Pénurie de farine de blé : l’Etat crée des unités de transformation des farines de féculents

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Les tubercules et la banane plantain sont les filières concernées et les activités devront démarrer dès ce mois de mars ou avril prochain dans les zones pilotes définies.

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Le gouvernement soutient la transformation des farines locales. Le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural vient de décider de renforcer la production des farines à partir des tubercules et de la banane plantain. Des unités de transformation de taille moyenne d’une capacité tournant autour de 10 tonnes par jour vont bientôt être opérationnelles dans plusieurs régions du pays. La transformation des tubercules sera gérée par le Projet d’Investissement et de Développement des marchés Agricoles (PIDMA) dès les prochaines récoltes prévues au mois de mars et avril prochains. Les zones pilotes pour la mise en œuvre de cette activité ont été choisies. Il s’agit des régions du Littoral ( Bonomo ba Mbengue, Di-bombari, Edéa), le sud ouest ( SmallLikoko, Ekiliwindi), le Sud (Ngoulema-kong) et dans le centre ( Minkoa-Lobo). Le Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Agricoles (PDCVA) se chargera quant à lui de la filière banane plantain dans des localités du Littoral, du centre et de l’Est. Ces unités de transformation, apprend-on, devront être gérées par des coopératives. Quelques essais ont déjà été faits à ce titre avec de petites unités installées avec le concours du ministère de la promotion de la Femme et de la Famille. Ces informations ont été révélées lors de la conférence annuelle du ministère de l’Agriculture qui s’est tenue il y a quelques jours à Yaoundé. Le ministère de l’Economie aura également participé à la réflexion qui laisse envisager une possible option des farines locales à la place de la farine de blé ou tout au moins, l’incorporation d’une partie dans la fabrication du pain. Seulement, cette décision du gouvernement de créer des unités de transformation n’est pas la première. Des précédentes initiatives du même ordre n’ont pas porté de fruits. Des initiatives privées comme celle de l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC) n’ont pas aussi véritablement prospéré. Il était question d’installer une usine de transformation des tubercules de manioc et de patate en farine panifiable non loin de Meiganga dans l’Adamaoua. En 2020, le ministère du commerce avait ouvert avec les acteurs, la réflexion sur la possibilité d’incorporer de la farine dans la fabrication du pain et d’autres produits alimentaires. Ceci dans l’optique de réduire l’importation de la farine de blé, qui d’après l’INS occupe la 3ème place des importations des denrées alimentaires, après le riz et le poisson. Les boulangers s’étaient montrés ouverts à cette perspective. Seulement, avaient exposé une inquiétude sur la disponibilité des farines locales en quantité suffisante. Bernard Njonga, président de l’ACDIC affirmait en 2016, qu’une décision d’incorporer 10% de farines locales dans du pain impliquerait une production de 68200 tonnes de tubercules par an.

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