mercredi, juin 3, 2026
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Cemac : Réunion en urgence des chefs d’Etats à Yaoundé

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Les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) vont se réunir en sommet extraordinaire à Yaoundé le 16 décembre prochain. Peu d’informations filtrent de l’ordre du jour des travaux auxquelles sont annoncés tous les dirigeants de la sous-région. Mais tout porte à croire que l’ordre du jour aura une connotation économico-financier. En effet, la situation macro-économique de la zone Cemac n’est pas des plus reluisantes, malgré les signaux positifs qui s’annonçaient au lendemain de la crise sanitaire du covid. Selon les données de la Banque mondiale, la croissance économique dans la région Cemac a ralenti à 1,7% en 2023, contre 3,1% en 2022. Et lors du dernier Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) en septembre dernier, les réserves de change de la Cemac étaient estimées à 6539 milliards Fcfa (soit 4,5 mois d’importations), en baisse de 5% en glissement annuel, or en début d’année, la Beac tablait sur une réduction de 2,7% seulement. En clair, la zone Cemac importe de plus en plus.

Le rapport du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) su l’indice de développement humain, rendu public en novembre dernier, fait état d’un classement globalement négatif pour les pays de la zone : sur 193 pays, le Gabon est 123ème, la Guinée équatoriale 133ème, le Congo 149ème, le Cameroun 151ème et le Tchad « parmi les cinq derniers ». Le rapport relevait que tous ces pays sont tous riches en pétrole et en ressources minières.

Dans l’ensemble, le surendettement de l’ensemble des pays a conduit plusieurs Etats à frôler la récession, marquée par des arriérés de salaires pour les plus touchés comme le Congo, et des difficultés de paiement pour des moins touchés comme le Cameroun, mais qui subissent la pression des bailleurs de fonds comme le Fonds monétaire international (FMI) qui a tout de même réussi à obtenir une baisse drastique de la subvention des prix des hydrocarbures. Mais aussi, la forte pression fiscale marquée par l’élargissement de l’assiette fiscale. Autant de mesures qui permettent dans l’ensemble d’avoir des dettes soutenables.

La zone Cemac connaît une situation morose depuis plusieurs années. Face à une situation similaire en son temps, marquée par le choc pétrolier (baisse du cours) et sécuritaire (avec la multiplicité des attaques terroristes dans le Golfe de Guinée), les chefs d’Etats avaient déjà été appelés à se réunir en urgence en décembre 2016. Rencontre à laquelle avaient pris part Michel Sapin, alors ministre de l’Economie et des Finances de France, et Christine Lagarde, ex directrice générale du FMI. La question de la dévaluation du franc CFA était à l’ordre du jour ; et les chefs d’Etats avaient réussi à l’éviter. Paul Biya et ses pairs avaient pris l’engagement de faire des « efforts d’ajustements sur les plans intérieur et extérieur, assortis de réformes structurelles adéquate ». Aussi, en s’engageant à plus de « solidarité face aux chocs communs », les chefs d’Etats avaient « prescrit le renforcement de la stabilité financière de la zone Cemac par une surveillance accrue du système bancaire et une utilisation optimale des instruments de politique monétaire». Mais huit ans plus tard, les signaux ne sont pas toujours au vert. Les yeux des citoyens de la sous-région sont rivés du côté du Palais de l’Unité où devraient se tenir les travaux.

Redhac: le bras de fer entre Alice Nkom et le Minat

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Me Alice Nkom est attendue devant le préfet du Wouri, pour s’expliquer sur la destruction des scellés posés sur les portes du Réseau des organisations de défense des droits de l’homme en Afrique centrale (Redhac) à Douala. Syliac Marie Mvogo tient à remettre la présidente du conseil d’administration du Redhac sur les rails. C’est que l’avocate a brisé les scellés sur les portes de son organisation. En le faisant, Alice Nkom dénonce la pose illégale de ces scellés. D’autant plus que selon des sources concordantes, le Redhac n’a pas encore été notifié. Et Alice Nkom a accompagné son acte d’une lettre adressée au préfet du Wouri, dans laquelle elle dénonce la persécution contre sa personne.

En attendant que Me Alice Nkom défère à la convocation, le préfet du Wouri a renouvelé son acte en apposant de nouveaux scellés encore plus renforcés sur les portes du siège du Redhac. C’est un feuilleton qui pourrait garantir de nouveaux développements sir les positions des uns et des autres ne sa ramollissent pas.

Suspension d’ONG : Atanga Nji s’explique

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Trois jours après avoir signé des arrêtés portant suspension et interdiction d’Organisations non gouvernementales et associations, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) a cru devoir s’expliquer. Paul Atanga Nji avait déjà donné les raisons de ses actes, notamment des financements illicites reçus par ces organisations, de l’extérieur, que le Minat chiffre à 16 milliards en quatre ans. S’appuyant sur l’Agence nationale d’investigations financières (Anif) qui l’aurait saisi en 2021 et 2023. Paul Atanga Nji soupçonne ces cinq associations de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. «Les terroristes passent par les ONG pour financer leurs activités. Il faut mettre un terme à cette situation», a-t-il frappé. Soulignant que «les montants reçus par ces ONG ne cadrent pas avec leurs objectifs. Il faut mettre fin à la tolérance administrative. Il est également question de rappeler à ces OSC et ONG qu’il existe un cadre légal encadrant leurs activités», explique le Minat. En relevant qu’elles n’ont pas donné de justificatifs sur l’utilisation de ces fonds. Alors que le cadré légal prévoit que ces organisations sont à but non lucratif.

Il s’agit du Réseau d’organisations de défense des droits de l’homme en Afrique centrale (Redhac) dans ses deux versions (association et ONG), Reach Out Cameroun (ROC), la L.M Nanje Foundation Inc et l’Association charitable socioculturelle du Cameroun. Toutes des ONG œuvrant dans le domaine de l’humanitaire et de la défense des droits de l’homme. En bonne place le Redhac dont Maximilienne Ngo Mbe est la directrice exécutive et Me Alice Nkom la présidente du conseil d’administration. Paul Atanga Nji refuse que l’on croie que la suspension vise à restreindre la liberté associative. Des voix s’étant élevées notamment au sein de la classe politique, pour dénoncer une volonté de restreindre les libertés, en cette année veille de l’élection présidentielle. Le gendarme des associations promet d’être encore plus regardant sur le fonctionnement des ONG.

Pour mieux comprendre : Atanga Nji frappe 5 ONG et associations

 L’Agence de Régulation des Télécommunications adopte un budget de 73,5 milliards FCFA pour 2025

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En octobre dernier, à l’issue d’une tournée de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en vue d’évaluer la mise en œuvre des recommandations et des engagements pris en avril 2023 par les opérateurs face à la dégradation des services, le membre du gouvernement avait invité l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) à moderniser son système de surveillance. Elle a encouragé l’adoption d’outils automatisés capables de mesurer les performances des réseaux en temps réel et la mise en place d’un système numérique centralisé, accessible à tous, afin de suivre en temps réel l’évolution des plaintes.

C’est pour répondre aux recommandations de la Minpostel que l’ART a adopté le 4 décembre dernier à Bafoussam, le chef-lieu de la région de l’Ouest, un budget d’environ 73,5 milliards de FCFA pour l’exercice 2025. « Ce budget est ainsi marqué par les projets d’acquisition d’équipements de contrôle et d’audits techniques prescrits par la Hiérarchie », a précisé Pr Justine Diffo, présidente du Conseil d’administration de l’ART. Cette enveloppe inclut, apprend-on, les 43,5 milliards de FCFA de quotes-parts au profit du Trésor Public, du Fonds Spécial des Télécommunications et d’autres organismes bénéficiaires.

Au cours de la 55ème session ordinaire, consacrée à l’examen du projet de budget pour l’année 2025, le Conseil a accordé un intérêt particulier à la présentation du Rapport annuel de performance (RAP) de l’ART à mi-parcours au 15 novembre 2024. Le directeur général, Pr. Philémon Zo’o Zame a mis en lumière l’intensité des activités menées au cours de l’année 2024. Parmi les réalisations notables, le renforcement du contrôle des investissements réalisés par les opérateurs concessionnaires pour un montant de 156 milliards de FCFA en vue de l’extension de la couverture réseau et de l’amélioration de la qualité des services de communications électroniques, a particulièrement retenu l’attention.

Dans le communiqué final rendu public le 5 décembre dernier, le Conseil a également salué la réalisation des contrôles techniques des réseaux des opérateurs et l’organisation de visites de travail au sein des installations stratégiques. Le suivi de l’exécution des recommandations visant à améliorer la qualité de service et à renforcer les dispositifs de protection des droits des consommateurs a été jugé satisfaisant.

 À la clôture des travaux, le Conseil d’Administration a exprimé sa satisfaction à la Direction Générale pour la qualité et la pertinence des documents présentés. Il a également encouragé une révision constante des processus afin de garantir un meilleur exercice des missions de régulation assignées à l’ART.

Cameroun : La taxe sur les transferts d’argent étendue aux jeux de hasard en ligne

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Dans sa quête de diversification des revenus et d’optimisation des recettes fiscales, le Cameroun veut introduire une réforme majeure qui entrera en vigueur l’année prochaine. Il s’agit de l’imposition des jeux de hasard et de divertissement en ligne. Cette mesure, prévue dans le projet de loi de finances 2025, vise à inclure ces opérations dans le champ de la taxe sur les transferts d’argent, appliquée depuis 2022.

UNE TAXE RENFORCÉE POUR LES JEUX EN LIGNE

 Le chapitre IV du de la loi de finances comptant pour l’exercice 2025, stipule que les opérations effectuées sur les plateformes électroniques de jeux de hasard et de divertissement seront désormais soumises à un taux d’imposition spécifique. Contrairement au taux standard de 0,2 % appliqué aux transferts et retraits d’argent traditionnels, les transactions liées à ces activités seront taxées à 1 %. Concrètement, un retrait de 50 000 FCFA depuis une plateforme de paris sportifs entraînera une taxe de 500 FCFA.

En outre, chaque opération de transfert, quel que soit son montant, sera assortie d’un droit fixe de 4 FCFA. «Sont passibles de la taxe sur les transferts d’argent, les opérations effectuées à partir des plateformes électroniques de jeux de hasard et de divertissement. Le taux est liquidé au taux de 0,2 % du montant transféré ou retiré. Ce taux est porté à 1 % pour les transferts et retraits d’argent réalisés via des plateformes électroniques de jeux de hasard et de divertissement », précise le projet de loi susmentionné.

Jusqu’à présent, la taxe sur les transferts d’argent, entrée en vigueur le 1er janvier 2022, s’appliquait uniquement aux opérations réalisées via des moyens laissant une trace : transferts électroniques, mobile money, ou encore retraits en numéraire consécutifs à ces transferts. En étendant cette fiscalité aux jeux de hasard en ligne, le gouvernement entend capter une part des flux financiers générés par des activités en pleine croissance, notamment les paris sportifs et les casinos virtuels. «Cette stratégie de taxation illustre également la volonté des autorités de mieux encadrer un secteur parfois critiqué pour ses dérives sociales, tout en tirant parti de son potentiel économique », analyse un expert.

 Outre cette taxe sur les transferts, le secteur des jeux de hasard et de divertissement sera soumis à de nouvelles obligations fiscales en 2025. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a défendu devant le Parlement une réforme de la fiscalité locale visant à intégrer ces activités dans le champ de la contribution des licences. Cette mesure devrait rapporter environ 500 millions de FCFA aux caisses de l’État, selon les estimations officielles.

LES TRANSFERTS POSTAUX ÉGALEMENT CONCERNÉS

Le projet de loi de finances 2025 ne se limite pas aux jeux en ligne. Il introduit une autre innovation : l’application de la taxe sur les transferts d’argent aux transactions effectuées via les services postaux. Toutefois, cette taxe sera plafonnée, ne pouvant excéder les commissions perçues par les opérateurs postaux. « Pour les opérations de transfert postal de fonds, le montant de la taxe sur les transferts d’argent est plafonné au montant de la commission perçue par l’entreprise prestataire », précise le texte.

Henri Claude OYIMA, « BGFI Bank holding corporation fera son entrée en bourse en 2025 »

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Le PDG de BGFI Bank a fait cette annonce lors de l’inauguration à Douala du siège social de la banque le 6 décembre dernier.

 « En plus de 50 ans d’existence, le groupe BGFI Bank a bâti un modèle financier solide qui se doit  de garantir un  niveau de service adapté à l’ensemble  des parties prenantes dans ses 12 pays d’implantation. L’édifice est plus qu’un bâtiment. Il est un symbole de modernisme et d’ambition pour notre institution. Chaque ligne architecturale de ce bâtiment reflète ce que nous sommes et ce que nous voulons être. L’innovation et la durabilité sont au cœur de cette ambition. Car ici, nous ne bâtissons pas seulement pour aujourd’hui mais pour les générations à venir. Ce bâtiment est aussi une contribution à l’essor économique du Cameroun. Nous avons investi dans ce pays car nous croyons à son potentiel et à sa résilience. Le groupe BGFI Bank s’apprête à franchir une étape stratégique dans son histoire en procédant par l’introduction en bourse de sa société mère BGFI Bank holding corporation auprès de la BVMAC par une offre publique spéciale en 2025. »

BGFI Bank Cameroun inaugure son siège social et célèbre ses performances

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 Plus de 400 milliards de crédits accordés, financement de divers projets de l’Etat, Certificat AML 30 000 pour la lutte anti blanchiment, des actions RSE, la banque  qui vient d’inaugurer son siège social dans le pays, s’investit à impacter la vie des différentes couches de la population.

 Pour le PDG  du groupe BGFI Bank, c’est pari gagné de voir  ce bâtiment de 8 étages qui se dresse désormais au quartier Bonapriso à Douala. Le  siège social de la banque au Cameroun  annoncé depuis 2021, a finalement été inauguré le 06 décembre dernier à Douala. Il  reflète d’après Henri Claude Oyima, la « recherche perpétuelle d’excellence ».  Ce siège qui se veut moderne, innovant et inspirant  dévoile le poids de la filiale Cameroun au sein du groupe bancaire basé au Gabon.  

  Présent dans le pays depuis 2011, BGFIBank Cameroun  affiche une courbe  de croissance positive. La banque qui a démarré ses activités dans la ville de Douala avec une seule agence couvre à ce jour toutes les 10 régions du Cameroun. Elle dispose  ainsi de 22 agences, 05 cash points et 01 centre d’affaires.  L’institution apporte une contribution régulière au financement de l’économie, notamment en accompagnant les projets de l’Etat tels que la construction du stade de Japoma, la construction de la mini centrale de Mbakaou dans le septentrion, mais surtout le financement des agents économiques toutes catégories confondues.  Les grandes entreprises, PME-PMI, institutionnels et particuliers à travers 03 segments commerciaux que sont la Banque de détail, la banque privée et la banque d’affaires.  A date, les chiffres affichent «  plus de 400 milliards de FCFA  de crédits accordés aux PME, à l’Etat aux particuliers…BGFI Bank Cameroun enregistre un total de  plus de 600 milliards de FCFA », se réjouit Henri Claude Oyima.

D’années en années, BGFI Bank Cameroun a également récolté des reconnaissances internationales. La banque s’est vue attribuer en Juin 2017 la Certification ISO 9001 par le Cabinet Bureau Veritas faisant d’elle la première banque certifiée ISO 9001, version 2015 en Afrique Centrale. En décembre 2022, la banque a  également reçu le certificat AML 30 000,  confirmant son système de lutte anti-blanchiment et le financement du terrorisme. BGFIBank devenait ainsi la première banque à recevoir cette certification au Cameroun et la 4ème au sein du Groupe BGFIBank.

La présence de BGFI Bank au Cameroun est aussi impactant à travers diverses actions de responsabilité sociétale de l’entreprise.   De nombreuses actions en faveur de la santé, l’éducation et l’entrepreneuriat féminin sont menées dans le pays.  Avec son nouveau siège, le groupe affiche son ambition de s’installer de manière durable dans le pays et à financer son développement. Dénommé Sirius Holding, le joyau architectural comprend entre autres une bibliothèque, des salles de conférence pour des évènements institutionnels, une salle polyvalente, des installations respectueuses de l’environnement, des espaces de coworking  pour répondre aux besoins opérationnels des agents et des clients.

Réactions

Henri Claude OYIMA, PDG de BGFI Bank

 « BGFI Bank holding corporation fera son entrée en bourse en 2025 »

 « En plus de 50 ans d’existence, le groupe BGFI Bank a bâti un modèle financier solide qui se doit  de garantir un  niveau de service adapté à l’ensemble  des parties prenantes dans ses 12 pays d’implantation. L’édifice est plus qu’un bâtiment. Il est un symbole de modernisme et d’ambition pour notre institution. Chaque ligne architecturale de ce bâtiment reflète ce que nous sommes et ce que nous voulons être. L’innovation et la durabilité sont au cœur de cette ambition. Car ici, nous ne bâtissons pas seulement pour aujourd’hui mais pour les générations à venir. Ce bâtiment est aussi une contribution à l’essor économique du Cameroun. Nous avons investi dans ce pays car nous croyons à son potentiel et à sa résilience. Le groupe BGFI Bank s’apprête à franchir une étape stratégique dans son histoire en procédant par l’introduction en bourse de sa société mère BGFI Bank holding corporation auprès de la BVMAC par une offre publique spéciale en 2025. »

Ferdinand Ngoh Ngoh, représentant du chef de l’Etat

 « BGFI Bank un acteur de référence pour l’économie de notre pays »

« Depuis l’ouverture de sa première agence au Cameroun en 2011, BGFI Bank s‘est affirmée comme un acteur de référence répondant aux défis économiques de notre pays et soutenant les efforts de l’Etat pour bâtir un Cameroun  émergent. Sa contribution au développement de notre pays s’est matérialisée par le financement de divers projets structurants.  La réhabilitation des routes à Douala et Yaoundé, la contribution au plan  d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance économique, l’organisation de la CAN 2021 par le financement de la construction du complexe sportif de Japoma à Douala et des lignes de crédits en faveur de l’entrepreneuriat. Je voudrais donc saisir cette occasion pour rassurer les investisseurs qui hésitent encore  que le Cameroun est un pays sûr où investir. Dans un contexte international en proie à des crises récurrentes qui sont susceptibles  d’altérer l’envie d’investir,   les efforts  que le groupe BGFI Bank déploie au quotidien pour satisfaire sa clientèle et soutenir  les initiatives d’Etat méritent d’être magnifiés.  C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat a décidé de décerner à titre exceptionnel, des distinctions au conseil d’administration de BGFIBank. A travers eux, c’est l’ensemble du personnel de BGFI Bank Cameroun  qui est félicité pour la qualité et la quantité du travail. » 

Subvention du carburant : Le Minfi dément toute augmentation du prix du carburant à la pompe en 2025

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Alors que le projet de loi de finances 2025 est en pleine discussion au Parlement, le gouvernement camerounais s’apprête à opérer une réduction drastique des subventions allouées aux carburants. Prévue pour passer de 263 milliards de FCFA en 2024 à seulement 15 milliards en 2025, cette mesure marque une diminution spectaculaire de 94,3 %. Présentée comme une rationalisation des dépenses publiques, elle s’inscrit dans le cadre des recommandations du Fonds monétaire international (FMI). Mais cette réforme suscite de vives inquiétudes au sein de l’opinion publique, notamment quant à son impact potentiel sur les prix à la pompe.

Pour le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, ces craintes relèvent d’une mauvaise interprétation. « Beaucoup pensent que la baisse des subventions signifie une augmentation des prix du carburant. Mais c’est faux. Cela n’existe pas dans le projet », a-t-il déclaré lors de la défense du budget 2025 devant les députés. Motaze explique que cette réduction est principalement liée à la chute des prix du pétrole sur les marchés internationaux. « Lorsque les prix mondiaux baissent, ils se rapprochent de ceux pratiqués à la pompe ici. Par conséquent, la nécessité de subventionner diminue. Mais cela ne signifie pas une hausse des prix locaux », a-t-il assuré. En 2022, les subventions aux carburants avaient atteint un pic de plus de 1000 milliards de FCFA, selon le président de la République. Suite à une première hausse des prix à la pompe en 2023, ce montant avait été réduit à 640 milliards de FCFA, soit une économie de 360 milliards en un an. Le projet pour 2025 ambitionne de réduire cette enveloppe à un niveau historiquement bas, traduisant un tournant majeur dans la politique budgétaire du pays.

Parallèlement à cette baisse des subventions, le gouvernement envisage de réduire les aides aux entreprises publiques. Les financements destinés à ces sociétés devraient passer de 3,8 milliards de FCFA en 2024 à 1,5 milliard de FCFA en 2025. Cette coupe budgétaire, qui touche des secteurs souvent perçus comme inefficaces, traduit une volonté de renforcer la discipline financière. En revanche, le gouvernement prévoit d’augmenter son soutien aux entreprises privées, avec une enveloppe portée de 4,5 milliards à 7,6 milliards de FCFA. Ce rééquilibrage est présenté comme un levier pour stimuler l’économie et encourager les investissements privés, considérés comme essentiels pour une croissance durable.

Cette réforme intervient dans un climat marqué par les exigences des partenaires internationaux, dont le FMI, en faveur d’une meilleure gestion des ressources publiques. Si les objectifs affichés visent à préserver le pouvoir d’achat et à stabiliser l’économie, les Camerounais restent sceptiques quant aux répercussions réelles de ces mesures sur leur quotidien. Avec un débat parlementaire toujours en cours, l’issue de cette réforme déterminera non seulement l’équilibre budgétaire de 2025, mais aussi la trajectoire économique du Cameroun à moyen terme.

Selon le dernier rapport Commodity Markets Outlook de la Banque mondiale, l’an prochain, l’offre mondiale de pétrole devrait excéder la demande de 1,2 million de barils par jour en moyenne, un chiffre qui n’a été surpassé que deux fois auparavant, lors des mesures de confinement liées à la pandémie de 2020 et de l’effondrement des cours en 1998.

Cette nouvelle surabondance de l’offre reflète en partie un changement majeur en Chine, où la demande de pétrole a pratiquement stagné depuis 2023 en raison d’un ralentissement de la production industrielle et d’une augmentation des ventes de véhicules électriques et de camions fonctionnant au gaz naturel liquéfié. En outre, plusieurs pays qui ne font pas partie de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou de ses alliés (OPEP+) devraient accroître leur production. L’OPEP+ elle-même maintient d’importantes réserves — 7 millions de barils par jour —, soit près du double du niveau constaté en 2019, à la veille de la pandémie.

Cameroun: La taxe sur le gaz naturel à usage industriel chute de près de 30 % en deux ans

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Depuis son introduction dans le Code général des impôts en 2023, la taxe spéciale sur les produits pétroliers (TSPP) appliquée au gaz naturel destiné à l’industrie a connu une réduction progressive. Initialement fixée à 70 FCFA par mètre cube, elle est passée à 60 FCFA en 2024 et devrait atteindre 50 FCFA en 2025, selon les prévisions du projet de loi de finances en cours d’examen au Parlement. Soit une réduction de 28,57 % en deux ans.

UNE TAXE CONTROVERSÉE DEPUIS SA CRÉATION

L’instauration de la TSPP sur le gaz naturel en 2023 avait suscité de vives réactions, notamment de la part de Gaz du Cameroun (GDC), filiale du groupe britannique Victoria Oil & Gas (VOG) et principal acteur de la filière dans le pays. Dès janvier 2023, cette entreprise avait adressé une requête au gouvernement pour réclamer la suspension de cette taxe, invoquant des dispositions contractuelles. GDC soulignait alors que, selon son contrat de concession, l’application des articles modifiés du Code général des impôts devait être gelée en attendant une réponse officielle de l’État.

Le 11 janvier 2023, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait opposé une fin de non-recevoir catégorique à cette demande. Dans une correspondance officielle, il rappelait que la TSPP, loin d’être une nouvelle taxe, s’appliquait déjà à d’autres produits pétroliers tels que le super et le gasoil. Selon lui, l’extension de cette taxe au gaz naturel répondait à des impératifs d’équité fiscale et d’élargissement de l’assiette fiscale. Motazé avait également précisé que la TSPP représentait un prélèvement indirect à la charge des consommateurs finaux et non des concessionnaires pétroliers. En d’autres termes, GDC n’aurait qu’un rôle d’intermédiaire pour collecter cette taxe, qui reste une charge supplémentaire pour les industriels consommateurs de gaz.

Un enjeu budgétaire crucial pour l’État

Si l’État camerounais a consenti à réduire progressivement le taux de la TSPP sur le gaz naturel, il ne peut se permettre de renoncer à cette source de revenus. La TSPP figure en effet parmi les taxes les plus lucratives pour le Trésor public. Selon un rapport de la Direction générale des impôts (DGI), les recettes issues de cette taxe ont presque doublé entre 2010 et 2019, passant de 83 milliards à 128,7 milliards de FCFA.

 En 2019, elle occupait la cinquième place parmi les principales contributions fiscales, derrière des poids lourds comme l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). La collecte de cette taxe repose sur un réseau de 835 stations-service réparties sur tout le territoire, opérées par 54 sociétés agréées. Ces acteurs jouent un rôle clé dans le dispositif fiscal en garantissant le transfert des recettes vers l’État.

Aéroports de Bertoua, Tiko et Kribi: Le recrutement d’un assistant à la maîtrise d’ouvrage devrait repousser les travaux de réhabilitation en 2025

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Annoncé en août 2022 par le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, le projet de réhabilitation des aéroports de Bertoua, Kribi et Tiko s’inscrit dans la continuité du programme de modernisation des infrastructures aéroportuaires amorcé avant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021. Ce dernier a pour objectif principal de doter chaque région camerounaise d’une plateforme aéroportuaire opérationnelle et compétitive pour renforcer le transport aérien domestique. Après deux années de silence et d’attente, le projet a refait surface dans le Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) pour la période 2024-2026, élaboré par le ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat).

Dans ce cadre de référence qui détaille les projets prioritaires du Gouvernement sur une période de trois ans, l’État camerounais a budgétisé 72 milliards de FCFA pour ces travaux, dont le lancement est prévu cette année pour une finalisation en 2027.Cependant, lors de la présentation du programme économique, financier, social et culturel du Cameroun pour 2025, le 1er décembre 2024, le Premier ministre a révélé que ce projet reste bloqué au stade  de la recherche d’un assistant à la maîtrise d’ouvrage (AMO). « Les diligences se poursuivent en vue du recrutement d’une assistance à la maîtrise d’ouvrage dans le cadre de la réalisation des projets d’aménagement des aéroports de Bertoua, de Kribi et Tiko », a indiqué le Chef du gouvernement.

Tout porte à croire que cette procédure, qui semble s’éterniser, ne trouvera son dénouement qu’en 2025. À cette échéance, le gouvernement pourrait enfin envisager de lancer les travaux, après une année 2024 marquée par un silence quasi-total sur les avancées concrètes de ce projet. En effet, aucune mention significative de son évolution n’apparaît dans la liste des actions phares mises en avant dans le programme économique, financier, social et culturel du Cameroun pour 2025.

Qu’est-ce que la maîtrise d’ouvrage et le rôle d’un assistant ?

Concrètement, dans les projets d’infrastructures publiques, la maîtrise d’ouvrage représente le commanditaire ou le responsable de la réalisation d’un projet. Elle inclut la définition des besoins, la gestion des ressources financières et le suivi global des travaux. Dans le cas des aéroports, l’Autorité Aéronautique, sous la supervision technique du ministère des Transports, joue ce rôle.

En revanche, un assistant à la maîtrise d’ouvrage, est un partenaire technique et stratégique. Il accompagne la maîtrise d’ouvrage dans des domaines variés : études techniques, gestion des appels d’offres, coordination des acteurs et contrôle de la qualité des travaux. Sa mission est d’assurer que chaque étape respecte les délais, le budget et les objectifs fixés. Pour un projet aussi complexe que celui-ci, l’AMO garantit la cohérence et la réussite globale.

Détails des travaux et financement

Selon le PIP 2024-2026 le gouvernement a prévu de nombreux aménagements prévus pour chaque aéroport. Pour l’aéroport de Bertoua, la priorité est d’achever les travaux amorcés par Aéroports du Cameroun (ADC) en 2022, notamment le reprofilage de la piste d’atterrissage. L’aéroport de Tiko qui a connu une première tentative de réhabilitation en 2016, lors de la CAN féminine, nécessite une montée en gamme, d’après le gouvernement. L’objectif est de passer de la classe C à B.

 Pour finir, l’aéroport de Kribi qui est réduit à une piste en latérite et à des infrastructures minimales, bénéficiera d’une transformation complète. Les travaux incluront l’extension et le bitumage de la piste d’atterrissage ; la construction d’une aérogare moderne et d’une tour de contrôle équipée ; l’aménagement d’une aire de stationnement pour aéronefs ; l’édification de bâtiments annexes (bloc technique, centrale électrique, poste de police, infirmerie) et une clôture de sûreté.

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