samedi, juin 6, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 249

CAF Awards 2022 : La CAF publie 30 nominés sans André Onana

0
https://www.cafonline.com/fr/news/la-caf-annonce-les-nomines-pour-les-categories-masculines-des-caf-awards-2023/

La Confédération africaine de football (CAF) a publié ce soir la liste des 30 nominés au Ballon d’or 2022. On y retrouve entre autres noms sonnant comme le capitaine des Lions indomptables Vincent Aboubakar de Besiktas d’Istanbul, Riyad Mahrez l’Algérien d’Al Ahli, le Sénégalais Sadio Mane, le Lion indomptable Zambo Anguissa, le Nigérian Victor Osimhen, le Marocain d’Al Hilal Yassine Bounou, l’Egyptien Mohamed salah de Liverpool,…

Par ailleurs, 20 joueurs ont été retenus pour le titre de « Joueur interclubs de l’Année », réservé aux clubs évoluant sur le continent africain. Aussi, les catégories ‘’entraîneur de l’année’’, ‘’équipe nationale de l’année’’, ‘’club de l’année’’ et ‘’Jeune joueur de l’année’’. Cette dernière catégorie récompensant les joueurs de moins de 21 ans.

Innovation : les gardiens de buts en course

Pour la première fois, les gardiens de buts bénéficient d’une catégorie à eux dédiés. Ainsi, le meilleur gardien et la meilleure gardienne de buts seront récompensés. A cet effet, dix de chacune de ces sous-catégories sont nommées pour concourir. Chez les hommes, un nom manque et saute facilement à l’œil : André Onana qui figurait pourtant dans la liste des candidats au Ballon d’or France football (classé finalement 23ème sur 30) ainsi qu’au prix Yachine récompensant le meilleur gardien. Si le gardien de de Manchester united connaît un début de saison morose, il a terminé la saison dernière au sommet. Une finale de Champion’s league perdue in extremis face à Manchester city (1-0). La CAF indique que « la performance des nominés enregistrée entre novembre 2022 et septembre 2023 sert de période à l’étude ». Une période qui exclut donc la Ligue des champions, mais considère la période de la Coupe du monde Qatar 2022. Cette compétition qui a tourné court pour le portier principal des Lions indomptables chassé du groupe la veille du 2ème match du Cameroun. Pour une affaire de discipline jamais élucidée par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot).

Le compte-à-rebours est ainsi lancé. Les vainqueurs seront désignés par « les votes d’un panel composé de la Commission technique de la CAF, des professionnels des médias, des entraineurs et capitaines des associations membres et des clubs impliqués dans les phases de groupe des compétitions interclubs », rappelle la CAF.

Pour comprendre: Ici la liste des nommés

Transformation du cacao : Le top management de Cameroon Golden Cocoa lorgne de nouvelles perspectives.

0
C’est le grand groupe chocolatier Suisse (Cocoa Valley) qui a été retenu pour réaliser ce projet.

L’entreprise a également été sélectionnée par le Centre de réseaux des filières de croissance (Crfc) pour porter la toute première usine de transformation du cacao en poudre, beurre et masse qui sera basée dans la localité de Soa, département de la Mefou-et-Afamba dans la région du Centre.

La ville de Yaoundé a abrité hier mardi 31 octobre 2023, les travaux de l’assemblée générale extraordinaire de la Cameroon Golden Cocoa, entreprise spécialisée dans la production, la transformation et de commercialisation des fèves de cacao de qualité supérieure labélisée « Golden Cocoa ».

« L’enjeu majeur porte aujourd’hui sur la transformation. Comme vous savez, nous avons toujours produit du cacao dans les bassins et aujourd’hui nous avons une société suisse qui veut se porter garante de cette transformation et c’est un challenge pour nous. Le changement sera lié à la valorisation de la fève de cacao qui passe aujourd’hui de sa phase de production, de vente en fève à la transformation. Nous souhaitons également que le prix bord champs soit plus élevé » a expliqué André-Marie Floret Edzigui, directeur général de la Cameroon Golden Cocoa.

Dans la présentation du cluster de l’entreprise championne de transformation industrielle d’import-substitution Cameroon Golden Cocoa Ltd portée par la filière cacao, l’on a appris que la faiblesse du modèle économique actuel de la Cameroon Golden Cocoa est une conséquence du coût élevé de production, la faible approche du marché (exportation) et le choix des alternatives. Les responsables de la Cameroon Golden Cocoa ont également mentionné la faible valorisation de la chaine de valeur à cause de l’absence de la transformation et le faible pouvoir d’achat.

L’entreprise va ouvrir son capital social et lever des financements sous forme d’obligations dans le but de mettre en place au Cameroun une unité de transformation de cacao de grande capacité, dans un système de chaîne de valeur, pour la mise sur le marché du beurre de cacao, de la poudre de cacao et de la masse de cacao. 

Cameroon Golden Cocoa a également été sélectionnée par le Centre de réseaux des filières de croissance (Crfc) pour porter la toute première usine de transformation du cacao en poudre, beurre et masse qui sera basée dans la localité de Soa, département de la Mefou-et-Afamba dans la région du Centre. C’est  le grand groupe chocolatier Suisse (Cocoa Valley) qui a été retenu pour réaliser ce projet.

Néanmoins, entre 2022 et 2029, l’objectif de la Crfc est de réduire la facture des importations des produits et sous-produits dérivés des filières de croissance retenues (bois, café, coton/textile/confection, palmier à huile, cacao, manioc, aquaculture, oignon, tomate, bovine laitière à 50%.

JO 2024 : Les Lionnes se rapprochent de Paris

0
Le Cameroun sort des griffes ougandaises

Le Cameroun jouera le 3ème tour des Eliminatoires des Jeux olympiques (JO) 2024 au football féminin. Les Lionnes indomptables ont réussi l’exploit de battre l’Ouganda ce soir à Douala (3-0). Un score tant souhaité par les Camerounais, après la défaite (2-0) à l’aller il y a quelques jours. Il aura fallu attendre les prolongations et précisément la 113ème minute, pour voir Falonne Meffometou sauver le pays sur un plat du pied dans une surface en cafouillage. La gardienne ougandaise étant hors des cages suite à une blessure contractée dans sa sortie manquée sur le coup-francs de Nchout Ajara. Le dernier rempart a buté contre Michaëla Abam et s’en est sortie avec le front ouvert.

C’est à la 27ème minute que Nchout Ajara trouve le chemin des filets adverses, concluant un centre d’Aboudi Onguene. Redonnant espoir à une nation à genoux face à un adversaire poids plume sur papier. Il faudra attendre le retour de la pause, pour que Monique Ngock sale l’addition (47’). Les deux adversaires se sépareront sur ce score au terme du temps réglementaire. Une victoire camerounaise qui égalisait simplement le score des deux rencontres. C’est donc la prolongation qui sourir à la sélection locale.

Changements

C’est le fruit d’un changement tactique que les critiques ont imposé à Jean Baptiste Bisseck. L’homme qui à peine arrivé sur le banc de touche des Lionnes indomptables, a engagé une révolution radicale, avec un renouvellement sur presque tous les compartiments. Face à la critique, le technicien a renvoyé au banc Michaëly Bihina, au profit de Cathy Biya dans les buts. Aussi, Ossol qui ne rassure pas en défense, a rejoint le banc de touche. Dans l’axe de la défense, Mariane Maague et Eliane Mambolamo ont assuré, avec Colette Ndzana qui a retrouvé sa place comme arrière gauche, pendant que Falonne Meffometou assurait à droite. De quoi assurer la virgnité des buts camerounais. L’attaque conduite par le trio Aboudi-Nchout-Mbelle, a fait le reste.

Le Nigéria, prochain adversaire

Mais la partie s’annonce plus compliquée pour le prochain tour. Les Lionnes affronteront les Super Falcons du Nigéria. Un adversaire connu qu’elles ont déjà affronté à plusieurs reprises. Mais le Nigéria a très souvent pris le dessus le Cameroun dans ce segment du football. En dehors des Jeux africains qui ont vu les Lionnes indomptables prendre le dessus sur leurs rivales nigérianes, ces dernières se sont résolument couchées sur le chemin du Cameroun en Coupe d’Afrique des nations (CAN). Dans cette compétition phare du football féminin, le Nigéria a pris le dessus 12 fois sur 13. La dernière fois remonte à 2022 : les Super Falcons avaient éliminé les Lionnes indomptables en quart de finale.

Ces Nigérianes ont déjà sonné l’alerte en laminant l’Ethiopie 4-0. Un signal fort de leur détermination à aller à Paris en juillet 2024. A Jean Baptiste Bisseck de comprendre le message et se préparer.

Pixys+: une solution pour booster la production locale de poissons

0

Le premier prix Orange Summer a pour objectif de combler le déficit de production nationale de poissons au Cameroun tout en facilitant le travail des éleveurs.

Six jeunes camerounais stagiaires chez Orange Digital Center à Douala viennent de développer une solution digitale  en faveur de l’aquaculture.  Le projet dénommée Pixys+ vient répondre à un triple problème : la faiblesse du rendement des producteurs ; l’exécution manuelle des tâches et le déficit de production nationale de poissons.  Il faut dire que  80 % de poissons  consommés au Cameroun sont importés.

Pixys+  propose un système de gestion moderne des fermes piscicoles reposant essentiellement sur l’autonomisation des tâches pour un meilleur rendement.  La solution comporte trois kits. Un distributeur automatique d’aliments, «  Cela garantit une alimentation automatique, régulière et économique des poissons. Une fois régulé, il fonctionne tout seul et sait quelle est la quantité exacte d’aliments dont ont besoin les poissons. Ce qui permet de faire des économies  d’aliments. Car lorsque les poissons sont nourris manuellement ils sont parfois peu ou trop nourris et ça crée le gaspillage », explique Uziel Simou, chef de projet.  Le deuxième kit est un kit de monitoring de la qualité de l’eau. Il permet de mesurer avec efficacité  les paramètres les plus critiques de l’eau  avec la particularité qu’il résiste aux intempéries. Il y a ensuite un  Kit de tri et de comptage des poissons capable de compter jusqu’à 4000 poissons en 13 minutes. Une tâche qui fait manuellement dans les fermes, en étant chronophage.

L’ensemble des kits est relié à une application mobile qui permet d’accéder aux informations de la ferme en temps réel depuis son téléphone. Le fermier peut donc recevoir par exemple des alertes sur la qualité de l’eau de là où il se trouve. Si ce dispositif est adopté par les 1500 pisciculteurs hors sol ciblés dans la région du Littoral,   le projet pourrait générer un chiffre d’affaires prévisionnel  de 68, 5  millions de FCFA sur trois ans.

  Pour le démarrage,  les besoins en financement sont estimés à150 millions de FCFA.

Orange summer. Un projet de digitalisation de la pisciculture décroche le  1er prix

0

Pixys+ a convaincu le public et le jury d’orange summer challenge avec un système intelligent de gestion des fermes piscicoles pour un meilleur rendement.

 L’édition 2023 d’Orange Summer Challenge  a livré ses lauréats le  25  octobre dernier à Douala. Cette  compétition  d’étudiants  qui couronne un stage intensif d’une durée de 3 mois est organisée chaque année par Orange Digital Center et ses partenaires. Cette  compétition a permis cette année de révéler les meilleurs projets montés pendant ce stage,  autour d’une thématique : « Intelligence Artificielle et Internet des Objets ».  Les projets  primés relèvent  des domaines du transport,  de l’agriculture et de la santé.

Quatre équipes  d’étudiants étaient en course avec chacune, une solution technologique innovante,  réalisée  grâce au coaching des experts d’Orange Digital Center. Au terme de la compétition, les votes ont été favorables à l’équipe  Pixys+ pour sa solution destinée aux éleveurs de poissons.  L’équipe propose en effet un système intelligent de gestion et d’amélioration des fermes piscicoles pour un meilleur rendement.  Ce système qui vise  l’autonomisation des tâches comprend notamment un dispositif permettant de nourrir de manière automatique des poissons. L’innovation c’est aussi un kit de comptage des poissons tandis que cette tâche se fait manuellement par les éleveurs. Cette solution a remporté la somme d 1,5 millions FCFA.

 Le deuxième prix, d’une valeur d’1 050 000F a été décroché par la team iNgeyaa qui propose une solution intelligente de suivi, gestion et recommandation de la circulation permettant d’éviter les embouteillages et de prioriser les urgences. Elle est suivie par  l’équipe GreenLive dont la solution  vise à améliorer le rendement agricole tout en préservant l’environnement. Ceci, grâce à un système intelligent d’analyse des cultures et de gestion rationnelle des intrants. Ils empochent la somme de 900 000F tandis que la quatrième équipe  s’en tire avec 600 000 FCFA.  Cette dernière dénommée Bènda  s’est intéressée  au domaine de la santé.  Son innovation permet le suivi en temps réel des paramètres de santé de la femme enceinte afin de prévenir et détecter la pré éclampsie pendant la grossesse.

Pour Emmanuel ETIA Directeur Orange  digital  center « Orange digital center essaye de mettre en œuvre un principe qui est dans au cœur de la stratégie du groupe Orange: l’égalité numérique. C’est-à dire donner la chance à chacun de s’épanouir dans le monde du numérique à travers des formations, des accompagnements et des financements. Tout ceci a été possible grâce aux personnes qui nous apportent leurs efforts au quotidien. Notamment amazone Web services, EY et le cabinet D. Moukouri & partners.»

Le lauréat Cameroun sera en compétition  avec les lauréats de 10 autres pays africains.

Financement des projets : le Cameroun et la China Eximbank redynamisent leur partenariat

0



Une délégation de la China Eximbank a séjourné au Cameroun du 26 au 29 octobre 2023. Elle était conduite par le vice-président chargé de la gestion du risque de cette structure financière, Li Zhongyu. Cette visite, apprend-on, s’inscrit dans le cadre de la relance des opérations de mobilisation des financements auprès de cette structure financière. Elle vise donc à redynamiser le partenariat, voire la coopération entre le Cameroun et la China Eximbank, d’une part et de partager la nouvelle vision de financement du développement de la banque d’autre part. De manière spécifique, indique-t-on, il s’agit de dresser un état des lieux du partenariat entre le Cameroun et la China Eximbank, d’apprécier le risque souverain du pays en matière d’investissement.
La China Eximbank est un partenaire stratégique du Cameroun. Il est son premier partenaire financier avec un volume d’engagement évalué à près de 3000 milliards de FCFA et un encours de la dette estimé à 1280 milliards de FCFA. Son intervention au Cameroun n’est plus à démontrer. Ce partenaire a permis la réalisation de nombreux projets, en occurrence, celui d’alimentation en eau potable dans neuf villes du Cameroun ; les barrages de Memve’élé et Mekin ; les Autoroutes Yaoundé-Douala et Kribi- Lolabe ; le port en eau profonde de Kribi ; le développement du Backbone et de la fibre optique, entre autres.
La rencontre avec le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le 27 octobre dernier -et un peu plus tôt dans la même journée avec le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey-, apprend-on, a permis à la délégation de China Eximbank de constater la qualité de la gestion de la dette du Cameroun et d’apprécier l’utilisation des ressources provenant de cette dette ainsi l’impact de cet investissement sur l’économie. Selon le ministre en charge de l’Economie qui s’est exprimé à ce sujet, il semble que l’avenir est encore beaucoup plus prometteur au vu de l’intérêt et de la volonté manifestée par la banque chinoise à soutenir davantage les projets de développement du Cameroun dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 et la partie chinoise particulièrement. « China Eximbank apprécie la qualité du risque souverain camerounais et a manifesté sa disponibilité à accompagner notre pays pour son émergence 2035 », a indiqué Alamine Ousmane Mey.
Outre les rencontres avec le ministre des Finances et celui en charge de l’Economie, la délégation chinoise s’est entretenue avec le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, les directeurs généraux de la Camwater, de Camtel, de la Caisse autonome d’amortissement (CAA) et des responsables des entreprises chinoises installées au Cameroun. Le 28 octobre, la délégation s’est déployée sur les sites des projets Paepys, National Broadband Network II, et Autoroute Yaoundé- Douala.
Cette visite intervient après le séjour en Chine-Bejing-, le 17 octobre 2023 du ministre des Finances, Louis Paul Motaze qui a signé une convention fiscale avec le gouvernement chinois. En effet, l’élimination de la double imposition en matière d’impôt sur le revenu et l’amélioration du cadre existant de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale pourra drainer davantage des investisseurs chinois au Cameroun. Ceux-ci pourraient s’appuyer sur les investissements ou le financement de la China Eximbank.

SDF : le nouveau président est Joshua Osih

0
Joshua OSih ur le trône du chairman

Joshua Osih Nambangi est le nouveau président du Social democratic front (SDF). L’ancien premier vice-président évolue d’un pas et atteint le sommet du parti, au terme d’une longue nuit électorale émaillée de contestations et même de bagarres. Deux ailes se livrant à une opposition radicale : les partisans de Joshua Osih contre ceux de Jester Shewa. Ce dernier et les siens n’acceptant pas le Code électoral et le fichier électoral. Au finish, après plusieurs interruptions, le processus électoral donnera Joshua Osih vainqueur par 985 voix sur les 1500, soit 62% des suffrages.

A lire sur le même sujet: Congrès tendu du SDF à Yaoundé

L’homme qui état favori parce que quelque peu préféré de feu Ni John Fru Ndi, devra succéder à son parrain, pour une durée de cinq ans. Pour diriger un parti essoré par des luttes intestines nées des renouvellements des organes de base. La guerre de succession avait déjà déclenchée du vivant du Chairman qui avait dès février 2021, avait annoncé son retrait de la direction du parti, en raison d’une santé précaire. Deux camps se sont sont dessinés, avec pour chefs de files Joshua Osih et Jean Michel Nintcheu. Les deux ne s’accordant pas sur la ligne à adopter pour relancer un parti qui a dégringolé, se classant 4ème à la dernière élection présidentielle (derrière le Rdpc de Paul Biya, le MRC de Maurice Kamto et l’Univers de Cabral Libi’i).

Si Nintcheu et les autres optent pour le retour au radicalisme, Osih et compagnie campent sur le ramollissement des lignes. Soutenus en cela par le vieux leader. Ils auront le dessus. La fronde poussera le baron e Douala et nombre d’anciens cadres dont l’ancien secrétaire général Jean Tsomelou à assigner le parti et son fondateur au tribunal. Une ligne infranchissable qui poussa le leadership du parti à leur appliquer le 8.2, synonyme d’auto-exclusion. La voie était libérée pour une intrônisation du poulain de Fru Ndi. Joshua est parti pour être de nouveau le candidat du SDF pour la présidentielle de 2025.

SDF : Congrès sur fond de tensions

0
Crise de confiance entre certains candidats et l'organisation

Njong Donatus, le président du Comité d’organisation du 10ème Congrès ordinaire du Social democratic front (SDF) souffle le chaud et le froid au Palais des sports de Yaoundé. L’home en qui Ni John Fru Ndi avait placé sa confiance pour organiser le Congrès devant aboutir au choix de son successeur à la tête du parti de la balance, a bien engagé les hostilités au premier jour des travaux, avant de perdre visiblement la confiance des congressistes. Entre éclats de voix et conciliabules, il y aura eu cette arme sortie par un des garde-du-corps de Joshua Osih le premier vice-président sortant et président par intérim du parti. « Dans les mésententes, il y a de gros bras venus apparemment pour les besoins de la cause d’un des candidats. Les autres n’étaient pas d’accord que de gros bras soient recrutés pour les travaux alors que le parti a sa garde qui est reconnue de tous. Il y a eu altercation et le garde-du-corps a cru que l’honorable Joshua était menacé et a sorti son arme, mais ne l’a pas tirée», raconte un témoin de la scène. A en croire des sources concordantes, ces gros bras constituent la garde personnelle de David Jester Shewa, candidat à la présidence du parti.
Par la suite, le calme reviendra.

Lancées aux environs de 14h, les opérations électorales sont suspendues autour de 16h30, pour plus de deux heures. Les parties ne s’accordant plus. Si tous les acteurs ont donné leur accord pour les textes encadrant le processus électoral, une fois dans le bain, des voix se sont élevées pour contester l’ordre des choses. D’abord le corps électoral dont les chiffres n’ont pas été communiqués officiellement et dont la taille semble être méconnue de tous les candidats. Aussi, certains exigent que les électeurs usent leurs badges, pendant que d’autres exigent les Cartes nationales d’identité. D’où la suspension des travaux. Le temps de s’accorder.

Lesquels candidats se concerteront, puis feront le tour des bureaux de vote, pour échanger avec les responsables de ces bureaux. Le tour achevé, David Jester Shewa lèvera le pouce droit, accueilli par des acclamations. « Tout est ok maintenant. Il fallait qu’on clarifie les règles du jeu. Des gens avaient acheté des cartes à 500F et l’on a écrit leurs noms là-dessus pour voter. Tu pouvais être assis à ta place, après tu découvres qu’on a déjà voté à ta place», a-t-il expliqué. Accusant au passage le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, de tirer des ficèles dans l’ombre dans ce cafouillage. Les travaux peuvent reprendre.

Notation souveraine du Cameroun : des pistes à explorer pour relever les défis

0
Emmanuel Yangam www.newsducamer.com
Emmanuel Yangam www.newsducamer.com

Par Emmanuel Yangam (Source: Défis Actuels)

Entre fin juillet et mi-août 2023, le couperet des deux importantes agences de notation Moody’s et Standard & Poor’s s’est abattu sur le Cameroun. En cause les tensions de trésorerie mais surtout la gouvernance

Ces deux agences estiment que la dette camerounaise est moins sûre parce quele pays a tardé à rembourser des échéances dues auprès de la branche espagnole de la Deutsche Bank. Des retards de deux semaines, en moyenne, alors que les agences ont un seuil de tolérance de cinq jours. Ces difficultés remonteraient à la période janvier-novembre 2022, mais les agences n’ont eu que récemment connaissance des détails, d’où ces dégradations de la note souveraine du pays.

Ces retards seraient le fruit de tensions de trésorerie, en partie dues à la hausse de la facture des subventions des carburants en 2022, bien que le Gouvernement ait décidé de réduire le poids des subventions dans le budget 2023 par le relèvement des prix à la pompe en février. Le contexte sécuritaire dans l’Extrême Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, qui provoque des dépenses imprévues généralement payées par avances de trésorerie, y a également contribué. L’inefficacité de l’administration publique est à pointer du doigt en définitive.

Entraînant une levée de boucliers des critiques qui s’intéressent plus à l’accessoire

En réaction, des critiques ont évoqué un manque d’objectivité et ont accusé ces agences de notation d’être promptes à dégrader la dette des pays africains. Généralement, les experts estiment que les paramètres utilisés par ces agences, quand il s’agit de l’Afrique, n’ont aucun lien avec ceux qui jaugent de la stabilité d’une économie. Le cas du Cameroun paraît révélateur dans la mesure où le pays fait preuve d’une résilience économique en 2022 : taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 4% selon l’Institut national de la statistique, déficit primaire sur une tendance baissière depuis 2020 et se situant à 0,4% du PIB, ratio de la dette de 44,8% du PIB (dont 29,5% pour la dette extérieure, libellée à 20,8% seulement en dollars).Bien plus, Standard & Poor’s a revu à la hausse la note du Cameroun quelques jours après sa première forte dégradation. Par ailleurs, les experts relèvent, pour le déplorer, la situation oligopolistique, sachant que trois agences dominent le marché de notation. Il en résulte des propositions qui s’attaquent peu aux vrais enjeux.

Saisir les vrais enjeux

Pour résoudre le problème, l’Union Africaine(UA) propose de créer une agence de notation panafricaine. J’ai peur qu’on prenne des impasses pour des autoroutes. Cette proposition est pour nous, à faible impact pour le financement efficace des économies africaines pour trois raisons au moins. Premièrement, des agences de notation financière existent déjà sur le terrain, mais ont une faible influence face aux trois géants internationaux . 

Deuxièmement, les pays africains, qui souhaitent accéder au financement sur les marchés obligataires internationaux (et non du continent), sollicitent, pour se faire noter, les agences qui ont une bonne réputation. L’Afrique offre peu de place financière forte ou capable de satisfaire complètement les besoins de financement des pays africains. 

Troisièmement, seules les notations de crédits des trois majeures imposent aux investisseurs internationaux la qualité des titres qu’ils peuvent acheter ou détenir. L’obtention d’une bonne note auprès de ces trois agences est donc essentielle pour nos pays.

Il n’est pas inutile de rappeler que la notation souveraine est l’appréciation par une agence de notation financière du risque de solvabilité d’un Etat (elle peut avoir un impact significatif sur les variations de taux d’intérêt pouvant provoquer des tensions sur sa solvabilité). Plusieurs critères sont pris en compte pour l’évaluation tels l’efficacité de la gouvernance, les niveaux de revenus et de croissance économique, les niveaux de solde budgétaire et la dette.

Pour le cas du Cameroun, les deux agences de notation affirment en résumé que, « les risques de dégradation du profil budgétaire et de liquidité du gouvernement sont liés à la volatilité des recettes pétrolières, à la poursuite des subventions aux carburants, à l’augmentation des dépenses de sécurité, à la mauvaise gouvernance d’entreprises publiques et à la gestion de la trésorerie, ainsi qu’aux risques politiques… ».

L’amélioration de la note passe par des réformes structurelles et le lobbying des pays africains

Autrement dit, l’amélioration de la note souveraine du Cameroun exige des efforts conjoints de toutes les parties prenantes.

Les pays africains doivent présenter un leadership uni pour plaider en faveur d’une plus grande transparence et une meilleure prise en compte du contexte du continent. La transparence est nécessaire pour ramener de la sérénité sur la planète financière. A ce titre, les pays africains devraient pousser à l’instauration d’une publicité sur les infractions constatées. 

Prenant en compte le fait que des investisseurs sont dans le capital des trois importantes agences de notation financière, les pays africains devraient exiger la publication par celles-ci de leurs principaux partenaires ainsi que la participation de leurs actionnaires dans les entités ou pays qu’elles notent. Parallèlement, ces pays devraient promouvoir des systèmes de scorings au sein des grandes banques et compagnies d’assurance nationales, pour un meilleur financement des entreprises locales.

Après la dégradation de la note souveraine du Cameroun, le Gouvernement doit se montrer encore plus vertueux, tout en cherchant des stimulants pour l’activité.

Il s’agit entre autres, de poursuivre la réforme pragmatique de l’administration publique (les agents de l’Etat doivent se présenter comme des défenseurs de l’économie nationale), d’améliorer le contenu en emplois de la croissance économique (par l’adoption d’une politique active d’emplois, en révisantle cadre institutionnel et réglementaire de création d’emplois, entre autres) et de renforcer le patriotisme économique. Au total, il est important de conduire une réforme volontariste de l’Etat basée sur la recherche permanente de la justice et de l’équité, qui suppose efficacité et efficience de l’action publique.

L’adoption de mesures fortes en faveur de la compétitivité de l’économie tout comme l’amélioration de la qualité de l’infrastructure économique (ressources humaines pour l’industrie, accès au capital et à la technologie, environnement réglementaire, infrastructure physique, etc.) devraient retenir l’attention des décideurs tant publics que privés. En particulier, les pouvoirs publics doivent réhabiliter la productivité et la transparence dans les entreprises publiques. L’Etat devrait donc mieux jouer son rôle d’actionnaire, en dressant le bilan de la gestion des entreprises publiques ou à participation de l’Etat.

Il sera également nécessaire de procéder à une analyse fine du potentiel de croissance des différents secteurs d’activité de l’économie. Cette analyse est d’autant plus capitale, que pour améliorer le climat propice à l’entrée des investissements directs étrangers, le Cameroun doit fournir des informations sur les possibilités d’investissements rentables.

Par Emmanuel Yangam (Source: Défis Actuels)

Agribusiness : Des pools de production d’énergie propre à construire dans les bassins de production

0

C’est pour garantir le fonctionnement stable des usines des entreprises championnes d’import-substitution des « Clusters » portés par les filières de croissance du Projet CRFC au Cameroun.

Une mission tripartite ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Projet du Centre de Réseaux des Filières de Croissance au Cameroun (CRFC) et l’entreprise turque Kontrolmatik s’est déroulée au Cameroun, dans les bassins de productions des filières de croissance pilotes (manioc, café, cacao, oignons, tomates et maïs).

Il était question pour ladite mission de maitriser des paramètres techniques spécifiques liés à la construction des pools d’énergie propre au fonctionnement des usines des entreprises championnes de transformation industrielle d’Import Substitution. Ces paramètres portent entre autres sur la source de production de l’énergie indiquée à cet effet, les bilans de consommation énergétiques des différentes usines à construire entre autres.

De façon globale, la mission visait la collecte des informations liées aux paramètres techniques, spécifiques et nécessaires à la construction des « Pools » de production d’énergie propre en vue de garantir le fonctionnement stable des usines des entreprises championnes d’import-substitution des « Clusters » portés par les filières de croissance du Projet CRFC au Cameroun.

Ladite mission s’est déployée dans la localité de Makilingai,  l’arrondissement de Tokombéré, le département du Mayo-Sava dans la région de l’Extrême-Nord pour la filière oignon et la localité de Djagalai dans le Diamaré.

La localité de Magba dans le département du Noun, région de l’Ouest a été choisie pour la filière maïs.  Foumbot (région de l’Ouest), Bankim (Adamaoua)  Mbandjock (Centre), Sangmélima (Sud) ont été choisies pour la filière manioc   tandis que Bafoussam (Ouest) a été sélectionnée pour la filière café.  Esse (Centre) pour la filière cacao et à Douala (Littoral) Nyassa pour l’entreprise de maintenance des machines et de fabrication des pièces de rechange.

Au terme de la mission, il était question que la source d’énergie soit indiquée pour un meilleur fonctionnement des usines des entreprises championnes d’import-substitution à mettre en place dans le projet CRFC au Cameroun soit identifiée. Il était question qu’un bilan énergétique de chaque entreprise championne soit effectué par entreprise championne d’import-substitution retenue.

- Publicité -
Google search engine