belel (et un bulletin nul). Après une longue journée électorale. La balance a penché pour Augustin Tamba finalement. Grâce certainement à la campagne de dernière minute qui a vu Anthony Dighambong, le maire de Wum, se retirer au profit de celui qui sortira vainqueur. Lui qui avait déjà réussi à faire plier à sa cause Anicet Akoa, le maire de Ngoulemakong.

Les résultats de l’élection

Celui dont la course avait pris de l’élan dès le 13 octobre 2020, avec sa victoire sur Dieudonné Zang Mba (maire de Mbalmayo), a désormais le boulevard ouvert pour implémenter le projet qu’il a vendu aux maires pour se faire élire. L’homme qui est à la tête de la mairie de Yaoundé 7 depuis 2013, entend faire des CVUC « un corps intermédiaire majeur », à savoir capable d’impulser la marche des mairies par ces temps de décentralisation. Alors Augustin Tamba a promis de faire un plaidoyer auprès du gouvernement afin que les communes reçoivent
15% du budget de l’État, ainsi que la création d’un cadre de gestion des ressources humaines communales et une révision du Code des marchés. De même, l’homme a promis, s’il est élu, l’organisation en 2021 du Forum international sur le financement des projets des collectivités territoriales décentralisées.

Lions indomptables : Toni Conceiçao sort de son mutisme

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Conceiçao s'est enfin expliqué sur ses choix

Plusieurs jours après avoir rendu publique une liste de 32 joueurs devant prendre part au regroupement en vue des rencontres en aller et retour contre le Mozambique, Antonio Conceiçao vient de réduire sa liste à 24 joueurs. C’est ce groupe qui prendra part au stage. Huit joueurs sautent, en avant d’être rentrés en stage. Conceiçao justifie ses choix par l’actualité sanitaire, les désistements et autres indisponibilités. Mais les huit joueurs recalés restent dans la liste d’attente.

Les 24 qui affronteront le Mozambique

L’entraîneur principal des Lions indomptables est ainsi sorti de son mutisme pour s’expliquer sur ses choix. Notamment l’absence de Nicolas Nkoulou qu’il avait convoqué dans sa première liste et qui ne s’est jamais présenté. Lui qui était allé en club rencontrer l’ex capitaine des Lions indomptables, lequel a donné son accord de principe pour un retour en sélection, et est même venu rencontrer le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep). Autant pour Allan Nyom que le technicien avait rencontré, en compagnie de certains de ses collaborateurs. « Les portes de la sélection restent ouvertes. Je ne vais pas forcer un joueur à revenir», s’est-il contenté.

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Parlement : Le budget 2021 déjà en retard

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Le président Paul Biya promettait en juillet dernier que « l’élaboration du budget de l’Etat pour l’exercice 2021 se fera dans le respect des principes définis par le nouveau régime financier de l’Etat et des autres entités publiques et conformément aux dispositions du décret portant calendrier budgétaire de l’Etat ». Dans le respect des autres principes du régime financier de l’Etat peut-être, mais pas celui de la ponctualité.
Le comité technique interministériel en était encore ce lundi, 27 octobre à sa première session. Réunis autour du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, les experts devaient seulement commencer à examiner les dossiers de maturité des projets d’investissements soumis par les maîtres d’ouvrage. Il s’agit certes de l’un des derniers maillons de la chaîne de vérification des projets considérés comme matures par les différentes administrations. Une dernière vérification qui n’efface pas le retard.

Au secrétariat de l’Assemblée Nationale, les officiels confirment que la balle est toujours dans le camp du gouvernement. A quelques jours de l’ouverture putative de la session de novembre, dite budgétaire, aucun texte pertinent n’a encore été déposé sur la table du secrétariat général de la chambre. Sont donc attendus, le projet de loi de règlement et le projet de loi des finances.

Si on s’en tient aux dispositions du régime financier de l’Etat, les projections budgétaires du gouvernement devraient être reçues par les députés et par les sénateurs au plus tard 15 jours avant l’ouverture des travaux de la session de novembre.

A ce rythme, il faudrait que la session de novembre s’ouvre au plus tôt le 16 novembre prochain. Trop tard. Tout semble conduire à la conclusion que ces retards sont intégrés et planifiés. Sinon, comment comprendre que même la loi de règlement censée constater l’exécution de la loi de finances 2020 n’ait pas encore été aperçue au service du courrier des chambres parlementaires ?

Une réponse est peut-être contenue dans la circulaire de Paul Biya relative à la préparation du budget de l’année prochaine. Le chef de l’Etat a averti que la préparation du budget, cette année, se déroule « dans un environnement international marqué par de fortes incertitudes tant sur la demande que sur l’offre globale, en relation avec la pandémie du coronavirus ».

Circulaire présidentielle

Une explication satisfaisante ? Pas vraiment au regard de l’histoire récente des manœuvres dilatoires du gouvernement quand vient le moment de subir le contrôle parlementaire inscrit dans la lettre et l’esprit du code de transparence et de la bonne exécution du budget de l’Etat.

Il est aussi intéressant de noter que la disposition sur les délais était déjà présente dans la précédente version de la loi portant régime financier de l’Etat adopté en 2007 et elle n’a jamais été respectée. Au grand dam des parlementaires.

En attendant l’arrivée du texte dans leurs casiers, les parlementaires ont toutefois matière à réflexion. Dans sa circulaire, Paul Biya a fixé ce qui, de son point de vue, devrait être la priorité au cours de l’exercice 2021. Le projet de loi de finances à venir devrait faciliter la réintégration dans le secteur agricole notamment des personnes démobilisées dans le cadre du Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration. Un point sur lequel les attentions et les débats en commission vont sans doute se cristalliser au regard de l’actualité de la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Au registre des marronniers en matière budgétaire : l’achèvement des infrastructures du Chan et de la CAN prévus au Cameroun l’année prochaine. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze parlera encore de la « réduction du train de vie de l’Etat » prescrit par le chef de l’Etat.

Par William Bayiha

Football professionnel : Pierre Semengue engage la saison sans la Fécafoot

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La Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) finalement lancé sa saison 2020-2021 ce dimanche au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Au menu, le duel Panthère-Cotonsport. Match qui s’est soldé par une victoire du club du Nord (0-2). Les deux équipes se sont dites satisfaites de cette rencontre qui marque le retour du football dans les stades depuis six mois d’arrêt d’activités, d’abord en raison de la pandémie du Covid-19, mais désormais en raison de la guerre qui oppose la Ligue à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Et qui a plombé le démarrage de la saison initialement programmée pour le mois de septembre. « On avait non pas une injonction, mais une recommandation de notre gouvernement de relancer les championnats. Il fallait respecter [ce décret, Sic]] du président de la République », justifie Faustin Domkeu, président d’Astres de Douala, allié de Pierre Semengue dans ce combat.

C’est donc une victoire du général Pierre Semengue sur la Fécafoot, tant tout restait incertain jusqu’au coup d’envoi de la rencontre. La commission centrale des arbitres n’ayant pas désigné d’officiels pour la rencontre. Ajouté à cela, la dissolution de la LFPC décidée par 18 clubs des championnats professionnels. Reprenant le combat là où la Fécafoot a échoué e, juillet 2019. Ainsi, rien ne garantissait la tenue de cette rencontre dans cette ambiance. Mais le général à la retraite avait prévu des solutions à chaque obstacle envisageable. Il en est ainsi des arbitres venus de la Guinée équatoriale. « Nous avions prévu un plan B, et même un plan C avec un trio arbitral congolais car il y a eu beaucoup de pressions sur les Equato-guinéens pour qu’ils ne dirigent pas ce match », confie Faustin Domkeu.

Pour la suite, les mêmes incertitudes demeurent. D’autant plus que les arbitres ne viendront certainement pas de pays étrangers toutes les journées des championnats. « Je tends la main à la Fécafoot et à tous les clubs…», a lancé le président de la Ligue, en posture d’invité du de 20h30 de la télévision nationale. Un message qui ne devrait pas être entendu par la Fécafoot et les membres de la Ligue qui l’accompagnent dans le combat contre la LFPC. Toujours est-il que dans son camp,le général compte parmi ses alliés des hommes de poids de la trame de Roger Milla, Gérémie Njitap, Abdouraman Hamadou,…

Drame de Kumba : Garoua porte le deuil

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Garoua et son maire pleurent les enfants de Kumba

« La ville de Garoua, comme toutes les villes du Cameroun, est attristée et vivement outragée par…la tragédie » qui a frappé la ville de Kumba le 24 octobre dernier. Et le maire de la ville de Garoua a tenu à le signifier de façon particulière. Par écrit. « En m’associant à la ville de Kumba pour porter le deuil de nos enfants innocents qui ne demandaient qu’à être enseignés, je viens par la présente, vous adresser, monsieur le maire, au parent s des victimes durement éprouvés, et aux populations de votre ville mes vives condoléances, ainsi que celles des populations de la ville Garoua meurtris et sans voix devant une telle tragédie », écrit le Dr Ousmaïla Mohamadou. Et émet le vœu de voir Kumba se remettre aussitôt de ce drame et même de la crise sécuritaire même qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Afin de « retrouver son rayonnement d’antan ».

Le premier magistrat de la capitale régionale du Nord ne s’est pas contenté de souhaits de condoléances à travers des écrits qui certes restent une trace remarquable pour la ville qui concentre le deuil national observé ce 31 octobre 2020. Le frère de Garoua a puisé dans la tradition africaine qui exalte les vertus de la solidarité en cas de malheur. Ainsi, Ousmaïla Mohamadou envisage d’effectuer une visite de condoléances à Kumba afin de mieux « essuyer les larmes » des populations sœurs de cette ville qui a perdu depuis une semaine sa chaleur d’antan. En attendant la réaction divine qu’il implore pour ses frères victimes de la crise sécessionniste en cours depuis quatre ans.

Kumba : L’hommage poétique de Victorine Fomum

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Victorine Fomum émue

C’est le « rêve brisé » de la jeunesse que Victorine Fomum dénonce en cette journée de deuil national au Cameroun. Rêve parce que les enfants abattus par les assaillants étaient à l’âge du rêve. Sortis de la petite enfance qu’ils étaient déjà. La dizaine sonnée, voire dépassée. Dans un poème en cinq strophes, l’athlète polyvalente peint les formes que prend ce rêve : « rêve d’enthousiasme, rêve d’ambitions ». Avant de s’exclamer : « Mais quels rêves !».

Égrenant possibles débouchées que l’avenir aurait pu offrir à cette jeunesse. Celle qui, aimant le saut, aurait pu devenir une Françoise Mbango. Celui qui, dribblant à merveille, aurait pu devenir un Roger Milla. Celle qui, maniant la langue et l’écrit avec maestria, serait devenue une Madeleine Soppi Kotto. Celle qui, se sentant capable de courir, serait devenue une Sarah Etongue. Et bien d’autres. Ces talents et passions « ne se développeront jamais. Ils se sont arrêtés», rage-t-elle. Ces rêves se sont éteints sous la « lumière du jour brillant » ! « Ces ‘’au revoir’’ matinaux qui ne connaîtront jamais d’étreintes de bon retour» vespéral.

Et la native de l’ex Cameroun occidental de se souvenir de ce Kumba d’hier, carrefour des hommes et des femmes de tous les horizons, Kumba jadis pleine de vie,… Kumba d’aujourd’hui, les larmes envahissent mes yeux», se laisse-t-elle fondre. « Qui t’a commis de détruire mes rêves ? Pourquoi m’as-tu empêché d’être un leader demain ? » s’interroge-t-elle. La poète soliloquant n’aura jamais de réponses à ces questions. Mais une chose est sûre : «Dieu, Dieu, Dieu, a écouté mes pleurs », croit-t-elle. Convaincue que le message qu’elle jette à la mer pourra trouver des cœurs fertiles pour que des actes terroristes comme celui du collège Mother Francisca le 24 octobre dernier ne se répètent plus jamais.

CVUC : L’élection aura lieu le 03 novembre prochain

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La succession d'Emile Andze Andze âprement disputée

L’élection du président de l’Association des Communes et Villes Unies du Cameroun, prévue le 03 novembre prochain annonce déjà ses couleurs. Plusieurs candidats ont déjà officialisé leur candidature et partout, des équipes se montent, des plans se tracent. Abbo Wakili, l’un des candidats ne tarit pas d’ambitions s’il est élu à la tête de l’Association des Communes et Villes Unies du Cameroun, le maire de Belel dans l’Adamaoua entend renforcer l’autonomisation, les capacités institutionnelles et humaines des communes et promouvoir le développement territorial inclusif et durable. C’est ce qu’il a fait savoir au cours du dîner de presse qu’il a organisé, lundi dernier, en prélude à l’élection du nouveau bureau national des Cvuc qui aura lieu à Yaoundé le 3 novembre 2020. En plus, Abbo Wakili ambitionne mettre un accent sur les services essentiels, améliorer la gouvernance et consolider la paix et l’unité nationale. Pour « faire des Cvuc un modèle d’association proactive et un espace de construction collective du développement de nos territoires ». Pour atteindre cet objectif, le candidat à la présidence des Cvuc estime qu’« au regard de tout le dispositif qui est en place, notamment pour ce qui est des institutions d’accompagnement et du cadre juridique, il y a beaucoup d’opportunités pour permettre aux communes de travailler à leur autonomisation. Nous avons des partenaires au niveau local. L’état est notre premier partenaire. Il nous soutient et met des moyens à notre disposition mais, ce n’est jamais suffisant. Il faudrait que le Cameroun saisisse cette opportunité offerte par le président de la république pour lever l’effort à l’extérieur à travers les bailleurs de fond que sont les banques et les partenaires que sont la BAD, l’Union Européenne ».

Autres candidats en lice pour succéder au président national sortant des Cvuc, Émile Andze Andze en poste depuis 2003, le maire de Yaoundé 7 Augustin Tamba. A 61 ans, l’édile de Nkolbisson a officialisé sa candidature le 13 octobre 2020, après avoir eu le dessus sur Dieudonné Zang Mba, qui a fini par désister. Augustin Tamba entend faire des Cvuc « un corps intermédiaire majeur » porteur d’un plaidoyer pour que les communes reçoivent 15% du budget de l’État, obtiennent la création d’un cadre de gestion des ressources humaines communales et une révision du Code des marchés. S’il élu, Augustin Tamba prévoit l’organisation en 2021 du Forum international sur le financement des projets des collectivités territoriales décentralisées. Les maires de la commune de Wum région du Nord-ouest, Anthony Dighambong, de la commune de Ngoulemakong région du Sud, Anicet Albert Akoa ; ou encore de Lolodorf (Sud), Elias Bilong, par ailleurs président régional de Cvuc-Sud sont également en compétition, une élection qui s’annonce difficile au regard des intérêts que présente ce scrutin et surtout de l’engagement des candidats.

Par Joseph Essama

Kumba : Le spectre de la peur continue de planer

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Kumba ce lundi 26 octobre 2020, le spectre de la peur continue de planer. C’est que, l’attaque qui a fait 7 morts et 13 blessés dans le complexe scolaire « Mother Francisca International Bilingual Academy » samedi dernier, n’arrête pas de hanter les populations. « Dans la ville, hier et aujourd’hui, les gens sont vraiment touchés par cette attaque ciblant des enfants et des structures qui ne devraient jamais être des cibles. Ce qui s’est passé samedi (Ndrl) est au-delà de la compréhension de quiconque », a confié Alberto Jodra, coordinateur de Médecin Sans Frontières, dans la région du Sud-Ouest.

Malgré cela, plusieurs dizaines de manifestants, principalement des femmes, se sont rassemblés dimanche dans la ville meurtrie pour dire « Non aux tueries et aux assassinats », chantant et marchant « contre la violence ». En effet, selon plusieurs sources locales, les populations redoutent une recrudescence des violences dans les prochains jours. Des violences qui pourraient survenir d’une part, entre les Forces de Maintien de l’Ordre et les combattants séparatistes, et d’autre part entre les différents groupes armés qui sévissent dans la zone. « Il y a de la colère, mais il y a aussi de la peur par rapport à ce qui va se passer maintenant. La violence va s’intensifier et la population civile sera au milieu, malheureusement », prédit Alberto Jodra. Une situation qui conduira sans doute à l’arrêt des cours et fera l’affaire des leaders séparatistes, partisans de la fermeture des établissements.

Par Joseph Essama

Drame de Kumba : Le gouvernement au chevet des victimes

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Le Minat conduisant la délégation gouvernementale à Kumba

Le gouvernement était au chevet des victimes de l’attaque de Kumba lundi dernier. Dépêchée par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, la délégation gouvernementale conduite par Paul Atanga Nji ministre de l’Administration territoriale s’est d’abord rendu à Buea auprès des blessés. « Vous n’êtes pas seuls, vous êtes avec le gouvernement, le peuple camerounais et avec Dieu », a déclaré Paul Atanga Nji devant les parents et les blessés de l’attaque de samedi. Pour la prise en charge des victimes, Paul Atanga Nji a rassuré aux familles que le gouvernement assurera la prise en charge totale de leur traitement, avant d’indiquer aux parents sous le choc que « C’est déjà un miracle que vos enfants soient vivants ».

Après Buea, la délégation interministérielle s’est aussi rendue à Kumba. Les autorités locales et les hommes d’Eglise se sont alors joints à la délégation gouvernementale pour essuyer les larmes des populations éprouvées. Prenant la parole Paul Atanga Nji leur a indiqué que la nation ainsi que le couple présidentiel sont aux cotés des habitants de Kumba. « On peut s’attaquer à tout le monde, mais les enfants sont sacrés. Il y a des conventions internationales qui les protègent. On prenait les enfants en otage et les parent payaient les rançons, mais maintenant les enfants sont tués. Pour nous homme d’Eglise, il s’agit d’un mauvais esprit, nous devons prier » a confié Mgr Dibo Elango, Évêque de l’Eglise anglicane de Kumba. L’ancien ministre de la Justice, Benjamin Itoe quant à lui s’est indigné : « Tout sauf ça ! Une attaque menée contre les enfants, les étudiants qui ne cherchent qu’à devenir comme nous autres pour diriger ce pays. C’est condamnable, c’est un acte barbare, de terroristes et il faut une poursuite très serrée de ces terroristes afin de les neutraliser », a-t-il martelé.
Par Joseph Essama

Un décret vient d’être publié à cet effet.

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Paul Biya décide d'un deuil nationl

La journée du samedi 31 octobre 2020 sera consacrée à un deuil national au Cameroun. Dans un décret qu’il rend public ce mercredi soir, le président Paul Biya invite son peuple à rendre ainsi hommage aux victimes des tueries de Kumba. Ainsi, une semaine après, la nation se recueillera le temps d’une journée, à la mémoire des sept élèves tués par des hommes armés dans une école de Fiango, à Kumba.

Paul Biya décrète ce deuil après avoir été pris de court par ses opposants. En effet, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Maurice Kamto invite le peuple camerounais à observer un deuil national durant la journée du 29 octobre 2020. En adoptant une ténue de circonstance. Pour sa part, Edith Kah Walla, présidente du Cameroon people’s party (CPP), à la tête d’une coalition de partis politiques et d’organisations de la société civile, appelle le peuple à une journée de deuil national le vendredi 30 octobre, dans le cadre des « vendredis en noir » qu’organise la coalition Stand up for Cameroon. En tout, ce sont trois jours de deuil qu’observeront les Camerounais, en fonction de leurs positions politiques.

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