« Si je ne suis pas retenue, je ne me sentirais pas frustrée parce que ce n’est pas la fin du monde. Il y a les autres compétitions ; tout le monde n’est pas appelé à jouer ». Au micro de newsducamer.com, le réalisme étouffant la candeur de ce visage de 19 ans, cache pourtant mal l’envie pour cette dernière de prouver s’il en est encore besoin aux yeux du monde entier, la plénitude de son talent. Elle se sait « prête » pour la Coupe du monde, mais qui doit se plier à la décision, mieux à la volonté de l’entraîneur. A quelques heures du dépôt de la liste des 23 Lionnes qui défendront les couleurs du Cameroun au Mondial français, Alain Djeumfa a accueilli Aboudi Onguene et Gaëlle Enganamouit. Si la première avait une permission de rester en clubs jusqu’ici, la seconde revient d’une cure de remise en forme « dans un centre de remise en forme spécialisé », avait déclaré l’entraîneur principal. Au ballon d’or africain 2015, aujourd’hui sans club, s’ajoutent deux autres cadres sortant de l’infirmerie : Généviève Ngo Mbelleck et Ngono Mani. Ngo Mbelleck qui a rejoint le groupe depuis le dernier stage à Yaoundé et retrouvait progressivement la forme, au contraire de Ngono Mani qui se battait dans les mêmes couloirs qu’Enganamouit.
C’est certainement parmi ces « blessées » qu’Alain Djeumfa devra trier les trois qui retourneront au pays. Les paris semblent reposer davantage sur des critères autres que les performances des unes et des autres. La probabilité est faible de voir Enganamouit en faire partie. Malgré son instabilité depuis trois ans, et qu’elle soit sans club, celle qui avait émerveillé le monde du football en inscrivant trois buts face à … au Mondial 2015, continue de trouver une place en sélection. Même s’il assure n’avoir pas encore retenu celle-ci en quittant Yaoundé, Alain Djeumfa est soupçonné par des critiques de faiblir face au nouveau mentor d’Enganamouit : Samuel Eto’o. Ngono Mani, meilleure buteuse des Lionnes indomptables, pourrait bénéficier de circonstances atténuantes pour ses états de service. Ngo Mbelleck est une pièce importante, peut-être même irremplaçable dans l’entrejeu. Les successeurs d’Enow Ngachu peinant à prendre leurs propres marques. Les trois binationales (Estelle Johnson, Easther Mayi Kith et Michaela Abam) ayant certainement eu des assurances d’être retenues, avant de choisir le Cameroun. Abam y est d’ailleurs depuis la CAN 2018.
Takounda et ses coéquipières à Jordanie 2016. (c)Fifa.com
Lentement dans la cour des grands
Alexandra Takounda Engolo, elle, n’a que ses performances pour plaider pour elle. En saison dernière, la meilleure buteuse du championnat national a marqué 32 buts, toutes compétitions confondues, aidant son club à se frayer du chemin parmi les ténors, pour jouer la finale (perdue) de la Coupe du Cameroun contre Louves Minproff (5-0). Malgré une saison 2019 presque mort-née parce qu’à l’arrêt depuis plusieurs mois, l’attaquante d’Eclair de Sa’a a gardé sa fraîcheur. Et le public du stade annexe N°1 de l’Omnisport de Yaoundé, s’est régalé en vivant en direct ses passements de jambes et cette pointe de vitesse qui font la force de celle qui était alignée comme milieu de couloir gauche.
Dans la cour des grands, Alexandra Takounda n’a plus rien à prouver. Jetée à l’eau lors de la Coupe de la COSAFA à laquelle les Lionnes indomptables ont été conviées en septembre 2018, en préparation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Ghana 2018, la jeune fille d’alors 18 ans, n’a pas eu le temps nécessaire pour s’exprimer. Remplaçante au premier match face au Mozambique, la joueuse d’Eclair de Sa’a, a par la suite été remplaçante sur les deux autres rencontres face à la Zambie et au Lesotho. A la clé, zéro but inscrit. Et la jeune louve jetée à l’eau en demi-finale contre la Zambie, n’a pas pu trouver le chemin des filets. Comme résultat des courses, Takounda n’ira pas à la Can, malgré le retard pris par les professionnelles à rejoindre la tanière.
Une vie de miracles
Le monde entier avait découvert ce talent à l’état pur, mais accompli, lors de la Coupe du monde féminine U17 Jordanie 2016. L’attaquante des Lionnes cadettes avait réussi un but sur une talonnade anodine, pour rétablir l’équilibre face au Venezuela. Avec une aisance qu’ont saluée nombre de commentateurs sportifs. Avant qu’un manque de concentration ne change la donne une minute plus tard. Beaucoup n’avaient pas hésité à voir déjà en elle une Enganamouit en puissance. Et l’évolution est restée ascendante. Trois ans plus tard, la graine de star a frappé aux portes de la sélection A, s’y trouve et a en face l’idole. Ou du moins celle qu’une certaine opinion lui donnait.
Au moment où Alain Djeumfa s’apprête à rendre son verdict, celle qui reste fair-play et se dit prête à accepter de faire partie des trois qui ne seront pas retenues, y croit pourtant. « Je suis prête pour le challenge», clamait-elle en quittant le pays. Le successeur de Joseph Ndoko semble peu enclin à tourner la page laissée par Enow Ngachu, son ancien patron : du coup, la présence de malades à peine guéries, est un mauvais signe pour la jeune Lionne affamée. Mais sa vie est une succession de miracles, comme elle l’avait reconnue sur le site internet de la Fifa en 2016. Le destin semble avoir tracé son chemin.
Sur l’estrade de la salle des banquets de la résidence de France à Yaoundé, ce jeudi 16 mai 2019, une dame se tient aux cotés de l’Ambassadeur Gilles Thibault. Le sourire qu’elle affiche n’a d’égal que la récompense qu’elle a reçue, le 08 mars dernier en France, et qui est célébrée ce jour dans son pays. Dans la foule qui a fait plein la salle, l’émotion se fait aussi ressentir. L’ambassadeur de France au Cameroun ne cache pas sa joie : « C’est avec grand plaisir que je vous accueille aujourd’hui à la Résidence de France pour nous réjouir ensemble de la distinction qui vous a été remise récemment à Paris », a-t-il dit plein d’émotion. Dans son allocution Gilles Thibault a félicité cette femme, qui comme Simone Veil, vit selon les principes qui lui sont chers, « malgré une histoire personnellement difficile ». Cette femme qui lutte pour que chacune de ses consœurs, soit libre de se marier à l’âge de son choix et libre de vivre à l’abri des violences.
C’est en effet le 08 mars dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes qu’Emmanuel Macron, président de la République française a décerné le tout premier Prix Simone Veil, pour l’égalité homme-femme à la militante des droits des femmes Aissa Doumara. Une récompense que la lauréate ne boude pas. « C’est un sentiment de satisfaction et de joie, de voir que nous sommes honorées à ce point » a-t-elle déclaré. Pour elle, cette distinction la réconforte dans « l’idée que la question des droits des femmes est vraiment importante ». Aissa Doumara a été choisie devant plusieurs dizaines de femmes, qui comme elle, mènent un combat à travers le monde pour la défense des droits des femmes. Le dévolu a été jeté la militante camerounaise, « du fait du contraste entre les actions que posent son association et le contexte difficile dans lequel elle exerce ». Un contexte dominé par la présence de Boko Haram et surtout marqué par des réalités culturelles qui ne permettent pas à une femme de mener le combat contre les mariages précoces, a expliqué Lady Ngomang Epesse, membre du jury et chercheuse en droit des femmes. Ce prix, assorti d’une enveloppe de plus de 66 millions de franc CFA, devra à la réalisation d’un projet élaboré par l’association qui a bénéficié de la récompense.
Né en 1972, dans le Nord Cameroun, Aissa Doumara dirige depuis plus de 2 décennies l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Avlf). Présente dans six départements de l’Extrême-Nord, l’Avlf apporte aux jeunes filles, un soutien psychologique, une formation professionnelle, et un accompagnement à la création des microentreprises.
Après moult supputations, négations, dénégations et autres affirmations, il s’est finalement ténu, le 13 mai dernier, une concertation au conseil de sécurité des Nations Unies sous la forme Arria et visant à faire état de la situation sécuritaire qui prévaut au Cameroun.
Si au sortir de cette réunion, le principe de l’unité et de l’indivisibilité du pays semble acquis pour l’ensemble des acteurs qui sont intervenus, il n’en demeure pas moins que la tenue de celle-ci sonne comme une véritable déconvenue pour le régime de Yaoundé.
Qu’est-ce qu’une réunion Arria ?
Selon le Manuel des méthodes de travail des Nations Unies, les réunions en « formule Arria » (du nom d’un ancien Représentant permanent du Venezuela auprès de l’ONU, Diego Arria, qui a inauguré cette pratique en 1992) sont des rencontres confidentielles et très informelles qui permettent aux membres du Conseil d’avoir, à huis clos et selon une procédure offrant toute la souplesse voulue, de francs échanges avec des représentants de gouvernements et d’organisations internationales (souvent à la demande de ces derniers) ainsi qu’avec des parties non étatiques, sur des questions qui les préoccupent et qui relèvent de la responsabilité du Conseil de sécurité.
Les réunions en « formule Arria » ne sont pas annoncées dans le Journal des Nations Unies. Ainsi, les réunions Arria ne donnent lieu à aucune résolution, communiqué ou déclaration officielle. Dans le cas d’espèce concernant le Cameroun, l’initiative de cette réunion a été prise par les Etats-Unis avec l’appui du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la République dominicaine et plusieurs organisations opérant sur le terrain.
Une défaite diplomatique majeure pour le Gouvernement
Malgré le fait qu’aucune résolution n’a été prise à l’issue de cette réunion et que tous les intervenants se sont prononcés en faveur de la préservation de l’unité et de l’indivisibilité du Cameroun, et d’une aide accrue au pays afin qu’il puisse faire face à la situation humanitaire, il est clair que la tenue de cette réunion est en soi une grande défaite pour la diplomatie camerounaise.
Tout d’abord parce-que celle-ci s’est tenue contre le gré des autorités de Yaoundé, comme le démontrent les propos de Tommo Monthe, Ambassadeur, représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies, qui d’entrée de son propos lors de cette assise a déclaré sans ambages : « D’entrée de jeu, je voudrais vous dire que la présente réunion sous formule Arria ne rencontre pas l’adhésion du Cameroun ». Cette réprobation entrant en droite ligne de celle formulée en matinée dans un communiqué par le ministre camerounais des Relations Extérieures, Le Jeune Mbella Mbella, dans lequel il faisait savoir ni plus ni moins qu’il n’y aurait pas de réunion du conseil de sécurité concernant le Cameroun. De fait, la très grande majorité de l’opinion publique a perçu la tenue effective de la réunion Arria dans l’après-midi comme un camouflet pour le Gouvernement Camerounais, surtout que la plupart des interventions étaient à charge.
Si cette réunion Arria a eu lieu contre la volonté du Cameroun, force est de constater qu’elle est la résultante du lobbying des partisans de la cause anglophone voire des tendances sécessionnistes, qui ont réussi avec brio la « problématisation » et « l’inscription sur l’agenda » des Etats-Unis et des Nations-Unies de la question anglophone. Cette victoire est d’autant plus signifiante si l’on la met en rapport avec l’échec du Gouvernement du Cameroun depuis 2015 à faire discuter des moyens matériels et structurels de la lutte contre Boko Haram au niveau du conseil de sécurité, et ce même de manière informelle. Ce qui trahit une meilleure connaissance des procédures onusiennes par ces lobbyistes anglophones au détriment du Gouvernement du Cameroun. Une situation d’autant plus incompréhensible si l’on considère que l’actuel secrétaire général de la présidence de la république, Ferdinand Ngoh Ngoh, et l’ambassadeur Tommo Monthé sont censés être des vieux routiers des Nations Unies, car ayant servi pendant longtemps à la représentation du Cameroun dans cette institution.
Enfin, la réunion du 13 mai a permis de mettre le Cameroun et ses autorités sous le feu des projecteurs. Car comme l’a dit Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch, « Cette réunion est une occasion de rappeler aux auteurs d’abus que le monde les observe. ».
Désormais sous « haute surveillance » de la communauté internationale, le régime de Yaoundé qui avait réussi la prouesse depuis l’indépendance d’imposer un black-out sur ses affaires intérieure peut désormais déchanter et… s’inquiéter.
Des risques majeurs dans les semaines à venir
Ce nouvel intéressement pour la situation du Cameroun fait courir d’importants risques au pays et surtout à ses autorités. Car la situation peut évoluer vers une saisine formelle du conseil de sécurité, et déboucher sur des sanctions contre le pays et le gouvernement. Elles vont des sanctions économiques et commerciales de vaste portée à des mesures plus ciblées, telles que des embargos sur les armes, des interdictions de voyager et des restrictions financières ou frappant les produits de base.
Il convient de rappeler que le Conseil de sécurité est compétent au premier chef pour constater l’existence d’une menace contre la paix ou d’un acte d’agression. Il invite les parties à régler leur différend par des moyens pacifiques et recommande les méthodes d’ajustement et les termes de règlement qu’il juge appropriés. Dans certains cas, il peut imposer des sanctions, voire autoriser l’emploi de la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.
Cette menace s’est davantage précisée lors de l’audience au comité des affaires étrangères du congrès sur la démocratie, le développement et la défense: rééquilibrer la politique américano-africaine, qui s’est ténue le 16 mai dernier. Au cours de celle-ci, Tibor Nagy, le sous-secrétaire d’Etat en charge des affaires africaines s’est voulu plus que clair. « Malheureusement, je crois que les extrémistes autour de lui disent au président camerounais qu’il peut remporter cette victoire sur le plan militaire.
Mais il n’ya aucun moyen qu’ils y parviennent militairement. (…) Nos sanctions sont sur la table, tout est sur la table pour aller de l’avant. Car nous devons mettre fin à la situation. » a-t-il déclaré lors de cette audience.
L’urgence de rompre avec les vieilles méthodes
Face à ces risques majeurs, dont le gouvernement lui-même est plus que conscient, il convient de prendre en toute urgence certaines mesures. Il s’agit par exemple, et sans aucune prétention à l’exhaustivité, sur le plan politique, d’engager un véritable dialogue inclusif en écartant toutes les personnalités qui ont contribué à envenimer la situation. Dans le domaine judiciaire, le Gouvernement se doit de trouver un moyen idoine de mettre un terme aux poursuites contre les leaders anglophones ainsi que les autres opposants. En matière militaire, il est impérieux de revoir la doctrine de guerre en vigueur dans la zone concernée, en cherchant à tout prix à gagner les cœurs et les esprits des populations. En ce qui concerne la diplomatie, les autorités camerounaises doivent engager une vaste campagne d’information de leurs partenaires internationaux stratégiques sur les réalités du terrain, afin de s’assurer une coopération optimale de ceux-ci.
L’ensemble de ces actions doivent être assurément accompagnées d’une communication plus offensive, plus transparente, tranchant avec les techniques surannées usitées jusqu’à présent, et délaissant la vieille rengaine complotiste.
Par Moussa Njoya, Politologue (In Défis Actuels N° 388 du 23 mai 2019)
Les Lionnes indomptables se sont fait battre (0-4) ce soir en match amical par la sélection nationale d’Espagne. Trois buts inscrits généralement sur des fautes de marquage défensif. Et pourtant le Cameroun avait aligné dans ses buts Annette Ngo Ndom, la gardienne titulaire.
C’est le premier match test du Cameroun face à une équipe de renom. Jusqu’ici, les Lionnes indomptables s’étaient contenté de matchs test contre la fondation Taffi, un centre de formation basé à Yaoundé, et quelques autres clubs de la capitale camerounaise. En route pour la Coupe du monde France 2019, les pouliches d’Alain Djeumfa annoncent des couleurs plutôt pâles, après cinq stages préparatoires.
Au premier tour, elles affronteront le Canada, la Belgique et la Nouvelle Zélande. De gros morceaux à croquer.
Niveau championnat : Eredivisie/D1
Poste principal: gardien de buts
Postes secondaires : RAS
31 matchs/32
Dans le 11 entrant : 97%
Min jouées : 95%
Participation aux buts : 50%
Buts encaissés : 25
occasion décisives enrayées :16
03 cartons jaunes
Né/âge: 2 avr. 1996 (23)
Taille: 1,87m
Idris Carlos Kameni (Fenerbahce d’Istanbul)
Niveau championnat : Süper Lig/D1
Poste principal: gardien de buts
Postes secondaires :
00 matchs/32
Dans le 11 entrant : RAS
81% de min jouées : RAS
Né/âge: 18 févr. 1984 (35)
Taille: 1,86 m
Fabrice Ondoa Ebogo (KV Ostende)
Niveau championnat :Jupiler pro League/D1
Poste principal:
Postes secondaires :
17 matchs/30
Dans le 11 entrant : 57%
Min jouées : 57%
Participation aux buts : RAS
Buts encaissés : 28
Occasions décisives enrayées : 02
0 cartons jaunes
Né/âge: 24 déc. 1995 (23)
Taille: 1,85m
Simon Omossola (Coton sport)
Niveau championnat : Ligue 1/D1
Poste principal: gardien de buts
Postes secondaires : RAS
Performances en club : titulaire
Né/âge: 5 mai 1998 (21)
Faï Collins Suiru (Standard de Liège/Belgique)
Niveau championnat : Jupiler pro League/D1
Poste principal: Arrière droit
Postes secondaires : arrière gauche/milieu droit
25 matchs/30
Dans le 11 entrant : 83%
81% de min jouées
Participation aux buts : 08%
Buts en clubs : 01
Passes décisives : 03
08 cartons jaunes
Né/âge: 13 août 1992 (26)
Taille: 1,67 m
Yaya Banana (Panionios/Grèce)
Niveau championnat : Super League (D1)
Poste principal: Défenseur central
postes secondaires : milieu défensif/arrière droit
20 matchs/30
60% dans le 11 entrant
61% de min jouées
05 cartons jaunes
Né/âge: 29 juil. 1991 (27)
Taille: 1,92 m
Jérôme Onguene (Red Bulls Slazburg/Autriche)
Nom/niveau championnat : Super League/D1
Poste principal: défenseur central
Postes secondaires : RAS
12matchs/29
Dans le 11 entrant : 41%
Min.jouées : 40%5%
Participation aux buts :
Buts en clubs :02
Passes décisives :02
03 cartons jaunes
Né/âge: 22 déc. 1997 (21)
Taille: 1,90 m
Michaël Ngadeu (Slavia Prague/Tchèque)
Poste principal: défenseur central
Postes secondaires : milieu défensif
01 matchs/01
Dans le 11 entrant : 100%
Min.jouée :100%s
Participation aux buts : 0%
Buts en clubs :0
Passes décisives :0
0 carton jaune
Né/âge: 23 nov. 1990 (28)
Taille: 1,90 m
Jean Armel Kana Biyik (Kayserispor/Turquie)
Poste principal: défenseur central
Postes secondaires :
27 matchs/31
Dans le 11 entrant : 87%
Min.jouées : 82%
Participation aux buts : 0%
Buts en clubs :0
Passes décisives :0
02cartons jaunes (rouge)
Né/âge: 3 juil. 1989 (29)
Taille: 1,84m
Gaëtan Bong (Brighton & Albion/Angleterre)
Poste principal: arrière gauche
Poste secondaire : défenseur central
22 matchs/37
Dans le 11 entrant : 51%
Min. jouées : 54%
Participation aux buts : 00
Buts en clubs :00
Passes décisives :00
00 carton jaune
Né/âge: 25 avr. 1988 (31)
Taille: 1,83m
Oyongo Bitolo (Montpellier/France)
Nom/niveau championnat : Ligue 1/D1
Poste principal: arrière gauche
Postes secondaires : milieu gauche
23 matchs/36
Dans le 11 entrant : 61%
Min. jouées : 58%
Participation aux buts : 5%
Buts en clubs :02
Passes décisives :01
05 cartons jaunes
Né/âge: 22 juin 1991 (27)
Taille: 1,76m
Joyskim Dawa Tchakonte (Maruipol/Ukraine)
Nom/niveau championnat : Premier Liga (D1)
Poste principal: défenseur central
Poste secondaire : arrière droit
05 matchs/22
Dans le 11 entrant : 18%
Min. jouées : 15%
Participation aux buts : 0%
Buts en clubs :00
Passes décisives :00
02 cartons jaunes
Né/âge: 9 avril 1996 (23)
Taille: 1,94m
Jeando Pourrat Fuchs (Sochaux/France)
Nom/niveau championnat : Ligue 2 (D2)
Poste principal: milieu défensif
Postes secondaires : milieu central/arrière droit
21 matchs/37
Dans le 11 entrant : 54%
Min.jouées : 53%
Participation aux buts : 16%
Buts en clubs :02
Passes décisives :02
00 carton jaune
Né/âge: 11 oct. 1997 (21)
Taille: 1,74m
André Zambo Anguissa (Fulham/Angleterre)
Nom/niveau championnat : Premier league/D1
Poste principal: Milieu défensif
Poste secondaire : milieu central
21 matchs/37
Dans le 11 entrant : 41%
Min.jouées : 43%
Participation aux buts : 0%
Buts en clubs :00
Passes décisives :00
02 cartons jaunes (rouge)
Né/âge: 16 nov. 1995 (23)
Taille: 1,84m
Kunde Mallong (Fc Mayence/Allemagne)
Nom/niveau championnat :Bundesliga/D1
Poste principal: Milieu central
Postes secondaires : milieu défensif/milieu offensif
27 matchs/32
Dans le 11 entrant : 66%
Min. jouées : 61%
Participation aux buts : 0%
Buts en clubs :00
Passes décisives :00
04 cartons jaunes
Né/âge: 26 juil. 1995 (23)
Taille: 1,80m
Georges Constant Mandjeck (Macabi Haïfa/Israël)
Nom/niveau championnat : Ligat Ha’al/D1
Poste principal: milieu défensif
Postes secondaires : défenseur central/arrière droit
24 matchs/26
Dans le 11 entrant : 88%
Min.jouées81%
Participation aux buts : 11%
Buts en clubs :03
Passes décisives :01
11 cartons jaunes (1rouge)
Né/âge: 9 déc. 1988 (30)
Taille: 1,85m
Arnaud Sitchuen Djoum (hearts of Midlothian/Ecosse)
Nom/niveau championnat : Premiership/D1
Poste principal: milieu central
Postes secondaires : milieu offensif/milieu défensif
25 matchs/30
Dans le 11 entrant : 82%
Min. jouées : 81%
Participation aux 15%buts :
Buts en clubs :03
Passes décisives :03
11 cartons jaunes (1rouge)
01 carton rouge
Né/âge: 2 mai 1989 (30)
Taille: 1,83m
Wilfrid Kaptoum (Betis Seville/Espagne)
Nom/niveau championnat : La Liga/D1
Poste principal: Milieu central
Poste secondaire : milieu offensif
08 matchs/36
Dans le 11 entrant : 19%
Min.jouées :19%
Participation aux buts : 0%
Buts en clubs :00
Passes décisives :00
01carton jaune
Né/âge: 7 juil. 1996 (22)
Taille: 1,70m
Petrus Boumal (Fc Oural Lekaterinbourg/Russie)
Nom/niveau championnat : Premier Liga/D1
Poste principal: Milieu défensif
Postes secondaires : milieu central/arrière gauche
21 matchs/28
Dans le 11 entrant : 71%
Min.jouées : 68%
Participation aux buts :0%
Buts en clubs :00
Passes décisives :00
09 cartons jaunes
Né/âge: 20 avr. 1993 (26)
Taille: 1,77m
Pierre Ramses Akono (Eding sport/Yaoundé)
Nom/niveau championnat : Ligue 1/D1
Poste principal: milieu défensif
Poste secondaire : RAS
25 matchs/30
Dans le 11 entrant :
Min.jouées
Participation aux buts :
Buts en clubs :
Passes décisives :
08 cartons jaunes
Né/âge: 29 juin 2000 (18)
Taille:
Entrenamiento del Málaga. En la imagen, Fabrice. Malaga training session. In this picture, Fabrice.
Nom/niveau championnat : Jupiler pro league/D1
Poste principal: Ailier gauche
Postes secondaires : ailier droit/avant-centre
20 matchs/30
Dans le 11 entrant : 50%
Min.jouées : 45%
Participation aux buts :09%
Buts en clubs :00
Passes décisives :03
04 cartons jaunes
Né/âge: 12 mai 1996 (22)
Taille: 1,76 m
Stéphane Bahoken (Angers/France)
Nom/niveau championnat : Ligue 1/D1
Poste principal: Avant centre
Postes secondaires : ailier gauche/ailier droit
29 matchs/36
Dans le 11 entrant : 78%
Min. jouées : 69%
Participation aux buts : 30%
Buts en clubs :11
Passes décisives :02
03 cartons jaunes
Né/âge: 28 mai 1992 (26)
Taille: 1,85m
Jacques Zoua Daogari (Astra Guirgui/Roumanie)
Nom/niveau championnat : Liga 1/D1
Poste principal: Avant centre
Postes secondaires : ailier gauche/ailier droit
14 matchs/19
Dans le 11 entrant : 42%
Min.jouées : 47%
Participation aux buts : 07%
Buts en clubs :01
Passes décisives :01
04cartons jaunes
Né/âge: 6 sept. 1991 (27)
Taille: 1,86m
Clinton Njie (Olympique Marseille/France)
Nom/niveau championnat : Ligue 1/D1
Poste principal: avant-centre
Postes secondaires : ailier gauche/ailier droit
15 matchs/35
Dans le 11 entrant : 09%
Min.jouées : 10%
Participation aux buts : 03%
Buts en clubs :02
Passes décisives :00
08 cartons jaunes
Né/âge: 15 août 1993 (25)
Taille: 1,75m
Christian Bassogog (Henan Jianye/Chine)
Nom/niveau championnat : Super League/D1
Poste principal: Avant centre
Postes secondaires :
07 matchs/08
Dans le 11 entrant : 88%
Min.jouées : 84%
Participation aux buts : 28%
Buts en clubs :02
Passes décisives :02
00 cartons jaunes
Né/âge: 18 oct. 1995 (23)
Taille: 1,73m
Eric-Maxim Choupo-Moting (Psg/France)
Nom/niveau championnat : Ligue 1/D1
Poste principal: avant-centre
Postes secondaires : avant secondaire/ailier gauche
20 matchs/33
Dans le 11 entrant : 24%
Min.jouées27%
Participation aux buts : 03%
Buts en clubs :03
Passes décisives :00
08 cartons jaunes
Né/âge: 23 mars 1989 (30)
Taille: 1,71m
Joël Tagueu (CS Maritimo Funchal/Portugal)
Nom/niveau championnat :Liga Nos/D1
Poste principal: Avant centre
Postes secondaires : RAS
28 matchs/33
Dans le 11 entrant : 67%
Min.jouées : 66%
Participation aux buts :26%
Buts en clubs :06
Passes décisives :01
05 cartons jaunes
Né/âge: 6 déc. 1993 (25)
Taille: 1,78m
Vincent Aboubakar (Fc Porto)
Nom/niveau championnat : Liga Nos/D1
Poste principal: avant centre
Postes secondaires : avant secondaire
07matchs/32
Dans le 11 entrant : 19%
Min.jouées : 15%
Participation aux buts : 07%
Buts en clubs :04
Passes décisives :01
01 cartons jaunes
Né/âge: 22 janv. 1992 (27)
Taille: 1,84m
Salli Edgard (Nuremberg/Allemagne)
Nom/niveau championnat : Bundesliga/D1
Poste principal: ailier droit
Postes secondaires : ailier gauche/avant secondaire
03 matchs/33
Dans le 11 entrant : 03%
Min.jouées : 04%
Participation aux buts : 0%
Buts en clubs :00
Passes décisives :00
01 cartons jaunes
Né/âge: 17 août 1992 (26)
Taille: 1,70m
Jean Pierre Nsame (Young boys /Suisse)
Nom/niveau championnat : Super league/D1
Poste principal: avant centre
Postes secondaires : RAS
27 matchs/32
Dans le 11 entrant : 53%
Min.jouées : 57%
Participation aux buts :17%
Buts en clubs :13
Passes décisives :02
06 cartons jaunes
Né/âge: 1 mai 1993 (26)
Taille: 1,88m
Karl Toko Ekambi (Villareal/Espagne)
Nom/niveau championnat : la Liga/D1
Poste principal: avant centre
Postes secondaires : ailier droit, ailier gauche
33 matchs/36
Dans le 11 entrant : 64%
Min.jouées :64%
Participation aux buts : 23%
Buts en clubs :09
Passes décisives :02
05 cartons jaunes
Né/âge: 14 sept. 1992 (26)
Taille: 1,85m
Olivier Boumal (Panionios/Grèce)
Nom/niveau championnat :Super league/D1
Poste principal: Ailier droit
Postes secondaires : milieu offensif/ailier gauche
09matchs/10
Dans le 11 entrant : 80%
Min jouées : 79%
Participation aux buts : 22%
Buts en clubs :00
Passes décisives :02
01 carton jaune
Né/âge: 17 sept. 1989 (29)
Taille: 1,74 m
Moumi Ngamaleu (Young boys/Suisse)
Nom/niveau championnat : Super league/D1
Poste principal: Ailier droit
Postes secondaires : avant-centre/ailier gauche
28 matchs/32
Dans le 11 entrant : 69%
Min jouées :64%
Participation aux buts : 11%
Buts en clubs :08
Passes décisives :02
04 cartons jaunes
Né/âge: 9 juil. 1994 (24)
Taille: 1,81 m
NB : Statistiques obtenues avec le concours de www.transfermarkt.fr, au moment de la publication de la liste
Quelles sont vos impressions, après avoir vu ce public qui est venu vous dire au revoir ?
Nous sommes fières de voir le public venir nous soutenir pour ce match de gala. Moi personnellement je suis contente de voir mes frères m’encourager à jouer pour cette coupe du monde.
Quelles sont vos attentes personnelles durant cette Coupe du monde ?
Par la grâce de Dieu, si je fais partie des filles qui vont représenter le Cameroun pour la Coupe du monde du côté de la France, personnellement moi je dois mouiller le maillot, donner le meilleur de moi en tant que attaquante et surtout hisser haut les couleurs de notre pays.
Est-ce que personnellement vous vous sentez prête pour ce challenge ?
Oui ! Personnellement je suis prête
Avez-vous l’impression que ça sera la même Takounda que le monde a découverte en Jordanie il y a deux ans, ou quelque chose a changé ?
C’est vrai que j’ai fait la Coupe du monde avec les cadettes du côté de la Jordanie, et je suis appelée peut-être à faire cette Coupe du monde avec les seniors ; donc pour moi, c’est une grande étape, c’est une grande chance dans ma carrière, parce que faire la coupe du monde ce n’est pas donné à n’importe qui. Donc, si je fais partie, je serai heureuse et contente.
Qu’est-ce que vous ressentez lorsqu’à l’appel de votre nom, le public exulte ? Ça vous pousse à d’avantage d’efforts ?
Oui ! Ça me pousse d’avantage à travailler surtout à donner toujours le sourire au public, parce que c’est ce qu’ils attendent.
Vous sentirez-vous frustrée si vous faites partie des trois qui rentrent ?
Je ne me sentirais pas frustrée parce que ce n’est pas la fin du monde. Il y a les autres compétitions. Tout le monde n’est pas appelé à jouer. Ce qui est sûr, j’aurais mon temps de jouer c’est tout.
Une victoire sur la plus petite des marques (1-0), a sanctionné le match de gala entre les Lionnes indomptables et une sélection régionale du Centre conduite par l’Association des footballeuses du Cameroun. But de Mpeh Bissong. De quoi rassurer les fans des Lionnes au moment où la sélection s’apprêtait à s’envoler pour l’Espagne, en vue de la dernière phase du stage préparatoire de la Coupe du monde France 2019. Le staff technique n’y accorde pas un intérêt technique particulier. Le match étant organisé juste pour communier avec le public de plus en plus intéressé par les prouesses de cette sélection nationale.
Et ne s’est pas fait prier pour venir massivement au stade annexe N°1 à l’appel des autorités du football camerounais. Comme il est de tradition lors de grandes compétitions auxquelles participent les sélections nationales A du sport roi. Saluant la présentation de chacune des 23 actrices qui étaient présentes à cette cérémonie. Aboudi, Siliki et Enganamouit n’ayant pas été de la fête, du fait de contraintes professionnelles pour les deux premières et le ballon d’or 2015 poursuivant son protocole personnel de reprise d’entraînement hors du pays.
Estelle Johnson qui vient d’intégrer cette sélection, et qui jouait pour la première fois devant le public de son nouveau pays, s’est vite retrouvée : « On sent que notre public nous soutient et on espère qu’il va nous soutenir jusqu’à la fin », a salué l’Américaine néo-Lionne indomptable. « J’ai découvert un grand public qui aime son équipe ; et personnellement j’ai découvert une grande équipe qui a déjà un nom ; je voudrais travailler à lui apporter mon impact personnel», a-t-elle déclaré.
Estelle Johnson dans le bain
Même si les Lionnes le laissent croire, elles affirment n’être pas encore arrivées : « on travaille pour être prêtes ». Alain Djeumfa, l’entraîneur national, corrobore : « l’équipe n’est pas prête à 100%. Nous continuons la préparation en Espagne, et je pense qu’en trois semaines, nous allons encore peaufiner beaucoup de choses », promet-il. Le Cameroun devant prendre part à un tournoi amical préparatoire en Espagne.
Le Cameroun rejoindra la France le 6 juin prochain, soit la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde. Les pouliches d’Alain Djeumfa engagent la compétition contre le Canada le 10 juin, puis affronteront les Pays-bas le 15 et boucleront le premier tour par la Nouvelle Zélande le 20 juin. Il y a quatre ans, Alain Djeumfa était préparateur physique dans le staff dirigé par Enow Ngachu, et le Cameroun est rentré en 8ème de finale pour sa première participation. Aujourd’hui, il est aux commandes de la tanière. « L’entraîneur est toujours interpellé ; le public attend le résultat, et nous allons travailler pour ce résultat », reconnaît-il. Mais le technicien en chef ne veut pas trop rêver : « nous voulons faire ce qu’on a pu faire en 2015, et si possible, continuer », s’en contente-t-il.
Castelleto, Dingome et Mvoué, les trois compléments de Seedorf
La pré-liste de Clarence Seedorf en vue de la préparation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Egypte 2019 vient de s’enrichir de trois nouveaux joueurs : Jean Charles Castelletto de Brest en France, Tristan Dingome de Reims et Steve Regis Mvoue d’Azur Star de Yaoundé. Ainsi, le sélectionneur national corrige sa copie avant même d’avoir engagé le stage préparatoire. A-t-il l’impression qu’il lui manquait des ingrédients dans la sauce qu’il compte servir aux Camerounais ? A-t-il subi des pressions, comme le pensent certains ? « Il n’y a pas un timing pour publier sa pré-liste, ni un quota maximal de joueurs à convoquer. Il a la liberté de l’élargir autant qu’il veut, pour mieux apprécier chacun », recadre un haut cadre de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Indiquant que « visiblement, le coach n’avait que publié une liste provisoire. Je crois qu’il n’avait pas fini de construire ». Toujours est-il qu’à la publication de la liste des 34 joueurs, des voix s’étaient élevées pour dénoncer l’absence de Jean Charles Castelleto dont les statistiques en font un élément prêt pour le compartiment défensif des Lions indomptables. Le défenseur central de Reims, qui a l’aptitude de jouer comme arrière tant à gauche qu’à droite, a joué 27 des 37 matchs de son club, avec à la clé deux buts et une passe décisive. L’homme de 24 ans pourrait être utile et même nécessaire aux côtés d’un certain Michaël Ngadeu dont le sélectionneur est encore à la recherche d’un complément dans l’axe central.
Quant à Steve Regis Mvoué, il est certainement le plus jeune du groupe Le néo champion d’Afrique U17, auréolé de son sacre de meilleur joueur de la Can cadette Tanzanie 2019, connaît la tanière dans sa catégorie, et devrait être simplement à l’école de la cour des grands. Peut-être pas pour une place finale à cette première occasion, mais a certainement un rôle à jouer dans les prochaines années chez les Lions indomptables séniors. L’attaque compte aujourd’hui 14 joueurs en quête de 8 à 10 places.
Seul Tristan Dingome n’a jamais connu la tunique vert-rouge-jaune. Français de nationalité pour l’instant, l’homme doit être une pièce de réserve que prépare Clarence Seedorf pour l’avenir. A 28 ans, ce milieu de terrain est donc à découvrir pour les Camerounais.
L’actualité camerounaise de ces derniers jours a été marquée par une forte controverse autour de la délégation permanente de signature accordée par le président de la république, Paul Biya, au Ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh.
Comme d’habitude, tout est parti d’une banale publication dans les réseaux, et la situation est devenue presqu’incontrôlable. Chacun y allant de ses interprétations et davantage de ses supputations, à propos de ces dispositions légales. Et bienvenue la confusion générale.
Même le très grand Achille Mbembe n’y a pas échappé en voyant en celle-ci « une succession de gré à gré, de père en fils, ou d’époux à épouse, le tout derrière un haut fonctionnaire masqué ».
Mais à y voir de près il s’agit d’une très grosse méprise dans l’opinion publique, l’émotion l’ayant emporté sur la raison.
La délégation de signature différente de la délégation de pouvoir
De manière générale, et comme le précise le Dictionnaire constitutionnel, la délégation est l’acte par lequel le titulaire d’une compétence (délégant) en transfère l’exercice à une autre autorité (délégataire).
La délégation de pouvoir dessaisit le délégant qui ne peut plus exercer sa compétence tant que dure la délégation et, étant accordée ès qualité, reste en vigueur malgré les changements de personnel affectant le délégataire ou le délégant. En revanche, la délégation de signature ne dessaisit pas le délégant qui conserve donc une compétence parallèle à celle du délégataire, et celui-ci est désigné intuitu personae de telle sorte que la délégation, accordée sous la surveillance et la responsabilité du délégant, devient caduque à chaque mouvement personnel.
Ainsi, alors que dans le cadre d’une délégation de pouvoir, les actes du délégataire lui sont imputés et prennent la nature formelle et le rang hiérarchique des actes de celui-ci (la décision prise par un préfet en vertu de la délégation de pouvoir d’un ministre est un arrêté préfectoral), dans le cadre de la délégation de signature, au contraire, les décisions du délégataire sont imputées au délégant et prennent donc la forme et la des actes de celui-ci (la décision d’un secrétaire général à la présidence prise en vertu d’une délégation de signature est un décret présidentiel). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les actes des délégataires de signature sont toujours de la mention ‘’Pour le…. Et par ordre ….’’.
A titre illustratif, au Cameroun le premier ministre bénéficie d’une délégation de pouvoir de nomination aux emplois civils et qui reste en vigueur quel qu’en soit le premier ministre. Pendant ce temps, à chaque remaniement ministériel, le SG/PR doit se voir signer une nouvelle délégation permanente de signature.
Une pratique aussi vielle que le Cameroun
A la faveur de la controverse à propos de la délégation permanente de signature accordée à Ferdinand Ngoh Ngoh, l’on a vu déferler sur la place publique une foultitude des décrets accordants des délégations permanentes de signatures aux différents secrétaires généraux de la présidence de la république depuis l’ère Ahidjo. Il en est ainsi par exemple du décret n°73-328 et n°73-329 du 25 juin 1973 accordant la délégation permanente de signature à Paul Biya ; du décret n°75/533 du 17 juillet 1975 pour Samuel Eboua ; du décret n°85-1199 du 30 aout 1985 pour ce qui est de Ferdinand Léopold Oyono.
Il est à noter que les trois derniers prédécesseurs de Ferdinand Ngoh Ngoh à savoir, Marafa Hamidou Yaya, Jean Marie Atangana Mebara et Laurent Esso ont aussi chacun bénéficié d’une délégation permanente de signature du temps où ils occupaient le même poste, à travers respectivement les décrets n°97/220 du 11 décembre 1997, n°2002/222 du 30 aout 2002 et n°2006-371 du 25 septembre 2006.
D’ailleurs, le même Ferdinand Ngoh Ngoh bénéficiait déjà d’une délégation permanente de signature depuis 2011 par le truchement du décret n°2011/422 du 14 décembre 2011.
Une pratique universelle et légale
Il convient de préciser que le secrétaire général de la présidence de la république est le principal assistant du président de la République sur la base du décret de 1998 portant réorganisation de la présidence de la république qui dispose en son article 3 que celui-ci « assiste le président de la république dans l’accomplissement de sa mission ». Une notion qui a fait son apparition pour la première fois dans le décret du 16 mai 1988 portant réorganisation de la présidence de la république.
Mieux encore, le même décret de 1998 dispose que le secrétaire général de la présidence de la république « reçoit du président de la république toutes les directives relatives à la définition de la politique de la Nation ».
Dans l’optique de l’accomplissement de ces missions, ainsi que des siennes propres, le secrétaire général de la présidence de la république bénéficie alors systématiquement d’une délégation de signature du président de la république, comme le précise le décret le décret n°2011/408 du 09 décembre 2011 portant organisation du Gouvernement en son article 3, « (1) Le Secrétaire Général assiste le Président de la République dans l’accomplissement de sa mission. A ce titre : – il reçoit du Président de la République toutes directives relatives à la définition de la politique de la Nation ;- il suit l’exécution des décisions prises par le Président de la République ; – il coordonne l’action des Administrations rattachées à la Présidence de la République ainsi que précisées aux articles 5 et 37 du présent décret ; – il instruit les dossiers que lui confie le Président de la République et suit l’exécution des instructions données ; – il soumet à la signature du Président de la République les projets d’actes de toute nature émanant, soit des Services du Premier Ministre, soit des Administrations rattachées à la Présidence de la République ; – il assure la mise en forme, en liaison avec le Secrétaire Général des Services du Premier Ministre ou des Ministres concernés, des projets de loi à soumettre à l’Assemblée Nationale et au Sénat ; – il assure la préparation des correspondances présidentielles relatives au dépôt des projets de loi sur les bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat, du Conseil Economique et Social en ce qui concerne les demandes d’avis ou d’étude sur des projets de textes à caractère économique et social, ainsi que du Contrôle Supérieur de l’Etat ; – il veille à la réalisation des programmes d’action approuvés par le Président de la République et impartis aux Chefs de départements ministériels et aux Services relevant de la Présidence de la République ; – il prépare les conseils ministériels, en liaison avec le Secrétaire Général des Services du Premier Ministre, les conseils restreints, les conseils et commissions présidés par le Président de la République ; – il assure l’enregistrement des actes réglementaires signés et des lois promulguées par le Président de la République, ainsi que leur publication au Journal Officiel ; – il assure la tenue et la conservation des archives législatives et réglementaires ; – il exerce le rôle de conseil juridique de la Présidence de la République et des Administrations rattachées. (2) Dans l’exercice de ses attributions, le Secrétaire Général reçoit une délégation de signature. ».
Cette disposition réglementaire tire son fondement de la constitution qui est son article 10 (2) dispose que « Le Président de la République peut déléguer certains de ses pouvoirs au Premier Ministre, aux autres membres du Gouvernement et à certains hauts responsables de l’administration de l’État, dans le cadre de leurs attributions respectives. ».
Comme il en découle de la lecture de cet article de la constitution, le secrétaire général de la présidence de la république n’est pas le seul à bénéficier d’une délégation de signature. En effet, cette pratique est nécessaire voire indispensable dans la haute administration du fait d’une excessive concentration des compétences, au point où, comme le dit Olivier Duhamel et Yves Meny dans le Dictionnaire constitutionnel, « il n’est guère d’autorité administrative qui ne soit habilitée à déléguer ses compétences ».
C’est ainsi que tous les secrétaires généraux de ministères et autres directeurs reçoivent délégations de signatures de leurs hiérarchies lors de leur prise de fonction. En guise d’illustration, l’article 53 du décret 98/028 du 19 janvier 1993 en son article 59 dispose que « le secrétaire général suit, sous l’autorité du Recteur, l’instruction des affaires de l’Université et à cet effet reçoit les délégations de signatures nécessaires ».
Mieux encore, la délégation de signature accordée à Ferdinand Ngoh Ngoh, comme l’exige la jurisprudence en la matière est limitée en des domaines bien précis à savoir : les pièces et les correspondances relatives aux affaires courantes ; l’intégration, l’abaissement de classe, de grade ou de révocation ainsi que la mise à la retraite des fonctionnaires de la sureté nationale ; la nomination jusqu’aux fonctions de directeurs adjoints à la présidence de la république ; la publication au journal officiel lorsqu’elle requiert l’intervention préalable d’une décision présidentielle l’ordonnant.
Mais loin d’être une originalité camerounaise, la délégation de signature est une pratique usuelle, notamment dans le système francophone. Aussi, à la lecture du journal officiel français l’on tombe régulièrement sur des actes du président français portant délégation de signature comme l’atteste l’arrêté du président Emmanuel Macron du 18 septembre 2018 portant délégation de signature à Alexis Kohler secrétaire général de la présidence de la république française.
Pas besoin de large diffusion
Ce qui semble-t-il aurait choqué bon nombre de Camerounais est la ‘’clandestinité de l’acte’’ de délégation de signature. Mais cela trahit une forte ignorance des pratiques en matière de publicité des actes administratifs et réglementaires.
Ainsi, les actes règlementaires individuels tels que les décrets et arrêtés concernant une personne en particulier ne sont pas obligatoirement publiés dans les médias. Pour être légaux, il leur suffit d’être inséré au journal officiel et d’être notifié à l’intéressé. C’est notamment souvent le cas des avancements dans l’armée et la police.
Quid de la permanence et de la discrimination des dossiers ?
L’autre aspect de l’acte qui a fait gloser à propos du décret n°2019/043 du 05 février 2019 accordant délégation permanente de signature à Ferdinand Ngoh Ngoh, est justement sa permanence. Or, à vrai dire délégation permanente de signature est un pléonasme dans le mesure où celle-ci est toujours illimitée dans le temps et dure généralement le temps de l’exercice de la fonction par le délégataire, que l’on soit au Cameroun ou ailleurs. Par conséquent, une délégation de signature est toujours permanente.
En outre, certains observateurs ont été interloqués par la lecture de l’article 3 de ce décret qui dispose que « Dans le cadre de cette délégation permanente de signature, Monsieur Ngoh Ngoh Ferdinand, discriminera lui-même les affaires qu’il estime opportun à réserver à la signature du président ». Il s’agit là d’une modalité pratique.
En effet, le président de la république délègue sa signature pour être libéré d’un ensemble de tâches routinières, eu égard à l’immensité de ses attributions et de ses activités. Il serait alors incongru que le secrétaire général de la présidence délégataire de signature vient encore soumettre à son attention le moindre acte dans les domaines où il a reçu délégation de compétence. La délégation ne servirait alors à rien.
Cependant, celle-ci est une haute marque de confiance car elle laisse une marge de manœuvre assez importante au SG/PR.
Ce qui pose souvent problème
C’est l’abus de cette haute confiance qui serait à la source des tourments des SG/PR dont trois anciens sont passés par la case prison. En effet, bon nombre des SG/PR ont souvent tendance à confondre délégation de signature et délégation de pouvoir. Ainsi, ils en usent et en abusent, se considérant comme de président- bis, affublés du titre de « vice-Dieu ».
Pire encore, bon nombre d’entre eux useraient de cela à des fins de corruption et de concussion, comme il a été démontré lors des différentes affaires Titus Edzoa.
Par Moussa Njoya, Politologue (in Défis Actuels N°386 du 13-05-2019)
C’est un premier ministre pas comme les autres qui a été vu à Bamenda jeudi dernier. Contrairement aux us et coutumes qui veulent que le chef du gouvernement soit formellement mis aux couleurs officielles, Dion Ngute est arrivé très décontracté, vêtu d’une tenue traditionnelle de la région du Nord-Ouest et tenant un arbre de la paix. Il a été accueilli par une foule de femmes munies de pancartes, dont la plupart des messages y contenus appelaient à un retour à la paix. C’est ce même message de paix que Dion Ngute a apporté aux populations du Nord-Ouest. Et pour montrer sa volonté de bâtir cette paix, le premier ministre a choisi de mener une campagne de proximité et sur le terrain, auprès des acteurs susceptibles de jouer un rôle dans la résolution du conflit qui sévit dans la zone du Nord-ouest depuis près de trois ans.
Tout au long des quatre jours de sa mission, Dion Ngute a été au contact des populations, il a rencontré tour à tour : les partis politiques, les chefs traditionnels, les parlementaires, les autorités administratives, les autorités judiciaires, les autorités militaires et les ex-combattants séparatistes qui ont accepté de déposer les armes. Au cours des échanges qu’il a eu avec le président national du SDF Ni John Fru Ndi, le chef du gouvernement, a dit sa préoccupation de voir le retour de la paix dans la région du Nord-Ouest. A son tour, le chairman du SDF a proposé une sortie de crise en 4 points : « Le cessez-le-feu immédiat et bilatéral : les soldats des forces de défense et de sécurité rentrent dans les casernes et combattants des bandes armées déposent les armes ; la libération immédiate de tous les prisonniers politiques incarcérés dans le cadre de cette crise ; la nomination d’un médiateur de la crise et l’acceptation des observateurs ; le report des élections municipales et législatives ». De retour chez le Fon Mankon, chief Angwafor, le premier ministre a écrit sur son compte tweeter « Je suis allé voir le Fon Mankon, Chief Angwafor en tant que fils, pour apprendre un morceau d’histoire de notre bien aimé Cameroun, qui pourrait être utilisé pour inspirer la jeune génération…il s’est battu pour la liberté et l’unité. Laissez-nous préserver le patrimoine ».
Après Bamenda, la caravane de paix conduite par le premier ministre se rendra à Buea, chef-lieu de la région du Sud-Ouest, où il devra se montrer encore plus proche des populations.