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Justice : Ce qui est reproché à Michel Biem

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Michel Biem exposé à la peine de mort

Michel Biem Tong enfin sortir de sa cellule du Secrétariat d’Etat à la défense (Sed) ce 15 novembre 2018. Après 23 jours de détention, le cyberjournaliste a déménagé pour la prison centrale de Kondengui. En passant par le Tribunal militaire de Yaoundé. Juste l’occasion de se faire notifier les charges qui pèsent contre lui. « Le Commissaire du gouvernement a décidé de le placer sous mandat de dépôt pour des faits d’outrage au Chef de l’Etat, déclarations mensongères et apologie du terrorisme », rapporte le site internet actucameroun.com, citant une source au Sed.

Agé de 33 ans, Michel Biem Tong a été arrêté sur la base d’un enregistrement audio adressé aux groupes sécessionnistes du Southern Cameroon national council (Scnc) qui sévissent dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. En invitant les groupes quelques peu en conflit, à unir leurs forces pour se battre contre le régime de Yaoundé. Un message intercepté par les services de renseignement qui n’ont plus toléré à celui qui ne cesse de soutenir les revendications des sécessionnistes. D’où le recours au tribunal militaire pour connaître de cette affaire qui met un terme au combat que l’homme mène contre Paul Biya et son régime, en faveur des prisonniers de luxe qu’il considère comme des prisonniers politiques.

Le détenu risque la peine de mort puisqu’il est jugé dans le cadre de la loi N° 2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme. Ce que tentent d’éviter des groupes de pression qui, après hésitations, se sont finalement engagés dans la quête du respect des droits du détenu. Michem Biem Tong a pu bénéficier d’une visite au 21ème jour. Une visite d’un collectif de journalistes et défenseurs des droits de l’homme. Lesquels ont signé un communiqué exigeant la libération du journaliste. Mais aussi, qu’il soit éventuellement jugé par un tribunal de droit commun. Un combat que compte mener également le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc)

Commerce extérieur: le déficit commercial augmente de 437 milliards

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Le déficit commercial augmente de 437 milliards.

«Le premier semestre 2018 enregistre un déficit de la balance commerciale de 818,1 milliards de FCFA, soit une augmentation de 437,7 milliards de F CFA (+115,1 %) par rapport au premier semestre 2017 ». Telle est le constat fait par l’Institut National de la Statistique dans son dernier rapport sur le commerce extérieur au Cameroun. Selon cette institution en charge de la gestion des statistiques, cette aggravation du déficit commercial résulte « d’une augmentation des importations de 20,8 % et d’une diminution des exportations de 16,8 % par rapport au premier semestre 2017 ». Selon les explications de l’INS, « les recettes d’exportation du Cameroun quant à elles se chiffrent à 794,6 milliards de francs CFA pour 2,5 millions de tonnes de marchandises, enregistrant ainsi des baisses de 16,8 % en valeur et 24,7 % en quantité par rapport au premier semestre de l’année précédente ». Par ailleurs, relève-ton dans le document, la baisse observée est due à un repli des ventes de certains principaux produits d’exportation. Notamment : « des huiles brutes de pétrole (-33,8 %) du cacao brut en fèves (-13,4 %), de la pâte de cacao (-89,4 %) , du beurre de cacao (-90,4 %), du café (-30,1 %) l’aluminium brut (-32,8 %), et du caoutchouc brut (-33,1 %) ». En ce qui concerne les dépenses d’importation du Cameroun, « leur valeur s’élève à 1612,7 milliards de francs CFA pour 4,2 millions de tonnes de marchandises, enregistrant ainsi des hausses de 20,8 % en valeur et 27,2 % en quantité par rapport au premier semestre 2017 ». Cette augmentation des dépenses d’importation résulte, souligne l’INS, de « la hausse des dépenses d’importation des huiles brutes de pétrole (829 %) du fait de la reprise des activités à la Société Nationale de Raffinerie (Sonara), des céréales (13 %) dont 19 % pour le riz, des poissons et crustacés (26 %), des produits pharmaceutiques (16 %), les carburants et lubrifiants (16 %) ».

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Développement local: 13 milliards pour développer les communes victimes d’insécurité

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13 milliards pour développer les communes victimes d’insécurité.

Les communes affectées par le flux massif des réfugiés du fait des crises sécuritaires, ont désormais de quoi retrouver le sourire. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a signé le 13 novembre dernier à Yaoundé, avec l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne, Hans Peter-Schadek une convention de 20 millions d’euros, soit 13,120 milliards de francs CFA. Dans le cadre du Programme de Développement Economique et Social des Villes (Prodesv) secondaires exposées à des facteurs d’instabilité. Initiative qui s’inscrit dans le Programme Indicatif National (PIN) du 11ème Fonds Européen de Développement de l’Union Européenne en faveur du Cameroun. Elaboré par le Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunal (Feicom), avec l’appui de la KFW, banque allemande spécialisée dans les projets de développement, le Prodesv va se déployer dans 15 communes impactées par les facteurs d’instabilité. Il s’agit de manière précise, des zones d’accueil des réfugiés, de déplacés internes et d’autres migrants. L’objectif du Prodesv est de renforcer la stabilité régionale et une meilleure gestion des migrations au Cameroun. Mais surtout, à relever la capacité des villes secondaires à faire face aux crises, accueillir de nouveaux arrivants et promouvoir le développement économique communal inclusif dans le respect de l’environnement. A cet effet, chacune des 15 communes répandues à travers les régions du Sud (Campo, Mintom), Est (Kentzou, Kette, Bétare-Oya, Garoua-Boulai), Adamamoua (Djohong, Meiganga, Ngaoui) ; Nord (Baschéo, Madingring, Touboro), Extrême-Nord (Mogodé, Mozogo, KaiKai) va recevoir des financements pour réaliser en moyenne 15 projets de développement. Les critères d’éligibilité des projets sont notamment : leur impact social et économique et la création d’emploi pour la population ainsi que l’implication des artisans dans la réalisation des travaux ; le renforcement des structures existantes ou à créer. Et les effets en faveur de la promotion de la paix sociale entre les autochtones et les allochtones. Les résultats attendus sont la construction des infrastructures publiques promouvant le développement socio-économique des villes secondaires sont construites, exploitées, entretenues de façon durable et utilisées par les populations des communautés hôtes et des migrants. Créer des emplois et des opportunités d’entreprenariat local en lien avec la construction, l’exploitation et l’utilisation des infrastructures réalisées dans des villes secondaires. En outre, il faudra aussi accroître les compétences professionnelles des réfugiés, déplacés internes et autres migrants ainsi que de leurs communautés hôtes.

Junior Matock ( Défis Actuels)

Coopération: Cameroun-FMI, les réformes menées en 2018

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Covid-19: un compte d'affectation spéciale créé

Joignant l’acte à parole, le gouvernement, en termes d’engagements pris dans le cadre du programme signé avec le Fonds Monétaire International (FMI), a entrepris bon nombre de réformes. Il s’agit notamment de l’adoption d’un nouveau code de marchés publics, l’accroissement des revenus non pétroliers et la conduite du comptage physique du personnel de l’Etat, en vue de résorber les dépenses liées au payement de salaire à des agents fictifs. En effet, le Cameroun s’était engagé de réformer le système de passation des marchés publics. A travers le décret du président de la République du 20 juin 2018, le nouveau code change les méthodes de passation des marchés publics. Désormais, le Maître d’Ouvrage sélectionne une entreprise sur la base de critères de performance, d’exploitation et de coût économique. En ce qui concerne les recettes non pétrolières, les chiffres publiés par le ministère des Finances (Minfi), au premier semestre de l’année en cours, affichent une augmentation de 62,7 milliards de francs CFA, ce qui porte ces ressources à 1 341,1 milliards de francs CFA en juin 2018, contre 1 278,4 milliards à la même période en 2017. Par ailleurs, en ce qui concerne la gestion de la fonction publique, le Minfi a initié l’opération de comptage physique du personnel de l’Etat (Coppe). Cet exercice, de l’avis du directeur général du budget au Minfi, a permis d’économiser plusieurs milliards de francs CFA. Sur le plan du renforcement de la compétitivité, le gouvernement annonçait le renforcement la capacité de production à environ 1800 MW à l’horizon 2020, afin de réduire la facture énergétique, améliorer l’offre et la disponibilité aux entreprises. La signature récente des conventions de financement de 786 milliards pour le barrage de Nachtigal rentre en droite ligne de cet objectif.

Par Junior Matock ( Défis Actuels)

Corinne Delechat, chef de mission FMI « La 3e revue est concluante »

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« La 3e revue est concluante »

« Nous avons eu une mission d’une semaine, extrêmement courte mais fructueuse; les discussions ont été conduites au titre de la troisième revue du programme appuyé par la Facilité Élargie de Crédit, et nous sommes arrivés, au terme des échanges à un référendum qui va nous permettre de présenter la revue au niveau du Conseil d’administration en mi-décembre. Cela permettra un décaissement d’environ 46 milliards de francs CFA, 85 en total pour l’année et 240 milliards de francs CFA en cumulatif depuis le début du programme avec le Fonds Monétaire International. Notre appréciation de la situation économique, c’est qu’on a une reprise graduelle de la croissance en 2018, on passe de 3,5 % en 2017 à 3,8 % en 2018, à cause des travaux de préparation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), une activité non pétrolière relativement dynamique. Les perspectives pour 2019 sont de continuer à rebondir vers 4,4 % de croissance, l’inflation reste maîtrisée et on est aux environs de 1 %. Dans le cadre du programme avec le Cameroun, la conclusion satisfaisante de la revue permettra le décaissement d’environ 300 milliards de francs CFA en appui budgétaire de la part des partenaires du Cameroun, c’est dire que c’était vraiment un enjeu important pour la revue ».

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Programme économique et financier: les dernières conditions du FMI

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Les dernières conditions du FMI.

Au terme de la troisième revue du Fonds Monétaire Internationale (FMI) la semaine dernière, Corinne Delechat, a affirmé que l’évaluation a été concluante. Ce qui devrait donner lieu, après la tenue du Conseil d’administration en mi-décembre prochain, à un décaissement de 46 milliards de francs CFA. Cependant, a insisté le chef de mission, « le Cameroun doit poursuivre la réduction du déficit budgétaire en évitant les dépassements observés en fin 2017 ; et veiller à aligner la loi de finances 2019 aux objectifs du Programme Economique et Financier signé avec le FMI ». Tels sont, de l’avis de certains analystes, les deux conditions auxquelles le Cameroun doit se conformer, afin d’honorer à tous ses engagements vis-à-vis du FMI.

Réduction du déficit budgétaire

En effet, du fait principalement de la baisse des recettes pétrolières entamée en 2014, le déficit budgétaire du pays a culminé à 6,9 % du Produit Intérieur Brut (PIB) au terme de l’année 2016, révèle l’agence de notation américaine Standard & Poor’s dans l’un de ses rapports sur le Cameroun. Ce qui a contraint les autorités camerounaises à signer, en juin 2017, un programme triennal avec le FMI, dans le but, entre autres : « de rééquilibrer les finances publiques, se prémunir contre des situations de vulnérabilité budgétaire telles que l’augmentation de la dette publique », bref, « assurer la stabilité macroéconomique, facteur essentiel à une croissance soutenue », expliquent les experts. Ainsi, prenant la situation à bras le corps, Alamine Ousmane Mey, alors ministre des Finances, avait engagé ses collègues, à tout faire « pour maintenir ce déficit en dessous de 3 % en fin 2017 ». Les efforts du gouvernement dans ce sens ne sont pas restés sans récompense. Car, selon les prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), « le déficit public au Cameroun culminera finalement à -1,2 % du PIB en 2018, contre des projections initiales de -2,1 % du PIB en début d’année et une performance de – 4,6 % du PIB en 2017, ce qui révèle un gain de plus de 3 points ». Si ceci se traduit en fait concret, le pays aura donc anticipé sur les projections du FMI qui, tablait sur un déficit budgétaire de 1,5 % dès 2019.

Aligner la loi de finances 2019 aux objectifs du programme

Relativement à la deuxième réserve émise par le FMI, portant sur l’alignement de la loi de finances 2019, aux objectifs du programme, des analystes s’accordent à penser qu’il est entre autres question pour le gouvernement, de continuer à honorer ses engagements en veillant à ce qu’il « apparaisse clairement dans la loi de finances 2019, des lignes prévues pour la poursuite de l’apurement de la dette intérieure, mais également des crédits sur la Taxe de la Valeur Ajoutée (TVA) ». Dans ce sens, on se souvient qu’à deux reprises, le ministre des Finances Louis Paul Motaze, a pris la décision d’apurer les créances dues aux entreprises. La première opération a eu lieu en avril 2018, pour un décaissement de 32 milliards de francs CFA, alors que la deuxième s’élevait à 10 milliards de francs CFA. En direction des Petites et Moyennes Entreprises, au titre des arriérés s’étendant de 2013 à 2017. L’insistance du FMI tombe donc sous le sens. Parce que selon des données officielles, l’Etat a besoin de plus de 500 milliards pour éponger l’ardoise de sa dette intérieure. Et selon des sources proches du dossier au Minfi, l’Etat n’entend ménager aucun effort pour tenir ses promesses.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Jacques Fame Ndongo : « Dès janvier 2019, les mille enseignants seront recrutés»

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A la Crtv, Fame Ndongo explique les modalités de recrutement

Deux mille enseignants à recruter dans l’enseignement supérieur ; comment avez-vous accueilli cette haute décision du Chef de l’Etat ?

J’ai accueilli cette haute décision du président de la République avec une très grande satisfaction. Naturellement, je ne suis pas le seul ; c’est l’ensemble de la communauté universitaire du Cameroun de l’intérieur et de la diaspora qui est satisfaite car il avait dit d’ailleurs lors de sa prestation de serment qu’il allait prendre en compte les attentes, les aspirations, les insatisfactions et même les frustrations de la jeunesse. Et voilà que le président de la République répond de manière adéquate aux attentes de la jeunesse universitaire, et notamment les titulaires du doctorat ou du PhD qui attendaient depuis belle lurette cette bouffée d’oxygène.

Enfin, les récriminations des attachés de recherche et des enseignants vacataires atteignent le Palais de l’Unité…

Le président de la République est l’homme le mieux informé du Cameroun. Il était au courant de tout cela. Mais vous savez, un homme politique, surtout lorsqu’il est un président de la République aussi avisé que le président Paul Biya attend ce qu’on appelle l’opportunité politique. Donc toute la communauté universitaire est très contente, très satisfaite. Cette communauté attend maintenant les modalités pratiques d’opérationnalisation de cette très haute directive du chef de l’Etat.

A ce sujet, M. le ministre, 2000 enseignants c’est beaucoup ; comment allez-vous organiser pour sélectionner les meilleurs à recruter dans le magistère de l’enseignement supérieur ?

Il faut d’abord signaler que c’est 2000 enseignants, oui mais le recrutement est étalé : 2019, mille titulaires du doctorat ou du PhD, 2020, cinq cents enseignants et 2021, cinq cents enseignants. Alors le recrutement se fait selon la procédure réglementaire, à savoir : D’abord l’ouverture des postes par les recteurs et les vice-chancellors des universités d’Etat conformément aux profils des candidats. Chaque département propose au chef de département qui propose au recteur ou au vice-chancellor, les profils des postes à pourvoir. Ensuite, les candidats peuvent donc déposer leurs dossiers auprès des universités concernées. Après le dépôt des dossiers, il y aura une session de l’assemblées des départements, pour examiner les dossiers en fonction des mérites, en fonction des compétences, en fonction des besoins de l’établissement. Ensuite les dossiers seront transmis, classés par ordre de mérite au doyen ou au chef de l’établissement ou au directeur s’il s’agit d’une grande école. Et il y a un conseil d’établissement qui réexamine les dossiers concernés. Et enfin, ces dossiers sont transmis à monsieur le recteur ou le vice-chancellor qui préside ce qu’on appelle une commission consultative de recrutement des assistants. Cette commission fait le même travail. Et enfin la commission transmet au ministre de l’Enseignement supérieur la liste des enseignants éligibles au recrutement. Et le ministre de l’Enseignement supérieur autorise donc le recrutement des enseignants dans chaque université.

Les mesures que vous évoquez sont-elles d’application immédiate ?

Elles sont d’application immédiate ! Nous n’avons plus rien à attendre. Le président de la République a donné des directives ; le Premier ministre chef du gouvernement va également intervenir. Donc je vais d’abord recueillir les instructions de M. le Premier ministre chef du gouvernement. Et après nous mettrons en pratique cette belle symphonie pour que dès janvier 2019, les mille soient recrutés dans les huit universités d’Etat. Maintenant, chaque établissement aura son corps enseignant bien formé, bien adapté aux exigences de la nouvelle gouvernance universitaire. Donc le triptyque est l’assurance qualité, la professionnalisation et l’employabilité des diplômés.

Je m’adresse maintenant à l’enseignant que vous êtes : du sang neuf dans l’enseignement supérieur, ça veut dire que les anciens vont passer la main ?

Comme vous le savez, l’enseignement supérieur est comme une rivière. L’eau n’est jamais la même. L’eau s’en va, mais l’eau est toujours là. Donc cette fois-ci, on met de l’eau fraîche, on a des cerveaux qui seront plus frais, plus adaptés aux modalités de la modernité planétaire. Naturellement, c’est une bouffée d’oxygène, mais cela ne signifie pas que les anciens professeurs sont obsolètes.

En d’autres termes, les jeunes doivent s’abreuver à la bonne source ?

Les jeunes doivent s’abreuver et apprendre la bonne pédagogie auprès des aînés. Mais les aînés ne doivent pas verser dans le mandarinat qui parfois hypothèque l’avenir des cadets.

Source : Crtv

Sur le même sujet: Paul Biya lance un recrutement de 2000 titulaires de doctorat et de PhD

Universités d’Etat : Paul Biya recrute 2000 enseignants

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Premier acte fort. Dans le secteur universitaire

Le premier acte que prend Paul Biya officiellement depuis la prestation de serment est le recrutement spécial de 2000 docteurs PhD pour le compte des universités d’Etats du Cameroun. Un recrutement qui s’étend sur trois ans : 1000 enseignants pour l’année 2019, et 500 pour chacune des deux prochaines années. Le communiqué de presse que signe Ferdinand Ngo Ngo, le secrétaire général de la Présidence de la République à cet effet, indique qu’il s’agit de « la réponse concrète aux besoins des universités d’Etat en matière d’enseignants », notamment avec « la création ces dernières années de plusieurs établissement« . Mais également à tenir ses engagements à l’égard des la jeunesse camerounaise de l’intérieur et de la diaspora.

Il revient au ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup) de mettre en application cette décision. Alors que ce ministère vient d’être secoué par une grève de détenteurs de doctorats qui exigeaient leur recrutement ordonné par le président de la République et que le Minesup rechignait à implémenter, selon eux. L’offre arrive a donc à point nommé pour ce secteur régulièrement en mouvement d’humeur. Paul Biya leur a consacré sa première mesure forte en tant que président réélu. Au passage, l’homme vomi par sa diaspora, fait pourtant un clin d’œil à ces derniers. Le recrutement concerne aussi les candidats établis à l’étranger.

Législatives et municipales : Le Rdpc tente d’anticiper sur Maurice Kamto à Baham

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« Je suis en session parlementaire, mais je suis venu rapidement me ressourcer le week-end et faire un toast avec ceux-là qui ont accordé leurs suffrages à Paul Biya, et même à ceux qui ont accordé leurs voix ailleurs ». C’est l’objet principal du repas que l’honorable Dr Fotso Kamdem Fostine a offert samedi dernier aux populations de l’arrondissement de Baham. En signe de remerciements pour le choix majoritairement porté sur Paul Biya lors du dernier scrutin présidentiel dans les Hauts plateaux. Mais très vite, l’objectif principal de cette fête a été livré. « Je veux dire à ma population que ceux qui se sont trompés auront l’occasion les mois à venir de se racheter », lâche-t-elle. La bataille a été serrée dans le département des Hauts plateaux, et particulièrement à Baham, village natal du Pr Maurice Kamto. Si Paul Biya, le président et candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) a remporté dans le fief sociologique departemental du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), il n’en demeure pas moins vrai que le natif du coin a fortement secoué le parti des Flammes et gagné même a Baham. Menaçant entre autres personnalités, les Pr Luc Sindjoun, Augustin Kontchou Kouomegni, l’honorable Fotso Fostine, l’homme d’affaires Dieudonné Kamdem, etc. Et l’homme continue de réclamer « sa victoire volée » tant au niveau national que departemental. Lui qui a remporté l’élection du 7 octobre dernier dans bon nombre de villages, avec parfois des scores à la soviétique.

Au moment où la contestation baisse, le camp d’en face tente de sauver ce qui peut encore l’être. Et même aller plus loin. « Je suis venu dire aux populations que rien n’est perdu, que le président Biya les aimes tous », flatte celle qui veut être la nourricière des Hauts-plateaux. Redoutant un regain de sympathie pour Maurice Kamto. Toujours est-il que le parti au pouvoir risquera de perdre du terrain lors des prochaines echéances, à défaut de se contenter d’une participation à la Coubertin. Du coup, l’honorable Fotso n’a pas attendu longtemps pour engager la bataille a Baham. Autant que d’autres élus du parti. Il faut des alliés de poids. Aux côtés de celle qui s’est lancée dans une échappée a la reconquête des electeurs, on a vu un certain Ernest Mboutchouang. Le beau-père de la première dame, que des sources crédibles dans les Hauts plateaux annoncent sur le départ des législatives à venir. L’homme venu de Badenkop s’est contenté de « remercier tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de l’homme lion à Badenkop, Bangou, Banka, Bapa ; les militants ne m’ont pas trompé ». En attendant le moment crucial.
Sur ce terrain pour le moins favorable au Mrc de Maurice Kamto, le parti au pouvoir peut compter sur l’accompagnement des autorités administratives. « Je demande aux Baham de ne pas céder à la manipulation, la paix c’est pour nous tous », a sensibilisé Maoundé Wé, le sous-préfet de Baham. Lui qui se bat quotidiennement avec les caciques du Mrc déterminés à faire valoir leur « choix volé » tant au niveau departemental que national. Les prochains mois risquent d’être encore plus riches en batailles.

Can 2019 : La mission de la dernière chance

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Arrivée des inspecteurs de la Caf chez Prime Potomac

La dernière mission d’inspection de la Confédération Africaine de Football (CAF) est en terre camerounaise depuis ce samedi 10 novembre 2018. Conduite par Anthony Baffoe, la délégation de sept personnes revisitera les infrastructures sportives de quatre sites : Yaoundé, Douala, Garoua et Bafoussam. Seul le site de Limbé ne verra pas les émissaires de la CAF, parce qu’étant prêt, avec son stade Omnisport et les différents stades d’entraînement de Buéa et Limbé, ainsi que les autres infrastructures et services requis. Les autres sites sont ceux qui connaissent encore des travaux sur le volet qui intéresse la CAF. Notamment le stade Roumde Adja à Garoua, le stade Paul Biya d’Olembe-Yaoundé, le stade omnisport de Douala-Japoma et les stades d’entraînement du site de Bafoussam, dispersés dans les villes de trois départements (Mbouda, Bafoussam et Foumbot).

Selon les informations des différents sites, l’heure est aux finitions sur la plupart des chantiers du volet qui intéresse la CAF pour cette dernière visite. En dehors du stade Roumde Adja de Garoua où le rythme semble ne pas être régulier. Cependant, Mota Engil, l’entreprise adjudicataire du marché de réfection de ce stade de compétition, a depuis longtemps promis que l’infrastructure sera prête fin décembre. Autant pour Olembe où Piccini procède aux finitions, en posant la toiture et les sièges. Le gazon affiche sa verdure un peu partout. Sur ce plan infrastructurel, « depuis la première visite d’inspection de la CAF, le Cameroun a fait d’importants efforts en vue de l’arrimage aux exigences de la CAF », soutient le patron du Cocan.

Le rapport de la 4ème et dernière mission de la CAF servira de base pour trancher sur le dossier Cameroun en instance depuis l’arrivée d’Ahmad Ahmad à la tête de la CAF. Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, le ministre des Sports et de l’Education physique, président du Comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (Cocan), rassure : « Les conseils et recommandations de la CAF sont appliquées à la lettre afin de permettre à notre pays de remplir les exigences contenues dans le cahier de charges de la CAF ».

ACCORD-CADRE

Pour le reste, Bidoung Mkpatt a fait le point des chantiers. La carte hôtelière de chaque site demandée « a été transmise à la CAF ». Autant que « le plan de couverture sanitaire », accompagné de la présentation des plateaux techniques des hôpitaux de référence, « en cours de renforcement ». A propos des voies de communication et des infrastructures de télécommunications, « les différentes administrations compétentes, qui en sont les maîtres d’ouvrages, assurent le suivi quotidien en vue du respect des engagements pris par le Cameroun ». Un expert de la sécurité de grands événements sportifs a mis à jour le logiciel camerounais en la matière. Le volet événementiel n’est pas en reste. La promotion de la destination Cameroun est en cours avec l’accompagnement de Lagardère sports, l’agent marketing de la CAF.

Et pourtant, la CAF n’a pas encore signé l’Accord-cadre avec le Cameroun. Beaucoup mettent cela au compte des hésitations d’Ahmad Ahmad. Pour le Minsep, « la visite du président de la CAF est venue dissiper les déclarations erronées sur les capacités du Cameroun à accueillir la prochaine Can ». Le successeur d’Issa Hayatou, après avoir été reçu en audience par Paul Biya, a redit qu’«il n’y a pas de plan B pour la CAF ; la CAF n’a jamais réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun ». De quoi rassurer Yaoundé. Mais l’homme avait aussi promis de trancher après l’élection présidentielle camerounaise. De quoi garder l’épée sur la tête du Cameroun. En septembre, Anthony Baffoe avait déjà menacé à Garoua.

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