samedi, avril 4, 2026
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Pièces de monnaie: La Beac lance l’opération Billet contre pièces pour contrer la pénurie

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Depuis plusieurs années, la rareté des pièces de monnaie dans les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) est un frein aux transactions courantes. Au Cameroun, comme dans d’autres pays de cette zone, les petites coupures de 25, 50 et 100 francs CFA sont indispensables pour les échanges quotidiens, notamment dans les secteurs du commerce de détail. En réponse à cette situation critique, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) vient de trouver une solution pour faciliter la réinjection de pièces de monnaie dans le circuit économique.

À Douala, le chef de l’agence locale de la Beac, Armand Lengué Koum, a récemment invité dans un communiqué, les grands commerces à échanger leurs billets contre des pièces de monnaie. Cette opération, programmée tous les lundis, mardis et mercredis de 7 h à 10 h, cible en priorité les pharmacies, supermarchés, boulangeries et autres établissements de vente au détail.

L’objectif de cette démarche, selon les autorités bancaires, est de lutter contre la pénurie persistante de pièces de monnaie qui affecte particulièrement la capitale économique du Cameroun. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une directive émise par Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC, en août 2024. Dans la circulaire publiée au cours du même mois, le gouverneur déplorait la faible dissémination des pièces de monnaie, malgré un approvisionnement important en pièces de la gamme 2006, soit 150 millions de pièces de monnaie.

LES RAISONS DE LA PÉNURIE

La pénurie de pièces de monnaie trouve en partie son origine dans des réseaux d’exportation clandestins. Des circuits informels, notamment les salles de jeux, sont utilisées pour collecter ces pièces avant de les exporter vers des pays asiatiques, où le métal entrant dans leur composition est utilisé dans la bijouterie. Pour contrer ce phénomène, la Beac prévoit de lancer une nouvelle gamme de pièces de monnaie, fabriquées à partir d’un matériau moins attractif pour les usages non monétaires. Ce projet, qui s’étendra sur une période de cinq ans, nécessitera un investissement considérable, du fait du coût élevé des matières premières.

 Port de douala : deux nouvelles vedettes pour renforcer la surveillance

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 Les engins de dernière génération vont aider à veiller à la fois sur le plan d’eau et des côtes,  mais également à fournir des données.

Le 25 octobre dernier, Joseph Zaboto, conseiller technique N⁰3 près de la direction générale du Port Autonome de Douala (PAD), a présidé la cérémonie de réception provisoire de deux nouveaux équipements. Il s’agit de deux vedettes neuves de  dernière technologie.

De type SW27PB, ces équipements multi-tâches ont plusieurs utilités. Premièrement, ils seront utilisés pour la sécurité portuaire à travers la surveillance du plan d’eau et des côtes. Bien plus, ces vedettes sont dotées de propriétés qui leur permettent d’effectuer des relevés barymetriques et marégraphiques ainsi que la prise de diverses données. « Avec leur coque en Fiberglass Reinforced Plastic, leur cabine de commande Boat With Hardtop pouvant embarquer 6 à 7 personnes, des défenses en Rubber Fender D Type, d’une longueur hors tout de 8,29 m et une largeur moyenne de 2,5 m, avec un tirant à 0,5 m et un tonnage en déplacement de 2,5 t de capacité, ces embarcations viennent enrichir le parc d’engins nautiques du PAD », se réjouit l’entreprise.

Avec l’acquisition de ces deux embarcations, le PAD renforce un fois de plus son parc d’engins en accord avec sa politique de rénovation et de modernisation. La Régie du terminal à conteneurs par exemple s’est enrichi de 8 nouveaux portiques.  En  novembre 2023,  quatre grues à portique mobile de type Rubber Tyred Gantry (RTG), ont été réceptionnées, s’ajoutant aux quatre premières arrivées un mois plus tôt. Ce qui porte désormais à  12  le nombre de ces équipements qui n’étaient que 4 sous l’administration de l’ancien concessionnaire, Douala International Terminal.

Lions indomptables : Mouelle Kombi et Samuel Eto’o accordent leurs premiers violons

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Dans un communiqué de presse conjointement signé ce 1er octobre 2024, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), ont réaménagé le staff d’encadrement des Lions indomptables. Et ce sont les postes d’adjoints et du staff administratif qui sont touchés. Les adjoints nommés par les deux camps sont maintenus, sans ordre de priorités. Ainsi, François Omam Biyick et Cyprian Ashu Bessong qui avaient été nommés par le ministre restent en poste, mais comme « superviseurs analystes », alors que Martin Ndtoungou Mpile et David Pagou nommés initialement par le président de la fédération, restent les seuls adjoints de Marc Brys, respectivement numéros un et deux. De même, Idris Carlos Kameni et Alioum Boukar, respectivement nommés par la Fécafoot et le Minsep, restent en post comme adjoints en charge des gardiens de buts. Mouele Kombi gagne également au poste de préparateur physique avec Christophe Manouvrier qui reste en poste, pendant que Narcisse Tinkeu retourne subir son sort individuel. Lui qui avait été nommé à Moloundou, pendant que David Pagou était lui aussi envoyé à Salapoumbé, dans le feu de l’action. Tinkeu est le seul technicien sacrifié.

C’est dans les postes administratifs que les lignes ont bougé, avec des sacrifices dans chaque camp. Ainsi, les deux qui se sont déjà jusqu’ici mouillés au poste de coordonnateur des sélections nationales, à savoir Benjamin Banlock (Minsep) et Benoît Angbwa (Fécafoot), ont tous été mis de côté. Un autre ancien Lion indomptable, Timothée Atouba, hérite du poste, avec comme adjoint Serge Pensy qui était déjà en poste, et nommé par la Fécafoot, au détriment de Hervé Mveng que Mouelle Kombi avait nommé. Nicolas Alnoudji du camp de la Fécafoot, lui, est maintenu Team manager au détriment de Dany Nounkeu du camp Mouelle Kombi, ainsi que Thierry Ndoh (team press officer) préféré à Germain Noël Essengue initialement choisi par le Minsep ; et Pierre Arnold Ebolo comme agent de liaison du camp Eto’o Fils, plutôt que Didier Lobe.

Dans le staff médical, Dr Fotso que Samuel Eto’o avait nommé, est maintenu pendant que le Dr William Ngatchou quia plusieurs fois été au poste, retourne à ses affaires personnelles. Les kinésithérapeuthes Che Awah et Elias Kaleguem, tous nommés par le président de la Fécafoot au départ, sont en poste. Le Minsep n’en avait pas nommés.

Les signes annonciateurs étaient déjà perceptibles. La veille du dernier match des Lions indomptables en septembre dernier, Marc Brys avait assuré la presse que le problème du double staff était réglé. Mais la guéguerre n’avait pas cessé. Toujours est-il que, même si les Lions indomptables ne se sont pas entraînés en terre ougandaise ou se jouait le match, les bruits de bottes n’étaient plus aussi retentissants qu’avant. Et au retour au Cameroun, Marc Brys avait craché son venin face à la persistance de la crise, et avait menacé de prendre ses responsabilités. Face à cette menace dont le message n’était pas tout à fait clair, Ferdinand Ngoh Ngoh le Secrétaire général de la présidence de la République, avait reçu en audience le technicien en chef, tout comme le capitaine Vincent Aboubakar et le ministre des Sports et de l’éducation physique. Depuis, la guerre de tranchées se poursuivait désormais par milices interposées, mais les principaux acteurs étaient moins audibles. Jusqu’à la finale de la Coupe du Cameroun. A ce moment de clôture de saison sportive où tous les projecteurs sont braqués sur le footall, sport roi, l’opinion a découvert deux « ennemis » accorder leurs violons face aux caméras et aux yeux des milliers de spectateurs de la finale au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Mouelle Kombi et Samuel Eto’o se sont non seulement serrés la main, mais ont affiché une certaine complicité, le temps des cérémonies protocolaires aux deux équipes finalistes, et surtout lors du coup d’envoi, en se parlant plusieurs fois.

Et au sortir de cette occasion, surprenant le public, les deux ennemis intimes d’hier ont donné un nouvel élan à leurs relations. Dans le communiqué annonçant le réajustement du staff d’encadrement de la sélection nationale, les deux patrons du football camerounais « exhortent les Lions indomptables à tirer parti de cette sérénité renouvelée pour œuvrer à la relance du football camerounais voulue par le chef de l’Etat», et appellent le peuple camerounais « à continuer à leur apporter un soutien sans faille dans cette nouvelle dynamique».

Cela survient à quelques jours du prochain match des Lions indomptables, le 11 octobre prochain, contre le Kenya. Match que Samuel Eto’o a déjà unilatéralement programmé à Douala-Japoma. Avant même le passage de la mission d’inspection de la CAF. Tenant une réunion de préparation à laquelle il a convié les autorités publiques, alors même que le ministre en a programmé une. De son côté, Marc Brys a publié la liste des joueurs qu’il a présélectionnés pour le compte de ce match. Liste publiée sur les antennes de la télévision nationale, à travers germain Noël Essengue, le team press jadis nommé par le ministre des sports, avant que Marc Brys ne réponde aux questions de la chaine publique nationale, depuis l’étranger. Les prochains jours devraient confirmer ou non, la nouvelle dynamique.

Cacao : le prix moyen du kilo de fèves recule à 4 000 FCFA/kg dans les bassins de production

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Le prix du cacao au Cameroun reste sur une bonne dynamique, malgré une légère baisse par rapport aux pics observés plus tôt dans l’année, dépassant les 6 000 FCFA/Kg. Deux mois après le lancement de la campagne cacaoyère 2024/2025, les autorités annoncent un prix moyen de 4 000 FCFA par kilogramme de fèves, pratiqué dans les principaux bassins de production. Une constance qui continue d’offrir aux producteurs une opportunité de capitaliser sur la hausse des cours mondiaux.

Dans ce contexte, les autorités encouragent les cacaoculteurs à se concentrer sur la qualité de leurs récoltes et à privilégier les ventes groupées. Ces ventes, organisées sous l’égide de l’Office national du café et du cacao (ONCC), permettent aux producteurs de bénéficier de prix plus avantageux tout en réduisant l’influence des intermédiaires.

Le Cameroun a produit 266 725 tonnes de cacao au cours de la campagne 2023/2024, marquant une hausse de 1,17 % par rapport à la saison précédente. De cette récolte, près de 185 613 tonnes de fèves ont été exportées générant une masse monétaire de 265,3 milliards FCFA, en augmentation de 84%. Cette augmentation, combinée à une meilleure structuration du marché local, offre des perspectives positives pour les cacaoculteurs, malgré les défis de la volatilité des prix. Le gouvernement entend continuer à soutenir la professionnalisation du secteur afin de maximiser les bénéfices pour les producteurs locaux.

Arise IIP va investir 230 milliards de F pour construire une zone industrialo-portuaire au Cameroun

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ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), spécialiste de la conception et gestion d’écosystèmes industriels en Afrique, s’engage à investir 230 milliards de Fcfa pour la mise en place de la zone industrialo-portuaire de Dibamba, située au Port Autonome de Douala (PAD). Ce projet, couvrant 517 hectares, s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement 2030 (SND 30) du Cameroun, visant à diversifier l’économie et la rendre plus compétitive à l’échelle mondiale.

Cet accord de partenariat entre ARISE IIP et le PAD repose sur une ambition commune : renforcer les capacités industrielles du pays et faciliter le commerce grâce à un écosystème dédié. La zone ciblera neuf secteurs prioritaires, notamment l’agro-industrie, le bois, les matériaux de construction et les produits pharmaceutiques. Ces secteurs stratégiques permettront de transformer localement les ressources naturelles tout en attirant des investisseurs nationaux et étrangers.

Le projet prévoit plusieurs infrastructures modernes : une plateforme logistique multimodale (Dibamba Douala-Port, DDLP) équipée d’entrepôts et d’installations de stockage, visant à désengorger le trafic du port de Douala ; une plateforme industrielle (Dibamba Douala, DDIP) avec des infrastructures destinées à promouvoir l’industrialisation. Aussi, un guichet unique pour simplifier les démarches administratives des entreprises installées, et un centre de formation professionnelle pour renforcer les compétences locales.

La zone offrira aux investisseurs des incitations attrayantes, telles que des avantages fiscaux et douaniers, et un accès préférentiel aux marchés mondiaux. Chaque industrie sera implantée sur des parcelles de 5 000 m², conçues pour répondre à leurs besoins spécifiques. La zone sera connectée au port de Douala par la route nationale N3 et des voies maritimes, optimisant ainsi les flux logistiques.

En plus de stimuler la croissance économique, ce projet est également conçu pour respecter l’environnement, avec des mesures visant à protéger les zones sensibles. La création de cette zone industrialo-portuaire générera des milliers d’emplois directs et indirects, participant à l’industrialisation du Cameroun et à l’essor économique de la région CEMAC.

Gagan Gupta, fondateur et directeur général d’ARISE IIP, a souligné l’importance de ce projet : « En alliant notre expertise à celle du Port Autonome de Douala, nous allons créer un écosystème industriel de classe mondiale, qui valorisera les ressources locales, attirera des investissements internationaux et générera des milliers d’emplois. Ce projet incarne notre vision d’une croissance durable pour le Cameroun et toute la sous-région CEMAC. »

Sud-Ouest: le sous-préfet d’Idabato kidnappé

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L’arrondissement d’Idabato est sans sous-préfet depuis la nuit dernière. Roland Ewane a été enlevé par des hommes armés, aux environs de 2h. L’information non encore confirmée de sources officielles, est confirmée par des sources sécuritaires dans la zone. Sa famille se trouvant du côté de Yaoundé, le patron de l’administration dans cet arrondissement du Sud-Ouest, aurait été kidnappé seul.

Pour le moment, rien ne filtre des circonstances de cet enlèvement, mais « il est peu probable que ce soient les séparatistes», pense une source policière. Penchant plus du côté des pirates qui opèrent régulièrement dans cette zone frontalière avec le Nigéria. Déjà que la zone du département du Ndian dont dépend l’île d’Idabatao, ne souffre pas particulièrement des attaques des séparatistes. Mais la coïncidence avec le 1er octobre, journée considérée par les séparatistes qui se revendiquent de l’Etat virtuel de l’Ambazonie, laisse croire que ces derniers peuvent être une piste non négligeable à exploiter. L’on apprend que l’état-major du Sud-Ouest en en branle pour trouver les traces de Roland Ewane.

Gestion des ports: 39 milliards de FCFA dus par le groupe Bolloré aux ports de Douala et Kribi

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Des révélations, issues du rapport de la Commission nationale anti-corruption (CONAC), dévoilent des irrégularités financières majeures concernant les activités du groupe Bolloré au Port autonome de Douala (PAD) et au Port autonome de Kribi. Le dossier le plus préoccupant concerne le non-versement des pénalités de stationnement dues au PAD, par cette entreprise, à travers sa filiale Douala International Terminal (DIT).

A en croire la Conac, depuis 2005, cette société n’a jamais respecté ses engagements contractuels vis-à-vis du PAD, notamment la répartition des pénalités de stationnement entre DIT et l’Autorité Portuaire, prévoyant un partage à hauteur de 50 %. Ces pénalités se sont accumulées au fil des ans pour atteindre la somme faramineuse de 35,8 milliards de FCFA, réclamée par le PAD à la clôture de la concession de DIT en 2020.

L’impact de cette situation sur la balance financière de l’État camerounais est significatif, en particulier en raison de l’absence d’un investissement prévu dans un terminal portuaire de troisième génération. Cette lacune, combinée avec le non-paiement des pénalités et l’utilisation contestée de conteneurs vides, a fortement déséquilibré les intérêts communs des parties impliquées. En effet, la non-prise en compte de la partie variable des redevances a également creusé le fossé financier, exacerbant les tensions entre le groupe Bolloré et les autorités camerounaises.

PORT AUTONOME DE KRIBI

Dans le rapport de la Conac, le groupe Bolloré est également pointé du doigt pour des pratiques peu orthodoxes concernant l’exploitation du Port autonome de Kribi. Notamment des manœuvres orchestrées lors du processus d’adjudication des marchés de construction de cet espace portuaire. Pour finir, le bras séculier de l’Etat du Cameroun en matière de lutte contre  la corruption souligne que la dette de ce groupe envers le PAK s’élevait, à la fin août 2023, à la somme de 3,6 milliards de FCFA. Ce qui porte à 39 milliards de FCFA, la dette globale due par le groupe français à l’Etat du Cameroun.

SOUS-LOCATION DES MAGASINS DU PAD

 Par ailleurs, d’autres éléments viennent assombrir le tableau. La gestion des magasins portuaires par le groupe Bolloré, avec la complicité de responsables de la Chambre de Commerce du Cameroun, souligne la Conac, soulève des questions de transparence et de favoritisme. Selon un dénonciateur cité dans le récent rapport produit par cette institution, ces magasins, mis à disposition par le PAD, auraient été cédés en exclusivité au groupe français, sans respecter les procédures habituelles.

Cette cession lui aurait permis de s’accaparer des biens publics à des conditions avantageuses, notamment en sous-louant les locaux sans l’accord préalable des autorités concernées. Conformément à ses prérogatives, La commission nationale anti-corruption dit avoir saisi le Ministère des Finances afin de lancer les démarches nécessaires pour recouvrer les sommes dues

Gouvernance bancaire: Constant Metou’ou Amvela prend les rênes du conseil d’administration de la Bicec

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La Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec) entame un nouveau chapitre de sa gouvernance. Jeudi 26 septembre 2024, la banque a officialisé la nomination de Constant Metou’ou Amvela au poste de président du conseil d’administration (PCA). Cette désignation intervient après une vacance prolongée, consécutive au décès de Jean Baptiste Bokam en janvier 2024, qui avait dirigé le conseil pendant 34 ans. Constant Metou’ou Amvela est loin d’être un inconnu dans les cercles de la finance camerounaise. Diplômé de l’Institut supérieur de gestion appliquée (IGA) de Casablanca, avec une spécialisation en «Génie-financier », il a gravi les échelons au sein du secteur public et privé.

Ses diverses certifications obtenues auprès de l’Institut du Fonds monétaire international (FMI) et de l’École nationale d’administration publique du Québec (ENAP)  confirment sa solide expertise en gestion publique et en politique économique. Actuellement conseiller technique n°1 auprès du ministre des Finances, Metou’ou Amvela dispose également d’une vaste expérience au sein du ministère des Finances, où il a occupé plusieurs postes stratégiques, notamment en tant que contrôleur des banques et chef de la division de suivi.

Présent au sein de la Bicec depuis 2008 en tant qu’administrateur représentant l’État du Cameroun, Constant Metou’ou Amvela a joué un rôle clé dans les instances de gouvernance de la banque. Son implication au sein du Comité des risques et sa présidence du Comité d’audit lui ont permis d’acquérir une connaissance approfondie des rouages internes de l’institution. C’est donc en toute logique que sa nomination est perçue comme un choix stratégique, alors que la Bicec cherche à consolider sa position dans le paysage bancaire national.

Ce changement à la tête du conseil intervient dans un contexte où la Bicec a réussi à surmonter des turbulences financières majeures. En effet, l’établissement a traversé une crise marquante entre 2003 et 2013, avec un scandale de détournement de fonds estimé à 50 milliards de FCFA. Cette épreuve a laissé des traces, mais la Bicec, grâce à une réorganisation interne et une meilleure gouvernance, a retrouvé son dynamisme. Constant Metou’ou Amvela a joué un rôle actif dans ce redressement, notamment après le rachat de la banque en 2019 par le groupe marocain Banque centrale populaire (BCP), succédant à la Banque populaire caisse d’épargne (BPCE).

Cette transition managériale se fait à un moment où la Bicec confirme sa place parmi les leaders du secteur bancaire au Cameroun. En 2022, elle s’est hissée dans le trio de tête des banques locales. Après un recul notable en 2021, où son résultat net avait chuté de 61,3 % pour atteindre 2 milliards de FCFA, la Bicec a opéré une spectaculaire remontée en 2022. Son résultat net a bondi de 201 %, atteignant 6,1 milliards de FCFA, tandis que son bilan global s’est établi à 852,7 milliards de FCFA.

Pour Constant Metou’ou Amvela, cette nouvelle mission représente un défi de taille, mais également une opportunité de conforter le positionnement de la Bicec. Sa profonde connaissance de l’institution, acquise au fil des années, et sa lecture des enjeux économiques et financiers nationaux et régionaux en font un atout précieux pour la banque. Selon le communiqué officiel de la Bicec, sa nomination s’inscrit dans la volonté de l’établissement de renforcer son rôle de moteur du financement de l’économie camerounaise.

Avec un réseau de 40 agences à travers le Cameroun et une clientèle diversifiée de plus de 380 000 clients, la Bicec entend poursuivre sa dynamique de croissance sous la direction de son nouveau PCA. Le défi est de taille, mais la banque, déjà solidement ancrée dans le paysage financier national, semble en bonne voie pour relever les challenge à venir et contribuer au développement économique du pays.

Baisse du pouvoir d’achat : la Beac attentiste, malgré un taux d’inflation projeté à 4,2 %

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Malgré une baisse projetée de l’inflation à 4,2 % en 2024, le pouvoir d’achat des ménages dans la zone CEMAC reste sévèrement affecté. Les mesures prises par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) pour lutter contre l’inflation peinent à soulager les citoyens, confrontés à une hausse continue des prix des biens de première nécessité.

Les prévisions de la Beac montrent une réduction du taux d’inflation par rapport à 2023, où il atteignait 5,6 %. Toutefois, ce niveau reste supérieur à l’objectif communautaire de 3 %, laissant les ménages vulnérables face aux fluctuations des prix. « La pression sur les prix demeure forte », a reconnu Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Beac, expliquant que l’institution préfère maintenir une politique monétaire stricte, avec des taux directeurs inchangés.

Cette posture prudente est jugée nécessaire pour éviter une hausse incontrôlée des prix. Cependant, pour de nombreux citoyens de la CEMAC, notamment au Cameroun, les bénéfices de cette stratégie sont loin d’être visibles. En août 2024, les prix à la consommation y ont encore augmenté de 0,4 % par rapport au mois précédent, et de 3,8 % en comparaison annuelle. Une réalité qui ne fait que creuser les difficultés économiques des ménages.

En outre, les entreprises continuent de souffrir d’un accès limité au crédit bancaire, un autre facteur aggravant la situation économique. Bien que la Beac affirme que les banques commerciales n’ont pas de problèmes majeurs pour accéder au refinancement, les entreprises peinent à obtenir les financements nécessaires à leurs activités.

Parallèlement, la Beac poursuit ses efforts pour stabiliser la région à long terme, notamment à travers des projets d’import-substitution, en collaboration avec la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). Ces initiatives, si elles visent à renforcer l’économie de la CEMAC, tardent cependant à apporter un soulagement immédiat aux ménages, toujours confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat.

Criminalité Financière : Plus de 2,2 milliards de FCFA captés par le terrorisme en 2023

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« Dans le domaine de la lutte anti-blanchiment, l’Agence nationale d’Investigation Financière (Anif) a reçu 965 déclarations de soupçon contre 869 en 2022, soit une hausse de 11,05%en valeur relative », a révélé Rev. Dieudonné Massi Gams, président de la Commission nationale anti-corruption jeudi dernier lors de la présentation de l’état de lutte contre la corruption au Cameroun. A l’observation des données révélées au public jeudi dernier, la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement des activités terroristes a pris une tournure préoccupante au Cameroun en 2023. Selon le rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun, l’Anif a transmis 447 rapports aux autorités compétentes, couvrant des flux financiers d’un montant total de 1 665 milliards de FCFA. Représentant une hausse impressionnante de 180,01 % par rapport à l’année précédente. Les fraudes, qui représentent 50,56 % des dossiers, sont au cœur des suspicions avec une augmentation notable des montants concernés.

 La Conac révèle que les flux financiers repérés en 2023, indiquent que 65,52 % des dossiers ont été transmis aux services d’enquête et aux autorités administratives, principalement en raison de la situation sécuritaire. Les tribunaux civils ont été saisis d’affaires concernant le blanchiment d’argent, divers trafics et le détournement de fonds publics. Pendant ce temps, les tribunaux militaires ont pris en charge les cas liés au financement des activités terroristes et sécessionnistes, dont le montant total dépasse 2,2 milliards de FCFA. Les mécanismes de financement détectés incluent des escroqueries sur internet, l’utilisation de fausses identités pour recevoir des fonds de l’étranger, ainsi que des transferts via Mobile Money et les sociétés de transfert de fonds.

Hausse des déclarations de soupçon dans le secteur bancaire

Selon la Conac, les banques sont les premières pourvoyeuses de déclarations de soupçon avec un taux en hausse qui se fixe à 68,70% enregistrant une progression de 1,22% par rapport à l’année précédente. Les prestataires de Mobile money (4,25%), les établissements de microfinances (1,35%), la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (0,93) et les institutions financières spécialisées (0,93%) viennent respectivement après les sociétés de transfert de fonds en termes de déclaration. Les autres types de délits incluent, l’escroquerie sur internet (en légère hausse), les trafics divers (en baisse de 55 %), et le détournement de fonds publics (en hausse de 140 %). Le document de la Conac met en lumière une hausse significative des cas liés au financement du terrorisme, en particulier les activités des groupes sécessionnistes. Le nombre de dossiers dans ce domaine a bondi de 38,24 % par rapport à 2022, passant de 102 à 141 cas. Ces affaires représentent désormais 31,54 % des rapports transmis par l’Anif, classant ce type de délit en deuxième position parmi les dossiers traités l’année dernière.

Cette augmentation s’explique, justifie la Conac en grande partie par la situation sécuritaire fragile dans le pays. La présence persistante de Boko Haram dans la région de l’Extrême-nord et les mouvements sécessionnistes actifs dans les régions du Nord-Ouest et du SudOuest continuent d’alimenter ces financements illicites. Le rapport souligne également que cette hausse reflète l’engagement accru de l’Anif dans la lutte contre le financement des activités terroristes et sécessionnistes. Les dossiers relatifs à ces activités terroristes sont systématiquement transmis aux juridictions militaires et aux services spécialisés tels que « la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN), et le Ministère de la Défense (MINDEF), avec lesquels l’ANIF maintient une collaboration étroite », précise la commission.

En parallèle, d’autres formes de fraudes ont été identifiées. Les cas d’escroquerie sur internet (scamming) ont légèrement augmenté, passant de 18 à 22 entre 2022 et 2023. Les affaires liées aux faux documents, en revanche, ont connu une baisse de 20,51 %, avec 31 dossiers transmis, représentant 4,68 % de l’ensemble des cas. Ces infractions concernent principalement la falsification de documents financiers, l’usurpation d’identité, et l’achat de cartes bancaires avec de fausses identités. Cependant, le rapport signale également une baisse significative des trafics divers, en particulier ceux liés aux armes, à la drogue et aux produits miniers, avec une diminution de 55 % par rapport à 2022. Ces cas représentent désormais 2,01 % des dossiers transmis. En revanche, les détournements de deniers publics ont enregistré une hausse préoccupante de 140 %, passant de 5 à 12 cas en un an. Ces détournements représentent 2,68 % des dossiers de 2023. L’escroquerie en général est aussi en recrudescence, avec 10 cas recensés, tandis que les suspicions de corruption ont triplé, passant de 2 à 6 dossiers entre 2022 et 2023, soit une augmentation de 200 %.

 Accentuer la lutte contre le blanchiment de capitaux

Par un décret signé le 30 octobre 2023, le président de la République, Paul Biya, renforce la lutte contre le blanchiment des capitaux au Cameroun. Ce texte prévoit notamment la création d’une instance dédiée à « l’organisation et au fonctionnement du comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive ». Placé sous l’autorité du ministre des Finances, ce comité a pour mission d’élaborer et de coordonner les stratégies et actions nationales visant à combattre ces menaces. Le 23 juin 2023, l’organisme international chargé de surveiller la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme a décidé d’ajouter le Cameroun, ainsi que la Croatie et le Vietnam, à sa liste « grise » des pays sous surveillance renforcée. Ces pays sont considérés comme ayant des « lacunes stratégiques » dans leurs systèmes de lutte contre ces pratiques, mais se sont engagés à collaborer avec le Groupe d’action financière (GAFI) pour y remédier, dans le but d’éviter une inscription sur la liste noire internationale.

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