jeudi, juin 4, 2026
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Les employés de MTN Cameroon  s’engagent à planter  500 arbres à Douala

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L’entreprise de télécommunications et ses partenaires veulent contribuer au reboisement de la capitale économique en s’investissant le long du drain de Bessengue.

 Après plus de 1500 arbres plantés à travers le Cameroun l’an dernier,  MTN Cameroon poursuit son engagement en faveur de l’environnement. Le 22 juin  dernier, les employés  de cette filiale locale du groupe sud-africain,  se sont livrés à un exercice écologique à Douala. En compagnie de ses partenaires ainsi que des bénévoles, l’entreprise a  mobilisé bon nombre de ses employés pour planter des arbres le long du drain de Bessengue.

La démarche qui vise à planter 500 arbres,  fait partie d’une campagne de reboisement lancée dans le cadre de son programme annuel de volontariat « 30 Days of Y’ello Care ». Il s’agit  d’une initiative qui permet aux employés du groupe présent dans plusieurs pays, de consacrer 21 jours au volontariat.  Le programme est entièrement financé par les employés et leurs partenaires et vise à encourager les employés des 22 filiales du groupe à s’investir dans  des actions sociales au bénéfice des communautés défavorisées. Dans le cadre des activités en faveur du reboisement,  MTN Cameroon,  est accompagnée de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Forestier et Rural (Anafor) pour effectuer une campagne de reboisement à travers les 10 régions du Cameroun. 

L’action de Douala intervient après  Mbalmayo dans la région du centre le 15 juin 2024.  Les employés de MTN Cameroon, accompagnés du Délégué départemental auprès du ministère des Forêts et de la Faune, ainsi que du deuxième Adjoint Préfectoral du Nyong et So’o y ont  à cette occasion, planté 250 arbres dans la réserve forestière de l’Anafor à Mbalmayo. Les équipes ont effectué une deuxième descente le 21 juin sur le site pour planter 250 autres plantes.

A Douala, le choix de Bessengue ne s’est pas fait au hasard. Cette zone est victime de la déforestation et de  la pollution.  C’est pourquoi cette équipe de volontariat a fait la sélection d’un certain type d’arbre dont  l’action sur la chaleur est reconnue.  Ces nouveaux arbres contribueront à  fournir de l’ombre et un habitat à la faune ainsi qu’à améliorer la qualité de l’eau et à réduire l’érosion des sols.

Cameroun: Le Covid-19 resurgit

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Le Covid-19 est-il de retour au Cameroun ? Peut-être pas. En tout cas, aucun nouveau cas n’a été détecté sur le territoire national. Rien n’est moins sûr, tant des cas ont été détectés dans certains pays. En effet, dans un communiqué rendu public ce 26 juin 2024, le ministre de la Santé publique porte à la connaissance de l’opinion publique de la résurgence ces derniers jours des cas de covid-19 dans certains pays occidentaux et même africains ».

L’alerte a été donnée le Sénégal dont des pèlerins de retour de la Macque ont été testés positifs à leur débarquement à Dakar ce 25 juin. Du coup, la panique s’est emparée de tous les pays qui avaient des pèlerins en Arabie saoudite. Les pèlerins sont obligés de se remettre aux mesures barrières.

Or le Cameroun avait des pèlerins en terre sainte, et qui sont de retour ces jours-ci. Par mesure préventive, Malachie Manaouda « appelle les populations à plus de vigilance et recommande la reprise et le renforcement des mesures barrières». Relevant notamment le port systématique du masque en cas de symptômes de la grippe, le respect de la distanciation sociale, l’hygiène des mains, la désinfection régulière des espaces communs.

Le communiqué du ministre

En attendant, « afin de prévenir et de contrôler une éventuelle flambée dans notre pays », le chef du département de la Santé publique annonce des dispositions déjà prises : « le remplissage des fiches d’identification de tous les voyageurs au débarquement dans les aéroports internationaux, le testing systématique des cas suspects et le dépistage volontaire des voyageurs à l’aéroport, notamment ceux revenant du Hadj 2024, le dépistage systématique des cas suspects de covid-19 dans les services d’urgence, de consultation et d’hospitalisation de toutes les formations sanitaires, la prise en charge gratuite des cas positifs». En assurant les populations « de la capacité actuelle du dispositif à détecter rapidement tous les cas et à les prendre optimalement en charge sur toute l’étendue du territoire ».

Le Cameroun n’avait pas échappé à la première épidémie de Covid-19 survenue fin 2019. Le premier cas avait été détecté au Cameroun en mars 2020.

Drame : 5 morts et 25 blessés dans un accident à la Falaise de Dschang

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Une vue du lieu du drame

Un bus de transport en commun s’est écrasé dans le ravin au niveau de la falaise de Dschang ce 25 juin 2024. Selon Radio Equinoxe qui en a fait l’annonce en premier, « le bus accidenté…appartient à l’agence Mondial qui a embarqué à Bamenda, à destination de Douala ». La radio privée basée à Douala renseigne que « les défaillances du système de freinage seraient à l’origine de cet accident». Indiquant que « selon nos sources, plusieurs passagers seraient passés de vie à trépas ». Un communiqué de l’hôpital de district de Dschang mentionnera 5 morts et 25 blessés.

Les informations font état de ce que les secours informels se sont aussitôt mobilisés pour tenter de sauver des vies humaines. Seule une communication officielle devrait donner une idée exacte de la situation sur le terrain.

Liste des victimes

Activités économiques: La mort un marché bien vivant

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Au Cameroun, le «marché de la mort» regroupe l’ensemble des services funéraires pouvant faire l’objet d’une activité économique et marchande. A l’annonce d’un deuil dans une communauté, la dépouille se doit de respecter un parcours bien déterminé allant de la morgue au lieu de l’enterrement. Pour cette marche vers l’ultime repos, les familles, même les moins nanties, sollicitent habituellement les prestations des accompagnateurs mortuaires.

De la morgue à la pierre tombale

Tout commence par la conservation du corps. Les modalités de prise en charge varient en fonction de la renommée de la morgue et de la durée de conservation de ce corps. : «Les modalités de prise en charge comprennent les frais de dépôts du corps, les frais de traitement de ce corps, et les frais des produits utilisés pour le traitement de ce corps. Chez nous par exemple à Djoungolo, l’ensemble fait 32 000 FCFA dès l’enregistrement. Plus le corps met long, plus les modalités se multiplient», explique Amougou Appollinaire Landry, préposé de morgue en service à la morgue de Djoungolo. Pour la communication visuelle autour du deuil (programme des obsèques, banderole, t-shirt …) le coût des services dépend de la demande du client. «Nous ne faisons pas de prix global, car chaque client a son besoin et nous faisons en fonction de cela. Maintenant si un client veut un t-shirt par exemple, nous nous basons sur la qualité du tissu, le type de message à imprimer, et là les prix vont de 1500 francs CFA à 3000 francs CFA. Le polo par contre lui c’est à partir de 5000 francs CFA. Les programmes de deuil sont diversifiés, ils ne sont pas de la même qualité de par leurs fabrications et leurs contenus, les prix vont de 300 francs à 1000 francs CFA. Pour les banderoles, c’est pratiquement le même processus, on les propose à partir de 15 000 francs CFA», explique Martial Mbarga, graphiste.

 Le confort de la dépouille demande aussi une somme d’argent conséquente. Cercueil, habillement du corps, gerbe de fleurs, les prix varient en fonction de la demande et de la qualité. «Les prix des cercueils varient entre 100 mil et plus. La tenue du corps   15 000 francs CFA et plus, gerbe de fleurs à partir de 10 mil», révèle madeleine Kameni, gérante de pompes funèbres. Pour les familles qui ont suffisamment d’argent, la pierre tombale est souvent le must qui vient clore les achats effectués pour le compte du défunt. Réparties en plusieurs catégories, il en existe toute une pluralité, pierre en granite, en marbre, préfabriquée etc. « il y’a plusieurs variétés, nous avons en granite généralement appelé carreaux ordinaires, nous avons en marbres ou roches naturelle, aussi des préfabriquées comme le gré serein. Tout dépend de ce que veut le client. Mais, les prix varient entre 300 à 600 mil pour le gré serein et pour le granite nous le proposons à partir de 600 mil, tout dépend des exigences du client », explique Daina, vendeuse de pierres tombales.

Mépris face aux métiers de la mort

Exercer des activités commerciales se rapportant à la mort n’est pas du tout aisé. Certains prestataires doivent régulièrement faire face au mépris des familles endeuillées, qui ont souvent du mal à comprendre que leur chagrin ne soit pas prix lors de la fixation des prix   «les gens ne sont pas du tout fiers, donc parfois, ils nous esquivent sous prétexte qu’on se réjouit du malheur des autres, que nous consommons de l’argent sale, or c’est un métier comme tous les autres et nous nous complétons».

Liliane Perpétue Mvoto (Stagiaire)

Elevage et Pisciculture: Une enveloppe de 6,5 milliards de FCFA pour les porteurs de projets

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Bien qu’il ait renoncé à la mise en place de la Banque agricole annoncée depuis plus de 10 ans, le gouvernement camerounais n’a pas abandonné le projet de mise en place d’un instrument financier qui accorderait de manière exclusive des financements aux acteurs des secteurs de l’élevage et de l’agriculture. Cette volonté s’est traduite de manière concrète en  mars 2023, à travers un arrêté du Premier ministre qui annonçait la « création, l’organisation et le fonctionnement du Fonds de facilitation de l’offre de crédit pour le développement des chaînes de valeurs agricoles, de l’élevage et de la pisciculture », en abrégé 2FC-Cvaep. Plus d’un an après la publication de cet acte, le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia), sous la tutelle duquel est placé le 2FC-Cvaep a lancé la mise en œuvre de cette facilité en signant une convention de partenariat avec le Commercial-Bank Cameroun (CBC) le 18 juin dernier à Yaoundé. «Cette convention vise essentiellement  à trouver des ressources pour financer des activités d’investissements productifs chez les producteurs. Les banques financent le crédit scolaire, nous voulons également qu’elles financent les élevages de volailles, de petits ruminants, de porcs, toute la chaîne de valeur de l’élevage et de la pisciculture. C’est la raison pour laquelle nous avons signé une convention avec la CBC qui a un rôle central à jouer comme partenaire financier», a indiqué le Dr Taïga, le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales.

Concrètement le Fonds de facilitation de l’offre de crédit pour le développement des chaînes de valeurs agricoles, de l’élevage et de la pisciculture est doté de deux guichets. À savoir « le guichet fonds de garantie partielle 50% », adossé sur des banques agréées par le ministère des Finances, et le « guichet facilité de refinancement des établissements de microfinance », adossé à des opérateurs financiers recrutés sur une base compétitive. Dans le cadre de la convention signée entre le Minepia et la CBC, la banque camerounaise se chargera de la gestion du second guichet. L’institution financière  va percevoir des fonds apportés par le Minepia. Elle va ensuite se charger de les mettre directement  à la disposition des porteurs de projets ou des établissements de microfinance sélectionnés par ses soins.

 Ces dernières vont ensuite accorder des prêts à leurs clients conformément à des conditions édictées par l’accord passé entre le Minepia et la CBC. Rappelons que cette convention porte sur une enveloppe globale de 6,5 milliards de FCFA, extraite des financements apportés par le gouvernement camerounais et la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre du Projet de développement des chaînes de valeurs agricoles (Pdcva) et du Projet de développement des chaînes de valeurs de l’élevage et des pêches (Pdcvep). Ces deux projets bénéficient des financements respectifs de 75 milliards et 65 milliards de FCFA.

Pour l’heure, les 6,5 milliards de FCFA sont logés dans un compte séquestre à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). Ils parviendront aux porteurs de projets dans le domaine de l’élevage et de la pisciculture, lorsque seront validés les documents de financement entre la CBC, les  microfinances  et les bénéficiaires.

Affaire de matchs truqués : Le sort de Samuel Eto’o se joue au Caire

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Une image de la salle avant l'ouverture de l'audience

Samuel Eto’o Fils sera face au jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) ce jour. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) sera auditionné sur l’affaire des matchs truqués qui ont secoué le football camerounais la saison dernière. A partir des audio qui ont circulé sur les réseaux sociaux, laissant entendre deux interlocuteurs aux voix assimilables à celles du président actuel de la Fécafoot et Valentin Nkwain, président de Victoria united. Les deux personnes complotaient pour favoriser Victoria united au détriment des autres clubs de l’Elite two.

A lire aussi: Affaire de matchs truqués: Patrice Motsepe en parle

Le patron du football camerounais sera face à un jury de neuf personnalités de diverses nationalités. Avec pour président le Sénégalais Ousmane Kane, secondé du Kenyan Jane Njeri Onyango. Avant le démarrage des auditions, l’accusé a émis sur sa page facebook, le souhait de voir son « procès » être retransmis en direct sur la télévision, par souci de « transparence ». Une doléance qui devrait être rejetée, d’autant plus que les audiences du jury disciplinaire se déroulent généralement à huis-clos.

Avant Samuel Eto’o, c’est Henry Njalla Quan Junior qui a été entendu hier par e même jury. Rien ne filtre de ce qui s’est dit dans la tour du Caire. L’homme qui est à la tête de l’affaire portée devant la CAF, était un des partisans de l’ancien capitaine des Lions indomptables ; mais les chemins des deux parties se sont séparées quelques temps seulement après les élections.

Le jury qui auditionnera Samuel Eto’o

Samuel Eto’o encourt une suspension temporaire du monde du football dont la durée sera arrêtée par le jury, en fonction du degré de culpabilité de l’homme. Mais l’attitude de ‘homme aussi pourrait conditionner l’issue du procès qui peut soit être réduite, soit même s’étendre à la radiation à vie.

A lire aussi: Affaire de matchs truqués: Samuel Eto’o convoqué à la CAF

Après l’annonce de l’accusé de réception de la plainte, la CAF avait indiqué qu’elle ne communiquera plus qu’à l’issue des enquêtes dont l’ouverture n’a pas été communiquée. Entre temps, Samuel Eto’o avait menacé fin février dernier, son intention d’attaquer la CAF auprès du TAS, notamment le secrétaire général Veron Mosengo, pour diffamation. C’est le Congolais, secrétaire général de l’instance faitière du football continental, qui avait signé le communiqué annonçant l’ouverture imminente de l’enquête en question. Ainsi, depuis lors, ce sont les parties qui entretiennent la presse et les réseaux sociaux sur cette affaire.

Pour comprendre le sujet:

Football camerounais: Samuel Eto’o cité dans une affaire de matchs truqués

Affaire de matchs truqués: la contre-attaque de Samuel Eto’o

Yaoundé : Les députés juniors à l’école de leurs droits et missions

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Dans la salle polyvalente du lycée technique de Nkolbisson ce 22 juin 2024, sont réunis les députés juniors du Cameroun. Pour une de ces multiples séances de travail qui meublent leurs journées. Des experts de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef) les entretiennent sur divers sujets dont les droits et les devoirs des enfants, les devoirs des parents envers leurs enfants, les devoirs de l’Etat envers les enfants, et surtout les missions des députés juniors. Les 180 députés juniors y séjournent depuis plusieurs jours.

Et les pensionnaires ont retenu pleins de leçons : « J’ai retenu beaucoup de choses ; la date de création de l’Unicef au Cameroun, ce qu’ils ont pour améliorer des enfants, ils nous ont présenté leur plan d’action, leurs moyens de financements, ils nous ont montré ce que nous pourrions faire si nous voulions agir nous-mêmes», confie l’honorable Tematieu Tiago Tiako, député de la région du Centre. « J’ai retenu que chaque enfant est important, on ne doit minimiser personne, valides comme invalides. Ils sont tous importants, chaque enfant a des droits et des devoirs», a compris pour a part Aïssatou Ishagha, élève à form 3 au collège Saint Jean de Bernon, élue de l’Extrême-Nord. Et surtout, comme ses autres collègues, l’élue de l’Extrême-Nord sait que « l’Unicef a été créée après la Seconde guerre mondiale pour défendre et protéger les droits des enfants». Mission que les députés juniors sont appelés à jouer aux cotés de l’organisation onusienne. « Dans la région de l’Extrême-Nord par exemple, il y a plein d’enfants qui n’ont pas d’acte de naissance, beaucoup d’invalides qui ne vont pas à l’école, beaucoup d’enfants qui ne vont pas à l’école parce que les parents n’ont pas assez d’argent», relève-t-elle. « Dans le Nord-ouest, beaucoup d’enfants subissent la stigmatisation, parce qu’il n’y a pas d’écoles inclusives où les enfants souffrant d’un handicap physique peuvent se retrouver. Du coup, ils sont obligés de rester à la maison pendant que les autres enfants vont à l’école», a constaté pour sa part Samjeh Lourdes, élève au lycée bilingue de Bamenda et donc élue du Nord-Ouest.

Du coup, les députés savent quel rôle ils ont à jouer dans la société. « Le défi que j’ai, c’est d’adresser la question de la stigmatisation des enfants. Que les pouvoirs publics puissent construire des écoles inclusives pour lutter contre cette situation». Une question qui préoccupe également l’honorable Aïssatou Ishagha : « il serait important que, en tant que député junior, je puisse sensibiliser les populations, à faire ouvrir les écoles inclusives et des centres spéciaux pour ceux qui n’ont pas assez de moyens pour aller à l’école, qu’ils puissent être pris en charge», plaide-t-elle.

Au bonheur d’Anne Fouchard, cheffe de la section communication et plaidoyer au bureau Unicef du Cameroun : « C’est impressionnant de voir que des enfants à partir de 9 ans sont déjà engagés comme citoyens, pour aider leur pays», apprécie-t-elle. Demain 26 juin, ces élus seront face au gouvernement et au parlement régulier de la nation, pour essayer de jouer leur partition pour la défense des intérêts de leurs semblables. Sous l’encadrement et l’accompagnement de l’Unicef.

Port de Douala : Plus de 90 milliards mobilisés pour un terminal vraquier

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Ce montant nécessaire pour le financement de la première phase de construction de cet ouvrage  vient d’être mis à disposition grâce à un protocole d’accord signé entre Afreximbank et APD-Cameroun.

 La banque africaine d’Import-Export (Afreximbank)  a  annoncé  un important  accord signé  il y a quelques jours pour la  construction d’un terminal vraquier Port Autonome de Douala.  Le protocole d’accord porte sur  le financement et l’exploitation d’un nouveau terminal  réalisé par le biais d’un partenariat public privé entre le Port  et  Africa Port Development-Cameroun (APD Cameroun), société créée par groupe anglais Kharam Trading Holding (KTH).

Le nouveau terminal sera une extension du port existant de Douala et comprendra deux postes d’amarrage dédiés au vrac sec. Les travaux consisteront en la construction de 42 hectares de terminaux mixtes vraquiers avec un quai de 900 mètres linéaires sur la rive droite du fleuve Wouri. Le coût de la première phase de ce projet est estimé à 210 millions d’euros soit environ 137 milliards de FCFA.   Selon le protocole d’accord, la facilité  de prêt  sera attribuée en deux tranches en Euro et en FCFA d’un montant maximum de 147 millions d’euros (plus de  96 milliards de FCFA). La  participation d’Afreximbank  est de 80 millions d’euros, soit 52 milliards de FCFA.  La société Africa Port Development va apporter la somme de 60 millions d’euros (39,3 milliards de FCFA). Soit un total de 91 milliards FCFA.

Selon la convention entre le Port autonome de Douala et KTH, cette dernière va exploiter pendant 25 ans le terminal avant de le rétrocéder au port. Pour  Marc Tabchy, fondateur et président d’APD Cameroun la construction de cette infrastructure au Port de Douala, va contribuer «  de manière significative à la croissance de l’économie, créant des possibilités d’emploi et encourageant le commerce interafricain ». 

Situé au cœur du Golfe de Guinée, sur la rive sud-est de l’estuaire du fleuve Wouri sur la côte atlantique, le port de Douala est une porte d’entrée pour les pays d’Afrique centrale et de port naturel pour des pays enclavés comme le Tchad et la République centrafricaine. Il dispose de divers terminaux portuaires. Entre autres, le terminal à conteneurs, le terminal fruitier,   le terminal minéralier, le terminal pétrolier avec plusieurs duc d’albe.

 Le port de Douala prépare son extension vers la Dibamba

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Des activités industrielles et logistiques portuaires seront réalisées sur un espace de 500 hectares par le port Autonome de Douala  sur les berges de ce fleuve du département de la Sanaga maritime.

 Le 15 mai dernier, le ministre du Cadastre et des Affaires Foncières a déclaré d’utilité publique,  un espace de 500 hectares  situé dans la commune de Dibamba. La raison est que cette superficie a été classée domaine public portuaire au profit du Port Autonome de Douala pour son extension.  L’autorité portuaire exprime selon ses responsables, un besoin de plus d’espace pour réaliser son schéma directeur de développement à l’horizon 2030. A l’étroit avec ses 1000 hectares de superficie actuelle, le port a donc décidé de s’étendre vers la  Dibamba, fleuve qui donne son nom à cette localité situé à quelques kilometres de Douala.

Il est concrètement question de réaliser un projet d’aménagement d’une zone industrielle et logistique portuaire sur les berges de la Dibamba. Sur les 500 hectares,  la zone industrialo portuaire va occuper un espace de 350 hectares ; une zone logistique attenante va s’étendre sur 100 hectares et les 50 hectares  restants vont constituer un espace de vie, notamment d’hébergement des travailleurs de  la zone.

Le projet, annonce –t-on,  permettra de décongestionner la pénétrante est de Douala.  Car le hub logistique du site sera  interconnecté au port de Douala et à l’hinterland par voie d’eau. Du coup,  la pénétrante sera délestée du trafic de plusieurs centaines de camions par jour grâce à cette liaison directe entre le port et la Dibamba. Cette voie va plus tard rejoindre l’autoroute Douala Yaoundé  et même, le réseau ferroviaire national.

 Pour la mise en œuvre de ce projet, c’est le partenariat public privé qui a été choisi. Le port a déjà signé un mémorandum avec le groupe Arise Integrated Industrial Platforms (IIP) connu pour avoir construit  des plateformes industrielles dans plusieurs pays d’Afrique. Notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Rwanda. 

Une structure chargée des relations avec les populations   a également été mise sur pied. Mais les responsables du port ainsi que les autorités  administratives ont organisé une réunion de sensibilisation des personnes impactées par le projet le 19 juin dernier  dans la localité de Missolé I située dans la commune de Dibamba.  Les avantages socio-économiques de ce projet ont été présentés aux riverains. Par exemple, environ 500 000 emplois directs et indirects pourraient être générés par la zone industrialo portuaire où seront installées des industries de transformation.   Les populations ont été rassurées qu’elles seront indemnisées avant d’être appelées à quitter leurs terres.  « Il y a un comité de constat pour faire l’évaluation d’impact des personnes installées dans la zone. La mission d’aujourd’hui vise à informer les populations. Après cette phase, ce sera l’évaluation des impacts »   a expliqué Cyrille Mvogo, préfet du département de la Sanaga maritime. 

Loi de finances 2024: Les principaux ajustements apportés par le président de la République

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Le Cameroun va recourir pour la 7e fois d’affilée à un collectif budgétaire, dont le but est  de modifier  certaines dispositions de la loi de finances 2024 votée au parlement en novembre 2023. Concrètement, d’après l’ordonnance signée le 20 juin 2024 par le président de la République, Paul Biya, le budget de l’Etat va passer de 6 740,1 milliards de FCFA à 7 278,1 milliards de FCFA, soit une augmentation de 538 milliards de FCFA (8%), dont 533 milliards de FCFA pour le budget général et cinq milliards de FCFA pour les comptes d’affectation spéciale. Pour capter ce surplus de financement le gouvernement compte procéder à une augmentation des taxes existantes et au relèvement de son plafond d’endettement pour l’exercice 2024.

Relèvement des impôts

Premièrement, Yaoundé compte engranger des recettes supplémentaires issues du processus d’établissement des titres identitaires, tels que la carte nationale d’identité (CNI), les cartes de séjour et de résident délivrées aux personnes de nationalité étrangère. Les timbres qui seront apposés sur ces documents vont désormais coûter 10 000 FCFA, au lieu de 2 800 FCFA (pour la carte d’identité nationale) dans la loi de finances initiale. Au sein de l’opinion nationale, on crie d’ores et déjà au scandale. Toutefois, cette mesure qui sera adoptée par le parlement, obéit à un impératif contractuel. En effet, les recettes générées par cette niche fiscale vont servir à payer le  consortium germano-portugais INCM-Augentic qui va investir 45,8 milliards de FCFA  dans le cadre d’un partenariat public-privé signé avec la Délégation générale de la Sureté nationale (Dgsn) pour le financement, la conception, le développement et l’exploitation d’un système d’identification qui va permettre de produire des titres identitaires en 48 heures. L’ordonnance signée par le président de la République stipule que 90% des recettes issues du droit de timbre pour l’établissement des CNI serviront à rémunérer le partenaire privé, tandis que les 10% restants iront à la Dgsn. Ce qui signifie que sur les 10 000 FCFA payés pour la délivrance d’une CNI, le consortium germano-portugais empochera 9 000 FCFA et la Dgsn 1 000 FCFA.

En dehors des nouvelles dispositions fiscales susmentionnées, le gouvernement a également procédé à d’autres ajustements fiscaux dans cette loi de finances rectificative. Il s’agit notamment des droits de timbre  pour les visas supérieurs à 6 mois qui passe de 150 000 FCFA à 200 000 FCFA, la délivrance des laissez-passer au niveau des représentations diplomatiques désormais conditionnée par le paiement d’une somme de 200 000 FCFA, au lieu de 25 000 dans la loi de finances initiale. L’ordonnance présidentielle prévoit également une augmentation des « impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales » de l’ordre de 14 milliards de FCFA, une hausse des recettes issues de la rubrique «autres recettes fiscales»  fixée à 13,7 milliards de FCFA, et un accroissement des « impôts et taxes intérieurs sur les biens et services » qui devrait culminer à 2,6 milliards de FCFA. Le gouvernement compte également capter 4,5 milliards de FCFA de plus sur «les impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains en capital». Ces aménagements devraient améliorer les recettes globales internes qui selon le texte présidentiel évoqué supra, devraient passer de 5 190,1 milliards de FCFA à 5 235,1 milliards de FCFA.

Nouveaux emprunts

En consultant avec minutie l’ordonnance susmentionnée,  on se rend compte que le supplément de 538 milliards de FCFA que le gouvernement espère capter est essentiellement composé de la dette extérieure. A la page 45 de ce projet de loi, le gouvernement  suggère une augmentation  de ses «emprunts et autres financements». Ces derniers devraient passer de 1 489,4 milliards dans la loi de finances initiale, à 1 977,4 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative, soit une augmentation de 488 milliards de FCFA. Les emprunts multilatéraux vont également connaître un ajustement de 240 milliards de FCFA, passant de 125,9 milliards de FCFA, à 365,9 milliards de FCFA. Alors qu’aucun emprunt n’était prévu auprès des organismes privés extérieurs dans la première loi de finances 2024, votée au parlement en novembre 2023,  l’ordonnance présidentielle prescrit un emprunt de 467  milliards de FCFA  auprès de ces bailleurs de fonds.

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