mardi, juin 2, 2026
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Vincent Onana, ancien président de la Fecafoot est décédé

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Vincent Onana n’est plus. L’ancien président de la Fédération camerounaise s’est éteint ce 8 octobre 2024n, des suites d’une courte maladie. Vincent Onana a dirigé la Fécafoot de 1996 à 1998, et l’évocation de son nom rappelle généralement la prison de Yaoundé-Kondengui où l’homme a effectué un passage après la Fécafoot. Et pourtant, Vincent Onana a été député sous la bannière du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, à deux reprises, entre 2002 et 2013.

L’homme d’affaires remporte l’élection à la tête de la Fécafoot en 1998, contre Joseph Antoine Bell. Mettant un terme à la transition menée par un Comité provisoire de gestion, à la tête duquel trônait Maha Daher. Mais son mandat est interrompu deux ans seulement après, pour une affaire de trafic de billets de la Coupe du monde 1998. Accusé par le ministre de la Jeunesse et des Sports de l’époque Joseph Owona, le président de la Fécafoot sera incarcéré à la prison centrale de Yaoundé, alors que la Fifa ne se reconnaît pas dans une quelconque accusation.

Toujours est-il que des billets destinés au Cameroun se sont retrouvés entre les mains des hooligans anglais. Le successeur de Maha Daher cèdera le fauteuil du président de la Fécafoot, pour une nouvelle transition, dirigée cette fois-ci par Iya Mohammed, son premier vice-président. Vincent Onana sera libéré quelques années, après un non-lieu décidé par la justice. Un sauf-conduit pour celui qui briguera avec succès un poste de député dans sa Lékié natale, en 2002.

Depuis quelques années, Vincent Onana avait trouvé refuge au Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Loin des bruits d’un mouvement sportif de plus en plus tumultueux.

Gouvernance : Ces miracles quotidiens de Louis Paul Motaze, qui passent inaperçus !

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Alors que le Congo Brazzaville annonçait récemment son incapacité à honorer ses engagements financiers, rejoignant ainsi la liste croissante des pays africains en cessation de paiement ou au bord de la faillite, le Cameroun continue de se distinguer par une stabilité financière remarquable. Cette situation met en lumière le travail quotidien du ministre des Finances camerounais, Louis Paul Motaze, récemment couronné meilleur ministre des Finances de la CEMAC. Pourtant, ses prouesses dans le management des Finances de l’État passent souvent inaperçues aux yeux de ceux qui en bénéficient le plus : les Camerounais.

Dans un contexte économique mondial morose, Louis Paul Motaze parvient à accomplir des exploits financiers qui pourraient sembler anodins mais qui sont pourtant vitaux pour le bon fonctionnement du pays. Depuis sa prise de fonction, le ministre a veillé à ce que les salaires des fonctionnaires soient versés régulièrement malgré la forte crise, en s’assurant également de l’apurement progressif des dettes salariales accumulées.

Un effort notable a été consenti en faveur des enseignants, dont la dette devrait être totalement réglée d’ici la fin de l’année 2024, avec déjà 85 % des arriérés remboursés. En parallèle, le Cameroun continue de respecter scrupuleusement ses engagements auprès de ses créanciers étrangers, maintenant ainsi sa crédibilité financière sur la scène internationale. Ce paiement à temps de la dette extérieure constitue un rempart contre le spectre du défaut de paiement, qui plane actuellement sur plusieurs États africains.

Le ministre n’a pas non plus négligé la dette intérieure, dont le règlement contribue à revitaliser l’économie locale et à renforcer la confiance des opérateurs économiques. Par ailleurs, les dépenses de souveraineté, essentielles pour le bon fonctionnement de l’État, ont été couvertes sans heurts, malgré des contraintes budgétaires croissantes.

En matière de gestion des finances publiques, Louis Paul Motaze a entrepris un vaste chantier d’assainissement du fichier solde, permettant de stopper plus de 50 milliards de FCFA de fraudes annuelles. Outre le comptage physiques des personnels de l’État ou encore l’audit et le toilettage des baux parfois fictifs payés par l’État, ce nettoyage rigoureux s’est étendu aux pensions des militaires et policiers, secteurs autrefois intouchables, avec la détection et le retrait de 13 000 faux actes, contribuant ainsi à assainir davantage les finances publiques.

L’aboutissement récent d’un placement privé de 335 milliards de FCFA sur le marché financier de Londres vient confirmer la crédibilité du Cameroun auprès des investisseurs internationaux. Cette opération, menée avec succès, témoigne de la confiance renouvelée des bailleurs de fonds dans la capacité du pays à honorer ses engagements financiers.

Ce succès est le fruit d’une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques, confirmée par le diagnostic PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability) qui a salué la bonne gestion des finances publiques camerounaises. Le rapport met en avant les efforts du ministère des Finances pour renforcer la transparence budgétaire et améliorer la gestion des dépenses publiques.

Cette reconnaissance s’ajoute au satisfecit exprimé par le Fonds monétaire international (FMI) concernant la conduite correcte du programme économique et financier en cours. Les réformes mises en œuvre, notamment dans le cadre de ce programme, ont permis de consolider la stabilité macroéconomique du pays, malgré un contexte international défavorable. Sous la direction de Louis Paul Motaze, le ministère des Finances a su maintenir le cap en renforçant la gouvernance financière et en garantissant le paiement des dettes, tant intérieures qu’exterieures.

Parallèlement, le ministre des Finances a conduit une modernisation sans précédent des administrations fiscales et douanières. Le processus de digitalisation engagé permet aujourd’hui une collecte plus efficace des recettes publiques, tout en améliorant la transparence. Cette dynamique de modernisation a également touché le Trésor public, dont la gestion des paiements a été profondément réorganisée pour plus d’efficacité. La transparence est désormais au cœur de la préparation et de la gestion du budget de l’État, avec la publication systématique de tous les documents budgétaires sur le site du ministère des Finances.

Au-delà de la gestion interne, Louis Paul Motaze s’est attaché, conformément aux instructions du président Paul Biya à soutenir les secteurs stratégiques de l’économie. Les entités publiques bénéficient d’un soutien constant, tout comme le secteur privé, qui voit en ces mesures un signal fort de la volonté du gouvernement de le soutenir en cette période de difficultés économiques. Le secteur bancaire et financier, quant à lui, reste stable grâce à une régulation prudente, garantissant ainsi la confiance des investisseurs. Le ministre a également veillé à ce que les produits de première nécessité soient subventionnés, afin d’atténuer les effets de l’inflation sur les ménages camerounais.

Ces résultats impressionnants sont obtenus dans un contexte international marqué par des défis majeurs. De nombreux pays africains sont confrontés à des crises de liquidité, certains étant même en cessation de paiement. La récession économique mondiale post-Covid-19 a laissé des traces profondes, tandis que le choc pétrolier causé par la guerre en Ukraine continue d’exacerber les tensions budgétaires et d’alimenter l’inflation. L’aide publique au développement est en recul, compliquant davantage la situation des économies en développement.

Sur le plan intérieur, le Cameroun doit gérer simultanément la guerre au NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest) et la menace persistante de Boko Haram dans le Nord, des conflits qui pèsent lourdement sur les finances publiques car, non seulement ces trois régions ne participent presque plus à l’effort national en termes d’impôts, mais elles coûtent plus cher en dépenses sécuritaire, socio-économiques et de reconstruction. À cela s’ajoute la chute de la production pétrolière nationale, autrefois pilier de l’économie, et le déficit structurel de la balance commerciale, accentué par des importations toujours supérieures aux exportations.

Stabilité des finances publiques

Malgré ces vents contraires, Louis Paul Motaze et son équipe du Ministère des Finances réussissent à maintenir le cap fixé par le président Paul Biya : la stabilité des finances publiques, le soutien aux secteurs clés de l’économie et les réformes courageuses menées témoignent d’une gestion rigoureuse et d’un engagement sans faille. Les efforts déployés par le ministre des Finances pour préserver l’équilibre budgétaire et soutenir l’économie nationale sont d’autant plus remarquables qu’ils se déploient dans un contexte international hostile.

Que ce soit dans le remboursement des dettes, l’assainissement des finances publiques ou le soutien aux secteurs stratégiques, Louis Paul Motaze continue de prouver que la résilience du Cameroun n’est pas le fruit du hasard, mais bien celui d’une gestion avisée et proactive des Finances de l’Etat.

Connaissant l’esprit mercantile très répandu au Cameroun, beaucoup parmi mes proches et surtout mes collègues vont croire que j’ai écrit ce texte dans le but de booster ma carrière ou pour obtenir quelques subsides à coup de flatteries. J’affirme qu’il n’en est rien. Je pense simplement qu’autant nous critiquons trop facilement nos responsables hiérarchiques, autant nous devons être capables de saluer dignement les rares évolutions positives.

Nkengni Nembot Didérot
Économiste

NB: la titraille a subi quelques modifications, pour des raisons de convenance

Commerce sous-régional: Olam Gabon dénonce des tracasseries à l’entrée de ses produits au Cameroun

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Le 27 septembre 2024, lors d’une audience à Libreville avec la ministre gabonaise du Commerce, Marie Paulette Parfaite Amouyeme, le directeur général d’Olam Palm et Olam Rubber Gabon, Christophe Eyi, a exprimé son mécontentement face aux obstacles auxquels ses produits sont confrontés à l’entrée du marché camerounais. Parmi les difficultés évoquées, le responsable d’Olam a mentionné des autorisations imposées par les autorités camerounaises avant l’entrée de ses marchandises, ainsi que des droits de douane perçus sur ses produits.

Ces mesures, selon lui, contreviennent au principe de libre circulation des biens au sein de la Cemac, un espace économique qui regroupe six pays, dont le Cameroun et le Gabon. Le groupe singapourien Olam, via ses filiales gabonaises, exporte notamment de l’huile de palme vers le Cameroun, dont ce dernier est un grand importateur avec une moyenne annuelle de 50 000 tonnes en provenance du Gabon. En réponse à ces plaintes, le dirigeant d’Olam a sollicité l’intervention des autorités gabonaises pour lever ces restrictions et faciliter les échanges commerciaux.

Contrôle de qualité et certification

Côté camerounais, les autorités justifient ces mesures par des exigences de contrôle de qualité, notamment à travers le certificat de conformité, qui est requis pour tout produit entrant sur le territoire national. «Même les productions locales y sont soumises », rappelle une source autorisée du ministère du Commerce du Cameroun, insistant sur l’importance de ces procédures pour protéger le consommateur local. Jacquis Kemleu Tchabgou, secrétaire général de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), confirme cette obligation et ajoute que des démarches sont en cours pour tenter d’exempter l’huile de palme importée du Gabon de cette exigence. « Nous avons proposé que les contrôles se fassent à l’arrivée des cargaisons, au port de Douala, plutôt qu’avant l’embarquement », a-t-il expliqué à nos confrères d’Investir au Cameroun.

Selon lui, un contrôle sur place offrirait des garanties plus solides en termes de qualité des produits. Quant aux accusations concernant une taxation injustifiée, le SG de l’Asroc affirme n’avoir constaté aucune entrave majeure à l’entrée des produits gabonais sur le marché camerounais. «Nous bénéficions de droits de douane réduits à 5% pour ces importations. Et lorsque les conditions le permettent, nous demandons au gouvernement d’exonérer totalement ces droits», explique Jacquis Kemleu Tchabgou. Dans le cadre de la Cemac, les échanges entre États membres sont effectivement soumis au principe de libre-échange, avec des exonérations douanières totales sur les produits fabriqués au sein de la zone.

Nord-ouest et Sud-ouest : La Fondation Orange offre 8 couveuses solaires et 500 chèques santé

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Dans un contexte marqué par les crises, la Fondation Orange apporte une réponse concrète aux besoins des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en offrant des équipements médicaux de pointe et en finançant des soins de santé essentiels. Elle a en effet offert huit couveuses solaires et 500 chèques santé pour soutenir les formations sanitaires publiques et renforcer les efforts de réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile. L’entreprise de la téléphonie intervient dans ce secteur pour : « renforcer la capacité d’accueil des nouveaux-nés dans les formations sanitaires, participer à la lutte contre la mortalité infantile et contribuer à l’amélioration de la prise en charge adéquate de la mère et du nouveau-né », a indiqué la Fondation.

C’est le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie qui a reçu ces dons de la Fondation Orange vendredi dernier à l’esplanade de son département ministériel. Exprimant sa gratitude, le ministre a salué cet appui stratégique. « Ces équipements arrivent à point nommé », a-t-il déclaré, rappelant les défis rencontrés par les infrastructures sanitaires des zones concernées, souvent exacerbés par les crises socio-politiques. « Le chèque santé que vous offrez aujourd’hui aux régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, qui viennent d’intégrer ce programme cette année, est un instrument précieux. Il permet aux femmes enceintes de bénéficier gratuitement de consultations prénatales. Grâce à ce chèque, elles peuvent accoucher gratuitement. En cas de complications lors de l’accouchement, elles seront référées à un hôpital plus approprié et pourront subir une césarienne, le tout gratuitement. De plus, si le nouveau-né tombe malade dans les 42 jours suivant la naissance, il pourra recevoir des soins gratuits à l’hôpital », a indiqué Manaouda Malachie.

Il a souligné l’importance de ces couveuses solaires dans les zones où l’accès à l’électricité est limité, permettant de sauver des vies de nouveau-nés en situation critique, notamment les prématurés. Les huit couveuses solaires seront déployées dans des maternités identifiées comme vulnérables par le Minsanté, fournissant une solution durable aux besoins en électricité pour les soins néonataux. Il poursuit : « Ce don reflète notre volonté de réduire les inégalités d’accès aux soins de santé, particulièrement dans les régions les plus touchées. » Rentrant dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), l’implication de l’entreprise dans ce domaine sensible est née du constat que, « malgré des avancées significatives résultant des actions du gouvernement et de ses partenaires techniques et financiers, les indicateurs de la santé de la mère et du nouveau-né demeurent préoccupants au Cameroun. Nous connaissons tous les statistiques environ 460 décès pour 100 000 naissances vivantes, qui exposent le gap qui reste à combler pour que le Cameroun atteigne les objectifs en matière fixés dans le cadre ODD, à savoir, passé d’ici 2030 à un chiffre inférieur à 140 décès pour 100 000 naissances vivantes », justifie Patrick Benon directeur général d’Orange Cameroun, par ailleurs PCA de la Fondation Orange.

D’une valeur totale de plus de 23 millions de FCFA, ce geste généreux marque une étape importante dans les efforts conjoints du secteur public et privé pour atteindre l’objectif de Couverture Santé Universelle au Cameroun, avec une attention particulière portée aux femmes enceintes et aux enfants, les plus vulnérables. La Fondation Orange Cameroun soutient les pouvoirs publics en développant diverses actions de mécénat en faveur des femmes en âge de procréer et des enfants de 0 à 5 ans, afin de garantir un accès à des soins de qualité. « Il s’agit de la construction et l’équipement des maternités et des unités de néonatalogie des formations sanitaires : de dotation de formations sanitaires en points d’eau et dispositifs d’énergie solaire ; financement des campagnes de dépistage et de vaccination gratuite ; de formations des personnels soignants ; de la prise en charge des femmes victimes des complications telles que fistules », énumère le PCA de la Fondation Orange. Il poursuit : « A date nous avons touché 25 maternités avec des dons d’équipements et/ou rénovation d’infrastructures vétustes ; 7 structures sanitaires qui ont doté de points d’eau trois maternité électrifiées au solaire. » Globalement, l’investissement de la Fondation Orange pour la lutte contre la mortalité maternelle et infantile se chiffre à plus de 500 millions de FCFA, apprend-on.

MANAOUDA MALACHIE, Ministre de la Santé publique

« Le segment que vous avez choisi aujourd’hui est prioritaire pour le président de la République »

Il est important qu’ensemble nous puissions travailler et aider nos populations à bien se porter et à produire de la richesse pour que notre pays connaisse la prospérité, et que nous puissions atteindre l’émergence voulue par M. le Président de la République, S.E. Paul Biya. Je prends cela comme une réponse et je voudrais vous remercier de nous accompagner dans ce cadre. Le segment que vous avez choisi aujourd’hui est prioritaire pour M. le président de la République. Lorsque nous avons commencé à modeler la couverture santé universelle, le Président a dit qu’il fallait d’abord cibler les femmes enceintes et les enfants de zéro à cinq ans. C’est pourquoi, dans la phase 1 de la couverture santé universelle, nous nous sommes concentrés sur les femmes et les enfants de 0 à 5 ans. Le chèque santé que vous offrez aujourd’hui aux régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, qui viennent d’intégrer ce programme, est une facilité précieuse ».

PATRICK BENON, DG d’Orange Cameroun, par ailleurs PCA de la Fondation Orange

« Le montant total de ce soutien s’élève à plus de 23 millions de FCFA »

Ce n’est pas que de la téléphonie, ce n’est pas que de l’accès à l’internet, c’est aussi de soutien aux populations dans le cadre de partenariats publics-privés. Donc nous sommes là aujourd’hui pour soutenir les actions du gouvernement dans le domaine de la santé avec 8 couveuses que nous venons de donner au ministère de la Santé. Ce sont des couveuses connectées, autonomes, solaires, afin de subvenir aux besoins des femmes qui accouchent dans les hôpitaux les plus reculés du pays. Notre soutien également est en termes de chèques santé. Nous avons fait un don de 500 chèques santé qui vont servir à accompagner toujours les femmes enceintes dans leur accès aux soins de santé pour que, évidemment, tout le processus d’accouchement et de prise en charge des nouveau-nés se passe bien. Donc le montant total de nos soutiens est à plus de 23 millions de francs CFA. Et encore une fois, Orange Cameroun est toujours là dans le domaine de la santé. Lorsqu’on fait le point de tous nos soutiens que nous avons faits depuis quelques années dans le domaine de la santé, on est à plus de 500 millions de financements que nous avons toujours apportés pour accompagner les populations. ».

Études à l’étranger: Le groupe Kalata s’allie à EF Education First pour garantir la réussite internationale des étudiants camerounais

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Le partenariat scellé le 6 octobre au campus de l’Institut Supérieur Kalata marque un tournant décisif pour les étudiants camerounais souhaitant poursuivre des études internationales. Bruno Nzume, directeur de Kalata International, a souligné l’importance de cet accord qui va permettre aux apprenants de se préparer avant leur départ à l’étranger. «L’objectif est d’éviter que les étudiants perdent une ou deux années en raison de lacunes linguistiques. Nous allons les former pour qu’ils soient compétitifs à l’échelle internationale », a-t-il affirmé.

EF Education First, fondée en Suède en 1965, s’est imposée comme un leader mondial des séjours linguistiques et des échanges culturels. Avec plus de 646 bureaux et écoles répartis dans une centaine de pays, l’organisation accompagne les jeunes dans leur préparation académique et linguistique. Selon Wael Elbordany, responsable Afrique de l’organisation, ce partenariat facilitera également les démarches administratives pour les étudiants, notamment en matière de visa et de constitution de dossiers.

Un accompagnement complet

Outre la préparation linguistique, l’Institut Supérieur Kalata et EF Education First ont mis en place des mesures pour garantir la sécurité des étudiants. «Nous avons pris des dispositions pour assurer des moyens de transport sécurisés et avons collaboré avec les forces de sécurité locales et privées», a précisé Bruno Nzume. Ces efforts témoignent de la volonté de l’institution d’offrir un cadre d’apprentissage serein et sécurisé aux futurs étudiants.

Le partenariat prévoit également l’ouverture d’une représentation officielle d’EF Education First sur le campus principal de Kalata. En outre, Kalata International Mobility Study and Travel Agency sera chargée de promouvoir les programmes linguistiques et éducatifs d’EF Education First à des tarifs réduits à travers le Cameroun. Chaque année, 50 séjours linguistiques et éducatifs seront offerts gratuitement aux étudiants méritants, avec des billets d’avion aller-retour, l’hébergement et la nutrition inclus.

Un avenir prometteur

Bruno Nzume se dit optimiste quant aux perspectives d’avenir. «Nous sommes sur une trajectoire ascendante en termes de résultats. Ce partenariat avec Education First ouvre de nouvelles opportunités pour nos étudiants », a-t-il déclaré. Pour lui, cet accord marque une étape cruciale dans la mission du groupe Kalata, qui est d’accompagner les jeunes camerounais vers une carrière internationale, tout en renforçant ses infrastructures pour assurer un cadre sécurisant et stimulant. Ce partenariat, véritable levier de transformation, promet de rendre les étudiants camerounais plus compétitifs et mieux armés pour affronter les défis des études à l’étranger.

Pour mémoire,  bien avant l’accord suscité, l’Institut supérieur Kalata a formalisé un an plus tôt, plus précisément le 25 octobre 2023, un partenariat avec College Canada. A l’époque Veronica Cartagenova, vice-présidente de Collège Canada, soulignait que ce nouveau partenariat va favoriser «l’admission directe des étudiants de Kalata pour des études à Montréal, l’octroi des bourses d’études canadiennes aux étudiants de Kalata. En outre, il y’a la possibilité pour les étudiants partis fréquenter au Canada de travailler tout en fréquentant afin de soutenir leurs parents dans le paiement de leur scolarité», a-t-elle précisé.

Cacao : les exportations de fèves chutent de 71 % sur un an

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La Direction Générale des Douanes (DGD) vient de publier la liste des principaux produits exportés hors pétrole brut et gaz naturel par le Cameroun au cours de la période allant de juillet à septembre 2024. De ce tableau, il ressort que le Cameroun a exporté 6 276 tonnes de fèves de cacao au troisième trimestre de l’exercice en cours, pour une enveloppe de 12,55 milliards de francs CFA. 

Dans un contexte pourtant marqué par l’envolée des prix du kilogramme de fèves qui ont atteint le record des 6 000 francs CFA au cours de l’année, ces quantités sont cependant en baisse de 71 % en glissement annuel, comparativement aux 21 724 tonnes de fèves exportées au troisième trimestre 2024 pour des revenus estimés à 23,05 milliards de francs CFA. Soit une différence de 15 448 tonnes en glissement annuel.

Rappelons qu’au Cameroun, la campagne cacaoyère 2024-2025 a été officiellement lancée le 8 août, dans un contexte économique particulièrement favorable pour la filière cacaoyère. « Cette campagne (…) se situe dans le prolongement de la précédente, marquée par une embellie sans précédent des cours et la consolidation du positionnement du Cameroun comme origine de référence en matière de qualité et de rétribution conséquente des producteurs, désormais parmi les mieux rémunérés au monde », promettait le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana.

Lors de la précédente campagne, 180 095 tonnes de fèves brutes ont été exportées en 2023, soit une baisse de 55 445 tonnes, générant des revenus d’un peu plus de 359 milliards de Fcfa. Cette somme représente une progression de 12,9% par rapport à l’année précédente et constitue 12% du total des recettes d’exportations du Cameroun pour 2023.

Service bancaire.CCA Bank consacre une journée à ses clients

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Le Directeur Général de la banque a fait le tour de plusieurs agences de la ville de Douala pour écouter les préoccupations des usagers.

Parler à cœur ouvert avec les dirigeants de sa banque. Les clients de CCA Bank Cameroun ont vécu cette expérience le 1 er octobre dernier, journée internationale dédiée à l’expérience client. Pour l’occasion, c’est la plus haute responsable de la banque, la Directrice générale elle-même qui s’est prêtée au jeu de questions réponses des usagers.

Tout type de problématique a été abordé. De la gestion des comptes au crédit bancaire, en passant par les exigences de la banque et même les dysfonctionnements dans le service. Sans tabou, les clients ont vidé leurs sacs  et ont obtenu des éclaircissements à toutes leurs préoccupations.  Pour le DG  Marguerite Fonkwen Atanga, l’expérience client est au cœur de la stratégie de CCA bank.  « Nous en avons fait un intérêt personnel pour la banque du moment où nous voulons développer davantage notre activité », précise –t-elle.

 En plus d’écouter les clients, cette journée  a aussi permis à la banque de mieux présenter ses produits et services et  de recenser les attentes de ses clients.  

 Pour CCA Bank, son principal atout est l’innovation pour une meilleure expérience clientèle. «  Au départ, les services étaient très basiques. A la banque, on faisait uniquement des retraits et versements. Aujourd’hui avec la digitalisation, lorsqu’on est couché dans son lit on peut faire toutes les opérations dans le monde entier. Nous ne sommes pas restés statiques nous évoluons avec le monde », indique Alvine Tiwoda, directrice générale adjointe de CCA-Bank.

Virginie kamga cliente  de CCA depuis pratiquement 12 ans apprécie la célérité dans le traitement des demandes. « La disponibilité des comptes. Quand on le veut où on le veut. Que ce soit pour le crédit scolaire ou autre chose ils sont assez rapides et promptes ».

 Les différents avis  des clients recensés tout au long de cette journée vont permettre à la banque d’ajuster ses produits et services.  « La particularité de cette journée est que nous amenons le client à dire ce qu’il ressent. Nous prenons la peine de mesurer le taux de satisfaction du client. Nous essayons de l’amener à devenir notre ambassadeur et à recommander la banque. Les produits qui sont mis à disposition des clients nous mesurons déjà s ils sont adaptés au type de client et en fonction des cibles nous essayons de réparer pour ramener les produits à chaque type et segment d’activités que nous explorons dans le marché », explique Isabelle Tebou, responsable de l’unité d’exploitation de l’agence d Akwa à Douala. 

Réaction

 Marguerite Fonkwen Atanga, Directrice Générale de CCA-Bank

 « La qualité de service est une nécessité vitale »

« La qualité de service et l’expérience client sont au centre de la stratégie de CCA Bank.  Nous voulons nous positionner dans l’industrie bancaire. Le seul défi que nous voulons relever est celui d’apporter à nos clients une belle expérience. Dans un environnement aussi concurrentiel, nous savons très bien que la qualité de service n’est plus un avantage, c’est une nécessité vitale. Nous avons mis en place tous les outils, tous les instruments et politiques pour pouvoir donner satisfaction à nos clients. Et pour cela, nous avons mis nos staffs en formation, nous leur avons donné des moyens pour qu’ils puissent implémenter, tout ce qui vient pour rendre nos clients satisfaits et être en attente ou rejoindre leur attente. C’est comme cela qu’à CCA-Bank, les produits que nous mettons sur le marché sont développés en fonction des besoins de nos clients. Nous parlons à nos clients avant le développement des produits et des solutions, pendant que les produits sont en train d’être vendus ou en train d’être mis sur le marché… Nous sommes conscients que le client est roi et nous faisons tout pour le traiter comme tel. »

Assainissement : le Minfi en guerre contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme

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Le rapport de la Commission nationale anti-corruption sur l’Etat de la Corruption au Cameroun en 2023 met la lumière sur un phénomène qui prend une ampleur inquiétante. Il s’agit du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme. Selon des données qui figurent dans le document susmentionné, l’Agence nationale d’Investigation Financière (Anif) a reçu 965 déclarations de soupçon en 2023 contre 869 en 2022, soit une hausse de 11,05% en valeur relative.Selon la Conac, les banques sont les premières pourvoyeuses de déclarations de soupçon avec un taux en hausse qui se fixe à 68,70% enregistrant une progression de 1,22% par rapport à l’année précédente.

Elles sont suivies par les prestataires de Mobile money (4,25%) et les établissements de microfinances (1,35%). Pour répondre à cette crise grandissante, le gouvernement camerounais, à travers la Direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire, a décidé de réagir en lançant une série de séminaires de formation à l’échelle nationale. Ces rencontres, qui se dérouleront dans plusieurs grandes villes du pays, comme Yaoundé, Douala, Limbé, Bafoussam et Garoua, visent à renforcer les compétences des dirigeants des établissements de microfinance dans la détection et la prévention des flux financiers suspects. Lors de la première session, qui s’est tenue le 1er octobre dernier à Yaoundé, Hayatou Sanda, chef de division des établissements de microfinance au ministère des Finances, a souligné l’importance de « doter ces dirigeants des outils nécessaires pour mieux identifier et signaler les transactions frauduleuses ».

UNE CRIMINALITÉ EN MUTATION FACILITÉE PAR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Cette offensive du gouvernement est perçue par plusieurs observateurs comme une réponse certes tardive, mais nécessaire, face à une criminalité financière en mutation. Le recours accru aux nouvelles technologies de paiement, notamment Mobile Money et les cryptomonnaies, rend les transactions plus difficiles à tracer et facilite l’anonymat des criminels. Cette sophistication croissante des techniques de blanchiment met à rude épreuve les systèmes de contrôle en place, souvent jugés fragiles. Selon l’Anif, les flux financiers illicites ayant fait l’objet de rapports transmis aux autorités compétentes en 2023 s’élèvent à 1 665 milliards de FCFA, soit une augmentation spectaculaire de 180 % par rapport à l’année précédente. Plus de la moitié des dossiers soumis concernent des fraudes, un chiffre qui témoigne de l’ampleur du phénomène. Pour certains experts, cette recrudescence est en partie liée à l’instabilité sécuritaire du pays, qui profite à des réseaux criminels transnationaux.

UNE RIPOSTE ADAPTÉE MAIS UN DÉFI DE TAILLE

La série de séminaires prévue en octobre n’est qu’un élément de la riposte globale mise en place par le gouvernement Camerounais, qui, il y a quelques mois, a officiellement procédé à l’installation des membres du Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’objectif affiché est clair : protéger le système financier national et couper les vivres aux réseaux criminels. Toutefois, il reste à voir si ces efforts suffiront à endiguer un phénomène en constante mutation, alimenté par des enjeux sécuritaires et économiques majeurs. « Face à la montée du blanchiment d’argent, il est crucial que le Cameroun continue à renforcer ses capacités de contrôle tout en mettant à jour ses outils de surveillance pour suivre l’évolution des menaces. L’implication directe des établissements de microfinance dans cette lutte représente un pas en avant, mais l’efficacité de cette stratégie dépendra de la capacité des autorités à anticiper et à s’adapter aux nouvelles formes de criminalité financière qui ne cessent d’émerger », indique un expert.

MDR: Me Paulin Djorwe succède à Dakole Daïssala

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Au sortir de la Convention extraordinaire du Mouvement C’était au cours de la convention extraordinaire du Mouvement démocratique pour la défense de la République (MDR) tenue ce 6 octobre 2024 à Maroua, Me Paulin Djorwe a été élu à la tête du parti fondé par Dakole Daïssala. Tournant ainsi la page de la transition qu’il assurait depuis le décès de son fondateur et premier président, feu Dakole Daïssala. Et du coup, celui qui avait déjà été nommé sénateur comme en remplacement de son parrain, conforte sa légitimité à ce poste.

Mais c’est une convention qui aura été perturbée par les autorités administratives du Diamare. Après avoir signé la déclaration de manifestation, l’autorité administrative s’est dédit. Me Djorwe a saisi le tribunal administratif qui a ordonné un sursis à exécution. Mais le sous-préfet a essayé d’empêcher la tenue des travaux, qui se sont tenus à deux endroits, après avoir fait l’objet de menaces de la part des forces de maintien de l’ordre. Finalement, Me Djorwe qui est combattu par l’un des fils de feu Dakole Daïssala, a été élu pour poursuivre son bail à la tête du MDR. Aussi, le Comité central a été renouvelé. Avec Boubakari Ahmadou comme 1er vice-président, chargé des relations extérieures, Souaressam Denis, 2ème vice-président chargé des relations avec les partis politiques et les alliances au niveau national, Habiba Louttie, 3ème vice-président, chargé des relations avec les autorités coutumières et religieuses. Yonga (sans prénom) est le nouveau secrétaire général, tandis que la trésorerie générale est confiée à Jean Moksia.

A l’occasion, les textes du parti ont été révisés. «La convention nationale extraordinaire prend acte de la réorganisation et de la modernisation du parti à travers l’adoption de nouveaux textes de base, ceci en vue de renforcer son fonctionnement et s’adapter au nouvel environnement de compétitions démocratiques libres et transparentes», peut-on lire dans la résolution de politique générale adoptée au terme des travaux.

Mais Paulin Djorwe n’est pas animé par l’esprit de challenge personnel. Ainsi, si le MDR annonce qu’il prendra part à la prochaine élection présidentielle prévue en 2025, le parti s’alignera pas son président, ni même un autre membre. Le MDR soutiendra le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dont le président national, Paul Biya, est le candidat naturel. «Fidèle à la ligne politique définie par le président fondateur, feu patriarche Dakolé Daïssala, qui a de tout temps consisté à soutenir l’action du président de la République, le MDR entend soutenir la candidature de Son excellence Paul Biya à la présidentielle de 2025. Nous nous préparons sereinement. Le parti est prêt. Nous engageons les militants dans ce sens », annonce une résolution du parti.

Voie de contournement de Yaoundé : 4 bailleurs de fonds pour financer le premier tronçon

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 «Le premier chantier en phase de maturation et de recherche des financements est celui de la construction de la voie de contournement de la ville de Yaoundé, qui est une rocade circulaire ceinturant l’ensemble de la ville de Yaoundé au niveau sa deuxième couronne périphérique. Une mission conjointe UE, BAD, BEI et BDEAC se rend au Cameroun à partir du lundi 07 octobre pour la finalisation des financements du T3 d’un linéaire de 22, 5 km». Ces assurances émanent du ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu). Elles ont été formulées au lendemain du lancement officiel des travaux de construction des voies de contournement de la sortie nord de la ville de Yaoundé.

Cette annonce constitue un tournant décisif pour ce projet dont le démarrage, attendu depuis 1 an, a été retardé par un manque criard de financements. Un handicap que le Minhdu tente de lever depuis des mois en multipliant les rencontres avec de potentiels investisseurs. La dernière en date remonte au 10 juillet 2024. A cette occasion, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain avait reçu une délégation conduite par Nikolaos Milianitis, chef de la représentation régionale Afrique centrale de la Banque européenne d’investissement.

Selon le compte rendu effectué par le Minhdu, les deux parties avaient à l’époque, discuté des mécanismes à mettre en place pour le démarrage en fin d’année 2024 du tronçon prioritaire T3 qui va de Nkozoa (RN1) à Minkoameyos (Autoroute Yaoundé –Douala). Si ces prévisions se concrétisent, le Minhdu pourrait faire mentir le Programme d’investissement prioritaire pour la période 2024-2026, qui a indiqué que le démarrage des travaux est prévu pour 2026 pour s’achever en 2030 pour un coût prévisionnel de 795 milliards de Fcfa.

CONSISTANCE DU PROJET

La voie de contournement de Yaoundé n’est pas seulement un projet routier. D’après le gouvernement, c’est une réponse globale aux défis de mobilité, de durabilité et de développement urbain de la capitale et de sa périphérie. Conçue pour contourner Yaoundé par sa deuxième couronne périphérique, cette rocade de 90 km «transformera profondément l’urbanisme de Yaoundé. Répartie en quatre sections, elle facilitera non seulement la circulation urbaine, mais optimisera aussi les échanges sous régionaux en réduisant le temps de trajet entre Douala et les pays voisins tels que le Tchad, la République centrafricaine et le Gabon. De plus, elle permettra d’éviter la traversée de la ville par les poids lourds en transit, allégeant ainsi le trafic interne», souligne le Minhdu. La construction de cette infrastructure routière va impliquer la réalisation de nombreux ouvrages d’art: 16 échangeurs, trois ponts, 13 passages supérieurs, un passage inférieur, ainsi que des dalots, garantissant une fluidité et une sécurité optimales pour les usagers.

VISION

La voie de contournement de Yaoundé s’inscrit également dans une vision de développement plus large, avec la création de pôles urbains modernes dans les communes périphériques de Yaoundé, Soa, Mbankomo, Mfou et Okola. Ces extensions, incluses dans la deuxième composante du projet, visent à désengorger le centre-ville en développant des zones d’habitation et d’activité en périphérie, mieux connectées grâce à la nouvelle rocade. «Un volet essentiel pour répondre à la demande croissante d’équipements urbains dans une ville en pleine expansion démographique», se persuade le gouvernement.

 Les impacts économiques et environnementaux attendus sont tout aussi significatifs. Sur le plan économique, les études prévoient une réduction notable des coûts de transport et une amélioration des conditions de circulation pour les usagers. «Le projet devrait dynamiser l’économie locale et régionale, en particulier dans les secteurs du commerce et du transport, grâce à un taux de rentabilité interne (TRI) estimé à 12%. Par ailleurs, le projet promet de réduire les émissions de carbone, en limitant les embouteillages dans la capitale et en favorisant une mobilité plus fluide. La VCY, en agissant comme une « ceinture verte » autour de Yaoundé, jouera un rôle majeur dans la conservation des espaces naturels traversés», rappelle le Minhdu.

Cependant, comme toute grande infrastructure, la rocade de Yaoundé ne se fera pas sans certaines répercussions sociales. L’expropriation de terres et le déplacement de plus de 1 600 ménages sont, apprend-t-on, inévitables, tout comme la destruction de cultures, de points d’eau et le déplacement de plusieurs tombes. Avec un coût total de près de 800 milliards de FCFA pour la construction de la voie, et de 442 milliards FCFA supplémentaires pour la viabilisation des nouveaux pôles urbains, la voie de contournement de Yaoundé représente l’un des projets les plus ambitieux du gouvernement camerounais.

PÔLE DE DÉVELOPPEMENT

En attendant le démarrage de la phase T3, Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a présidé, le 23 septembre 2024, l’atelier de lancement des études détaillées d’aménagement du pôle de développement urbain d’Okola, qui fait partie des 4 pôles dont la viabilisation est une composante du projet de la Voie de Contournement de Yaoundé. «Le site est stratégique car, situé aux abords du tronçon prioritaire de la voie de contournement de Yaoundé, l’un des projets infrastructurel le plus important. Cette voie de contournement qui traverse les communes d’arrondissement de Yaoundé 1,3,4 et 7 ainsi que 8 communes de l’aire métropolitaine parmi lesquelles Okola, vise à désengorger le trafic au cœur de la cité capitale, améliorer la mobilité urbaine, et dynamiser l’activité économique dans les zones périphériques. Le lien entre ces différents pôles urbains et la voie de contournement de Yaoundé est donc fondamental», a déclaré Célestine ketcha Courtès lors de l’atelier susmentionné.

A en croire le membre du gouvernement, «Les études lancées au cours de cet atelier doivent non seulement définir les orientations stratégiques de cet aménagement, mais aussi tirer pleinement parti de cette proximité avec la voie de contournement. Le pôle urbain d’Okola doit être un modèle de développement durable, capable de répondre aux défis de l’urbanisation rapide tout en s’inscrivant dans le cadre des ODD, notamment en matière de villes et communautés durables (ODD 11) et d’infrastructures résilientes».

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