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Les championnats d’Afrique d’eSport : Un succès retentissant à Casablanca

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Les premiers Championnats d’Afrique d’eSport se sont terminés en apothéose à Casablanca ce 21 août 2024 à Casablanca, sous le regard de milliers de spectateurs aussi bien au Complexe sportif Mohammed V qu’en ligne. Cette compétition a été l’occasion de célébrer le talent des joueurs africains et de mettre en lumière l’essor de l’eSport sur le continent. Le Maroc a confirmé son statut de hub eSport en Afrique en accueillant avec succès cet événement majeur. Les infrastructures mises en place et l’engouement du public ont démontré la capacité du pays à organiser des compétitions internationales de haut niveau.

Sur les podiums, c’est l’Égypte qui s’est distinguée en remportant trois des cinq titres en jeu : Pubg mobile, Mlbb et MLBB féminin. Le Maroc, pays hôte, a également brillé, décrochant la deuxième place dans les catégories Pubg mobile et Mlbb synonyme de qualification au Mondiaux de Riyad 2024. La Tunisie et l’Afrique du Sud complètent le podium dans les autres catégories, soulignant la diversité des talents sur le continent africain.

Cette première édition des Championnats d’Afrique d’eSport a été un succès retentissant, grâce notamment au soutien indéfectible des autorités marocaines. La présence de Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, de Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et Mohamed Mhidia, Wali de la région de Casablanca-Settat, a témoigné de l’importance accordée à l’eSport au Maroc.

Le succès des Championnats d’Afrique d’eSport 2024, organisés par la Confédération africaine d’eSport (Aces) et la Fédération internationale des Sports électroniques (Iesf), en partenariat avec la Fédération royale marocaine des Jeux électroniques (Frmje), ouvre de nouvelles perspectives pour le développement de l’eSport sur le continent. La participation des équipes africaines au Mondial d’eSport permettra de mettre en lumière le talent africain sur la scène internationale.

Palmarès complet :

  • PUBG Mobile : 1. Égypte, 2. Maroc, 3. Maurice
  • CS:GO : 1. Tunisie, 2. Afrique du Sud, 3. Égypte
  • CS:GO Féminin : 1. Afrique du Sud, 2. Tunisie, 3. Égypte
  • MLBB : 1. Égypte, 2. Maroc, 3. Tunisie
  • MLBB Féminin : 1. Égypte, 2. Tunisie, 3. Maroc

Gabon : la SEEG rembourse 7,3 milliards à Aggreko et sauve Libreville d’un délestage général

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Au cœur d’un différend financier avec Aggreko, fournisseur de services énergétiques, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a récemment commencé à régler sa dette. D’après Joël Lehmann Sandoungout, le directeur général de la SEEG, l’entreprise a remboursé un peu plus de la moitié de ce qu’elle doit. En effet, ce mardi 21 août, un versement de 7,3 milliards de FCFA a été effectué par l’État gabonais via la SEEG, avec l’assurance que le solde serait versé « dans les prochains jours », comme rapporté par Gabon Actu.

Cette annonce intervient après la découverte, le 19 août, d’un vaste réseau de détournement impliquant des tickets Edan, des tickets prépayés d’électricité, au détriment de la SEEG. Ce réseau aurait été orchestré par des hommes d’affaires influents et certains prestataires de la SEEG. Peu de temps après ces révélations, Aggreko a exigé le paiement de 15 milliards de FCFA, correspondant à plusieurs mois d’arriérés, menaçant de couper l’électricité dans la région du Grand Libreville.

La crise financière qui en résulte, ayant déjà commencé à affecter l’approvisionnement en électricité, semble désormais sur le point de se résoudre. Dans une interview accordée à Gabon Actu, Joël Lehmann Sandoungout a déclaré : « Depuis mardi, la SEEG a versé 11 millions d’euros (environ 7,3 milliards de FCFA) à Aggreko en règlement partiel de sa dette », tout en réaffirmant l’engagement de l’État gabonais à honorer ses obligations financières.

Crise Minsep-Fécafoot: les positions se radicalisent

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La guerre entre le ministère des Sports et de l’éducation physique et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a pris une nouvelle vitesse ce 23 août 2024. Prosper Nkou Mvondo, membre du bureau exécutif de la Fécafoot, a expliqué qu’au terme d’une réunion tenue par visioconférence entre la Confédération africaine de football (CAF), la Fécafoot et la fédération namibienne de football, il a été décidé que le match se tienne à Garoua, en raison de l’indisponibilité du stade de Japoma proposé initialement par la Fécafoot. Le colonel Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), a rejeté cela : «ça ne se gère pas comme ça. On ne peut pas réunir la fédération de tel pays, la fédération de tel pays, pour une situation de terrain, sans associer celui qui offre le terrain. La fédération n’ pas de terrain… On doit envoyer une délégation de la CAF voir la situation. Ça ne se décide pas non plus par visioconférence. Vous avez vu, nous avons été obligé de délocaliser notre compétition récemment (le championnat d’Afrique d’athlétisme, Ndlr)». Indiquant qu’ «on est le 23. En 48h, un expert de la CAF peut venir vérifier. C’est à partir de ce moment-là seulement que la CAF peut décider… » Pendant qu’il développait encore, le représentant de la Fécafoot qui n’avait déjà pas pris place sur le siège à lui réservé, mais est resté en arrière, s’est levé promptement sur son siège : «Comme je suis un menteur, je préfère m’en aller », a lâché Prosper Nkou Mvondo, avant de prendre la porte de sortie.

La suite de la réunion préparatoire du match Cameroun-Namibie se fera sans la Fécafoot, mais avec Marc Brys le sélectionneur et ses collaborateurs nommés par l’Etat du Cameroun. A la fin donc, Narcisse Mouelle Kombi a tranché en maintenant Yaoundé comme site de la rencontre Cameroun-Namibie du 7 septembre prochain. « Le représentant de la Fécafoot a reconnu, in fine, l’impossibilité de jouer le mach à Douala. Il lui a été signalé qu’une option cavalière et impromptue pour une localité autre que Yaoundé, sans l’aval de l’Onies, aurait des incidences financières et logistiques difficilement soutenables par l’Etat, propriétaire des infrastructures sportives et pourvoyeur du budget de la compétition », peut-on lire dans le communiqué final. De son côté, la Fécafoot a mis sur pied une commission de préparation, prévoyant de la place pour les entités étatiques, mais avec côté staff, seuls les personnes nommées par Samuel Eto’o, son président. avec comme terrain du match, Roumde Adjia de Garoua.

Cemac : la Beac obtient un taux de souscription de 251 % sur son émission record de 250 milliards de FCFA 

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La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), l’institut d’émission commun aux pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, RCA et Tchad) a fait une nouvelle offre de liquidité aux banques commerciales le 20 août 2024. Cette injection d’un montant record de 250 milliards de francs CFA a connu un taux de souscription de 215,08 %. Les banques commerciales de la zone ayant exprimé des besoins de l’ordre de 627,7 milliards de francs CFA. Ce qui témoigne de l’intérêt des établissements de crédits pour les offres de la banque centrale. 

C’est le cinquième succès d’affilée de la Beac depuis la reprise des injections de liquidités dans le système bancaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) en juin. Au cours du seul mois de juillet, la Beac a effectué trois émissions, lesquelles ont toutes dépassé le taux de souscription de 200 %. D’après les résultats publiés par la banque centrale, les établissements de crédit se sont rués sur les 165 milliards de Fcfa émis le 2 juillet, 185 milliards de Fcfa le 23 juillet et 120 milliards le 30 juillet (taux de souscription de 425 %). Avant cela, le 18 juin, l’émission de 65 milliards de francs CFA de la Beac a été souscrite à 450%. 

Les reprises de liquidité permettent à la banque centrale de lutter contre la proportion de 20% de l’inflation qui serait d’origine monétaire, tandis que les injections lui permettent de contribuer à la croissance économique dont les prévisions annoncent une hausse à 3,3% en 2024 contre 2,3% un an plus tôt.

Importations de biens: 146 milliards de FCFA dépensés pour les machines et appareils mécaniques en Europe

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Le Cameroun est toujours attiré par les produits européens. Selon le service officiel des statistiques, les importations de produits originaires de l’UE ont augmenté de 4,4% en 2023. La valeur des produits importés a atteint 1 323 milliards de FCFA, contre 1 267 milliards de FCFA en 2022, soit une hausse de 84,7 milliards de FCFA. Cette augmentation reflète un regain des parts de marché des pays de l’UE, qui sont passées de 25,8% en 2022 à 26,5% en 2023, après un recul l’année précédente au profit des pays asiatiques. Les dépenses d’importation des machines et appareils mécaniques au Cameroun ont connu une augmentation significative de 14,7% en 2023, atteignant 146 milliards de FCFA contre 127,3 milliards de FCFA l’année précédente.

A en croire l’Ins, cette hausse reflète l’importance croissante de cette catégorie de marchandises pour la mécanisation et la transformation de l’économie camerounaise. Les machines et appareils mécaniques sont essentiels pour divers secteurs économiques, facilitant la modernisation et l’efficacité des processus industriels. Cette catégorie de produits a représenté 11% de l’ensemble des importations du Cameroun, soulignant leur rôle crucial dans le développement économique du pays.

 AUTRES PRODUITS ACHETES EN EUROPE

Les produits importés de l’UE sont très diversifiés. Parmi eux, les hydrocarbures, notamment les carburants et lubrifiants, représentent la source d’achat la plus coûteuse, avec une valeur de 297 milliards de FCFA, soit 22,4% de l’ensemble des importations en provenance de l’UE. La valeur des importations de carburants et lubrifiants a augmenté de 27% par rapport à 2022, avec une hausse spectaculaire de 541% des importations de carburant industriel, compensant une baisse de 30% du super carburant. Les céréales, notamment le blé et le méteil, sont des intrants essentiels pour la fabrication des aliments très consommés au Cameroun, tels que le pain, la semoule à couscous et les pâtes. L’année dernière, les importations de blé et de méteil en provenance de l’UE ont représenté 10,8% des produits importés, atteignant 142,7 milliards de FCFA, en hausse de 3,2% par rapport à l’année précédente.

La France reste le principal fournisseur de blé et de méteil au Cameroun, avec 35% des parts de marché au sein de l’UE, bien que cette part ait diminué de 21,8 points de pourcentage par rapport à l’année précédente, en raison de l’entrée de nouveaux fournisseurs tels que la Lituanie, la République Tchèque et la Lettonie. En 2023, le Cameroun a importé des machines et appareils électriques de l’UE pour une valeur de 69,3 milliards de FCFA, contre 66,5 milliards en 2022, soit une hausse de 4,2%. Ces importations sont cruciales pour le développement technologique et industriel du pays. Ces échanges, interviennent dans un contexte de l’Accord de Partenariat Economique (APE) ratifié en 2014 par le Cameroun. Ce mécanisme prévoit la facilitation des échanges avec les pays de l’Union Européenne, grâce au démantèlement des droits d’importation sur une sélection de produits provenant de l’Union Européenne et un accès total sans droit de douane au marché de l’UE pour les produits camerounais. Selon Business France, en 2022, le Cameroun a enregistré une hausse des importations de tracteurs et véhicules utilitaires.

L’accroissement a été estimé à +22 % entre 2021 et 2022, ce qui équivaut à une dépense de 58 milliards de FCFA. Cette augmentation s’explique principalement par la multiplication de projets d’infrastructures et le fort dynamisme du secteur logistique dans le pays. Les véhicules tracteurs et utilitaires sont de la catégorie de véhicules exonérés de 100 % des droits de douane dans le cadre de l’APE existant entre le Cameroun et les pays de l’Union Européenne.

Reminyo La Tendance : Un artiste au service de l’amour

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Tout a commencé au sein de l’orchestre des Brasseries du Cameroun, où le jeune artiste a fait ses premières armes en interprétant des chansons locales et en improvisant. Repéré pour son talent, il est rapidement signé par la maison de production Event House Entertainment. Ce natif de Yaoundé, est influencé par des artistes tels qu’Ange Ebogo, Mbarga Soukous et Manu Dibango, Reminyo La Tendance a développé un style unique, mêlant afro love et afro zouk.

Reminyo La Tendance, de son vrai nom Mbida Menye Remy Bienvenu, s’impose peu à peu comme l’une des figures montantes de la musique camerounaise. En 2020, il sort son premier single intitulé « Je t’aime ». Ce titre romantique, qui a rapidement conquis le cœur du public, lui a ouvert les portes de la scène musicale africaine. Sollicité dans plusieurs pays, comme la Côte d’Ivoire, le Congo et le Gabon, l’artiste confirme son potentiel. Fort de ce succès, il poursuit sur sa lancée avec la sortie de son nouveau titre « Bemalik » en 2024. Ce morceau, actuellement en promotion, aborde le thème de la déception amoureuse et invite à la réflexion sur le bonheur.

Au-delà de sa carrière musicale, Mbida Menye est un artiste engagé. Il utilise sa musique comme un vecteur de sensibilisation et souhaite transmettre des messages positifs à son public. Pour plusieurs mélomanes avertis, il est l’une des révélations de la musique camerounaise à suivre de près.

HAMASSAMBO BELLO : « Le budget programme est la clé pour asseoir la bonne gouvernance au sein de la collectivité »

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HAMASSAMBO BELLO, receveur municipal de la commune de Martap


Pouvez-vous nous expliquer le budget-programme et le passage des communes à ce mode de fonctionnement prévu pour 2025 ?

 Le budget-programme est un outil de bonne gouvernance qui vise à renforcer les capacités des collectivités territoriales décentralisées. Précisément au niveau des communes, il faut dire que le budget-programme, s’il est utilisé correctement, pourra non seulement créer de nouveaux postes de travail, mais aussi permettre aux maires de lutter efficacement contre le chômage des jeunes formés. Cet outil est également un élément clé pour asseoir la bonne gouvernance au sein de la collectivité.

Quelles sont vos observations concernant la mise en œuvre du budget-programme dans les communes pilotes ?

Vous voyez, partant des tâches, en passant par les activités pour arriver à la consolidation des différents programmes, il est essentiel que la commune dispose d’un personnel aguerri. Non seulement sur le plan de la réflexion, mais également sur le plan de la mise en œuvre des différentes activités et tâches orientées par le conseil municipal. Cependant, nous remarquons que ce basculement du budget des moyens au budget-programme se fait sans une véritable formation approfondie des différents acteurs, notamment des principaux collaborateurs de l’ordonnateur, à savoir le receveur municipal et le secrétaire général. Tout compte fait, l’État a déjà amorcé ce processus à travers un programme de 30 communes pilotes, mais nous constatons que cela avance avec beaucoup de lenteur.

 Qu’est-ce qui est fait au niveau de la commune de Martap ?

À Martap, par exemple, nous continuons à utiliser les techniques du budget des moyens, mais nous nous efforçons, après chaque exercice, de mettre en œuvre les techniques du nouveau budget-programme. Il faut dire que cela ne se fait pas sans difficulté. Nous remarquons que le basculement est assez complexe. Cependant, avec le problème de personnel en cours de résolution, le maire a pris conscience de la nécessité d’avoir un personnel vraiment aguerri pour faire face à cet outil. Cela permettra non seulement de consommer le budget avec une certaine efficacité, mais également avec efficience, dans la mesure où chaque tâche aura un responsable dédié, focalisé sur ce qui est attendu de lui. Nous n’aurons plus de responsables de tâches ou d’activités génériques. Il sera question de responsabiliser des personnes sur des tâches bien précises, avec des moyens conséquents, afin de permettre à la commune d’améliorer les conditions de vie des populations à la base grâce à des activités de développement. Cela permettra également de rendre la participation citoyenne de tous une réalité, car c’est ce que cet outil de programmation vise à établir dans notre pays.

Gestion des finances locales : Sim _ Ba, un frein à l’arrimage des CTD au Budget-programme

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Le logiciel Sim_ba, pilier de la gestion financière des collectivités territoriales décentralisées (CTD) au Cameroun, se révèle insuffisant pour répondre aux exigences de la réforme du budget-programme. C’est ce qu’a souligné Achille Basahag, directeur de la Comptabilité publique au ministère des Finances, lors de la dernière session du Conafil tenue en juillet 2024. En effet, lors de cette rencontre, il a été rappelé que : « Sim_ba était donc paramétré pour nous permettre de tenir cette comptabilité classique. Sim_ba n’avait pas toujours les fonctionnalités axées vers la performance, axées vers la production d’états financiers annuels certifiés, en l’occurrence le bilan d’une collectivité et son compte de résultats ».

Pour lui, l’utilisation disparate du logiciel Sim_ba par les CTD crée un véritable patchwork comptable, empêchant toute vision globale et cohérente de la gestion financière locale. « Au niveau de Martap (dans la région de l’Adamaoua, Ndlr), nous avons le défi de l’électricité. On ne parvient pas véritablement à travailler en réseau, parce que les techniciens nous ont prouvé qu’il serait difficile pour nous, avec les capacités d’énergie que nous avons, de pouvoir installer et utiliser de façon convenable cet outil du point de vue du réseau. C’est pourquoi, jusqu’à présent, au niveau de la commune de Martap, le progiciel Sim_ba est utilisé en monoposte. Toute chose qui freine l’engouement de l’utilisation de cet outil », a confié Hamassambo Bello, receveur municipal de la commune de Martap. Et de poursuivre : « avec le défi du personnel, on ne parvient pas non plus à utiliser le logiciel Sim_ba de façon optimale. Au niveau de notre commune, en raison de ce manque de cadres formés, seuls le receveur et le secrétaire général manipulent cet outil avec aisance ».

Pour le gouvernement, il est urgent d’optimiser l’utilisation de ce logiciel afin de mettre en place un système d’information comptable intercommunal pour harmoniser les pratiques, faciliter le partage des données et améliorer la transparence de la gestion financière dans les collectivités territoriales décentralisées. Le passage au budget-programme, mis en œuvre en 2018, représente un défi majeur pour les communes, communautés urbaines et régions camerounaises, qui cherchent à trouver leurs marques dans ce nouveau cadre financier. Selon l’ingénieur statisticien Joseph-Clément Mbong, auteur du livre « Collectivités territoriales décentralisées au Cameroun : budgétisation par programme et mesure de la performance », il s’agit en effet d’un instrument de prévision des ressources et des charges d’une CTD pour l’année à venir, bâti autour des programmes concourant à la réalisation des objectifs assortis d’indicateurs de performance.

Pour parvenir à cette réforme, il faut « l’optimisation de Sim_ba pour accompagner la réforme au niveau des CTD », reconnaît Sophie Boumsoung, la Cheffe de Division de la Réforme Budgétaire au Minfi. Ce nouveau modèle de gestion financière, plus axé sur les résultats et les politiques publiques, requiert une adaptation des collectivités territoriales décentralisées (CTD). Pour mener à bien cette transition, 30 communes pilotes ont été sélectionnées en 2019 pour mettre en œuvre le budget-programme. Pour accélérer la mise en œuvre de cette réforme, le gouvernement a impliqué le Programme d’appui à la gouvernance financière (Pagfi) dans la modernisation de la gestion des finances des collectivités territoriales décentralisées. « C’est le Pagfi qui finance l’optimisation de Sim_ba. C’est un processus en cours », a confié Sophie Boumsoung.

Dans le cadre de la troisième phase du programme lancée en juin 2024 par le ministre des Finances à Yaoundé, l’initiative est activement impliquée dans la définition des méthodologies, l’élaboration des référentiels et la production des textes réglementaires nécessaires à la réforme, apprend-on de Sophie Boumsoung, alors qu’elle présentait les contributions du C2D aux réformes de finance publique le 31 juillet dernier à Yaoundé. Avec une approche intégrée et collaborative, le programme contribue à renforcer l’efficacité et la transparence de la gestion publique.

Crise : Passe d’armes entre Marc Brys et le SG de la Fécafoot

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« Je ne suis donc pas un béni oui oui. Et c’est dans cette logique de vérité et d’objectivité que j’ai accepté le poste d’entraîneur sélectionneur que m’a confié l’Etat du Cameroun pour laquelle vous la Fécafoot, êtes l’organe utilisateur. Ces valeurs m’ont toujours guidé durant toute ma carrière, et j’étais convaincu que je serai compris par la Fécafoot. Grande a été ma surprise de recevoir votre courrier, alors que je me serais attendu à recevoir des propositions relatives à l’organisation des prochaines rencontres, à la publication de la liste des joueurs convoqués, et les mesures prises pour nous éviter les cauchemars de la dernière fois ». Les propos sont de Marc Brys, l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables. L’homme répondait le 21 août dernier à une demande d’explication à lui servie par le secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Blaise Djounang souhaitait de la part de l’employé l’authentification de l’interview de l’homme parue dans le journal belge DH, et la démarche entreprise « pour dégager votre responsabilité ». Interview faite par Yves Tailderman et publiée le 17 août dernier, avec pour titre « Eto’o a réussi comme joueur, et pour le reste, il a échoué». Des propos mal accueillies par la Fédération camerounaise de football qui rappelle a priori à Marc Brys l‘article 28 du règlement du statut et du transfert des joueurs de la Fifa, qui définit l’entraîneur comme une «personne occupant une fonction spécifique au football, employée par un club ou une association… » Ce qui induit une posture de subalterne face à l’association, pour le cas d’espèce. Le technicien en chef des Lions indomptables avait 72h pour clarifier la situation. Il s’est exécuté dans les délais.

L’homme a saisi la perche pour déverser toute sa bile sur un « employeur » avec lequel il est en conflit depuis son arrivée au Cameroun. Avec un clash spectaculaire lors du regroupement de juin dernier sur le contrôle de la sélection nationale. La Fécafoot et le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) ayant chacun nommé des collaborateurs à l’entraîneur principal. Sans jamais se risquer à une réponse claire sur l’interview, objet de la demande d’explication, Marc Brys a dénoncé entre autres le clash de juin dernier, rappelant les violences verbales et physiques dont il a été victime à Luanda de la part de collaborateurs nommés par la Fécafoot, notamment le team press Thierry Ndoh, le médecin Dr Fotso. Regrettant de n’avoir pas vu la Fécafoot « condamner les agressions dont j’ai été victime et les insultes de toute nature contre ma personne et ma famille », l’homme dénonce le fait que « le matériel didactique… dans le cadre du déroulement des entraînements». De même « c’est toujours dans les réseaux sociaux que je prends connaissance des décisions de la Fécafoot soit me concernant, soit concernant l’équipe », fait-il observer.

La réponse de Marc Brys
La fin de la réponse de Marc Brys

De toutes les façons, « je ne suis pas l’ennemi de la Fécafoot. Jamais dans mes propos je ne cherche à heurter la sensibilité des uns et des autres et telle n’est pas mon intention», assure Marc Brys. « Il est important de souligner que tout ce qui vient d’être dit, c’est pour améliorer la collaboration et le fonctionnement de la sélection nationale», indique-t-il. Se félicitant d’avoir « un groupe formidable qui peut accomplir des grandes choses si chacun joue pleinement son rôle».

La demande d’explication

Alors que l’épisode du stade devant abriter le match Cameroun-Namibie n’est pas encore parvenu à son terme, la Fécafoot et le sélectionneur national Marc Brys ont ouvert un autre. Plus aucune occasion n’est négligée par l’une et l’autre partie qui s’étripent de plus en plus sans mettre les gants.

Infrastructures : L’autoroute Yaoundé-Douala déjà en état de dégradation

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Le préfet du Mfoundi vient d’ordonner la fermeture de la section Nkolbisson-Boumnyebel de l’autoroute Douala-Yaoundé aux véhicules lourds que sont les gros porteurs des agences de voyage, les camions de sable, les grumiers transportant des billes de bois et les camions citernes. C’est la substance d’un arrêté préfectoral signé ce 22 août 2024. Emmanuel Mariel Djikdent justifie cette décision par la « dégradation » de l’ouvrage et de ses accotements. Alors même que l’ouvrage n’est pas encore réceptionnée.

La plus haute autorité du département siège des institutions répondait ainsi à une instruction de sa tutelle, le ministre de l’Administration territoriale (Minat). Paul Atanga Nji qui la veille, écrivait au gouverneur de la région du Centre pour attirer son attention sur « la dégradation de l’autoroute Yaoundé-Douala par certains usagers», en citant nommément ceux mentionnés par le préfet du Mfoundi. Le patron de la territoriale instruisait son subalterne de la région hôte des institutions, « de prendre les dispositions nécessaires à l’effet d’interdire la circulation sur ce tronçon à tous les véhicules de transport et de marchandises ci-dessus identifiés ». Promettant que « les contrevenants à cette mesure de protection du patrimoine routier national devront, selon le cas, être interpellés et les véhicules concernés mis en fourrière assortis des amendes forfaitaires proportionnelles aux dégradations subies».

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