dimanche, mai 17, 2026
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Hydrocarbures : le Cameroun renforce l’option Dangote pour sécuriser ses approvisionnements

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pourquoi les prix demeurent inchangés à la pompe

Le Cameroun commerce peu directement avec le Moyen-Orient. Ces échanges pèsent moins de 3 % du volume global. Mais cette faible exposition masque une vulnérabilité plus profonde. Le pays importe en moyenne 200 milliards de FCFA de produits en provenance de cette zone chaque année. Les carburants et lubrifiants représentent à eux seuls 120 milliards. Cela équivaut à 12 % de la consommation nationale.

Une perturbation durable dans le Golfe signifie donc une contraction immédiate de l’offre disponible sur le marché local. À cette contrainte physique s’ajoute la hausse attendue des prix du baril, qui renchérit les coûts d’importation. L’exposition du Cameroun ne se limite pas à ses flux directs. Le pays dépend aussi de partenaires comme la Chine, l’Union européenne, l’Inde ou les États-Unis. Or ces économies importent massivement leur pétrole du Golfe. Toute rupture se transmet mécaniquement à leurs chaînes de production et d’exportation. En pratique, le Cameroun s’approvisionne en carburants auprès de plusieurs pays, notamment la Belgique, le Nigeria, les États-Unis ou encore l’Inde. Ces circuits deviennent des relais de propagation du choc énergétique.

L’option Dangote au premier plan

Face à ce risque, les autorités optent pour une réponse immédiate centrée sur la sécurisation des approvisionnements. Elles entendent renforcer le partenariat avec le groupe Dangote afin de garantir les volumes importés, compenser d’éventuelles ruptures et stabiliser le marché intérieur. Cette orientation vise également à réduire la dépendance aux circuits d’approvisionnement longs, fortement exposés aux tensions géopolitiques, en privilégiant un acteur régional capable de raccourcir les délais logistiques et d’améliorer la réactivité du système.

Dans un document de la division de la prévision du ministère des Finances intitulé « Le conflit iranien et l’économie camerounaise », les autorités recommandent, à court terme, d’intensifier le recours au groupe nigérian d’Aliko Dangote pour sécuriser l’approvisionnement en carburants dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient.

Le gouvernement entend également resserrer la coordination avec les acteurs de la filière. Les marketeurs, principaux distributeurs, doivent s’aligner sur une stratégie commune pour éviter les ruptures et limiter les comportements spéculatifs. Cette approche traduit un changement de méthode. L’État ne se limite plus à réguler les prix. Il tente d’orchestrer l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour contenir les effets du choc externe.

Une réponse contrainte par les équilibres budgétaires

Cette recomposition intervient dans un contexte budgétaire déjà sous pression. Les subventions aux carburants ont atteint des niveaux élevés ces dernières années. Elles ont culminé à 460 milliards de FCFA en 2023 avant de reculer partiellement.

Toute hausse des prix internationaux alourdit mécaniquement cette charge. L’État se retrouve alors face à un arbitrage. Il peut maintenir les subventions et creuser le déficit. Ou ajuster les prix à la pompe avec un risque social immédiat.

Vers une stratégie de résilience

À plus long terme, les autorités visent une transformation structurelle. La réhabilitation de la SONARA et la construction d’une raffinerie à Kribi doivent permettre de traiter localement le pétrole brut. L’objectif consiste à réduire la dépendance aux importations de produits raffinés.

En parallèle, l’accélération de l’intégration régionale à travers la ZLECAf doit offrir des alternatives d’approvisionnement plus proches et moins exposées aux chocs internationaux.

Dans l’immédiat, l’urgence reste opérationnelle. Sécuriser les flux, contenir les prix et éviter la pénurie structurent la réponse publique face à un choc énergétique qui dépasse largement le seul cadre du Moyen-Orient.

Renaprov s’appuie sur Wafacash pour élargir l’accès à sa mutuelle MASO

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Renaprov Finance S.A. a conclu un partenariat avec la société Wafacash afin de rendre accessible son produit MASO à travers le réseau de distribution de cet opérateur de services financiers. La signature, intervenue le 10 avril 2026, permet désormais la souscription à la Mutuelle d’assistance et de solidarité dans les points de service Wafacash, en complément du réseau propre de la microfinance.

L’information émane d’un communiqué conjoint transmis par les deux institutions, qui présentent cet accord comme un levier d’élargissement de leur base de clientèle. Dans ce document, Renaprov met en avant l’ouverture de son dispositif à des publics jusque-là moins exposés à ses services, en s’appuyant sur la capillarité du réseau de son partenaire.

Un réseau de distribution élargi à plus de 850 points

Selon les éléments fournis par les deux structures, le dispositif repose sur l’intégration du produit MASO dans un maillage comprenant plus de 850 points de vente et 117 partenaires opérés par Wafacash au Cameroun. Ce réseau, déjà utilisé pour les transferts d’argent internationaux, devient ainsi un canal de souscription à la mutuelle.

« Nous voulons construire une finance inclusive basée sur l’humain. Aujourd’hui, nous sortons de notre groupe pour nous étendre, et Wafacash est le partenaire idéal pour cette expansion. Il suffira simplement pour le mutualiste, ou le potentiel mutualiste, de se rendre soit dans une agence Renaprov, soit chez nos partenaires souscripteurs, soit dans un point de vente Wafacash pour effectuer sa souscription », indique le communiqué.

lire aussi https://www.newsducamer.com/renaprov-finance-leve-11-milliard-fcfa-pour-la-premiere-phase-de-son-introduction-en-bourse/

Du côté de Wafacash, la direction Afrique centrale précise que l’ensemble de son réseau sera mobilisé pour la distribution du produit. « Nous avons été séduits par le produit MASO que nous avons découvert. Nous étions déjà partenaires depuis 2018, mais nous ne connaissions pas les services que la mutuelle offrait. Désormais, tout notre réseau sera à la disposition des clients de la MASO », souligne-t-elle dans le même document.

Dans la pratique, des dispositifs sont déjà opérationnels dans plusieurs villes, notamment à Yaoundé, Douala, Kribi et Edéa, où certains points de service permettent de combiner transferts d’argent et souscription à la mutuelle.

Une offre mutualiste à vocation sociale élargie

La Mutuelle d’assistance et de solidarité, portée par Renaprov Finance, cible plusieurs catégories socioprofessionnelles, parmi lesquelles les transporteurs, les petits commerçants, les professionnels des médias ou encore les responsables religieux. Le produit repose sur un ticket d’entrée fixé à 500 FCFA et une cotisation journalière de 100 FCFA, soit environ 26 000 FCFA par an, selon les données communiquées.

Au-delà du marché camerounais, l’accord prévoit un déploiement progressif du produit dans d’autres pays de la zone CEMAC, notamment au Gabon, au Congo, en République centrafricaine et au Tchad, avec une extension envisagée vers la Guinée équatoriale.

Filiale d’un groupe marocain fondé en 1991, Wafacash est présent au Cameroun depuis 2015 et opère sous agrément délivré par les autorités financières locales en 2016. En s’adossant à cet opérateur, Renaprov Finance, qui revendique trois décennies d’activité, cherche à repositionner la diffusion de son offre mutualiste au-delà de ses circuits internes, selon les informations issues du communiqué conjoint.

L’État mise sur l’IA pour réduire les accidents

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Le gouvernement camerounais place désormais l’intelligence artificielle au cœur de sa stratégie de lutte contre l’insécurité routière. Cette orientation sera au centre d’un forum national placé sous le thème « L’intelligence artificielle au service de la sécurité routière », prévu les 29 et 30 avril 2026 à Yaoundé. À travers cette rencontre, le ministère des Transports entend structurer la réflexion et accélérer l’intégration des technologies numériques dans les politiques de prévention.

Dans un communiqué signé du ministre Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè et consulté par notre rédaction, les autorités présentent ce forum comme un cadre destiné à « réunir les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, les experts nationaux et internationaux, les entreprises de transport routier ainsi que les organisations de la société civile ». L’objectif est notamment de « dresser un état des lieux des actions menées en matière de sécurité routière, de valoriser les bonnes pratiques, de promouvoir des partenariats efficaces et de renforcer la coopération multisectorielle entre les différents acteurs du secteur ».

Dans cette perspective, plusieurs pistes concrètes d’intégration des technologies intelligentes seront examinées. Les travaux accorderont une place importante aux solutions numériques appliquées à la formation, au contrôle et à la prévention. Selon le ministère, les échanges porteront notamment sur « les enjeux et défis de l’intelligence artificielle dans la sécurité routière », « l’amélioration de la prise en charge post-accident grâce aux systèmes informatisés » ainsi que « l’utilisation de solutions basées sur l’IA pour le dépistage des troubles visuels chez les conducteurs ». Le programme inclut également des réflexions sur « l’évolution de la formation à la conduite à l’ère des TIC et du e-learning », ainsi que sur « les systèmes de gestion des flottes en entreprise », avec des retours d’expérience d’acteurs du secteur.

Le forum prévoit par ailleurs des démonstrations concrètes, à travers des stands d’exposition présentant les innovations du ministère des Transports et de ses partenaires en matière de sécurité routière, ainsi que des dispositifs de dépistage des pathologies visuelles incompatibles avec la conduite.

Un enjeu économique et social majeur

Le recours à l’intelligence artificielle s’inscrit dans un contexte marqué par le poids économique élevé des accidents de la circulation. D’après les estimations du ministère des Transports, le Cameroun enregistre chaque année des pertes évaluées à environ 800 milliards de FCFA.

Au-delà de cet impact financier, les données officielles indiquent que les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les jeunes de moins de 25 ans, tout en générant près de 4 000 nouveaux cas de handicap chaque année.

Face à cette situation, le gouvernement a élaboré un plan de riposte pour l’année 2026, intégré à la feuille de route du ministère. Dans cette dynamique, l’intelligence artificielle apparaît comme un levier susceptible d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, notamment en facilitant la collecte de données, l’analyse des comportements à risque et l’anticipation des accidents.

À Washington, l’État promeut son potentiel gazier pour attirer les investisseurs

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À Washington, le Cameroun a choisi de placer le gaz au cœur de son discours économique face aux investisseurs internationaux. Le 17 avril 2026, lors d’une table ronde organisée en marge des Spring Meetings du FMI et de la Banque mondiale, les ministres de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, et de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, ont défendu une orientation visant à faire de cette ressource un levier central de l’industrialisation.

Devant un parterre composé de bailleurs, d’opérateurs privés et de partenaires techniques, les autorités camerounaises ont insisté sur le lien direct entre la disponibilité énergétique via le gaz et la transformation économique.

« Actuellement, le secteur gazier repose principalement sur deux champs gaziers, dont la production en 2025 était d’environ 1,5 million de tonnes. Cette production ne représente qu’une infime partie du potentiel gazier camerounais, dont les réserves prouvées s’élèvent à 6,16 trillions de pieds cubes, traduisant un potentiel encore largement sous-exploité. Une valorisation accrue de ces ressources permettrait de répondre à plusieurs enjeux stratégiques, notamment réduire la vulnérabilité du système électrique aux aléas hydrologiques à travers le développement du gas-to-power, soutenir l’industrialisation via le gas-to-industry et améliorer le taux d’accès des ménages à la cuisson propre grâce au développement du gaz domestique », a souligné le ministère de l’Eau et de l’Énergie dans un communiqué officiel.

Au-delà du développement des infrastructures d’exploitation, l’ambition du Cameroun est de structurer autour du secteur gazier une économie inclusive et l’industrialisation. « L’objectif est de produire une électricité plus stable grâce au gaz, de soutenir le développement industriel et d’offrir aux ménages des solutions de cuisson plus propres. Il est impératif de renforcer les partenariats avec les acteurs techniques et financiers ainsi qu’avec les opérateurs, afin de développer le capital humain et de maximiser les retombées économiques et sociales de ce secteur stratégique », ajoute le ministère.

Cette projection à l’international intervient toutefois dans un contexte domestique plus contrasté. Le secteur gazier traverse en effet une phase de recomposition. À Douala, principal pôle industriel du pays, les livraisons de gaz naturel de Gaz du Cameroun ont chuté à 35,57 millions de mètres cubes en 2024, soit une baisse de 62,92 % par rapport à l’année précédente, selon le magazine d’information de la Société nationale des hydrocarbures.

D’après cette source, ce recul s’explique notamment par la déconnexion de plusieurs industriels du réseau de distribution ainsi que par des opérations de maintenance sur les installations. Cette contraction intervient dans un contexte de renchérissement généralisé des coûts énergétiques, qui pèse sur la compétitivité des entreprises.

L’État resserre l’étau sur les sorties d’or et de minerais

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Le gouvernement camerounais durcit le contrôle des flux d’or en imposant des plafonds précis aux quantités de minerais pouvant être expédiées hors du pays. À travers une décision signée le 15 avril 2026, le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) fixe des seuils stricts pour les envois d’échantillons, une pratique régulièrement utilisée par certains opérateurs pour contourner les circuits officiels d’exportation.

Le texte officiel encadre désormais ces sorties en précisant que « la présente décision fixe la quantité d’échantillons de minerais ou de concentrés autorisée au cours d’une expédition, aux fins d’analyses ou d’essais industriels », en application du décret du 19 novembre 2024 relatif à la circulation des substances minérales. Dans le détail, les quantités autorisées sont plafonnées à cinquante kilogrammes pour les substances précieuses et semi-précieuses, dont l’or, tandis que les minerais de base et les substances de carrière sont limités à une tonne par expédition.

Autre verrou introduit par l’administration : les envois dépassant le cadre strict des analyses basculent automatiquement dans le régime commercial. Le ministère précise en effet que « l’expédition d’échantillons à valeur commerciale aux fins de tests métallurgiques ou de production est assujettie au paiement des droits et taxes prévus par la réglementation en vigueur ». En d’autres termes, toute tentative de faire transiter des volumes significatifs sous couvert d’essais techniques sera désormais fiscalisée.

Des failles exploitées dans la chaîne d’exportation

Ce durcissement réglementaire intervient dans un contexte de reprise en main d’une filière aurifère marquée par d’importantes fuites. Le rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), présenté en décembre 2025 à Yaoundé, met en évidence un écart massif entre les exportations déclarées et les volumes réellement sortis du territoire.

Selon ce document, 15,2 tonnes d’or ont quitté le Cameroun sans être enregistrées officiellement, dont plus de 90 % à destination des Émirats arabes unis, alors que les statistiques douanières nationales ne font état que de 22,3 kilogrammes exportés. L’ampleur de cet écart conduit l’ITIE à estimer les pertes fiscales potentielles à environ 165 milliards de FCFA.

Dans ce contexte, l’encadrement des échantillons apparaît comme un levier stratégique de contrôle. Les envois destinés aux analyses, en principe marginaux, ont souvent servi de canal discret pour faire sortir des quantités bien supérieures à celles déclarées. En limitant ces volumes et en imposant une taxation dès lors qu’un usage industriel est suspecté, l’administration cherche ainsi à combler une faille identifiée dans le dispositif de surveillance.

Pression accrue sur les exploitants de l’Est

Le resserrement des règles sur les exportations s’accompagne d’une intensification des actions de terrain. Dans la région de l’Est, principale zone aurifère du pays, le ministère annonce une opération de démantèlement visant les unités de production jugées illégales ou non conformes.

D’après le communiqué officiel, l’intervention cible « le démantèlement pur et simple des unités de production d’or sur les sites illégaux ainsi que celles ne s’étant pas conformées aux mesures mises en place ». Elle fait suite à une mission de contrôle menée fin mars 2026, qui avait déjà constaté la poursuite d’activités malgré des suspensions administratives.

Les entreprises souhaitant reprendre leurs activités devront désormais se conformer à de nouvelles exigences. Parmi celles-ci figurent la signature d’un engagement de production minimale de dix kilogrammes d’or par mois et le versement d’une caution de réhabilitation fixée à 63 millions de FCFA. Les opérateurs sont également tenus d’adopter des procédés de traitement en vase clos et de produire des études sommaires pour tout nouveau site.

Ces mesures s’inscrivent dans une politique plus large de reprise en main de la filière aurifère par les autorités camerounaises. Depuis l’adoption du Code minier de décembre 2023 et du décret de novembre 2024 sur la circulation des substances minérales, le ministère des Mines multiplie les instruments réglementaires pour mieux tracer la production et sécuriser les recettes publiques.

L’encadrement des échantillons, le durcissement des conditions d’exploitation et les opérations de démantèlement participent ainsi d’un même objectif. Selon les éléments fournis par le ministère et les données de l’ITIE, il s’agit de réduire les sorties frauduleuses d’or, d’améliorer la transparence des flux et de restaurer les revenus fiscaux associés à cette ressource stratégique.

BGFIBank Cameroun : 15 ans, plus de 150 projets financés pour plus de 100 000 emplois

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Présente au Cameroun depuis 2011, l’impact socio-économique de la banque est mesurable dans divers secteurs tels que l’énergie, l’agriculture, l’industrie, et les infrastructures pour plus de 100 000 emplois créés, plus de 50 actions de RSE et des centaines de milliers de vies impactées.

Filiale du groupe gabonais BGFI Holding corporation, BGFIBank Cameroun célèbre ses 15 ans de présence au Cameroun. La banque revendique une performance positive d’années en années ainsi qu’un soutien au développement économique de même qu’aux communautés. Les chiffres financiers font état d’une croissance de +25% ces cinq dernières années.

Son assise financière s’est davantage renforcée avec sa recapitalisation en début de cette année. À l’issue du conseil d’administration du 27 février 2026, la filiale a validé une augmentation de son capital de 20 à 50 milliards FCFA, au-dessus du seuil réglementaire fixé à 25 milliards de FCFA par la COBAC. Un signal de croissance adossé à la performance. BGFIBank Cameroun a enregistré un bénéfice net de 15 milliards de FCFA en 2025, en progression de 18 % sur un an et en dépassement des objectifs fixés. Cette filiale a déjà été citée par Henri-Claude Oyima, PDG du Groupe comme l’un des principaux pôles de croissance.

Durant ces 15 années, la banque a connu une croissance soutenue marquée par le financement de grands projets structurants et l’accompagnement de secteurs clés de l’économie camerounaise. Au total, plus de 150 projets financés dans les secteurs de l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le commerce et les infrastructures pour plus de 100 000 emplois crées. On note également un total bilan de plus de 710 milliards de FCFA. D’abord portée par le segment Corporate, BGFIBank Cameroun se positionne de plus en plus sur la banque de détail avec ses 27 agences sur le territoire national, et bientôt 30 d’ici la fin de l’année.

Première banque camerounaise à obtenir la certification ISO 9001 version 2015, cette filiale a par ailleurs obtenu une note de A et A1+ de l’agence de notation financière Bloomfield en 2022 et 2023.

La banque et les communautés

La responsabilité sociétale de BGFIBank Cameroun est au centre de ses opérations dans le pays. A travers sa fondation, ce sont plus de 50 actions qui ont été menées en direction des communautés. Ces actions couvrent les domaines tels que la santé, l’éducation ou encore l’entrepreneuriat. Et pour la célébration de ses 15 ans de présence au Cameroun, la banque a lancé le projet « Les puits de l’espoir » afin d’offrir 100 forages dans plusieurs localités rurales des régions septentrionales du pays où l’accès à l’eau potable est une problématique majeure. L’initiative va toucher plus de 10 000 bénéficiaires directs et va non seulement permettre un meilleur accès à l’eau potable pour les populations, mais aussi faciliter les activités agricoles et pastorales.

En procédant au lancement des activités liées à la célébration du 15 e anniversaire de BGFIBank Cameroun dans le pays, les responsables de la banque ont indiqué qu’ils entendent poursuivre sa dynamique de croissance pour les prochaines années. Ceci, en renforçant sa transformation digitale pour une expérience client optimale et des services bancaires modernisés. La banque s’engage aussi à renforcer son efficacité opérationnelle en optimisant les processus et les ressources garantissant ainsi une performance accrue et la réduction des coûts. L’engagement social de BGFIBank Cameroun sera également renforcé les prochaines années à travers des initiatives durables.

Réaction

Abakal MAHAMAT, Administrateur Directeur Général BGFIBank Cameroun

« Nous avons de très beaux résultats à notre actif pour ces 15 ans

« Aujourd’hui on se réunit dans le cadre du lancement officiel des célébrations de nos 15 ans de présence au Cameroun. Nous avons voulu cette année faire un arrêt pour magnifier le beau pays qui nous accueille, le Cameroun, dire merci à nos clients qui nous ont fait confiance depuis 15 ans, dire merci à nos collaborateurs qui ont cru à notre projet depuis 15 ans. Nous nous réunissons pour le lancement officiel des célébrations de cet anniversaire que nous voulons comme un anniversaire de remerciement à l’endroit de toutes les parties prenantes à notre activité. On a déjà passé 15 belles années au Cameroun. On a eu un impact considérable sur l’économie camerounaise, sur les agents économiques du Cameroun, sur les populations. Aujourd’hui nous avons de très beaux résultats à notre actif.

Pour les 15 prochaines années effectivement il s’agit pour nous de renforcer notre présence auprès des acteurs économiques camerounais, renforcer notre présence auprès des industries qui peuvent nous amener à réduire notre déficit de balance commerciale et faire en sorte que nous puissions avoir une économie tournée vers l’intérieur. Ensuite, au cours des 15 prochaines années, nous devrons encore être plus présents auprès des populations sur le plan sociétal pour leur apporter une réponse à leurs besoins via notre fondation qui œuvre déjà depuis plusieurs années pour les générations à venir. Ensuite, 15 ans pour dire à nos collaborateurs que nous sommes heureux de leur travail, nous les félicitons pour ce qu’ils ont accompli pendant ces 15 ans et que le meilleur est à venir pour notre banque. »

L’UNVDA lance l’achat de 7 750 tonnes de riz paddy pour soutenir l’offre locale

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L’Upper Nun Valley Development Authority (UNVDA) vient de lancer un appel d’offres national ouvert portant sur l’achat et la collecte de 7 750 tonnes de riz paddy auprès des producteurs. L’opération, engagée en procédure d’urgence et signée le 16 avril 2026 à Bamenda par son directeur général, vise à alimenter la chaîne locale de transformation et à renforcer la disponibilité du riz produit dans le bassin de Ndop.

Le marché est structuré en deux lots distincts. Le premier porte sur 4 250 tonnes pour un montant estimé à 1,02 milliard de FCFA. Le second concerne 3 500 tonnes, évaluées à 840 millions de FCFA. Au total, le coût prévisionnel de l’opération s’élève à 1,86 milliard de FCFA toutes taxes comprises, selon les données du dossier d’appel d’offres.

Au-delà de l’achat du paddy, les entreprises retenues devront assurer l’ensemble des opérations associées, depuis la collecte jusqu’à la manutention. Le dispositif prévoit notamment le pré-nettoyage, l’ensachage, la pesée, l’enregistrement des quantités livrées ainsi que le paiement des producteurs, d’après des sources internes à la structure.

Le délai d’exécution est fixé à six mois. Les soumissionnaires devront en outre justifier de capacités financières conséquentes, avec une exigence de ligne de crédit pouvant atteindre 840 millions de FCFA pour le premier lot et 672 millions pour le second. Le marché sera attribué à l’offre la moins disante parmi celles jugées techniquement et administrativement conformes.

Un levier dans la stratégie de substitution aux importations

Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre du calendrier 2026 du Plan intégré d’import-substitution agro-pastorale et halieutique (PIISAH). Dans ce cadre, l’UNVDA et la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (SEMRY) ont obtenu, en décembre 2025, une subvention de 9 milliards de FCFA destinée à soutenir une production additionnelle de 30 000 tonnes de riz paddy en 2026.

La collecte des 7 750 tonnes prévue à Ndop constitue ainsi une déclinaison opérationnelle des missions assignées aux deux structures lors de l’octroi de cette enveloppe, visant à moderniser les opérations culturales et à sécuriser le fonds de roulement nécessaire à l’achat auprès des producteurs. Dans cette perspective, l’UNVDA a récemment acquis de nouveaux équipements, notamment des transplanteurs de riz sans électricité, des décortiqueuses et des vanneuses, afin d’améliorer la productivité et de réduire la pénibilité du travail agricole.

Malgré ces initiatives, le Cameroun demeure fortement dépendant des importations de riz. Selon les données officielles du commerce extérieur publiées en avril 2026, les achats à l’étranger ont atteint 268,7 milliards de FCFA en 2025. Bien qu’en baisse de 15,6 % sur un an, ils représentent encore 5,1 % des importations totales du pays, soulignant les défis persistants en matière de souveraineté alimentaire.

Le PAD bascule vers un réseau télécoms unifié piloté par Innovendi

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C’est une transformation discrète mais structurante qui s’amorce dans l’enceinte du port de Douala-Bonabéri. Le Port autonome de Douala (PAD) a décidé de reprendre la main sur l’ensemble des réseaux de télécommunications déployés sur son domaine public. Pour y parvenir, l’établissement public s’appuie sur un partenaire unique, Innovendi Data Technologies & Communications Ltd, avec lequel une convention a été signée en novembre 2025.

L’information a été rendue publique le 2 avril 2026 à travers un communiqué signé du directeur général, Cyrus Ngo’o. Ce document fixe un nouveau cadre, à la fois clair et contraignant, pour tous les opérateurs mobiles, fournisseurs d’accès à Internet et autres exploitants d’infrastructures numériques présents dans l’enceinte portuaire.

Un réseau unique et un opérateur central

Au cœur du dispositif, la mise en place d’un réseau unifié. Le texte officiel précise que « les besoins de connectivité (données, IoT, services numériques, interconnexions, etc.) à l’intérieur du Domaine public portuaire seront assurés via un réseau unique opéré pour le compte du PAD par le partenaire INNOVENDI ». Sa mise en œuvre, annoncée comme progressive et concertée, implique qu’à terme, l’ensemble des flux de données transitera par cette infrastructure centralisée.

Dans ce nouveau schéma, les opérateurs nationaux ne sont pas exclus, mais leur rôle évolue. Ils conservent la possibilité de servir leurs clients dans la zone portuaire, à condition de s’interconnecter à ce réseau neutre. Le communiqué précise que cette interconnexion se fera « sous forme de hub ou de point de concentration central, dans le respect de la réglementation en vigueur ». En pratique, le PAD devient ainsi un point de passage incontournable pour toute communication électronique à l’intérieur de son périmètre.

Cette réorganisation dépasse la simple gestion des infrastructures existantes et encadre également les développements futurs. Le document stipule en effet que « toute nouvelle infrastructure de télécommunications (antennes, câbles, fibres, réseaux Wi-Fi privés, etc.) dans le périmètre portuaire devra désormais être préalablement autorisée par le PAD et réalisée par INNOVENDI ». Une disposition qui limite de facto les initiatives autonomes des opérateurs traditionnels au sein de l’enceinte.

Une transition encadrée et progressive

Conscient des enjeux opérationnels pour les acteurs déjà présents, le PAD a prévu une phase de transition négociée. Le communiqué précise que « les infrastructures déjà en service ne seront pas démontées de manière unilatérale ». Elles feront l’objet d’un inventaire, puis d’une mise en cohérence progressive avec la nouvelle architecture, en concertation avec chaque opérateur concerné.

Dans cette perspective, les opérateurs et les membres de la communauté portuaire disposant d’infrastructures ou de services de communications électroniques sont invités à se rapprocher du PAD afin d’organiser trois étapes : l’inventaire de leurs installations, la définition des modalités pratiques d’interconnexion au réseau neutre, ainsi que l’élaboration d’un calendrier de migration ou d’adaptation.

Pour piloter cette mise en œuvre, deux responsables ont été désignés : Nguene Nteppe Joseph, chef de la Division de l’analyse, de la prospective et de la coopération, et Fissou Zoulna, directeur adjoint des systèmes d’information.

Un projet amorcé en 2023

Cette évolution s’inscrit dans un processus engagé en amont. Dès novembre 2023, Innovendi avait soumis une offre spontanée au PAD. Celle-ci a débouché sur la signature, le 17 novembre 2025, d’un premier accord portant sur le déploiement d’une infrastructure 4G et 5G, complétée par des solutions d’Internet des objets, de cloud de proximité, de cybersécurité et d’interfaces intelligentes.

Financé à 100 % par Innovendi et ses partenaires, ce projet prévoit la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance d’un réseau dédié au port.

Le communiqué du 2 avril 2026 marque ainsi le passage d’une phase de conception à une phase opérationnelle, avec l’instauration d’un cadre unifié appelé à restructurer en profondeur l’écosystème télécoms du principal hub portuaire du Cameroun.

La CHC veut lever 25 milliards de FCFA pour rénover le Hilton de Yaoundé

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La Cameroon Hotels Corporation (CHC) prévoit de mobiliser 25 milliards de FCFA afin de financer la rénovation de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Si ce montant n’est pas explicitement mentionné dans les documents officiels publiés le 15 avril 2026, il peut néanmoins être déduit des paramètres financiers rendus publics dans le cadre de l’attribution du marché d’arrangement.

En effet, à l’issue de l’appel d’offres restreint lancé le 12 janvier 2026, le groupement Attijari Securities Central Africa (ASCA) / AFG Capital / Financia Capital a été retenu pour piloter l’opération de levée de dette. La structure de rémunération négociée avec ces arrangeurs permet d’estimer l’enveloppe globale recherchée.

« Le groupement Attijari Securities Central Africa (ASCA) / AFG Capital / Financia Capital […] a été déclaré adjudicataire du marché y relatif. Aux termes des négociations, sanctionnées par un procès-verbal signé de CHC SA et dudit groupement d’arrangeurs, il a été convenu d’une commission unique de 1 % TTC de la somme effectivement mobilisée, soit 250 000 000 (deux cent cinquante millions) de francs CFA pour un délai de six mois. Cette négociation supprime alors les frais remboursables ainsi que les frais divers contenus dans l’offre financière du groupement », indique le document officiel publié par l’Agence de régulation des marchés publics et signé par le directeur général par intérim, Maurice Enama Fouda. Le même document précise que la mobilisation des fonds devra intervenir dans un délai de six mois.

Un projet d’envergure longtemps resté discret sur son coût

Âgé de plus de 35 ans, l’hôtel Hilton de Yaoundé demeure la principale référence cinq étoiles dans la capitale camerounaise. Malgré une certaine vétusté, l’établissement conserve son attractivité et un niveau de fréquentation soutenu. Sa modernisation apparaît toutefois nécessaire pour répondre aux standards actuels de l’hôtellerie haut de gamme et aux exigences d’une clientèle en évolution.

Dans cette perspective, la CHC a engagé, depuis 2021, un programme de réhabilitation visant à « réilluminer » le complexe hôtelier. Celui-ci comprend la rénovation des chambres et des installations techniques, le réaménagement des espaces communs ainsi que l’amélioration des équipements extérieurs, dans le respect des normes en vigueur.

En amont, une étude architecturale et technique a été confiée à un bureau d’études recruté à l’issue d’un appel d’offres international. Le projet porte sur un ensemble inauguré en 1989, composé d’un bâtiment principal d’environ 30 000 m², de 248 chambres et suites, de cinq restaurants, ainsi que d’un centre commercial attenant de près de 8 000 m². L’ambition affichée est de repositionner l’établissement aux standards internationaux du segment cinq étoiles.

Cette levée de fonds intervient dans un environnement marqué par un repli des performances financières de l’entreprise. Selon les données communiquées par la CHC, le bénéfice est passé de 3,01 milliards de FCFA en 2023 à 2,4 milliards en 2024.

MTN Cameroon amorce le virage vers la 5G avec le déploiement de l’IMS-VoLTE

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Lors d’une mission de travail conduite le 13 avril 2026 dans les installations de l’opérateur, les échanges entre le régulateur et MTN ont principalement porté sur la qualité des services de communication. Au-delà du bilan du plan d’investissement 2025 — marqué par un renforcement des capacités data, une amélioration de la qualité des appels et une meilleure résilience du réseau — l’opérateur a annoncé l’opérationnalisation d’une nouvelle solution technologique. Objectif : améliorer les services existants tout en préparant la compatibilité avec la prochaine étape d’évolution des télécommunications, à savoir la 5G.

Au cœur de cette stratégie figure le déploiement de l’IMS-VoLTE. Cette technologie ne se limite pas à optimiser les performances de la 4G ; elle constitue surtout une brique essentielle pour intégrer la 5G de manière fluide lorsque celle-ci sera autorisée. Selon des sources proches du dossier, l’IMS (IP Multimedia Subsystem) peut être compris comme une « colonne vertébrale logicielle » du réseau. Il permet de faire transiter l’ensemble des services — voix, SMS, vidéo — via Internet, plutôt que via les anciens réseaux téléphoniques.

 Couplée à la VoLTE (Voice over LTE), qui permet de passer des appels directement sur le réseau 4G sans basculer vers la 2G ou la 3G, cette architecture modernise en profondeur le fonctionnement des communications. Concrètement, cela signifie qu’un opérateur disposant déjà de l’IMS-VoLTE peut activer la voix sur 5G sans refondre entièrement son infrastructure. Cette anticipation réduit ainsi les délais de migration et les coûts associés, tout en assurant une continuité de service pour les utilisateurs.

 UN DÉPLOIEMENT EN 2026 POUR PRÉPARER L’AVENIR

À court terme, l’IMS-VoLTE que prévoit de déployer MTN Cameroon devrait améliorer sensiblement l’expérience des abonnés 4G : appels en haute définition, temps de connexion réduit et possibilité de naviguer sur Internet sans interruption pendant une communication. À moyen terme, cette évolution ouvre la voie à de nouveaux usages : voix sur Wi-Fi, appels vidéo enrichis et, surtout, intégration de la voix sur les futurs réseaux 5G.

 L’opérateur prévoit également de renforcer la fiabilité globale de ses services, notamment à travers la modernisation des systèmes d’alimentation électrique et des centres de données. Des prérequis techniques indispensables pour supporter les exigences de la 5G, notamment en matière de débit et de latence. Lors de cette réunion coprésidée par le professeur Philémon Zoo Zame et Wanda Matandela, directeur général de MTN Cameroon, le régulateur a insisté sur le respect des standards de qualité de service et des obligations de couverture nationale.

 Si les contraintes liées à l’énergie et aux infrastructures demeurent, la feuille de route présentée traduit une volonté claire d’anticiper les évolutions du secteur. OÙ EN EST LA 5G AU CAMEROUN ? Sur le plan institutionnel, la 5G n’est pas encore déployée commercialement au Cameroun. Le ministère des Postes et Télécommunications a toutefois indiqué que le projet de cahier des charges encadrant l’établissement et l’exploitation des réseaux 5G devrait être finalisé en 2025.

Ce document définira notamment les conditions d’attribution des licences, les normes techniques alignées sur les standards internationaux du 3GPP, les obligations de couverture — y compris en zones rurales — ainsi que les exigences en matière de qualité de service et de gestion des impacts environnementaux liés aux ondes électromagnétiques.

En amont, un consultant a été recruté dès avril 2024 pour étudier les modalités d’accès au spectre, tandis que le Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences a déjà identifié, depuis 2022, des bandes adaptées à la 5G, notamment le segment 3,3-3,8 GHz. Dans ce contexte, MTN Cameroon, qui avait soumis une demande d’expérimentation à l’ART, se positionne comme un candidat sérieux pour un lancement rapide dès que le cadre réglementaire sera finalisé.

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