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Études à l’étranger: Le groupe Kalata s’allie à EF Education First pour garantir la réussite internationale des étudiants camerounais

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Le partenariat scellé le 6 octobre au campus de l’Institut Supérieur Kalata marque un tournant décisif pour les étudiants camerounais souhaitant poursuivre des études internationales. Bruno Nzume, directeur de Kalata International, a souligné l’importance de cet accord qui va permettre aux apprenants de se préparer avant leur départ à l’étranger. «L’objectif est d’éviter que les étudiants perdent une ou deux années en raison de lacunes linguistiques. Nous allons les former pour qu’ils soient compétitifs à l’échelle internationale », a-t-il affirmé.

EF Education First, fondée en Suède en 1965, s’est imposée comme un leader mondial des séjours linguistiques et des échanges culturels. Avec plus de 646 bureaux et écoles répartis dans une centaine de pays, l’organisation accompagne les jeunes dans leur préparation académique et linguistique. Selon Wael Elbordany, responsable Afrique de l’organisation, ce partenariat facilitera également les démarches administratives pour les étudiants, notamment en matière de visa et de constitution de dossiers.

Un accompagnement complet

Outre la préparation linguistique, l’Institut Supérieur Kalata et EF Education First ont mis en place des mesures pour garantir la sécurité des étudiants. «Nous avons pris des dispositions pour assurer des moyens de transport sécurisés et avons collaboré avec les forces de sécurité locales et privées», a précisé Bruno Nzume. Ces efforts témoignent de la volonté de l’institution d’offrir un cadre d’apprentissage serein et sécurisé aux futurs étudiants.

Le partenariat prévoit également l’ouverture d’une représentation officielle d’EF Education First sur le campus principal de Kalata. En outre, Kalata International Mobility Study and Travel Agency sera chargée de promouvoir les programmes linguistiques et éducatifs d’EF Education First à des tarifs réduits à travers le Cameroun. Chaque année, 50 séjours linguistiques et éducatifs seront offerts gratuitement aux étudiants méritants, avec des billets d’avion aller-retour, l’hébergement et la nutrition inclus.

Un avenir prometteur

Bruno Nzume se dit optimiste quant aux perspectives d’avenir. «Nous sommes sur une trajectoire ascendante en termes de résultats. Ce partenariat avec Education First ouvre de nouvelles opportunités pour nos étudiants », a-t-il déclaré. Pour lui, cet accord marque une étape cruciale dans la mission du groupe Kalata, qui est d’accompagner les jeunes camerounais vers une carrière internationale, tout en renforçant ses infrastructures pour assurer un cadre sécurisant et stimulant. Ce partenariat, véritable levier de transformation, promet de rendre les étudiants camerounais plus compétitifs et mieux armés pour affronter les défis des études à l’étranger.

Pour mémoire,  bien avant l’accord suscité, l’Institut supérieur Kalata a formalisé un an plus tôt, plus précisément le 25 octobre 2023, un partenariat avec College Canada. A l’époque Veronica Cartagenova, vice-présidente de Collège Canada, soulignait que ce nouveau partenariat va favoriser «l’admission directe des étudiants de Kalata pour des études à Montréal, l’octroi des bourses d’études canadiennes aux étudiants de Kalata. En outre, il y’a la possibilité pour les étudiants partis fréquenter au Canada de travailler tout en fréquentant afin de soutenir leurs parents dans le paiement de leur scolarité», a-t-elle précisé.

Cacao : les exportations de fèves chutent de 71 % sur un an

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La Direction Générale des Douanes (DGD) vient de publier la liste des principaux produits exportés hors pétrole brut et gaz naturel par le Cameroun au cours de la période allant de juillet à septembre 2024. De ce tableau, il ressort que le Cameroun a exporté 6 276 tonnes de fèves de cacao au troisième trimestre de l’exercice en cours, pour une enveloppe de 12,55 milliards de francs CFA. 

Dans un contexte pourtant marqué par l’envolée des prix du kilogramme de fèves qui ont atteint le record des 6 000 francs CFA au cours de l’année, ces quantités sont cependant en baisse de 71 % en glissement annuel, comparativement aux 21 724 tonnes de fèves exportées au troisième trimestre 2024 pour des revenus estimés à 23,05 milliards de francs CFA. Soit une différence de 15 448 tonnes en glissement annuel.

Rappelons qu’au Cameroun, la campagne cacaoyère 2024-2025 a été officiellement lancée le 8 août, dans un contexte économique particulièrement favorable pour la filière cacaoyère. « Cette campagne (…) se situe dans le prolongement de la précédente, marquée par une embellie sans précédent des cours et la consolidation du positionnement du Cameroun comme origine de référence en matière de qualité et de rétribution conséquente des producteurs, désormais parmi les mieux rémunérés au monde », promettait le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana.

Lors de la précédente campagne, 180 095 tonnes de fèves brutes ont été exportées en 2023, soit une baisse de 55 445 tonnes, générant des revenus d’un peu plus de 359 milliards de Fcfa. Cette somme représente une progression de 12,9% par rapport à l’année précédente et constitue 12% du total des recettes d’exportations du Cameroun pour 2023.

Service bancaire.CCA Bank consacre une journée à ses clients

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Le Directeur Général de la banque a fait le tour de plusieurs agences de la ville de Douala pour écouter les préoccupations des usagers.

Parler à cœur ouvert avec les dirigeants de sa banque. Les clients de CCA Bank Cameroun ont vécu cette expérience le 1 er octobre dernier, journée internationale dédiée à l’expérience client. Pour l’occasion, c’est la plus haute responsable de la banque, la Directrice générale elle-même qui s’est prêtée au jeu de questions réponses des usagers.

Tout type de problématique a été abordé. De la gestion des comptes au crédit bancaire, en passant par les exigences de la banque et même les dysfonctionnements dans le service. Sans tabou, les clients ont vidé leurs sacs  et ont obtenu des éclaircissements à toutes leurs préoccupations.  Pour le DG  Marguerite Fonkwen Atanga, l’expérience client est au cœur de la stratégie de CCA bank.  « Nous en avons fait un intérêt personnel pour la banque du moment où nous voulons développer davantage notre activité », précise –t-elle.

 En plus d’écouter les clients, cette journée  a aussi permis à la banque de mieux présenter ses produits et services et  de recenser les attentes de ses clients.  

 Pour CCA Bank, son principal atout est l’innovation pour une meilleure expérience clientèle. «  Au départ, les services étaient très basiques. A la banque, on faisait uniquement des retraits et versements. Aujourd’hui avec la digitalisation, lorsqu’on est couché dans son lit on peut faire toutes les opérations dans le monde entier. Nous ne sommes pas restés statiques nous évoluons avec le monde », indique Alvine Tiwoda, directrice générale adjointe de CCA-Bank.

Virginie kamga cliente  de CCA depuis pratiquement 12 ans apprécie la célérité dans le traitement des demandes. « La disponibilité des comptes. Quand on le veut où on le veut. Que ce soit pour le crédit scolaire ou autre chose ils sont assez rapides et promptes ».

 Les différents avis  des clients recensés tout au long de cette journée vont permettre à la banque d’ajuster ses produits et services.  « La particularité de cette journée est que nous amenons le client à dire ce qu’il ressent. Nous prenons la peine de mesurer le taux de satisfaction du client. Nous essayons de l’amener à devenir notre ambassadeur et à recommander la banque. Les produits qui sont mis à disposition des clients nous mesurons déjà s ils sont adaptés au type de client et en fonction des cibles nous essayons de réparer pour ramener les produits à chaque type et segment d’activités que nous explorons dans le marché », explique Isabelle Tebou, responsable de l’unité d’exploitation de l’agence d Akwa à Douala. 

Réaction

 Marguerite Fonkwen Atanga, Directrice Générale de CCA-Bank

 « La qualité de service est une nécessité vitale »

« La qualité de service et l’expérience client sont au centre de la stratégie de CCA Bank.  Nous voulons nous positionner dans l’industrie bancaire. Le seul défi que nous voulons relever est celui d’apporter à nos clients une belle expérience. Dans un environnement aussi concurrentiel, nous savons très bien que la qualité de service n’est plus un avantage, c’est une nécessité vitale. Nous avons mis en place tous les outils, tous les instruments et politiques pour pouvoir donner satisfaction à nos clients. Et pour cela, nous avons mis nos staffs en formation, nous leur avons donné des moyens pour qu’ils puissent implémenter, tout ce qui vient pour rendre nos clients satisfaits et être en attente ou rejoindre leur attente. C’est comme cela qu’à CCA-Bank, les produits que nous mettons sur le marché sont développés en fonction des besoins de nos clients. Nous parlons à nos clients avant le développement des produits et des solutions, pendant que les produits sont en train d’être vendus ou en train d’être mis sur le marché… Nous sommes conscients que le client est roi et nous faisons tout pour le traiter comme tel. »

Assainissement : le Minfi en guerre contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme

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Le rapport de la Commission nationale anti-corruption sur l’Etat de la Corruption au Cameroun en 2023 met la lumière sur un phénomène qui prend une ampleur inquiétante. Il s’agit du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme. Selon des données qui figurent dans le document susmentionné, l’Agence nationale d’Investigation Financière (Anif) a reçu 965 déclarations de soupçon en 2023 contre 869 en 2022, soit une hausse de 11,05% en valeur relative.Selon la Conac, les banques sont les premières pourvoyeuses de déclarations de soupçon avec un taux en hausse qui se fixe à 68,70% enregistrant une progression de 1,22% par rapport à l’année précédente.

Elles sont suivies par les prestataires de Mobile money (4,25%) et les établissements de microfinances (1,35%). Pour répondre à cette crise grandissante, le gouvernement camerounais, à travers la Direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire, a décidé de réagir en lançant une série de séminaires de formation à l’échelle nationale. Ces rencontres, qui se dérouleront dans plusieurs grandes villes du pays, comme Yaoundé, Douala, Limbé, Bafoussam et Garoua, visent à renforcer les compétences des dirigeants des établissements de microfinance dans la détection et la prévention des flux financiers suspects. Lors de la première session, qui s’est tenue le 1er octobre dernier à Yaoundé, Hayatou Sanda, chef de division des établissements de microfinance au ministère des Finances, a souligné l’importance de « doter ces dirigeants des outils nécessaires pour mieux identifier et signaler les transactions frauduleuses ».

UNE CRIMINALITÉ EN MUTATION FACILITÉE PAR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Cette offensive du gouvernement est perçue par plusieurs observateurs comme une réponse certes tardive, mais nécessaire, face à une criminalité financière en mutation. Le recours accru aux nouvelles technologies de paiement, notamment Mobile Money et les cryptomonnaies, rend les transactions plus difficiles à tracer et facilite l’anonymat des criminels. Cette sophistication croissante des techniques de blanchiment met à rude épreuve les systèmes de contrôle en place, souvent jugés fragiles. Selon l’Anif, les flux financiers illicites ayant fait l’objet de rapports transmis aux autorités compétentes en 2023 s’élèvent à 1 665 milliards de FCFA, soit une augmentation spectaculaire de 180 % par rapport à l’année précédente. Plus de la moitié des dossiers soumis concernent des fraudes, un chiffre qui témoigne de l’ampleur du phénomène. Pour certains experts, cette recrudescence est en partie liée à l’instabilité sécuritaire du pays, qui profite à des réseaux criminels transnationaux.

UNE RIPOSTE ADAPTÉE MAIS UN DÉFI DE TAILLE

La série de séminaires prévue en octobre n’est qu’un élément de la riposte globale mise en place par le gouvernement Camerounais, qui, il y a quelques mois, a officiellement procédé à l’installation des membres du Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’objectif affiché est clair : protéger le système financier national et couper les vivres aux réseaux criminels. Toutefois, il reste à voir si ces efforts suffiront à endiguer un phénomène en constante mutation, alimenté par des enjeux sécuritaires et économiques majeurs. « Face à la montée du blanchiment d’argent, il est crucial que le Cameroun continue à renforcer ses capacités de contrôle tout en mettant à jour ses outils de surveillance pour suivre l’évolution des menaces. L’implication directe des établissements de microfinance dans cette lutte représente un pas en avant, mais l’efficacité de cette stratégie dépendra de la capacité des autorités à anticiper et à s’adapter aux nouvelles formes de criminalité financière qui ne cessent d’émerger », indique un expert.

MDR: Me Paulin Djorwe succède à Dakole Daïssala

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Au sortir de la Convention extraordinaire du Mouvement C’était au cours de la convention extraordinaire du Mouvement démocratique pour la défense de la République (MDR) tenue ce 6 octobre 2024 à Maroua, Me Paulin Djorwe a été élu à la tête du parti fondé par Dakole Daïssala. Tournant ainsi la page de la transition qu’il assurait depuis le décès de son fondateur et premier président, feu Dakole Daïssala. Et du coup, celui qui avait déjà été nommé sénateur comme en remplacement de son parrain, conforte sa légitimité à ce poste.

Mais c’est une convention qui aura été perturbée par les autorités administratives du Diamare. Après avoir signé la déclaration de manifestation, l’autorité administrative s’est dédit. Me Djorwe a saisi le tribunal administratif qui a ordonné un sursis à exécution. Mais le sous-préfet a essayé d’empêcher la tenue des travaux, qui se sont tenus à deux endroits, après avoir fait l’objet de menaces de la part des forces de maintien de l’ordre. Finalement, Me Djorwe qui est combattu par l’un des fils de feu Dakole Daïssala, a été élu pour poursuivre son bail à la tête du MDR. Aussi, le Comité central a été renouvelé. Avec Boubakari Ahmadou comme 1er vice-président, chargé des relations extérieures, Souaressam Denis, 2ème vice-président chargé des relations avec les partis politiques et les alliances au niveau national, Habiba Louttie, 3ème vice-président, chargé des relations avec les autorités coutumières et religieuses. Yonga (sans prénom) est le nouveau secrétaire général, tandis que la trésorerie générale est confiée à Jean Moksia.

A l’occasion, les textes du parti ont été révisés. «La convention nationale extraordinaire prend acte de la réorganisation et de la modernisation du parti à travers l’adoption de nouveaux textes de base, ceci en vue de renforcer son fonctionnement et s’adapter au nouvel environnement de compétitions démocratiques libres et transparentes», peut-on lire dans la résolution de politique générale adoptée au terme des travaux.

Mais Paulin Djorwe n’est pas animé par l’esprit de challenge personnel. Ainsi, si le MDR annonce qu’il prendra part à la prochaine élection présidentielle prévue en 2025, le parti s’alignera pas son président, ni même un autre membre. Le MDR soutiendra le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dont le président national, Paul Biya, est le candidat naturel. «Fidèle à la ligne politique définie par le président fondateur, feu patriarche Dakolé Daïssala, qui a de tout temps consisté à soutenir l’action du président de la République, le MDR entend soutenir la candidature de Son excellence Paul Biya à la présidentielle de 2025. Nous nous préparons sereinement. Le parti est prêt. Nous engageons les militants dans ce sens », annonce une résolution du parti.

Voie de contournement de Yaoundé : 4 bailleurs de fonds pour financer le premier tronçon

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 «Le premier chantier en phase de maturation et de recherche des financements est celui de la construction de la voie de contournement de la ville de Yaoundé, qui est une rocade circulaire ceinturant l’ensemble de la ville de Yaoundé au niveau sa deuxième couronne périphérique. Une mission conjointe UE, BAD, BEI et BDEAC se rend au Cameroun à partir du lundi 07 octobre pour la finalisation des financements du T3 d’un linéaire de 22, 5 km». Ces assurances émanent du ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu). Elles ont été formulées au lendemain du lancement officiel des travaux de construction des voies de contournement de la sortie nord de la ville de Yaoundé.

Cette annonce constitue un tournant décisif pour ce projet dont le démarrage, attendu depuis 1 an, a été retardé par un manque criard de financements. Un handicap que le Minhdu tente de lever depuis des mois en multipliant les rencontres avec de potentiels investisseurs. La dernière en date remonte au 10 juillet 2024. A cette occasion, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain avait reçu une délégation conduite par Nikolaos Milianitis, chef de la représentation régionale Afrique centrale de la Banque européenne d’investissement.

Selon le compte rendu effectué par le Minhdu, les deux parties avaient à l’époque, discuté des mécanismes à mettre en place pour le démarrage en fin d’année 2024 du tronçon prioritaire T3 qui va de Nkozoa (RN1) à Minkoameyos (Autoroute Yaoundé –Douala). Si ces prévisions se concrétisent, le Minhdu pourrait faire mentir le Programme d’investissement prioritaire pour la période 2024-2026, qui a indiqué que le démarrage des travaux est prévu pour 2026 pour s’achever en 2030 pour un coût prévisionnel de 795 milliards de Fcfa.

CONSISTANCE DU PROJET

La voie de contournement de Yaoundé n’est pas seulement un projet routier. D’après le gouvernement, c’est une réponse globale aux défis de mobilité, de durabilité et de développement urbain de la capitale et de sa périphérie. Conçue pour contourner Yaoundé par sa deuxième couronne périphérique, cette rocade de 90 km «transformera profondément l’urbanisme de Yaoundé. Répartie en quatre sections, elle facilitera non seulement la circulation urbaine, mais optimisera aussi les échanges sous régionaux en réduisant le temps de trajet entre Douala et les pays voisins tels que le Tchad, la République centrafricaine et le Gabon. De plus, elle permettra d’éviter la traversée de la ville par les poids lourds en transit, allégeant ainsi le trafic interne», souligne le Minhdu. La construction de cette infrastructure routière va impliquer la réalisation de nombreux ouvrages d’art: 16 échangeurs, trois ponts, 13 passages supérieurs, un passage inférieur, ainsi que des dalots, garantissant une fluidité et une sécurité optimales pour les usagers.

VISION

La voie de contournement de Yaoundé s’inscrit également dans une vision de développement plus large, avec la création de pôles urbains modernes dans les communes périphériques de Yaoundé, Soa, Mbankomo, Mfou et Okola. Ces extensions, incluses dans la deuxième composante du projet, visent à désengorger le centre-ville en développant des zones d’habitation et d’activité en périphérie, mieux connectées grâce à la nouvelle rocade. «Un volet essentiel pour répondre à la demande croissante d’équipements urbains dans une ville en pleine expansion démographique», se persuade le gouvernement.

 Les impacts économiques et environnementaux attendus sont tout aussi significatifs. Sur le plan économique, les études prévoient une réduction notable des coûts de transport et une amélioration des conditions de circulation pour les usagers. «Le projet devrait dynamiser l’économie locale et régionale, en particulier dans les secteurs du commerce et du transport, grâce à un taux de rentabilité interne (TRI) estimé à 12%. Par ailleurs, le projet promet de réduire les émissions de carbone, en limitant les embouteillages dans la capitale et en favorisant une mobilité plus fluide. La VCY, en agissant comme une « ceinture verte » autour de Yaoundé, jouera un rôle majeur dans la conservation des espaces naturels traversés», rappelle le Minhdu.

Cependant, comme toute grande infrastructure, la rocade de Yaoundé ne se fera pas sans certaines répercussions sociales. L’expropriation de terres et le déplacement de plus de 1 600 ménages sont, apprend-t-on, inévitables, tout comme la destruction de cultures, de points d’eau et le déplacement de plusieurs tombes. Avec un coût total de près de 800 milliards de FCFA pour la construction de la voie, et de 442 milliards FCFA supplémentaires pour la viabilisation des nouveaux pôles urbains, la voie de contournement de Yaoundé représente l’un des projets les plus ambitieux du gouvernement camerounais.

PÔLE DE DÉVELOPPEMENT

En attendant le démarrage de la phase T3, Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a présidé, le 23 septembre 2024, l’atelier de lancement des études détaillées d’aménagement du pôle de développement urbain d’Okola, qui fait partie des 4 pôles dont la viabilisation est une composante du projet de la Voie de Contournement de Yaoundé. «Le site est stratégique car, situé aux abords du tronçon prioritaire de la voie de contournement de Yaoundé, l’un des projets infrastructurel le plus important. Cette voie de contournement qui traverse les communes d’arrondissement de Yaoundé 1,3,4 et 7 ainsi que 8 communes de l’aire métropolitaine parmi lesquelles Okola, vise à désengorger le trafic au cœur de la cité capitale, améliorer la mobilité urbaine, et dynamiser l’activité économique dans les zones périphériques. Le lien entre ces différents pôles urbains et la voie de contournement de Yaoundé est donc fondamental», a déclaré Célestine ketcha Courtès lors de l’atelier susmentionné.

A en croire le membre du gouvernement, «Les études lancées au cours de cet atelier doivent non seulement définir les orientations stratégiques de cet aménagement, mais aussi tirer pleinement parti de cette proximité avec la voie de contournement. Le pôle urbain d’Okola doit être un modèle de développement durable, capable de répondre aux défis de l’urbanisation rapide tout en s’inscrivant dans le cadre des ODD, notamment en matière de villes et communautés durables (ODD 11) et d’infrastructures résilientes».

Cameroun-Kenya : les 25 Lions de Marc Brys

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Marc Brys a pris les mêmes pour recommencer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2O25. Face à la presse ce 5 octobre 2024, l’entraîneur sélectionneur des Lions indomptables a rendu publique la liste des 24 joueurs qu’il a retenus pour la double confrontation entre le Cameroun et le Kenya les 11 et 14 octobre prochains à Yaoundé et Kampala. Le patron de l’encadrement technique des Lions indomptables n’est pas fan de changements. Ainsi, le gros de l’effectif est déjà connu.

Ce sont les mêmes au poste de gardien de buts : André Onana, Simon Omossola et Simon Ngapandouetnbu. En défense, Christopher Wooh et Michaël Ngadeu, Nouhou Tollo et Faï Collins, sont les piliers auxquels vont s’ajouter de jeunes talents comme Jackson Tchatchoua dont l’entrée face à la Namibie a boosté la dynamique offensive de la défense. Le milieu de terrain comprend sept joueurs, presque tous connus : seul Guy Kilama s’ajoute aux anciens que sont Zambo Anguissa, Carlos Baleba, Olivier Ntcham, Martin Hongla, Kunde Malong.

La liste de Marc Brys

Parmi, six de la dizaine de noms nouveaux que le technicien belge a annoncés comme frappant aux portes de la tanière des Lions indomptables : les défenseurs Enzo Boyomo, James Djeungoué, Guy Marcelin Kilama ; le milieu de terrain Martin-Beautrel Atemengue du Fc Ashdod en Israël; et l’attaquant Patrick Soko. Manquent à l’appel parmi ces bleus annoncés, les défenseurs Y. Dibango et Y. Bisseck, le milieu de terrain Eric-Junior Dina Ebimbe de Francfort et Nicky Belocko du FC Sion, l’attaquant D. Namasso.
Des anciens ont aussi cédé des places aux nouveaux. Ainsi, manquent à l’appel le défenseur Harold Moukoudi, le milieu de terrain Yvan Neyou, les attaquants Georges Kevin Nkoudou et Lamkel Ze. Ils rejoignent Jean Charles Castelleto qui n’était déjà pas présélectionné.

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Cameroun-Kenya: la présélection de Marc Brys

VIRGINIE DAGO: « Nous voulons soutenir le développement des ONG et OSC locales »

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VIRGINIE DAGO, Directrice de l’Agence Française de Développement au Cameroun

Quelle est la principale motivation de l’AFD à privilégier les financements directs aux Organisations de la Société Civile (OSC) et Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales, alors qu’elle avait auparavant recours à des financements indirects ?

Depuis trois ans, l’AFD a décidé de mettre en œuvre une stratégie visant à permettre aux Organisations de la Société Civile (OSC) et Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales, c’est-à-dire des pays dans lesquels nous intervenons, de bénéficier directement des financements. Toutefois, il y a des conditions : elles doivent avoir déjà reçu un financement indirect de l’AFD, soit en participant à un consortium avec une ONG internationale, soit en ayant bénéficié d’un financement du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC).

Pourquoi cette évolution ?

D’abord, parce que nous avons constaté qu’il est crucial, pour soutenir le développement d’un pays, d’encourager également le développement de ses ONG locales. Pour que celles-ci puissent grandir, elles doivent avoir accès à des financements. Cela fait partie de leur processus de maturation : leur donner les moyens d’acquérir une expérience, de prouver ce qu’elles sont capables de faire, et ainsi de répondre progressivement à des besoins plus importants. Récemment, j’ai discuté avec un participant venant du Niger qui m’a parlé de Karkara, une ONG qui a évolué de cette manière. L’idée est donc de soutenir le développement des ONG locales afin qu’elles ne restent pas éternellement des prestataires pour les ONG internationales. Nous savons aussi que les ONG locales sont souvent mieux placées pour comprendre les besoins et savoir comment s’adapter. C’est d’ailleurs pour cela que les ONG internationales travaillent fréquemment avec des ONG locales : ces dernières connaissent mieux le terrain, parlent la langue nécessaire à la communication et savent adapter leurs approches pour que leurs propositions soient adoptées par les populations.

Est-ce que l’AFD réussit avec ce nouveau mécanisme ?

Je dirais que nous réussissons parce que nous imposons plusieurs conditions. Les OSC et ONG nationales qui bénéficient de nos financements doivent prouver qu’elles sont capables de les gérer correctement, et de fournir les rapports exigés. À ma connaissance, cela fonctionne très bien. Je me souviens qu’à l’époque où je travaillais au Niger, des OSC locales me disaient : « Si on nous donne les mêmes moyens que les ONG internationales, nous pouvons faire un excellent travail. » Le problème était qu’elles étaient souvent sous-payées en tant que prestataires, et donc ne produisaient pas les mêmes résultats. Lorsqu’on leur donne les moyens nécessaires, elles sont en mesure de prouver leur efficacité.

 Dans quels domaines les OSC doivent-elles principalement intervenir pour obtenir un financement ?

 Nous collaborons principalement avec les ONG et OSC dans les secteurs de la santé, des activités génératrices de revenus, c’est-à-dire le soutien aux populations, ainsi que dans le domaine de l’éducation entre autres.

Plus de 102,6 milliards de FCFA accordés au secteur de la santé par l’AFD

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Entre 2009 et 2024, le portefeuille de santé de l’AFD au Cameroun s’élève à 156,2 millions d’euros, mobilisés à travers plusieurs mécanismes, notamment le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), des prêts non souverains et le Fonds d’Appui à la préparation et au suivi de projets. Ces financements sont destinés à améliorer l’accès aux soins, à renforcer les infrastructures sanitaires et à accompagner les initiatives locales en matière de santé publique.

 L’institution institution financière publique qui met en œuvre la politique de développement de la France, estime que « les projets financés permettent d’atteindre des populations vulnérables, souvent éloignées des services de santé, tout en renforçant l’échelon communautaire au sein du système sanitaire, au plus près des besoins des populations ». « Au niveau de l’Ambassade de France, au niveau du Service de coopération et d’Action culturelle (Scac), on intervient dans les actions santé en complémentarité de ce qui peut être fait par l’Initiative et l’AFD, un peu sur d’autres aspect qui vont être notamment les questions d’accès aux soins dans les zones en crise, en situation d’urgence avec des financement dédiés à la réponse d’urgence, mais aussi plus un accès aux soins de santé primaire, santé sexuelle en soutenant les initiatives d’organisation de la société civile locales, dans les localités plutôt reculées », a confié Anaëlle Roucou attachée de coopération à l’ambassade de France au Cameroun.

En 2024, le portefeuille global de l’AFD au Cameroun s’élève à 1,33 milliard d’euros, couvrant 65 projets dans divers secteurs. Près de 48 % de cette somme, soit 633 millions d’euros, est consacrée aux infrastructures et au développement urbain. Le secteur de la santé, quant à lui, représente 12 % de ce portefeuille, avec un financement de 165 millions d’euros, reflétant l’importance accordée à la santé publique dans le cadre des interventions de l’AFD. L’AFD dispose de quatre principaux outils de financement pour soutenir ses partenaires au Cameroun. Il s’agit notamment des garanties et des prises de participations, des subventions sous forme de dons aux ONG, du C2D et de la délégation de fonds provenant d’autres bailleurs de fonds. En plus des subventions, l’AFD accorde des prêts aux entreprises, aux collectivités et aux États, permettant ainsi une approche diversifiée pour soutenir le développement du Cameroun, notamment dans le domaine de la santé.

Les OSC locales désormais éligibles aux financements de l’AFD

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Depuis trois ans, l’Agence Française de Développement (AFD) a amorcé un tournant dans sa politique de financement des Organisations de la Société Civile (OSC). Jusqu’à récemment, les appels à manifestation d’intérêt pour le financement des projets des OSC étaient exclusivement réservés aux organisations de droit français. Ce modèle limitait l’accès direct des OSC locales aux financements, malgré leur implication cruciale dans la mise en œuvre des projets sur le terrain. « Les appels à manifestation d’intérêts pour les OSC étaient uniquement ouverts OSC de droit français, maintenant on s’ouvre beaucoup plus aux OSC locales », précise Chrystelle Tapouh, responsable du Pôle développement humain et gouvernance au sein de l’AFD au Cameroun.

 La précision a été faite le 23 septembre dernier à Yaoundé, lors de la conférence organisée par l’Agence sur le mécanisme de financement des OSC dans le domaine de la santé au Cameroun. Ce dispositif, conforme à la loi française de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales adoptée en août 2021, confère l’autonomie de gestion de projets aux OSC par exemple, mais sous certaines conditions. « On leur demande de prouver qu’elles sont à mesure de gérer nos financements, de faire le reporting qui est demandé », a indiqué Virginie Dago, directrice de l’AFD Cameroun. A l’observation, ce mécanisme a pour but de renforcer la coopération entre les acteurs locaux et internationaux pour un impact durable dans le secteur ciblé. Il se justifie, apprend-on, par le fait que, les OSC locales présentes depuis longtemps dans les communautés, ont développé une connaissance approfondie du terrain et des compétences essentielles à la réussite des projets. « Les OSC locales ont développé toutes les capacités et compétences nécessaires pour la mise en œuvre des projets. Donc, pourquoi ne pas leur donner une chance d’accéder également aux financements ? », interroge Chrystelle Tapouh.

L’AFD, à travers cette démarche, entend renforcer cette dynamique en permettant aux OSC locales de jouer un rôle plus central. Cette ouverture représente notamment une reconnaissance de leur expertise et un encouragement à leur autonomisation. L’objectif est double : soutenir le développement des OSC locales tout en favorisant une mise en œuvre plus efficace des projets grâce à une meilleure connaissance des réalités locales. Ainsi, l’ouverture des financements de l’AFD aux OSC locales traduit une volonté de repenser la coopération internationale, en plaçant les acteurs locaux au cœur des projets de développement. Une démarche qui s’inscrit dans une perspective de renforcement des capacités des OSC locales à devenir de véritables partenaires dans le développement de leurs pays.

C’est dans cette logique que l’AFD a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour l’année en cours, recevant ainsi 147 intentions. Ces projets d’intérêt général doivent avoir, dit-elle un montant supérieur ou égal à 500 000 euros, soit un peu plus de 328 millions de FCFA, avec un taux de financement de la part de l’agence pouvant atteindre 90 % du budget total du projet, s’il s’agit d’OSC locales ayant déjà bénéficié d’un financement, soit directement, soit via une OSC française. Comment se fera le suivi des projets ? « Très concrètement, nous effectuons des visites de projets sur le terrain autant que possible. Nous essayons de nous rendre régulièrement sur les sites des projets. Évidemment, plus un projet est éloigné de notre base, plus il est difficile de s’y rendre, mais nous faisons en sorte d’y aller de manière aussi régulière que possible.

Si nous ne pouvons pas nous déplacer, nous nous appuyons sur d’autres partenaires qui ont parfois plus de facilité à accéder à certaines zones », a expliqué Anaëlle Roucou attachée de coopération à l’ambassade de France au Cameroun. Elle poursuit en illustrant : « dans le cadre d’un projet sur les droits humains, nous avons collaboré avec des réseaux camerounais qui nous ont aidés à identifier des OSC, souvent jeunes (ayant entre 2 et 5 ans d’existence), fondées par des jeunes et axées sur les problématiques de la jeunesse. Certaines de ces OSC étaient situées dans des zones très reculées du Nord et de l’Extrême-Nord. Grâce à ce réseau, des équipes se sont rendues sur place pour réaliser des vidéos, des photos et nous fournir un rapport de mission. Nous maintenons également des échanges réguliers avec ces structures par téléphone et par mail. Elles nous remettent des rapports financiers et techniques à échéances régulières, tous les six ou douze mois »

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