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Télévision : Ernest Obama signe son retour

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Ernest-Obama, le premier Dg de Bnews1

La rumeur a vite cédé place à la nouvelle. Bnews1 Tv est une nouvelle chaîne de télévision qui lance ses programmes dès le 15 janvier prochain. Promue par Luc Onana, le maire de la commune de Yaoundé 3ème, cette chaîne de télévision qui se veut panafricaine, a été annoncée après une fuite d’un courrier adressé au ministre de la Communication par Jacques Fame Ndongo. Le ministre de la Communication et non moins secrétaire à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) sollicitait des facilités auprès de son collègue du gouvernement compétent en la matière, pour pouvoir obtenir la paperasse nécessaire à la création de cette entreprise de presse.

Annoncé comme « promoteur », Ernest Obama en sera plutôt le directeur général. Le promoteur a jeté son dévolu sur ce jeune loup aux dents longues qui a défrayé la chronique ces derniers temps. L’ex directeur général de Vision 4 TV qui est passé par la case cellule après des démêlées judiciaires avec son ancien patron Jean Pierre Amougou Bélinga qui a menacé de le jeter en prison pour « haute trahison ». L’affaire a secoué jusqu’au sommet de l’Etat, avec des secrets dans la rue. Après la réconciliation entre les deux principaux protagonistes que sont Martin Mbarga Nguele (le délégué général à la sûreté nationale) et Amougou Bélinga, Ernest Obama n’est plus revenu au groupe L’anecdote (dont fait partie Vision 4). L’ex homme de confiance du magnat de la presse reviendra sur la scène plutôt avec Bnews1.

Jean Solaire Kuété dans le nouveau projet

Pour cette nouvelle page, Ernest Obama et Bnews1 comptent servir aux téléspectateurs des « informations de qualité ». La chaîne étant présentée comme une chaîne d’informations. Joint au téléphone, le transfuge de Vision 4 donne rendez-vous le 15 janvier pour toute question. A 20h, précise-t-il. laissant croire qu’une communication spéciale sera faite ce jour-là sur le projet proposé aux téléspectateurs.

Dans cette nouvelle aventure, Ernest Obama a recruté sur la place nationale des journalistes et animateurs dont le nom porte déjà. En commençant par certains de ses anciens collaborateurs du Groupe L’anecdote qui ont quitté le navire de Yaoundé-Nsam dans ce contexte de « guerre » tels qu’Albertine Bitjaga (qui devrait être directrice de l’information), Viskey Oye,… Mais pas que. Jean Solaire Kuété qui arrête ses productions indépendantes pour le nouvel employé. Le diplômé de l’université de Buéa qui a fait ses classes entre autres à Sweet FM, Canal 2, Ariane Tv, New Tv, avant de produire sur Soleil FM Ici la République, une émission grand format, jusqu’en décembre dernier. «Le Directeur Général de Bnews1 1 m’a appelé un matin et m’a clairement dit son intention de travailler avec moi. Il s’en est suivi des rencontres et discussions au bout desquelles nous sommes parvenus à un accord pour rejoindre l’équipe de Bnews1 et présenter une émission», confie-t-il. En compagnie des autres confrères, ce « représentant indépendant » du journal américain New york times mettra sa riche expérience au service de cette nouvelle chaîne très attendue. Rien à dire sur ce qu’il fera exactement dans la chaîne de télévision qui sera basée à Odza.

Lionnes indomptables : Rentrée des classes

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Alain Djeumfa, le sélectionneur des Lionnes A

Alain Djeumfa a convoqué hier une liste de 28 Lionnes indomptables. C’est pour le compte du 2ème stage préparatoire au match de barrage qualificatif aux Jeux olympiques Tokyo 2021. Le sélectionneur national n’a pas fait appel à nombre de professionnelles inconditionnelles de la tanière, notamment Aboudi Onguene actuellement au pays, Nchout Ajarra Njoya nouvellement sociétaire de l’Athletico Madrid ou encore Annette Ngo Ndom. Selon des sources proches de la sélection, l’entraîneur a ménagé celles qui ont souhaité se reposer ou accorder du temps à leurs clubs.

Dans la liste des 28 joueuses, on retrouve quatre gardiennes, 08 défenseuses, 07 milieux et 09 attaquantes. En défense, Marthe Ongmahan d’Awa filles apparaît en leader, accompagnée d’Ange Bawou de Louves Minproff, Michaelly Biyina d’Eclair de Sa’a et Pauline Ayangma de FC Ebolowa. Dans le compartiment défensif, peu de grands noms. Alain Djeumfa a fait appel à Siliki Edjangue, Tsadja Dolrès, aux côtés d’une flopée de jeunes louves comme Kouesso Magoumkoua ou encore Alvine Njolle du FC Minsk. Dans l’entrejeu, c’est le même esprit, avec Charlène Menene qu’accompagneront entre autres Ewodo Gladis de St Petersburg de Russie, Viviane Mefire,… C’est en attaque qu’Alain Djeumfa n’a pas pris beaucoup de risques : ainsi, Agnès Nkada, Farida Machia, Alexandra Takounda, Ngo Mback Batoum, Flora Kameni,… sont bien en poste, pour assurer.

Le regroupement a débuté ce jour et s’achèvera le 23 janvier. Mais à la surprise des joueuses, le stage sera externe. Du coup, les joueuses ne seront pas logées. Ce qui risque de ne pas faciliter le respect de la discipline de groupe.

Ci-dessous, la liste des 28 joueuses convoquées

Régionales 2020 : Pourquoi une nouvelle élection dans la Menoua?

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La Menoua n'a pas encore tourné la page des régionales 2020

Un décret du président de la république rendu public ce 4 janvier 2021 convoque le collège électoral pour une nouvelle élection régionale le 4 avril 2021. A la surprise de l’opinion, tant l’on croyait la page des élections régionales tournée depuis les élections des différents conseils régionaux le 22 décembre dernier. Et surtout que l’on n’avait pas vent d’une contestation des élections tenues le 6 décembre 2020. « Lors de l’élection passée le 6 décembre, il y avait une seule liste des représentants du Commandement traditionnel à Dschang. Cette liste-là n’avait pas respecté la composition sociologique dans la Menoua », renseigne Dr Raymond Mbebi, chef du cabinet du Directeur Général des Élections. « Vous savez que dans la Menoua, il y a une composante Bamiléké et une composante Mbô à Santchou. Cette unique liste n’avait pas de représentant des Mbô de Santchou. Le conseil électoral a invalidé la liste. Les chefs concernés ont fait un recours au tribunal administratif à l’ouest et ils ont eu gain de cause. Mais il y a eu recours en appel auprès de la Chambre administrative de la Cour suprême, qui a donné raison au Conseil électoral », explique-t-il. Se fondant sur l’article 267 (al.1) du Code électoral qui dispose que « Tout électeur, tout candidat ou le représentant de l’Etat dans la Région peut saisir la juridiction administrative compétente sur simple requête, d’une demande en annulation totale ou partielle des opérations électorales de la région concernée».

Dans la Menoua, il et prévu trois sièges pour le commandement traditionnel. A en croire ce responsable d’Elecam, « l’unique liste du commandement traditionnel avait trois chefs Bamiléké». D’où le rejet de la liste. « Il était question qu’ils intègrent un chef traditionnel Mbo ; ils ne l’ont pas fait et sont plutôt allés au tribunal administratif ». Avec le sort qu’on connaît. Et donc « le 6 décembre dans la Menoua, il n’y a pas eu élection du côté du commandement traditionnel. Seuls les délégués des départements ont eu droit au vote », rappelle Raymond Mbebi. Or « le décret du Chef de l’Etat fixe à 90 le nombre de conseillers par région. En l’absence des trois conseillers régionaux issus de la catégorie du commandement traditionnel, dans la région de l’Ouest, on avait 87 conseillers régionaux. Il fallait donc compléter ces trois là», tente-t-il d’explique-t-il. Pour insister sur le fait que, « il ne s’agit pas d’une reprise de l’élection », mais « c’est une nouvelle élection partielle dont le président de la République vient de convoquer le collège électoral. Une élection uniquement pour la catégorie du commandement traditionnel». En clair, « pour cette élection, ce sont uniquement les représentants du commandement traditionnel, qui sont une centaine, exactement 156 sur nos fichiers, qui sont concernés». Et ce «pour élire les trois représentants du Commandement traditionnel ». Un nouveau processus avec un nouveau dépôt des listes, que l’antenne locale d’Elecam recueillera, transmettra à l’antenne nationale qui étudiera et validera, puis l’on passera à la campagne électorale. Bref toutes les étapes d’une élection seront respectées, rappelle-t-on à Elecam.

Pour mieux comprendre le sujet

La Menoua a voté sans ses chefs traditionnels

Nouvel an : Paul Biya ne présentera pas (…) ses vœux aux corps constitués

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Paul Biya lors des obsèques de sa soeur aînée le 13 novembre 2020

Paul Biya et son épouse viennent de dribbler les corps constitués nationaux, les opérateurs économiques et autres corps, et le corps diplomatique accrédité au Cameroun. Dans un communiqué de presse signé de Samuel Mvondo Ayolo, directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, la cérémonie des vœux de nouvel an à ces corps par le président de la République est « déprogrammée… en raison des mesures barrières contre le coronavirus». La même raison justifie également la déprogrammation de la cérémonie similaire en l’honneur de la première dame qui généralement suivait son président de mari dans cet exercice, avec les épouses des mêmes personnalités ainsi que des associations féminines et féministes, ainsi que celles parrainées par Chantal Biya. Un communiqué dont la clarté reste à expliciter, tant il suscite des débats sur sa compréhension: annulation ou report? Toujours est-il que la cérémonie qui se tient généralement la première semaine de janvier n’aura pas lieu à cette période.

C’est une suite logique de la sensibilisation faite par le Premier Camerounais dans son discours de fin d’année le 31 décembre dernier. Paul Biya a longuement évoqué le sujet de cette maladie qui a paralysé le monde entier en 2020 et qui continue de créer la panique dans le monde et notamment en Europe et en Amérique. Le Cameroun, lui, comme une majeure partie de l’Afrique, semble avoir été épargné par la vague meurtrière. Pour autant, Paul Biya ne veut pas prendre de risque. Lui qui, pendant longtemps, ne mettait pas le masque. Jusqu’au 13 novembre dernier lors des obsèques de sa sœur ainée. Mais aussi, la forme physique de Paul Biya dans son discours de fin d’année avait déjà suscité un débat. D’aucuns estimaient que l’homme qu’ils ont vu quelque peu amorti par le poids de l’âge ne pouvait pas supporter la station debout prolongée, le temps de serrer la main aux centaines de personnes généralement attendues à cette cérémonie de revue des troupes. Aussi, ceux-là pensaient que l’entourage de Paul Biya ne pourrait pas laisser tout ce monde découvrir l’état réel d’un homme devenu rare et dont l’hibernation prolongée en 2020 avait nourri des rumeurs sur la mort.

L’opinion loupe une occasion d’avoir le regard du leader camerounais sur la marche du monde. Lui qui saisit souvent cette occasion pour donner la position de son pays sur les sujets de préoccupation mondiale. On se contentera de vivre la diplomatie peu tapageuse du Cameroun. Diplomatie d’absence selon ses détracteurs. Ce qu’ont toujours contesté les autorités de Yaoundé. Toujours est-il que la parole du Cameroun est rare sur la scène mondiale, autant que son président.

Cette annulation pourrait avoir des conséquences sur les plans des autres administrations publiques. Les ministres et autres dirigeants de structures publiques suivront-ils le ton donné par Paul Biya ou se livreront-ils aux agapes généralement programmées pour arroser les conférences des services centraux et extérieurs ? Rien n’est sûr.

Discours de fin d’année: Ce que Paul Biya à la Nation

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Biya_Paul le 31-12-2020

Camerounaises, Camerounais,
Mes chers compatriotes, Vous comprendrez, j’en suis sûr, que je commence ce message traditionnel en vous parlant de l’irruption, sur notre planète, de la pandémie du corona virus. A cet égard, l’année 2020 restera certainement dans les mémoires comme une année sombre, marquée par des centaines de milliers de morts à travers le monde. Comme la quasi-totalité des pays, le Cameroun a été touché. Peut-être moins gravement que d’autres Etats. Malgré nos efforts, le COVID-19 a endeuillé de nombreuses familles et provoqué de graves difficultés dans le fonctionnement de notre économie et de notre société.

Je saisis cette occasion pour saluer de nouveau le dévouement de nos médecins, infirmiers et, de façon générale, de notre personnel de santé, grâce auquel de nombreuses vies ont pu être sauvées et continuent de l’être. Il est peut-être trop tôt pour essayer de tirer les leçons de ce douloureux épisode qui, d’ailleurs, se poursuit. Est-il nécessaire de rappeler que l’actuelle pandémie n’est pas la première et que l’Histoire nous a appris que des épidémies ont anéanti des populations entières : la plus récente s’étant déclarée au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Faut-il y voir la responsabilité de l’homme, coupable d’exploiter sans modération les ressources naturelles de la planète et de se livrer sans cesse à des conflits générateurs de massacres et de maladies, ainsi qu’à des expériences pour développer des armes nouvelles ? La question doit, je crois, être posée. Quelle que soit la réponse, c’est le mérite de notre époque d’avoir clairement soulevé le problème de la relation entre l’homme et son milieu naturel. C’était, me semble-t-il, l’objectif de la Conférence de Paris sur le réchauffement climatique dont les recommandations restent d’actualité. Quoi qu’il en soit, nous ne devons pas pour autant dormir sur nos lauriers. J’ai personnellement constaté que la plupart de nos concitoyens ne respectent plus les mesures de protection édictées par le Gouvernement.

Au moment où, partout ailleurs, l’on constate une deuxième vague de l’épidémie, couplée à l’apparition d’une nouvelle souche du virus plus contagieuse, je vous exhorte de nouveau à porter vos masques, à vous laver régulièrement les mains et à faire appel à un médecin ou à tout autre personnel de santé au cas où des symptômes apparaissent. C’est le seul moyen de préserver les vies et de freiner la propagation du virus. Mes chers compatriotes, L’attention que nous avons dû porter à la situation sanitaire ne nous a pas empêchés de nous consacrer aux autres tâches essentielles liées à la gestion de notre pays, c’est-à-dire :

  • assurer la sécurité et la paix sur toute l’étendue de notre territoire national ;
  • consolider notre processus démocratique,
  • enfin, poursuivre la réalisation de notre programme de développement sur les plans économique, social et culturel.

Depuis quelques années, notre pays fait face à des menaces venant de l’extérieur, notamment à notre frontière orientale et dans la partie septentrionale de notre territoire. Dans le premier cas, il s’agit de bandits de grands chemins, attirés par des proies faciles que constituent de paisibles éleveurs et leurs troupeaux.

Dans le second, ce sont désormais des raids isolés de Boko Haram ou des tentatives d’attentats-suicides confiés à des adolescents. La vigilance et l’action efficaces de nos forces de défense et de sécurité ont fait diminuer sensiblement les actes de ces criminels. La situation est différente dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où des groupes armés, entretiennent un climat de terreur et d’insécurité. C’est ainsi que, périodiquement, ils attaquent des communautés isolées et également des établissements d’enseignement pour dissuader les parents d’y envoyer leurs enfants. La liste est déjà longue des exactions et des crimes qu’ils ont commis. L’un des plus odieux est celui qui a eu lieu récemment à Kumba et qui s’est soldé par la mort de 07 écoliers et des blessures infligées à plusieurs autres.

Ce crime qui choque la conscience humaine, ne restera pas impuni. Tous les coupables seront recherchés sans relâche, et traduits devant la justice. D’ores et déjà, l’opinion publique, et particulièrement celle de nos deux régions concernées, peut se rendre compte, si ce n’est déjà fait, que ces soi-disant « sécessionnistes » ne sont en réalité que des assassins, et qui plus est, des assassins d’enfants innocents. C’est peu dire que la tuerie de Kumba a suscité l’indignation générale. C’est le moment pour moi d’en appeler, une fois de plus, à la responsabilité des pays amis qui hébergent les commanditaires et des organisations qui financent et animent, par divers canaux, les bandes armées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Tous ceux qui, au terme des enquêtes, seront identifiés comme donneurs d’ordres ou complices de ces crimes odieux, devront répondre de leurs actes.

Pourtant, notre Gouvernement n’a jamais cessé d’apporter la preuve de sa volonté d’ouverture et de dialogue en libérant par exemple de nombreux ex-sécessionnistes et en facilitant leur réinsertion dans la société. D’autre part, après la tenue du Grand Dialogue National, il a accéléré la mise en œuvre d’une ambitieuse politique de décentralisation qui comporte notamment, pour nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’accession à un statut spécial tenant compte de leurs spécificités et de leurs aspirations.

J’exhorte de nouveau les jeunes enrôlés dans les bandes armées à sortir de brousse et à regagner les centres de Désarment, Démobilisation et Réintégration (DDR) afin de retrouver, comme leurs autres jeunes compatriotes, une vie normale. L’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest n’a que trop porté préjudice à notre pays. Notre démocratie permet l’expression pacifique de toutes les opinions, mais dans le respect des lois et règlements. Sinon, la paix et la stabilité seraient menacées.

C’est le lieu de se féliciter de l’attitude patriotique de ceux de nos concitoyens du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui, non seulement, coopèrent de plus en plus avec les forces de défense et de sécurité, mais aussi entreprennent de lutter courageusement contre ces bandes armées. Ils ont pris conscience que ces gens-là n’agissent pas dans l’intérêt des populations. Je voudrais également saluer ici la bravoure de nos forces de défense et de sécurité qui n’ont pas failli à leur devoir de protection de l’intégrité du territoire nationale, des personnes et des biens. Elles méritent le respect et la considération de tous. Je les encourage à persévérer et à demeurer une force républicaine, respectueuse des droits humains.

Par ailleurs, l’on doit regretter que quelques-uns de nos compatriotes, regroupés autour d’une personnalité dont les ambitions avaient été déçues lors de la dernière élection présidentielle, aient profité des difficultés sécuritaires et sanitaires pour tenter de susciter une insurrection, faussement appelée « marches pacifiques ». Grâce à la maturité du peuple camerounais, ces marches ont heureusement été peu suivies. Est-il vraiment nécessaire de rappeler qu’en démocratie, l’accès aux responsabilités politiques est assuré par la voie des urnes et non par la rue, par certains médias ou par les réseaux sociaux ? C’est précisément le cas au Cameroun où le processus démocratique se déroule selon les dispositions de notre Constitution et selon les règles fixées par nos lois. La période récente en a donné un bon exemple :

  • en mars 2018, le mandat des sénateurs est renouvelé ;
  • en octobre 2018, le Chef de l’Etat est élu avec une très large majorité ;
  • en février 2020, des élections législatives ont lieu, assurant au Gouvernement une majorité confortable à l’Assemblée Nationale ;
  • à la même date, les élections municipales mettent fin au système des délégués du gouvernement dans les grandes villes, désormais gérées par des maires élus ;
  • en décembre 2020, les élections régionales viennent de compléter les dispositions prévues dans le processus de décentralisation.

Ainsi se confirme, chaque jour davantage, notre volonté politique de mener à bien le projet démocratique répondant aux souhaits véritables du peuple camerounais, projet initié dès mon accession à la magistrature suprême et qui a conduit, quelques années plus tard, à l’institution du multipartisme. A ceux qui critiquent les imperfections de notre démocratie, je réponds que nous n’avons eu que quelques décennies pour la mettre en place. Les grands pays démocratiques, de leur côté, n’y sont parvenus qu’au terme de plusieurs siècles marqués par des révolutions, des guerres civiles et même des épisodes de dictature.

Pour ma part, je suis bien conscient de tout ce qui reste à faire. Mais j’ai la conviction que nous sommes sur la bonne voie et que bientôt, nous pourrons tous être fiers de nos avancées démocratiques. Mes chers compatriotes, Il faut bien reconnaître que le contexte international – notamment la pandémie du corona virus et la baisse de la croissance mondiale – n’a pas facilité la bonne tenue de nos finances publiques et de notre économie au cours de l’année qui s’achève.

Tout en maintenant nos objectifs de croissance, nous avons dû prendre des mesures de consolidation budgétaire et de soutien à l’économie afin de passer ce cap difficile et de rendre possible une politique de relance en 2021. C’est ainsi qu’il a été décidé de finaliser les projets qui concernent le Championnat d’Afrique des Nations 2021 et la Coupe d’Afrique des Nations de Football 2022, de poursuivre la mise en œuvre des plans de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ainsi que de l’Extrême-Nord.

Malgré ces efforts, il est prévisible que notre taux de croissance, qui s’était stabilisé autour de 4 % au cours des dernières années, subisse une nette érosion en 2020 et que l’inflation reparte légèrement à la hausse. L’impact du ralentissement de l’économie mondiale et l’évolution de notre situation nationale, notamment en ce qui concerne l’augmentation des dépenses de sécurité, y ont sans doute contribué. Néanmoins, il apparaît qu’en dépit des difficultés, l’économie camerounaise a conservé une certaine capacité de rebond. Grâce à l’appui de nos partenaires internationaux et, dans l’hypothèse d’un recul de la pandémie, il est alors permis de penser qu’une reprise est possible dans les mois à venir.

Dans cet esprit, je voudrais maintenant appeler votre attention sur le lancement récent de notre Stratégie Nationale de Développement (SND) qui remplace le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) arrivé à son terme. La Stratégie Nationale de Développement définit les grands axes de notre planification jusqu’en 2030. Ce document tire les leçons des expériences passées et fixe de nouveaux objectifs pour la décennie à venir, notamment une transformation structurelle de notre économie et un développement inclusif.

Il conviendra donc de passer à la vitesse supérieure pour lutter contre la pauvreté, le chômage et la persistance du secteur informel. Il faudra également s’efforcer d’atteindre un taux de croissance de 8 % en procédant à une transformation structurelle de notre économie et en améliorant l’efficacité de la dépense 7 publique. Ainsi, nous conserverons toutes les chances de parvenir à l’émergence à l’horizon 2035.

Bien entendu, nous poursuivrons par ailleurs la mise en œuvre de notre politique de développement social qui a été définie au début du septennat en cours, qu’il s’agisse de l’emploi des jeunes, de l’éducation, de la santé et de la famille. Telles sont, mes chers compatriotes, les grandes lignes de l’action que, malgré les difficultés, le Gouvernement s’est employé à mettre en œuvre au cours des derniers mois et qu’il va poursuivre dans les prochaines années. Celles-ci seront cruciales pour notre marche vers l’émergence.

J’ai la conviction que nous pourrons atteindre nos objectifs, à condition que nous acceptions de faire les efforts nécessaires et d’entreprendre les réformes indispensables. Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes, L’année qui s’achève n’a pas été une année facile. Nous avons dû relever de nombreux et importants défis. Nous devons rester, comme par le passé, unis et déterminés. Le peuple camerounais a toujours montré qu’il était à la hauteur des enjeux qui le concernent. Il faut s’en féliciter. Bonne et heureuse année, à toutes et à tous.

Vive la République !
Vive le Cameroun !

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De quoi parlera Paul Biya?

Message à la Nation : La guerre des discours

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Maurice Kamto sera de la partie face aux Camerounais à 20h

Ce soir, Paul Biya s’adresse à la Nation. Ce sera à 20h sur les antennes de la Cameroon radio television (Crtv). Comme il est de tradition, le président Paul Biya devra faire le bilan de l’année 2020 qui s’achève ce 31 décembre, et jeter quelques éclaircis sur la nouvelle année qui commence dès minuit. Avec certainement au menu des sujets de préoccupation nationales et internationales comme le Covid-19, la relance économique post-Covid, la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, le climat politique,… Un discours très attendu car la voix de Paul Biya commence à être rare et étrangère dans les oreilles de ses compatriotes. Et même s’il aime être prévisible, l’homme est obligé de rompre le silence dans lequel il s’est muré depuis des mois, sans explication. Ce d’autant plus que sur la scène se bousculent d’autres acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition.

Et c’est Maurice Kamto qui essaie de ravir la vedette au président de la République depuis 2019. Celui qui continue de revendiquer la victoire à l’élection présidentielle 2018 choisit la même heure que Paul Biya pour s’adresser à la Nation. Si les antennes des médias publics lui sont fermées, le « leader » de l’opposition attire chaque année des milliers, voire des millions d’internautes sur ses plateformes numériques personnelles et celles du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), son parti politique. Et très souvent en damant le pion au président de la République sur le web. Après deux mois d’assignation à résidence surveillée, Maurice Kamto qui a été libéré il y a quelques trois semaines, devrait comme à l’accoutumée, faire le bilan critique de l’année 2020, émettre son avis sur les sujets majeurs de l’actualité et de la vie de la nation, jeter un regard sur l’avenir, notamment les 12 prochains mois. Très attendue, la suite du combat que l’homme mène pour la transition politique au Cameroun. Lui qui a promis des insomnies aux dignitaires du régime et qui continue de faire la une de l’actualité politique depuis un peu plus de deux ans. Surtout au lendemain des élections municipales, législatives et régionales que son parti a boycottées au motif de la non-révision du Code électoral et de la persistance de la guerre dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Mais aussi sur la pandémie du Covid, objet d’une des batailles que l’homme et son parti ont menées contre le régime de Yaoundé.

Cabral Libii a même anticipé sur Paul biya

Mais avant Maurice Kamto, c’est Cabral Libii qui a engagé les hostilités. Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) s’est déjà jeté à l’eau depuis 15h sur sa page facebook. L’homme qui discute le leadership de l’opposition parlementaire avec Bello Bouba Maïgari, a essentiellement balayé les grands sujets d’actualité nationale en insistant sur les propositions de son parti.

C’est une tradition initie par Akéré Muna. L’avocat champion de la lutte contre la corruption est le premier opposant à opposer un discours alternatif au président de la République. Parfois un simple message posté sur ses plateformes numériques ou adressé en direct. ça devrait être certainement le même procédé cette année. Le compagnon de Maurice Kamto dans la campagne électorale de 2018 a l’habitude de porter un regard critique sur les sujets majeurs de la vie de la nation sur les douze derniers mois. Avec un focus sur la crise qui secoue les deux régions de l’ex Cameroun occidental. Le menu principal ne devrait pas changer car les lignes n’ont pas vraiment bougé et l’homme qui s’était allié à Kamto en 2018 ne manque jamais l’occasion d’en dire un mot.

Message de fin d’année 2020 : De quoi va parler Biya ce soir ?

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Paul Biya attendu ce soir à 20h

L’adresse de Paul Biya ce soir du 31 décembre 2020 est certainement des plus attendues. A divers titres et raisons. Déjà, un, c’est un message traditionnel au cours duquel le président de la République fait le bilan de l’année, comme dans presque tous les pays du monde. Il sera donc question pour Paul Biya de dresser le bilan d’une année qui aura été pour le moins difficile. Avec la reprise post-Covid-19. Une reprise qui cependant a vu le pays s’aligner sur un certain nombre de pratiques et habitudes dictées par la communauté scientifique (sanitaire) mondiale. Une année marquée par un recul sur le plan économique. Une année qui a vu la crise sécessionniste des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (NOSO) stagner, malgré les efforts du gouvernement. Mais surtout, c’est un rendez-vous davantage important car l’orateur de ce soir est très rare, pour ne pas dire absent sur la scène tant nationale qu’internationale. Pire, l’homme qui porte le destin de la Nation camerounais est désormais très avare en parole. Seules quelques apparitions, aux côtés de diplomates, ont attesté de ce que le président de la République est encore vivant. Dans un contexte où Maurice Kamto, le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a laissé planer le doute sur la « mort » du président. En intensifiant les marches et contestations lancées au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre 2018 dont il continue de revendiquer la victoire aujourd’hui. Au point de connaître soit le bagne, soit l’assignation à résidence surveillée. En boycottant tous les scrutins organisés depuis cette présidentielle, au motif de la non révision du Code électoral et du « refus » du régime de Yaoundé de trouver une solution définitive à la guerre dans l’ex Cameroun occidental.

De tous ces sujets majeurs, Paul Biya parlera certainement ce soir. Sauf que nul ne saurait dire dans quelle orientation le chef de l’Etat va aborder chacun de ces sujets. Toujours est-il que l’homme qui préside aux destinée du Cameroun depuis le 6 novembre 1982 a rarement annoncé le pire, notamment depuis 2011 lorsque le renouvellement de son bail a commencé à faire l’objet de critiques non seulement de la part de ses opposants, mais surtout de la part de certaines grandes puissances occidentales qui ont parfois dénoncé de façon ouverte la « confiscation » du pouvoir par le successeur d’Ahmadou Ahidjo. Mais très souvent, la réalité a été autre que ce que l’homme a vendu à ses concitoyens. Il est clair que l’homme va rassurer l’opinion sur la relance économique post-Covid et inviter à s’investir dans la transformation locale des produits de base. Toujours est-il que nombre de projets infrastructurels à l’arrêt ont été relancés et d’autres achevés et inaugurés. Raison de plus de convaincre ses détracteurs que l’avenir n’est plus sombre.

Beaucoup d’actions à l’actif de l’invisible et muet président

Sur le plan politique, le président peut se vanter d’avoir réussi à contourner tous les obstacles et critiques pour organiser à date tous les scrutins attendus pour parachever le dispositif institutionnel. Et peut-être même narguer les partisans du boycott qui avaient promis de dérouter le régime à l’occasion de l’organisation des régionales. Mais imprévisible qu’il est, Paul Biya peut annoncer des couleurs dans la perspective de la décrispation du climat politique. Assuré déjà qu’il dispose de toutes les cartes en main pour contrôler seul avec son parti, l’avenir politique du pays.

En ce qui concerne la guerre dans le NOSO, Paul Biya a déjà plusieurs fois manié le bâton et la carotte depuis sa réélection en 2018. En vain. L’arrivée du général Valère Nka sur le théâtre des opérations a semblé sonner la fin des hostilités, mais la situation n’a pas beaucoup changé. Les « ambazoniens » ont même parfois défié l’autorité étatique en effectuant quelques incursions en plein Bamenda. Field Marshall plusieurs fois annoncé mort continue de contrôler une partie du Lebialem. Paul Biya devra réitérer son message de paix et son offre de désarmement.

Le président invisible et muet de ces derniers mois a cependant beaucoup agi à travers des textes jugés importants par ses partisans : entre autres le parachèvement des institutions prévues par la constitution, le décret encadrant le Statut spécial accordé aux régions dites anglophones, le Code général des collectivités décentralisées, le relèvement de l’âge de départ à la retraite,… De quoi nourrir son adresse à un peuple sevré de son dirigeant porté disparu et qui n’est même plus visible lors des convois qui marquent ses « déplacements » entre son village Mvomeka’a et Yaoundé la capitale. D’autant plus que désormais, les piétons sont sommés de se retourner, dos contre la route, lorsque le convoi du président passe en flèche pourtant, dans la capitale.

Accident de Ndikinimeki : Avenir du Noun suspendu pour un mois

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ngalle-bibehe-massena en guerre contre les accidents de la route

Deux jours après l’accident qui a impliqué deux bus de la compagnie Avenir voyages dimanche 27 décembre dernier, le ministre des Transports (Mintransports) a pris une décision qui suspend d’un mois d’activité la compagnie de transports Avenir voyages. Après les premiers éléments d’enquête, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a jugé coupables la compagnie qui a vu deux de ses bus terminer leurs courses dans un cours d’eau à Ndikinimeki. Laissant sur le carreau pas moins de 35 morts au premier décompte.

C’est une décision diversement appréciée par l’opinion publique, tant la même sanction revient presque systématiquement après chaque accident faisant un nombre « élevé » de morts. Mais à l’épreuve, la route continue de happer des usagers. En attendant, le ministère des transports se contente de cette mesure « sparadrap ».

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La Nationale N°4 enregistre un carnage à quelques jours de Noël

Ndikinimeki : au moins 37 morts dans un double accident de bus*

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Accident Ndikinimeki

Au moins 37 personnes, dont 10 femmes, trois bébés et un jeune garçon, ont été tuées dimanche dans la collision d’un bus contre un camion venant en sens inverse, dans le centre du Cameroun, a annoncé la police.
Le bus a fini sa course dans un fossé et 19 passagers ont également été blessés, a ajouté à l’antenne de la radio publique CRTV Moantsouog Mempou Paulin, commissaire de la Sécurité publique de Ndikinimeki, le lieu de l’accident survenu en pleine nuit.

Les occupants du bus revenaient de Foumban, dans l’ouest du Cameroun, pour se rendre à la capitale Yaoundé, après les festivités de Noël, a précisé Manfred Missimikin, directeur de l’ONG de prévention routière Sécuroute.

Les causes de la collision ne sont pas encore connues. Cette route est réputée être en mauvais état et les excès de vitesse y sont fréquents.
source: leparisien.fr
*La titraille est de la rédaction

2020 : Année noire pour les avocats

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charles-tchakoute-patie pour l'éternité

Le chiffre est important pour le souligner. L’ordre du barreau camerounais a répertorié pas moins de 42 avocats morts en cette année 2020. Une année particulière qui a d’ailleurs vu le barreau perdre son bâtonnier. Imposant au barreau une vacance à sa tête. Une grande première. Me Charles Tchakoute Patie est décédé le 4 octobre 2020 et n’est pas encore inhumé. Dans un contexte de crise entre le barreau et le gouvernement camerounais.

Le décès du bâtonnier venait juste s’ajouter à une longue série noire qui a particulièrement ravagé dans les rangs politiques. Ainsi, le Social democratic front (Sdf) a perdu entre autres Francis Sama et Mbah Ndam. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) ne sera plus jamais défendu par Me Sylvain Souop qui avait conduit le contentieux électoral de 2018, à la tête d’un parterre d’avocats. Donnant de la couleur à une étape traditionnellement géré comme un courrier à la poste.

Liste des avocats décédés en 2020

  1. Tchakoute Patie Charles
  2. Sama Francis
  3. Muna Acho Bernard
  4. Souop Sylvain
  5. Wolber Gerard
  6. Nana Patyswit Viviane
  7. Priso Joel
  8. Woappi Zacharie
  9. Fukeu Tchoua Roger
  10. Manoussole
  11. Eyondi Michel
  12. Kamkui Theodore
  13. Mbah Ndam
  14. Mbanwi Valery
  15. Fotsing Therry
  16. Ze Olinga Parfait
  17. Nguimbis Anatole
  18. Tagne Rene
  19. Mangoua Andre Duclair
  20. Owono Andre Marie
  21. Awontum Che
  22. Tiafack George
  23. Fempeh Raphael
  24. Bidias Paul Gerard
  25. Obama Jean
  26. Eyana Therry
  27. Bitha Armand
  28. Kouam Therese
  29. Bell Oscar Mathias
  30. Tiwo Huguette
  31. Ngwe Bell Paul Isidore
  32. Atangana MLes
  33. Akamba Lucien
  34. BEDZIGA AMBENA Flavien
  35. Dikoume Wangue
  36. Orock Elizabeth Egbe
  37. Orock Becky Manyi
  38. Avodo Raymond;
  39. Mpacko Njume Jacob;
  40. Bedziga Ambena Flavien;
  41. MBOUYOM François Xavier
  42. Me AFON
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