samedi, juin 13, 2026
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Henry Eyebe Ayissi : Faciliter l’accès au foncier

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L’accès au foncier est présenté par les hommes d’affaires et les agriculteurs comme étant le nœud gordien pour l’environnement des affaires au Cameroun. Pour avoir chapeauté du 2 octobre 2015 au 4 janvier 2018, le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), Henri Eyebe Ayissi a certainement une idée de ce qu’il faudra faire pour pallier ce problème. Dans cette perspective, le nouveau ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (Mindcaf), aura également pour tâche de vulgariser le guide de l’opérateur économique, de même que le manuel des procédures foncières, domaniales et cadastrales. Pour ainsi mettre un terme aux nombreux litiges fonciers recensés ces dernières années dans le pays. Henri Eyebe Ayissi va aussi s’atteler à la gestion du domaine national ; la protection des domaines publics et privés de l’Etat ; la gestion du patrimoine immobilier et mobilier de l’Etat.

Cet administrateur civil principal est titulaire d’un doctorat en droit public depuis 1983. Du 7 septembre 1990 au 27 novembre 1992, il est ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, puis ministre des Relations Extérieures en septembre 2007. Il occupera par la suite le fauteuil de ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle Supérieur de l’Etat.
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Njoya Zakariaou : un administrateur aux transports

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des étapes brûlées

Nommé le préfet du Mayo Louti dans la région du Nord en mars 2017, Njoya Zakariaou n’a pas eu besoin d’être gouverneur pour devenir ministre délégué auprès du ministre des Transports. L’administrateur civil remplace ainsi à ce poste Mefiro Oumarou. L’ancien sous-préfet de Douala 3e, Wouri, a eu à gérer plusieurs incidents dans la capitale économique, notamment la révolte des motos-taximen suite à un accident lors de l’opération des contrôle des vignettes et des polices d’assurance, le rétablissement de l’ordre pendant l’élection présidentielle de 2011. Cette fois-ci, le diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) va devoir assister le ministre des Transports dans l’assainissement de ce secteur, la lutte contre les clandos et la lutte contre les accidents de la route.

Issa Tchiroma : Réduire le taux de chômage des jeunes

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S’il est un chef de département ministériel qui n’aura pas à se triturer les méninges en ce qui concerne sa mission principale, c’est bel et bien Issa Tchiroma Bakary. Nommé ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (Minfopra). Dans son discours du 31 décembre dernier, Paul Biya a été assez clair : « un problème qui me tient particulièrement à coeur reste à résoudre. Je veux parler du chômage, et en particulier de celui des jeunes. Bien entendu, les services de l’Etat qui sont chargés de trouver des réponses feront ce qu’ils doivent faire ». Cet ingénieur des chemins de fer va donc devoir faire preuve d’ingéniosité pour non seulement former, mais surtout dénicher des opportunités d’emplois pour les jeunes afin de les sortir du chômage.

Le monde de l’emploi, l’ancien porte parole du gouvernement le connait mieux que certains. Car après l’obtention de son diplôme d’ingénieur en France en 1976, il rentre au Cameroun et débute sa carrière le 02 janvier 1977 aux ateliers de la Régie Nationale des Chemins de fer du Cameroun(Regifercam) à Bassa (Douala) où il assume de nombreuses responsabilités. Notamment : chef de section de groupe électronique, chef du dépôt, directeur adjoint des Transports. En 1984, il est nommé Chargé d’Etudes à la direction générale de la Regifercam avec rang de directeur. C’est dire que le choix porté sur Issa Tchiroma Bakary n’est pas anodin, vu qu’il a été par le passé Inspecteur de la formation professionnelle à la Regifercam.

source:Défis actuels

René Sadi : Résorber les effets nocifs des réseaux sociaux

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Le dauphin se frotte à nouveau au terrain

Il a très souvent été cité parmi les dauphins. Il est aussi, dit-on, de ceux sur qui le président de la République peut toujours compter. Les prises de parole de ce diplomate de carrière se caractérisent par son éloquence, sa maîtrise de l’art oratoire et son bilinguisme. Des atouts nécessaires à la conduite du ministère de la Communication. Département dans lequel le verbe et la verve doivent servir à porter la parole gouvernementale. Avec doigté, flegme, pondération et fermeté. Surtout dans un contexte marqué par la dissémination sur les réseaux sociaux des informations erronées qui ont quelques fois mis à mal l’image du gouvernement et du pays. René Emmanuel Sadi a sans doute le profil et les outils à sa disposition pour résorber les fake news. L’un de ces instruments est l’Agence Virtuelle d’Information du Cameroun. Il va devoir veiller à sa mise sur pied effective, à l’effet de contrecarrer les actions des cybercriminels. En mettant à temps réel, à la disposition du public, des informations sur les actes posés par l’Etat.

René Emmanuel Sadi bénéficie d’une vaste et longue expérience. Son curriculum vitae indique qu’il a occupé un poste de souveraineté, à savoir le ministère de l’Administration Territoriale, après avoir été ministre chargé de mission à la présidence de la République entre 2009 et 2011, mais également du 2 mars 2018 au 4 janvier 2018. Il a aussi occupé le poste de secrétaire général du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) dès avril 2007. Bien avant, il a été, de 2004 à 2009, Secrétaire Général Adjoint à la Présidence de la République.

Ibrahim Talba Mala : Donner du sens au nouveau code des marchés publics

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Il a l’étoffe et la compétence qu’il faut pour gérer le ministère des Marchés Publics (Minmap). Ainsi s’expriment, avec certitude, certains observateurs de la vie politique au lendemain de la nomination d’Ibrahim Talba Malla à la tête de ce département ministériel. Secteur sensible, au vu des querelles et autres incompréhensions liées, affirment certains, à l’interprétation et la maîtrise des textes qui régissent les Marchés publics au Cameroun. C’est donc un homme d’expérience, titulaire, entre autres, d’une maîtrise en Droit obtenu en 1985, qui prend ainsi les commandes du Minmap. Son principal défi : « donner un contenu concret au décret du 20 juin 2018, portant sur le nouveau code des Marchés publics au Cameroun ». Ceci devra se faire à travers la « la liberté d’accès à la commande publique, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures ». Mais aussi par « des contrôles plus conséquents en vue d’une meilleure qualité des infrastructures et des acquisitions de l’Etat ». Dans cette perspective, certains analystes font chorus sur le fait qu’Ibrahim Talba Malla a un background qui aguiche. Ceux-ci citent son passage à la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (Csph), ainsi que la dynamique de modernisation des infrastructures impulsée à la Société Nationale de Raffinage (Sonara) depuis février 2013.

Jean De Dieu Momo : Récompensé pour son soutien à Paul Biya

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Né le 24 janvier 1960 à Bassa, Jean De Dieu Momo constitue la grande curiosité du réaménagement ministériel du 4 janvier dernier. Avocat international diplômé de l’Université de Yaoundé, le nouveau ministre délégué au ministère de la Justice a un parcours plutôt « simple ». Avocat au barreau du Cameroun en 1992, ce polygame, père d’un peu plus de 10 enfants est le président du parti politique les Patriotes Démocrates pour le Développement du Cameroun (Paddec) crée en mars 2010. Au Cameroun sa notoriété s’est davantage accrue avec l’affaire des 9 disparus de Bepanda à Douala où il s’est révélé être un corrosif dénonciateur de la violation des droits de l’homme en 2001.

En 2011, il est candidat à l’élection présidentielle sans constituer un véritable danger pour le candidat au pouvoir. En 2018, il devient membre du G20, un groupement de partis politiques réunis autour de la candidature du chef de l’Etat sortant, Paul Biya. Une positon qui va lui valoir d’être durement critiqué sur les réseaux sociaux. Mais Jean De Dieu Momo qui avait déjà prédit une victoire éclatante du candidat du Rdpc à cette élection du 7 octobre dernier a su encaisser les coups et les injures. Aujourd’hui, c’est l’engagement de l’avocat qui est récompensé avec cette nomination qui intervient après une mission d’observation des élections en République Démocratique du Congo.

Gabriel Mbairobe : L’homme de la révolution agricole

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Après avoir géré la Sodecoton, Mbairobe doit sauver l'agriculture nationale

Avant le 4 janvier 2019, Gabriel Mbairobe était plus connu dans le domaine sportif et pourtant, l’ancien président du conseil d’administration de Coton sport de Garoua s’est vu confier le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Mais si le président de la République a jeté son dévolu sur sa personne c’est parce qu’il a des compétences pour l’accompagner dans ses projets de révolution l’agriculture camerounaise et de promotion de la transformation des matières premières locales.

Né le 3 février 1958, Gabriel Mbairobe a passé près de deux décennies à la Société de Développement du Coton du Cameroun (Sodecoton). L’ingénieur a y occupé des postes de responsabilité notamment, directeur technique, chef de division égrenage à la direction des industries et d’équipements… Révolutionner l’agriculture en modernisant les moyens de production et en transformant davantage nos produits agricoles ne sera pas donc pas une mission impossible pour cet homme qui est englué dans l’agronomie et l’agriculture depuis plus de deux décennies. Par ailleurs, le natif de Maroua, chef lieu de la région de l’Extrême-Nord, a pour autres défis de rendre agriculture de seconde génération plus effective et plus rentable et compétitive, intensifier la production locale, donner les moyens incitatifs aux agriculteurs afin d’accroître leur production et restructurer les grandes entreprises agricoles notamment Sodecao et Sodecoton pour qu’elle devienne ses véritable chaîne d’accompagnement.

Laurent Serge Etoundi Ngoa : Mieux encadrer les écoliers

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Qui mieux qu’un enseignant peut mieux façonner dès la base, l’éducation de l’élite camerounaise ? Pour répondre à cette question, certains spécialistes de l’éducation, empruntent à l’adage anglais pour dire que le Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa est « the right man at the right place ». En lui confiant par décret du 4 janvier 2018, le portefeuille de l’Education de base, le président de la République voulait faire passer un message : « mieux former les jeunes dès la base, de manière à leur donner les outils nécessaires pour relever les défis de l’heure », estime un enseignant. Pour ce faire, il va notamment s’intéresser à la mise en œuvre des nouveaux curricula dans l’enseignement maternel et primaire. D’après certaines indiscrétions, le parcours académique et professionnel du Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, plaident en sa faveur.

Laurent Serge Etoundi Ngoa est titulaire d’un doctorat d’Etat ès Sciences naturelles option physiologie animale et humaine, obtenu en 1994 avec mention très honorable et félicitations du jury. Plusieurs postes meublent sa carrière administrative. En 2004, il est nommé directeur des Etudes à l’Ecole Normale Supérieure (ENS), Directeur des Etudes à l’ENS et Chef de Département des Sciences Physiques en 2005, puis de 2006 au 4 janvier 2018, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

Malachie Manaouda : Pour des services de santé de qualité

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Né le 08 août 1973, Malachie Manaouda s’apprête à 45 ans, à embrasser sa première carrière à la tête d’un ministère, celui de la Santé publique. Cadre dans les services du Premier ministre (2001 – 2003) puis attaché chargé des affaires organiques à présidence de la République de 2003 à 2010, cet administrateur civil principal formé à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (Enam) doté par ailleurs d’un DEA en Sciences politiques et d’un PhD en Sciences Politiques option Relations internationales n’a pendant longtemps exercé des fonctions de secrétaire général aux ministères des Arts et de la Culture (d’août à septembre 212), de l’Eau et de l’Energie (de septembre 2012 à juillet 2018) et celui du Commerce (à partir du 21 juillet 2018) où il n’a passé que quelques mois avant le remaniement du 4 janvier dernier. Cette promotion arrive à un moment où, dans le domaine de la santé, le Cameroun ne peut pas se targuer d’avoir une (très) bonne image. La couverture sanitaire demeure précaire. Quand ce ne sont pas les coûts élevés de soins qui font fuir les malades, c’est l’absence de plateau technique de qualité. Au point où d’aucuns ont vite fait de baptiser les hôpitaux de « mouroirs », alors que les plus nantis notamment les membres du gouvernement et autres directeurs généraux d’entreprises étatiques ont recours à des évacuations en Europe. Malachie Manaouda doit veiller à ce que tout cela change.

Les chantiers à mettre en oeuvre dans l’urgence concerne la promotion de la santé, la prévention de la maladie et des cas, et la gouvernance institutionnelle. Pour ce qui est de la promotion de la santé, il s’agira principalement de parachever les réflexions sur le financement de la couverture santé universelle, un vrai challenge pour le nouveau ministre de la Santé publique. La lutte contre le paludisme et le VIH Sida et la tuberculose demeure également au cœur des priorités au Minsanté qui va procéder cette année, à la troisième campagne de distribution de masse des moustiquaires imprégnées à longue durée dans les dix régions du pays. Pour ce qui est de la prévention des cas, des centres médicaux d’arrondissement seront construits et mis en service. De même qu’il est aussi prévu la réhabilitation des hôpitaux régionaux de Buea, Limbe et Garoua. Malachie Manaouda devra donc faire preuve de rigueur s’il veut mener à bien ces chantiers.

Achille Bassilekin : De la diplomatie à l’industrie

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Le nouveau Minimidt

Secrétaire général du ministère des Relations extérieurs jusqu’à sa nomination au poste ministre des Petites et Moyennes entreprises de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III peut s’en orgueillir de son parcours dans le gouvernement. Après seulement trois ans passés au poste de Secrétaire général, le ministre plénipotentiaire s’est vu confié un département ministériel d’un secteur d’activité en plein essor. Titulaire un doctorat en relations internationales et d’une maîtrise en commerce international de l’Institut d’études internationales à l’Université Complutense de Madrid, ce spécialiste de commerce international a mené de nombreuses recherches sur le commerce multilatéral, les matières premières, le développement agricole, l’environnement et le changement climatique ainsi que sur les questions liées au commerce telles que la coopération douanière et l’accès au marché. Il a passé une grande partie de sa carrière au ministère des Relations extérieures et a été Chef de Service à la Direction Asie-Pacifique en janvier 1997, Conseiller économique à la Représentation Permanente de cette organisation internationale auprès de l’OMC et de l’Office des Nations Unies à Genève. En 2010, il passe sous-secrétaire Général, chef du département du développement économique durable et du commerce au siège de cette institution à Bruxelles jusqu’en 2015 avant d’être nommé secrétaire général du ministère du Commerce.

Achille Bassilekin III a contribué à la mise en place du processus des négociations des Accords de Partenariat Economiques (APE) où il initiera certains chantiers en matière de commerce extérieur dont celui du renforcement des exportations du Cameroun vers l’Union Européenne (pour tirer pleinement parti de l’APE), le développement du commerce électronique avec l’appui du Commonwealth, la construction d’un « label Cameroun » pour aller à l’assaut des marchés extérieurs.

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