vendredi, juin 5, 2026
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Nécrologie : Martin Ndongo Ebanga n’est plus

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Ndongo Ebanda au soir de sa vie

Martin Ndongo Ebanga n’est plus. Le boxeur s’est éteint ce 6 mars 2024 à l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), où il était interné depuis un temps. Après y avoir subi avec succès une opération au niveau de la tête, il y a quelques semaines. La nouvelle a été confirmée par la famille.

C’est une fin qui a juste été retardée, tant le boxeur a souffert depuis 2022. L’alerte avait été donnée fin 2023 par le journaliste Dimitri Amba qui indiquait alors que « des demandes d’aide déposées par l’épouse du boxeur auprès de diverses personnalités et institutions, sont restées sans suite». L’homme souffrait depuis quelques jours. Il avait perdu l’usage de la voix, et nécessitait des soins approfondis. Sans soins véritable. Les autorités de l’Etat s’étaient alors bougé et puis l’on avait appris que le malade avait subi une opération chirurgicale au niveau du latex. Mais à l’évidence, la messe était déjà presque dite.

Martin Ndongo Ebanga est mort presque dans l’anonymat, mais l’histoire retiendra que le boxeur fut le deuxième médaillé olympique du Cameroun. En 1984, Martin Ndongo Ebanga achevait son parcours aux Jeux olympiques de Los Angeles par une victoire au combat pour la 3ème place dans sa catégorie. Et arrachait ainsi une médaille de bronze. Le Cameroun enregistrait sa deuxième médaille aux Jeux olympiques. Joseph Bessala ayant fait le premier dans cette cour des grands à Mexico 1968.

Assemblée nationale : la doyenne d’âge se déchaîne contre les députés et le gouvernement

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Koa-Mfegue-Laurentine-n'a pas eu froid aux yeux pour dénoncer l'échec de l'Etat aux problèmes des populations

« A tout prendre, il nous reste quelques douze mois de vie dans cet hémicycle, après les 48 que nous avons déjà passés ensemble. Un regard rétrospectif sur le temps écoulé m’amène à me poser la question suivante Qu’avons-nous fait de ces 48 mois de notre mandature ? Avons-nous tous été réellement à la hauteur de la confiance placée en nous par les Camerounaises et les Camerounais ? Je peux me tromper, mais la mention d’ensemble serait : ‘’pouvait mieux faire ‘’». Dans son discours d’ouverture de la session de mars, l’honorable Laurentine Koa Mfegue s’est muée évaluatrice du mandat en cours des députés. Un bilan teinté de critique d’une Chambre basse du Parlement plutôt laxiste. « Le bilan pour cette législature est mitigé, parce que le parlement est un outil de contrôle, mais aussi pour la relance économique. A-t-on fait des contrôles ? Je dis non. A-t-on fait des commissions d’enquête ? Je dis non. La société va mal ? Je dis oui », enfonce l’honorable Benilde Djeumeni, député SDF (Social democratic font) du Moungo. La doyenne d’âge, issue de l’équipe du pouvoir, ayant planté le décor.

Laurentine Koa Mfeugue s’est aussi muée en défenseure de la cause du peuple au nom duquel les députés sont à l’Assemblée nationale. Regardant la scène politique d’en face, la doyenne d’âge a dénoncé le mal-être du peuple : « les routes des villes et de l’arrière-pays, se sont transformées en de véritables tombeaux ; la corruption a continué de gangrener le service public. Les coupures intempestives d’électricité, une catastrophe énergétique. Les maladies hydriques ont gagné du terrain, faute d’une eau potable en quantité suffisante. La majorité de nos Centres de santé continuent d’être malades, malades de l’insuffisance du personnel, des médicaments et de la médiocre qualité des plateaux techniques », a-t-elle égrené.

Les députés du pouvoir, généralement portés à défendre la cause du gouvernement, eux, l’ont encaissé passivement. En face, on tient à saisir la perche tendue par l’adversaire. Mais on a plus important. Il faut changer depuis les urnes. C’est le cas à l’Union démocratique du Cameroun (UDC). « C’est la session du renouvellement à la présidence de la Chambre basse du parlement. Nous souhaitons que ce renouvellement soit équitable. En marge de cela, elle sera aussi consacrée à l’adoption des lois. La doyenne d’âge a parlé des éventuelles élections dans moins d’un an. Cela veut dire qu’on ne doit pas entrer avec un Code électoral querellé. Nous attendons ce Code électoral pour discuter », a confié Mbouangouré Rainatou, élue aux couleurs de l’UDC.

En présence du gouvernement au complet. Avec en tête Joseph Dion Ngute le Premier ministre, et Ferdinand Ngoh Ngoh le Secrétaire général de la présidence de la République. Les yeux de Paul Biya à cette occasion.

Construction des ponts métalliques: Le Cameroun négocie le décaissement des fonds gelés par les bailleurs

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pont métallique en construction

Le projet de construction des ponts métalliques est à l’arrêt depuis juin 2019, à cause de l’expiration de la période de décaissement des fonds alloués par Société Générale France et Us Eximbank. Fruit de la coopération entre le Cameroun et les États-Unis, ledit projet, baptisé Acrow, consistait en la construction de 55 ponts métalliques au Cameroun (le nombre a ensuite été ramené à 44 en raison des contraintes financières, ndlr), d’une longueur variant de 27 à 150 m. Avant le démarrage des travaux, deux contrats commerciaux ont été signés en 2012. Le premier, paraphé par le gouvernement et l’entreprise Acrow Bridge, prévoyait la fabrication et la fourniture de 2096 mètres linéaires  d’éléments métalliques destinés aux tabliers. 

Quant au second accord qui porte la signature du gouvernement camerounais et de l’entreprise Ellipse Projects, le cahier de charges qui l’accompagnait envisageait la conception, la réalisation des études techniques et environnementales l’aménagement des accès et des raccordements  des ouvrages au réseau national, la construction des fondations et des appuis et l’installation des tabliers des ponts. Le Cameroun et ses partenaires techniques dans le cadre de ce projet ont bénéficié de l’accompagnement financier de Société Générale France et Us Eximbank. Avec la première banque le Cameroun a signé un accord de prêt d’un montant de 34,6 millions d’euros (22,5 milliards de Fcfa) qui a servi à payer les prestations exécutées par Ellipse Projects. Le second emprunt d’un montant de 37,2 millions de dollars (22,6 milliards de Fcfa) a servi à financer les travaux menés par le second prestataire.

Péripéties

Toutefois, si l’américain Acrow Bridge qui était chargé de la construction des ponts aux Etats-Unis s’est acquitté de sa tache en épuisant pratiquement le financement qui lui était destiné (consommé à hauteur de 98,70%), les français d’Ellipse Projects à qui incombaient la réception puis l’installation de ces éléments métalliques dans les localités désignées, ont brillé par une inefficacité criarde. A en croire le ministère des Travaux publics (Mintp), l’affinement des études techniques, les contraintes fiscalo-douanières de l’entreprise et de ses sous-traitants, les conditions sécuritaires dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la faible capacité d’Ellipse à préfinancer les travaux, ont retardé le démarrage du chantier, entraînant une sous-consommation du financement apporté par Société Générale France (SGF).

 Au point où, à l’expiration des délais de décaissement en juin 2019, Ellipse Projects n’avait perçu que 9,9 milliards de Fcfa sur les 22,6 milliards de Fcfa apportés par SGF. Soit 8,4 milliards de Fcfa pour ses prestations, et 4,5 milliards de Fcfa  au titre de l’avance de démarrage. Le reste du financement qui s’élève à 12,7 milliards de Fcfa a donc été gelé par la banque française en raison de l’expiration des dates de décaissement de crédits. Cependant, à en croire le Mintp «pour achever le projet, le gouvernement a entrepris des démarches auprès de la Société générale France et US Eximbank, pour le décaissement des fonds non consommés, dans le but de poursuivre l’exécution, les éléments métalliques étant déjà livrés»

En attendant la conclusion des négociations, le Mintp a décidé, à travers son budget d’investissement public, de financer l’installation de 9 ponts métalliques. C’est ainsi que neuf lots ont été attribués à des entreprises locales, à l’issue d’un appel d’offres lancé le 19 juillet 2022 par le Mintp, pour un montant de près de 7,6 milliards de FCFA. Le gouvernement annonce la livraison de ces chantiers au plus tard en juin 2024. Pour l’heure, seul le pont sur la rivière Bella sur l’axe routier Elogbatindi-Memel-Bipindi, dans la région du Sud a été complètement construit.

Autoroute Yaoundé-Douala Phase II: Le closing financier freine le début des travaux

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un pan de l'autoroute Yaoundé-Douala

Au début du mois de janvier, Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des Travaux Publics (Mintp) a signé un accord-cadre avec China First Highway Engineering Corporation (Cfhec). Comme l’a indiqué le membre du gouvernement lors de la cérémonie solennelle de signature, cette dernière a ouvert la voie «à la suite de la procédure qui doit aboutir au courant de cette année 2024, au démarrage des travaux de construction de cette section qui va permettre d’atteindre la ville de Douala». Conformément au planning établi par les deux parties, la prochaine étape consiste en la signature des contrats commerciaux, la levée des financements par l’entreprise CFHEC auprès d’Eximbank et d’une banque commerciale ainsi que le lancement des procédures pour la libération des emprises. Pour l’heure, trouver l’argent est l’un des points les plus urgents. Car, moins les délais de mise à disposition des financements seront longs, plus le Mintp aura des chances de se conformer aux prescriptions du président de la République, qui veut que les travaux de la phase II débute au courant de l’année 2024, comme annoncé lors de son message de fin d’année 2023 à la nation.

Bouclage du financement

Sur cette question, les perspectives sont quelque peu contrastées. En effet, selon le chronogramme établi par le ministère des Travaux Publics (Mintp), la procédure de signature d’un accord de prêt avec la banque commerciale ne devrait se conclure  qu’au mois d’août 2024. Quant à celle avec Eximbank, sa conclusion est projetée en février 2025. De quoi jeter un doute raisonnable sur le lancement du chantier en 2024. Toutefois, tel que l’expliquent nos confrères d’Investir au Cameroun, qui ont obtenu des informations officielles auprès du Mintp, «CFHEC s’est engagé à préfinancer les travaux du premier lot et devrait même les démarrer avant de signer le marché public. D’où l’accord-cadre signé le 12 janvier 2024». Pour le moment, l’offre financière définitive du prestataire chinois qui était attendue au plus tard le 30 janvier 2024 n’est pas encore disponible. Ce point a été une nouvelle fois abordé le 28 février 2024, lors d’une réunion de concertation entre le Mintp et des responsables de CFHEC. Au sortir de cette assise, Emmanuel Nganou Djoumessi a invité l’entreprise chinoise qui a annoncé qu’elle a commencé la préparation sur le terrain pour l’acheminement de ses équipements, à «élaborer son chronogramme des travaux et de faire parvenir sa proposition financière définitive.

L’option CFHEC

Les travaux de la phase II de l’autoroute Yaoundé-Douala ont été subdivisés en deux lots. Selon le décret N0 2023/141 du 23 février 2023, le tracé de cette deuxième phase doit passer par la localité de Yabassi pour s’achever à Massoumbou, au point d’intersection avec la voie de contournement de la ville de Douala, sur un linéaire de 139,15 km. «Les travaux de la voie de contournement n’étant pas encore effectifs, une voie de raccordement d’environ 8 km sera aménagée. Il est en outre prévu un raccordement à Edéa et à Dibamba», a précisé le Mintp. Pour la réalisation de cette infrastructure qui va coûter 900 milliards de FCFA hors taxe, selon les données de l’étude d’avant-projet sommaire, le Mintp a lancé en 2020, une procédure pour la sélection des entreprises ou groupements d’entreprises devant accompagner le gouvernement dans le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance de l’autoroute Yaoundé-Douala phase 2.

Cette procédure a abouti à la sélection de 3 entreprises: Mota Engil, Sogea-Satom-Vinci/Razel-Faya et Sinohydro-PCRB-SDHS. Par la suite, les deux dernières entreprises se sont retirées du projet, laissant Mota Engil négocier avec le gouvernement. Toutefois, d’après le Mintp, les conditions posées par l’entreprise portugaise, notamment la réalisation d’études d’avant-projet détaillées, ainsi que le rehaussement de la participation financière du cameroun au projet, ont poussé le gouvernement a abandonné l’option d’un partenariat public-privé pour un gré-à-gré, avec comme partenaire Cfhec, qui a construit la première phase de l’autoroute qui va de Yaoundé à Bibodi (60km).

Yvon Sana Bangui (Gouverneur de la Beac): «La priorité est de consolider la stabilité monétaire et financière»

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Yvon Sana Bangui, nouveau gouverneur de la Beac

Faste, solennité et  prestige étaient au rendez-vous le 1er mars 2024, à l’occasion de la cérémonie officielle d’installation du gouvernement de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). Très couru, cet évènement a rassemblé au palais des congrès de Yaoundé,  de nombreux hauts responsables originaires des 6 pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale). Parmi ces derniers figurait Mays Mouissi, ministre gabonais de l’Économie et des Participations et Président en exercice du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale. C’est à lui qu’incombait la mission d’installer officiellement dans leurs fonctions, les membres de la nouvelle équipe dirigeante de la BEAC. 

Cérémonial

 «Je vous installe officiellement dans vos fonctions de..». Cette formule a été prononcée à 6 reprises par le président de l’Umac qui, dans la foulée, invitait chaque heureux élu à observer le cérémonial de circonstance, qui consistait à s’asseoir pendant un court instant  sur une chaise, avant de regagner la place qui lui a été attribuée sur l’estrade.Yvon Sana Bangui,  Gouverneur  de la BEAC depuis le 9 février 2024, en remplacement du Tchadien Abbas Mahamat Tolli, n’a pas dérogé à la règle. Tout comme le Congolais Michel Dzombala, vice-gouverneur de l’institut d’émission commune aux 6 pays de la Cemac, l’Equato-guinéen Miguel Engonga Obiang Eyang, secrétaire général de la Beac ; le Camerounais Eugène Blaise Nsom, directeur général du contrôle général ; le Gabonais Jean-Clary Otoumou, directeur général de l’exploitation et le Tchadien Mahamat Djibrine, directeur général des études, finances et relations internationales. Autre tradition respectée à la lettre, les habituelles recommandations formulées à tout nouveau dirigeant. C’est une nouvelle fois Mays Mouissi, qui s’y est prêté. ««Je vous invite à travailler sans relâche, dans la cohésion, le strict respect des textes en vigueur, ainsi que les règles d’éthique et d’intégrité qui ont toujours caractérisé la Banque Centrale. C’est ensemble, oui ensemble, sous le sceau de la transparence et de la bonne gouvernance, que vous parviendrez à agir plus efficacement et à écrire une nouvelle phase de notre prestigieuse institution commune», a-t-il déclaré.

Chantiers

Louis Paul Motaze, le ministre des Finances y est également allé de son discours, assurant aux nouveaux dirigeants la collaboration du gouvernement camerounais et de l’autorité monétaire locale qu’il incarne. «Du fait de la proximité et en ma qualité d’autorité monétaire du pays abritant le siège de la Beac, vous aurez toujours auprès de moi, une oreille attentive. Je vous souhaite plein succès dans la réalisation de vos missions», a-t-il déclaré. Yvon Sana Bangui et son équipe, prennent les rênes d’une BEAC qui s’affaire depuis 2 ans à faire reculer l’inflation dans la zone Cemac.  Dans son programme, il promet d’augmenter de 30%, les réserves de change de la Cemac dans le compte d’opérations, dans un contexte de parité fixe, afin de soutenir la monnaie commune, le FCFA. Le Centrafricain nourrit également l’ambition de renforcer l’inclusion financière. A en croire ce dernier, cela passe par  l’augmentation du taux de bancarisation qu’il ambitionne de faire passer de 7% à 20%.

 Du côté de la gouvernance de l’institution, l’ancien  directeur des systèmes d’information de la Banque est résolument tourné vers le renforcement de la surveillance autour des actions du Gouvernement. «La décision  des autorités de la Cemac depuis 2010 de permettre désormais une rotation du poste de gouverneur entre les pays membres  constitue une avancée majeure vers une plus grande autonomie de la Beac. Cependant les dispositions des statuts confèrent un pouvoir excessif aux dirigeants de l’institution en général, et au gouverneur en particulier. Cet excès de pouvoir est aussi bien perceptible dans le domaine assez technique de la gestion de la politique monétaire que dans celui de l’administration au quotidien de la banque», a-t-il déclaré. Rt d’ajouter que «La Beac rendra directement compte  de ses activités au parlement au parlement de la Cemac par le biais d’auditions spéciales  ou bien lors de conférences de presse, comme l’a fait le gouverneur de la Beac lorsqu’il a fallu apporter un démenti à la rumeur sur la dévaluation du Franc CFA», préconise-t-il.

Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Beac

«La priorité pour nous c’est de consolider la stabilité monétaire et financière»

Les défis sont nombreux. Vous savez que la sous-région est confrontée, après les crises de Covid et la guerre en Ukraine, à beaucoup de défis internationaux. La priorité pour nous c’est de consolider la stabilité monétaire et financière, en vue de soutenir la croissance. Nous ne pouvons y arriver qu’en comptant sur tous. Nous devons conjuguer nos efforts, pour relever tous les défis qui s’imposent aujourd’hui. Nous devons également faire un état des lieux et adresser les vrais axes stratégiques pour lesquels nous devons évoluer, pour notamment résoudre un certain nombre de défis. Mais c’est encore trop tôt. Il faut réajuster les visions, réajuster les programmes, réajuster les axes stratégiques et amorcer véritablement les réformes qui doivent  rendre résiliente notre zone Cemac.

Mays Mouissi, Président en exercice du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale

«C’est ensemble que vous pourrez agir efficacement et à écrire une nouvelle page»

L’ambition que nous nourrissons pour notre banque centrale, est celle d’une institution moderne, en phase avec son environnement, à l’écoute des Etats membres pour répondre à leurs aspirations de croissance, de développement et de bien-être des populations. Pour ma part, je puis vous assurer du soutien du comité ministériel de l’Umac en toutes circonstances, dans les défis que vous aurez à relever et surtout, pour faire aboutir les mesures que vous proposerez en réponse aux évolutions de l’environnement économique. De même, à l’appui des Etats membres, des acteurs du secteur bancaire et privé, il sera essentiel, cet appui dans l’accomplissement de vos missions.

Camair co: nuages sur la gestion

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D’après certaines sources internes, une menace sur la sécurité des vols et le climat social au sein de l’entreprise pèse sur la compagnie aérienne nationale qui pourtant plaide non coupable.  

La stabilité managériale de la Cameroon Airlines Corporation (Camair Co)  appréciée depuis trois ans  par certains observateurs  vient d’être remise en question à la suite de la  circulation de plusieurs documents sur les réseaux. Il  s’agit notamment  d’un  courrier  du directeur par intérim des opérations aériennes de la Camair-co  et celui des syndicats des pilotes de ligne et ingénieurs navigants de l’aviation civile du Cameroun.  Dans ces différents courriers  adressés au Directeur Général de l’entreprise, les auteurs alertent sur la mauvaise santé de Camair co mais surtout, une menace sur la sécurité des vols ainsi que sur le climat social au sein de l’entreprise.

  Pour  justifier cette posture,  le Capitaine Idriss Chedjou évoque entre autres défaillances,  l’augmentation de la fréquence des pannes immobilisant les avions de Camair-Co et augmentant  la charge de travail du personnel en sous-effectif ;  la détérioration continue des conditions de travail empêchant certains services cruciaux de contribuer au maintien de la sécurité des vols avant toutes considérations commerciales, la suspension pour non-paiement de certains services supports critiques permettant le suivi des KPIs en matière de sécurité de l’ exploitation ; l’utilisation de nos aéronefs hors limitations structurelles et en marges des procédures constructeurs par certains pilotes.   Dans sa note, le Directeur  par intérim des Opérations de Camair co affirme que   « le constat ci-dessus n’est que la résultante logique d’une inadéquation organisationnelle et une dégradation de la situation financière de la compagnie qui a atteint un niveau très alarmant. Tout ceci impacte directement le dernier maillon de notre système de maintien de la sécurité déjà extrêmement oxydé ».

 C’est la même pensée véhiculée par le courrier du président des syndicats des pilotes de ligne et ingénieurs navigants de l’aviation civile du Cameroun.  Ce dernier  parlant au nom du personnel, dénonce entre autres, «   la destruction du patrimoine  national constitué par les avions de Camair-co dont 60 %  sont  immobilisés au sol ». Un problème qui selon lui constitue une menace pour la sécurité des vols.  Il  appelle ainsi le DG de Camair co à prendre en compte les propositions du personnel qui sont entre autres la remise en état  des avions  de Camair co en maintenance chez Ethiopian Airlines depuis au moins 2018 ainsi que la révision des conditions de travail du personnel.

Les précisions de la Direction Générale de Camair co

 Dans un communiqué de presse daté du 28 février dernier, la direction générale de la compagnie aérienne nationale rejette ces allégations. Elle rassure ses clients ainsi que l’opinion nationale  sur la sécurité de ses vols qui  selon elle «  n’a jamais été  compromise ni entamée ».  Bien plus, que la compagnie est sous surveillance  continue de la CCA et qu’elle est détentrice de plusieurs certifications.

 Cette situation arrive alors qu’il a  été récemment annoncé que Camair-Co est sur le point de renforcer sa flotte, à travers l’acquisition d’un boeing.  Une démarche qui vise à appuyer le plan de restructuration et de relance de l’entreprise  qui a par ailleurs été  choisie pour signer le contrat de performance avec l’Etat. Le renforcement de la flotte est un axe majeur de la restructuration de Camair co. Car, jusqu’en 2021,  la compagnie n’exploitait que deux appareils en location. Un Boeing 737-300 loué chez le transporteur ukrainien Jonika et un Embraer 145 issu de la flotte de Cronos Airlines tandis que sa propre flotte comprend un seul avion opérationnel. Un MA60 de fabrication chinoise. L’autre MA60  étant hors d’usage de même que le Boeing 737-700 et  le Boeing 767-300. Outre cette difficulté opérationnelle, Camair co a pour défi d’améliorer sa situation financière entreprise. Sa dette « non exhaustive »  est estimée à plus de 110 milliards de FCFA selon la Caisse Autonome d’Amortissement. Ces défis sont ceux  de Jean-Christophe Ela Nguema, 7 e DG à la tête de cette entreprise nommé en 2021.

Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives : le Cameroun obtient un score global assez faible

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Le Cameroun est suspendu de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives. L’information a été rendue publique le 29 février dernier par le Conseil d’administration de cette initiative, sous la coordination de Helen Clark, sa présidente. « Le Conseil d’administration de l’ITIE est parvenu à la conclusion selon laquelle le Cameroun a atteint un score assez faible relativement à la mise en œuvre de la norme l’ITIE 2019 ». Le score général sus-évoqué est, apprend-on de l’ITIE, une moyenne des scores de trois composantes à savoir : « engagement des parties prenantes », « transparence » et « résultats et impact ». S’agissant de la composante « engagement des parties prenantes », le Cameroun a eu un score faible. En effet, le conseil d’administration estime qu’il est essentiel d’améliorer la gouvernance de l’ITIE au Cameroun afin d’accroître son impact. En ce qui concerne « la transparence », le pays a obtenu un score modéré. En clair, selon le Conseil d’administration de l’ITIE, il a partiellement respecté les exigences de cette composante. Concrètement, le pays de Paul Biya a progressivement renforcé les divulgations systématiques par la Société nationale des Hydrocarbures des informations de l’ITIE, notamment sur les lois et les réglementations en vigueur, les données concernant les licences, la production et les enlèvements, les rapports annuels et, pour la première fois, l’intégralité des déclarations financières auditées 2021 de la SNH. Ces divulgations ont d’ailleurs encouragé certaines entreprises pétrolières et gazières privées, dont Gaz du Cameroun, à publier régulièrement leurs données sur leur site Internet d’entreprise. Enfin concernant la composante « résultat et impact », le Cameroun a- comme pour ce qui est de la première composante-, selon l’ITIE, réalisé un score faible. Cela reflète la priorité accordée par la mise en œuvre de l’ITIE aux questions de rapportage dans un contexte de défis dans la gouvernance. Globalement, les efforts du Cameroun se sont avérés insuffisants. Ainsi, a-t-il a jusqu’à la prochaine Validation qui démarre le 1er avril 2027 pour mener des actions correctives concernant les exigences de l’initiative internationale. En effet, le gouvernement devra améliorer la capacité de la société civile à s’exprimer et à participer librement au processus de ainsi qu’au débat public. Ainsi, devra-t-il veiller à ce que la société civile puisse jouer son rôle dans la promotion de l’amélioration dans la gouvernance des industries extractives et dans la gestion des finances publiques, entre autres. C’est la deuxième en trois ans que le Cameroun est suspendu de cette norme, après 2021. En effet pour non-publication du rapport 2018, le pays a été temporairement suspendu de cette organisation internationale basée en Norvège dont il est membre depuis 2005.

Incitations à l’investissement : 241 milliards de FCFA d’exonérations fiscales accordées aux entreprises privées au 30 mars 2022

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Au 30 mars 2022, l’Etat a accordé des exonérations fiscalo-douanières cumulées d’une valeur de 241,0 milliards de FCFA aux entreprises privées dans le cadre de l’application de la loi du 18 avril 2013, fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Selon le Rapport sur le développement des entreprises agréées, présenté le 29 février dernier par l’Agence de Promotion des Investissements, ces exonérations sont évaluées à 49,6 milliards de FCFA de facilités fiscales et 191,4 milliards de FCFA de facilités douanières.
Concrètement les facilités fiscales sont les différents impôts auxquels l’Etat a renoncé auprès des entreprises privées. Il en est de même pour ce qui est des facilités douanières, dans le secteur éponyme.

Les entreprises détenues par des Camerounais ont bénéficié de 62,0% du cumul des facilités. Le reste à savoir 38% revient aux structures appartenant aux étrangers dont des Français, des Libanais et Chinois, entre autres.

Le rapport sus-évoqué, apprend-on, a été produit sur la base d’une enquête effectuée auprès de 125 entreprises sur les 274 agréées à la période sous revue. Il a, en outre, été complété par les données recueillies auprès de l’Agence de promotion des investissements, de l’Institut national de la Statistique et du ministère des Finances- Direction générale des Impôts et Direction générale du Trésor, de la Coopération financière et monétaire.
En termes de réalisations, les entreprises enquêtées ont créé des investissements évalués à 1764,8 milliards de FCFA sur 2856,5 milliards de FCFA prévus, précise le rapport. Cela relève un gap de 1 091,7 de FCFA par rapport aux projections. Par ailleurs 14 354 emplois sur 42 697 prévus ont été créés.
Au niveau macroéconomique, la loi de 2013, apprend-on, a permis d’injecter 4 352,6 milliards de FCFA d’investissements dans l’économie. Le rapport souligne également la mise en place de nouvelles industries et l’amélioration du tissu industriel, tout comme l’appropriation de nouvelles technologies. Indiquons que selon le Rapport sur le développement des entreprises agréées, la loi sur les incitations à l’investissement privé contribue à la hausse des investissements privés et de l’investissements total.
Au niveau national, ces investissements ont contribué à la création d’une richesse évaluée à 25,0 milliards de FCFA. Indiquons par ailleurs que le 16 août 2023, l’Etat a garanti 200 milliards de FCFA pour le financement des Pme.

Exploitation minière verte : un fonds d’investissement  de 90,8 milliards pour l’Afrique

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 Le véhicule  dont l’un des initiateurs est le camerounais Brice Patrick Beumo,  ciblera les projets de petite et moyenne taille, réalisés par le secteur privé local et même par des gouvernements.

Africa Green Mining Fund (Agmf) est le nom du nouveau fonds d’investissement dédié au secteur minier en Afrique. C’est l’œuvre du camerounais de Brice Patrick Beumo Jaze,  ADG de Beko Capital Advisory banque d’investissement très présente en Afrique subsaharienne, Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’ Orano, une entreprise spécialisée dans le nucléaire, et l’ancien ministre burkinabé des finances, Zéphirin Diabré.  Ils viennent de créer un véhicule visant à mobiliser 150 millions de dollars (90,8 milliards de FCFA), pour financer des projets miniers en Afrique.

« Agmf est un fonds de capital-investissement nouvellement créé axé sur les métaux de transition (or, argent, platine, palladium, rhodium, iridium, rhénium et ruthénium, etc.) et les minéraux verts (lithium, cobalt, cuivre, nickel, terres rares, etc.). Avec une taille de 150 millions USD, Agmf investira sur tout le continent, dans le développement, la préfaisabilité et au-delà, et dans des entreprises ou des actifs en phase d’exploitation », renseigne  le document de présentation du fonds. 

Le fonds est géré par Africa Green Mining Partners (Agmp), une entreprise d’investissement à capitaux fixes créée au Togo en novembre 2023 et dirigée par Zéphirin Diabré. Le véhicule ciblera les projets de petite et moyenne taille, avec un accent particulier sur les projets réalisés par le secteur privé local mais aussi par les gouvernements, et devra acquérir entre 5 et 25% de parts dans lesdits projets. Agmp devrait investir entre 10 et 30 millions de dollars par projet pour un rendement attendu entre 20% et 30%.  Pour être  éligible, le projet minier devra avoir un engagement fort en faveur de la norme ESG (Environnement, Social et Gouvernance). Il devra aussi être favorable à la mise en œuvre de techniques d’exploitation minière verte reposant, non pas sur le pétrole, mais sur les métaux de transition et les minéraux verts.

Le fonds a une durée de vie de 10 ans.  2 ans de collecte de fonds, 3 ans consacrés à l’investissement et 5 ans centrés sur le retour sur investissements.

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