samedi, juin 6, 2026
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Taxe sur les contrats des travailleurs étrangers : les doléances des entreprises

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En raison des incompréhensions et des difficultés dans l’application des  dispositions de la loi de finances 2023  instituant cette taxe,  les  entreprises  par la voix du Gicam sollicitent la mise en place d’un groupe de travail secteur privé gouvernement qui définira des modalités d’application desdites dispositions.

Depuis plusieurs mois, le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (Minefop)  appelle les entreprises employant la main-d’œuvre étrangère à se conformer à la loi camerounaise.  Parmi les exigences à respecter par les entreprises figure l’acquittement des frais de visa sur  les contrats des travailleurs étrangers.  Il s’agit d’une taxe  qui a été instituée  par la loi de finances  2023, précisément l’article  22.  Cette disposition fixe  le prélèvement  à 2 mois de salaire brut pour les travailleurs non africains et 1 mois pour les travailleurs  africains. Le  Minefop constate cependant que peu d’entreprises s’acquittent de ces frais.

De leur côté, les entreprises pour la plupart disent éprouver des difficultés à appliquer cette disposition de la loi de finances, quoique de bonne foi. Leurs plaintes ont été recensées par le Gicam il y a deux semaines qui a par la suite saisi le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle pour une rencontre à Douala avec les opérateurs économiques. Le 20 novembre dernier donc, Issa Tchiroma Bakary était au siège du Gicam à Douala. Des échanges avec les chefs d’entreprises, il ressort que  les employeurs font face à plusieurs blocus dans leurs démarches pour le paiement desdits frais.

Le problème d’interprétation  de la loi est cité comme l’obstacle majeur.  Il y a par exemple l’absence de texte d’application qui  fixerait  sur les délais de traitement  de dossiers,  la constitution  des dossiers, le délai de traitement, les modalités de paiement, etc.  Car pour d’aucuns, il faut payer par la Campost et pour d’autres par le Minefop etc. Une circulaire  du ministre de l’emploi tient  lieu  de référence mais reste floue selon les chefs d’entreprises.  

Les frais de visas ne prenant pas en compte  les contrats de court terme,  soit moins de 3 mois, les entreprises se plaignent de  débourser le même montant quelle que soit la durée du contrat. Ce qui, selon elles, remet en cause le caractère équitable de ce traitement. Autre chose,  « aucun remboursement  ou compensation  n’est envisagé dans le cas de l’annulation  par le travailleur d’un contrat dont les frais de travail ont été réglés. Et au cas où  un autre travailleur est engagé,  il n’y a pas de compensation  entre un contrat qui n’a pas été exécuté et un nouveau contrat », souligne Aline Mbono, directrice exécutive du Gicam.

 Le Gicam  et ses adhérents ont ainsi proposé la mise sur pied d’un groupe de travail constitué des représentants du secteur privé, du Minefop et du ministère des Finances. Ce groupe de travail devra formuler des propositions pour faciliter la compréhension de la disposition règlementaire et sa mise en œuvre. On devra par exemple être fixé sur l’assiette, les modalités  de calcul et de collecte etc.  Le Gicam sollicite également que la circulaire du Minefop soit remplacée par un arrêté. Dans le même temps,  renforcer  les compétences des entreprises  sur l’utilisation de la plate-forme  trésor pay mise sur pied par le Minfi pour la collecte  des recettes non fiscales.

 Réactions

 Célestin Tawamba, président du Gicam

 « Nous espérons que cette plateforme pourra se mettre en place rapidement »

« Nous avons, depuis la mise en place de cette loi qui était  importante  pour le financement de la formation  professionnelle, éprouvé un certain nombre  de problèmes  dans la mise en œuvre  des dispositions qui pourraient  dénaturer la loi elle-même. Nous avons de commun accord  avec le ministre pensé qu’il est question de mettre en place une plate-forme entre le secteur privé,  son département  ministériel et le ministère des Finances pour qu’on puisse trouver des solutions  pour rendre efficace la mise en œuvre de cette loi. Nous espérons que cette plateforme pourra se mettre en place  le plus rapidement  possible pour pallier toutes difficultés  que les entreprises rencontrent dans la mise œuvre.  Il est donc question  pour nous d’interpeller  les secteurs, un certain nombre de communautés  qui ne paient pas les taxes sur les visas de se mettre à jour. Il n’est pas question  non plus d’avoir une loi qui soit punitive et qui punit ceux  qui sont de bonne foi. C’est pourquoi  nous avons besoin de mettre en place cette plateforme  de concertation ». 

Issa Tchiroma Bakary, ministre de l’Emploi

 « Nous allons voir  les aspects  de cette loi qui méritent d’être revisités »

Le président du Gicam s’est toujours plaint que la main-d’œuvre que nous mettons à sa disposition ne correspond pas à ses besoins du fait de l’absence de formation  professionnelle.  Le président du Gicam a salué la mobilisation de ces fonds dont l’objet est la construction  des centres de formation professionnelle. Je valide  ce qu’il a dit, c’est à dire l’impérieuse  nécessité pour les membres du gouvernement, tous les acteurs qui contribuent à la mise en œuvre de cette loi d’un côté et de l’autre le Gicam avec tous ses experts ; qu’on se retrouve autour d’une table pour voir quels sont les aspects  de cette loi qui méritent d’être revisités  afin de la rendre beaucoup  plus faisable.  Et j’ai promis au président  que cette rencontre  aura lieu le plus rapidement possible. Mais en attendant, la loi reste la loi, elle reste applicable  aussi longtemps qu’une autre loi ne sera pas venue pour modifier  une  disposition  et une autre. La deuxième information,  il y a beaucoup  d’étrangers par dizaine et dizaine   de milliers qui sont ici au Cameroun  qui ne contribuent en rien  à la formation  et même à la marche  de notre  nation. La responsabilité  aujourd’hui est de porter à leur connaissance.  Il n’est pas  question  quel que soit ce qu’il nous en coûte de brader un seul aspect de notre souveraineté.  Les étrangers  qui sont au Cameroun  doivent se conformer aux lois et règlements  en vigueur.  Jusqu’à  présent ils se taisent.  Mon département est en train de s’organiser pour aller les chercher  là  où ils se trouvent. Nous les obligeons à obéir, ou ils quitteront notre nation conformément  aux dispositions  de la loi et de la réglementation  en vigueur. »

Prévention routière : Le ministre des Transports sanctionne deux de ses collaborateurs

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Rien ne sera plus comme avant.

Ils sont accusés de violence physique sur un usager, dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

Le communiqué du ministre en charge des Transports (MinT) ne s’est pas fait attendre, suite au comportement peu orthodoxe de deux de ses collateurs.

« Le ministre des Transports porte à la connaissance de l’opinion publique que suite à la publication d’une vidéo devenue virale dans les réseaux sociaux, montrant deux agents de la prévention routière molestant un usager de la route. Il a décidé sans préjudice des sanctions administratives ultérieures de la suspension des deux agents incriminés de toutes les activités liées à la prévention routière » peut-on lire dans le communiqué signé du membre du gouvernement, en date du 22 novembre 2023.

Le ministre dit condamner avec force, cet acte « irresponsable et indigne » et rappelle à tout son personnel impliqué dans les opérations de contrôle routier que « le respect des règles d’éthique, de courtoisie et de responsabilité à l’égard des usagers de la route est obligatoire » ; le MinT annonce également des « sanctions sévères » à l’encontre de tout autre agent coupable d’actes contraires à l’éthique et à la déontologie professionnelle.

OTS/OTA : Le Minfi annonce le paiement de 96 milliards de FCFA aux enseignants en 2024

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Le Cameroun va mobiliser 320 milliards sur le marché de la Beac

Suite à la récurrence des mouvements d’humeur des enseignants réunis au sein du collectif OTS (On a trop supporté) », ou encore OTA (On a trop attendu), lesquels revendiquent de meilleures conditions socioprofessionnelles, le gouvernement a élaboré un plan d’apurement contenu dans la loi de Finances 2024, qui permettra de régler une dette de 96 milliards de FCFA aux enseignants d’ici à octobre 2024. L’annonce de cette promesse a été faite par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors de son passage le 20 novembre dernier à l’Assemblée nationale.  « Pour le budget 2024, lorsqu’il vous sera présenté, vous verrez qu’on a prévu là-dedans à peu près 193 milliards pour l’apurement des problèmes de dette salariale. Dans les 193 milliards, 96 milliards c’est pour les enseignants », a-t-il révélé.

Cette enveloppe viendrait s’ajouter aux 100 milliards de FCFA déjà versés par le gouvernement aux enseignants entre mars 2022 et septembre 2023. Dans le détail, les enseignants du ministère des Enseignements Secondaires ont reçu 67,54 milliards de F CFA, tandis que ceux de l’Education de Base ont perçu 32 milliards de F CFA, dans le cadre de la mise en œuvre des solutions instruites par le Chef de l’Etat. Les députés accusaient en effet le gouvernement de n’avoir pas mis en œuvre les instructions du Président de la République. Mais le patron du maroquin des Finances a pris la défense du gouvernement et a indiqué que :

« Le Chef de l’État a donné un certain nombre d’instructions…le Gouvernement a fait tout ce que le Chef de l’État a demandé… Parmi les instructions que le Chef de l’État a données, il était question de dire qu’à partir de tel mois, nous pouvons commencer à payer telle chose. Mais c’est ce qu’on a fait ! Sauf que le Chef de l’État n’a pas dit que ça doit finir à tel moment. Il a dit que vous commencez à tel mois. Beaucoup d’enseignants ayant vu cela, ils ont été au courant de notre plan de travail, de notre plan d’amortissement, d’apurement, certains ont estimé que ça va durer. En septembre 2025 c’est trop loin ont-ils dit, je peux comprendre cela surtout de la part de ceux qui n’avaient pas encore perçu ce qui leur était dû », a indiqué Louis Paul Motaze, rassurant ainsi de la continuité du processus d’apurement de l’ardoise due aux enseignants.

Le ministre de Finances dénonce au passage le bourgeonnement des plaintes des enseignants, lesquelles se succèdent au fur et à mesure que le gouvernement essaye de trouver des ébauches de solutions aux problèmes essentiels préalablement évoqués. « Nous avons quand même noté qu’il y a de temps en temps des préoccupations nouvelles qui naissent chaque jour. C’est-à-dire que ce qu’on doit faire on le fait, et puis après on ramène d’autres. Maintenant, il y a aussi le problème du Forum. Au départ ça ne faisait pas partie des demandes et des points sur lesquels le Chef de l’État avait donné des instructions. »

Il importe de relever que les revendications de départ tournaient autour du paiement complet des salaire et non plus des 2/3 pour les nouvelles recrues, la prise en compte de l’indemnité de non logement dans le paiement des salaires, l’accélération du paiement des avancements, et des prestations familiales et de la prise en charge rapide et au taux complet de nouvelles recrues.

Cameroun/ Fmi : le Programme économique et financier prorogé d’un an

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Les services du Fonds monétaire international (Fmi) ont annoncé avoir conclu le 17 novembre courant un accord avec les autorités camerounaises au niveau des services sur les politiques économiques. Selon le communiqué de cette institution de Bretton Woods publié sur leur site, le Programme économique et financier triennal mis en œuvre au Cameroun connaîtra une prorogation de 12 mois. Lancé en juillet 2021, le Programme économique et financier conclut en le Cameroun et le FMI censé s’achever en 2024 court donc jusqu’en juillet 2025. Cette prorogation permettra au Cameroun de bénéficier d’un financement supplémentaire de 110, 4 millions de DTS (145,4 millions de dollars), soit plus de 87 milliards de FCFA. Les raisons de cette prorogation ne sont pas mentionnées dans le communiqué du FMI. Jointe au téléphone, une source au Minfi reste évasive et indique qu’une communication officielle sera faite après la conclusion de la revue par le conseil d’administration au mois de décembre prochain.
Selon le communiqué du FMI susmentionné, un décaissement d’environ 43, 6 milliards de FCFA en faveur du Cameroun dès décembre prochain. « Je suis heureux d’annoncer que les autorités camerounaises et les services du Fmi sont parvenus à un accord au niveau des services sur les politiques économiques et financières qui pourraient soutenir l’approbation des cinquièmes revues du programme dans le cadre des accords FEC [Facilité élargie de crédit, Ndlr] et FEP [Facilité élargie de financement]. La conclusion de la cinquième revue par le conseil d’administration du FMI en décembre permettrait le décaissement de 55,2 millions de DTS (environ 72,7 millions de dollars), portant le soutien financier total du FMI décaissé dans le cadre de l’accord à 427, 8 millions de DTS (environ 566,3 millions de dollars), [soit un peu plus de 340 milliards de FCFA, Ndlr] », a précisé Cemile Sancak, chef de mission du FMI pour le Cameroun.
Ces décisions font suite à un séjour au Cameroun du 19 octobre au 1 novembre d’une mission du FMI, puis la tenue des réunions virtuelles du 2 au 16 novembre entre les deux parties pour discuter de la macro-économie du Cameroun, selon le communiqué susmentionné. Ces mesures vont donc apprend-on, permettre « de gérer les chocs actuels- du Cameroun-, et stimuler la croissance et la résilience à moyen terme dans le contexte de la cinquième revue du Programme économique et financier ».
Croissance du PIB en 2024
Selon le Fmi, l’économie camerounaise pourrait s’améliorer en 2024. Restée résiliente face à un environnement extérieur difficile, notamment des conditions financières mondiales tendues et forte volatilité des prix du pétrole, la croissance du PIB réel devrait s’accélérer pour atteindre 4,3% en 2024, après une augmentation de 4% en 2023. L’inflation globale sur 12 mois devrait se modérer, passant de 7,2% en 2023 à 5,9 en 2024.

Coopération : 570 milliards de FCFA de la Banque mondiale pour financer trois projets

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Le Banque mondiale compte davantage densifier son portefeuille au Cameroun. Cela passe par le financement imminent de trois projets sous forme de prêt à hauteur de près de 900 millions de dollars US, soit environ 570 milliards de FCFA. Les accords de financement y relatifs ont été signés le 20 novembre courant à Yaoundé entre le Cameroun-représenté par son ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey et la Banque mondiale, représentée par son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana.
De façon détaillée, le premier accord paraphé porte sur le programme axé sur les résultats dans le secteur de l’énergie (P for R). D’un montant de 300 millions de dollars US, soit un peu plus de 180 milliards de FCFA, ce projet vise à améliorer la performance financière du secteur, accroître le taux de couverture électrique, améliorer les performances des acteurs du secteur et mettre en place des mécanismes favorisant l’exportation d’électricité par le Cameroun, selon le Minepat.
En termes de résultats, projettent les experts du Minepat, P for R va permettre au Cameroun entre 2023 et 2028 d’augmenter les recettes totales du secteur de l’énergie de 178 millions de dollars US, en appliquant une tarification qui tient compte des coûts pour les clients moyennes tensions et les clients hautes tensions à l’exception d’Alucam. En outre, il permettra d’électrifier 211 000 ménages et desservir plus d’un million de personnes.
Le second accord porte sur le Projet pour l’amélioration de la connectivité, la résilience et l’inclusion climatique le long du tronçon routier Mora-Dabanga-Kousseri (Parci), d’un montant de 280 millions de dollars, soit environ 140,7 milliards de FCFA. Les activités du Parci dont la durée est de cinq ans s’organisent autour de deux composantes. La première porte sur la réhabilitation résiliente au climat et l’amélioration de la sécurité le long de la route Mora-Dabanga-Kousseri, tronçon de la route nationale 1. La seconde composante du Parci est inhérente à l’amélioration de l’accessibilité et des infrastructures communautaires dans les zones sélectionnées de l’Extrême-Nord. Le projet Parci permettra notamment, entre autres, de construire 51 écoles le long du corridor Mora-Dabanga-Kousseri, dont 10 autour des camps des réfugiés, avec accès routier amélioré.
Le dernier accord de financement signé le 20 novembre entre le Cameroun et la Banque mondiale est en étroite corrélation avec la politique de décentralisation du Cameroun. Il s’agit à travers un financement-prêt- de 288,5 millions de dollars d’approfondir la décentralisation et accompagner les CTD et soutenir les communes dans leur approche inclusive de promotion du développement local.
Indiquons que le portefeuille du groupe de Banque mondiale au Cameroun représente actuellement 2030 milliards de FCFA pour 18 projets dont le centre d’intérêt au regard des enveloppes est le secteur de l’énergie. Toutefois comme susmentionné, d’autres secteurs notamment le transport, la santé, l’éducation et la gouvernance locale font aussi l’objet d’une attention particulière.

Violences basées sur le genre : Déjà 59 femmes tuées en 2023

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Le monde entier célèbre ce samedi 25 novembre, la journée internationale de lutte contre les violences basées sur le genre. Le contexte de cette célébration est marqué au Cameroun par une recrudescence des violences faites aux femmes, avec un nombre sans cesse croissant de feminicides, soit 59 au total déjà recensés depuis le début de l’année à en croire le collectif #StopFeminicides237 à fin novembre. Ces statistiques ne laissent pas insensibles les missions diplomatiques étrangères au Cameroun, en l’occurrence celles du continent européen regroupées au sein d’un collectif dénommé #TeamEurope, où l’on retrouve l’Union européenne, la France, l’Italie, l’Espagne et la Belgique entre autres.

La #TeamEurope s’associe à la campagne annuelle internationale « 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles », qui démarre le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et prend fin le 10 décembre, marquant la Journée des droits humains. La thématique de cette campagne est : « TOUS UNiS! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles! », et encourage les citoyens à montrer à quel point ils ont à cœur de mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles et à faire connaître les actions qu’ils mènent pour faire de ce monde un monde sans violence envers les femmes.

« Il est important de rappeler que c’est un combat de toute la société, de tous les secteurs. Il faut sensibiliser, c’est un peu le but de la campagne, c’est faire passer le message, sensibiliser les populations parce que la violence basée sur le genre arrive dans les foyers, au travail, arrive aussi sur le cyberespace. Ça arrive partout, donc on doit aussi arriver partout pour sensibiliser et faire connaitre ses réalités, et surtout faire connaitre les moyens qui existent pour lutter contre les violences », a indiqué Ignacio Garcia Lumbreras, Ambassadeur d’Espagne au Cameroun, au cours d’une conférence de presse organisée mardi dernier au siège de sa mission diplomatique à Yaoundé, en présence de Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur de l’Union Européenne au Cameroun, ou encore de Eric Jacquemin, Ambassadeur du Royaume de Belgique au Cameroun.

La #TeamEurope a prévu une série d’activités à mener au cours de sa campagne de « 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles». Il est prévu ce samedi 25 novembre, un grand concert de musique sur le parvis du palais polyvalent des sports de Yaoundé, où l’on retrouve sur scène des célébrités de la musique camerounaise à l’instar de Ben Decca, Kareyce Fotso, Lydol, Mr Leo, ou encore Rinyu ; un programme de sensibilisation de lutte contre le cyberharcèlement dans les écoles de Douala le 26 novembre, et animé par la France ; une conférence de sensibilisation contre le cyberharcèlement prévue le 30 novembre à Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) ; des échanges avec des étudiants de l’Université de Yaoundé, à l’occasion du 75ème anniversaire de la déclaration des droits de l’homme.

Y.K.

Téléphonie mobile : Les investissements annoncés n’améliorent guère la qualité de service

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Camtel veut ouvrir une nouvelle page

Régulièrement tapés sur les doigts par l’Agence de régulation des télécommunications (ART) pour la mauvaise qualité de service fourni aux consommateurs, les opérateurs de téléphonie, Camtel, Orange Cameroun et Mtn Cameroon, se sont engagés en fin 2022,   à consentir d’importants investissements d’une valeur cumulée de 156 milliards de FCFA, en vue d’y remédier en 2023. Mais un peu plus de 11 mois après cette annonce, les plaintes des consommateurs s’amoncèlent, et la qualité de service laisse toujours à désirer. D’où les récentes interpellations de l’ART à l’endroit des différents opérateurs, à l’effet d’évaluer le niveau de mise en œuvre des engagements pris en vue de rectifier le tir.

Mais les solutions annoncées tardent à porter les fruits en raison d’un manque de synergie des acteurs dans la mise en œuvre des recommandations du régulateur. D’ailleurs, le directeur général d’Orange Cameroun, Patrick Benon, le soulignait déjà fort à propos lors d’une réunion de concertation avec l’ART le 31 janvier 2023. « Il y a des points sur lesquels Orange Cameroun doit travailler collectivement avec les autres opérateurs. Parfois, notamment sur des questions de transmission par fibre optique, nous dépendons d’autres opérateurs. D’où la nécessité de se mettre ensemble pour améliorer la qualité », avait-il suggéré. C’est en cela que l’ART a recommandé aux opérateurs, au cours de la dernière réunion, de sélectionner un cabinet commun afin de réaliser un audit du réseau national à fibre optique, dispositif qui apparait comme point névralgique des problèmes inhérents à la dégradation du service.

Au plus fort de la crise survenue en avril dernier et marquée par un boycott des produits des opérateurs par les consommateurs, exaspérés par la mauvaise qualité de service, l’ART avait par ailleurs formulé des recommandations à Camtel, Orange et Mtn, en vue de rétablir la conformité de la relation client, mais qui ne sont pas toujours mise en œuvre. Il s’agissait alors de : informer systématiquement le consommateur du débit montant et descendant correspondant au forfait data souscrit , mettre à la disposition du consommateur un outil comparatif des tarifs des offres, sensibiliser les consommateurs aux usages des services de communications électroniques multiples de leur portefeuille , moderniser, promouvoir et vulgariser le parcours de réclamation et des plaintes des usagers.

En mai dernier, à cause de la récurrence des manquements récurrents dans le cadre du suivi de leurs obligations de couverture et de qualité des services de communications électroniques contenues dans leurs cahiers de charges respectifs, Orange, Mtn, Camtel et Viettel, s’étaient vus infliger une amende globale de 6 milliards de FCFA par l’ART. La Cameroon Telecommunications (Camtel) devait s’acquitter de la somme de huit cent millions de Fcfa. MTN Cameroon et Orange Cameroun devaient payer respectivement un milliard quatre cent millions et deux milliards deux cent millions. Quant au concessionnaire Viettel Cameroun, il paiera un milliard six cent millions.

Coopération bilatérale : Un nouveau pont en projet entre Ndjamena et Kousseri

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Le ministère des Travaux publics du Cameroun, et celui des Infrastructures et du Développement du Tchad, ont fait une évaluation de leurs infrastructures communes existantes, en cours de réalisation, ou en perspective, au cours d’une visite de travail des officiels tchadiens en terre camerounaise du 19 au 22 novembre 2023. Il ressort des échanges entre le ministre camerounais Emmanuel Nganou Djoumessi et son homologue tchadien Idriss Saleh Bachar, que les deux pays projettent la construction d’un nouveau pont devant relier les villes de Kousseri et de Ndjamena via Farcha. Cette nouvelle infrastructure d’une longueur de 500 mètres linéaires vise à ouvrir une nouvelle voie de transit, et prévoit en outre la réalisation de 29,9 km de voies d’accès audit pont, dont 15,4 km du coté tchadien, et 8,5 km du côté du Cameroun.

L’échéance de démarrage du projet n’est pas encore connue, mais l’on sait d’ores et déjà que les deux pays ont courtisé la Banque Africaine de Développement (BAD) pour financer le projet. La partie tchadienne a déjà entrepris les études techniques en vue de la réalisation de l’infrastructure. « Nous sommes heureux de savoir que la République du Tchad a déjà lancé la procédure de recrutement des prestataires qui vont conduire les études techniques. Nous avons convenu qu’une équipe composée des membres du ministère des infrastructures tchadien, et le ministre des travaux camerounais, soit mise sur pied pour prendre connaissance des résultats des études techniques des prestataires », a indiqué le ministre des Travaux Emmanuel Nganou Djoumessi. La réalisation de ce énième ouvrage commun entre les deux pays, devra contribuer au renforcement de la fluidité des activités économiques entre les deux pays, également reliés par un autre pont en cours d’exécution sur le fleuve Logone et reliant Kousseri à Ndjamena.

La livraison de cet ouvrage de 620 mètres linéaires était préalablement annoncée pour le premier trimestre 2024. Mais cet échéancier pourrait ne pas être tenu en raison contingences liées à la réalisation d’ouvrages connexes, a fait savoir Emmanuel Nganou Djoumessi. « Nous rencontrons quelques difficultés pour la réalisation des infrastructures sociales de base pour les populations, avec notamment la sélection des prestataires pour la construction des salles de classe, la construction des forages. Nous avons décidé avec nos partenaires, de s’asseoir et de définir un chronogramme pour la réalisation de ces projets particuliers, parce qu’ils impactent directement les conditions de vies des populations des zones concernées ». En plus du pont proprement, le projet intègre la construction des voies d’accès de 14,2 km, réparties en 7,4 km du côté tchadien, et 6,8 km du côté camerounais ; ainsi que des aménagements connexes constitués essentiellement des infrastructures socio-économiques (postes frontaliers, dispositif de signalisation…), pour une enveloppe globale de d’environ 92 milliards de FCFA.

Téléphonie mobile : Aux origines de la dégradation continue de la qualité de service

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Au cours de ces dernières semaines, nombre d’abonnés des différents opérateurs de téléphonie mobile, Camtel, Mtn Cameroon et Orange Cameroun, ont pu se rendre à l’évidence de plusieurs imperfections dans leur communication, caractérisées par des grésillements au bout du fil, des interruptions en pleine conversation avec leurs interlocuteurs, une tarification inexplicable des appels émis, ou encore une étrange disparition des crédits d’appels. Tout ceci sans que les différents opérateurs ne daignent fournir des explications relatives à cette mauvaise qualité de service à leurs consommateurs.

Mais rien n’a échappé à l’Agence de régulation des télécommunications (ART), qui a interpellé les responsables des trois entreprises sus-évoquées sur ce qui constituent des manquements à leur cahier de charges respectif. C’était au cours d’une réunion présidée le 15 novembre dernier par le directeur général de l’ART, Philémon Zo’o Zame, laquelle faisait suite à des séances de travail préalables tenues avec Mtn Cameroon et Orange Cameroun, respectivement les 9 et 10 novembre derniers à Douala.

Fibre optique défectueuse

Le régulateur avait alors demandé à ces deux opérateurs de produire un rapport détaillé présentant les causes des perturbations devenues récurrentes et les différentes mesures envisagées afin d’y remédier. Dans son rapport, Orange Cameroun a relevé les différents incidents recensés sur la fibre optique, ayant fortement impacté la qualité des appels ; l’opérateur français a également indexé la crise énergétique avec les délestages survenus  en début novembre, suite à l’arrêt momentané des centrales à gaz de Kribi, et à fuel de Dibamba, des opérateurs Kribi Power Developement Company (KPDC) et Dibamba Power Development Company (DPDC), filiales du britannique Globeleq.

Pour sa part, Mtn Cameroon a fourni des explications presque consubstantielles dans son diagnostic, et a surtout indiqué que les  plans d’investissements des années 2022 et 2023 ont été réalisés afin de combler progressivement les écarts de conformité décelés sur les axes routiers, à la suite des contrôles effectués par l’ART. Il a précisé qu’il est également envisagé une mise en œuvre d’initiatives-clés à travers l’ensemble de son réseau, pour offrir une meilleure qualité de service aux usagers. Quant à Camtel, l’opérateur public des télécommunications, il a dénoncé la récurrence des facteurs exogènes à l’origine de la détérioration de la qualité du service, avec notamment le vandalisme des sites à fibre optique, les incidents sur le parcours de la fibre, causés par des travaux de génie civil à travers le pays.

A l’issue de ce diagnostic au cas par cas, le régulateur a formulé des recommandations à l’ensemble des opérateurs dans la perspective de remédier aux griefs évoqués, pour une mise en œuvre immédiate.  Il s’agit de faire le choix commun d’un Cabinet indépendant chargé de mener, sans délais, un audit technique du réseau national à fibre optique ; la transmission à l’ART, des rapports relatifs au niveau d’investissement réalisé depuis le début de l’année 2023, et surtout des solutions proposées pour offrir une bonne qualité de service  aux consommateurs pendant les fêtes de fin d’année 2023. Le régulateur et les opérateurs se réuniront à nouveau le 11 décembre prochain, pour faire une évaluation desdites recommandations.

Grève des enseignants : Paul Biya rappelé à son devoir

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« Malgré vos très hautes instructions du 9 mars 2022, visant à apporter des solutions aux problèmes des enseignants qui étaient entrés en grèves quelques temps plus tôt, rien n’a été fait jusqu’ici, ou tout au moins quelques balbutiements sans qu’une application véritable ne soit observée ». C’est la substance d’une correspondance adressée par 139 enseignants de l’Education de base au président de la République. Rien de nouveau sous le soleil. Mais juste un rappel de leur revendications à l’intention du garant de la constitution et de l’avenir de la Nation.

C’est que depuis la reprise des classes en septembre dernier, le mouvement général de grève déclenchée en 2021 par le corps enseignant, décliné en On a trop souffert (OTS) pour le secondaire et On a trop attendu (OTA) chez les instituteurs, a aussi fait sa rentrée. . Mais Paul Biya qui a avait réagi quelques temps après le déclenchement du mouvement, se fait désormais sourd, et pourtant les grévistes continue nt d’attendre que les lignes bougent à la mesure des premières réponses données par le Chef de l’Etat. « Excellence, monsieur le président de la République, fort de la grève qui perdure au sein de l’éducation de base, mettant en mal l’éducation de nos jeunes enfants, le collectif TCT (Trop c’est trop, Ndlr) a hâte de reprendre les enseignements car la formation intégrale est une garantie de notre cher et beau pays», écrivent-ils dans leur courrier daté du 9 novembre 2023.
A l’occasion, les auteurs du courrier rappellent leurs cinq revendications énoncées : « la signature du Statut particulier et de son décret d’application ; le paiement de toute la dette due aux enseignants, et sans toutefois oublier le rappel du salaire de prise en charge des Icr2 qui jusqu’ici ‘est jamais perçu ; l’automatisation de nos actes de carrière avec effet financier immédiat ; le recrutement massif des titulaires de Capiemb sur étude de dossiers et suivant l’ancienneté ; un véritable statut ainsi qu’un profil de carrière pour les instituteurs exerçant dans les établissements privés ».

Statut particulier

Les signataires de cette lettre ont l’impression que le président de la République n’est pas au courant de la pertinence du problème. Ou du moins que Paul Biya ignore que les actions engagées n’ont pas eu d’effet sur les grévistes. Il y a eu des négociations entre le gouvernement, le Syndicat des enseignants camerounais pour l’Afrique (Seca) et l’intersyndicale des enseignants. « Malheureusement, à l’issue de toutes ces rencontres, aucune résolution satisfaisante immédiate n’a été prise pour redonner ‘’le feu sacré’’ prôné dans votre discours depuis le 10 février 2013 à l’égard des enseignants», regrettent les enseignants. Plus grave, « la commission gouvernementale en charge de l’éducation a renvoyé le débat sur le Statut particulier de l’enseignant au Forum national de l’éducation prévu pour une date encore incertaine», dénoncent-ils. « Ce Statut particulier de 2000 devenu d’ailleurs désuet n’a jamais eu son décret d’application…», relève le courrier.

La grève générale a été lancée en 2021. Le gouvernement a essayé en vain d’intimider les grévistes, avant de se raviser, constatant qu’il était général. Le mal étant très profond. Puis le président de la République a pris quelques actes visant à résoudre le problème. Mais à l’évidence, les lignes n’ont pas assez bougé. Et les Etats généraux de l’éducation annoncés tardent à arriver. Les grévistes croient y trouver la tribune idéale pour trouver une solution définitive à leurs problèmes de carrières et de subsistance.

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