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Drame de la boite de nuit : voici la liste officielle des victimes

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Le drame survenu dans la nuit du samedi au dimanche 23 janvier 2022 au Livs, une boite de nuit située au quartier Bastos, a fait plusieurs morts et de nombreux blessés graves.

Sur le lieu du drame, les autorités gouvernementales présentes et celles compétentes en charge de ce type d’affaire ont pu dresser une liste de plusieurs morts. 16 au total ont été identifiés. Parmi eux, des autorités bien connues de ce pays, des clients plus ou moins réguliers, le directeur du Livs, la boite de nuit réduite en cendre ainsi que ses employés figurent dans cette même liste établie par les médecins légistes puis rendue officielle dans le Communiqué du gouvernement.

Le premier nom qui figure dans la liste est celui qui a certainement le plus choqué les vivants après publication. Il s’agit du Dr Fanne Mahamat épouse Ousmane, Directeur de la Promotion de la santé au ministère de la Santé publique (Minsanté) depuis 2019. Accompagnée de son frère Abouna Mahamat koiss, avec qui elle serait allée pour célébrer l’anniversaire du proche ; Ateba Henri, une autorité aéronautique ; Makoundy Etondo Charles ; Nfangwen Mongnam Barthélémy employé du club ; Lomba Samba de la Communauté urbaine de douala ; Gatsi Tameze Mike habitant de la ville de Douala ; Noah Emmanuelle Lionelle ; At Sop Tchatagne Franck de  EIFORCE Army ; le Colonel Biloa Ekengue patrice, autorité aéronautique ; Jida Simplice employé du Club ; Donkeng Marc Gaël, client ; Abouna Mahamat koiss frère de la décédée Fane Mahamat ; Moussa Mohamed ; Ngono Christelle ; Nka  Esther caissière du Livs.

Tous autant qu’ils sont ont perdu la vie de manière effroyable et inattendue. Des victimes qui sont parties pour une soirée et qui malheureusement pour elles et leurs proches ne reviendront plus jamais.   

16 morts dans l’incendie d’une boite de nuit à Yaoundé

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Au moins 16 personnes ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche dernier,  dans un incendie d’une boite de nuit à Yaoundé. L’incident s’est produit au Livs, une boîte de nuit située au niveau de l’ancien Yaoba, proche de Casino Bastos. « C’est triste, nous sommes assez peinés.  C’est une situation catastrophique, il n’y a vraiment pas de mots pour exprimer ce qui s’est passé », a déclaré Jean Marie Abouna Ndzana le maire de Yaoundé I er, interviewé par Défis Actuels.

Selon plusieurs témoins, le feu s’est déclenché aux environs de 2heures du matin. Il a ravagé la boite de nuit avant que les pompiers n’arrivent sur les lieux. « Le feu a commencé au niveau du plafond. En voyant le feu, personne n’a cru  que c’était un incendie, puisqu’il y avait beaucoup d’anniversaires et de temps en temps on allumait des feux d’artifices. C’était tellement beau que personnellement je croyais que le feu qui brulait était une nouvelle décoration. C’est quand certaines parties du plafond commencent à tomber que les gens pensent à vouloir fuir. Le feu est allé très vite. La boite située dans le sous-sol était pleine, il y a eu beaucoup de  bousculade à la sortie, heureusement moi j’ai réussi à sortir », témoigne une serveuse.

Un communiqué du gouvernement a indiqué que «  le drame a été causé par une déflagration issue des feux d’artifices habituellement utilisés en ces lieux. Ce drame a ensuite consumé en premier le plafond de l’édifice, entrainant par la suite deux explosions de forte amplitude  et provoquant la panique et des bousculades parmi les personnes présentes à l’intérieur de la boite de nuit ».

Les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux et ont maitrisé les flammes sans grandes difficultés.

Sur le carreau, plusieurs morts et des blessés graves. Parmi eux, le colonel Biloa Ekengue Patrice, Airport Security Unit Commander à l’aéroport international de Nsimlen. Le haut gradé de l’armée serait décédé avec plusieurs de ses collègues civils qui travaillent au sein de l’autorité aéronautique. L’on a également enregistré le décès du Dr Fane Mahamat, directeur de la promotion de la Santé au ministère de la Santé publique. Partie pour célébrer un anniversaire, celle qui était également manager Numéro 2 du Centre des Operations d’urgence de Santé publique serait morte avec un proche parent.  Plusieurs employés de la boite de nuit, dont des serveuses, des videurs et une caissière auraient également trouvé la mort.

Aussitôt l’incendie annoncé plusieurs autorités dont Paul Atanga Nji ministre de l’Administration territoriale, Rene Emmanuel Sadi, Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre et Emmanuel Dikdent se sont rendus sur le lieu du drame.

Dans un communiqué signé par René Emmanuel Sadi, l’on apprend que l’incendie a fait 16 morts et 8 blessés. « Le premier bilan de cet incendie fait état de 16 morts, tous conduit à l’Hôpital militaire d’Ekounou ; et 8 blessés graves internés à l’Hôpital central de Yaoundé et actuellement en soins intensifs ».

Les scellés ont été apposés à l’entrée de cette boite et une enquête a été ouverte.

Prise en charge

Informé de la situation, le président de la République a immédiatement prescrit la prise en charge totale de tous les blessés, ainsi que l’ouverture d’une enquête approfondie, afin que toute la lumière soit faite sur ce drame qui a endeuillé plusieurs familles parmi nos populations », affirme René Emmanuel Sadi dans son communiqué.

Arbitrage : Carine Atezambong dans l’histoire

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A 38 ans, l’arbitre internationale camerounaise est la première femme de l’histoire de son pays, à officier dans une Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football masculin.

Le 12 janvier 2021 restera à jamais graver dans la mémoire de Carine Atezambong. C’est en effet ce jour-là, qu’elle est officiellement devenue la première arbitre camerounaise à officier dans une CAN de football masculin. C’était à l’occasion du match Mauritanie – Gambie (0-1), de la première journée dans le groupe F. Une expérience inouïe pour l’assistante numéro 2 de ce match. « Ce fut une expérience très bien vécue, a-t-elle avoué à Sportnewsafrica.com. On ressent beaucoup de sensations. L’adrénaline monte. Mais lorsque les premières secondes de la rencontres ont passées, toute la pression disparaît ». La jeune dame de 38 ans est davantage heureuse, car sa première dans cette compétition se tient dans son pays.

« C’est comme un rêve qui se réalise, dit-elle. Mais attention : lorsque vous officiez dans votre pays, vous n’avez pas droit à l’erreur. Vous devez être irréprochable ». Ce défis, il fallait donc le relever avec une bonne dose de mental. «Nous les arbitres femmes, nous devons prouver physiquement, athlétiquement et psychologiquement que nous avons les mêmes aptitudes que les hommes», a-t-elle martelé. Son secret ? « Le travail, le travail et rien que le travail. Il faut croire en soi, croire en ses capacités. Ça demande beaucoup d’abnégation et de sacrifice. Il faut oser et avoir confiance en soi », déclare celle qui a embrassé le métier d’arbitre en 2009. «Je pense que l’arbitrage camerounais en général et l’arbitrage féminin en particulier est en train de prendre de la hauteur. Il y a lieu de s’en féliciter », a-t-elle conclu.

Première de la classe au Cameroun, Carine Atezambong n’est cependant pas à sa première expérience dans un tournoi réservé aux hommes. En janvier 2021, elle a constitué avec Lydia Tafesse Abebe (Ethiopie), Bernadetta Kwimbira (Malawi) et Mimis en Lyorhe (Nigeria), le quatuor féminin retenu pour la phase finale du Championnat d’Afrique des Nations au Cameroun. Elle devenait ainsi, la première femme de son pays à officier dans ce tournoi. Quelques années plus tôt (2014), la Lionne indomptable du sifflet devenait la première et unique femme arbitre du championnat camerounais de D1 masculine.

Devenue arbitre internationale la même année, elle a également officié aux Jeux Africains de Brazzaville 2015,à des matchs qualificatifs pour les JO de2016 et à la phase finale de la CAN féminine de 2016. Des expériences enrichissantes pour la fille de Dschang dans l’Ouest du Cameroun qui rêve de se produire sur la scène mondiale. Une nouvelle page de son histoire qu’elle écrira peut-être à la Coupe du monde féminin Australie – Nouvelle Zélande
2023 dont elle fait partie des arbitres présélectionnés ? Croisons les doigts.

Samuel Eto’o aux Lions : « J’espère que vous allez ruiner la fédération »

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Une fois encore, Samuel Eto’o a fait des promesses aux joueurs de l’équipe du Cameroun lundi, après le nul concédé contre le Cap-Vert (1-1), lors de la dernière journée dans le groupe A de la CAN 2021.

Devinez qui était encore dans le vestiaire de l’équipe nationale du Cameroun lundi ? Samuel Eto’o bien sûr ! Comme il est de tradition, le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) est allé parler à Vincent Aboubakar et ses coéquipiers, après leur troisième match de la CAN 2021 contre le Cap-Vert (1-1).

« Chers Lions, je suis un peu triste ce soir, a déclaré Samuel Eto’o à ses jeunes frères. Je suis triste parce que je ne vous voie pas heureux. J’entre ici [dans le vestiaire], pas de musique, pas d’ambiance. Ce n’est pas facile de faire ce que vous avez fait. Vous devez être fiers et heureux d’avoir accomplir votre première mission. Maintenant, on entre dans une autre phase». Lui qui a défendu les couleurs du Cameroun et remporté 2 CAN (2000 et 2002) sait forcément de quoi il parle. « Vous êtes tous des compétiteurs. S’il vous plait, reposez-vous. Parce que c’est une phase où on n’aura plus droit à l’erreur. Là où chaque match est une finale. Donc, préparez-vous à combattre », a martelé le meilleur buteur de l’histoire de la compétition.

La rencontre avec les joueurs a aussi été l’occasion pour Eto’o pour revenir sur les 50 millions de francs CFA à eux promis en cas de qualification pour les huitièmes de finale. « Je vais payer la première partie ; on avait dit qualification, je paie ». Le patron de la Fécafoot est prêt à primer davantage l’équipe en cas de nouvelle victoire. Et ça, sans compter. «J’espère que vous allez ruiner la Fédération ; parce que moi, je vais payer », a-t-il annoncé. Premier du groupe A avec7 points, le Cameroun ne connaît pas encore son adversaire du prochain tour.

Rdpc Mvila : les militants à l’école de la paix et du patriotisme

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La chef de la Délégation permanente départementale du Comité central du Rdpc pour la Mvila (Sud), Minette Libom Li Likeng a dirigé un atelier consacré aux responsables des sections, vendredi dernier à Ebolowa

Minette Libom Li Likeng était en mission à Ebolowa, la capitale régionale du Sud, vendredi 21 janvier 2022. La rencontre entre la chef de la Délégation permanente départementale du Comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) pour la Mvila et les responsables des sections du parti dans cette zone n’avait rien d’une simple visite de courtoisie. La ministre des Postes et Télécommunications est allée sensibiliser ses camarades sur les notions de patriotisme et de préservation de la paix.

L’atelier qu’elle a présidé à la Maison du patri à Ebolowa avait notamment pour objectif de mettre en lumière les instructions du président national du parti, relatives à la préservation de la paix et du patriotisme, et répercutées par le secrétaire général du Comité Central qui prescrit aux responsables de cette chapelle politique de «mener un encadrement de proximité en cette période de grande effervescence ». Les échanges ont tourné autour des principaux axes du message adressé par le chef de l’Etat à la Nation le 31 décembre 2021. Trois pistes de compréhension ont été abordés par la chef de la Délégation permanente départementale.

VIVRE-ENSEMBLE

D’abord, l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021.Au-delà des villes qui accueillent les matchs, des fans zones ont en effet été aménagés dans la plupart des autres régions, pour que les Camerounais puissent suivre ensemble les rencontres de la compétition. Mieux, ces espaces accueillent également des étrangers venus d’horizons divers. Occasion pour Minette Libom Li Likeng de rappeler aux dirigeants des sections Rdpc de la Mvila la nécessité de « promouvoir ce brassage qui rappelle au monde que nous sommes un peuple uni et indomptable ». « Ainsi a-t-elle martelé, comme militants du Rdpc, au stade, dans les fans zones, dans tous les lieux où les Camerounais communient en suivant les matchs de la CAN, il n’y a ni Anglophone, ni Francophone, ni Bassa, ni Haoussa, ni Bamiléké, ni Bulu, ni Fang, ni Bamoun… tous sont Camerounais, engagés autour de leur équipe ».

La chef de la délégation permanente départementale du Comité central du Rdpc pour la Mvila s’est ensuite appesantie sur l’annonce de la création de l’Université d’Ebolowa. Une école créée, « pour que le Sud puisse se développer, grâce aux savoirs et aux connaissances que vont acquérir les jeunes de cette région», dira Minette Libom Li Likeng qui a invité les responsables du parti à se saisir de toutes les opportunités qu’offre l’avènement d’une Université d’Etat dans la région. Pour finir, la ministre a entretenu l’audience sur les dangers liés à l’utilisation irresponsable des réseaux sociaux. Notamment : la violation de la vie privée et des données personnelles ;la diffusion des contenus inappropriés et discours de haine ; l’utilisation illégale des données personnelles ; la diffusion des logiciels malveillants (virus et autres); la détérioration de l’image du pays ;la déstabilisation des institutions etc. Ici, la sensibilisation a porté sur la nécessité d’adopter des comportements patriotiques dans la vie réelle et dans les réseaux sociaux, et une prise de conscience collective, pour la promotion de la culture de la cyber sécurité.

« Le gouvernement devrait subventionner les ménages vulnérables »

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L’économiste JOACHEM BIN MEH évoque les causes de l’inflation, analyse la riposte du gouvernement et fait des recommandations pour réduire le coût de la vie.

Les prix de plusieurs denrées ne cessent d’augmenter ces derniers mois au Cameroun. Comment comprendre cette situation ?

Dans une économie, lorsque les prix des produits de base augmentent continuellement, cela entraîne un défi économique appelé inflation. Au Cameroun, le taux d’inflation est de 2,37%. Cela est dû à une augmentation des prix des matières premières et des coûts du fret maritime. Ces facteurs conduisent à une inflation par les coûts qui se produit lorsque les prix globaux augmentent en raison de l’augmentation du coût des salaires, des matières premières et du transport. La hausse des coûts des matières premières et du fret maritime entraînera une baisse de la production globale dans l’économie, ce qui aura pour effet d’augmenter le prix du produit. Ainsi, la vie devient plus chère pour le commun des mortels et les groupes défavorisés (les habitants des zones rurales et les sous-groupes de femmes).

La hausse des cours des matières premières et du fret maritime, sont-elles les seules causes, surtout lorsqu’on remarque que les prix de certaines denrées produites localement subissent aussi le même sort?

D’autres facteurs sont à l’origine de la hausse des prix. On peut citer la situation socio-politique camerounaise. Elle a joué un rôle majeur dans l’augmentation du coût de la vie, réduisant ainsi la qualité de vie dans le pays. Boko Haram, la crise anglophone, et la pandémie de Covid 19 ont entravé l’importation et l’exportation de biens et de services du Nigeria et d’autres pays voisins. Cela entraîne une pénurie de ces produits. Ce qui fait que la demande globale dépasse l’offre globale. De plus, des événements comme la CAN peuvent être considérés comme l’une des causes de l’augmentation des prix des biens et services, car la plupart des entreprises ont anticipé la venue d’étrangers dans le pays et les dépenses du gouvernement pour la période 2020-2022 ont augmenté. Les infrastructures ont conduit à un coût plus élevé, ce qui affecte la consommation actuelle et abaisse le niveau de vie. Il y a aussi la situation de l’offre et de la demande dans l’économie. Le principe de base veut qu’une augmentation de la demande globale conduise à une augmentation des prix généraux des produits de base. Les ménages ont été confrontés au syndrome de la rentrée scolaire qui entraîne une augmentation de la demande globale de matériel scolaire et va réduire le niveau de consommation des ménages pauvres et augmenter le coût de la vie. Les fluctuations des prix du pétrole sur le marché mondial constituent aussi un problème majeur qui peut entraîner une inflation. En effet, la plupart des prix du pétrole sont généralement exprimés en dollars américains. Comme il y a une variation de la valeur du dollar américain, cela entraîne également des hausses et des baisses de prix dans l’économie. Et s’ agissant de l’augmentation interne des prix des produits à domicile, la pandémie COVID-19 a perturbé les chaînes d’approvisionnement et a conduit à une chute et un retard dans l’expédition des produits externes. Le résultat d’un retard dans le transbordement a conduit à une pénurie de la quantité produite à domicile. Comme l’offre est inférieure à la demande, cela dégénère en une augmentation des prix des produits intérieurs. Le gouvernement camerounais a des déficits budgétaires plus élevés qui ont induit une augmentation des taux d’intérêt, ce qui entraîne une baisse de l’investissement intérieur en raison de l’effet d’éviction des entreprises qui sont dans une situation de déficit. Ce qui se traduira finalement par une formation plus faible de capital et conduira à une offre globale plus faible et à un prix plus élevé (Kia,2004).

Quelle lecture faites vous des actions entreprises jusqu’ici par le gouvernement, et en tant qu’économiste que pensez-vous qu’on puisse faire pour lutter contre la vie chère?

La fin de l’année est toujours entourée d’une augmentation de la demande de produits de base. Suite à l’augmentation des prix, le ministre du commerce a réglé cette augmentation en subventionnant certains fabricants de produits de base comme les producteurs de sucre. Il a également rencontré d’autres entreprises afin de lutter contre l’inflation et a organisé des ventes spéciales à Yaoundé pour faciliter l’achat des denrées alimentaires et de produits de base à prix réduit. Cette décision de réguler les prix des produits de base est un moyen de réduire le coût de la vie et d’augmenter le niveau de vie. La décision du ministre a été mesurée pour effrayer l’économie noire. La façon la plus directe pour le gouvernement camerounais de réduire le coût élevé de la vie est de subventionner les ménages vulnérables. C’est-à-dire les groupes à faible revenu, pour le coût du logement dans les grandes villes. Il faut aussi une certaine hygiène (bonne gouvernance) dans la gestion de l’argent des contribuables en réduisant le niveau de corruption et de détournement des fonds publics. Conformément à la stratégie nationale de développement, il devrait aussi accélérer le processus de transformation structurelle de l’économie. Ce sera une mesure forte pour rendre les groupes défavorisés et les sous-groupes résilients et autonomes. Le développement des infrastructures, qu’il s’agisse des routes, de l’énergie ou de l’eau, améliorera et facilitera le transport des produits agricoles à valeur ajoutée de la ferme au marché. Cela contribuera grandement à réduire le coût de la vie et à améliorer le bien-être des ménages. Enfin, le gouvernement devrait encourager l’esprit d’entreprise parmi les groupes vulnérables.

Marchés : le spectre de la vie chère

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Les prix de plusieurs denrées de première nécessité comme le poisson, l’huile de palme, les oignons ou les arachides sont en hausse.

Les ménagères font désormais divers calculs afin de gérer la ration alimentaire. Au marché, il faut savoir composer avec les commerçants pour s’en sortir. En réalité, les prix de divers produits connaissent une hausse progressive depuis l’année dernière. « Le litre d’huile de palme qui coûtait 750 FCFA est aujourd’hui à 1000 francs et si tu n’as pas 1500, tu ne peux pas avoir 1 litre et demi », nous lance Jeanne, vendeuse de Eru, un plat qui se fait essentiellement avec cette huile. D’après certains revendeurs, le prix d’achat de ce produit a changé depuis quelques mois maintenant. La tine de 20litres qui coûtait auparavant 17000 se vend à 19 000 francs. Ils renseignent par ailleurs que les producteurs parlent d’une mauvaise semence et la mauvaise qualité des engrais qui occasionnent la faible production.

Le poisson fumé ou frais est lui aussi devenu plus cher. Le maquereau, poisson très prisé par les ménagères se fait encore plus rare qu’en fin d’année dernière. Il faut prévoir au moins 1400 francs pour avoir un kilogramme de maquereau frais en fonction de la grosseur. Pourtant, il y a quelques mois, avec 1200 francs, il était possible d’avoir quelques petits poissons pour la famille. Interrogés, les revendeurs indiquent que le carton de 30 000 est passé à 35 000 francs. Face à cette rareté du poisson roi, certaines ménagères se sont tournées vers d’autres espèces comme le thon ou le bar. Mais ce n’est pas moins couteux. Le kilogramme de thon se vend actuellement à 1500 francs pour la raison que le carton est passé de 26 000 francs à 29500 francs CFA.

Le riz sauce arachides, un plat que les ménagères considéraient comme mois coûteux est aujourd’hui difficile à faire. Les prix des différentes variétés d’arachides au marché connaissent toutes une hausse. Le seau de 5litres d’arachides rouges coûte actuellement 3200 voire 3500 dans certains marchés contre 2800 et 3000 par le passé, tandis que la tasse de 100 francs est aujourd’hui à 180 voire 200F. Le sac de 90 kilogrammes serait passé de 40 mille francs à 60 et 70 mille francs. D’autres denrées comme les oignons, la tomate et même certains tubercules qui seraient en pleine saison demeurent chers.

Banque des PME : les créances impayées en hausse de 42 %

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Doté d’un capital de 20 milliards de francs CFA à sa création, l’établissement à capitaux publics a accordé plus de 14,5 milliards de crédit aux PME au 31 décembre 2020.

Si des mesures appropriées ne sont pas prises, la Banque Camerounaise des Petites et Moyennes Entreprises (BC-PME) risque de tomber en faillite. Selon un récent rapport de la Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du Secteur Public et Parapublic (CTR), la BC-PME a accordé8,8 milliards de crédits au cours de l’année 2020 (dont 356,6 millions de F CFA pour l’agro-industrie ; 1,3 milliard pour les autres secteurs ; 3,1 milliards pour les BTP/MC ; 24 millions pour le coton, textile et cuir ; 107,4 millions pour l’énergie; 44,8 millions pour les forets et bois ; 3,8milliards pour les services, TIC et CTT).Soit 2, 1 milliards de plus que les 6,7 milliards de crédit accordés en 2019. Dotée d’un capital de 20 milliards de francs CFA à sa création, l’établissement a donc déjà accordé plus de 14,5 milliards de crédit aux PME. Un pari risqué pour cet établissement de crédit à capitaux publics qui a vu son portefeuille de créances impayées augmenter de 42 % au 31 décembre 2020. Les créances impayées étant définies comme une catégorie de créances en souffrance dont l’échéance contractuelle n’a pas été respectée.

RISQUE DE FAILLITE

La Banque Camerounaise des PME a donc fait preuve de flexibilité en relevant de 31% son volume de crédit aux PME, malgré un contexte économique morose en2020, du fait de la pandémie du coronavirus. Or apprend-on, plus le volume de créances impayées est important, plus le risque de fragilité de l’entreprise est important. En cas de non remboursement la banque des PME pourrait se retrouver en faillite. « Cette croissance du porte feuille des créances impayées est de nature à fragiliser l‘exploitation de l’entreprise encas de non remboursement », indique une source ayant consulté le rapport de la CTR.

Pour optimiser le recouvrement de ses impayés, la BC-PME compte s’appuyer sur la Société de Recouvrement des Créances (SRC) qui jouit désormais du privilège du Trésor. Selon la CTR, le secteur bancaire camerounais a, dans sa globalité, connu un relèvement de son portefeuille de créances en souffrances pour se situer à385,5 milliards (+14 milliards) début2021. « Les banques profitent de ces données pour augmenter la part du coût du risque lorsqu’elles octroient les crédits à leurs clients », souligne la Commission présidée par Martial Valéry Zang, citée par Ecomatin.

RÉSULTATS MITIGES

Même si la banque a clôturé l’année 2020 avec un résultat net positif de 1,1 milliard de francs CFA, celui-ci ne reflète pas une amélioration de la performance de cet établissement bancaire. Au cours des trois précédents exercices, la banque a perdu un montant cumulé d’environ 4milliards de F CFA. Selon la CTR, le résultat positif obtenu cette année s’explique par les reprises des provisions constatées des exercices antérieurs. En droite ligne du plan de restructuration de la Banque, le gouvernement envisage la transformer en une banque publique d’investissement« afin d’accroître substantiellement l’offre de financement des investissements et du développement ». Cette réorientation de l’activité est conforme aux orientations du FMI. Depuis sa création en 2011 jusqu’en 2017, la BC-PME a connu de nombreuses contraintes sur le plan de la gouvernance. Notamment, le non respect de l’exhaustivité des normes prudentielles, celles relatives à la représentation du capital minimum et des fonds propres minimum. A cela on pourrait ajouter la non tenue des sessions d’Assemblée Générale depuis l’ouverture de la banque en 2015, la non-conformité de l’entreprise avec certaines dispositions pertinentes de l’Ohada en ce qui concerne le droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique et la non-conformité avec la loi n°2017/011 portant statut général des Entreprises Publiques

Drame : vie et mort de Fanne Mahamat

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Dr Fanne Mahamat épouse Ousmane, Directeur de la Promotion de la santé au ministère de la Santé publique (Minsanté) depuis 2019, et son frère font partie des personnes tuées par le feu ce matin au LIVS nightclub de Yaoundé.

Âgée de la quarantaine et mère de trois enfants, celle qui donnait régulièrement des points de presse sur l’évolution de la pandémie à Covid-19 au Cameroun, son dépistage, et son traitement, était médecin et spécialiste en santé publique.

Native du Logone et Chari, à Kousseri, dans l’Extrême-Nord, elle jouissait d’autres compétences, notamment dans la médecine générale (gynécologie).

A noter que Fanne Mahamat a occupé le poste de Coordonnatrice adjointe du Programme national de lutte contre l’onchocercose, Déléguée régionale de la santé publique de l’Extrême-Nord, et coordonnatrice du bureau terrain de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et point focal de cette même institution pour le projet Sida.

Amandine A.

Assurance maladie : La Fecafoot recrute une compagnie d’assurance

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Elle vient de lancer un avis d’appel d’offres national y relatif, pour une période de 12 mois.

La participation est ouverte aux compagnies d’assurance et/ou de courtage en assurance en règle et implantées au Cameroun.

Le coût des prestations n’est pas dévoilé mais, elles seront financées par le budget de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), exercice 2022. La présentation d’une quittance de versement d’une somme non remboursable de 150 000 FCFA dans le compte de la Fecafoot domicilié à Ecobank, est exigée pour obtenir le Dossier d’appel d’offres.

Les offres sont attendues jusqu’au 15 février prochain.

Amandine. A

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