jeudi, mai 7, 2026
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Mairie de Foumban : Une Ndam pour remplacer Njoya

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Tomaïno Ndam Njoya remplace Adamou Ndam Njoya

Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya est la nouvelle maire de la commune de Foumban. Elle remplace Adamou Ndam Njoya qui trônait à la tête de cette mairie depuis 1996. Ainsi, l’alternance a été conçue sous le même toit, le même lit conjugal. L’épouse remplace l’époux affaibli par la maladie depuis un peu plus d’un an, mais qui a su garder la mainmise sur ce département à la taille de région. L’ex député maire de la ville hôte des pourparlers de la Réunification du Cameroun n’est plus apparu sur la place publique depuis un peu plus d’un an, que pour de rares occasions où sa présence était incontournable. Finalement, l’éternel président de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) s’est représenté à la course pour la mairie de sa ville d’origine, juste pour porter la campagne électorale. Lui qui a su dompter la majorité des électeurs du département du Noun. Neutralisant au passage le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dont son frère et guide traditionnel suprême, le sultan roi du Noun, Ibrahim Mbombo Njoya, est le patron régional ; et même le jeune loup Njoya Zakariaou, nouvellement promu ministre délégué aux Transports, qui s’est investi durant les douze derniers mois dans la reconquête politique du Noun en faveur du parti au pouvoir, n’a obtenu que les youyous des campagnes électorales. A la fin, le Noun renouvelle sa confiance largement à l’Udc.

Cependant, la sortie de Ndam Njoya a entraîné également un renouvellement de la représentation politique des visages. Ainsi, l’ex députée Tomaïno Ndam Njoya remplace son mari comme jadis à l’Assemblée nationale. Sans adversaire, Patricia Tomaïno Ndam Njoya l’emporte par 36 voix sur les 41 possibles, dans une session de plein droit présidée par le doyen d’âge des conseillers municipaux, Nji Njankouo Njimoluh Zounedou. L’époux garde cependant une place de conseiller municipal. Tomaïno emmène avec elle une autre dame au sein de l’exécutif communal : Ngachili Sabine qui est 2ème adjointe au maire. Tapon Mama en est le premier ; les postes de 3ème et 4ème adjoints sont occupés par Mounvera Ismaël et Mboumoh Ibrahim.

Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya qui était également en course pour la députation, cédera son fauteuil de député à sa suppléante. Koupit Adamou qui avait décliné l’offre du président Biya de devenir le sénateur suppléant du sultan des Bamoun, voit sa fidélité à Ndam Njoya être payée par un poste de député. Mongwat Ahidjo, un autre fidèle de Ndam Njoya, évolue de la communication du parti à l’Assemblée nationale. En attendant l’officialisation des résultats.

Crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest : Les évêques catholiques du monde entier renvoient Paul Biya à la médiation suisse

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Les évêques du monde se penchent sur le cas du Cameroun. (C)cathobel.be

L’église catholique romaine vient de servir une lettre* à Paul Biya, l’invitant à opter pour la médiation dans la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. « Il n’y aura de victoire militaire pour aucun camp. Une solution durable aux problèmes du Cameroun doit provenir d’un processus de médiation qui intègre les groupes anglo-séparatistes armés ainsi que les dirigeants de la société civile non violente», écrivent des évêques issus de tous les continents. Et la voie que montrent les princes de l’église du Vatican, est celle de la Suisse. Une voie esquissée par le gouvernement camerounais en 2019, avant de se rebiffer, pour se recroqueviller sur des solutions internes. Avec des négociations menées en toute discrétion, pendant que continuaient de crépiter les armes. Pour finalement tenir le Grand dialogue national tant appelé par la société civile et des partis politiques comme le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Ces assises organisées du 30 septembre au 04 octobre 2019, n’ont visiblement pas tenue la promesse des fleurs que Yaoundé présentait. Et les évêques signataires de la lettre du 17 février, penchent dans le même sens. «Nous saluons le grand dialogue national initié par le gouvernement camerounais il y a plusieurs mois. Cependant, cela n’a pas mis fin à la violence », ont-ils constaté. Alors « nous pensons que les pourparlers menés par la Suisse offrent un meilleur chemin vers une solution politique appropriée grâce à des négociations inclusives », entrevoient-ils. Pour les signataires de la lettre des évêques, « le succès de ces pourparlers sera crucial pour la marche du Cameroun vers la paix et votre héritage en tant que leader efficace dans une région en difficulté ».

Dans leur lettre, les évêques dressent leur bilan de la situation à ce jour, en se refusant d’épargner une quelconque partie. « Les violences et atrocités commises par toutes les parties en conflit ont contraint 656 000 Camerounais anglophones à quitter leurs foyers, gardé 800 000 enfants hors de l’école (dont 400 000 des écoles catholiques), fait fuir 50 000 personnes au Nigeria, détruit des centaines de villages et fait au moins 2 000 morts », relèvent-ils. Une facture socio-économique trop lourde aux yeux des évêques : « Chacune de ces vies est précieuse, et nous pleurons sur leurs souffrances et souhaitons éviter de nouvelles pertes en vies humaines », soulignent-ils. D’où leur insistance à proposer une solution pacifiste, avec un médiateur neutre. « Nous espérons sincèrement que toutes les parties prenantes à ce conflit participeront à ces pourparlers et feront preuve d’un esprit de coopération, de pragmatisme et de réalisme pour que ces négociations aboutissent », écrivent-ils.

Si aucun évêque camerounais ne figure dans la liste des auteurs du document, il reste que les signataires viennent de tous les continents. « Nous soulignons que nous sommes impartiaux. Nous sommes motivés par notre inquiétude face aux souffrances des populations civiles non armées, par le souci de la stabilité et la prospérité du Cameroun », assurent-ils.

Cette lettre arrive au lendemain d’une tuerie qui a suscité de l’émoi jusqu’aux Nations unies. Dans une opération non encore élucidée, une trentaine de personnes ont été tuées et brûlées selon les Nations unies et des organisations de la société civile, dont 22 femmes et enfants. Des Ong accusent les Forces de défense et de sécurité; le ministère de la Défense dément et parle de la conséquence d’une opération de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, armements, amulettes, carburant et autres produits de contrebande, qui a donné lieu à un échange de tirs entre forces armées nationales et séparatistes, ayant abouti à un incendie.

Les signataires
Bishop Siegfried Jwara, Vicariate Apostolic, Ingwavuma, KwaZulu-Natal, South Africa
Bishop John Keenan, diocese of Paisley, Scotland
Bishop Noel Simard, diocese of Valleyfield, Quebec, Canada
The Most Reverend Charles Hammawa Jalingo, diocese of Tabara State, Nigeria
Bishop Mark Davies, diocese of Shrewsbury, England
Archbishop Peter Loy Chong, archdiocese of Suva, Fiji
Bishop Bart van Roijen, diocese of Corner Brook and Labrador, Canada
Bishop Thomas R Zinkula, diocese of Davenport, Iowa, USA
Bishop Terence Drainey, diocese of Middlesborough, England
Bishop Antonio R Tobias, Emeritus of Novaliches, Philippines
Bishop Albert Thevenot, diocese of Prince Albert, Saskatchewan, Canada
Bishop Ray Browne, diocese of Kerry, Ireland
Bishop Jose Cabantan, diocese of Malaybalay, Philippines
Cardinal Soane Patita Mafi, diocese of Tonga, South Pacific
Archbishop Donald Bolen, archdiocese of Regina, Saskatchewan, Canada
Bishop Alphonsus Cullinan, diocese of Waterford et Lismore, Ireland

cc: His Holiness Pope Francis

*La lettre écrite en anglais, a été traduite en Français par le père Ludovic Lado

Drame de Ngarbu : Béti Assomo corrige la copie d’Atonfack et menace ses contradicteurs

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A quelques différences près, c’est le même communiqué rendu public par le chef de la division de la communication, le colonel Cyrille Atonfack, que le ministre de la Défense (Mindef) a repris, en procédant à quelques correction du premier document qui comportait plusieurs coquilles. Aussi, Joseph Béti Assomo recadre son communicateur en changeant une certaine terminologie. Ainsi, on peut désormais lire : « Le ministre de la Défense dément formellement ces allégations mensongères, et précise à la lumière des informations méthodiquement et professionnellement recoupées, qu’il s’agit tout simplement d’un malheureux montage, conséquence collatérale des opérations de sécurisation en cours dans la région». En bref, le mot « montage » remplace « accident». Et dans la relation des circonstances du drame, le ministre délégué ajoute aux objets qui se trouveraient dans la base logistiques, « des amulettes ». Par ailleurs, le Mindef révise la garantie de publication des résultats de l’enquête annoncée par le chef de la Divcom, qui annonce une « large diffusion » des dits résultats. Pour le patron de la Défense, « la quintessence des conclusions de cette enquête pourrait être publiée en temps opportun». Rien d’absolument affirmatif donc dans ce sens.

Mais dans un contexte marqué par la crise de confiance entre le gouvernement et certaines Organisations non gouvernementales et activistes de la « cause anglophone », Joseph Béti Assomo monte au créneau pour proférer des menaces : « En tout état de cause, le ministre de la Défense se réserve désormais le droit de poursuivre devant les juridictions compétentes les acteurs de fausses nouvelles à son endroit, conformément à la loi». Les forces de défense étant déjà indexées par les premières sources ayant communiqué sur le sujet dans les médias sociaux.

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Une tuerie à Ndu suscite l’émoi 

L’armée avoue « l’accident », mais relativise

Chan 2020 : Cameroun-Zimbabwé en ouverture

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Le sort a décidé. Le Cameroun affrontera le Zimbabwé en ouverture du Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2020 le 5 avril prochain. Pour les autres adversaires du groupe A qui sera basé au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé-Mfandena, les Lions indomptables A’ rencontreront le Burkina Faso et le Mali.

Le Maroc, champion en titre, la Libye et la Zambie étaient les autres équipes du pot 1. Le champion en titre est tête du groupe C, et aura pour adversaires le Togo, l’Ouganda et le Rwanda. Dans le groupe B, la Libye aura comme adversaires du premier tour le Niger, le Congo et la Rd Congo. Et dans le groupe D, la Zambie aura à se défaire de la Guinée, de la Tanzanie et de la Namibie.

La 7ème édition du Chan se jouera du 4 au 25 avril au Cameroun. Les autres sites retenus pour le tournoi sont Douala-Japoma (Groupe B), Douala-Bépanda (Groupe C) et Limbé-Buéa (Groupe D). Avant le tirage au sort des équipes, les hôtels et camps d’entraînement des différentes équipes ont été dévoilés. Ainsi, les Lions indomptables et les Aigles A’ du Mali cohabiteront au Mont Fébé hôtel et s’organiseront pour s’entraîner au stade militaire. Le Burkina Faso sera logé à l’hôtel Djeuga et le Zimbabwé à l’hôtel La Falaise et se partageront les stades annexes de l’Omnisport à Mfandena.

Poule A : Cameroun, Zimbabwe, Burkina Faso et Mali
Poule B : Libye , Niger, Congo, RD Congo
Poule C : Maroc, Togo, Ouganda, Rwanda
Poule D : Zambie, Guinée, Namibie, Tanzanie

Tuerie de Ngarbuh : L’armée avoue le crime, mais relativise et se justifie

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Sous le feu des critiques, le ministère de la Défense (Mindef), par la voix du colonel Cyrille Atonfack, le chef de la division de la communication, s’est vu obligé de réagir aux accusations attribuant la responsabilité de l’assassinat des femmes et enfants de Ngarbuh dans l’arrondissement de Ndu, aux forces de défense et de sécurité du Cameroun. « Le ministre de la Défense dément formellement ces allégations mensongères, et précise à la lumière des informations méthodiquement et professionnellement recoupées, qu’il s’agit tout simplement d’un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation en cours dans la région». En clair, l’incident est survenu dans la foulée d’une intervention des forces de défense et de sécurité nationales. De façon précise, « le 14 février 2020, un groupe de six éléments des forces de défense dont quatre militaires et deux gendarmes renseigné par des repentis a effectué une approche de reconnaissance nocturne à pieds vers une habitation de Ngarbuh transformée en camps fortifié, véritable base logistique de marchandises illicites, de réception des armements et munitions de tous calibre, et de stockage et revente de stupéfiants », détaille le patron de la communication du Mindef.

Dans la suite, on apprend qu’il s’en est suivi « un échange de tirs nourris » entre les parties. Avec à la clé la mise « hors d’état de nuire de 7 des terroristes présents sur les lieux ». Mieux « les combats vont se poursuivre jusqu’à l’explosion de plusieurs contenants de carburant, suivi d’un violent incendie qui va affecter quelques habitations voisines». Le décompte des victimes selon le signataire du communiqué, fait état de cinq victimes dont une femme et quatre enfants. Et donc un bilan qui conteste les chiffres communiqués par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. A propos, le communiqué du chef de la division de la communication du Mindef écrit que la propagandiste sécessionniste a exploité dans sa « mise en scène macabre » des images de la « neutralisation de quatre terroristes » dans le département de la Mezam courant 2019. Pour autant, le communiqué annonce une enquête approfondie, confié conjointement à la gendarmerie nationale et à la sécurité militaire.

Nord-ouest : L’assassinat de 22 femmes et enfants suscite l’émoi

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C’est une saint valentin tristement mémorable pour les populations de la région du Nord-ouest qui ont vécu des scènes de violence meurtrières. La fête de l’amour a été noircie dans les départements du Bui et du Donga-Mantung. Mais particulièrement dans le village Ntumbo, près de Ngarbuh (Donga-Mantung). Des hommes armés y ont abattu et brûlé vifs plus d’une trentaine de personnes dont 22 femmes et enfants. Les faits d’abord annoncés par les journalistes Mimi Mefo et Michel Biem, et la fondation Ayah Paul, ont été confirmés par la Coordination des affaires humanitaires des Nations unies. « Des hommes armés ont tué vendredi 22 civils, dont 14 enfants et des femmes, dans un village d’une province peuplée par la minorité anglophone dans le nord-ouest du Cameroun», a annoncé dimanche l’Organisation des Nations unies (Onu), à l’Agence France presse. « Les éléments de preuve indiquent que la majorité des victimes sont des femmes et des enfants. Il y a eu au moins 22 morts, parmi eux 14 enfants, dont 11 filles et neuf âgés de moins de 5 ans, une mère enceinte et deux femmes qui portaient leurs bébés », a précisé James Nunan, le chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Les premières sources annonciatrices de ces événements macabres pointaient du doigt les forces de défense et de sécurité du Cameroun. Une ligne suivie par des leaders politiques et de la société civile. En condamnant ces actes, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto écrit que « le régime dictatorial et le chef suprême des forces de sécurité et de défense sont les premiers responsables de ces crimes ». Pour Edith Kah Walla, présidente du Cameroon people’s party (Cpp), « tous les témoignages accusent l’armée». Autant que Me Agbor Bala, président du Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique (Chrda), qui a condamné « l’horrible meurtre » de « femmes et d’enfants (…) par les forces de défense de l’Etat ».

Cela survient moins d’une semaine après la tenue du double scrutin législatif et municipal au Cameroun. Des élections boycottées par le Mrc, le Cpp, avec parmi les raisons, la persistance de la guerre dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. Après avoir engagé une campagne contre le mot d’ordre du boycott lancé par le parti de Maurice Kamto, le gouvernement a réussi l’exploit d’organiser les élections dans les deux régions en guerre; vantant les civils qui ont bravé les menaces des sécessionnistes, pour aller voter.

Financement des PME : Louis Paul Motaze veut lancer le Crowdfunding

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Budget 2020 : ce qui va changer

Il ne fait point de doute que la crise économique qui sévit depuis quelques années au Cameroun a sérieusement impacté la capacité des Petites et Moyennes Entreprises (PME) à financer leurs différentes activités. La solution semble désormais toute trouvée. En effet, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze va lancer le 20 février prochain à Douala, capitale économique, un atelier national sur le crowdfunding, mode de financement alternatif qui permet de collecter des ressources dédiées au développement des projets auprès des internautes. Et ce, à travers des plateformes offrant une grande visibilité aux projets des entreprises, des particuliers et des associations. Cet atelier qui rassemble à la fois les acteurs du milieu des affaires que des porteurs de projets va se tenir sur le thème « le crowdfunding : financement participatif au service des Petites et Moyennes Entreprises ». Mais en attendant le début effectif de cet atelier, les porteurs de projets peuvent déjà s’inscrire sur le site dédié à cette activité, à savoir www.ateliercrowfunding-minfi.com. A la question de savoir pourquoi le Minfi a mis sur pied cette initiative, des experts rencontrés dans ce département ministériel répondent que cela répond à la rareté des sources de financement et aux incertitudes des marchés en raison de la croissance de la demande en financement. Selon ces derniers, le crowdfunding permet aux petits porteurs de projets et à certaines PME de « participer à l’émergence du secteur d’activité, grâce à la mobilisation directe des fonds qu’il favorise auprès des contributeurs en période de mise en œuvre du projet ».

Autres solutions

Il convient de souligner que nombre d’initiatives ont déjà été prises par le gouvernement pour pallier l’insuffisance de financement à laquelle font face les PME. Il s’agit par exemple de la « création de l’Agence de Promotion des PME et de la Banque camerounaise des PME ; la mise en place des Centres de formalités de création d’entreprise et la promotion des Centres de gestion agréés pour assister les dirigeants des PME. La baisse de un million à 100 000 francs CFA du montant minimum du capital social des Sociétés à Responsabilité Limitée (Sarl) ; l’ouverture d’un Bureau de Mise à Niveau des entreprises évoluant dans le secteur industriel.» Comme autres solutions, certains spécialistes tels que Christian Lambert Nguena un ensemble de solutions, notamment que « l’Etat devrait développer et maintenir une politique d’assainissement et de facilitation des mécanismes de financement des PME ; les promoteurs des PME et entrepreneurs devraient remettre en cause et corriger leurs comportements préjudiciables à la recherche de financement ; et enfin les institutions financières devraient, à l’instar de l’État, faciliter le processus de financement des PME ».

Junior Matock ( par (Défis Actuels)

Municipales 2020 : la nouvelle répartition des communes

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Les résultats provisoires de l’élection municipale du 9 février dernier sont connus. Selon les rapports rendus publics par les Commissions communales d’Elections Cameroon (Elecam), ce sont au total 10 partis politiques qui vont régner sur les 360 communes que compte le Cameroun.
Le diktat du Rdpc en régions anglophones
Ainsi donc et sous réserve des résultats définitifs, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) est bien parti pour être sacré « grand vainqueur » de ce scrutin qui a pourtant été boycotté par de nombreux électeurs. Le parti de la flamme s’en tire avec des élus dans toutes les régions du pays. Notamment dans le Sud et le Sud-Ouest, où les résultats le donnent respectivement vainqueur de la totalité des 29 et 31 communes en jeu. Bien plus, à la consultation de ces résultats, l’on peut relever que le Rdpc devrait à lui seul assurer, en totalité ou en partage, le contrôle de 316 communes sur l’ensemble du territoire national. Le parti de Paul Biya, des données de ces résultats, impose son diktat, même dans les régions que beaucoup pensaient acquises à l’opposition, comme en zone anglophones.
Le SDF chute et conteste les chiffres
Outre le Sud-Ouest où le Rdpc est annoncé avec un 100 %, la victoire serait tout aussi significative dans la région du Nord-Ouest où le parti devrait avoir raflé 33 communes, laissant la dernière au Social Democratic Front (SDF) qui conteste ces chiffres. « Ce sont des chiffres abracadabresque, lâche un cadre du parti de la balance. Qu’on nous dise quand est-ce que ces Commissions d’Elecam ont siégé dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Il faut qu’on soit sérieux. Personne n’est en mesure de donner les résultats issus de ces scrutins ». Les résultats publiés par les Commissions communales d’Elecam indiquent en effet que le parti de Ni John Fru Ndi n’a décroché que 4 communes. Outre dans la région du Nord-Ouest, le SDF aurait également récolté des points dans le Littoral (2 communes) notamment à Loum et à l’Ouest notamment la commune de Bafoussam 1er. Le parti historique du 26 mai 1990 se serait ainsi fait battre par le parti au pouvoir dans les mairies de Zhoa et Furu-Awa (département de la Menchum dans le Nord-Ouest), qu’il contrôlait depuis leur création. Le Social Democratic Front devrait aussi perdre la mairie de Douala IIIe.
Si ces résultats se confirment, le parti au pouvoir devra aussi contrôler 65 communes dans la région du Centre notamment les 7 mairies du département du Mfoundi ; les 6 communes du Nyong et So’o ; les 5 du Nyong et Mfoumou ; les 8 de la Mefou et Afamba et les 4 de la Mefou et Akono etc. Le Rdpc qui s’est arrogé tous les 29 sièges communaux de la région du Sud garde aussi le contrôle de la quasi-totalité de la région de l’Est avec 32 sièges contre 1 seul pour l’Undp. En revanche, le parti au pouvoir ne règnera pas en maitre dans certaines régions. A l’Ouest par exemple, le Rdpc va cohabiter politiquement avec l’Union des Mouvements Socialistes (UMS), le Mouvement citoyen national du Cameroun (Mcnc), l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) et le Social Democratic Front. Le parti au pouvoir a été battu dans le Haut Nkam par l’UMS de Pierre Kwemo, qui a pris les communes de Bafang et de Banwa. Le Rdpc perd aussi la commune de Banka, tombée entre les mains du (Mcnc) et celle de Bafoussam 1er, contrôlée par le SDF.
L’Undp se positionne
Selon les résultats provisoires, le Rdpc est secondé par l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (Undp) qui obtient 16 communes dans l’ensemble du pays. L’Undp verra ses élus siéger dans 4 régions, notamment l’Extrême-Nord (4 mairies), le Nord (3 mairies), l’Adamaoua (8 mairies) et l’Est (1 mairie). Cette formation politique a damé le pion au parti au pouvoir en remportant les communes comme celle de Garoua Boulai, qui a longtemps été la chasse gardée du Rdpc. Le parti de Bello Bouba Maigari fait une percée fulgurante en particulier dans l’Adamaoua où il obtient 8 sièges sur les 21 que compte cette région notamment les communes de Guider, Touboro, Garoua- Boulai, Ngaoundéré 1er, Ngaoundéré 2, Banyo.
Le Pcrn entre par la grande porte
Le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn) caracole en troisième position sur la liste des partis par ordre de mérite des résultats publiés par les Commissions communales d’Elecam. Le parti de Cabral Libii se verra représenter dans deux régions, avec 5 élus dans le Centre et 2 élus dans le Littoral. Pour sa première participation à une élection municipale, le Pcrn réussit l’exploit de remporter 7 communes dont 5 dans le Nyong et Kelle et 2 dans le département du Wouri. Par cette prouesse, le Pcrn a signé l’acte de décès de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) qui contrôlait encore une partie des communes du Nyong et Kelle.
L’UDC contrôle son Noun, le Fsnc garde le rythme
L’Union démocratique du Cameroun (UDC) reste le maitre dans le département du Noun. Le parti d’Adamou Ndam Njoya sort vainqueur dans 6 communes sur les 9 que compte ce département. L’Undp siègera ainsi dans les communes de Foumban, Koutaba, Malentouen, Massangam, Njimom et Foumbot. Le Front pour le Salut National du Cameroun (Fsnc) d’Issa Tchiroma Bakary est présent dans les régions de l’Extrême-Nord (une commune) et du Nord (2 communes). Avec son total de 3 mairies notamment dans les communes de Lagdo et Pitoa, le Fsnc rejoint fait un bon score. Comme le Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (Mpcn). Le parti de Paul Eric Kingue signe sa nouvelle entrée à raflant deux communes dans la région du Littoral, notamment celle de Njombe-Penja et celle de Dibombari.
Les conseillers municipaux
Plusieurs partis politiques qui n’ont pas pu remporter des communes entières ont quand pu glaner des sièges de conseillers municipaux. L’Univers de Prosper Nkou Mvondo obtient deux conseillers municipaux dans la commune de Ngaoundéré III. Le Parti de l’Alliance Libérale (PAL) de Célestin Bedzigui s’en sort avec cinq sièges dans la localité de Monatélé. Dans la même commune l’on retrouve également le Front des Démocrates du Cameroun (FDC) de Denis Emilien Atangana qui récolte un siège. Le Mouvement Progressiste (MP) de Jean Jacques Ekindi a pu glaner deux sièges à la mairie de Douala 1er. De même que certains des 10 partis politiques qui ont pu remporter des mairies, partagent également des sièges dans des communes contrôlées par d’autres partis politiques.
Joseph Essama

Samsung Cameroun présente Stanley Enow comme le nouvel ambassadeur de la marque.

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Samsung Cameroun présente Stanley Enow comme le nouvel ambassadeur de la marque.

Le musicien urbain camerounais Stanley Enow a été présenté, jeudi 6 février 2020, comme le nouvel ambassadeur de la marque Samsung Cameroun dans le cadre d’un accord signé au siège de Samsung à Douala.

Ce nouveau contrat d’ambassadeur s’étend sur une période de 12 mois et devrait permettre de mieux faire connaître tous les produits Samsung au Cameroun et dans la sous-région.

Stanley Enow est un artiste talentueux et très respecté qui incarne les valeurs de la marque Samsung. Nous sommes heureux de l’accueillir au sein de #TeamSamsung et nous promettons à nos clients des projets et des promotions plus passionnants dans les mois à venir et au-delà.

Par Défis Actuels

Elections : Des cas de fraude signalés

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Elecam n'aura pas su sécuriser les votes

Le double scrutin du 09 février dernier ne s’est pas déroulé sans anicroches. Dans plusieurs circonscriptions électorales, l’on a enregistré des irrégularités imputables soit à certains responsables d’Elections Cameroon (Elecam), de l’Administration et aussi de certains partis politiques.

A Monatele dans le département de la Lekie, région du Centre, le candidat du Front des Démocrates Camerounais Denis Emilien Atangana, aux élections municipales accuse le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais de fraude. Denis Emilien Atangana affirme qu’il a été empêché de voter. En plus, il ajoute qu’au sortir du scrutin, plusieurs procès-verbaux ont été falsifiés par les militants du Rdpc, notamment ceux des bureaux de vote de Nkolve. Les procès-verbaux querellés ont ensuite été rejetés à la suite d’une réunion de crise présidée par le préfet de la Lekié.

Dans la localité de Bourha, département du Mayo Tsanaga, région de l’Extrême Nord, les fraudes auraient particulièrement été massives, entraînant le courroux des militants de l’Undp qui auraient ensuite saccagé la Sous-préfecture de Bourha. Selon Yaouba Aouda, originaire de la localité, « la Sous-préfecture a été attaquée par les militants de l’Undp, seul concurrent du Rdpc dans cette localité, qui accusent le sous-préfet d’avoir aidé le Rdpc a gagné les élections ». Yaouba Aouda note que cette pratique est monnaie courante à Bourha, « chaque sous-préfet qui vient se comporte comme un militant du Rdpc. C’était le même scenario qu’on a observé lors de l’élection présidentielle », regrette-t-il.

A Yagoua, région de l’Extrême Nord, l’on annonce avoir trouvé 100 bulletins de vote du Rdpc dans la poche d’un responsable de bureau de vote. Sur sa page Facebook, l’activiste Haman Cameroun précise que « ce membre de bureau de vote, par ailleurs militant du Rdpc est connu pour les fraudes dont il a été l’auteur lors des précédentes élections. »

Contestation des résultats pour des irrégularités

Dans une lettre signée le 10 février dernier, le président de la commission communale des élections du Rdpc à Bafoussam 1er , annonce que son parti va saisir ses avocats pour contester les résultats des élections pour causes d’irrégularités. Ce responsable du Rdpc affirme qu’il détient des preuves de ces dysfonctionnements qui selon lui doivent conduire à l’annulation du scrutin.

Il faut ajouter qu’en dehors des cas de fraudes signalés plus haut, certains responsables de partis politiques sont montés au créneau pour dénoncer de multiples cas de fraudes lors de l’élection. C’est le cas de Cabral Libii qui accuse le Rdpc d’avoir convoyé des « charters de mercenaires depuis Yaoundé pour aller voter à Eseka ». C’est aussi le cas du SDF, qui malgré l’arsenal antifraude qu’il a déployé, continue d’accuser le Rdpc d’avoir acheté des militants à Douala pour voter en sa faveur.

Tous ces cas de fraude ont été porté à l’attention d’Elecam, les plaignants attendent que l’organe chargé d’organiser et de superviser les élections décide de l’annulation ou non des résultats dans les localités où les irrégularités ont été observées. En cas de non annulation, les plaignants seront obligés de saisir le Conseil Constitutionnel qui est chargé de proclamer les résultats.

Par Joseph Essama

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