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Cemac: la Beac table sur des recettes budgétaires de 9 106,5 milliards

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la Beac table sur des recettes budgétaires de 9 106,5 milliards.

« Les finances publiques devraient poursuivre leur redressement et permettre de ralentir la progression de la dette publique ». Telle est l’une des principales conclusions contenues dans le rapport de politique monétaire récemment publié par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). Selon ce document, le redressement des finances publiques va impacter à la fois les recettes et les dépenses budgétaires dans la sous-région. A ce propos, l’institution que dirige Abbas Mahamat Tolli prévoit : « une hausse des recettes budgétaires de 13,5 %, à 9 106,5 milliards de francs CFA, portée principalement par des ressources tirées des hydrocarbures, en hausse de + 39,4 %, à 3 939,2 milliards de francs CFA. Les recettes non pétrolières quant à elles vont baisser de 0,6 %, à 5 167,3 milliards de francs CFA, en lien avec la morosité du secteur non pétrolier ». En ce qui concerne les dépenses budgétaires, la Beac souligne qu’elles se situeront à 9 275,4 milliards de francs CFA, en cohérence avec la baisse de 17,5 % des dépenses en capital, à 2 677,6 milliards, en relation avec le report d’un certain nombre de projets non matures, et ce, en dépit de l’accélération des travaux d’infrastructures liés aux préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 au Cameroun. De même, poursuit le rapport de la Beac, « les dépenses courantes reculeraient légèrement (-0,7 %), à 6 597,8 milliards, en relation avec la diminution des traitements et salaires (-2,3 %), des dépenses de biens et services (-9,1 %), alors que celles de transferts et subventions et des intérêts sur la dette publique décroîtraient respectivement de 11 % et 5,3 % ». Toutefois, nuance la banque centrale, « malgré l’excédent budgétaire, base engagements dons compris, attendu à hauteur de 274,3 milliards, soit + 0,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB), contre un déficit de 1 504,7 milliards en 2017 équivalant à 3,1 % du PIB ; les pays de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) continueraient à mobiliser des financements extérieurs d’environ 1 563,2 milliards de francs CFA, des allègements de la dette extérieure de près de 213,9 milliards de francs CFA, et des ressources monétaires de l’ordre de 268,1 milliards ». A quoi serviraient toutes ces ressources ? « A apurer des arriérés de 226,7 milliards de francs CFA, d’amortir la dette extérieure à hauteur de 1 104,4 milliards et de se désengager vis-à-vis du système non bancaire d’environ 988,4 milliards », conclut la Beac. Aussi, grâce au cadre macroéconomique favorable et des mesures de consolidation budgétaire inscrites dans les Programmes Economiques et Financiers de quatre pays avec le Fonds Monétaire International, la Beac indique que « le rythme d’accroissement de la dette publique devrait ralentir ; l’encours de la dette devant s’établir à 45,5 % du PIB (dont respectivement 32,4 % pour la dette extérieure et 13,0 % pour la dette intérieure), contre 48,4 % du PIB un an plus tôt (soit respectivement 32,9 % pour la dette extérieure et 15,4 % pour la dette intérieure) ». Cependant, note le rapport, « le ratio du service de la dette sur les recettes budgétaires se situerait à 17,3 % en 2018, contre 16,7 % en 2017, et celui du service de la dette rapportée aux exportations de biens et services reviendrait à 8,9 % en 2018, contre +9 % en 2017 ».

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Finance digitale: les EMF formés à la maîtrise des opportunités du secteur

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les EMf formés à la maîtrise des opportunités du secteur.

Selon l’enquête Finscope menée par le ministère des Finances (Minfi) en 2017, 37 % des personnes âgées de 15 ans et plus n’ont pas facilement accès, ou n’utilisent pas des produits et des services financiers. Dans cette proportion, 41 % sont des jeunes de 15 à 34 ans et 40 % sont des femmes vivants pour la plupart, en zone rurale. Et pourtant, avec le développement du numérique et de la finance digitale, ces personnes peuvent constituer un vaste marché pour les Etablissements de Microfinance (EMF). D’où l’intérêt du séminaire-atelier sur la finance digitale conjointement organisé à Yaoundé le 19 novembre dernier, par le Minfi et le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud). Selon Victor Ndzana Ndoga, coordonateur du Programme d’Appui à la Stratégie Nationale de la Finance Inclusive, l’objectif de ce séminaire consistait à « donner des outils aux Etablissements de Microfinance (EMF) en ce qui concerne les modèles d’affaires et des options stratégiques pour développer la finance inclusive ». Bien plus, a-t-il souligné, il est question de « fournir aux responsables de ces structures des astuces pouvant leur permettre de savoir quand et comment saisir les opportunités qu’offre la technologie mobile et les canaux de distribution alternatifs pour développer leurs activités ». En effet, des études attestent que l’adoption des produits et services digitaux offre aux EMF la possibilité : « d’augmenter le volume de leur clientèle, d’étendre leur gamme de produits et de réduire les coûts des services offerts, mais aussi de favoriser la culture digitale des populations à faibles revenus comme moyen d’accroître leur autonomie ». Les participants à ce séminaire-atelier ont reçu une formation axée sur deux thème principaux à savoir « les modèles d’affaires de la finance numérique pour les prestataires des services financiers ; et la gestion de réseaux d’agents des prestataires des services financiers de la finance digitale ». Plus spécifiquement, les modules d’enseignement portaient sur la structure des coûts, les défis et opportunités liés au déploiement et à la gestion d’un réseau d’agent de distribution des services et produits financiers numériques.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Hubert Nde Sambone: « l’ampleur du blanchiment est assez significative au cameroun »

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« l’ampleur du blanchiment est assez significative au cameroun »

Quelle est l’ampleur du blanchiment d’argent au Cameroun ?

Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, sont une réalité au Cameroun. Parce que le blanchiment suppose une infraction d’origine, qui peut être la corruption, le détournement et autres. L’ampleur du blanchiment est assez significative dans notre pays et même dans la sous-région Afrique centrale. Ceci se traduit par le nombre de cas que nous avons reçus et qui sont quand même assez importants.

Quels sont les domaines les plus touchés par ce phénomène ?

En matière de blanchiment, l’infraction d’origine récurrente la plus importante c’est la corruption et les détournements des fonds publics. Nous avons mis l’accent sur cet aspect du blanchiment en application des instructions de la hiérarchie, à savoir centrer notre action sur ce point et c’est le phénomène le plus important. Les années d’après, il y a aussi le financement du terrorisme qui s’est ajouté et qui est en second lieu l’un des domaines les plus importants de notre action.

Les transferts d’argent par voie électronique constituent-ils aussi une autre poche de blanchiment ?

Le blanchiment se décline en trois phases. Un criminel qui a commis une infraction, essaye de se mettre à l’abri des poursuites pénales et autres. Il va donc user des méthodes permettant de diluer la source de l’infraction et jouit paisiblement des fruits de ses actes. C’est dire que l’aspect sus-évoqué n’est que l’un des mécanismes que les criminels peuvent utilisées. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous effectuons cette évaluation des risques, pour voir quelles sont les menaces auxquelles notre pays est exposé. Et si jamais il existe des vulnérabilités, quelles sont les mesures à prendre pour y faire face. Le blanchiment des capitaux se trouve être aussi une grave menace à la paix… Effectivement. Le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme sont une menace réelle pour la sécurité et stabilité de nos Etats, mais également pour la sécurité économique.

Comment se déploie le dispositif anti-blanchiment d’argent au Cameroun ?

Il y a en amont, ce que nous appelons les professions assujetties, c’est-à-dire les banques et les autres organismes financiers de manière générale, les établissements et professions non financières désigneuses, en l’occurrence les avocats, les notaires. Ce sont ces professions qui dans leurs activités au quotidien, détectent les opérations douteuses. Une fois qu’elles ont détecté les opérations douteuses, elles transmettent ces informations à l’Anif sous forme de déclaration de soupçons. Lorsque l’Anif reçoit ces déclarations de soupçons, elle fait ses enquêtes, analyses, et si le soupçon est confirmé, elle fait un rapport aux autorités judiciaires compétentes pour les mesures de répression.

Que doit-on attendre de l’atelier d’évaluation qui commence à Yaoundé ?

Nous avons réuni un certain nombre d’acteurs qui sont impliqués dans la lutte contre le blanchiment dans notre pays. Ces acteurs vont donc collecter des informations qui feront l’objet d’analyses et commentaires, pour qu’à la fin on puisse savoir quelles sont les menaces et les vulnérabilités. Une fois toutes ces menaces identifiées, force reviendra à la loi.

Interview retranscrite par Junior Matock (Défis Actuels)

Finances: Blanchiment des capitaux, l’Etat évalue les vulnérabilités du système

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Blanchiment des capitaux : l’etat évalue les vulnérabilités du système

« Identifier, contrôler et réduire les risques et autres vulnérabilités » liés au système de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au Cameroun. Telle est la trame de fond de l’atelier d’Evaluation Nationale du Risque (ENR) de blanchiment de capitaux qui a été organisé à Yaoundé du 19 au 21 novembre dernier. Présidé par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, cet atelier avait pour but de : « concevoir des politiques et des actions efficaces basées sur le risque, et affecter les ressources disponibles de la manière la plus efficace pour endiguer le phénomène ». Pourquoi? Parce que selon le directeur de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (Anif), Hubert Nde Sambone, « c’est plusieurs milliers de milliards qui sont au cœur de cette pratique criminelle ». Avec des conséquences potentielles « sur la préservation de la paix et de la sécurité économique ». En ouvrant les travaux de cet atelier conjointement organisé avec l’appui de la Banque Mondiale, Louis Paul Motaze en a précisé les objectifs. A savoir, élaborer la feuille de route du groupe de travail pour la finalisation de l’ENR, procéder au lancement du groupe de travail qui sera responsable de la conduite de l’ENR jusqu’à son terme ; etc.

En effet, l’atelier de Yaoundé s’inscrit en droite ligne des recommandations faites par le Groupe d’Action Financière qui exige aux Etats, de mettre plus d’accent sur l’évaluation du risque à l’échelle nationale. Parce que les stratégies nationales, les politiques de décision et d’action doivent correspondre aux risques encourus par chaque pays. Ce qui permettra d’aboutir à une mise en œuvre efficace des méthodes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. A titre de rappel, l’ENR de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme est un processus d’identification et d’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme dans un pays donné ; et d’analyse des principaux sources et moteurs de risques. En 2013 déjà, l’ANIF dénombrait 315 déclarations de soupçon, 45 dossiers transmis à la justice pour un montant évalué à plus de 130 milliards de francs CFA. A ce jour, c’est environ 5000 déclarations de soupçons reçus, 700 rapports transmis aux autorités judiciaires compétentes.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Budget 2019: Philemon Yang présente les axes prioritaires

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Philemon Yang présente les axes prioritaires.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philémon Yang, n’est pas allé par quatre chemins le 21 novembre dernier, lors de la présentation du Programme Economique et Financier, Social et Culturel du gouvernement, comptant pour l’année 2019. Ainsi a-t-il fait savoir que les priorités du gouvernement vont porter sur : « le renforcement de l’économie numérique, l’optimisation des préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, la préparation des élections législatives et municipales, la mise en œuvre du Plan d’Urgence Triennal pour l’accélération de la croissance économique ». Philemon Yang a également indiqué que le gouvernement entend mettre un accent particulier sur « la décentralisation, en mettant plus de ressources à la disposition des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) ». Aussi, a-t-il mentionné « la poursuite de divers grands projets d’infrastructures, la relance de la croissance, mais également la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Economique conclu avec l’Union Européenne et la mise en œuvre du Programme Economique et Financier ». En ce qui concerne le programme signé avec le FMI, le chef du gouvernement a précisé que « nous allons veiller au respect de la mise en œuvre des réformes structurelles prévues dans le cadre du Programme économique et financier signé au mois de juin 2017 avec le FMI, appuyé par la Facilité Elargie de Crédit ». En matière de finances publiques, a expliqué le Premier ministre, « nous allons renforcer la discipline budgétaire, afin de rationaliser les dépenses publiques. Il sera également question d’améliorer la qualité des recettes, à travers leur sécurisation et l’identification du maximum de niches de recettes potentielles ». En ce qui concerne les jeunes, ils ne devraient pas se sentir léser. Car, selon Philémon Yang, le gouvernement entend poursuivre avec la mise en œuvre du Plan Triennal Spécial Jeunes. Il a à cet effet martelé qu’il sera question en 2019, de se « focaliser sur les difficultés que rencontrent les jeunes en matière d’insertion socioéconomique ».

Comment l’Etat compte mobiliser et gérer les 4 850,5 milliards sollicités

En matière de recettes, le chef du gouvernement a souligné que l’Etat compte mobiliser des ressources pétrolières à hauteur de 3 079,5 milliards de francs CFA, les recettes non pétrolières et de gaz à hauteur de 450 milliards de francs CFA. Dans la même perspective, les prêts projets seront mis à contribution pour plus de 500 milliards de francs CFA, tout comme des émissions de titres publics d’un montant de 260 milliards de francs CFA. Les engagements bancaires ne sont pas en reste. 65 milliards de francs CFA vont être mobilisés, ainsi que des appuis budgétaires des partenaires au développement pour un montant de 329 milliards de francs CFA et des dons d’une enveloppe de 79 milliards de francs CFA. En outre, en matière de dépense, le Premier ministre a expliqué que les 4 850,5 milliards de francs CFA, se répartissent ainsi qu’il suit : dépenses courantes évaluées à 2 465,5 milliards de francs CFA ; les dépenses en capital prévues pour 1 327,6 milliards de francs CFA. Le service de la dette publique culminera à 1057,4 milliards de francs CFA.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Loi de finances 2019: impôts, ce qui va changer

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Impôts : ce qui va changer

La proposition du budget de l’exercice 2019 soumise à l’Assemblée nationale contient de nombreuses innovations, notamment en termes de nouvelles taxes sur certaines marchandises à l’importation. Les secteurs concernés sont les télécommunications, la friperie et pneumatique, les ordures ménagères, les boissons gazeuses et l’automobile.

Le téléchargement d’une application taxé à 200 francs CFA

Dans le domaine des télécommunications, l’article 8 du projet de loi de finances traite de la taxation des logiciels importés par téléchargement pour les téléphones et tablettes électroniques ou numériques. Et précise que « le téléchargement pour les téléphones ainsi que les tablettes électroniques ou numériques, des applications informatiques produites hors du territoire douanier, destinés à leur propre fonctionnement ou exploitation, sont soumis au paiement des droits et taxes au taux unique forfaitaire de 200 francs CFA par application ». Ainsi, ce prélèvement, peut-on lire dans le projet de loi de finances, est effectué au terme du téléchargement de l’application. Et les frais y relatifs sont reversés par les sociétés de téléphonie au plus tard le 15 de chaque mois.

Articles de friperie et tabacs: des droits d’accise de 12,5 % et 25 %

En ce qui concerne les articles de friperie et les pneumatiques, le gouvernement projette de les soumettre à un droit d’accises au taux réduit de 12,5 %. Dans la même veine, les pipes et leurs parties, les tabacs et préparations pour pipes sont aussi soumises au droit d’accises au taux général de 25 %. Toutefois, précise l’alinéa 7 de l’article 142 relatif au droit d’accises, pour les cas spécifiques des tabacs, le montant de droit d’accises résultant de l’application du taux de 25 % ne peut être inférieur à 5000 francs CFA pour 1000 tiges de cigarettes, s’agissant des produits finis de tabac importé.

Ordures ménagères

Dans le cadre de l’enlèvement et du traitement des ordures au bénéfice des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), l’Etat prévoit un impôt spécial destiné au financement de cette activité. Le taux est ainsi fixé à 0,5 % de la base imposable de toutes les marchandises importées, à l’exception des importations en franchise.

Automobiles

Dans le registre de l’automobile, les dispositions de l’article deuxième de la loi de finances pour l’exercice 2017 ont subi des modifications. A cet effet, les véhicules de tourisme d’une cylindrée inférieure ou égale à 2500 cm3, dont l’âge varie de 10 à 15 ans, sont taxés à 12,5 %, tandis que ceux de plus de 15 ans voient leur droit d’accises fixé à 25 %. Pour ce qui est des véhicules de tourisme d’une cylindrée supérieure à 2500 cm3, les taux de droit d’accises sont repartis comme suit : de un à 15 ans, 12,5 % ; et 25 % pour les véhicules de plus de 15 ans. Pour les autres véhicules utilitaires, de transport en commun, remorques, tracteurs à l’exclusion de ceux agricoles, le taux du droit d’accises est de 12,5 % pour ceux des véhicules dont l’âge est de 15 à 25 ans, et de 25 % pour les plus de 25 ans.

De nouveaux taux d’impôts applicables Aux commandes publiques

Pour le cas de la commande publique, les taux applicables changent également. Désormais le taux des bons de commande définis comme les marchés et commandes publiques d’un montant inférieur à cinq millions payés sur le budget de l’Etat, des Collectivités Territoriales Décentralisée, (CTD), le taux est fixé à 7 %. Alors qu’il est de 5 % pour les lettres commandes définies comme les marchés et commandes publiques de montant égal ou supérieur à cinq millions et inférieur à cinquante millions payés sur le budget de l’Etat, des CTD et des établissements publics. Dans la même veine, un taux de 3 % sera appliqué pour les marchés définis comme les commandes publiques de montant égal ou supérieur à 50 millions de francs CFA payés sur le budget de l’Etat, des CTD et des établissements publics.

Des crédits d’impôts pour les entreprises

Dans le projet de loi de finances 2019, on note aussi que les entreprises qui réalisent des investissements visant la reconstitution de leur outil de production dans une zone économiquement sinistrée, bénéficient d’un crédit d’impôts de 30 % des dépenses engagées. Il est plafonné à 100 millions de francs CFA et est imputable dans la limite de trois exercices clos suivant celui au titre duquel les dépenses ont été engagées.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Les faits majeurs d’eneo en 2017

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Les faits majeurs d’Eneo en 2017.

Les points positifs

Une diminution des énergies non-distribuées ;

Un meilleur taux de disponibilité des centrales ;

La mise en service de la nouvelle centrale ;

Le dégagement des nids de corbeaux encore existants sur la principale ligne de transport entre Edéa et Yaoundé (Mangombe-Oyomabang) et l’installation des dispositifs anti-nids sur certains pylônes critiques ;

La connexion de 99 431 nouvelles familles au réseau électrique ;

Le remplacement et la réparation d’environ 55 000 poteaux, avec un retour aux poteaux métalliques et bétons ;

Le recrutement de plus de 256 agents afin de renouveler et rajeunir les effectifs ;

La rétrocession de 5% du capital aux employés ;

Le raccordement du Port en eau profonde de Kribi au réseau interconnecté Sud en avril 2017 ;

Les points à Améliorer

Renforcer la sécurité du public ;

Renforcer la maintenance des ouvrages ;

Réduire davantage les délais d’intervention des équipes dépannage ;

Renforcer l’information des clients en cas d’incidents et de coupures ;

Améliorer le rendement de distribution ;

Améliorer le recouvrement ;

Accélérer la sécurisation des ouvrages.

Source:rapport Eneo 2017

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Electricité: Eneo réalise un chiffre d’affaires de 291,6 milliards en 2017

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Eneo réalise un chiffre d’affaires de 291,6 milliards en 2017

A Eneo, les années se suivent mais ne se ressemblent pas. D’après le rapport annuel de 2017, récemment publié par l’entreprise, on note que le chiffre d’affaires est désormais porté à 291,6 milliards de francs CFA. Ce qui traduit une progression de 4 % par rapport à 2016. En valeur absolue, sur les deux dernières années, l’on note une évolution en dents de scie. On est ainsi passé de 283,1 milliards en 2015, à 280,5 milliards de francs CFA en 2016, pour rebondir de manière fulgurante en 2017. Selon le rapport d’Eneo, cette performance s’explique par « les ventes Basse Tension (BT) et Moyenne Tension (MT) qui ont augmenté proportionnellement à l’augmentation de la demande entre 2017 et 2016 de 4,8 % ». De manière détaillée, on note que « l’augmentation des ventes Haute Tension (HT) de 11,7 milliards de francs CFA est due à la facturation d’Alucam à 190 MWh durant toute l’année contre 130 MWh pendant 6 mois (de Janvier à Juin 2016) l’an dernier, suivant le contrat Rampdown-Rampup visant à pallier l’impact de la saison sèche ». Néanmoins, nuance Eneo, « les travaux facturés sont néanmoins en diminution de 1,71 milliards de francs CFA ».

Résultats financiers

En ce qui concerne les performances financières, le rapport relève que le résultat net de l’exercice est de 4,31 milliards de francs CFA, est relativement intéressant en dépit de la baisse du résultat d’exploitation qui se situe désormais à 19,63 milliards, contre 22,42 milliards de francs CFA l’année précédente. Et ce, à cause d’une meilleure performance de l’activité financière notamment les dotations aux amortissements et provision financières et les frais financiers.

Produits d’exploitation

Dans le registre des produits d’exploitation, les nouvelles sont également bonnes. D’après l’entreprise en charge de l’électricité au Cameroun, « les produits d’exploitation sont en augmentation de 8,5 % entre les deux périodes soit 28,7 milliards de francs CFA, principalement du fait de l‘accroissement des ventes et des autres produits et production immobilisées, notamment la variation sur la compensation tarifaire de 4,25 milliards de francs CFA suite à un accroissement de la demande ; la hausse des ventes d’énergie et autres produits de 11 milliards de francs CFA ; l’augmentation de la production immobilisée de 24,4 milliards ; le transfert des charges capitalisables -15,1 milliards de francs CFA ».

Investissements : 35 milliards engagés en 2017

A fin 2017, peut-on lire dans le rapport des investissements à hauteur de 35 milliards ont été engagés. Ils portaient sur les domaines tels que la distribution représentait près de 50 % du programme investissements d’Eneo et le transport. L’accent a été mis sur la réduction des pertes et l’amélioration de la qualité de service à travers la densification et l’extension des réseaux de distribution.

En production

Les investissements dans ce secteur ont porté sur le programme de réhabilitation de l’aménagement hydroélectrique de la mise en service du groupe 7 à la Centrale d’Edéa II ; les travaux de réhabilitation à la centrale thermique d’Oyomabang ; les travaux de construction d’une centrale thermique de 10 MW à Maroua. en diStribution et poSteS SourCeS Les réalisations ont consisté à l’installation d’un transformateur de plus grande capacité au poste de Mbalmayo, Bafoussam ; l’éclatement des transformateurs ; la construction des réseaux (10 km en Moyenne Tension et 16 en Basse Tension.

Transport

En matière de transport, ce à quoi Eneo s’est consacrée se structure autour de la sécurisation de l’alimentation électrique de la ville de Yaoundé ; le dégagement des nids de corbeaux sur la principale ligne de transport entre Edea et Yaoundé et l’installation des dispositifs anti-nids sur certains pylônes critiques ; l’acquisition et l’installation de trois transformateurs de puissance ; la réparation des transformateurs de puissance dans les postes de Logbaba, Bonabéri, et Oyomabang ; la réhabilitation des pylônes sur les lignes de transport Mangombé-Dibamba-Ngodi et Ahala Nsimalen.

Perspectives : investir 800 milliards dans les 15 prochaines années

Ces bonnes performances n’empêchent Eneo et sa mère Actis de se projeter dans l’avenir. On note dans ce rapport que Actis et Eneo restent totalement engagés pour poursuivre le processus en cours de transformation de l’entreprise et surtout pour contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs fixés par le gouvernement pour le développement du secteur de l’électricité au Cameroun. A cet effet, « pour les quinze prochaines années, Actis et Eneo comptent investir près de 800 milliards de francs CFA dont plus de la moitié dans la réhabilitation, le renforcement et l’extension des réseaux de distribution ». Toutefois, le document précise que la mobilisation d’un tel volume d’investissement requiert des mesures d’accompagnement qu’Eneo a sollicitées auprès du gouvernement. Mais en attendant que ces mesures soient mises en place et compte tenu de la situation financière critique dans laquelle se trouve Eneo aujourd’hui, « l’entreprise compte dans une première phase poursuivre les efforts mis en œuvre pour améliorer ses performances opérationnelles (rendement de distribution, taux de recouvrement, réduction des pertes, etc.), rétablir les grands équilibres de ses comptes, rembourser sa dette et financer ses investissements ». Dans une seconde phase, souligne le rapport d’Eneo, l’accent sera mis sur l’accélération des investissements avec le nouveau plan 2018-2031. En plus du financement externe, Eneo devra mobiliser l’autofinancement dont les deux principales sources sont le tarif d’électricité et le paiement des consommations de l’Etat et ses démembrements. Les chalenges sont donc énormes.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Cemac: la Beac dresse le bilan de sa politique monétaire

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La Beac dresse le bilan de sa politique monétaire.

Pour favoriser l’appropriation de sa nouvelle politique monétaire, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) a institué, dans le cadre du nouveau dispositif de suivi, d’analyse et d’animation du marché monétaire, des concertations entre la banque centrale et les acteurs du marché. C’est dans ce contexte que s’est tenu du 19 au 23 novembre dernier à Douala, une rencontre dont l’objectif était de dresser un bilan de l’ensemble des évolutions enregistrées au plan de la conduite de la politique monétaire de la Beac. Ainsi que de l’organisation et du fonctionnement du marché monétaire. Cette réunion régionale avait pour but, de passer en revue les conclusions et recommandations de la concertation de février 2014, tenue sous le thème : « marché monétaire de la Cemac : bilan et perspectives, 20 ans après ». De manière spécifique, cet échange régional entre la Beac et les acteurs du marché avait pour buts spécifiques : mieux apprécier le degré d’appropriation par les acteurs de marché de la réforme de la politique monétaire ainsi que les différentes innovations initiées ; évaluer le niveau de mise en œuvre du point de consensus de février 2014, afin d’identifier des pistes d’amélioration des acquis et celles d’une poursuite efficace des chantiers restants.

En plus, il est aussi question de sensibiliser davantage les acteurs de marché sur les enjeux du dispositif d’intervention de la Beac, notamment une politique monétaire plus efficace et un marché interbancaire plus dynamique ; mais également insister sur l’importance du marché interbancaire efficient pour une conduite efficace de la politique monétaire. Au terme de ces trois jours de discussions, le directeur adjoint de la stabilité financière, des activités bancaires et du financement des économies de la Beac a dit aux participants : « vous avez fait preuve, dans l’ensemble, d’une bonne appropriation du nouveau cadre opérationnel de la politique monétaire de la Beac. En effet, vos contributions à travers des exposés, des interrogations, des commentaires et surtout des suggestions, ont permis de mieux clarifier la dynamique nouvelle que nous voulons impulser pour une politique monétaire efficace en parfaite cohérence avec l’environnement des économies de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) ».

Par Junior Matock (Défis Actuels)

Budget 2019: Economie, renforcer l’impact de l’investissement sur la croissance

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economie : renforcer l’impact de l’investissement sur la croissance

45 minutes ont suffi à Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), pour convaincre les membres de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale, sur ce qu’il entend faire de l’enveloppe de 52,791 milliards de francs qu’il sollicite au titre de l’exercice 2019. Cette somme, a-t-il expliqué, est reparti ainsi qu’il suit : 17,859 milliards de francs CFA pour le fonctionnement et 34,932 milliards en investissement. Ainsi, plus de 64 % du budget sera consacré aux dépenses en capital, traduisant de ce fait la volonté de faire de l’investissement le principal levier de la croissance économique. Mais de manière détaillée, comment ces ressources seront-elles utilisées ?

L’accélération de la croissance

L’objectif visé par ce programme est de porter le taux d’investissement à au moins 22,5 % du produit Intérieur Brut (PIB), et le taux d’exécution du BIP à 100 %. Dans cette logique, a souligné Alamine Ousmane Mey, il s’agira : d’opérationnaliser le nouveau mode opératoire de budgétisation et d’exécution des ressources transférées aux communes et d’affiner la liste des projets structurants de seconde génération. Le Minepat entend en outre poursuivre la modernisation de l’appareil de production par l’intensification des actions de développement des filières de croissance, la mise à niveau des entreprises et la mise en place de plusieurs nouveaux agropoles de production. A ces aspects s’ajoutent la mise en place de la zone économique spéciale de Kribi, afin de tirer avantage de la place portuaire et sa zone logistique et impulser l’industrialisation ; renforcer la transformation agroalimentaire en mettant en œuvre le programme d’appui à la valorisation, la transformation et l’industrialisation des produits agricoles. Les ressources nécessaires dans ce domaine s’élèvent à 11,516 milliards de francs CFA.

Planification et aménagement du territoire

Dans ce registre, le Minepat annonce la réalisation des infrastructures d’aménagement du territoire et la mise en valeur des zones frontalières. A cet effet, les actions qui seront menées portent entre autres, démarrer les travaux d’électrification de 18 localités de Lagdo dans le cadre de la mise en œuvre du contrat-plan entre l’Etat et la commune de Lagdo ; finaliser les travaux de la planification de la deuxième phase de la vision ; poursuivre les travaux du quatrième recensement général de la population et de l’habitat , ainsi que la mise en œuvre du Programme d’Inclusion Economique et Sociale et le projet d’intégration des questions de population. Sans oublier la construction des complexes de conditionnement, de stockage et de commercialisation des produits agro-pastoraux à Mfoumbot, Mbouda, Kye-Ossi et Mvangane. Pour mener à terme ces projets, le Minepat sollicite 31,700 milliards de francs CFA.

Coopération

Dans le chapitre du renforcement du partenariat au développement et de l’intégration régionale, les actions à entreprendre dès 2019 porteront sur la conduite des négociations avec Bank of China pour le financement de la deuxième phase du projet d’extension du projet d’extension du plan national du système intelligent de vidéo surveillance urbaine ; poursuivre les négociations avec City Bank pour le projet de réhabilitation, d’extension et de construction de nouveaux systèmes d’alimentation en eau potable dans 13 communes. Pour l’ensemble de ces projets et bien d’autres, Alamine Ousmane Mey a plaidé pour une escarcelle de 890 milliards de francs CFA.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

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