jeudi, juin 4, 2026
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Minsep-Fécafoot : On est passé à côté de l’affrontement physique

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« … Ici vous n’avez pas parole. Quand je viens au ministère, je vous respecte. Ici je suis le seul patron. C’est la dernière fois. D’ailleurs appelez-moi la sécurité pour le mettre dehors !» Dans une vidéo tournée ce matin au siège de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Samuel Eto’o a haussé le ton ce matin face au Dr Cyrille Tollo, conseiller technique au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep). Essayant d’empêcher l’homme de prendre part à la séance de travail qu’il a convoquée avec le staff des Lions indomptables, mais réduite à Marc Brys, Joachim Mununga son assistant, et Giannis Xilouris l’analyste vidéo. Les autres collaborateurs devant être ceux qu’il a nommés et qui attendent déjà en salle des travaux. Se serrant les poignets, les deux hommes ne se lâchent pas, et pourtant ils sont en désaccord et ne se cachent pas pour le faire savoir aux usagers et employés de la Fécafoot qui entrent et sortent.

Tenace, Cyrille Tollo campera : A un « représentant » du ministre Narcisse Mouelle Kombi qui tenait à assister à la séance de travail que comptait avoir avec le Marc Brys et ses collaborateurs. « Merci. Maintenant, je dois parler avec mes collaborateurs», tente-t-il de se libérer. «Non ! Vous ne parlerez pas avec vos collaborateurs. J’ai une instruction du ministre… ».

Sur ce, Samuel Eto’o prend congé de son interlocuteur et regagne la salle des conférences. L’autre l’y suit. Le patron des lieux engage avec Marc Brys : « Bienvenue chez vous !», lui lance-t-il. Et serre la main à tous les autres. Entre temps, l’«intrus » interfère. « C’est la dernière fois monsieur Tollo ». Réaction : « je vous interdis…». Courroucé, Samuel Eto’o menace de l’expulser : « Appelez-moi la sécurité, qu’on le mette dehors !», ordonne-t-il une nouvelle fois. Et Etienne Claude Tamo le chef du protocole, de se presser vers l’extérieur. « C’est ce qu’on va voir », riposte l’autre. Les deux hommes sont presque sur le point d’en venir aux mains.

Puis le patron des lieux se retourne vers Marc Brys qui visiblement n’entend pas se laisser abandonner par le protecteur envoyé par le ministre. « Je vous prie monsieur le sélectionneur : soit vous restez, soit vous le suivez ». Le Belge essaie de lui expliquer quelque chose : « Vous êtes entraîneur parce que je vous ai nommé ; vous n’êtes pas entraîneur parce que quelqu’un d’autre vous a nommé ; et je vous prie de respecter mes instructions, parce que j’observe beaucoup de manquements de votre part». L’homme ne veut pas céder : « Vous ne faites pas la politique au Cameroun. La politique au Cameroun, c’est le président Biya…», lui explique Samuel Eto’o. Lui rappelant que « ce que vous faites au Cameroun, c’est moi qui l’assume». Mieux, « dans votre pays vous ne parlerez pas comme ça. En tant que footballeur, vous ne pouvez jamais me parler. Je suis le président, vous ne me parlez pas comme ça. Arrêtez ça monsieur !» Le ton monte : « vous pensez que je peux faire ça en Belgique ? Mais comment vous pouvez faire ça au Cameroun ?» Non sans lui rappeler que « j’ai été entraîneur et j’ai été un très grand joueur». Sur ce, l’autre prend congé. « Si vous traversez, vous ne reviendrez plus», menaça son employeur. Pas de quoi ramener l’employé. Là Samuel Eto’o demanda à ses collaborateurs de convoquer le Comité exécutif.

La Fécafoot convoquait ainsi un homme qu’elle a évincé en indiquant que la décision de la Chambre de conciliation et d’arbitrage annulait de fait l’acte de nomination. La guerre est relancée. De nouveaux développements sont attendus dans les prochaines heures.

Des instructions avaient déjà été données pour que seules les personnes convoquées aient accès à l’enceinte de la Fecafoot. Malgré toutes les explications, Cyrille Tollo sera rabroué par les hommes de Tsinga. Il aura fallu une instruction de Samuel Eto’o arrivé sur ces entrefaites pour que l’émissaire du ministre puisse franchir les portes de la tour de Tsinga

Gendarmerie nationale: Plus de 1 000 nouveaux sous-officiers reçoivent leurs parchemins de fin de formation

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Le général de brigade Toungue Elias et d'autres officiers supérieurs en compagnie d'une partie des lauréats

Faste et solennité puis joie et célébrations. C’est le cocktail d’émotions et de prestige qui s’est offert aux yeux de toutes les personnes venues assister à la cérémonie de remise solennelle des parchemins aux élèves sous-officiers qui ont passé les épreuves du Certificat d’aptitude technique N°2 service général. C’est la cour du Camp Yeyap Mousa, l’une des bases de la Gendarmerie nationale dans la ville de Yaoundé, qui a abrité cette cérémonie présidée par le général de brigade Toungue Elias, Commandant de la Première région de gendarmerie, qui représentait le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé de la Gendarmerie nationale. Il avait à ses côtés, le général de brigade André Patrice Bitote, le colonel Engozo’o Sylvain, Commandant des écoles et centres d’instruction de la gendarmerie, ainsi que plusieurs autres officiers supérieurs de la gendarmerie nationale.

Les parchemins remis vendredi dernier, sanctionnent un stage d’une durée de 6 mois au cours duquel, les apprenants ont reçu des notions approfondies de formation générale, de maintien de l’ordre public, de police judiciaire, de commandement dans la gendarmerie, de lutte anti-terroriste et de conduite des enquêtes etc. Pendant cet internat, les nouveaux sous-officiers ont également pris part à des activités parallèles, à l’instar des opérations de sécurisation et de nettoyage de certains quartiers de Yaoundé. Certains d’entre eux ont également rejoint les rangs des gendarmes qui ont participé au maintien de l’ordre  lors des fêtes de fin d’année 2023. L’apothéose a été leur participation au défilé civil et militaire du 20 mai, fête de l’Unité nationale. Cette formation n’a pas été de tout repos. Le colonel Engozo’o Sylvain a surtout en mémoire, des lésions graves dont on souffert certains aspirants sous-officiers. Mais tout cela était nécessaire, car c’est certainement  le niveau élevé des enseignements à la fois théoriques et pratiques qu’ont reçu les apprenants, qui ont fait dire au lieutenant-colonel Louis Charles Boum Mbadi, directeur des études, que ces derniers sont désormais «capables de  de conduire au combat un groupe dans le cadre des opérations antiterroristes et dans le cadre des opérations ordinaires de défense du territoire»

Lors de son discours de circonstance, le lieutenant-colonel Ben Bayiha Bayag directeur dudit stage, par ailleurs commandant de l’Ecole des sous-Officiers, a révélé  que 1 054 élèves sous-officiers ont été admis en stage, 1 031 y ont effectivement pris part, 6 ont déserté et 9 autres ont été exclus pour indiscipline. Et au lieutenant-colonel Louis Charles Boum Mbadi qui détaillait les résultats, de renchérir en précisant que «sur les 1017 Elèves Sous-officiers ayant pris part à l’examen final, seuls 1013 ont eu une moyenne supérieure ou égale à 10/20, pour un taux de réussite de 99,60 %». Deux gendarmes se sont particulièrement distingués lors de ce stage. Il s’agit du gendarme major Donal Nkouonden Tsimi qui a terminé major de la 41ème cuvée du Certificat d’aptitude technique N°2 Service Général, secondé par la gendarme major Tania Baz Nguinda. «Le sous-officier est la colonne vertébrale, la cheville ouvrière de toute armée. C’est numériquement la catégorie de personnels la plus importante. C’est à elle que revient  la responsabilité de veiller à l’exécution du plus grand nombre de tâches. Si les sous-officiers font bien leur travail, l’armée se porte bien. Je vous demande d’être des collaborateurs ayant le sens de responsabilités» a déclaré le général de brigade Toungue Elias, lors de son adresse aux lauréats.

Personnes intersexuées: Le long combat pour la visibilité au Cameroun

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Il est à peu près midi, samedi 18 mai 2024, quand une personne présentant une physionomie à priori masculine s’avance d’un pas alerte vers les premières places de la salle de conférence de l’hôtel Safyad, dans le 4e arrondissement de Yaoundé. Quelques pas plus loin,  elle stoppe sa progression lorsqu’elle rejoint l’espace qui sert lieu d’estrade. Elle se retourne, et laisse découvrir son visage. L’attention de l’assistance est immédiatement captivée par une protubérance qui orne sa poitrine. «Il s’agit de véritables  seins», lance l’intéressé, qui dit s’appeler Claude. Bien qu’ayant été édifiée en tout début de matinée  sur les généralités liées à l’intersexualité, le public qui était composé de journalistes, de personnels de santé, de tradi-praticiens, d’autorités traditionnelles ne peut refréner sa curiosité, que Claude s’empresse de satisfaire. De son discours, l’on retient que c’est une personne intersexuée qui a développé des caractères sexuels mâle et femelle, notamment des seins.

Cette différence, visible dès sa plus tendre enfance, précisément au niveau de son appareil génital qui présente une ambigüité [développement d’un pénis et d’un semblant de vulve] a poussé ses parents à l’abandonner vers l’âge de 12 ans. La suite de son histoire est parsemée de violences, de rejet et d’humiliations. Battu à plusieurs reprises en raison de sa condition, Claude qui se considère comme un homme à part entière, a trouvé de la sérénité dans les bras de sa compagne avec qui il a deux enfants. Toutefois, ce léger regain de bonheur dans une existence empreinte de difficultés, a un goût d’inachevé. Il aimerait pour parachever sa reconstruction être légalement reconnu comme un homme. En effet, confrontés à l’ambivalence de son appareil génital, ses parents ont choisi, au moment d’établir son acte de naissance, de l’enregistrer comme une fille.

Plaidoyer

Claude, Marie-Joëlle ou encore Bijou, qui ont abreuvé les participants à l’atelier susmentionné de récits qui illustrent parfaitement les dangers de l’intolérance, sont les visages d’une frange de la population camerounaise qui vit parfois dans l’illégalité car leurs titres d’identités sont en inadéquation avec le genre qu’ils ont adopté dans la vie courante. Leur donner la parole lors dudit  atelier, organisé par les associations Intersex Nigeria et CRD Femmes Debout, a permis de se rendre compte de l’urgence d’entamer, à tout le moins, le débat autour de cette quête d’identité, mais également de la nécessité d’adopter des comportements non violents face à certains phénomènes qui dépassent l’entendement commun. Sous la houlette de Theo Dongmo, consultant et formateur, ces travaux organisés dans le cadre de la mise en œuvre du projet Viral (Projet initié par Intersex Nigéria) pour lutter contre les mutilations génitales faites aux personnes Intersexes au Cameroun et au Nigéria, visaient des objectifs multiples. Notamment : sensibiliser sur les bons comportements à adopter face aux personnes intersexués, partager les stratégies adéquates pour la prise en charge des personnes intersexuées dans les hôpitaux ; édifier les médecins et tradi-praticiens sur la nécessité de ne pas toujours conseiller l’opération en cas d’ambiguïté sur le sexe d’un enfant intersexué ; sensibiliser sur les dangers des mutilations génitales intersexuées et édifier les participants sur les variations sexuelles.

Ils interviennent quelques mois après une étude sur la communauté intersexe au Cameroun réalisée par  Intersex Nigeria, CRD Femmes Debout et Osiwa, dont le rapport a été présenté lors de l’atelier susmentionné. Cette dernière avait pour but de faire l’état des lieux de la situation des personnes intersexuées au Cameroun, mais également de la perception et des mythes liés à leur condition particulière, ainsi que la prévalence des mutilations génitales. 1 013 personnes réparties en plusieurs corps de métier à travers le territoire Camerounais ont  été interrogées, afin de constituer une base de données sur les personnes intersexuées, dans un pays où il n’en existe pas. «⅓ Des personnes intersexuées interrogées n’ont pas de pièces d’identité, et aucune n’a une pièce d’identité conforme à son identité. La plupart a à peine terminé le cycle primaire et vivent des métiers informels, ce qui ajoute à leur précarité. Bien que la majorité des médecins estiment qu’il est juste d’attendre que les personnes choisissent elles-mêmes la solution la mieux adaptée à leurs besoins, une partie importante préfère encore recourir ou recommandent des mutilations. Le degré de préjugés et d’idées reçues sur les personnes intersexuées est particulièrement élevé et démontre l’ampleur du travail d’information, de formation et de communication autour du phénomène de l’intersexuation au Cameroun», peut-on lire dans ce document.

Pour mémoire, L’intersexuation, aussi appelée intersexualité, se définit selon l’ONU comme « une manière de décrire les caractères sexuels biologiques d’un individu, notamment ses organes génitaux, ses gonades, ses taux d’hormones et ses chromosomes lorsque ces caractères ne correspondent pas aux définitions traditionnelles du sexe masculin ou féminin.

Notation  du Cameroun: les élections pourraient ralentir les réformes

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Par Henri Kouam, expert en politiques publiques,Directeur du CEPI

Dans ses dernières Perspectives économiques mondiales, le FMI a salué le Cameroun comme l’un des rares pays qui continue d’investir tout en réduisant le fardeau de sa dette. C’est une bonne chose, mais la réduction du fardeau de la dette n’est pas suffisante pour faire baisser notre taux d’emprunt sur les marchés internationaux. Entre-temps, Fitch Ratings a attribué au Cameroun la note « B » avec une perspective négative. Dans cet article, nous examinons les principaux facteurs de la notation du Cameroun et proposons trois stratégies pour améliorer sa notation à long terme.

  • Croissance résiliente du PIB : Fitch prévoit que l’économie camerounaise connaîtra une croissance de 3,9 % en 2024 et de 4,1 % en 2025, contre une estimation de 3,3 % en 2023. Comme la production de pétrole diminuera en 2024 et 2025, la croissance sera tirée par les secteurs non pétroliers, notamment l’agriculture, la sylviculture et les infrastructures de transport et d’énergie, stimulées par d’importants investissements publics. Les risques de détérioration découlent de la reprise des pressions inflationnistes, de la volatilité des prix mondiaux des produits de base, de la baisse de la demande extérieure de la part des principaux partenaires commerciaux, de la faiblesse de la mise en œuvre des projets et de la persistance des risques en matière de sécurité.

Position extérieure : le déficit du compte courant du Cameroun diminuera légèrement et la baisse prévue des exportations de pétrole sera partiellement compensée par des exportations à plus forte valeur ajoutée soutenues par des politiques visant à promouvoir les exportations non pétrolières et la substitution des importations. Deuxièmement, la position de réserve de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale s’est renforcée en 2023, atteignant 11 milliards USD à la fin de l’année, couvrant 4,9 mois d’importations, en raison de l’augmentation des recettes d’exportation de pétrole et d’un meilleur respect de la réglementation des changes.

 La CEPI applaudit les réformes visant à améliorer la capacité de paiement de la dette, telles que la mise à disposition plus rapide des ordres de transfert à la banque centrale régionale (BEAC) et l’amélioration de la communication et de la coordination entre tous les intermédiaires. 

Dynamique du déficit budgétaire du Cameroun en 2024

Le déficit budgétaire tombera probablement à 0,5 % en 2025, en raison de la baisse des prix et de la production de pétrole, mais les recettes non pétrolières augmenteront en raison des mesures administratives relatives aux recettes, de la numérisation des processus et des réductions des exonérations fiscales. Malgré cela, le déficit de trésorerie devrait se creuser en raison d’un secteur public hypertrophié et d’investissements importants dans les infrastructures.

Options de financement limitées

Les besoins de financement du Cameroun pour le budget augmenteront à nouveau en 2024 en raison de déficits de trésorerie plus importants. En conséquence, le CEPI prévoit que l’amortissement de la dette extérieure atteindra en moyenne 1,9 % du PIB en 2024 et 2025, y compris un paiement d’euro-obligations de 0,1 % du PIB par an. Cependant, la dynamique des réformes permettra de libérer les fonds du FMI dans le cadre du programme actuel du Cameroun. 

Les élections pourraient ralentir les réformes

Le Cameroun entrant dans une année électorale, la crédibilité et la durabilité des réformes et des plafonds de dépenses seront mises à l’épreuve, d’autant plus que les élections pourraient ralentir la mise en œuvre des réformes, notamment la réduction des subventions aux carburants (budgétisée à 0,6 % du PIB en 2024, contre 3,7 % en 2022), par des augmentations supplémentaires des prix à la pompe, après 15 % en 2024 et 21 % en 2023.

Programme du FMI pour le Cameroun

  • En 2024, le FMI a conclu la cinquième revue au titre de la facilité élargie de crédit/mécanisme élargi de crédit, déboursant 0,2 % du PIB du Cameroun. L’approbation de la prolongation de 12 mois signifie que le Cameroun doit et devrait faire plus pour accélérer la mise en œuvre des réformes. Le Cameroun a approuvé la prolongation de 12 mois des programmes jusqu’en juillet 2025 (0,4 % du PIB), ainsi qu’un accord de 183 millions de dollars (0,6 % du PIB) au titre de son mécanisme de résilience et de viabilité. Cependant, le Cameroun est confronté à une flexibilité limitée en matière de financement intérieur.

Qu’est-ce qui pourrait entraîner une révision à la baisse de la notation ?

  • Une nouvelle accumulation d’arriérés extérieurs et/ou des pressions accrues sur les finances publiques et le financement extérieur pourraient avoir un impact négatif sur les finances publiques et la position extérieure du Cameroun.
  • Deuxièmement, une instabilité politique accrue ou des menaces sécuritaires, en particulier si elles sont importantes, pourraient avoir un impact sur l’activité économique et l’accès au financement. Si la crise anglophone persiste, le Cameroun paiera involontairement plus cher lorsqu’il empruntera sur les marchés internationaux.
  • Une augmentation marquée et soutenue de la dette publique/PIB, par exemple, en raison d’un creusement du déficit budgétaire dû à des pressions sociales ou sécuritaires ou à une croissance plus faible du PIB, pourrait aggraver les finances publiques et entraîner une révision à la baisse de la notation.

Ce qui pourrait améliorer la cote de crédit du Cameroun

Finances publiques: Améliorations soutenues de la gestion des finances publiques suffisantes pour renforcer la confiance dans la capacité du Cameroun à prévenir l’accumulation d’arriérés extérieurs et à obtenir des financements extérieurs en temps voulu.

Structures: une atténuation significative des risques politiques et sécuritaires, par exemple, comme en témoignent la réduction des risques liés à la succession présidentielle ou l’amélioration des indicateurs de gouvernance.

Macro: Amélioration des perspectives de croissance à moyen terme qui se traduit par une augmentation significative du PIB par habitant, par exemple à la suite de la mise en œuvre de réformes qui améliorent le climat des affaires et diversifient l’économie.

Recommandations

Le gouvernement devrait améliorer la gestion de la trésorerie en limitant le recours aux interventions directes de la Société nationale des hydrocarbures et aux procédures de dépenses exceptionnelles, telles que le plafonnement des avances de trésorerie sans allocation budgétaire à 15 milliards de francs CFA par trimestre. Cependant, les risques sécuritaires pourraient entraîner des dépenses non planifiées.

Lions indomptables : Marc Brys « réhabilité » ou définitivement guillotiné?

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Marc Brys est attendu au siège de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ce 28 mai. Le technicien belge y a été convoqué par le secrétaire général. La convocation qui a fuité sur les réseaux sociaux comme la plupart des documents du dossier conflictuel entre la Fécafoot et le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), indique que « l’ordre du jour de ladite séance sera communiqué séance tenante». Les collaborateurs de Marc Brys, notamment ceux nommés par le ministre, Joachim Mununga, l’assistant et Giannis Xilouris, sont également convoqués le même jour. Cela survient alors que la Fécafoot a annoncé l’annulation de l’acte de nomination du staff d’encadrement des Lions indomptables du fait de la décision de non-conciliation de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) entre l’Acfac (Association des clubs de football amateur du Cameroun) et la Fécafoot. En effet, le 21 mai dernier, l’instance judiciaire sportive suprême nationale en concluant à la non-conciliation entre les deux parties au sujet de la nomination par Tsinga, d’un staff parallèle à celui désigné par la tutelle, reconnaissait le staff de Mouelle Kombi. En concédant la défaite, la Fécafoot considérait que le seul staff légal et légitime restait le sien et donc que la CCA l’annulait de fait. Du coup, selon Tsinga, Marc Brys n’est plus le sélectionneur des Lions indomptables, et le nom de l’homme a aussitôt sauté du site internet de la Fifa.

Cette convocation survient deux semaines après une première convocation au cours de laquelle l’homme nommé à la fois par le Minsep Narcisse Mouelle Kombi et Samuel Eto’o le président de la Fécafoot, y avait été « instruit » des méthodes de fonctionnement de l’équipe nationale du Cameroun. Marc Brys avait assuré son employeur qu’il était disposé à rester soumis et ouvert à tout débat au sujet de la sélection, mais que « la décision finale me revient». Et dans la liste des 31 joueurs qu’il avait présélectionnés, Marc Brys avait introduit des joueurs qui ne sont pas en odeur de sainteté avec la Fécafoot ; dont André Onana, Michaël Ngadeu, André Franck Zambo Anguissa, Choupo-Moting. La Fécafoot avait finalement entériné la liste qui avait été communiquée unilatéralement par Marc Brys.

La seconde convocation de Marc Brys pourrait être l’occasion d’asséner le coup fatal à l’homme que le gouvernement camerounais a imposé à la Fécafoot. Lui qui était déjà sur un siège éjectable la première fois. La présence de Marc Brys n’était pas garantie ce jour-là à Tsinga, mais l’homme y a déféré. Aujourd’hui, il y repart, mais avec un statut ambigu du point de vue de la Fécafoot. La Fécafoot a deux options : soit elle marque le pas fatal en démettant Marc Brys pour placer un intérimaire comme cela se susurrait déjà avant le 13 mai dernier, soit elle fait amende honorable et redonne une chance de dialogue avec l’Etat.

Affaire Martinez Zogo : le tribunal rejette les demandes des parties

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L’audience de ce 27 mai n’aura duré que dix minutes. Le temps pour le tribunal de se prononcer sur les exceptions soulevés par les différentes parties dont la partie civile. D’abord la demande de multiplication du dossier. Lequel comprend le rapport de l’enquête préliminaire. Tant la partie civile que la défense, l’ont juste consulté le 29 avril dernier, et tiennent à l’avoir pour préparer leur défense. Le tribunal a dit niet. Aussi, la défense demandait la levée des scellés sur la dépouille de Martinez Zogo. Ce qui devrait pouvoir permettre d’avoir accès au corps, et éventuellement une nouvelle autopsie, selon certaines sources. Là aussi, le tribunal a opposé une fin de non-recevoir.

Les partes disposent de dix jours pour faire appel de ces décisions si elles le souhaitent. En attendant, l’affaire a été renvoyée au 17 juin prochain. Il est fort probable que la défense fasse appel de ces rejets. D’autant plus qu’en l’état, les accusations resteront celles retenues au départ de la procédure. Un accès à ce dossier ou à la dépouille pourrait donner des arguments à charge ou à la décharge d’une quelconque partie. Toujours est-il que ce rejet va rallonger la détention des personnes arrêtées.

Mines: La Cimec montre la voie vers une industrialisation locale et verte

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Ouverts par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute le 22 mai 2024, les travaux de la 4e édition de la Convention internationale des Mines et Exposition du Cameroun (Cimec) se sont achevés vendredi 24 mai 2024. En refermant ce brainstorming géant, le professeur Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt), a laissé échapper de son discours de clôture, quelques notes d’espoir. L’espoir que lors de la prochaine édition de la Cimec, le Cameroun et certains pays de l’Organisation des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Oeacp), qui comme lui ambitionnent  d’industrialiser leur riche potentiel minier, aient mis en branle des projets majeurs devant contribuer à leur développement. Les sillons  de cette industrialisation que l’on veut verte, ont été tracés au cours des conférences débats et des tables rondes animés par de nombreux experts, dont des responsables de sociétés minières ayant bénéficié des permis d’exploration ou d’exploitation au Cameroun (Sinosteel, Camalco etc.). Ces dernières ont accouché de nombreuses résolutions qui ont été lues de manière solennelle lors de la cérémonie de clôture. Pour l’essentiel, lesdites résolutions rejoignent la stratégie mise en place par le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique afin de booster la contribution du secteur minier au PIB qui, pour le moment, n’est que de 1%.

Amélioration du cadre légal

Cette suggestion n’est pas inédite. Elle était déjà l’une des préoccupations majeures de la Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) 2010-2020, qui a laissé sa place à la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (Snd30), sur fond de résultats mitigés. Globalement, la Cimec recommande l’accélération des procédures visant à faire aboutir le décret d’application  du code minier. Cette dernière étape du processus de mise en place du nouveau code minier soumis à la sanction des parlementaires en novembre 2023, va donner plus d’épaisseur à la Société nationale des Mines (Sonamines), une société à capital public. Tel que libellé dans cette loi, ladite société qui a rétrocédé à l’Etat en octobre 2023, une cargaison record de 218,5 Kg d’or collectée en 16 mois alors qu’elle n’avait pas de mandat officiel, pourra en toute légalité procéder à l’achat et à la commercialisation de l’or et du diamant sur l’ensemble du territoire national. En outre, la Sonamines pourrait également jouir d’une prérogative dévolue au ministère des Finances, notamment la collecte de l’impôt synthétique minier libératoire (ISML). Cet impôt rassemble la part de l’État (25%) dans le cadre de l’exploitation artisanale semi-mécanisée des substances minérales, la taxe ad valorem sur les substances précieuses et semi-précieuses et l’acompte mensuel de l’impôt sur les sociétés.

En dehors de cette première recommandation, les travaux de la Cimec ont également hissé au rang  de priorité, l’intégration d’un avenant à la convention signée entre l’Etat du Cameroun et la société Codias Sa pour l’exploitation de la petite mine d’or de Colomine, dans «le but de prendre en compte les modalités de contribution à certains fonds prévus par le Code minier», a-t-on annoncé. L’élaboration d’un code minier communautaire est également une priorité urgente consignée dans la déclaration de Yaoundé. Dans cette liste de recommandations figure tout aussi bien celle relative au retour de la transparence dans le secteur minier. Une résolution prégnante, surtout si l’on se rappelle qu’en mars dernier, le Cameroun a été suspendu de l’Initiative pour la Transparence dans le secteur des Industries Extractive (ITIE), pour manque de transparence sur les contrats extractifs et les bénéfices y relatifs. Par ailleurs, les experts de la Cimec prêchent la nécessité de  se conformer au droit local, d’impulser la célérité dans le traitement des dossiers, et de créer des partenariats gagnant-gagnant entre les universités et les entreprises minières. Sur le plan des infrastructures, l’idéal prôné par la Cimec est que tout projet minier d’envergure soit accompagné d’ouvrages à usage social du même acabit. «Sur le plan infrastructurel, le Cimec préconise la mise en place d’infrastructures à l’instar des corridors de chemin de fer, des unités de traitement de minerai, le renforcement des infrastructures  de base existantes»

Financement transformation et respect de l’environnement

Le financement des projets miniers constitue un casse-tête permanent pour le Minmidt. Sur près de 200 permis accordés aux entreprises minières pour l’exploration de divers gisements miniers à travers le pays, aucun de ces derniers n’a atteint la phase d’exploitation. L’un des projets les plus illustratifs est celui relatif à l’exploitation du gisement de nickel, cobalt et manganèse de Nkamouna, dans l’arrondissement de Lomié, région de l’Est. Ce dernier a bénéficié du tout premier permis d’exploitation accordé à une entreprise minière au Cameroun. C’était en 2023. 21 ans après, la mise en exploitation est toujours attendue. «Les deux partenaires, la SNI et Geovic, semblent incapables d’apporter leur quote-part de financements en fonds propres, estimée à 40,2% du coût du projet qui est de 401 milliards de FCFA», indiquait le Minmidt, il y a quelques années. Pour éviter que de tels scénarios se reproduisent à l’avenir les experts réunis lors de la Cimec propose avant le lancement de tout projet minier, «la présentation de la preuve de la bancarisation du projet minier, la soumission des demandes de crédits avec un apport personnel du demandeur, variant entre 10% et 30 % pour les projets relevant du secteur minier, la prise en compte des paramètres tels que la maturité et la rentabilité, l’attractivité du pays porteur de projet, le respect de la réglementation sur les échanges, le coût et le développement de la notion de convention internationale, en vue d’éviter une double taxation»

Le Cameroun qui envisage de lancer au moins 3 projets miniers de grande envergure cette année, doit s’assurer que les méthodes employées lors de l’exploitation soient respectueuses de l’environnement. S’il n’y avait pas encore pensé, Yaoundé peut s’inspirer des recommandations formulées à ce propos lors de la Cimec : élaboration d’une législation des énergies propres pour une meilleure préservation de l’environnement ; La SNH et Perenco doivent être les deux seules entités auxquelles les entreprises minières en phase d’exploitation doivent adresser leurs demandes en gaz. Pour ce qui est de la transformation, la déclaration de Yaoundé préconise tout d’abord de définir les conditions de mise à disposition de 15% de la production minière pour la transformation locale. Dans son contenu il est également question de définir une politique d’aciéries au Cameroun  prenant en compte les paramètres de compétitivité et de variabilité des entreprises locales, l’accélération du processus de mise en production Du gisement de bauxite de Minim Martap afin d’encourager la transformation locale des minerais.

Douala-Yaoundé : Un accident de la compagnie Men travel fait un mort

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Ce qu'il reste du bus

La Nationale N°3 a encore avalé du sang humain. Un car prestige de la compagnie de transport Men travel parti de Douala aux premières heures de ce 27 mai 2024, n’est pas arrivé à destination. Le bus est entré en collision avec un camion garé en bordure de route et empiétant sur la chaussée, dans la localité de Mahole, près de Boumnyebel, à une centaine de kilomètres de Yaoundé, sa destination.

Les images véhiculées par l’ONG Securoute, laissent voir un bus de couleur bleue dont l’avant est complètement abimé. On apprend que l’hôtesse de service dont le siège est celui de devant, côté passagers, a perdu la vie sur le champ. C’est le seul cas de décès annoncé sur le champ. Plusieurs blessés enregistrés.

Fuh Calistus Gentry (Ministre a.i chargé des Mines) «Les permis sont entre les mains des juniors minières sans capacités techniques et financières»

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Les statistiques mises à jour par le ministère des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt) révèlent qu’à date, le Cameroun a accordé 128 permis de recherche à 62 sociétés minières. Dans le détail,  59 permis ont été accordés à des entreprises pour l’exploration de gisements aurifères, 31 pour le rutile, 16 pour le fer, quatre pour la bauxite, huit pour le nickel/cobalt, cinq pour le calcaire, quatre pour le cuivre et un dernier pour l’étain. Si certaines de ces autorisations remontent à près de 10 ans, paradoxalement, tout ce potentiel reste encore faiblement exploité et ne contribue qu’à moins d’1% au budget de l’État.

Les projets avancent à pas de tortue

A titre d’illustration, le niveau de réalisation  des 59 projets de recherche d’or varie entre les travaux de forage, la réalisation des puits, la cartographie géologique et géochimique, le prélèvement et l’analyse des échantillons. Si l’on s’en tient aux données fournies par le Minmidt, 10 de ces projets attendent encore la phase de démarrage. Au-delà de ces constats, il est important d’ajouter et de préciser que le plus inquiétant encore c’est que deux permis d’exploration ont été accordés pour des gisements aurifères localisés à Bengoubou et Mbitom dans l’Adamaoua, mais aucune information relative aux entreprises qui ont bénéficié de cette autorisation de recherche encore moins sur la consistance des travaux qui auraient pu être menés sur le site, n’est disponible. Si la situation décrite plus haut est vraie pour l’or, elle s’applique également au gisement de rutile. En effet, à date, le niveau des travaux de recherche effectués par les 13 entreprises qui ont bénéficié d’un permis d’exploration pour ce minerai varie entre la réalisation des forages et des puits et la cartographie géologique. Pour les 16 projets de fer, les entreprises sont, pour la quasi-totalité, encore occupées à réaliser les cartographies géologiques et géochimiques. Même chose pour les projets d’exploration puis d’exploitation de bauxite, de cuivre et de calcaire.

Problèmes fonciers et financiers

A en croire Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt), cette situation est fille de l’inconsistance financière des entreprises bénéficiaires des permis d’exploration susmentionnés. Cependant-le membre du gouvernement affirme que certains de ces contrats sont en cours de restructuration. «Tous les éléments sont maintenant réunis  pour ce démarrage effectif. Je peux vous assurer qu’il y avait des projets pas très bien structurés. Il fallait les restructurer. Beaucoup de permis étaient dans les mains des juniors minières qui n’ont pas les capacités techniques et financières pour mener à bien de tels projets. Le président de la République a donné des instructions. On a pris des mesures adéquates pour que les hautes instructions de la hiérarchie soient respectées», a-t-il déclaré.

La restructuration dont parle Fuh Calistus Gentry concerne également la levée d’autres obstacles non financiers, qui plombent l’exécution des projets miniers. Il s’agit notamment des litiges fonciers. «Nous avons mis en place un comité de suivi. Ce comité travaille avec tout le monde. Par exemple à Kribi, on a eu beaucoup de problèmes relatifs aux titres fonciers. Notamment le chevauchement  du terrain du Port de Kribi avec les titres miniers. Notre rôle, c’est voir avec les concernés pour que tous ces défis soient relevés. Nous sommes bien accompagnés dans ce processus par différentes structures», a révélé le Minmidt. Comme l’a indiqué Fuh Calistus Gentry en lisant son discours durant la cérémonie solennelle d’ouverturede la 4e édition de la Convention Internationale des Mines et Exposition du Cameroun (Cimec), les premiers effets de la restructuration vont s’observer à travers le  projet d’exploitation du gisement de nickel, cobalt et manganèse de Nkamouna, dans l’arrondissement de Lomié, région de l’Est, qui va bénéficier d’une recapitalisation de  42,5 milliards de FCFA, selon nos confrères d’EcoMatin. 

Notons que cette dernière intervient au moment où l’entreprise américano-canadienne Geovic Mining Corp, qui détenait depuis 2003 un permis d’exploitation pour ce gisement a cédé l’ensemble de ses actifs à l’entreprise américaine Phoenix Mining, filiale de Cloudbreak Holdings. En outre, l’arrivée de ce nouveau partenaire qui s’est entouré du chinois Sinohydro pour la construction de la mine et Xing Hai pour l’usine d’enrichissement, a accéléré la résolution des dissensions qui couvaient entre la Société nationale d’Investissement  (SNI) et Geovic Mining Corp, tous deux uniques actionnaires de Geovic Cameroun (Geocam), la société de projet  mise sur pied par l’ancien détenteur du permis d’exploitation.

Paul Tjeg

Professeur Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique

 » Pour les retombées de la Cimec, nous aurons des réponses appropriées »

Nous avons changé la nomenclature de conférence internationale à Convention internationale. Parce que notre continent est connu pour les conférences. Nous avons souhaité que le Cimec 2024, soit un endroit où les gens se rencontrent, dans une atmosphère moins protocolaire qui va permettre d’avoir des échanges qui vont aboutir à des résultats visibles. C’est ça que les camerounais attendent. Quand on va nous demander quelles sont les retombées des assises de Yaoundé, Je suis sûr que j’aurai des réponses appropriées à leur fournir. On a enregistré plus de 50 nationalités qui ont participé à cet evènement. C’est aussi l’occasion de rappeler qu’un communiqué conjoint a été signé hier avec l’union européenne, en prélude à la signature d’un MOU en vue de développer la stratégie minière nationale du Cameroun. Afin que le Cameroun, à travers la Convention Internationale des Mines et Exposition du Cameroun (Cimec) se positionne comme le centre des négociations financières et pourquoi du développement de la politique minière en Afrique.

 Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur, Chef de Délégation Union Européenne en République du Cameroun et pour la Guinée Équatoriale.

«Il faut créer de la valeur ajoutée sur place»

Il ne s’agit pas seulement d’exploiter les minerais critiques. Mais il s’agit aussi de s’assurer que de la valeur ajoutée soit créée sur place, que les premières industries de transformation existent localement. Il faut aussi s’assurer que la région toute entière bénéficie de l’exploitation des gisements de minerais critiques. Il faut que  les infrastructures qui doivent être construites soient utiles aux populations. Je pense notamment aux chemins de fer, aux routes, à l’énergie hydroélectrique ou solaire.

Bamenda : 11 blessés dans deux explosions dans une buvette

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La ville de Bamenda a été secouée ce samedi 25 mai par deux explosions survenues dans une buvette située en face de l’hôpital régional de la ville. Comme il est désormais de coutume, Yaoundé n’a pas communiqué sur cette attaque. Selon Radio France internationale (RF), « aux environs de 20h, alors que de nombreux clients étaient attablés, deux engins ont explosé quasiment en même temps dans ce bar situé en face de la maternité, et à 100m à peine d’une base de la gendarmerie », précise la radio du ministère des Affaires étrangères de la France. Aucun mort enregistré, mais 11 blessés.

Le bilan aurait pu être plus lourd si les secours ne s’étaient pas aussitôt organisés et la prise en charge immédiate par l’hôpital régional. « Le directeur de l’hôpital a donné les instructions que tous les blessés soient pris en charge gratuitement et aussitôt que les blessés sont arrivés, on a utilisé notre compte whatsap de travail des médecins et infirmiers, pour mobiliser plus de personnel, sinon la situation aurait été plus grave», déclare le Dr Samuel Anye, neurologue à l’hôpital régional de Bamenda, interrogé par RFI.

Jusqu’à ce jour, aucune revendication de l’attaque n’a été enregistrée. Cependant, les regards sont portés vers les séparatistes qui se revendiquent de l’Etat virtuel d’Ambazonie. Depuis novembre 2016, une guerre de séparation oppose les Forces de défense et de sécurité à ces groupes armés qui veulent le détachement des deux régions traditionnellement anglo-saxonnes du reste du Cameroun. On apprend que le bistrot cible de l’attaque continue de commercialiser les produits des Boissons du Cameroun (détenue par le groupe Castel). Les produits de Boissons du Cameroun étant bannis ici, considérés comme des éléments de la domination francophone.

Cela survient quelques jours après la célébration de la fête nationale de l’Unité, qui symbolise la fin de l’Etat fédéral, pour l’Etat unitaire. A l’occasion de cette fête, des attaques mortelles ont été enregistrées dans la localité de Kombou, à une trentaine de kilomètres de Bamenda, sur la route qui relie la capitale régionale du Nord-Ouest à Bafoussam, dernière grande ville francophone avant la zone anglophone.

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