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Thierry Bineli Betsi : « la part de l’état Camerounais auraient pu être plus grande »

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Le Cameroun vient de signer une convention minière d’exploitation de fer de Lobe avec une entreprise chinoise, à la lecture de cette convention, quels commentaires pouvez-vous faire?

La convention minière signée entre l’état du Cameroun (représenté par le Ministère des Mines) et l’entreprise SINOSTEEL CAM S.A. et relative à l’exploitation du gisement de fer de Lobe présente bien des aspects positifs pour le Cameroun et ses citoyens. Pour les aspects positifs: la part belle faite aux camerounais par rapport aux différents postes à pouvoir et ou à compétence égale, la priorité sera donnée aux camerounais ; Il y a ensuite  le programme de développement social des populations autour du projet minier et la construction d’infrastructures socio culturelle, médicale, scolaire et sportive qui bénéficieront aux populations locales ;la formation professionnelle de Camerounais et le transfert des technologies ; la collection des différentes taxes prévues par le code minier 2016 et ce dès la première année d’exploitation. A ce sujet il faut noter que les grands pays miniers comme le Canada accordent aux compagnies minières des allocations appelées « taxes hollidays  ou holliday allowances» qui permettent aux compagnies d’exploiter les nouvelles mines pendant 1-3 ans sans payer de taxes. Cela permet aux compagnies de d’abord payer les intérêts contractés pour assurer la stabilité de la compagnie qui, par la suite aura plus d’aisance à payer les taxes. Mais il faut dire que c’est aussi une attitude risquée parce que le projet peut s’effondrer avant les 1- 3 ans, privant ainsi le pays hôte d’une source de revenue. Donc le fait que le gouvernement camerounais soit en mesure de prélever des taxes des la mise en marche du projet est aussi un aspect positif.

Quand on regarde ce qui se passe ailleurs en termes de contrat minier, peut-on dire que ce contrat a été bien négocié ?

Lorsqu’on compare avec ce qui se fait de mieux actuellement en Afrique et au Botswana notamment, la part de l’état Camerounais auraient pu être plus grande. Debswana qui exploite la plupart des gisements de Diamant au Botswana est un partenariat entre le gouvernement du Botswana et les géants De Beers-Anglo America ou la participation du gouvernement du Botswana est t de 50% et celle des multi nationales de 50%. Il faut noter que les 10% de part de l’État du Cameroun ont été acquis gratuitement et toute la question de savoir si l’État du Cameroun était en mesure de négocier une plus grosse part gratuitement ou alors d’acquérir à titre onéreux des actions supplémentaires.

De même, la réservation de 15% du concentré de fer produit à la transformation locale me parait utopique. La transformation du concentre de minerai de fer qui consiste à raffiner le fer à travers des processus de « roasting » et de « refining » requiert des investissements colossaux dont le retour sur investissement ne pourrait se faire avec le petit gisement de Lobe. La construction des usines cités plus haut ne peut être rentables que si les concentrés de Mbalam (lorsqu’il sera mis en production), du Congo et autre production régionales y sont acheminés.

Et comme j’ai des doutes réels quant à la mise sur pied d’un marché local de transformation du concentré de fer, il est clair que ces 15% seront reversés à SINOSTEEL comme le prévoit la convention.

Le projet mise en l’état original sur la réhabilitation du site minier ne me semble pas suffisamment bien élaboré et les montants y afférant ne sont pas clairs. De nos jours, tout projet de faisabilité d’un projet minier (incluant celui présenté par SINOSTEEL et dont je n’ai pas connaissance) comporte les couts de réhabilitation des sites miniers. Dans un souci de préservation de l’environnement, il est souvent exigé aux compagnies de verser une bonne part du montant alloué à la réhabilitation du site minier avant même de commencer le projet, car un projet minier est extrêmement risqué et une mine peut fermer à tout moment de suite de la variation du prix du métal d’intérêt économique. Et si la mine ferme après un an, il ne restera plus qu’une fosse béante qui ne sera plus jamais restaurée parce que les fonds y relatifs n’ont pas été prélevés bien à temps.

Au sein de l’opinion, plusieurs voix pensent qu’il s’agit d’un contrat de dupe, quel est votre point de vue et pourquoi ?

Il n’y aucune entreprise humaine qui soit parfaite et qui puisse faire l’unanimité. Il est aussi clair que l’opinion que se font les Camerounais de cette convention a été grandement influencée par les sorties des acteurs politiques nationaux qui ont publiés des montants astronomiques que toucherait la partie chinoise au détriment de l’État du Cameroun qui percevrait des miettes. Les calculs faits par l’honorable Cabral Libii par exemple sont faux car ne prennent pas en compte beaucoup de paramètres. Et tels que présentés, ces montants ne pouvaient que logiquement choquer les Camerounais.

Il faut savoir qu’être en possession d’un million de tonnes de minerais de fer par exemple, ne veut pas dire qu’on a un million de tonnes de Fer. Le minerai de fer contient des minéraux d’intérêt économique qui contiennent le fer et beaucoup de minéraux de gangue sans valeur qu’on met à la poubelle. Donc sur un million de tonne de minerai a 33% de fer, il y’ a seulement 330 milles tonnes de fer. Et en plus, il faut tenir compte du taux de récupération qui, dans le meilleur des cas en ce qui concerne les gisements de fer peut se retrouver aux alentours de 60%. Des lors, il ne ressortira du million de tonne de minerai de fer que seulement 198 milles tonnes de Fer.

De même, lorsqu’on a 4 millions de tonnes de concentré de fer, cela ne veut pas dire qu’on est en possession de 4 millions de tonnes de fer. Comme je l’ai dit plus haut, il faut transformer le concentré de Fer qui est soit de l’hématite ou de la magnétite ou autre minéral, en retirant les éléments sans intérêts économiques (comme l’oxygène majoritairement et d’autres éléments traces et pénalisant comme l’Aluminium et le Phosphore). En fin de compte, les quatre millions de tonnes de concentré titrant 64% de fer ne donneront que 2.5 millions de tonnes de fer.

Aussi, dans les calculs qui font état de ce toucherait la partie chinoise, les couts de production du minerais, d’enrichissement du minerais et de purification/raffinerie du concentré ne sont jamais pris en compte. Ces couts sont pourtant énormes. Par exemple, purifier le concentré en cassant les liaisons Fer-Oxygène qui sont très solides et demandent beaucoup d’énergie.

Enfin, les taxes tels que prévus par le code minier de 2016 n’ont pas été prises en compte. Et les taxes, faut- il le souligner ne s’appliquent que sur le profit (revenues-couts). Donc au regard de tous les paramètres décrits tout haut, il est clair que le profit de la partie chinoise est très loin de montants qu’on a entendu çà et là ces dernier jours et qui ont contribué à assoir l’opinion défavorable qu’ont les Camerounais de cette convention.

Donc en clair il ne s’agit point de contrat de dupe et comme je lai dit sur la section relative aux commentaires de la convention ; les intérêts du Cameroun et des Camerounais me semblent préservés. Mais c’est indéniable qu’une bien meilleure copie aurait pu être délivrée.

Malgré le potentiel minier supposé du Cameroun, on constate que les grandes compagnies ne sont pas attirées, à quel niveau se trouve le problème selon vous?

Sans aucun doute le Cameroun regorge d’un potentiel minier qui se traduit par des ressources en diverses commodités. Mais ces ressources doivent entre converties en Réserves qui sont la part économiquement rentable des ressources indiquées et mesurées. Et la conversion des ressources en réserves demande beaucoup d’investissement et le passage de la ressource à la réserve ne se fait pas du jour au lendemain et il faut garder en esprit que les notions de ressources et de réserves sont grandement dynamiques.

La plupart des projets miniers sont à divers stades d’exploration et à ces stades sont réputés être entretenus par les prospecteurs (individuels ou en association) ou par les compagnies « junior ».  Les juniors généralement vendent leur projet aux « senior » lorsque le projet est à un stade d’exploration suffisamment avancé et que les ressources et réserves du projet ont été bien définies. Donc c’est normal que « senior » ne soient pas très présents pour le moment. Par contre, ce qui est anormal c’est que des « junior » sans moyens financiers et sans expérience avérée en matière d’exploitation aient pu acquérir des licence d’exploitation. C’est le cas par exemple de Sundance et Geovic qui, on ne sait trop par quelle alchimie se sont accaparés des projets miniers de Fer de Mbalan et de Ni-Co de Nkamouna, respectivement. Il est clair qu’à ce niveau il y’a eu un disfonctionnement criard et peut-être des prises d’intérêt et autres malversations de Camerounais proches des sphères de prises de décision pour attribuer un permis d’exploitation à la junior Australienne Sundances Resources. D’ailleurs le retrait du permis d’exploitation de Sundance par la Présidence de République Illustre à suffisance le contexte obscur et de « mapartisme » pour emprunter a Hubert Mono Ndzana, dans lequel a été attribué la licence d’exploitation a Sundances Resources et à d’autre Juniors dont les camerounais d’influence ont tôt fait de s’accaparer des postes de direction. Donc il est clair que si de telles pratiques perduraient les grandes compagnies ne viendraient pas faire nid chez nous.

Par ailleurs, la taille (tonnage) de nos projets miniers peut aussi expliquer l’absence des compagnies seniors qui, pour certaines ne s’intéressent qu’aux « éléphants » Si d’aventure un gisement de la taille du Projet Simandou en Guinée Conakry était découvert au Cameroun, il est clair que des « major » comme Rio Tinto s’intéresserait au projet. De même la découverte d’un projet susceptible de contenir 10 millions d’onces d’or, attirerait les grands tels que Newmont, Barrick ou Goldfiels.

Que doit faire le Cameroun pour  se montrer plus attrayant auprès des grandes compagnies ?

Pour ce qui est d’attirer les compagnies, le Cameroun doit investir davantage sur les plans de la connaissance géologique et des infrastructures et avoir un système de taxation qui non seulement attire les investisseurs mais aussi ne sacrifie pas les intérêts du Cameroun. Sur le plan géologique, le Cameroun à travers ses organismes compétents tels que l’Institut de Recherche Géologique et Minière et le Ministère chargé des Mines, doit contribuer davantage et de manière significative à la collection des informations géologique, géochimique et géophysique, à leur divulgation et surtout à leur mise à la disposition des compagnies d’exploration et minières. Une bonne connaissance de la géologie du Cameroun attirerait davantage des investisseurs.

Sur le plan des infrastructures, il faut noter que l’industrie minière est très gourmande en en énergie électrique. Les processus de concentration, et de « refining/smelting/roasting » nécessitent que le potentiel électrique camerounais soit densifié et amélioré. Il en est de même des réseaux ferroviaires et routiers. Il est vrai que lorsque le projet est important et que la construction des routes et chemins de fer peut se faire par les compagnies minières sans compromettre la profitabilité du projet, les compagnies le prendront à leur compte. Mais en retour l’absence de route, chemins de fer peuvent largement compromettre la viabilité d’un projet minier.

Le système de taxation doit être attrayant. Comme Je l’ai dit plus haut, certains pays accordent des crédits ou facilités fiscales aux compagnies en leur permettant de ne pas payer les taxes pendant les premières années d’opération. Bien que j’ai salué le fait que le Cameroun fait payer a SINOSTEEL les taxes prévues par le code minier de 2016 dès la première année de production, ceci peut aussi se retourner contre le Cameroun en faisant fuir les potentiels investisseurs.

Port de Douala. L’UE investit 4 milliards pour la modernisaion du terminal fruitier

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L’infrastructure qui entre dans le cadre de l’accompagnement de la filière bananes est aussi disponible pour d’autres fruits au même tarif pour une capacité d’accueil de  300 conteneurs.

La filière Bananes obtient un nouveau soutien dans l’amélioration des conditions de transport et d’exportation. Elle a bénéficié de l’appui de l’Union Européenne pour la modernisation du terminal fruitier du Port Autonome de Douala.   Ce quai  qui existait depuis plus de 20 ans, ne répondait pas aux exigences internationales en matière de manutention.  La nouvelle  infrastructure dont les travaux  ont duré plus de cinq ans  ont été réalisés par une entreprise de droit camerounais qui l’a rendue plus moderne et adaptée à ces normes.  L’investissement  financé par l’Union Européenne sous forme de subvention sans contrepartie porte sur un montant de 4,7 milliards de FCFA au profit du secteur représenté par l’Association Bananière du Cameroun (Assobacam).  Pour les acteurs de cette filière, ce terminal fruitier mixte moderne, au delà d’améliorer le transport, réduit de manière significative, les coûts de manutention. «  Le coût de la manutention  a baissé  d’environ 50% .  Ce qui nous amène, nous producteurs, à être plus compétitifs. Le travail qui a été fait est un  très grand facteur de réduction les délais »  précise Franklin Ngoni Ikome Njie, président  de l’Assobacam.

Philippe Van Damme, chef de délégation de l’Union Européenne au Cameroun indique également  en chiffres que « la chaîne du froid, de la station d’emballage jusqu’au navire est renforcée et garantit désormais  une meilleure qualité du produit.  Et puis, les délais  fixés par les transports maritimes sont davantage respectés et aucune marchandise n’est laissée au port ». L’ouvrage  a une capacité de branchement de  300 conteneurs, soit l’équivalent de 6000 palettes de bananes. Ceci pour une capacité de traiter annuellement 500 000 tonnes.  Il est doté  entre autres des guérites  pour l’accueil des conteneurs,  un poste de livraison d’une capacité de 1250 Kva,  300 prises avec chariots mobiles de 10 prises, un garage pour la maintenance des engins,  des équipements de manutention dont 6 remorques, 2 reachstackers etc.  L’Assobacam, apprend-on, a par ailleurs obtenu du Port Autonome de Douala,  une concession de 15 ans  avec une entreprise filiale de PHP

 Ce financement de l’Union Européenne intervient dans le cadre d’un programme intitulé Mesures d’Accompagnement à la Banane. Un programme qui existe depuis plus de 20 ans.  L’accompagnement de cette institution à la filière avait déjà permis à la production de bananes d’atteindre 300 000 tonnes avant 2018 avant de descendre à 200 000 tonnes du fait de la crise anglophone. L’appel du chef de la délégation de l’UE au Cameroun est que le gouvernement puisse améliorer « la situation politique et sécuritaire et le climat social dans les zones de production, facteurs importants du développement de la filière banane et toute activité agricole. « 

Fecafoot : Blaise Djounang pour remplacer Benjamin Banlock

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La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a un nouveau secrétaire général. Blaise Djounang assurera l’intérim du poste laissé par Benjamin Banlock jusqu’à la prochaine session du Comité exécutif. Dans un communiqué rendu public ce 24 mai 2022, le président de la Fecafoot informé l’opinion de la tenue d’une réunion du Comité d’urgence pour nommer à ce poste important inoccupé depuis le 18 mai dernier.

Aussitôt, des voix s’élèvent pour dénoncer cet acte qui ne rentre pas dans les prérogatives du Comité d’urgence. Mais l’acte est déjà posé. L’homme qui avait déjà été nommé chef du département juridique après le limogeage d’Albert Ayomba, va cumuler avec les fonctions de secrétaire général.

CTFP: Pierre Semengue contre-attaque

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Au lendemain de la tenue de la réunion du Conseil transitoire du football professionnel (CTFP), le général Pierre Semengue dénonce les programmations de matchs signés de Paul Mebizo’o, le Secrétaire général nommé par Samuel Eto’o, le président de la Fecafoot et qu’il a suspendu le 13 mai 2022. Pourtant la réunion de la veille à confirmé ce dernier parce que nommé par la tutelle à laquelle les membres du conseil ont fait allégeance.

C’est une fin de non recevoir que le président du CTFP oppose à ses collaborateurs du CTFP. Et donc que l’homme ne compte pas suivre la voie choisie lors de la réunion présidée par André Noël Essiane, le premier vice-président, en son absence.

Le communiqué du général Semengue

CTFP: Pierre Semengue baisse les armes au secrétariat général

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Paul Mebizo’o est désormais le seul secrétaire général du Conseil transitoire du football professionnel (CTFP). L’homme nommé par le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a été conforté par le conseil d’administration du CTFC au cours d’une réunion tenue ce 23 mai 2022. Dans le même temps, Henri Claude Mballa Owono, l’autre secrétaire général de l’instance nommé par le général Pierre Semengue il y a deux semaines, non seulement perd le strapontin mais s’en sort avec une recommandation d’une  »sanction exemplaire » pour une attitude irrévérencieuse envers un membre du Conseil.

La réunion a été présidée par André Noël Essiane, le vice-président du CTFP, le président Pierre Semengue étant annoncé empêché. En revanche, l’homme a été appelé à œuvrer à ramener  »l’orthodoxie dans la gestion des ressources humaines et financières ». Une résolution qui peut susciter de la curiosité tant hors micro, les communicants de la Fecafoot reprochent au président du CTFP une gestion des fonds qui ne cadre pas avec les usages administratifs.

Malgré la courtoisie qui a entouré la formulation des résolutions, il demeure que les résolutions trahissent peut-être les motivations de l’absence du patron du football professionnel. Lui qui recule difficilement dans ses éternels conflits avec la tutelle.

Les résolutions de la réunion du 23 mai 2022

CAN 2023: Le Kenya et le Zimbabwe éliminés par la FIFA

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Dans un communiqué rendu public ce 23 mai 2022, la Confédération africaine de football (CAF) informe l’opinion internationale que  »suite au maintien de la suspension du Kenya et du Zimbabwe de toutes activités par le Congrès de la FIFA, les deux associations ne participeront pas au deuxième tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Côte d’ivoire 2023 ». 

Une information qui concerne particulièrement le Cameroun, premier adversaire du Kenya en éliminatoires de cette compétition dans le groupe K. Ainsi, les joueurs convoqués par Rigobert Song Bahanag pour le stage préparatoire de ce match comptant pour cette campagne éliminatoire qui commence le 1er juin 2022, devraient se contenter de matchs de gala.

Le Kenya et le Zimbabwe sont sous le coup de suspension par la FIFA, pour  »interférence politique » dans les affaires des fédérations, la CAF les avait maintenus dans le tirage au sort. Mais il avait été prévu que ces deux pays ne prendront part aux matchs des éliminatoires que si leurs suspensions sont levées deux semaines avant le début de la campagne. La situation n’a pas changé, et la CAF à simplement disqualifié le Kenya (groupe K) et le Zimbabwe (groupe C) qui seront considérés comme perdants dans tous leurs matchs programmés. Et donc éliminés d’office de la participation à la prochaine CAN prévue en Côte d’Ivoire.

Limbe : le Seme Bach Hotel reprend vie après la pandémie Covid-19

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Incomparable destination située à 20 minutes de la Ville de Limbé dans la région du Sud-Ouest Cameroun. Tel un bijou placé en plein cœur de la foret, le Seme Bach Hotel s’impose par son luxe.  Retiré d’une ville de Limbe qui a doublement subi les effets pervers à la fois de la crise anglophone et de la pandémie du Covid-19, le Seme Bach Hôtel s’ouvre de nouveau aux touristes, qui disent y trouver un espace paisible.

Il aura suffi d’un matin. Sous le ciel bleu de Limbe, l’hôtel qui depuis la pandémie semblait mort a repris vie. « Les clients qui avaient leurs habitudes au Seme Beach, sont de retour. Nous travaillons à proposer quelque chose de nouveau pour attirer plus de clients », confie un cadre de l’hôtel.

Avec ses 03 restaurants qui donnent une  belle vue sur la mer, Seme Beach propose des variétés culinaires africaines. L’hôtel  dispose d’un hébergement 03 étoiles, des chambres climatisées avec bureau, armoire et salle de bain. On y trouve en plus un Centre de beauté et de remise en forme (KerSpa). L’hôtel donne également accès à un bar achalandé.

Le Seme Beach hôtel est entouré d’une nature exceptionnelle, de forêts et bordée par une côte spectaculaire aux abords duquel se trouve une piscine plantée de palmiers où s’extasient les clients. Un espace unique qui berce les visiteurs quand la nuit fait face à l’horizon.

Ce majestueux site touristique, situé entre le versant des roches montagneuses du Mont Etindè et la bordure de l’océan pacifique met à la disposition de sa clientèle une connexion internet via WiFi accessible gratuitement.

Electrification rurale : EDC connecte la ville de Kye-Ossi au réseau électrique

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Les populations de Kye- Ossi dans le département de la Vallée du Ntem, région du Sud Cameroun ont de quoi se réjouir. Grâce au Projet de renforcement d’extension, de transport,  de  distribution et de renforcement du réseau électrique d’EDC, avec le concours financier de la Banque Africaine de Développement (BAD), cette ville  camerounaise  va définitivement tourner une page triste page de délestage. La cérémonie d’inauguration y relative aura lieu demain mardi dans la ville éponyme. Cette ville qui partage sa  frontière avec trois pays voisins (la Guinée Équatoriale, le Gabon et le Congo), sera officiellement raccordée au Réseau national électrique, par le truchement du barrage de MEMVE’ELE. Mais avant cette ceremonie, les populations de Kye- Ossi, avec en tête les autorités de la ville, ont pu apprécier l’œuvre de EDC: la Fête Nationale du 20 Mai 2022, a été célébrée dans une ville resplendissante de lumière.  Prémices du bonheur qui sera désormais leur quotidien compagnon : de l’électricité 24h/24, 7j/7.

Enjeux économique et sécuritaire

Durant des décennies, la ville de Kye- Ossi n’a été éclairée  que quelques heures par jour, par le canal d’une centrale thermique vieillissante, et à laquelle il faut ajouter la difficulté de la société de distribution d’électricité, à trouver du gasoil pour le fonctionnement de celle-ci. Aussi l’activité économique n’a-t-elle jamais décollé à Kye-Ossi, avec le départ de plusieurs opérateurs économiques comme le Camerounais CONGELCAM, géant de l’importation et de la distribution du poisson frais, sans compter des marketeurs.  Avec la connexion au Réseau électrique national opérée par EDC, selon des autorités de la ville, de nombreux opérateurs économiques sont annoncés : SANTA LUCIA ( supermarché); TRADEX ( marketeur à capitaux publics camerounais), ainsi que des scieries. Toute chose qui donnera alors toute son importance à une ville de Kye-Ossi partageant sa  frontière avec trois pays voisins. Dans le même temps, EDC met fin aux railleries des voisins sur le Cameroun où, des décennies durant, Kye-Ossi n’avait de visibilité que par les lampadaires de la Guinée Équatoriale voisine : directeur général de EDC, le Dr Théodore NSANGOU a eu l’idée géniale, dans un premier temps, d’éclairer la ville aux lampadaires solaires. Ceux-ci, témoignent les habitants de la ville, font désormais concurrence à ceux du Gabon.

L’enjeu sécuritaire n’est pas en reste. Le raccordement de Kye-Ossi au Réseau national d’électricité par EDC, est aussi porteur d’un enjeu sécuritaire. C’est désormais une ville limitrophe à trois pays qui, est désormais électrifiée, facilitant ainsi le travail de sécurisation des frontières par les forces de sécurité.

Gratuité des branchements

Pour son projet d’électrification de 200 villages de la région du Sud, dont plus de la moitié pour la Vallée du Ntem, le DG de EDC, Dr Théodore NSANGOU, a tenu à  ce que branchements et compteurs soient offerts gratuitement aux populations.

<< ENEO n’a pour objectif que la recherche du gain. Il ne peut donc pas étendre son réseau de distribution d’électricité où il n’y a pas beaucoup d’abonnés. Ce qui n’est pas le cas de EDC qui, est une société d’État, et donc commise au bien-être des populations. Raison pour laquelle le DG de EDC, Dr Théodore NSANGOU a mis du sien pour que les branchements et les comptoirs soient gratuitement offerts aux populations>>, témoigne un professeur des lycées de la localité, et élite du coin.

 600 villages à électrifier

Dans son projet d’extension et de renforcement du réseau électrique, 600 villages donnés comme stratégiques, sont dans les petits cahiers d’EDC. Déjà 108 localités électrifiées dans le Nord Cameroun, et 150 à l’Ouest. Le projet d’extension et de renforcement du réseau électrique d’EDC, cible huit régions. Concernées par un autre projet, l’Est et l’Adamaoua  n’en font pas  partie. À cause de la crise anglophone, le projet reste inopérant au Sud-Ouest.

Journée mondiale des télécoms : un match de football pour célébrer le partenariat entre Huawei et Camtel

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La journée mondiale des télécommunications a été particulière pour Huawei et Camtel. Les deux géants des télécommunications ont à cette occasion, livré un match de football. C’était au stade d’Olembe dans la banlieue de Yaoundé.

En 90 minutes les employés des deux structures ont produit un spectacle empreint de cordialité, de convivialité, de fraternité et de professionnalisme. Les supporters venus très nombreux pour vivre cette rencontre ont également contribué à ce que la fête soit belle.  

Fadimatou Aboubakar, Conseiller Technique N2 qui représentait la directrice Générale de la Camtel lors de la rencontre n’a pas caché ses émotions.  « Huawei est un partenaire stratégique de la Camtel. Entre Huawei et Camtel, c’est une idylle douce pour le bien du Cameroun tel que voulu par le Chef de l’État Paul Biya », a-t-elle soutenu.

Partenariat de longue date

Les entreprises Huawei et CAMTEL (Cameroon Telecommunication), la société de télécommunications à capitaux publics, avec laquelle Huawei collaborent étroitement, dans le but de moderniser le dispositif des TIC au Cameroun.

Les deux partenaires font chemin ensemble dans plusieurs projets. Notamment dans le projet de connecter toutes les provinces du Cameroun au réseau de télétransmission et pour l’installation de la fibre optique sur l’étendue du territoire national camerounais.

Toujours dans le cadre du partenariat, Camtel et Huawei ont doté la police camerounaise d’un centre national de commandement de vidéosurveillance. L’infrastructure, fruit de la collaboration entre Cameroon Telecommunications (Camtel), l’opérateur historique national, et Huawei, a été officiellement inaugurée le 22 août 2019 par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Ce centre va collecter et traiter les images en temps réels de 2 000 caméras de vidéosurveillance soutenues par 65 antennes relais, déjà déployées à Yaoundé, Douala, Buea, Limbe, Kousseri, Waza, Garoua-Boulai, Bafoussam, Garoua et Kyé-Ossi.

Fecafoot : Benjamin Banlock interdit de sortir du territoire national

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Dans une note qui s’est retrouvée sur les réseaux sociaux, le procureur de la République près le Tribunal de Grande instance du Mfoundi informé le directeur de la Police des frontières et les commissaires des aéroports internationaux de Yaoundé et Douala, que Benjamin Banlock est interdit de sortir du territoire national. On y apprend que l’ancien secrétaire général de la Fecafoot fait l’objet de poursuites judiciaires ouvertes à la Police judiciaire. L’on ne sait pas officiellement ce qui est reproché à l’ex bras droit de Samuel Eto’o Fils à la Fécafoot. Toujours est-il que la note est signée le 19 mai 2022, soit le lendemain de la sommation faite par la Fecafoot au démissionnaire de remettre les clés de son désormais ancien bureau ainsi que le véhicule de fonction qui lui avait été remis.

La machine de la répression est définitivement lancée contre l’ancien patron de l’administration de la Fecafoot qui a démissionné le 17 mai en dénonçant la gouvernance et le management de son patron arrivé seulement le 12 décembre 2021, au lendemain de son élection. Lui qui est arrivé au même moment que son patron qu’il a eu à accompagner durant sa campagne électorale. Après avoir été licencié par Seidou Mbombo Njoya, l’ancien président qui l’avait sur proposition de Samuel Eto’o.

Sur le même sujet Fecafoot : Eto’o saisit la justice contre Benjamin Banlock

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