vendredi, mai 8, 2026
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Lidwine Ongolo Nyanguinda : doter les CTD d’une ressource humaine qualifiée

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Son expérience en matière de décentralisation ne fait l’ombre d’aucun doute. A 44 ans, cette diplômée de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature a fait du développement local sa passion. Imprégnée des problèmes que connait encore la décentralisation au Cameroun, notamment celui d’une ressource humaine qualifiée, elle entend faire de cette question son principal défi. « Nous sommes conscients de ce que les Collectivités Territoriales Décentralisées ont un problème de ressources humaines de qualité. Nous avons le défi de les doter de personnels qui puissent aider à faire de la décentration, l’un des leviers du développement de notre pays, comme le souhaite le président de la République », a-t-elle affirmé à nos confrères de Cameroon Tribune. La native de Sa’a dans le département de la Lekie n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat pour la confiance placée en elle et surtout en « la femme camerounaise en ce mois qui est le nôtre ».
Né le 1er décembre 1975, l’ancienne élève du collège sacrée cœur de Makak est diplômée de l’Enam promotion 2007. Avant sa nomination, Lidwine Ongolo Nyanguinda était chef de division de la planification du développement local au ministère de la décentralisation et du développement local. Elle a en outre occupé les postes de cadre d’appui à la division d’appui au développement régional et local au ministère de la planification et de l’aménagement du territoire ; chargée d’études assistant à cellule d’évaluation du développement régional et local du même ministère et chef de cellule jusqu’au 19 novembre 2019, où elle a été promue chef de division au Minddevel.
Joseph Essama

Développement: le Pndp vulgarise les plans types des ouvrages communautaires

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Le Pndp vulgarise les plans types des ouvrages communautaires

Fini la cacophonie observée dans la construction des ouvrages communautaires. Fini aussi la construction de ces ouvrages qui ne prennent aucunement compte des aspects tels que l’aménagement des espaces pour les personnes à mobilité réduite. Le Programme National de Développement Participatif (Pndp), en tant qu’instrument mis en place par l’Etat et ses Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour améliorer les conditions de vie des populations en milieu rural, œuvre désormais à l’harmonisation des normes de construction et de réalisation des ouvrages au sein des communes. Tel était d’ailleurs le but de l’atelier national de vulgarisation, de diffusion et d’appropriation des plans types des ouvrages communautaires organisé à Yaoundé le 18 mars dernier, avec la participation des administrations sectorielles impliquées dans cette activité. Notamment le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), le ministère de l’Education de Base (Minedub), le ministère du Commerce, etc. L’implication de tous ces acteurs tient au fait que le Pndp réalise des ouvrages diversifiés. Lesquels se rattachent à plusieurs secteurs. Ainsi, pour chaque infrastructure, il est important, avant réalisation, de disposer d’un plan type qui définit les règles et normes de construction à respecter. Il en est ainsi des ouvrages d’eau et d’énergie, notamment les forages, adduction d’eau ; de la santé (Centre de santé, incinérateur, logement personnel) ; de l’agriculture (aire de séchage, magasin de stockage ; de l’élevage, pêche et industries animales (abattoir, forage pastoral, parc vaccinogène, de l’éducation (salle de classe, blocs de latrines), etc. Il convient de souligner aussi que les premiers plans types avaient été mis à la disposition des communes par le Pndp dès 2014. Des insuffisances avaient donc été décelées, notamment l’arrimage de ces derniers aux préoccupations des personnes à mobilité réduite et au respect des spécificités du genre. Un atelier avait à cet effet été organisé en 2017 pour mettre à jour ces plans types. Au terme de cet atelier, 522 plans de 54 ouvrages ont été mis à jour. Pour les rendre exécutables, il a fallu les revêtir du « sceau » des différentes administrations concernées. D’où l’organisation de l’atelier du 18 mars dernier.

Par Junior Matock (Défis Actuels 466)

Croissance: six pistes pour financer la 2ème phase de la vision 2035

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les effets de la Covid-19 sur l’économie

Dans l’optique de permettre au Cameroun d’atteindre les Objectifs de Développement Durable et par la même occasion couvrir tous les besoins de financement de la deuxième phase de la Vision 2035, le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), le ministère des Finances et celui de l’Economie ont récemment conduit une étude sur l’évaluation du financement du développement au Cameroun. Au terme de cette étude dont les résultats ont été récemment publiés, six principales recommandations ont été faites. Il s’agit notamment de renforcer la politique de mobilisation des recettes budgétaires à travers l’élargissement de l’assiette fiscale ; recourir à l’endettement public en garantissant la viabilité de la dette ; exploiter les ressources des fonds mondiaux, améliorer la mobilisation de l’épargne domestique, accroître la participation de la diaspora, faire éclore les partenariats public-privé.

Renforcer la mobilisation des recettes fiscales

En matière de renforcement de la mobilisation des recettes fiscales, l’étude suggère, avant toute chose, de « faire un audit des exonérations fiscales pour ne maintenir que celles dont l’impact positif sur l’économie est avéré ». Cette proposition s’appuie sur une évaluation faite en 2016 et qui a identifié des montants de 2,5 % du Produit Intérieur Brut, soit 19,6 % des recettes pétrolières, uniquement sur la Taxe sur la Valeur Ajoutée, les droits de douane et les droits d’accises (72 % des recettes non-pétrolières). Or, précise l’étude, si le même pourcentage s’applique aux recettes fiscales, y compris les compagnies pétrolières, le coût total des exonérations serait au-delà de 3,5 % du PIB. Ce qui est énorme. Pour convaincre, l’étude indique que les pays comme le Mozambique et la Tanzanie qui se sont livrés à cet exercice ont constaté que « la plupart des investisseurs bénéficiant d’exonération opèrent dans le domaine de l’importation de biens sans valeur ajoutée nationale ». D’où la nécessité pour le Cameroun de veiller à ce que « les exonérations à maintenir soient bénéfiques aux entreprises dont les projets, la nature de l’activité, le volume de création d’emplois, correspondent à la stratégie de développement du pays ». Dans la même veine, l’étude propose aussi de « réduire significativement l’évasion fiscale, renforcer l’application des lois sur la fiscalité forestière pour dissuader l’exploitation illégale et accroître son recouvrement, renforcer la fiscalité foncière, etc ».

S’endetter, mais En garantissant la viabilité de la dette

L’autre moyen proposé par le Pnud et les deux ministères suscités est celui de l’endettement. A cet effet, il est recommandé à l’Etat d’optimiser sa politique d’endettement, de formuler une politique à long terme de développement des marchés financiers pour l’émission des obligations, etc. En ce qui concerne le premier volet, le constat fait par l’étude révèle que les Soldes Engagés et Non Décaissés représentent un caillou dans la chaussure du gouvernement. A titre d’illustration, en fin mars 2018, l’encours des Sends s’élevait à 21,5 % du PIB. Bien plus, une autre étude menée par le Minepat et le Comité Nationale de la Dette Publique(Cndp) avait fait savoir que 3 200 milliards, soit deux tiers des Sends étaient liés à des projets non performants. Pour pallier cette situation, il est demandé à l’Etat de réduire d’au moins un tiers le montant des Sends. Par ailleurs, il est conseillé au gouvernement de mettre sur pied une politique de développement des marchés financiers à long terme. Ceci permettra, d’après l’étude, de mobiliser l’épargne intérieure, financer les investissements publics mais aussi de financer à long terme le secteur privé. Autre mesure à prendre, « améliorer la situation financière des entreprises publiques pour éviter des risques budgétaires et la fragilisation des banques ». Ceci suppose l’amélioration de la gestion et les résultats des entreprises publiques à travers la mise en œuvre des contrats de performance pour certaines entités dites de souveraineté telles que la Société Nationale de Raffinage (Sonara), Camwater. Ces mesures, expliquent certains experts, va éviter que l’Etat continue d’emprunter de l’argent pour les mettre à la disposition de ces entreprises et donc étendre sa capacité d’endettement pour d’autres projets.

La coopération au développement

Dans cette rubrique, la recommandation formulée à l’endroit du gouvernement porte sur l’exploitation des opportunités qu’offrent les fonds mondiaux pour la santé et l’environnement. Ceci fait suite au constat selon lequel l’aide publique au développement traditionnelle des pays de l’Ocde risque stagner au niveau mondial pour les pays comme le Cameroun qui progresse du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu intermédiaire tranche inférieure. Toutefois, malgré cette stagnation, l’aide au développement des pays de l’Ocde pourra être très importante pendant toute la période de la deuxième phase de la Vision 2035. Si elle est bien exploitée, elle pourra permettre de financer la Stratégie Nationale de Développement. Pour ce faire, il faudra diversifier les flux d’aide issus de la coopération Sud-Sud, engager les réformes nécessaires pour capter les ressources des fonds mondiaux pour la santé et l’environnement.

Améliorer l’épargne nationale pour financer les PME

Cette proposition naît du fait que malgré l’accroissement de l’épargne domestique au cours de la dernière décennie, elle demeure faible au Cameroun. Pourtant, constate l’étude, il existe une épargne potentielle de long terme au sein des institutions de crédit non-bancaires, telles que la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, les compagnies d’assurance, etc. Ces financements de long terme pourraient donc être mobilisés pour financer les Petites et Moyennes Entreprises (PME). L’autre solution consisterait à « améliorer l’inclusion financière, éduquer les PME aux pratiques boursières, etc ».

Capter les fonds de la diaspora

Selon des données fournies par l’étude, les transferts des fonds de la diaspora ont représenté 0,9 % du PIB au Cameroun en 2017 en termes bruts. Seulement, ces ressources n’ont pas été dirigées vers le financement des investissements productifs du secteur public ou du secteur privé. Ainsi, pour permettre que les fonds issus de la diaspora aient un meilleur impact sur le développement du Cameroun, il est recommandé de les canaliser vers des investissements productifs jusqu’à hauteur de 0,5 % du PIB.

Optimiser les partenariats public-privé

 L’un des leviers sur lequel l’Etat peut s’appuyer pour financer ses projets est le partenariat public-privé. Cependant, l’étude révèle que « le manque d’intérêt du secteur privé pour les PPP est relatif à l’immaturité des projets dont la viabilité et la rentabilité financière ne sont pas toujours certaine ». Ce d’autant que, arguent les acteurs du secteur privés, l’essentiel des projets proposé est encore au stade d’idées de projets. Pour remédier à cette situation, l’étude préconise de lever les obstacles qui pèsent sur l’éclosion des partenariats public-privé, renforcer les pouvoirs des structures telles que le Conseil d’Appui à la Réalisation des Contrats de Partenariat (Carpa), etc. Si ces mesures sont implémentées, l’Etat pourra réaliser d’importants projets sous la formule PPP.

Par Junior Matock (Défis Actuels 466)

Titres publics : le Cameroun va mobiliser 320 milliards sur le marché de la Beac

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Le Cameroun va mobiliser 320 milliards sur le marché de la Beac

Comme prévu dans la loi de finances 2020, le Cameroun va bientôt mobiliser 320 milliards de francs CFA sur le marché de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). Le décret habilitant le ministre des Finances Louis Paul Motaze à conduire cette opération a été signé le 18 mars dernier par le président de la République, Paul Biya. Ces ressources, sont destinées au financement des projets de développement inscrits dans la loi de finances 2020. Des dispositions à venir qui devraient être prises par le ministère des Finances, préciseront les modalités d’émission de ces titres, notamment le type de titre public émis ainsi que la maturité du titre. A titre de rappel, le Cameroun a effectué le 8 janvier dernier sa première sortie de l’année sur le marché de la Beac à travers l’émission de Bons du Trésor Assimilables (BTA) d’un montant de 20 milliards de francs CFA. La note y relative signée par le directeur général du Trésor, Sylvester Moh Tangongho précisait que ces BAT avaient une durée de maturité de 26 semaines. Dans la même perspective, le président de la République a aussi habilité le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a signer des conventions de prêt avec des institutions financières. Le projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad est prioritairement concerné par ce décret de Paul Biya. En ce sens qu’Alamine Ousmane Mey va bientôt ratifier avec la Banque Africaine de Développement (BAD) un prêt de 142,933 milliards de francs CFA, pour le financement partiel dudit projet. Pour le même projet, le ministre de l’Economie a également été habilité à signer un accord de prêt de 4,923 milliards de francs CFA avec le Fonds Africain de Développement (le guichet de financement concessionnel du groupe de la Banque qui fournit aux Pays membres régionaux à revenu faible, des prêts et dons). Selon des sources de la BAD, le projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad consiste en la construction d’une ligne principale haute tension de 225 kv entre Ngaoundéré, Maroua et Djamena (Tchad), d’une bretelle de ligne haute tension de 225 kv entre Maroua, Bongor (Tchad), Guelendeng et Ndjamena (Tchad), des postes de transformation haute tension/moyenne tension associés ; ainsi que des réseaux de distribution, pour l’électrification rurale, le long des couloirs de ligne. Ces mêmes sources renseignent que la longueur totale des lignes haute tension à construire est d’environ 1024 km (786 au Cameroun et 238 au Tchad), et le nombre de localités à électrifier le long de ces lignes est de 478 (469 au Cameroun et 69 au Tchad). L’on apprend aussi qu’en plus des moyens de production et de transport de l’énergie électrique du Cameroun et du Tchad qui permettra des gains importants en coûts de production au profit direct des sociétés nationales d’électricité, le projet permettra à travers l’électrification des localités riveraines des lignes d’interconnexion, d’augmenter le taux d’accès à l’électricité dans les deux pays et contribuera d’une manière générale à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la lutte contre la pauvreté. Il convient de souligner que ce projet répond à la volonté des deux pays d’optimiser l’utilisation de leurs ressources énergétiques par l’intégration des infrastructures de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique.

Par Junior Matock (Défis Actuels 466)

Coronavirus : le Gicam inquiet pour les entreprises

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92 % des entreprises impactées par le Covid-19

Le plus grand groupement patronal n’est pas resté de marbre face à la survenue du Coronavirus. Le Conseil d’administration du Groupement Inter Patronal du Cameroun (Gicam), a tenu une session extraordinaire le 19 mars dernier à Douala. Session dirigée par le président de ce groupement, Célestin Tawamba. Au terme de cette réunion, le Gicam a publié un communiqué dans lequel ressort l’inquiétude de cette organisation sur les effets que pourraient avoir cette pandémie sur les entreprises. « Après avoir procédé à une première évaluation de la situation actuelle des entreprises, exprime ses vives préoccupations et inquiétudes face aux répercussions déjà perceptibles auprès de nombreuses entreprises, mais surtout sur le désastre économique, social et humain que pourrait entraîner cette pandémie », peut-on lire dans ce document. A cet effet, à l’instar de nombreux pays déjà touchés par la crise, le Conseil d’administration du Gicam appelle, « non seulement à mobiliser en urgence l’ensemble des instruments de politique monétaire, budgétaire et commerciale, mais également à mettre en place des politiques inédites de soutiens aux entreprises et aux ménages pour gagner la «guerre» contre le coronavirus ». Ainsi, pour suivre de près cette situation, le Gicam dit avoir mis sur pied une cellule de veille chargée de suivre l’évolution de la situation des entreprises face à cette crise. Célestin Tawamba informe par ailleurs que le Gicam portera instamment auprès du gouvernement l’ensemble des préoccupations soulevées par les entreprises et proposera des mesures exceptionnelles en soutien au secteur privé et à l’économie nationale. Il convient de souligner que bien de spécialistes se sont déjà prononcés sur les mesures qui pourraient être prises par le gouvernement pour venir en aide aux entreprises. Dans une interview récemment accordée à Défis Actuels, l’économiste Emmanuel Yangam suggérait que « les entreprises des secteurs les plus touchés, qui sont confrontées à des difficultés de paiement d’imposition, peuvent solliciter un délai de paiement ». Autrement dit, arguait-il, « ces entreprises pourront différer le paiement de leurs impôts ». Il faudrait aussi envisager soutenait-il, « la mise en place d’un fond pour limiter l’impact négatif de la décision sur les commerces fermés sur ordre du gouvernement ». Aussi, ajoute-t-il « le gouvernement pourrait initier une concertation avec les institutions financières, pour donner de l’oxygène aux entreprises frappées par la crise du coronavirus ».

Par Junior Matock (Défis Actuels 467)

Covid-19 : ce que propose l’Apeccam pour sauver l’économie

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Ce que propose l’Apeccam pour sauver l’économie

S’il est un fait sur lequel les spécialistes s’accordent depuis le début de la pandémie du Coronavirus au Cameroun, c’est notamment l’impact de cette dernière sur l’ensemble de l’économie nationale, et par ricochet sur le secteur bancaire. C’est du moins ce que confirme l’Association Professionnelle des Etablissements de Crédits du Cameroun (Apeccam), dans un communiqué publié le 20 mars dernier. En effet, peut-on lire dans le document, « la crise actuelle du Covid-19 pourrait sérieusement compromettre la croissance déjà stagnante du Cameroun et les craintes liées à cette pandémie ajoutent une pression supplémentaire aux difficultés actuelles auxquelles sont soumises les banques ». Ainsi, au titre des domaines qui pourraient être sérieusement touchés, l’Apeccam souligne qu’il « touche l’offre en perturbant l’approvisionnement des entreprises, mais il s’étend désormais à la demande, avec des créateurs de richesse qui annulent ou repoussent leurs commandes ». Sans oublier la fermeture des restaurants, des bars, des établissements d’enseignements ou d’autres entités.

Mesures à prendre

Ainsi, face à ce tableau peu reluisant, l’Apeccam propose quatre principales mesures de soutien aux banques et à l’économie. Il s’agit « d’examiner avec une attention particulière, les situations individuelles de leurs clients impactés dans les secteurs d’activités les plus directement exposés en proposant des solutions les plus adaptées de financement à court terme ». Comme autre mesure, l’Apeccam suggère « d’envisager avec les clients les moyens compréhensibles de gestion classique de la renégociation des dettes bancaires, afin d’accompagner et de soutenir les agents économiques qui auraient besoin de renégocier leurs contrats et leurs échéanciers de remboursement ». Dans la même perspective, en ce qui concerne le remboursement des crédits, l’Apeccam propose de « reporter pour une période déterminée d’accord parties les remboursements de crédits pour les entreprises, période ne pouvant excéder un an dans un premier temps ». L’Apeccam ne s’arrête pas à ce niveau, elle est montée d’un cran pour souhaiter la « suppression des pénalités et les coûts additionnels de reports d’échéances et de crédits des entreprises et enfin le soutien aux clients en les sensibilisant à l’usage du numérique afin de réduire la fréquence dans les guichets des banques ». Par ailleurs, au vu de l’impact du Coronavirus sur l’économie nationale et sa croissance, l’Apeccam invite ses membres « à être attentifs aux demandes des commerçants et des entreprises qui tirent la sonnette d’alarme pour leur trésorerie, de mettre à disposition des clients des liquidités pour soutenir leurs entreprises, d’accorder et de maintenir des crédits bancaires aux agents économiques, en particulier aux PME/PMI qui pourraient rencontrer des difficultés résultant du développement de l’épidémie de Coronavirus pouvant impacter à plus ou moins long terme leurs activités ». Et pour éviter toute panique pouvant naître chez les clients, l’Apeccam rassure que « les réseaux bancaires demeureront ouverts aux heures habituelles ; les agences sont préparées et répondront à toutes les sollicitations de leurs clients » ; et que « l’alimentation des réseaux DAB/GAB est assurée. Les infrastructures de moyens de paiement sont totalement opérationnelles ». De plus, lit-on dans le communiqué de l’Apeccam, « afin de limiter des déplacements risqués, les clients sont invités à privilégier les contacts avec leur gestionnaire par téléphone ou via les plateformes dédiées. Dans la plupart des banques camerounaises, au quotidien, l’essentiel des opérations bancaires sont automatisées et peuvent être accomplies à distance via les automates et les serveurs ».

Par Junior Matock (Défis Actuels 467)

Impact covid-19: : la diversification des économies comme solution

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impact du covid-19 : la diversification des économies comme solution

Face au double péril que représente le coronavirus, la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) recommande aux pays de l’Afrique centrale de diversifier d’avantage leurs économies pour minimiser la vulnérabilité aux chocs extérieurs. En effet, pour le directeur du Bureau de la CEA, Pedro, la solution à ce problème est simple : « encore une fois….pour sortir de cette situation récurrente critique et du cercle vicieux de la vulnérabilité aux chocs extérieurs, les pays de la sous-région d’Afrique centrale doivent investir dans les fondamentaux de la diversification horizontale de leurs économies à travers l’augmentation du nombre d’exportations produits et au plan vertical, en approfondissant la valeur ajoutée des biens et services grâce à l’industrialisation basée sur les ressources et induite par le commerce », at-il relevé. Pour soutenir cette idée, les économistes de la CEA ont relevé le niveau avancé de transformation des produits du bois au Gabon comme un exemple de la manière dont les pays centrafricains devraient utiliser leurs avantages comparatifs pour mieux se positionner dans les chaînes de valeur mondiales. Ces experts ont expliqué que les gouvernements doivent donc intervenir pour créer un environnement propice à ces changements, notamment en instituant des politiques de contenu local telles que « des règles qui localisent les achats qui, dans plusieurs cas, représentent 60 %, soit le coût d’exploitation total des grandes entreprises opérant sur le continent ». Les gouvernements devraient également, a ajouté la CEA, « faciliter la participation des Petites et Moyennes Entreprises (PME) aux chaînes de valeur locales et régionales en supprimant les barrières tarifaires et non tarifaires, en particulier en prélude à la phase de démarrage des échanges dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine. (Zlecaf) ». Toutefois, ont prévenu les spécialistes, il s’agit d’une situation dans laquelle le secteur privé doit ajuster le siège du conducteur. Le patron de la CEA pour l’Afrique centrale suggère par exemple que, « la multitude de gigantesques entreprises et propriétaires de capitaux en Afrique copiait l’exemple d’Aliko Dangote qui n’a pas attendu que l’environnement soit parfait pour affronter des géants de la fabrication et de la vente de ciment ? ». Pour lui, « c’est là la voie à suivre puisque, le monde entier va bientôt migrer vers des voitures électriques alimentées par des batteries pour une industrie de 300 milliards de dollars (181 852 milliards de francs CFA) par an d’ici 2050, avec environ 160 millions d’automobiles à construire ». Il a à cet effet déclaré la Commission invite d’ores et déjà la communauté des affaires du continent à adopter une stratégie commerciale tournée vers l’intérieur parce que les opportunités, les marchés – en particulier avec une classe moyenne en augmentation – et les ressources sont disponibles à cet effet. Cette voie semble être idéale en ce sens que, s’est interrogé le directeur de la CEA : « si l’Afrique produit plus de 70 % du cobalt total utilisé dans le monde pour produire les batteries des moteurs de voitures électriques, pièce essentielle de ce type de véhicule, alors pourquoi nos riches propriétaires de capitaux tardent à se ruer dans ce secteur ? ». En attendant que ces mesures ne soient implémentées, la CEA préconise que sur le court terme, les pays de la Ceeac pourraient faire recours à des politiques monétaires expansionnistes, y compris l’assouplissement quantitatif qui implique l’injection des fonds dans les circuits performants par les gouvernements et d’autres mesures incitatives. Seulement, étant donné que cette dernière mesure constitue une voie difficile à prendre, et ce à cause « de l’espace budgétaire restreint dans lequel les pays d’Afrique centrale de la dernière génération de régimes d’ajustement structurel sont confrontés, les partenaires au développement devront venir à l’aide, pour suivre l’exemple déjà montré par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale qui ont promis de l’aide et des prêts concessionnels aux pays en développement confrontés à la pandémie ».

Par Junior Matock (Défis Actuels 467)

La CEA projette une baisse de la croissance de 4,7 points dans la Ceeac

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La CEA projette une baisse de la croissance de 4,7 points

On ne pouvait pas s’attendre à bien plus triste nouvelle. La pandémie de coronavirus n’épargnera pas la croissance de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac). C’est du moins ce que soutient la Commision Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). D’après les prévisions récemment faites par cette organisation des Nations Unies, les pays de la Ceeac vont connaître « une baisse collective de 4,7 points de pourcentage de leur croissance du Produit Intérieur Brut (PIB), en raison de l’impact grave de la pandémie du coronavirus (Covid-19) ». Bien plus projette la CEA, cette situation va coûter à l’ensemble de l’Afrique « des milliards de dollars pour le combattre et la moitié de son potentiel de croissance ». Dans le détail, alors que la CEA projetait un taux de croissance de 3,2 % en début d’année 2020, elle soutient désormais que du fait de l’impact du covid-19, ce taux de croissance va connaître une décote pour se situer à seulement 1,8 %, et ce parce que, argue la CEA, « l’Afrique Centrale est l’une des zones les plus exposées à la récession économique ». En effet, au cours d’un échange avec la presse, le directeur du Bureau de la CEA pour la sous-région a expliqué la raison pour laquelle la sous-région est exposée à un double péril : « avec le coronavirus, les pays de l’Afrique Centrale sont confrontés à un double péril, sous-entendu par leur dépendance excessive à l’égard de l’exportation de produits de base ». Et d’ajouter : « Ce double péril signifie qu’en plus de lutter contre cette pandémie avec des ressources financières très limitées et des systèmes de santé fragiles, nous devons également faire face à ses graves effets économiques, qui se multiplient en raison de la constitution de nos économies conduisant à une exposition disproportionnée aux effets de contagion des chocs extérieurs », a-t-il renchérit.

 Les pays qui seront plus touchés

 Le patron de la CEA pour l’Afrique centrale n’est pas allé par quatre chemins pour citer les pays qui pourraient être les plus touchés sur le plan économique par cette pandémie de coronavirus en Afrique Centrale. Dans cette liste notamment le Gabon, le Congo, le Tchad et la Guinée Equatoriale. Et ce du fait « du poids des exportations de pétrole dans les exportations totales de ces pays ». De manière détaillée, le directeur de la CEA pour l’Afrique Centrale soutient que « dans un scénario de 30 dollars US par baril, cela représenterait une réduction de 50 % des revenus d’exportation de pétrole causée par une contraction de la demande des prix ». Cette situation ne se produira pas ex nihilo, mais découle tout simplement « des projections à la baisse du taux de croissance des économies chinoise et occidentale et d’un différend non résolu entre la Russie et l’Arabie Saoudite sur les plafonds de production de pétrole ».

 Les secteurs plus affectés

D’après les analyses faites par la CEA, plusieurs secteurs vont subir les affres du coronavirus. Il s’agit des domaines tels que la chaîne d’approvisionnement, le tourisme, les envois de fonds de la diaspora et les produits de base tels que le café, le cacao, le caoutchouc et le bois. Pour être plus concret, les pays comme Sao Tomé-et-Principe va perdre 3,2 % de son PIB prévu pour 2020, la baisse la plus importante comparé au Gabon et la Guinée Equatoriale qui eux, perdraient respectivement 17,6 % et 18,5 % du fait de leur forte dépendance au pétrole.

Par Junior Matock ( Défis Actuels No 467)

Décès de Manu Dibango: Un propos de Cabral Libii attire la foudre des internautes

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L'étudiant sur les pas du professeur



Propos imagé ou simple raté ? Les propos de Cabral Libii en hommage, à Manu Dibango, le saxophoniste camerounais décédé en France des suites du Coronavirus, ont provoqué une indignation des internautes « Manu Dibango n’a pas embrassé Cavaye Yeguie Djibril sur la bouche à Paris », a écrit sur sa page Facebook, le leader du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale, avant de donner des conseils sur l’hygiène corporel pour éviter d’attraper cette maladie. A la suite de ces propos, les internautes n’ont pas loupé Cabral Libii. « Cabral respecte le grand Manu, il n’est pas comparable à ceux qui vivent grâce aux cotisations », a écrit Daniel Dourbaga, dans un commentaire. « Mais qu’est ce qui se passe vraiment ! Tout le monde ouvre la bouche pour sortir des bêtises. Quel est le message à passer à nous qui te soutenons ? Quel est l’honneur donné par cette phrase à une sommité africaine de la musique ? Quand on fait une erreur, il faut s’excuser ou se taire. Vous n’auriez pas du aller chez un potentiel malade du Covid 19qui devrait être en confinement point », s’emporte Martial Etoundi Messi. A son tour, Jean Marie Monok demande à Cabral Libii de démissionner. « Il faut démissionner. Ton parti a raté une occasion de montrer qu’il est le représentant du peuple. Il devait boycotter la session de plein droit à cause de la présence de Cavaye Yeguie présumé contaminé par le coronavirus ». Carin Diboti n’a pas caché sa déception. « Je suis très déçu par le caractère pernicieux de ton propos. Et dire que tu souhaites diriger le Cameroun…un présidentiable a de la hauteur ».
Accusé de s’être rendu à l’Assemblée Nationale et d’avoir salué Cavaye Yeguie Djibril alors que celui-ci était susceptible d’etre porteur du coronavirus, Cabral Libii a voulu attirer l’attention des internautes sur le danger que représente cette maladie.
Joseph Essama

Coronavirus : Le Cameroun prépare le dépistage populaire

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Une semaine après la prise de mesures préventives par le Premier ministre, contre la maladie à coronavirus, René Emmanuel Sadi fait « le constat du non-respect des mesures de prévention et de riposte contre le Covid-19 par nombre de Camerounaises et de Camerounais, leur insouciance, voire leur apparente indifférence face à toutes les alertes qui sont données jusqu’à date ». Pour le ministre de la Communication, ces actes « semblent justifier pour une part déterminante, l’accélération de la propagation du virus observée ces derniers jours dans certaines de nos grandes agglomérations notamment Yaoundé, Douala et Bafoussam». Au moment où le nombre de cas d’infections évolue tous les jours, à grande vitesse.

Si Manaouda Malachie situe justifie la propagation de cette pandémie mondiale au Cameroun par « l’arrivée des voyageurs en provenance des pays touchés », mais aussi aux « des déplacements internes des populations entre nos différentes villes », René Sadi reproche les populations dans leur ensemble d’entretenir le flux de contamination du fait de leurs actes quotidiens. Dénonçant le non-respect des mesures gouvernementales et celles de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) qui visent globalement les restrictions de libertés et de mouvements de personnes, ainsi que le respect des mesures d’hygiène. Notamment des « des rassemblements de plus de cinquante (50) personnes », le fonctionnement de débits de boissons après 18h et parfois « jusqu’au petit matin », « les surcharges de personnes dans les moyens de transport public ». A propos du lavage des mains, « nombre de camerounais rechignent encore à se laver les mains ou à les désinfecter sous de fallacieux prétextes de carence en eau ou de manque de solutions hydro-alcooliques », condamne le porte-parole du gouvernement qui condamne « le comportement délibérément irresponsable et l’incivisme de certaines personnes qui, placées en quarantaine dès leur entrée sur le territoire national, parce qu’en provenance de pays fortement touchés par la pandémie, ont choisi de rompre leur confinement, pour se fondre dans la nature, alors qu’elles étaient déjà contaminées». Le porte-parole du gouvernement regrette « des actes d’agression perpétrés contre des Autorités administratives ou des Forces de Sécurité en plein exercice de leurs prérogatives de contrôle du respect des prescriptions gouvernementales».

Réquisitions de chambres d’hôtels dans toutes les régions
A l’occasion, l’homme condamne le discours alarmiste sur les réseaux sociaux, portant sur « de fausses nouvelles, les modes de prévention ou de traitement des infections à coronavirus ». Informations « dénuées de tout fondement [avec pour] le seul but de dérouter l’opinion ou d’entretenir la psychose parmi les populations », conclut-il.

Au moment où le gouvernement s’engage dans une campagne de communication intensive, des dispositions sont en cours d’implémentation, afin d’étendre la lutte à l’ensemble du pays. Le Minsanté a instruit les dix gouverneurs de régions de réquisitionner dans les différentes capitales régionales 40 chambres d’hôtels en prévision de la mise en quarantaine des personnes éventuellement infectées. Envisageant même un déploiement d’agents de la santé dans les ménages pour des tests massifs. L’indiscipline généralisée et les déplacements des populations à travers le pays, ajoutés au longue période d’incubation du coronavirus, pouvant faciliter l’infection de davantage de personnes. Pour l’instant, en attendant la mise à jour que fera le Minsanté ce soir, le Cameroun compte déjà 75 cas d’infections, pour un décès et deux cas de guérison. A l’échelle mondiale, l’Oms comptabilise 416 686 cas à travers le monde, pour
18 589 décès. Ce dans 196 pays.

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