Tuerie de Ngarbuh : L’armée avoue le crime, mais relativise et se justifie

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Sous le feu des critiques, le ministère de la Défense (Mindef), par la voix du colonel Cyrille Atonfack, le chef de la division de la communication, s’est vu obligé de réagir aux accusations attribuant la responsabilité de l’assassinat des femmes et enfants de Ngarbuh dans l’arrondissement de Ndu, aux forces de défense et de sécurité du Cameroun. « Le ministre de la Défense dément formellement ces allégations mensongères, et précise à la lumière des informations méthodiquement et professionnellement recoupées, qu’il s’agit tout simplement d’un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation en cours dans la région». En clair, l’incident est survenu dans la foulée d’une intervention des forces de défense et de sécurité nationales. De façon précise, « le 14 février 2020, un groupe de six éléments des forces de défense dont quatre militaires et deux gendarmes renseigné par des repentis a effectué une approche de reconnaissance nocturne à pieds vers une habitation de Ngarbuh transformée en camps fortifié, véritable base logistique de marchandises illicites, de réception des armements et munitions de tous calibre, et de stockage et revente de stupéfiants », détaille le patron de la communication du Mindef.

Dans la suite, on apprend qu’il s’en est suivi « un échange de tirs nourris » entre les parties. Avec à la clé la mise « hors d’état de nuire de 7 des terroristes présents sur les lieux ». Mieux « les combats vont se poursuivre jusqu’à l’explosion de plusieurs contenants de carburant, suivi d’un violent incendie qui va affecter quelques habitations voisines». Le décompte des victimes selon le signataire du communiqué, fait état de cinq victimes dont une femme et quatre enfants. Et donc un bilan qui conteste les chiffres communiqués par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. A propos, le communiqué du chef de la division de la communication du Mindef écrit que la propagandiste sécessionniste a exploité dans sa « mise en scène macabre » des images de la « neutralisation de quatre terroristes » dans le département de la Mezam courant 2019. Pour autant, le communiqué annonce une enquête approfondie, confié conjointement à la gendarmerie nationale et à la sécurité militaire.

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