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Urgent : Poursuites arrêtées contre Mimi Mefo

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La vie d'ex ou futur prisonnière est désormais dans le dos. (c)Photo Marion Obam

Mimi Mefo est définitivement libre. Le tribunal militaire de Douala-Bonanjo vient d’abandonner les poursuites contre la journaliste du groupe La Nouvelle Expression. L’audience aura duré moins de dix minutes. Juste le temps d’ouvrir le procès et de faire l’annonce tant attendue par la corporation des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme. Deux jours après avoir été élargie de la prison centrale de Douala-New Bell où elle séjournait depuis le 7 novembre, Mimi Mefo Mefo peut pousser définitivement un ouf de soulagement.

L’arrêt des poursuites contre la présentatrice vedette d’Equinoxe télévision est le fruit de négociations de l’ombre au sommet de l’Etat ; mais davantage de pressions multiformes. Notamment la corporation des journalistes avec en tête le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc). Lequel a au pied levé constitué un collège d’avocats pour défendre la cause. Mais aussi de groupes de pressions tel que Stand up for Cameroon (Sufc), bras allié du Cameroon people’s party (Cpp) d’Edith Kaha Walla dans la lutte pour une transition au Cameroun et beaucoup de leaders d’opinion. C’est la liberté d’expression qui en sort grandie.

Un procès couru. Images fortes

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« Mimi est chez elle. Bien dans son domicile. Elle est libre ». La nouvelle s’est répandue telle une traînée de poudre. Samedi, 10 novembre dernier, les médias et les réseaux sociaux n’en avaient que pour une seule : Mimi Mefo. Incarcérée tard dans la nuit du 07 novembre 2018 à la prison centrale de New-Bell à Douala la capitale économique du Cameroun, la journaliste en service à Equinoxe Télévision, une chaîne à capitaux privés, a été libérée 72 heures plus tard. Une bouffée d’oxygène au sein de la presse nationale. « Elle est libre! Elle respire la liberté ! La douloureuse épreuve qu’elle vient de traverser ne l’a pas ébranlée. Bien au contraire, elle a gardé ce sourire (radieux) qui ne l’a jamais quittée. On croyait l’humilier ; mais elle est restée pure comme l’éclat de ce visage qui a illuminé le cachot (du désespoir) dans laquelle elle était emmurée », écrit Christian Tchapmi, coordonnateur du quotidien Le Messager, heureux de savoir que sa consoeur est libre après trois jours de détention préventive pour « propagation de fausses nouvelles » et atteinte « à la sûreté de l’Etat ».

En effet, la journaliste, citant un site d’informations au fait des combats qui opposent l’armée camerounaise aux séparatistes anglophones, avait imputé l’assassinat récent d’un missionnaire américain, aux troupes gouvernementales, mais en citant sa source d’information. Comme en énonçant également la version du gouvernement camerounais sur le fait. Seulement, le traitement de cette information, n’a pas été du goût du gouvernement de Yaoundé, lequel a convoqué Mimi Mefo devant le commandant en second de la légion de gendarmerie du Littoral d’où elle sera appelée à comparaître devant le commissaire du gouvernement du tribunal militaire de Douala. Indignés par la décision de ce dernier de la mettre en détention provisoire à la prison centrale de New-Bell à Douala, la presse nationale et un collège d’avocat avec à sa tête Me Alice Nkom s’est tout de suite mobilisés. Mimi Mefo va donc comparaître libre devant la justice dans les prochains jours. Et déjà, ses avocats sont confiants : le juge devrait prononcer l’arrêt des poursuites. Croisons les doigts.

Par Arthur Wandji

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Soulagement : Mimi Mefo est libre

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Libre de ses mouvement, en attendant

« Equinoxe télévision a le plaisir d’annoncer la libération de sa rédactrice en chef adjointe en charge du desk anglais Mimi Mefo Takambo ce samedi 10 novembre 2018 ». Le communiqué est signé de Séverin Tchounkeu, le président directeur général du groupe La nouvelle Expression. Avant même l’ouverture de son procès, Mimi Mefo a retrouvé sa liberté. La journaliste respire l’air de la liberté depuis environs 14h30. La bonne nouvelle est tombée finalement, après plusieurs heures de rumeurs qui ont alimenté la toile ces dernières heures. En compagnie du collège d’avocats constitués par le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) et du groupe La Nouvelle Expression, ainsi que d’un parterre de collègues, la rédactrice en chef adjointe d’Equinoxe Tv a quitté la prison centrale de Douala-New Bell. Le sourire resté inébranlable mais cette fois-ci, le regard rassuré. Après presque trois jours de détention au pénitencier de New-Bell que l’infortunée a retrouvé le 7 novembre dernier vers 23h30, menottes aux poings.

Une situation qui a révolté l’opinion nationale et internationale. Du coup, l’élargissement de la courageuse journaliste est le fruit de pressions multiformes de reporter sans frontières, de regroupements corporatifs, de confrères, et autres défenseurs des droits de l’homme et de la liberté d’expression. Avec en tête le Snjc qui s’est approprié le combat, comme elle le fait depuis quelques années à chaque fois qu’un journaliste se trouve dans une situation de détresse. Et dans le communiqué annonçant officiellement la libération de son employée, Séverin Tchounkeu « remercie toutes les personnes qui ont œuvré de près ou de loin pour ce dénouement heureux ».

Pour l’instant, Mimi Mefo qui était mise à la disposition du tribunal militaire, après une brève audition à la légion de gendarmerie du Littoral mercredi, bénéficie de la liberté provisoire. Toujours est-il que la présomption d’innocence est sauve est préservée. Au cas où le dossier n’était pas classé sans suite. En attendant, l’ex détenue sera au tribunal lundi à 10h pour la première audience.

Les ennuis de Mimi Mefo reposent sur l’assassinat du missionnaire américain qui a trouvé la mort par balles à Bambili. La présentatrice d’Equinoxe télévision a relayé sur les réseaux sociaux une information d’une agence de presse accusant les forces de défense camerounaises d’en être les auteurs. Au moment où le gouvernement camerounais pointait un doigt accusateur sur les sécessionnistes du Southerns Cameroon national council (Scnc). S’appuyant sur les résultats de l’autopsie réalisée sur la dépouille.

Le combat pour la libération en images:

Libre de ses mouvement, en attendant

Le Port de Kribi va ériger un hub logistique et un parc industriel

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Patrice Melom, DG du Port Autonome de Kribi

Devenir un port moderne. Telle est l’ambition du Port Autonome de Kribi (PAK). C’est dans cette optique que la direction générale de l’autorité portuaire de la cité balnéaire a récemment informé qu’elle projette d’ériger un hub logistique jumelé au parc industriel à ses droits. Et ce d’autant plus que les installations portuaires de Kribi regorgent d’énormes atouts et la Supply Chain Management est en constante évolution. « Cette plateforme accueillera des bases logistiques destinées à couvrir l’Afrique subsaharienne. Elle capitalisera les effets de synergie créés entre le port et une zone franche logistique via une zone douanière unique et permettra ainsi une distribution rapide et efficiente vers les consommateurs. Cette entité sera principalement dédiée aux activités logistiques à valeur ajoutée de groupage, de distribution et d’approvisionnement des flux internationaux », fait savoir la direction générale du PAK. Aussi, cette plateforme servira- t-elle,  précisent les responsables du port, de point de stockage pour la distribution vers d’autres zones ou point francs ainsi que pour la mise en consommation sur le territoire assujetti des produits n’ayant pas subit de transformation à l’intérieur du parc. « De nombreuses opérations pourront être réalisées à l’intérieur de cette zone comme le piking, le co-packing, le labelling, l’entreposage, l’assemblage et le contrôle qualité », rassure l’entreprise dirigée par Patrice Melom. Sans toutefois donner des détails sur le coût et la période de mise en place du hub logistique et le parc industriel, le PAK indique que cette plateforme donne aux investisseurs des avantages fiscaux et douaniers prévus par la loi sur les zones économiques spéciales. Pour cela, elle proposera une offre diversifiée allant des terrains nus viabilisés aux bureaux et entrepôts prêts à l’emploi, et pourra attirer ainsi parmi les meilleurs aux mondes, les opérateurs logisticiens, les distributeurs multinationaux, les fournisseurs de services portuaires et les sociétés de trading et de négoce international. Ce qui créera d’après le PAK, de nombreux emplois dans la cité balnéaire de Kribi. « Ce Hub sera l’interlocuteur spécifique des investisseurs désireux de compétitivité dans la gestion de la chaine de distribution (coût de fret et traitement portuaire, temps de transit) et d’optimisation de la Supply Chain Management (stock unique et restreint, fréquence et régularité de connexions), grâce à une plateforme portuaire performante et une plateforme logistique multimodale », déclare la direction générale du PAK. Mis en service le 2 mars 2018, le PAK est chargé de la gestion, l’exploitation la maintenance ainsi que l’entretien du port et des installations de la composante portuaire du Complexe industrialo- portuaire de Kribi.

MTN Cameroon réduit son personnel de 10 %

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Hendrik Kasteel, DG MTN Cameroon

D ans le cadre de la réorganisation structurelle de ses équipes en vue de mieux satisfaire sa clientèle, l’opérateur sud-africain de télécoms, Mobile Telecommunications Network cameroon (MTN Cameroon) annonce avoir réduit son effectif de 10 %. « la réduction des effectifs s’est effectuée sous le contrôle du ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, dans le respect de la législation en vigueur au Cameroun, et en collaboration avec les délégués du personnel et les syndicats », rassure la filiale camerounaise du groupe MTN.

D’après MTN Cameroon, cette opération devrait permettre à l’entreprise de se recentrer sur ses priorités et de mettre l’accent sur l’excellence dans l’exécution de ses missions. « Dans une industrie des télécommunications en pleine mutation, MTN Cameroon se doit de rationaliser son modèle opérationnel, pour renforcer sa compétitivité. Avec ce changement structurel, l’entreprise se transforme en une organisation plus agile, centrée sur un double objectif : mieux servir et satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante et en quête de services plus performants et être à l’avant-garde des innovations dont l’économie numérique a besoin au Cameroun », fait savoir l’opérateur dans un communiqué datant du 31 octobre dernier. Et d’ajouter que la réorganisation structurelle de ses équipes opérationnelles vise à « accroître son efficacité au service de la clientèle » et d’ « assurer sa croissance dans la durée ».

Toutefois, « le leader du marché des télécommunications au Cameroun » remercie le gouvernement camerounais qui a accompagné cette réorganisation lui permettant ainsi à continuer de jouer pleinement son rôle « de partenaire-clé du développement des télécommunications et de l’économie numérique au Cameroun ». « L’entreprise reste par ailleurs engagée à fournir aux Camerounais des solutions simples, innovantes et accessibles pour répondre à leurs besoins en communication et contribuer à rendre leurs vies plus radieuses », rassure l’opérateur sud-africain.

Rappelons que cette réorganisation intervient dans un contexte marqué par une perte du chiffre d’affaires de MTN Cameroon au cours des neufs premiers mois de l’année en cours ainsi qu’à la réduction de son parc d’abonnés. En effet, l’entreprise dirigée depuis septembre dernier par le Néerlandais Hendrik Kasteel a enregistré une régression de 8 % de son chiffre d’affaires au 3e trimestre et une baisse de 11,8 % du revenu des voix sortantes à fin septembre 2018. La filiale camerounaise a également vu son portefeuille client passer de 10 millions d’abonnés en 2013 à 6,9 millions au 3e trimestre 2018 contre 6,6 millions au 2ème trimestre. Et ce à cause de l’ « environnement difficile » et « la pression de la concurrence ».

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

 

Sosucam vise une production de 130 000 tonnes de sucre

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Louis Yinda, PDG Sosucam

 

La Société Sucrière du Cameroun (Sosucam), dans un communiqué signé du président directeur général, Louis Yinda, informe qu’elle compte produire 130 000 tonnes de sucre au cours de la campagne sucrière 2018/2019 dont le démarrage effectif sur ses sites de Mbandjock et de Nkoteng, dans la région du Centre, a débuté le 30 octobre 2018. Ce qui marque une note d’espoir pour cette entreprise qui a connu un déficit de production de 16 000 tonnes au cours de la précédente campagne. « Cette production s’ajoutant au stock actuel de 30 000 tonnes de sucre de la précédente campagne, Sosucam vous assure la disponibilité sans faille de tous ses produits et conditionnements sous la marque Princesse Tatie », fait savoir Louis Yinda. C’est dire que le géant agroindustriel a le stock nécessaire pour satisfaire la demande nationale estimée à 150 000 tonnes par an.

Aussi, la filiale camerounaise du groupe français Somdiaa prévoit-elle, à terme, la récolte sur 22 000 hectares de cannes à sucre sur ses deux sites et le broyage de 1,4 million de tonnes de cannes dans ses usines. Cette nouvelle campagne, indique Sosucam, va générer plus de 7 000 emplois directs ou de Petites et Moyennes Entreprises (PME) en cotraitance.

En rappel, Sosucam, détient depuis mai dernier le monopole du marché sucrier au Cameroun après l’interdiction des importations par le président de la République, Paul Biya, pour assurer la survie de la société qui croulait sous le poids de la concurrence, la contrebande et des importations massives de sucre (estimées à 40000 tonnes au premier trimestre 2018). En effet, l’industriel agroalimentaire avait menacé d’arrêter ses activités en avril si le gouvernement ne prenait pas des mesures nécessaires. Détenue à 74 % par le français Somdiaa et 26 % par l’Etat du Cameroun, l’entreprise dirigée par Louis Yinda a une capacité de production de 130 000 tonnes extensibles à 170 000 tonnes par an sur une superficie de 25 000 hectares. Et avec 1,08 million de tonnes de cannes à sucre broyées dans ses deux usines, la Sosucam produit près de 105 000 tonnes de sucre par an, dont 17 000 tonnes en morceaux. Elle vend plus de 100 000 tonnes sur le marché camerounais et approvisionne le Tchad en sucre extra-raffiné, nécessaire aux brasseurs.

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

Doing Business 2019: le Cameroun perd trois places

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Doing business 2019 : le Cameroun perd trois places.

La Banque Mondiale a publié le 31 octobre dernier son rapport « Doing business » 2019. Intitulé « pour mieux réformer », le document informe que le Cameroun a perdu trois places, en passant de la 163e à la 166e place sur 190. Le pays affiche ainsi une note de 47,78 sur 100. Pour expliquer cette régression du Cameroun, la Banque Mondiale pointe un doigt accusateur à l’obtention du permis de bâtir qui, de l’avis de cette organisation, constitue un facteur dissuasif pour les potentiels investisseurs. Le Cameroun de ce point de vue est 132e. De plus, l’accès à l’électricité demeure l’un des ventres mous du pays. En effet, le rapport souligne que l’Etat du Cameroun figure au 129e rang. Tandis que sur le critère enregistrement de la propriété il est 176e. Et 73e en ce qui concerne l’accès au crédit. Dans la section protection des investisseurs minoritaires, la position du Cameroun n’est guère reluisante. Il occupe la 140e position. Alors même que dans le critère paiement des taxes il est 182e. Dans les volets relatifs au commerce transfrontalier et résolution de l’insolvabilité, le pays trône à la 186e et la 127e place. Toutefois, le rapport de la BM insiste sur le fait que le Cameroun a implémenté deux réformes, notamment la facilité à la création des entreprises, à travers « la publication en ligne des avis de constitution de société par le Guichet unique ». Cela vaut donc le 92e rang au classement Doing business 2019. Il en est de même en ce qui concerne l’exécution des contrats. D’après la BM, « le Cameroun a facilité l’exécution des contrats en adoptant une loi réglementant tous les aspects de la médiation en tant que mécanisme alternatif de résolution des conflits ». Pour le reste, on note que depuis le début du Doing business, c’est plus de 3500 réformes de l’environnement des affaires qui ont été engagées dans 186 économies sur les 190 qui font partie de ce classement.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Compétitivité: Douanes, la modernisation des administrations préoccupe

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Douanes : la modernisation des administrations préoccupe.

S’il est une corporation qui place la modernisation de ses services au cœur de ses préoccupations, c’est sans doute celle des Douanes. En effet, réunis à Yaoundé la semaine dernière, les points de contact des 23 administrations que compte l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest ont tablé sur les leviers pouvant actionner la modernisation douanière, afin de la rendre plus compétitive. D’après le directeur général des Douanes camerounaises (DGD), Edwin Fongod Nuvaga, il s’agissait pour chaque administration de « se regarder dans la glace et d’apprécier par elle même si elle a évolué ou pas ». Il était donc question, a souligné le DGD, « de passer au scanner toutes les questions liées au leadership, au management stratégique, ressource humaine, au partenariat et aux procédures douanières ». Selon l’un des participants qui prenait part à ces travaux, cette 9e réunion des points de contact pour le renforcement des capacités avait pour ambition de « passer en revue les missions de ces agents dans la douane ». Ainsi, à la clôture des travaux vendredi dernier, le DGD a félicité les travaux effectués par les « artisans de la modernisation des administrations douanières ». Il a par ailleurs exhorté ceux qui viennent de rejoindre l’équipe des points de contact de se rapprocher des aînés afin d’apprendre rapidement à leur côté. Tenue sous le thème « de la planification stratégique à la mise en œuvre effective des initiatives de réforme et de modernisation au sein des administrations de l’Afrique centrale et occidentale », cette 9e rencontre avait comme sujet de débat les thématiques tels que « quelle contribution et quelle forme de collaboration avec les différentes parties prenantes pour soutenir la modernisation des administrations des douanes de la région Afrique occidentale et centrale ? », entre autres.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Développement local: le Pndp récompense les 30 meilleures communes

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Le Pndp récompense les 30 meilleures communes.

La bonne gestion des finances publiques locales, ainsi que l’implémentation des processus participatifs de développement au sein des communes, ne sont plus des faits anodins. Le Programme National de Développement Participatif (Pndp), bras séculier du ministère de l’Economie, de la Planification et l’Aménagement du Territoire (Minepat) en matière de développement, récompense ces bonnes pratiques. C’est dans ce cadre qu’il faut situer la cérémonie de récompense des 30 meilleures communes qui s’est déroulée la semaine dernière à Yaoundé. En effet, Alamine Ousmane Mey a remis une prime de 50 millions de francs CFA à chacune des deux meilleures communes de chaque région pour la performance réalisée. Et une enveloppe de 25 millions de francs CFA à chacune des 10 autres communes ayant réalisé la meilleure progressivité entre 2017 et 2018. Ainsi, pour l’édition 2018, on retient qu’en matière de performance, la commune de Bamendjou, dans la région de l’Ouest, occupe la première place sur le plan national avec un score de 87/100. Elle est suivie de prêt par celle de Pitoa, région du Nord, qui totalise un score de 86/100. Dans la catégorie progressivité, la commune de Somalomo, située dans la région de l’Est est maillot jaune avec un score de 60,12. Son suivant immédiat est la commune de Massangam, basée dans la région de l’Ouest qui affiche un score de 50,47. En effet, dans l’optique d’intensifier la mise en œuvre des mécanismes suscités, et de favoriser l’appropriation par les communes, il a été institué au sein du Pndp, un guichet performance. Il s’agit d’un guichet d’incitation à la performance et à l’amélioration, entre autres, de la gestion budgétaire et comptable, de la transparence et la gouvernance locale et de l’appropriation de la démarche participative promue par le Pndp. Ce trois domaines se traduisent, entre autres par le dépôt régulier des états financiers de la commune aux institutions habilitées, notamment le Trésor, la Chambre des comptes, et la mise en œuvre des solutions endogènes dans les villages, en passant par la vérification des mécanismes d’entretien et de maintenance des ouvrages. Pour cette deuxième édition, 336 communes sur 360 au Cameroun, ont pris part à la compétition, ce qui équivaut à un taux de 93 %. On note aussi que les notes ont progressé, passant d’un score moyen de 32 % au niveau national en 2017, à 44,4 %.

Junior Matock (Défis Actuels)

Finances: ce que cache l’augmentation des taux de crédit à la Beac

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epargnants et entreprises formés à l’audit bancaire
Ce que cache l’augmentation des taux de crédit à la Beac.

A l’issu du Comité de Politique Monétaire (CPM) du 31 octobre dernier, plusieurs résolutions ont été prises. Face à la presse, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac), Abbas Mahamat Tolli, a souligné qu’il a été décidé de : « relever le Taux d’Intérêt des Appels d’Offres (Tiao) de 2,5 % à 3,5 % ». Dans le même temps a-til mentionné « le taux de facilité marginale de prêts passe de 4,7 % à 5,25 % ». Par ailleurs, a poursuivi Abbas Mahamat Tolli, au cours de cet échange avec les hommes de médias, « le taux de pénalité aux banques est lui aussi relevé pour être porté de 7 % à 5,25 % ». Seuls restent inchangés : le taux de la facilité marginale de dépôt, c’est-à-dire le taux d’intérêt que les banques perçoivent lorsqu’elles déposent des liquidités et les coefficients des réserves obligatoires (les fonds que les établissements de crédit sont tenus de déposer dans les comptes de la Beac). Ainsi, interpelé sur ces différentes hausses, Abbas Mahamat Tolli a relevé qu’en ce concerne principalement le Tiao, « nous relevons ce taux dans le souci de conforter la gestion de nos réserves de change, mais surtout pour lier la politique monétaire à la conjoncture actuelle, marquée par les efforts de sortie de crise en cours dans les Etats de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale », car a-t-il expliqué, une telle initiative est prise lorsque « les circonstances l’exigent, parce que si on ne le fait pas, on va se retrouver dans une réduction de nos avoirs extérieurs ». Quand on procède a de telle réajustement, a-t-il martelé, « c’est pour éviter des conséquences négatives sur la soutenabilité extérieure ». Notons que ce n’est pas la première fois que la Beac procède à la hausse du Tiao. L’une des mesures similaires date de mars 2017, période au cours de laquelle l’on enregistrait une baisse continue des réserves de change. Dans un tel contexte, expliquent des experts du domaine, « toute banque centrale avisée se doit de prendre des mesures pour éviter que le pire ne survienne ». Car, indiquait Abbas Mahamat Tolli, « le Tiao est l’instrument par excellence de la Beac pour déterminer l’orientation de sa politique monétaire ». C’est aussi « l’outil qui sert de courroie de transmission de la politique monétaire au secteur réel ». Pour renchérir ses explications, Abbas Mahamat Tolli a fait savoir que « c’est la conjoncture qui dicte la conduite à adopter en ce qui concerne ces différents leviers ». De plus, de l’avis de certains spécialistes, le relèvement du Tiao suppose, un relèvement du coût de la monnaie mise à la disposition des banques de la sous-région. L’objectif visé consiste à réduire la « fuite des capitaux hors de la Cemac ». Notamment dans un contexte de crise. Il convient de noter que c’est depuis 2014 que l’ensemble de la sous-région vit une crise économique causée par la baisse drastique des cours des matières premières.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

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