lundi, juin 1, 2026
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Climat politique : La guerre contre les activistes se porte bien

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Paul Chouta dans les filets

Depuis la nuit de mardi, le lanceur d’alerte Paul Chouta est entre les mains de la police. Interpellé autour de 22h au quartier Biyem Assi à Yaoundé, par des antigangs, l’homme séjourne depuis dans une cellule de la Police judiciaire. « Selon l’avocat, il s’agit d’une plainte déposée par Calixte Beyala depuis un mois pour diffamation… officiellement du partage de la vidéo où elle échange violemment avec un Monsieur dans une école à Douala », rapporte Parfait Mvoum, vice-président provincial du Social democratic front (Sdf) pour le Centre. Le motif de l’arrestation porte donc sur cette vidéo devenue virale il y a un peu plus d’un mois sur les réseaux sociaux, et dans laquelle l’écrivaine se livrait à un spectacle avec un homme présenté par certains badauds comme « son amant ». Des échanges entre les deux acteurs principaux de la scène, il s’agirait d’une affaire de mœurs qui aurait tourné mal. Paul Chouta a ainsi contribué à relayer largement cette vidéo à travers le cyber espace.

Aujourd’hui, l’écrivaine est décidée à faire la peau à ce dernier. Mais de l’avis de certains proches de Paul Chouta et même des journalistes qui ont suivi cette affaire, « les circonstances de l’arrestation de Paul Chouta laissent croire que la plainte de Calixte Beyala n’était qu’un prétexte car on n’avait pas besoin de l’interpeller si tard, alors qu’on sait bien où et comment le prendre ». par ailleurs, dans les coulisses, l’on apprend que d’autres plaintes seraient parvenues à la police judiciaire pour davantage enfoncer le lancer d’alertes.

Situation similaire pour Georges Gilbert Baongla. Le journaliste qui s’autoproclame « fils de Paul Biya » a été arrêté manu militari mercredi dernier au lieu-dit Carrefour Etoa-Meki, par des flics en ténues civiles. Une scène filmée depuis l’hôtel Mont Fébé où l’homme séjournait, par une équipe de reportage de la chaîne de télévision Vision 4. Equipe avec laquelle « le fils de Paul Biya » a échangé à sa sortie de l’hôtel sis au sommet du Mont Nkolnyada entre le quartier Mbankolo et le palais présidentiel. Du reportage qu’en fait Vision 4 dans son journal de 20h, on apprend que Georges Gilbert Baongla est sous le coup d’une plainte de Jean Pierre Amougou Bélinga, le président directeur général du groupe L’anecdote, « pour escroquerie et diffamation ». Entre temps, des sources indiquent que d’autres plaintes arrivent à la Police judiciaire contre le même homme.

Selon une source bien introduite, « il s’agit d’une chasse contre les activistes et lanceurs d’alerte ». Un plan qui aurait été engagé avec Michel Biem, qui aura passé quelques mois à la prison centrale de Kondengui, aux côtés des sécessionnistes avec lesquels le journaliste collaborait. Ce qui justifiait son arrestation. La sortie du territoire de ce dernier aurait surpris les autorités de Yaoundé, qui tiendraient à relancer la suite de l’opération. « La libération de Michel Biem était conditionnée par son mutisme. Il a promis de se taire, et a été libéré, mais le voilà qui a quitté le territoire et a recommencé», confie un proche du journaliste activiste. Dans la foulée, le nom de Sébastien Ebala est évoqué. Celui-ci a déjà passé quelques semaines en prison en 2018, en compagnie du journaliste Michaël Dopas, pour une affaire de diffamation contre Samuel Eto’o.

Salaires impayés des joueurs : La Fifa désavoue Faustin Domkeu et hausse le ton

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Domkeu vomi par la Fifa

Alors que l’on croyait la page des salaires et primes impayés aux joueurs de 24 clubs des championnats professionnels, la Fédération internationale de football association (Fifa) vient de relancer les débats. Dans une lettre signée du 22 mai, l’instance faîtière du football mondial ne passe pas par quatre chemins pour désavouer Faustin Domkeu. « Le Comité ad hoc semble être présidé par le président du Club ‘’New Stars de Douala’’ qui est accusé d’avoir des dettes ouvertes envers ses joueurs », regrette Fatsa Samoura, la secrétaire générale de la Fifa. «Ceci constituerait un conflit d’intérêts dès lors et afin d’assurer la fiabilité de ses investigations », fait observer la Fifa. Alors « nous recommandons fortement que le Comité ad hoc soit présidé par une personne indépendante avec les qualifications requises », impose-t-elle. Par ailleurs, « il nous a été rapporté que quelques joueurs ont subi des pressions afin qu’ils signent un document confirmant la réception de paiements en espèces », dénonce-t-elle. « Dans ce contexte, et afin d’éviter une quelconque manipulation, nous soutenons la proposition de Ia FiFPro selon laquelle le Comité ad hoc devrait seulement accepter des relevés bancaires ou une confirmation écrite du joueur, confirmée par un représentant du Synafoc présent au moment du paiement que le paiement a été effectué en espèces», propose la Fifa.
Un désaveu à peine voilé car le Comité ad hoc a conclu à ce que beaucoup de clubs avaient apuré leurs supposées dettes. Mettant au défi les joueurs qui se plaignent de se livre au jeu du contradictoire. Et pourtant, des sources indiquaient que des joueurs été l’objet de menaces sur leurs carrières. Du coup, aucun joueur n’était prêt à s’y essayer. Désormais, la Fifa, appuyant les positions de la Fifpro, veut voir clair. Et demande à la Fécafoot « de bien vouloir nous soumettre d’ici au 31 mai 2019 un rapport résumant l’état des travaux du Comité ad hoc et répondant aux allégations adressées par la FlFPro». Insistant sur son souhait « que cette affaire soit résolue dans les plus brefs délais et que tous les joueurs concernés reçoivent les salaires et primes qui leur sont dus le plus vite possible ». A Tsinga, on n’a pas encore répondu à cette lettre. Le temps presse. Tout est à refaire. Sauf si la Fécafoot remplace simplement Faustin Domkeu à la tête de la structure.

Communication gouvernementale: en finir au plus tôt avec la cacophonie !

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En finir au plus tôt avec la cacophonie !

«Nous parlerons de tout, mais nous ne parlerons pas de la forme de l’Etat ». La déclaration de Paul Atanga Nji, ministre de l’administration territoriale et non moins secrétaire permanent du conseil national de sécurité est venue frontalement contredire le premier ministre, Joseph Dion Ngute. Semant ainsi la confusion au sein de l’opinion et remettant fondamentalement en question la volonté du gouvernement et du président Paul Biya de réellement dialoguer avec le plus grand nombre de belligérants. Cet épisode de contradiction, est loin d’être un cas isolé de dérapage dans la communication gouvernementale, qui semble désormais être une véritable cacophonie. Situation très déplorable, surtout en cette période de crise, et qu’il convient de normaliser le plus tôt possible.

Ecarts de langage et dissonances en récurrence

Mais avant ce couac majeur, qui aura jeté un profond malaise dans la suite de la tournée du chef du gouvernement dans la zone anglophone, il y a eu d’autres cas. Qui ne se souvient pas de cette sortie magistrale d’Issa Tchiroma Bakary à propos de l’assassinat des femmes et des enfants dans la région de l’Extrême-nord. Il s’était alors fendu d’une déclaration lors d’une conférence de presse retransmise en mondovision, et au cours de laquelle, pince sans rire, il avait attribué cette scène à un pays ouest-africain. Il avait été suivi dans cette rengaine par certains de ses collaborateurs, qui parcourraient plateaux de télés et de radios pour donner la « bonne information ». Quelle n’a pas alors été la stupéfaction, lorsque, quelques jours plus tard, suite aux preuves irréfutables fournies par Amnesty International, le ministre de la défense, Joseph Beti Assomo, publiait un communiqué dans lequel il faisait savoir qu’il s’agissait bel et bien de soldats camerounais, dont certains étaient même déjà aux arrêts. Volonté manifeste de dissimuler un crime ? Précipitation dans la communication ? Incompétence de certains « technocrates » ? Quelle qu’en soit la réponse, le moins que l’on puisse dire est que la crédibilité du gouvernement a été fortement entamée lors de ce malheureux évènement. Alors que l’on s’attendait à ce que des leçons soient tirées quant à la démarche gouvernementale en matière de communication, l’on va continuer à enregistrer de nombreux dérapages chez bon nombre de hauts dignitaires, et dont l’un des cas les plus notables ces derniers mois est celui de Jean de Dieu Momo, Ministre délégué de la Justice. Dans une allégorie dont lui seul a le secret, comparant les Bamilékés aux juifs, il avait dans une émission d’Actualités Hebdo sur la Crtv, ni plus ni moins justifié leur génocide par Adolphe Hitler par l’orgueil et l’arrogance dont ce peuple aurait fait montre. Face à l’incident diplomatique ainsi causé et entériné par la sortie de l’ambassadeur d’Israël au Cameroun, le ministre de la communication, René Emmanuel Sadi n’avait d’autres choix que de désolidariser le gouvernement de Jean de Dieu Momo, qui est passé en un temps record de ministre délégué, à « responsable politique concerné (qui) s’exprimait à titre personnel ». Ce désaveu ne va pas du tout refroidir la « nouvelle recrue » du gouvernement, qui continue de proférer des déclarations les unes plus incendiaires que les autres, comme lorsqu’il déclare dans les réseaux sociaux que « le fait que les anglophones s’entretuent dans le Nord-Ouest et le SudOuest ne m’empêche pas de boire mon vin de palme ». Au-delà du cynisme, c’est surtout l’amateurisme qui choque le plus. Mais le président du Paddec est loin d’être un cas isolé. Engelbert Essomba Bengono, député suppléant de la Mefou et Akono, représentant le Rdpc lors d’une émission sur les antennes d’Equinoxe Télévision a fait savoir que le fait d’avoir 1850 morts en 20 mois de crise dans la zone anglophone n’était point grave, rappelant que Dieu avait dû raser la terre plusieurs fois pour se doter d’un peuple. Conclusion : quitte à tuer tous les anglophones, tant que l’indivisibilité du Cameroun est sauve, soit. Ses excuses publiées dans les réseaux sociaux quelques jours plus tard sonneront quelque peu faux, et son camarade de parti, Charlemagne Messanga Nyamding, sur les antennes de la même chaine de télévision ne manquera pas de relever sa « méchanceté » et de désolidariser le Rdpc d’une telle déclaration. Chose importante, le même Messanga Nyamding a lui-même été maintes fois renié par des pontes de son parti suite à certains de ses dires dans les médias. S’agissant justement du parti des flammes, il est assez loisible de constater chaque week-end les différences et les divergences de positions de ses représentants sur les différents plateaux de débats. L’opinion, la perception et surtout l’ambition personnelles l’emportant sur l’orientation de l’institution, et ce même lorsque ces missi dominici sont officiellement envoyés par le secrétariat à la communication du parti. Le même constat de « personnalisation » voire de « privatisation » de la communication gouvernementale a été par exemple fait suite à la résolution du parlement européen où l’on a vu en l’espace de quelques heures d’intervalle René Emmanuel Sadi, Issa Tchiroma Bakary, Jean de Dieu Momo et autres Grégoire Owona prendre la parole pour « défendre le pays », la confusion entre membre du gouvernement et responsable de parti politique étant savamment entretenue par certains d’entre eux.

Absence d’instances de concertation

Cet état de choses assimilable à un capharnaüm est largement dû à l’absence d’une véritable instance de coordination de la communication gouvernementale. Selon les confidences d’un ancien membre du gouvernement, lors des années de braises et de la guerre de Bakassi au début des années 1990, il y avait un cadre quasi-quotidien d’harmonisation de la parole gouvernementale et qui réunissait autour du ministre de la communication, des membres du gouvernement, les médias publics (Sopecam et Crtv), le secrétariat général du Rdpc et les responsables des partis alliés (Upc, Mdr, Andp, etc.). Ce type d’instance est d’autant plus crucial et nécessaire que c’est en son sein qu’est arrêtée la position officielle du gouvernement, après diverses « enquêtes », « investigations », et simulations des conséquences éventuelles. C’est toujours dans le cadre de celle-ci que les éléments de langage sont élaborés, ainsi que les personnes devant porter les messages choisies. Enfin, c’est aussi le lieu où est élaboré le plan média ainsi que le modus operandi d’implémentation de la communication gouvernementale. L’ensemble de ce processus visant in fine à ce que toutes les parties prenantes à la communication gouvernementale, à divers titres, parlent d’une seule et même voix et surtout agissent dans le même sens.

L’urgence de rompre avec les techniques et les stratégies d’antan

S’il est clair qu’il y a urgence quant à la restauration d’une véritable instance de coordination en matière de communication gouvernementale, il est tout aussi impérieux de rompre avec les vieilles méthodes encore en vigueur en la matière. Exit donc les conférences de presse faites aux heures indues de la nuit et qui ressemblent davantage à des monologues, où l’on veut à tout prix justifier l’injustifiable. Loin d’être un signe de faiblesse, le mea-culpa peut parfois être salutaire. Fini également les « communiqués » de presse aux envolées lyriques ampoulées et dans lesquels l’arrogance de la bureaucratie se dispute allègrement avec certains reflexes de l’autocratie. Par ailleurs, il serait plus que temps que les autorités camerounaises prennent conscience du fait que le monde a changé et que l’on vit désormais dans « la société de l’information ». Par conséquent, la communication gouvernementale participe davantage des relations publiques, avec les exigences d’humilité, de disponibilité et surtout de célérité, qui en découlent. Aussi, est-il tout à fait incompréhensible que plus de la moitié des départements ministériels et d’établissements publics administratifs n’aient pas de sites web, y compris le ministère de… la communication ! Et c’est toujours avec un pincement au cœur que la jeune génération lit les « communiqués » des ministres affirmant ne pas avoir de compte Facebook ou Twitter. Quid alors des instructions du Chef de l’Etat pour une meilleure présence de ses collaborateurs sur les réseaux sociaux ? Lui-même donnant désormais l’exemple avec ses tweets quasi-quotidien.

Par Moussa Njoya, Politologue

Nouveaux Droits de l’Homme célèbre la journée mondiale de l’Afrique

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Nouveaux Droits de l’Homme célèbre la journée mondiale de l’Afrique

La journée mondiale de l’Afrique se célèbre chaque 25 mai. A la veille de cette célébration, l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme, a organisé à la Chambre d’agriculture de Yaoundé, une journée commémorative à cet évènement. Cette journée a été l’occasion pour cette organisation de défense des droits de l‘homme, de mettre sur pied un cadre de dialogue et d’échange, qui a permis de discuter du respect par le Cameroun des engagements pris au niveau africain.  Au cours des débats, l’avocat et enseignant de droit Claude Assira a fustigé le fait que le Cameroun ne respecte pas les engagements pris au niveau africain. L’avocat a notamment condamné : le non-respect à une justice équitable, et de la présomption d’innocence. Il a blâmé le fait que la justice n’est pas indépendante au Cameroun et a fustigé les « prises de position intempestives des membres du gouvernement » notamment sur les affaires pendantes en justice et qui influencent les décisions de justice. Maitre Claude Assira n’a pas manqué de faire ce constat alarmant : « quand la justice n’est pas lente au Cameroun, les procès sont bâclés et les condamnations fantaisistes ». La suite du programme de la journée a été meublée par la présentation officielle de l’étude nationale sur la justice pénale. Cette étude relève que « la situation des droits de l’homme au Cameroun est controversée et que les défis en matière d’accès et d’amélioration à la justice pénale demeurent nombreux » a indiqué Cyrille Rolande Bechon, Directrice exécutive de Nouveaux Droits de l’Homme.  Plusieurs problèmes ont été évoqués Au-delà de ratification des instruments et des textes de lois, « il se pose un problème de jouissance et d’effectivité de ces droits sur le terrain ». Une jouissance vue, du point de vue des justiciables et non du point de vue de ceux qui doivent dire le droit. A cela s’ajoutent plusieurs goulots d’étranglement notamment : le cout d’accès à la justice, l’administration de la justice, les lenteurs judiciaires, la complexité des procédures et les difficultés d’avoir accès à un procès équitable, dans un délai raisonnable.  Ces problèmes sont, a précisé la directrice exécutive de l’organisation,« de la responsabilité de l’Etat du Cameroun et non de celle des individus », comme tentent de l’expliquer certains. Cyrille Rolande Bechon, note que « c’est l’Etat du Cameroun qui adopte les lois, et qui ratifie les conventions, c’est aussi lui qui doit prendre des mesures positives pour que les textes soient effectifs », en sanctionnant les fonctionnaires véreux.

Depuis plusieurs années, NDH-Cameroun a initié le Programme d’Amélioration de l’Accès à la Justice Pénale (Paajp). Ce programme vise à faciliter l’accès des couches vulnérables à la justice pénale, à travers l’amélioration de l’appropriation du droit pénal et du code de procédure pénale. Et est porté en partenariat avec Aprodham, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, le Programme National de Gouvernance, la Commission des Droits de l’Homme du barreau, avec l’appui de l’Union européenne.

Joseph ESSAMA (Défis Actuels)

Lionnes indomptables : Enganamouit, le choix cornélien d’Alain Djeumfa

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Le plus dur reste à venir

Alain Djeumfa a rendu publique la liste des joueuses qui défendront les couleurs du Cameroun à la Coupe du monde de football féminin, France 2019. Il en ressort que les trois recalées sont : Christiana Mpeh Bissong de Louves Minproff, Jacquette Ada d’Amed Sport en Turquie et Easther Mayi Kith de Montpellier en France. Les deux premières sont attaquantes et l’autre est défenseure, en étant la seule des trois binationales à n’avoir pas été retenue, alors que pour beaucoup, leurs places assurées. Alain Djeumfa ira en France avec toutes celles qui sortent de l’infirmerie : Engamaouit, Ngono Mani et Ngo Mbelleck. « Toutes les blessées sont actuellement au top», a selon la team press officer de l’équipe nationale A. Alexandra Takounda qui était en ballotage défavorable au front de l’attaque, a échappé au tamis d’un staff très peu porté au changement. L’attaquante d’Eclair de Sa’a qui avait déjà été révélée lors du Mondial Cadet Jordanie 2017, a l’occasion de s’installer définitivement dans cette tanière des A où elle a fait ses premières classes lors du tournoi de la Cosafa en septembre 2018.

Client Fifa

Parmi les 23 joueuses, le cas Gaëlle Enganamouit fait couler beaucoup d’encre et de salive. Elle qui n’a participé à aucun des quatre stages préparatoires, et qui a rejoint le groupe seulement à deux jours avant la publication de la liste définitive. L’ex joueuse d’Avaldsnes en Norvège est sans club depuis février dernier, lorsqu’elle a résilié son contrat avec Malaga, D1 espagnole. Et pourtant Alain Djeumfa continue de faire confiance en l’héroïne de Canada 2015. Un choix incompris par l’opinion. C’était pourtant un secret de polichinelle, que le ballon d’or africain 2015 était certaine de faire partie du groupe qui ira en France. Déjà présente dans les bagages de la Fédération internationale de football association (Fifa), Enganamouit que l’on sait très proche désormais de Samuel Eto’o, était comme imposée au staff technique camerounais. « Elle est comme une institution pour le Cameroun, parlant de football féminin. La preuve : la Fifa a exigé sa présence lors du passage du trophée de la Coupe du monde au Cameroun, et vous voyez qu’elle a dû interrompre sa préparation en Chine pour accompagner ce trophée à Yaoundé », fait observer Achille Chountsa, chroniqueur sportif et expert du football féminin local. La première Africaine à signer un triplé en Coupe du monde est donc un objet marketing. « Quand la Fifa la choisit, ce n’est pas un hasard. Elle est comme une ambassadrice pour le football», analyse Achille Chountsa. Il va s’en dire qu’il aurait été difficile pour Alain Djeumfa de ne pas considérer cet aspect de l’affaire.

Mission morale

Sauf que la Lionne n’a pas joué depuis février : « c’est de commun accord avec le coach et son manager qu’elle a résilié son contrat car elle devait y rester sans jouer ; ce qui risquait d’avoir un sérieux coup moral pour elle », confie une source bien introduite. « Il fallait donc qu’elle se trouve un centre où elle pouvait suivre des soins appropriés pour sa rééducation », spécule la source. Rejoignant Alain Djeumfa qui, a indiqué que « Gaëlle a eu un petit passage à vide, et son aventure en Espagne n’a pas été de longue durée, mais elle a subi des soins de haute intensité dans un grand centre mondial… et elle était suivie par de grands entraîneurs». Soulignant que « nous étions toujours en communication avec elle». Quoi qu’il en soit, celui qui, en quittant Yaoundé, laissait croire qu’Enganamouit n’était pas une joueuse spéciale, avait un faible pour une étoile qui, à peine apparue, menace de ne plus briller : « Gaëlle Enganamouit est l’une des meilleures joueuses d’Afrique. C’est l’un de nos meilleurs atouts à l’équipe nationale », estimait-il. Hanté par le souci d’aider la vedette à retrouver la scène. A la joueuse de donner raison à Alain Djeumfa de lui avoir donné une nouvelle chance de briller.

 

Les 23 Lionnes de France 2019
Gardiennes : Annette Flore Ngo Ndom (Amazones FAP, Cameroun), Marthe Omgmahan (Awa Girls, Cameroun), Isabelle Mambingo (Sinshine Queen’s, Nigeria)

Défenseurs : Augustine Edjangue (Arna Bjornar, Norvège), Falone Meffoumetou (Guingamp, France), Yvonne Leuko (Strasbourg, France), Isis Sonkeng (Amazones FAP, Cameroun), Christine Mani (AS Lorraine, France), Aurèle Awona (Dijon, France), Estelle Laura Johnson (Sky Blue, États-Unis)

Milieux de terrain : Raïssa Feudjio (Tenerife, Espagne), Charlène Meyong (Louves Minproff, Cameroun), Geneviève Ngo Mbeleck (Amazones FAP, Cameroun), Jeannette Ngock Yango (US Saint-Malo, France), Marlyse Ngo Ndoumbouck (AS Nancy, France), Michaella-Batya Abam (Paris FC, France), Thérèse Abena (Louves Minproff)

Attaquantes : Gabrielle Aboudi Onguene (CSKA Moscou, Russie), Henriette Akaba (Amazones FAP, Cameroun), Gaëlle Enganamouit (sans club), Madeleine Ngono Mani (Ambilly FC, France), Alexandra Takounda (Éclair, Cameroun), Nchout Ajara (Valerenga, Norvège)

Camair-co : Ernest Dikoum débarqué

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Fin d'aventur avec la Camair-co

Ernest Dikoum n’est plus le directeur général de la Camair-co. Le patron de la compagnie aérienne nationale vient d’être débarqué en plein vol. Au terme d’un conseil d’administration extraordinaire tenu à Yaoundé ce jour, l’homme a été remplacé par Louis Georges Njipendi Koutotou. Ce dernier était jusqu’à présent le président du Conseil d’administration. Il cède sa place à Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, le ministre des Transports. Max Constant Mve, lui, devient le nouveau directeur général adjoint,en replacement de Moussa Habiba qui y a passé cinq ans. son successeur est un ancien de la maison. Max Constant Mve était directeur de la maintenance au sein de Camair-co.

Les nouveaux patrons de Camair-co: de gauche à droite Njifendi, Ngalle Bibehe et Max Mve

Avec ce nouveau mouvement, Camair-co totalise huit directeurs généraux en huit années d’existence. La nouvelle équipe dirigeante hérite d’une compagnie à genoux. Camair-co fonctionne avec désormais un seul avion propre, et a connu des déboires qui ont conduit à l’arrêt d’activités de certains de ses appareils volants non seulement pour défaut de maintenance, mais aussi pour certification douteuse de ses avions. Ce qui a conduit à l’interdiction de vol de l’espace de aérien français en 2015. Le plan de restructuration proposé par Boeing n’a jamais été implémenté depuis plus d’un an.

François Bambou: « Nous aurons six formations cette année »

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François Bambou, président de Press Eco, Directeur de la publication de Défis Actuels.

Qu’est ce qui vous a motivé à organiser une session de formation des journalistes économiques sur le franc CFA ?

L’idée d’organiser ses travaux part d’un double constat. Le premier c’est le débat qui a cours depuis plusieurs mois autour du franc CFA. Un débat qui vient d’abord d’Afrique, car une certaine opinion estime que 60 ans après les indépendances, une monnaie créée en période coloniale ne devrait plus survivre. Vous avez aussi récemment suivi les membres du gouvernement italien qui ont interpelé la France sur la gestion qu’elle fait de la monnaie de 14 pays africains. Le second constat est que dans la presse camerounaise, le débat a également cours mais on a parfois l’impression que les journalistes ne sont pas suffisamment outillés pour comprendre toutes les subtilités des questions monétaires parce que comme vous le savez la monnaie c’est une question un peu complexe. Et pour dépassionner les débats et donner davantage d’arguments techniques aux journalistes pour pouvoir commenter, nous avons donc pris langue avec la Fondation Friedrich Ebert qui a bien voulu nous accompagner dans l’organisation de cette session de formation au bénéfice des journalistes économiques.

Pensez-vous que les objectifs de ce séminaire ont été atteints ?

Oui, si je m’en tiens aux réactions des participants. On le verra surtout dans la production journalistique des prochains jours. Mais je pense qu’on a abordé les questions de fond c’est-à- dire la question de la monnaie elle-même, la notion de monnaie. Comment est-ce que la monnaie est créée, comment elle est gérée. Nous avons évoqué la question de la politique monétaire, comment est-ce qu’elle est gérée par une banque centrale particulièrement la Beac (Banque des Etats de l’Afrique Centrale, Ndlr). La question du franc CFA, son histoire, comment est-ce qu’il est né et son évolution jusqu’à ce jour. Je pense que nous avons également parlé de son avenir et des différents scenarii qui s’offrent au vu de la conjoncture et du débat qui a cours. Je crois qu’ayant fait tout ce tour d’horizon, normalement, les confrères qui ont participé aux travaux devraient pouvoir être plus apte à travailler sur les questions de monnaie.

Mais beaucoup disent être repartis sur leur faim…

C’est normal. Nous avons synthétisé un tout petit peu les exposés pour rendre les digestes. Mais il y a beaucoup d’autres questions que nous pouvons aborder. Dernièrement, on a fusionné les deux bourses d’Afrique centrale. Cela suppose que l’actualité boursière va se développer et peut-être qu’il faille que là aussi les journalistes soient outillés, soient plus compétents pour traiter l’actualité boursière. Il y a des sujets sur la décentralisation dont on parle beaucoup plus sur le côté politique mais rarement sur l’angle économique. C’est un domaine dans lequel nous envisageons aussi des formations.

Certains journalistes proposent un autre séminaire avec la Beac. Quel commentaire faites-vous ? On verra bien. Il sera question de voir l’enjeu. Je n’ai pas encore pris contact avec la Banque centrale donc je ne peux pas préjuger de leur réponse.

Quelles sont les autres formations en vue ?

J’ai évoqué tout à l’heure les questions boursières mais je tiens à vous rassurer qu’il y aura plusieurs formations cette année. On est parti sur une demi-douzaine de formation au cours de l’année.

propos recueillis par Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

Les journalistes économiques à l’école du franc CFA

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Les journalistes économiques en séance de formation.

L’association des journalistes de la Presse Economique du Cameroun (Press Eco) en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert Stiftung a organisé les 16 et 17 mai dernier à Yaoundé un séminaire de formation sur le thème : « politique monétaire et politique de développement : mécanisme, contraintes, et perspective pour le Cameroun et le Cemac : quel avenir pour le franc CFA ». Il était question au cours de ces travaux d’outiller les journalistes économiques sur les problématiques monétaires notamment le débat qui a cours ces derniers mois autour du franc CFA. « Le débat a également cours dans la presse camerounaise mais on a parfois l’impression que les journalistes ne sont pas suffisamment outillés pour comprendre toutes les subtilités des questions monétaires parce que comme vous le savez, la monnaie c’est une question un peu complexe », a indiqué le président de Press Eco, François Bambou, tout a remerciant la fondation Friedrich Ebert Stiftung d’avoir accompagné cette initiative.

Ainsi pendant deux jours, les experts, que sont Dr Nabil Ndikeu Njoya, économiste et enseignent à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun et Dr Christian Lambert Nguena, enseignant à l’université de Dschang, ont édifié les journalistes à travers quatre exposés autour du franc CFA. Il s’agit notamment des sous thèmes : « monnaie : notions et mécanismes » ; « politique monétaire et politique économique », « le franc CFA : histoire et évolution » et « quel avenir pour le franc CFA ? (contexte : projet de monnaie unique Ouest africaine et montée de critiques contre la France en Europe). Ces présentations suivies des échanges ont débouché sur les travaux pratiques au cours desquels, le Dr Nabil Njoya a permis aux journalistes de démystifier, de décoder, de comprendre et d’interpréter les communiqués du Comité de Politique Monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). « J’ai été satisfait par la qualité des exposés et surtout la réactivité des séminaristes. J’aurais souhaité que les experts se prononcent ou s’étendent davantage sur certains sujets notamment sur le projet de monnaie unique ouest africaine. Nous nous attendions également à ce que les experts nous disent si le Cameroun doit quitter ou non de la zone franc », fait savoir un séminariste. Et un autre d’ajouter : « le thème de cette formation était très intéressant. Mais je souhaite qu’on organise une autre formation avec la Banque centrale afin qu’on puisse nous édifier davantage sur les questions monétaires ».

Au terme de ce séminaire, les journalistes économiques ont remercié la fondation Friedrich Ebert Stiftung ainsi que les deux experts pour l’organisation de cette session de formation et leur disponibilité. Les séminaristes ont également souhaité que de pareille initiative se répète et surtout que la fondation soit toujours disponible pour les sollicitations à venir de Press Eco. En retour, la chargée des programmes à FFE, Susan Bamuh Apara a rassuré les membres de Press Eco quant à la disponibilité de la fondation à accompagner de pareille initiative qui font « partie de son ADN ».  

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

Le Gicam s’inquiète du rationnement des devises

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Celestin Tawanba,président du Gicam

Le Groupement Inter Patronal du Cameroun (Gicam) continue de montrer son inquiétude face à la rareté des devises. Le président de l’institution, Célestin Tawamba, l’a fait savoir jeudi 16 mai dernier au cours de l’assemblée générale de tenue à Douala. En effet, célestin Tawamba a déploré le rationnement de fait qui est aujourd’hui imposé aux entreprises dans l’accès aux devises pour le règlement de leurs transactions internationales. « Ce rationnement se traduit par des délais d’exécution des transferts beaucoup plus longs, le relèvement des coûts de transactions et la complexification des procédures », souligne le Gicam.

Le 4 avril dernier lors d’une rencontre avec les banquiers, le président du Gicam avait d’ailleurs indiqué que l’accès aux devises est une préoccupation majeure pour 71 % des membres du groupement dont il a la charge. Le président du Patronat camerounais, avait aussi exprimé l’inquiétude des chefs d’entreprises face à l’épineux problème de pénurie des devises qui, selon lui, « met à mal la crédibilité des entreprises auprès des fournisseurs ».

D’après le Gicam, cette crise de devises a fait décupler les taux de change sur le marché à l’instar de l’euro qui est passé de 655 francs CFA pour 1 euro à 745 francs CFA pour 1euro. Une situation qui, selon les opérateurs économiques, pourrait entrainer une pénurie des produits importés puisqu’ils peinent de plus en plus à payer leurs fournisseurs à l’étranger. En attendant de trouver des solutions viables à ce phénomène qui perdure depuis plus d’un an, le Groupement patronal camerounais a donné mandat au Conseil d’Administration pour suivre avec « une attention toute particulière la question des devises et porter les préoccupations des entreprises y relatives ».

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

La Sonara offre des stages aux jeunes

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Le Directeur Général de la Société Nationale de Raffinage (Sonara), Jean Paul Simo Ndjonou, vient d’offrir l’opportunité à quinze jeunes camerounais d’effectuer leur stage au sein de l’entreprise dont il a la charge. Il s’agit concrètement de dix stages de vacances et cinq stages académiques. C’est du moins le résultat d’un concours lancé par la Société à travers son site au mois d’avril dernier pour l’obtention des stages. « Le but du jeu pour les internautes était de copier l’adresse de la question et la coller sur la page officielle de la Sonara, répondre à la question en commentaire et inviter au moins 50 de ses amies à aimer ladite publication et la page officielle facebook de la Sonara », explique l’entreprise.

Ainsi, après trois semaines de compétition, les candidats ayant postulés audit concours ont été évalués sur les connaissances générales de la Société de raffinage. Et le 9 mai dernier, à l’issu d’un tirage au sort, 15 participants sur 60 présélectionnées (pour ledit tirage) ont obtenu leur ticket de stage au sein de la structure. A en croire les responsables, près de 94 personnes ont participé à ce concours dont « l’histoire retiendra que la Sonara est la première grande entreprise camerounaise à initier un tel projet dans le cadre du recrutement des stagiaires ». Pour l’entreprise, « ce projet avait pour but de permettre à tous les camerounais d’avoir une chance d’obtenir un stage à la Sonara en s’appropriant le slogan de l’entreprise et en devenant des ambassadeurs de la marque Sonara partout où ils se trouveront ».

La Sonara a pour mission de raffiner le pétrole brut en produits finis, tels que le butane, l’essence, le pétrole lampant, le jet fuel, le gazole, le distillat et le fuel oil.

Liste des candidats retenus à l’issu du tirage en direct de la page facebook de la sonara :

stage académique

1-SIELATCHOM NGOMSI Hervé ;

2-NDAGUE NYAMSI Louis Marie ;

3-NJOPTCHOUANG Anny Laure ;

4-BELL Mireille Laure ;

5-NONKI TEH Blessing.

Stage de vacances

 1-NGO BAYEHE Jeanne Christine ;

2-AYI Maurice GEH ;

3-EBENYE KINGUE Agnès Kassandra ;

4-DAMMAYAO RAMSSANG Duplexe ;

5-EBOB Adeline ETAKA ;

6-FANDIO YIMGA Emilie Blanche ;

7-ATANGANA MEKA Alexis ;

8-MESAME Agnès NTIE ;

9-EKANE Henrietta ;

10-LIBONG LIKOMB Jean Claude.

Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

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