vendredi, juin 12, 2026
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Lions indomptables : Conceiçao limogé et remplacé par Rigobert Song

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Antonio Conceiçao et les Lions indomptables, c’est fini. Un communiqué du ministre des Sports et de l’éducation physique nomme un nouveau staff à la tête des quintuples champions d’Afrique. Avec des titres nouveaux. Rigobert Song Bahanag conduira la sélection nationale fanion comme manager sélectionneur, avec entraîneur sélectionneur adjoint Sébastien Migne, pendant que Augustine Simo est assistant coach, et Souleymanou se charge des gardiens de buts. Raymond Kalla intègre le staff comme team manager, Raphaël Fèvre est le nouveau préparateur physique et David Baltaze l’analyste vidéo.

Le communiqué du Minsep

C’est une note qui arrive au moment où l’on attend la décision de la fédération camerounaise de football (Fécafoot) sur ce sujet qui a divisé Narcisse Mouelle Kombi le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et le président de la Fécafoot Samuel Eto’o. Au lendemain de la CAN 2021 qui a vu le Cameroun terminer à la 3ème place après une gestion de l’effectif décriée par les fans des Lions indomptables et nombre de spécialistes de l’entraînement, le ministre avait choisi de maintenir le technicien portugais, alors que le président de la Fécafoot tenait à se séparer de l’homme. Parmi les potentiels remplaçants sur lesquels misait Samuel Eto’o, Patrick Mboma et Rigobert Song.

La colère d’un fan

Jeune Afrique avait d’ailleurs commis un texte annonçant la « bonne » nouvelle, avant de la mettre au conditionnel par la suite. Samuel Eto’o, lui, avait jusqu’au 23 février pour servir au Comité exécutif de la Fécafoot la position claire sur la question. Le nouveau maître de Tsinga hésitait encore, et le ministre lui a servi une note proche de celle que souhaitait servir Samuel Eto’o. En invitant le patron de la fédération à « prendre des dispositions nécessaires pour une mise en œuvre harmonieuse et rapide de ces Très Hautes directives…» Une façon de laisser penser que les instructions sont venues de sa hiérarchie. Peut-être pour trancher entre les deux adversaires qui se regardaient en chiens de faïence.   

Le chemin de fer Mbalam – Kribi bientôt sur les rails

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Un contrat de partenariat pour la construction de cette infrastructure ferroviaire a été signé le 25 février avec les partenaires Autsino Resources Group Ltd et Bestway Finance Ltd.

Le projet de construction du chemin de fer Mbalam-Kribi vient de franchir un nouveau pas. Le contrat de partenariat pour la construction de cette infrastructure ferroviaire a été signé, vendredi dernier avec les partenaires Autsino Resources Group Ltd et Bestway Finance Ltd. La même cérémonie a également vu la signature de la convention de concession du terminal minéralier du port en eau profonde de Kribi. Selon Jean Massena Ngalle Bibehe, le ministre des Transports qui présidait cette cérémonie, « la mise en œuvre de ces projets objets du contrat de partenariat et de la convention de concession, offrira l’avantage d’accélérer l’implémentation de la stratégie nationale de développement déclassant ainsi les priorités de moyen terme sur le court terme avec des retombées économiques considérables ». De façon spécifique, « le projet de chemin de fer changera à coup sûr le visage du secteur ferroviaire dans le dispositif infrastructurel du Cameroun pendant que le terminal minéralier a l’avantage d’anticiper sur les projections de développement du port en eau profonde de Kribi. Cette dernière sera doublement bénéfique au Port Autonome de Kribi et aux autres opérateurs des zones minières adjacentes », a précisé Jean Massena Ngalle Bibehe en présence de Pierre Oba, ministre d’État, ministre des Industries minières et de la Géologie de la République du Congo et Gabriel Dodo Ndoke, ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique. Pour sa part, Alexandre Mbiam, le directeur général de Bestway Finance, l’une des entreprises signataires du partenariat a indiqué que le projet vise« à terme, la construction d’infrastructures ferroviaires et portuaires, disposant communément d’une capacité de traitement de plus de 100 millions de tonnes de fer par an, en République du Cameroun ». Les deux projets représentent un investissement global d’environ 10 milliards de dollars, soit plus de 5 400 milliards de FCFA entièrement financés par le Consortium constitué de la société Bestway Finance Limited et le partenaire AustSino Resources Group Limited. Techniquement, les deux projets consistent en la construction d’une ligne ferroviaire longue d’environ 510 km, afin de connecter les sites miniers d’Avima, de Badondo et de Nabeba auport de Kribi et d’un terminal minéralier multimodal au port de Kribi pour faciliter l’évacuation du minerai de fer à 30%. Sur le plan économique, les deux projets vont permettre de booster les économies du Cameroun et du Congo. Ils permettront non seulement de relier le Cameroun au Congo en désenclavant les zones traversées et en créant des dizaines de milliers d’emplois pendant la construction et l’exploitation mais, ils permettront également à l’Etat du Cameroun de bénéficier des retombées fiscales. Le développement du projet de chemin de fer offre donc l’opportunité au Cameroun de diversifier son offre de transport dans la mesure où le trafic pourrait être ouvert au transport des marchandises au moment de l’exploitation. Il facilitera également le développement des infrastructures connexes bénéfiques pour les localités riveraines.

Défis Actuels

Pénurie de farine de blé : l’Etat crée des unités de transformation des farines de féculents

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Les tubercules et la banane plantain sont les filières concernées et les activités devront démarrer dès ce mois de mars ou avril prochain dans les zones pilotes définies.

Le gouvernement soutient la transformation des farines locales. Le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural vient de décider de renforcer la production des farines à partir des tubercules et de la banane plantain. Des unités de transformation de taille moyenne d’une capacité tournant autour de 10 tonnes par jour vont bientôt être opérationnelles dans plusieurs régions du pays. La transformation des tubercules sera gérée par le Projet d’Investissement et de Développement des marchés Agricoles (PIDMA) dès les prochaines récoltes prévues au mois de mars et avril prochains. Les zones pilotes pour la mise en œuvre de cette activité ont été choisies. Il s’agit des régions du Littoral ( Bonomo ba Mbengue, Di-bombari, Edéa), le sud ouest ( SmallLikoko, Ekiliwindi), le Sud (Ngoulema-kong) et dans le centre ( Minkoa-Lobo). Le Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Agricoles (PDCVA) se chargera quant à lui de la filière banane plantain dans des localités du Littoral, du centre et de l’Est. Ces unités de transformation, apprend-on, devront être gérées par des coopératives. Quelques essais ont déjà été faits à ce titre avec de petites unités installées avec le concours du ministère de la promotion de la Femme et de la Famille. Ces informations ont été révélées lors de la conférence annuelle du ministère de l’Agriculture qui s’est tenue il y a quelques jours à Yaoundé. Le ministère de l’Economie aura également participé à la réflexion qui laisse envisager une possible option des farines locales à la place de la farine de blé ou tout au moins, l’incorporation d’une partie dans la fabrication du pain. Seulement, cette décision du gouvernement de créer des unités de transformation n’est pas la première. Des précédentes initiatives du même ordre n’ont pas porté de fruits. Des initiatives privées comme celle de l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC) n’ont pas aussi véritablement prospéré. Il était question d’installer une usine de transformation des tubercules de manioc et de patate en farine panifiable non loin de Meiganga dans l’Adamaoua. En 2020, le ministère du commerce avait ouvert avec les acteurs, la réflexion sur la possibilité d’incorporer de la farine dans la fabrication du pain et d’autres produits alimentaires. Ceci dans l’optique de réduire l’importation de la farine de blé, qui d’après l’INS occupe la 3ème place des importations des denrées alimentaires, après le riz et le poisson. Les boulangers s’étaient montrés ouverts à cette perspective. Seulement, avaient exposé une inquiétude sur la disponibilité des farines locales en quantité suffisante. Bernard Njonga, président de l’ACDIC affirmait en 2016, qu’une décision d’incorporer 10% de farines locales dans du pain impliquerait une production de 68200 tonnes de tubercules par an.

Défis Actuels

« L’Etat tient ses promesses à travers le Bureau de Mise à Niveau »

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Chantal Elombat Mbedey, Directrice générale du Bureau de Mise à Niveau (BMN)

Présente au récent Salon International de l’Entreprise, des PME et du Partenariat (Promote) samedi dernier à Yaoundé, Chantal Elombat Mbedey a mis en vitrine le rôle du BMN dans la politique du gouvernement en matière de transformation structurelle de notre économie

Qu’est-ce qui a justifié la présence du Bureau de Mise à Niveau à Promote 2022 ?

Il fallait bien que le Bureau soit présent et qu’il se fasse connaître davantage des entreprises. C’est la raison pour laquelle nous avons accompagné dix entreprises à ce Salon. C’est-à-dire que le Bureau de Mise à Niveau leur a offert des stands afin qu’elles montrent aux camerounais ce qu’elles savent faire. Il fallait montrer à travers cet accompagnement et cette présence à Promote, ce que le Bureau de Mise à Niveau peut faire dans le cadre de ses missions. Durant cette édition de Promote, le Bureau a reçu la visite de plusieurs entreprises et autres visiteurs. Nous avions un registre dans lequel les chefs d’entreprises ont pu s’enregistrer et exprimer leur besoin d’adhérer à notre Programme. Ces derniers ont d’ailleurs eu l’occasion de discuter tous les jours avec nos experts sur place dans notre stand. Nous avons une trentaine d’entreprises qui ont fait la demande d’adhérer à notre Programme National de Mise à Niveau. Nous allons nous réunir et voir quelles sont celles qui sont éligibles. Nous avons des critères. Le premier, c’est le chiffre d’affaire : 35 millions minimum de chiffre d’affaire par an pour l’entreprise qui veut une mise à niveau spécifique ; 50 millions de chiffre d’affaire pour celle qui veut une mise à niveau globale. L’autre critère, c’est le secteur d’activité ; nous sommes vraiment dans le secteur de la transformation. Il faut également être en règle avec le fisc et que dans le chiffre d’affaire, que la moitié soit issue d’une activité de transformation. Il faut aussi que l’entreprise ait au moins deux années d’existence.

Quelques années après sa mise en activité, quel bilan pour le Bureau de Mise à Niveau des entreprises ?

Le Bureau de Mise à Niveau a été créé en 2011 par un acte du Premier ministre chef du gouvernement en prélude à la signature de l’Accord de Partenariat Economique (APE) pour préparer nos entreprises à vivre cette zone de libre échange instituée par l’APE entre la zone de l’Union Européenne et le Cameroun. Initialement, l’Accord de Partenariat Economique avait été pensé pour regrouper tous les pays de l’Afrique centrale. Mais n’ayant pas véritablement abouti au cours de la période requise, seul le Cameroun a signé cet Accord. Donc, il était de bon ton pour le gouvernement camerounais de créer un organisme qui puisse préparer les entreprises au commerce avec l’Union Européenne. Et qui dit commerce avec l’Union Européenne dit préparation de nos entreprises en terme de quantité, mais également de qualité. Parce que dans le monde, les normes européennes sont les plus pointues. Voilà comment le Bureau de Mise à Niveau entre en œuvre. Le directeur général est nommé en 2012 et les activités du Bureau sont lancés en fin 2013.A ce jour, près de 800 entreprises ont fait la demande d’adhésion au Programme National de Mise à Niveau des Entreprises que nous mettons en œuvre. Malheureusement, toutes ne peuvent pas satisfaire aux critères qui sont les nôtres. Nous avons fait des pré diagnostics dans plus de 300 entreprises et nous accompagnons effectivement à la mise à niveau, environ 200 entreprises dans les onze secteurs de l’économie que le gouvernement a bien voulu identifier pour nous. Ces secteurs concernent l’agroalimentaire, le textile, le bois, le BTP, la mécanique, la sidérurgie, l’électricité et ses dérivées, la chimie, le cuir et chaussures, la métallurgie, les services liés à l’entreprises etc.

De tous ces secteurs, celui qui rejailli le plus, c’est celui de l’agroalimentaire. Concrètement madame le directeur, à quoi renvoie la mise à niveau d’une entreprise ?

La mise à niveau consiste à prendre une entreprise à un stade précis. Cette entreprise a des faibles et quelques forces. Mais il y a des opportunités qui peuvent s’offrir à elle, tout comme il ya également des menaces qui planent. La mise à niveau revient à étudier avec cette entreprise, les faiblesses, les menaces, les forces et les opportunités, pour ensuite lui proposer des solutions pour pallier à ses faiblesses et des solutions aussi, susceptibles de lui permettre de relever ses forces et rentabiliser les opportunités qui se présentent. C’est tout cela que nous appelons le Plan de mise à niveau. Lorsque ce Plan est bien appliqué, l’entreprise commence à obtenir de bons résultats en termes de chiffre d’affaire qui augmente, et de capacité à employer plus de personnels.

Comment est-ce que le Bureau procède pour faire adhérer les entreprises à son Programme National de Mise à Niveau ?

Nous faisons beaucoup de sensibilisation, beaucoup de communication. Le marché en lui-même est de plus en plus regardant sur la qualité des produits qui circulent. On se rend bien compte aujourd’hui que les donneurs d’ordre exigent que les produits soient certifiés. Beaucoup d’entreprises l’ont compris et c’est pourquoi elles ont recours à nous. Nous formons aussi beaucoup de consultants qui nous aident ensuite à accompagner les entreprises. Seulement, il faut rappeler que la mise à niveau est volontaire. Nous essayons de sensibiliser les entreprises sur la nécessité d’être mise à niveau. Et celles qui ont déjà compris les enjeux et le bien fondé de cette transformation viennent vers nous. Cette année par exemple, nous avons accompagné près de 15 entreprises à toutes les certifications confondues notamment en ISO 9001version 2015, ISO 14001, ISO 22000 et ISO 45000. Ce sont les normes usuelles pour lesquelles les entreprises viennent à nous. Mais le Bureau de Mise à Niveau est capable d’accompagner les entreprises pour n’importe quelle norme. Nous nous proposons pour les années à venir d’accompagner les entreprises aussi dans les normes camerounaises que l’Agence des Normes et de la Qualité (Anor) élabore. Je sais que les entreprises achètent les normes, mais entre acheter une norme et la mettre en pratique, il y a une grande différence. Il faut un outil comme le Bureau de Mise à Niveau pour montrer aux entreprises comment une norme peut être mise en œuvre pour le bien des consommateurs.

Le Bureau de Mise à Niveau a aussi souvent remis des chèques à certaines entreprises. A quoi est-ce que cela correspond ?

Nous avons trois ou quatre activités phares : nous faisons du pré diagnostic et on s’assure que l’entreprise est éligible à la mise à niveau. Lorsqu’elle est éligible, nous envoyons des experts et des consultants qui vont vivre au sein de l’entreprise pendant un certain temps et ensuite élaborer un Plan de mise à niveau de l’entreprise. Ce Plan qui peut être un plan de mise à niveau ou de restructuration se présente en deux parties : une partie d’investissement immatériel et une partie d’investissement matériel. Le plan d’investissement immatériel est financé à 80 % par le Bureau de Mise à Niveau et à 20 % par l’entreprise. Maintenant, en ce qui concerne le plan d’investissement matériel, il est financé à hauteur de 80 % par l’entreprise et 20 % par le Bureau de Mise à Niveau. Les chèques que nous remettons représentent les 20 % surinvestissement matériel. C’est un encouragement que le gouvernement a souhaité donner aux entreprises qui font l’effort d’avoir des équipements adéquats qui leur permettent de produire plus. Il faut cependant préciser que ces 20 % de financement sont plafonnés à 50 millions de F CFA. Nous médiatisons cela pour montrer aux entreprises que le gouvernement tient ses promesses.

Quels sont les défis qui se présentent au Bureau de Mise à Niveau ?

Le premier défi consiste à davantage se faire connaître par les entreprises. Nous avons d’ailleurs fait une étude sur laquelle est véritablement notre cible. Et cela a abouti sur la mise en place d’un plan de communication. On n’a pas encore atteint toute notre cible. La deuxième chose, c’est qu’il faut que les entreprises cibles soient véritablement conscientes de ce qu’on leur apporte. Qu’on ne soit plus derrière les entreprises à leur rappeler ce qu’elles ont à faire. Et espérer que dans un avenir proche, le gouvernement soit content de ce qu’on peut consommer camerounais.

Justement madame le directeur, le cadre de référence de l’action gouvernementale, la SND30 parle de transformation structurelle de l’économie en mettant en avant l’import-substitution. Quel est le rôle que le BMN peut jouer dans cette stratégie ?  Le Bureau est en plein dans son rôle ; nous ne nous occupons que des entreprises du secteur de la transformation. En accompagnant les entreprises, nous sommes presque sûrs que dans les années qui viennent, notre pays va de moins en moins importer des produits que nous avons sur place. Et on pourra retrouver l’équilibre de notre balance commerciale. Le Bureau de Mise à Niveau se positionne un peu comme un acteur central de la transformation structurelle de notre économie. A ce titre, il serait bon que cette outil soit utilisé comme tel et qu’il n’y ait pas une foultitude d’autre outils qui disent faire la même chose sans avoir l’expertise nécessaire du Bureau de Mise à Niveau.

Défis Actuels

Finances publiques : le Cameroun obtient 67.5 milliards du FMI

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Ce décaissement intervient dans le cadre du Programme en cours avec l’institution financière, et dont les enjeux ont été exposés lors de la Conférence annuelle des responsables des services du ministère des Finances le 25 février dernier.

Le Fonds Monétaire Internationale (FMI) a approuvé le 23 février 2022, le décaissement de 116 millions de dollars, soit près de 67,5 milliards de francs CFA en faveur du Cameroun. Ce financement rentre dans le cadre du nouveau programme conclu avec l’institution financière qui estime que le pays a passé avec brio la première revue des accords triennaux (juillet 2021-juillet 2024) au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de Crédit (Medc). « Le gouvernement exprime sa profonde gratitude au FMI pour ses importants concours financiers ainsi que l’allocation générale de DTS décidée en août dernier, dont l’utilisation permettra d’atténuer les effets socio-économiques de la crise sanitaire et de contribuer à la consolidation des réserves de change de notre sous-région », s’est réjoui le ministre camerounais des Finances dans un communiqué de presse publié le 24 février 2022.

DE BONNES NOTES, MAIS…

Pour obtenir le déblocage de cette nouvelle tranche qui porte à 170,3 milliards de F CFA le total des décaissements au titre de ces accords, le gouvernement camerounais a mis en place un certain nombre de réformes qui ont permis à l’économie de se montrer résiliente malgré les effets de la pandémie de Covid-19. « La performance du Cameroun dans le cadre du programme reste sur la bonne voie et les réformes structurelles progressent, bien qu’avec des retards dans certains domaines clés », a confirmé Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim du FMI. « Les autorités sont déterminées à atteindre les objectifs du programme et à accélérer le rythme de mise en œuvre des réformes pour soutenir la diversification économique tirée par le secteur privé », a-t-il ajouté. D’après le patron par intérim de l’institution, les domaines clés dans lesquels les autorités camerounaises doivent faire des progrès concernent en particulier : la transparence, la bonne gouvernance et le cadre de la lutte contre la corruption. Trois indicateurs essentiels pour aider à catalyser un financement supplémentaire des donateurs. Toujours selon le FMI, la stratégie des autorités pour éviter un resserrement prématuré de la politique budgétaire contribuera à atténuer l’impact de la pandémie. Une consolidation budgétaire progressive, une fois la pandémie passée, soutiendra la reprise économique et placera la dette publique sur une trajectoire résolument descendante.

RÉSILIENCE ETINCLUSION FINANCIÈRE

Pour mémoire, c’est le 29 juillet 2021 que le Fonds Monétaire International a approuvé des accords triennaux (2021– 2024) au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de Crédit (Medc) en faveur du Cameroun. Ce programme met en relief un gap de financement pour la période 2021-2024 d’un montant de l’ordre de 1000 milliards de F CFA, dont le concours du FMI est d’environ 375 milliards. Le reliquat (625 milliards) devant être fourni par les autres Partenaires Techniques et Financiers (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Union Européenne et Agence Française de Développement) en termes d’appuis budgétaires. Ces accords ont pour objectif de soutenir les efforts du gouvernement pour parvenir à une reprise post Covid rapide, renforcer la viabilité extérieure et budgétaire à moyen terme et mettre en œuvre son programme de réformes structurelles vers une croissance soutenue, plus inclusive et diversifiée. Pour y parvenir, le Cameroun s’est engagé à mettre en œuvre des réformes visant à : atténuer les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie tout en assurant la viabilité intérieure et extérieure ; renforcer la bonne gouvernance, la transparence et le cadre de la lutte contre la corruption ;accélérer les réformes budgétaires structurelles afin de moderniser les administrations fiscales et douanières, de mobiliser les recettes, d’améliorer la gestion des finances publiques, d’accroître l’efficience des investissements publics et de réduire les risques budgétaires liés aux entreprises publiques ; renforcer la gestion de la dette et réduire les facteurs de vulnérabilité liés de la dette ; renforcer la résilience et l’inclusion financière et promouvoir l’égalité des genres et une économie plus verte.
Défis Actuels

Faute d’intrants, 35 % des entreprises ont perdu des commandes en 2021

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L’Institut national de la statistique (INS) vient de publier une enquête d’évaluation de l’impact socioéconomique du coronavirus (Covid-19) au Cameroun au cours de l’année 2021.

La pandémie de la Covid-19 continue à perturber la chaine d’approvisionnement des entreprises en intrants pour la production. Généralement, la régularité de cet approvisionnement permet d’améliorer la capacité des entreprises à répondre aux commandes de leurs clientèles.

Dans l’ensemble, la proportion des entreprises ayant procédé à l’annulation des commandes de leurs clients, pour insuffisance d’intrants pour la production au cours des 30 jours précédant l’enquête, se situe à 35,1%. Cette proportion est restée quasiment la même entre les deux vagues d’évaluation. C’est ce qu’indique l’Institut national de la statistique (INS), dans une enquête qu’elle vient de publier, « enquête d’évaluation de l’impact socioéconomique du coronavirus (Covid-19) au Cameroun au cours de l’année 2021 ».

Suivant la taille, aucune GE n’a déclaré avoir annulé les commandes de ses clients à cause de l’insuffisance d’intrants. Les UPI demeurent les plus touchées par cette annulation (38,9%). Quant aux PME, la proportion de celles ayant annulé les commandes de leurs clients passe de 34,1% à la vague 1 à 38,1% à la vague 2.

Suivant l’activité principale, la situation s’est nettement améliorée pour les entreprises de certaines branches d’activité. Lesdites entreprises qui avaient déclaré avoir annulé les commandes de leurs clients à la première évaluation n’ont procédé à aucune annulation cette fois ci. Parmi ces entreprises, l’on retrouve celles appartenant aux branches qui étaient les plus dévastées par la pandémie de la Covid-19 à son début, il s’agit notamment des entreprises des branches « Hôtellerie » ; et « Restauration et débit de boissons ».

 MEVENTE LIEE AUX ANNULATIONS DES COMMANDES

Dans l’ensemble, la mévente liée aux annulations de commandes des clients pour insuffisance des intrants pour la production touche un peu plus d’entreprises lors de la deuxième évaluation. En effet, le pourcentage d’entreprises concernées a évolué à la hausse entre les deux évaluations passant de 35,1% à 47,1%.

Suivant la typologie des entreprises, l’on note que ces commandes annulées représentent 50,0% et 44,3% des ventes mensuelles pour les PME modernes et les Unités de production informelle (UPI) respectivement.

En cas de livraison retardée d’intrants ou d’interruption, plusieurs entreprises mettent en œuvre certains mécanismes d’ajustement à l’effet de répondre aux commandes de leurs clientèles.

Dans l’ensemble, les mécanismes d’ajustement optés par les entreprises en cas de retard dans la livraison d’intrants ont gardé la même tendance entre les deux vagues. Sept entreprises sur dix n’ont opéré aucun changement dans le but d’accroitre leur production.

Cependant, 16,3% des entreprises ont eu recours à la stratégie d’accroissement du nombre des fournisseurs locaux afin améliorer leur production. Cela a beaucoup plus concerné les UPI (19,8%).

 L’INS recommande de promouvoir le développement d’une industrie locale capable de combler les besoins en approvisionnement d’intrants des entreprises nationales afin de rendre le marché moins vulnérable aux chocs extérieurs.

Par AA

Défis Actuels

Route Ntui – Mankim : reprise des travaux d’aménagement

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A date, le taux d’avancement global du projet est estimé à 1,152% pour le premier lot et de moins de 1% pour le second.

C ’est dans l’optique d’accélérer la cadence des travaux que le projet de construction de la section de la Nationale 15 (lot 2 A Ntui-Ndjolé (60 km) y compris 73 km de routes communales et du lot 2 B, Ndjolé – Mankim (36,7 km)), après la résiliation du marché de Ele-volution, que le projet de construction a été réorganisé. Ils ont été confiés à l’entreprise China Railway 20 Bureau Group Corporation.

Ainsi, pour la section Ntui-Mankim, les travaux doivent s’exécuter simultanément sur deux lots, Ntui-Ndjolé (60 km) y compris 73 km de routes communales et du lot 2 B, Ndjolé – Mankim (36,7 km), pour un montant de 35,43 milliards de FCFA (lot 2 A) et de 23,99 milliards de FCFA, lot 2 B. Si l’entreprise adjudicataire du marché est en train de s’installer la section Ntui-Ndjolè, il faut surtout relever que la date fixée pour la transmission de ses plans détaillés d’installations de chantier est le 23 février 2022.

 Le marché relatif à cette prestation a été enregistré le 29 novembre 2011. S’agissant de l’exécution du projet, les études y afférentes réalisées par l’entreprise Elevolution ont été mises à la disposition de CR20. Les volets topographiques, chaussées, ouvrages hydrauliques et ouvrages d’art sont attendus de l’entreprise. Pour ce qui est de la production des granulats (mise en exploitation de la carrière de Yalongo) CR20 a effectué des reconnaissances visuelles du massif rocheux et les études de conformité sont attendues. L’entreprise CR20 a conservé les limites d’emprises de la carrière définie par Elevolution. Le procès-verbal d’évaluation des biens impactés établi par la commission départementale compétente reste d’actualité. S’agissant de la mobilisation du personnel sur cette section Ntui-Ndjolè, le directeur de projet ; l’ingénieur/responsable des travaux de terrassement et Chaussée ; l’ingénieur géotechnicien responsable du laboratoire du chantier et l’ingénieur topographe responsable des travaux de topographie sont connus.

CONSOMMATION DE DELAIS DE 15,14 %

L’entreprise a introduit auprès de la mission de contrôle, une proposition de personnel de remplacement ou en complément du personnel clé déjà mobilisé ; notamment : l’’ingénieur qualité (nouveau – mobilisé), l’ingénieur ouvrage d’art, l’expert environnemental et social (nouveau – mobilisé) et le spécialiste en sécurité routière (nouveau – mobilisé). La mission de contrôle a en outre invité l’entreprise à lui transmettre des informations complémentaires sur le personnel proposé afin de donner ses différents avis. La mobilisation du matériel par CR20 sur ce lot est également en cours. A ce jour, le matériel suivant a déjà été mobilisé : bulldozer (03), niveleuse (02) , chargeur (03), compacteur à pied de mouton (02), compacteurs à rouleau lisse (02), camion benne (09) sur 15 attendus, pelle rétro (excavatrice) (04) et camion-citerne à eau (03). Sur ce point précis, il a été demandé à l’entreprise de transférer du lot 2A le matériel destiné au lot 2B, et de mobiliser le matériel propre au lot 2A au plus tard le 23 février 2022. L’avancement global des travaux par rapport au marché est de 1,152%, soit un taux d’avancement physique de 0,85%. Les travaux préparatoires sont exécutés à 14,48%, les terrassements à 14,48%. La consommation des délais est de 15,14% (3+19/30 mois). Sur le lot Ndjolé – Mankim (36,7 km),

L’avancement global des travaux par rapport au marché est de 0,948% avec un taux d’avancement des travaux préparatoires de 7,34%, le reste des tâches n’ayant pas encore démarré. Pour le lot Ntui-Ndjolè, les décomptes soumis par l’entreprise s’élèvent à 7 086 016 283 F CFA soit 20% et une avance de démarrage d’un montant de 7 086 016 283 F CFA a été payée. S’agissant du lot Ndjolè-Mankim, une avance de démarrage d’un montant de 4 799 050 927 F CFA représentant les décomptes soumis par l’entreprise, a été payée. Sur ce deuxième lot, le transfert du matériel est en arrêt. Il a fortement été recommandé à l’entreprise de mobiliser le matériel destiné à ce lot.

RENFORCER LA COMPETITIVITE

L’aménagement de la route Batchenga – Ntui – Yoko – Tibati – Ngaoundéré s’inscrit dans le cadre de la stratégie de modernisation et de mise à niveau des secteurs d’appui au développement économique adoptée par l’Etat Camerounais et qui vise la mise en place d’un système de transport permettant la réduction des coûts de transport, le développement des échanges et l’intégration des économies régionales.

La construction de cette route permettra la réduction de la longueur du couloir et devrait contribuer ainsi au renforcement de la compétitivité de la voie camerounaise comparée aux autres alternatives de désenclavement utilisées par les deux pays. Elle consolidera la fonction de transit du pays, le rayonnement international de ses infrastructures de transport et son positionnement comme plaque tournante des échanges commerciaux en Afrique Centrale. Dans ce contexte, le tronçon Batchenga – Ntui – Yoko – Tibati – N’gaoundéré reste le chaînon manquant pour assurer l’achèvement de la liaison internationale Douala – Yaoundé – N’djaména en empruntant l’itinéraire le plus court.

Par AA

Défis Actuels

Douala : les populations impliquées dans un projet d’accès à l’eau potable

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Une équipe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a outillé les habitants du quartier brazzaville dans l’arrondissement de Douala 3e dans le cadre d’un projet porté par la CUD. Zoom D

Une gestion participative. C’est cette formule qui est en train d’être appliquée dans le cadre du projet « Gouvernance urbaine pour la santé et le bien-être » dans la ville de Douala. Un projet mis en œuvre par la Communauté urbaine avec l’appui technique de l’OMS et le soutien financier de l’Agence suisse pour le développement et la coopération. Il est question de mobiliser dans les 6 communes d’arrondissement de Douala, un réseau d’acteurs qui comprennent et promeuvent cette approche de développement. Il vient de démarrer dans la commune de Douala 3e notamment le quartier Brazzaville, où des parties prenantes telles que les associations des jeunes, le comité de développement ont été capacités sur la gestion citoyenne des biens communautaires, et précisément les infrastructures d’eau potable.

Brazzaville, classé parmi les quartiers les plus vulnérables de la ville de Douala, connait en effet des problématiques d’accès à l’eau potable. Le réseau de la société nationale de distribution d’eau y est présent. Seulement, il n’est pas accessible à une bonne partie de cette population dont la majorité vit avec peu de moyens. La majorité des habitants a pourtant des puits d’eau à domicile, mais elle n’est pas de bonne qualité. « On ne peut pas boire l’eau du puits et on n’a pas d’argent pour acheter de l’eau minérale. On souffre ici à Brazzaville pour le problème d’eau. », lance Christelle Kom, en se servant au robinet d’une citerne mobilisée ce jour par une entreprise citoyenne de la place.

En dehors des jours où cette entreprise sillonne le quartier pour servir de l’eau potable aux habitants, ces derniers, du moins ceux qui ont un peu de moyens, achètent le liquide de la Camwater revendue par les plus nantis. Le reste est exposé aux maladies hydriques. « Les gens sont malades par ce qu’ils ne boivent pas de l’eau potable. D’autres qui sont habitués à se laver avec l’eau du robinet, quand ils utilisent l’eau du puits ça leur donne des démangeassions », indique Jean Paul Ngassa, un riverain. Or, diverses initiatives, ont été prises par le passé pour ravitailler ce quartier en eau potable. C’est le cas de la coopération japonaise qui a fait don en 2013 d’un forage à robinets multiples à ce quartier. L’ouvrage a fonctionné quelques années et est à l’abandon depuis deux ans. Il en est ainsi d’autres points d’eau du quartier qui ne fonctionnent plus. Une équipe de l’OMS en visite dans le quartier le 18 février dernier, a ainsi amené les populations à poser le diagnostic de cette situation et à proposer elles même des solutions. L’idée étant qu’elles s’impliquent dans la gestion des affaires qui concernent leur communauté, à travers des équipes multidisciplinaires qui ont été mises sur pied pour mener des actions de terrain. « On attend des populations qu’elles s’approprient de ce projet. Les solutions doivent venir des populations elles même et qu’il y ait une meilleure gouvernance dans ces différents quartiers. Le rôle de ce projet c’est de renforcer ces populations pour leur donner des outils nécessaires pour pouvoir faire face aux difficultés qu’elles rencontrent dans leurs quartiers » explique Dr Irène Yakana, en charge du programme de santé familial à l’OMS.

C’est en 2020 que la ville de Douala a été sélectionnée en même temps que 4 autres villes dans le monde pour bénéficier de ce projet de gouvernance urbaine qui porte sur plusieurs axes. Entre autres, l’accès l’électricité, à l’eau potable, le désordre urbain. Ces problématiques seront prises en charge dans d’autres communes de la ville. Le projet allant jusqu’en 2028.

Défis Actuels

La finale de la Coppa se profile sur StarTimes

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L’AC Milan et l’Inter, qui occupent également la première et la deuxième place en Serie A, s’affrontent en demi-finale aller de la Coppa Italia à San Siro mardi prochain.  

Bien qu’ils aient remportAé 12 titres à eux deux, leur dernier triomphe remonte à plus de 10 ans, où l’Inter a battu Palerme 3-1 pour remporter la Coppa pour la septième fois.

Milan, quant à lui, a pu compter sur les prouesses d’Oliver Giroud et de Rafael Leão pour se qualifier pour les demi-finales. Les deux hommes ont marqué cinq buts à eux deux lors des deux matches que les Rossoneri ont disputés dans la compétition jusqu’à présent.

Ils ont pris le relais en l’absence du vétéran Zlatan Ibrahimovic, qui devrait manquer les matches de la demi-finale en raison de problèmes d’Achille.

Bien qu’il ait remporté six titres de Serie A et trois Supercoppas, le Suédois n’a toujours pas remporté la Coppa Italia et, à 40 ans, il est probable qu’il n’aura plus beaucoup d’occasions.

Les deux équipes se sont affrontées en championnat au début du mois, et Giroud a marqué les deux buts pour Milan lors de la victoire 2-1 en revenant de l’arrière. 

Simone Inzaghi, l’entraîneur de l’Inter, a quant à lui remporté la Coppa trois fois en tant que joueur avec la Lazio et une fois à la tête du même club.

L’entraîneur de 45 ans a renforcé son équipe pendant la pause hivernale en recrutant l’international allemand Robin Gosens en provenance de l’Atalanta, mais le milieu de terrain souffre toujours d’une blessure, ce qui laisse planer le doute sur sa disponibilité pour le match de mercredi.

La Juventus, qui compte plus de victoires en Coppa que n’importe quel autre club (14 fois), entame sa mission de reconquête du titre mercredi avec un déplacement à la Fiorentina.

Le club de Florence a connu son propre succès dans la compétition, remportant six Coppa, mais aborde le match contre les Bianconeri en tant qu’outsider.

Après avoir pris du retard sur leurs rivaux milanais en championnat, la Coppa pourrait bien être la meilleure chance pour la Juventus de remporter un trophée cette saison et l’entraîneur Massimiliano Allegri est conscient de cette opportunité.

« Nous jouons pour gagner la coupe, évidemment tout dépend de comment les choses se passent », a déclaré Allegri aux médias italiens.

Les deux matches seront retransmis en direct et en exclusivité dans toute l’Afrique sur les chaînes de StarTimes, le premier opérateur de télévision numérique du continent diffusant toutes les meilleures actions de la Coppa Italia.  

Agroalimentaire : les importateurs accusés de bloquer la production de la farine de féculent

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Le processus de substitution de la farine de blé par celle des féculents locaux reste à la traine, malgré la disponibilité des mesures prises au plan techniques.

Le processus de substitution de la farine de blé par celle des féculents locaux est toujours bloqué, malgré le fait que tout est fin prêt au plan technique pour assurer la production. « Les rapports sont disponibles. Il y a même eu un projet de structuration des producteurs locaux. Il y a certains blocages qu’il faut lever, mais tout est prêt au plan technique », a indiqué le présdent de la Coalition pour la production nationale au Cameroun, Louis Marie Kakdeu dans une interview publiée ce 17 février dans les colonnes du quotidien public Cameroon tribune (CT).

Selon Louis Marie Kakdeu, approché par Investir au Cameroun, ces blocages viennent principalement du lobby des importateurs qui craint une perte des parts de marché. « Il s’agit en fait des meuniers membres du Groupement des industries meunières du Cameroun (GIMC). Selon nos informations, c’est eux qui ont bloqué le processus aux Minepat alors que notre groupe de travail n’avait que deux mois de mandat devant permettre au ministre de prendre la décision », précise le président de la Coalition pour la production nationale au Cameroun. « Le deuxième blocage est l’affection du ministre Motaze aux Finances. Son successeur n’a plus traité le dossier avec le même intérêt », ajoute-t-il.

Pourtant le groupe de travail mis sur pied par Louis Paul Motaze, alors ministre de l’Économie, pour faire des propositions au gouvernement en vue de la promotion de la substitution de la farine blé par celle des féculents locaux, a rendu ses conclusions, tel que l’explique le président de la Coalition pour la production nationale au Cameroun, Louis Marie Kakdeu, qui dit avoir participé à leur élaboration comme chef de mission pour le septentrion.

Les membres du Groupement des industries meunières du Cameroun (GIMC) s’activent pour mettre les bâtons dans les roues du processus de substitution de la farine de blé par celle des féculents locaux, pour plusieurs raisons. Premièrement, les industries de ce groupement ont été installées pour écraser le blé et pas une autre céréale. « Donc, si nous devons faire la farine à base de tubercule de manioc, igname, patate ou autre, ces industries devront être révisées ou transformées pour être adaptées à la nouvelle donne », a reconnu le secrétaire du GIMC, Alfred Momo Ebongue, dans Cameroon Tribune du 17 février.

Ensuite, la disponibilité des tubercules en vue d’éviter la rupture de la chaine d’approvisionnement est une autre préoccupation. Pour certains boulangers, c’est la principale inquiétude. « Pour le blé, le besoin annuel est de 600000 à 800000 tonnes. Or avec la farine de manioc, il faudrait multiplier ces chiffres par dix au moins », soutient Christophe Essouga le responsable production de la boulangerie Calafatas à Yaoundé, interviewé par Investir au Cameroun.

18 MILLIARDS D’ECONOMIE

La troisième inquiétude relève du fait que selon certains, la farine de féculent pourrait être plus couteuse que celle de blé. Pour Christophe Essouga, la farine de blé reste plus compétitive même avec un sac de 50 kg à 25000 FCFA. Ce dernier évalue le sac de 20 kg de farine artisanale de manioc à 45 000 FCFA. Mais, selon d’autres experts, en passant à une production industrielle, ce prix devrait être fortement réduit. D’ailleurs, fait remarque le président de la Coalition pour la production nationale au Cameroun, le pays pourra faire des économies de 18 milliards de FCFA en devises dans le secteur meunier en substituant la farine de blé aux farines de féculent locales. Cette option aurait également des avantages nutritifs. Selon Louis Marie Kakdeu, l’incorporation de la farine de patate, de manioc, ou de plantain permettrait d’enrichir la farine de blé et de lutter contre la malnutrition qui frappe jusqu’à 36% d’enfants au Cameroun.

En 2020, le Cameroun a importé 860 000 tonnes de blé, révèle l’étude sur le positionnement stratégique de la filière fabrication des produits à base de céréales, rendue publique le 25 août 2021 à Douala par le Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN) camerounaises. Ces importations ont coûté environ 150 milliards de FCFA.

Défis Actuels

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