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Le mandat des conseillers municipaux prorogé jusqu’au 29 février 2020

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Plus de place pour les batailles préelectorales, en ce qui concerne u plus de place pour les conseillers municipaux. Dans un décret signe ce 16 juillet 2019, le président de la Réublique proroge le mandat des conseillers municipaux jusqu’au 29 fevrier 2020. Sept mois au cours desquels le gouvernement essaiera de mieux se préparer pour une organisation harmonieuse des nouvelles élections. C’etait un secret de polichinelle. Au cours de la session parlementaire qui vient de s’achever, le président de la République avait déjà envisagé des mesures préalables en vue de cette prolongation. Le chef de l’executif avait saisi le president du senat par courrier a cet effet. La meme dieposition avait ete prise en ce qui concerne la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale.

Il s’agit d’une seconde prolongation du mandat des conseillers municipaux élu le 30 septembre 2013. La première prorogation a eu lieu le 11 juillet 2018 pour une durée d’un an. Et ce n’est peut-etre pas tout. Il est fort probable qu’il y ait une troisième prorogation à partir du moment où selon certaines indications, la crise sociopolitique qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest justifie en partie ces multiples prorogations.

Les Lions indomptables : Mouelle Kombi ouvre le dossier de la succession de Clarence Seedorf

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Fin de partie entre les Néerlandais et la tutelle

« La question du maintien de M. Seedorf à la tête de notre sélection fanion est clairement posée». Narcisse Mouelle Kombi a fait cette déclaration sur les antennes de la Cameroon radio television (Crtv), dans le cadre de l’émission Présidence actu. Un bout de phrase qui en dit long sur le niveau d’engagement déjà certainement pris par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) dans ce dossier. D’autant plus que la question ne se pose pas (encore). Le contrat annoncé entre la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et le duo Seedorf-Kluivert étant encore en cours de validité, jusqu’en 2022.

Mais les derniers événements concernant cette équipe peuvent justifier cette option de mettre le sujet « en débat ». Notamment la participation du Cameroun à la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can). Au-delà de l’élimination précoce des Lions indomptables en quarts de finale par le Nigeria, il y a ce climat de tensions entre la sélection nationale et les dirigeants. Tensions nées de la question des primes qui a divisé les deux parties avant le départ pour l’Egypte au point que l’équipe passe une nuit entière à négocier avec le ministère des sports ; pour ne pas s’accorder à la fin. Du coup, les joueurs qui ont obtenu une majoration de leur prime de victoire, ont par la suite refusé ce geste. Eux qui souhaitaient plutôt une amélioration de leur prime de participation.

Les révélations de Petrus Boumal

Cependant, dans deux lettres servies l’une au Minsep et l’autre au peuple camerounais, les joueurs ont craché leur venin, se sont expliqués sur leur attitude, ont redit leur patriotisme et leur engagement pour le drapeau national, avant de souhaiter un séjour dénué de toute présence étrangère en terre égyptienne. Et le Minsep qui n’y a pas cru, a essayé de braver la menace des Lions indomptables, et n’a pas été reçu par les joueurs avant le dernier match de groupe. Si l’on n’a pas entendu de réaction de la part du staff technique, des sources ont souvent laissé croire que depuis le débrayage de Yaoundé, Clarence Seedorf soutenait tacitement ses poulains. Depuis, l’on n’a pas entendu le Pr Mouelle Kombi. C’est donc sa première sortie médiatique depuis la débâcle d’Egypte 2019.

Mouelle Kombi veut avoir sa revanche. A un moment où l’on n’a pas fini de parler des confidences de Petrus Boumal trahissant les secrets des sélections de joueurs chez les Lions indomptables, avec des décisions prises longtemps avant les regroupements. le staff technique semblant tenir juste les manettes d’une sélection pilotée par une main invisible que le défenseur voit comme celle de Samuel Eto’o. Il est clair que l’ex capitaine n’a jamais caché qu’il avait joué un rôle déterminant dans le choix du technicien néerlandais. Lui qu’on crédite d’une emprise sur l’exécutif actuel de la Fécafoot. La Fécafoot va-t-elle céder? L’émission dont des extraits sur les réseaux sociaux alimentent déjà beaucoup de débats, permettra d’en savoir un peu plus. Le Cameroun a été éliminé en quarts de finale, mais joue les prolongations à la maison.

Fécafoot : Séidou Mbombo Njoya ouvre une guerre fratricide contre Tombi à Roko

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Les deux anciens alliés au lendemain de l'arrestation d'Iya Mohammed

Par une décision rendue ce 11 juillet 2019, la Commission d’éthique de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) suspend à vie Tombi à Roko Sidiki, de toute activité relative au football. Par ailleurs, l’ancien président de la Fécafoot se voit infligé une amende de 10 millions de francs, à payer dans six mois, et devra se charger des dépens liés à cette affaire. L’ancien président de l’instance a été reconnu « coupable » de cinq chefs d’accusation : d’octroi de crédits non remboursés et autres avantages indus aux personnels et aux membres du Comité exécutif de la Fécafoot ; de mise à disposition de fonds aux personnels et certains individus pour des missions déterminées, et à l’utilisation desquels aucun rapport n’a été produit ; de malversations dans la gestion des projets de construction des stades de Bafia, Sangmélima, Bamenda et Bangangté ; de transformation d’un don de 6000 ballons offerts par l’équipementier Puma, en un achat de ballons d’un montant de 79 millions Fcfa prélevés dans les caisses de la Fécafoot ; de conflit d’intérêts dans le cas d’octroi de certains marchés ; d’usurpation de fonction par la notification d’un marché après la prise de service du Comité de normalisation. Cette décision était presque attendue car en son temps, le comité de normalisation présidé par Me Dieudonné Happi, avait déjà donné des signaux après l’audit dont le résultat a été sorti la veille des élections. Et l’affaire des ballons de Puma avait glissé sur la place publique. D’autres membres et personnels de la Fécafoot avaient été indexés pour divers cas de gestion jugée peu orthodoxe. Tombi à Roko dont le dossier semblait être plus lourd, n’avait finalement pas présenté sa candidature, alors que nombre de ses partisans s’y activaient.

Ils étaient dix à être poursuivis dans cette cause et deux autres accusés (Benjamin Beyeck le secrétaire général par intérim de la Ligue de football contre Souleymanou Konaté et Bertrand Mballa Owono contre le secrétaire général de la Fécafoot) dans d’autres affaires. Seuls six ont été frappés. Outre Tombi à Roko, cinq autres sont reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, mais avec des sanctions à variables. Il s’agit de Didier Enama (comptable), Abousallam Mahaman (partenaire Fécafoot), Charles Abéga Nguini (ex directeur financier Fécafoot) qui s’était brouillé avec le Comité de normalisation, Faustin Blaise Mbida (ex directeur de cabinet de Tombi à Roko) et Hector Ayangma (ex membre du protocole). Il est reconnu à Abéga Nguini des avantages indus de l’ordre de plus de 131 millions 800 mille francs non justifiés, la participation à certains manquements au Code éthique attribués à Tombi à Roko, et la ténue irrégulière de la comptabilité de la maison. Sa suspension des activités liées au football durera cinq ans et l’ex comptable versera également une amende de dix millions FCfa. Faustin Mbida n’aurait pas remboursé un crédit scolaire de cinq millions, et aurait indûment décaissé 5 millions 130 mille de facture comme photographe. Il écope d’une suspension de deux ans et devra payer une amende d’un million. Abousallam Mahaman, sans contrat, aurait perçu une avance de 29 millions de francs comme avance pour une livraison de biens et service, sans jamais s’exécuter, et aurait justifié une facture de police d’assurance pour 6.872.740FCfa sans preuve de paiement effectif. A cet effet, l’homme écope d’une suspension de cinq ans des activités liées au football, et paiera une amende de deux millions FCfa. Hector Ayangma est coupable de justification sans preuve de livraison d’une facture de deux millions FCfa et est mis à l’écart des activités liées au football pour un an et devra payer une amande de deux millions.

Seul Didier Enama échappe à la sanction malgré sa culpabilité établie, pour avoir bénéficié d’un avantage indu, par le bénéficie d’une somme de 920 mille. En bénéficiant de circonstances atténuantes, cet employé du service de comptabilité devra restituer la somme en question. Une restitution forcée qui s’opérera par la retenue à la source du salaire de l’homme. Pour le reste, si la Commission d’éthique met hors de cause Salli Issa accusé de faux et usage de faux, ainsi que le Dr William Ngatchou, elle se déclare incompétente sur les cas Ben Modo et Kolobi Ismaïla, en raison de ce que ces deux personnes, clientes de la Fécafoot, ne sont pas assujetties aux dispositions du Code d’éthique de la Fécafoot.

Réponse de Tombi à Roko mercredi

Dans les deux autres affaires, la commission d’éthique que préside Jean Pierre Soh a trouvé le moyen d’esquiver les autres coupables. Ainsi, dans l’affaire qui opposait Souleymanou Konaté à Benjamin Beyeck, ce dernier, secrétaire général de la Ligue de football professionnel du Cameroun, est coupable de modification de la liste de désignation des officiels des matches des 4ème et 5ème journées des championnats professionnels de Ligue 1 et 2. Dans l’affaire Secrétaire général de la Fécafoot contre son homologue de la Lfpc et Bertrand Mballa Owono, les accusés sont également coupables de manquement de loyauté. Dans le premier cas, en accordant des circonstances atténuantes à Benjamin Beyeck, l’homme reçoit un blame et dans le second cas les deux reçoivent des mises en garde.

En clair, de tous ceux qui étaient dans le viseur de l’actuel exécutif de la Fécafoot, Tombi à Roko est le seul à être écarté définitivement des affaires du football. Lui que beaucoup redoutaient déjà de se relancer dans la course pour la Fécafoot. Le comité de normalisation avait déjà laisser filer une partie de l’audit quelques semaines avant l’échéance électorale. En mise en garde (?), sans effet. Une candidature de celui qui était déjà secrétaire général de la Fécafoot sous Iya Maohammed, aurait brouillé les pistes pour Séidou Mbombo Njoya, après l’arrestation d’Iya Mohammed, avait pris les rênes de la Fédération, avant de jeter l’éponge, sous les feux des attaques des concurrents d’en face. Finalement c’est Tombi à Roko qui occupera le poste après la première normalisation. D’autres ex proches de l’homme, qui se voyaient également sous le coup de la menace, ont finalement été épargnés ; notamment Etienne Claude Tamo que l’audit avait également épinglé, et bien d’autres. Quelques autres subissent des coups de fouets de moindre intensité. Les parties disposent de dix jours pour faire appel de ces sanctions auprès de la Commission des Recours de la Fécafoot. Pareillement, elles devront, si elles souhaitent rentrer en possession de la décision complète, saisir la Commission d’éthique à cette fin. Mais Tombi à Roko ne compte pas se laisser faire. L’ancien président de la Fécafoot compte répondre dans les prochains jours à ses successeurs, notamment mercredi.

Prudential plc désormais majoritaire au sein du Groupe Beneficial (Communiqué de Presse)

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Prudential PLC désormais majoritaire au sein du groupe Beneficial

Prudential plc (« Prudential »), l’une des compagnies d’assurance vie les plus anciennes et des plus réputées au niveau international, a finalisé l’acquisition de la participation majoritaire au sein du Groupe Beneficial, un acteur majeur de l’assurance vie implanté en Afrique de l’Ouest et Afrique centrale. Beneficial fournit des produits d’épargne et de protection à plus de 300 000 clients par l’intermédiaire de 41 succursales et de plus de 2 000 agents.

Cette acquisition permet à Prudential de renforcer sa présence en Afrique en s’implantant au Cameroun, Côte d’Ivoire et au Togo, lesquels atteignent à eux trois une population de plus de 65 millions d’habitants. Cela met en lumière l’investissement continu de Prudential en Afrique faisant suite à son implantation au Ghana, Kenya, Uganda, Zambie et Nigeria au cours des cinq dernières années. Prudential intervient dès lors, en Afrique, sur des marchés représentant près de 400 millions d’habitants.

Le Groupe Beneficial sera renommé en temps voulu et gérera ses activités sous les noms de Prudential Beneficial et Prudential BeLife.

Matt Lilley, Directeur Général de Prudential Africa, a déclaré: « le souhait de Prudential est de dissiper les inquiétudes liées aux grandes préoccupations financières relatives à la vie, en aidant nos clients à affronter l’avenir avec sérénité. L’annonce de ce jour est une étape clé pour Prudential en Afrique où, depuis 2014, nous développons avec succès notre activité sur des marchés au potentiel exceptionnel à long terme. Nous sommes impatients de poursuivre ces opportunités au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Togo et de travailler avec nos nouveaux collègues du Groupe Beneficial pour collaborer à ce succès. »

Eddie Ford Brown, Président Directeur Général du Groupe Beneficial, a déclaré: « nous sommes très fiers de pouvoir intégrer Prudential, l’un des assureurs les plus réputés au niveau international. Nous sommes impatients de travailler avec nos nouveaux collègues dans le monde entier afin de fournir des produits et services de grande qualité à nos clients. »

 

Notes aux Rédacteurs :

A propos du Groupe Beneficial

Le Groupe Beneficial exploite actuellement des activités d’assurance vie et d’assurance générale au Cameroun (Beneficial Life Insurance S. A. et Beneficial General Insurance S.A.), ainsi que des activités d’assurance vie en Côte d’Ivoire (Belife Insurance) et au Togo (Beneficial Life Insurance S.A.). Il a été fondé par Allen R. Brown Sr. en 1995.

A propos de Prudential plc

Prudential plc et ses filiales constituent au niveau international l’un des principaux groupes offrant des services financiers auprès de 26 millions de clients et gère des actifs de £657 milliards (au 31 décembre 2018). Prudential plc est immatriculée en Angleterre et au Pays de Galles et est cotée en bourse à Londres, Hong Kong, Singapour et New York. Prudential plc n’est en aucune manière affiliée à Prudential Financial, Inc., société dont l’activité est principalement située aux États-Unis.

À propos de l’implantation de Prudential en Afrique

Prudential est présente dans cinq pays d’Afrique: Ghana, Kenya, Ouganda, Zambie et Nigéria. Avec environ 500 000 clients, Prudential Africa travaille avec plus de 4 000 agents et six partenariats bancaires exclusifs, avec un accès à plus de 600 succursales, afin d’offrir des solutions d’assurance à forte valeur ajoutée à ses clients.

Contact Presse:

Tom Willetts, Prudential plc: +44 (0)20 3977 9760/ +44 7740 226720

Addy Frederick, Prudential plc: +44 (0)20 3977 9399/ +447790 928066

Yaoundé : Des militants pro Kamto libérés

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L’information s’est avérée exacte. des militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) viennent d’être libérés des prisons centrale et principal de Yaoundé-Kodengui. Leur nombre est estimé à 39, pour le moment. Un non-lieu a été décidé sur leur cas. Pour la plupart, ce sont des personnes qui étaient déjà en liberté provisoire. Une victoire pour le parti du candidat arrivé 2ème à l’élection présidentielle du 7 octobre dernier. »J’ai fait six mois, je n’ai pas vu ma maison, je dormais au sol; aujourd’hui je respire l’air de la liberté, vive la liberté!« , exulte une des ex détenues. « Ce n’est pas encore la liberté; le combat est encore rude. La vraie liberté reste à venir. C’est tout le Cameroun qui doit être libéré », minimise un des ex détenus rencontré par Africa Circle Tv. Tiriane Noah, la 2ème vice-présidente du Mrc, est venue accueillir les ex détenus.

Mais Maurice Kamto que l’on a annoncé dans le lot, est resté en prison. Lui contre qui pèsent encore toutes les charges retenues par le commissaire du gouvernement. Le juge militaire s’est déclaré compétent pour connaître de cette affaire. Les avocats de Maurice Kamto et le directoire de son parti n’ont pas encore réagi à cette nouvelle tournure de l’affaire. Eux qui, après avoir refusé de faire juger leurs clients dans un cabinet de juge, ont exigé à ce dernier de trancher d’abord sur sa compétence à le juger, avant de continuer la partie. C’est désormais fait.

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Paul Biya s’apprête à libérer des prisonniers pro Kamto

Décrispation : Paul Biya s’apprête-t-il à libérer Maurice Kamto ?

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Dans les milieux proches du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), l’on est sur le qui-vive depuis cette mi-journée du 12 juillet. On n’attend plus que la « libération des prisonniers » que l’on dit de façon triviale, « en cours de téléchargement ». Et Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto, viendra amplifier l’information. Du moins ce qui en tient lieu dans les cercles du parti de celui qui est arrivé 2ème à la dernière élection présidentielle au Cameroun. « Nous confirmons que deux équipes en provenance du Tribunal militaire de Yaoundé sont en cours de travail en ce moment-même à la Prison Principale de Yaoundé-kondengui, et à celle Centrale ». Il est 15h. « Conduites par le Juge d’Instruction près le Tribunal militaire, et le Commissaire du gouvernement, ces équipes procèdent à la notification des ordonnances de règlement aux prisonniers politiques du régime illégitime de Yaoundé », poursuit-il. Avant de conclure en ce que « il est annoncé des  »non-lieu » et la libération imminente de prisonniers politiques dont le nombre exacte reste définitivement à connaître ».

Plus tard, Boris Bertolt, un des proches de Maurice Kamto, annoncera des incompréhensions entre le Tribunal militaire et les prisonniers. « Ces magistrats mandatés par le gouvernement étaient venus signifier au président élu et les membres de la coalition gagnante détenus avec lui à la prison principale de Kondengui que le tribunal militaire est compétent pour les juger. Ils devaient dès lors signer le document pour reconnaître la compétence du tribunal militaire », écrit-il. C’est que, « dans le document, Christian Penda Ekoka, Paul Eric Kingue, Valsero et Albert Ndzongang étaient considérés comme des membres du Mrc alors qu’il s’agit des alliés», précise le journaliste. Tout cela se déroulant à l’insu des avocats des détenus, apprend-on. Les magistrats et le commissaire du gouvernement videront les lieux.

Plus tard, on apprendra des mêmes sources que le Tribunal souhaite libérer 39 personnes se trouvant en indélicatesse pour la cause du Mrc. La plupart d’entre eux bénéficiant déjà d’une liberté provisoire. les heureux élus refuseraient la magnanimité de la justice, exigeant l’élargissement de tous les prisonniers interpellés depuis le 26 janvier 2019 car « tous sont poursuivis pour les mêmes charges», argue-t-on au sein du Mrc. Maurice Kamto, lui aurait juré de ne pas quitter le pénitencier de Kondengui tant que tous ses militants et alliés ne sont pas libérés.

Cela arrive au moment où le dossier de la crise post-électorale attend d’être complété par les parties prenantes, sur la table de l’Union africaine. L’institution continentale avait donné deux mois pour le dépôt de certains documents, notamment les procès-verbaux, objet de la discorde entre le régime de Yaoundé (en réalité le Rassemblement démocratique du peuple camerounais), et le Mrc. Le parti de l’opposition déclare avoir rempli sa part de devoir. La partie d’en face devant apporter la preuve de la victoire de son champion.

Pendant ce temps, des pourparlers préliminaires sont engagés en Suisse entre le Centre humanitaire pour le dialogue (Hd), une Ong de droit suisse, et le pouvoir de Yaoundé. En vue d’une recherche de la paix dans la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Sous le parrainage de l’Etat suisse. Après avoir longtemps clamé qu’on ne négocie pas avec les terroristes, le régime de Paul Biya a fini par rejoindre Maurice Kamto dans sa position, celle d’un « dialogue inclusif ». Aussi, finalement, même la forme de l’Etat est désormais négociable. Le pouvoir campant uniquement sur la ligne rouge à ne pas franchir : la sécession.

Selon des sources, Paul Biya souhaite décrisper totalement la scène sociopolitique avant d’engager les législatives et les municipales qu’il a déjà repoussées deux fois.

Règlementation des changes : Le FMi soutient les mesures de la Beac

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Le Fonds Monétaire Internationale n’entend pas lâcher la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac), dans la mise en œuvre de sa nouvelle réglementation de changes. L’institution de Bretton Woods l’a fait savoir le 24 juin dernier, au cours de son dernier Conseil d’administration. Portant sur les politiques communes de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) en appui aux programmes de réformes des Etats membres. L’annonce a été relayée dans un communiqué de presse signé par le gouverneur de la Beac, Abbas Mahamat Tolli, le 2 juillet dernier. « Par ailleurs, le Conseil d’administration a apporté son soutien à la mise en œuvre par la Beac de la nouvelle réglementation de changes qui devrait, au demeurant, bénéficier d’un soutien sans faille des autorités nationales », peut-on lire dans ce communiqué.

Dans la même veine, le FMI a dit avoir pris note de l’engagement de la Banque centrale à appliquer une politique monétaire calibrée visant selon elle, à « reconstituer un niveau satisfaisant de réserves de changes ». La Beac a été encouragée à « poursuivre la mise en œuvre des mécanismes de gestion de la liquidité, avec le double objectif d’améliorer la transmission de la politique monétaire et de prévenir les tensions inflationnistes ». Il convient de souligner que de nombreuses évolutions ont été enregistrées dans la nouvelle règlementation de changes. Il s’agit notamment de « l’attribution du rôle d’administration de la réglementation des changes à la Banque Centrale, afin de s’arrimer à ses missions statutaires de conduite de la politique de change et de gestion des réserves de change de la Communauté » ; « l’obligation faite aux différents acteurs d’inclure dans leurs dispositifs les diligences indispensables à la lutte antiblanchiment, dans un environnement marqué par la montée des activités illicites et le financement du terrorisme », etc.

Par Junior S. Matock

Magloire Ondoa nommé recteur à l’université de Douala

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Magloire Ondoa est le nouveau recteur de l’université de Douala. Ainsi en a décidé le président de la République ce 11 juillet, dans un des trois décrets qu’il a signés ce jour. Propulsant l’homme à ce haut poste qu’il semblait lui manquer dans son ascension professionnelle. Jusqu’ici, le Prof Magloire Ondoa était doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II. Un poste que l’homme a occupé après avoir longtemps trimé comme chef de département. Par ce départ, Paul Biya met un terme à la guerre froide qui a très souvent rythmé la vie dans cette institution, entre ce doyen et le recteur Minkoa She, et qui s’est exacerbée avec l’affaire des doctorats professionnels. Magloire Ondoa remplace à Douala le Pr François-Xavier Etoa arrivé au poste le 25 novembre 2015. L’homme paie-t-il les frais de la grève des personnels d’appui qui ont paralysé l’institution entre le 6 et le 13 juin dernier ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il que le Pr Etoao est le seul recteur d’université qui saute. Juste un an et demi après son arrivée.

Pour le reste, Paul Biy a promu des présidents de conseils d’administration des universités d’Etat : Paul Célestin Ndembiyembe à Dschang, Abdoulaye Babale à Maroua, Suzanne Mengue Zomo à Yaoundé II, Aboubakar à Ngaoundéré, et Sammy Beban Chumbow. Ce dernier est le seul qui fera sa passation de service seul. L’homme prend la direction de Bamenda pour être le nouveau Pro chancellor. L’ancien recteur des universités de Dschang et Yaoundé I remplace le Pr Dominique Mvogo décédé le 27 mars 2018 des suites d’une électrocution. L’homme qui a essuyé de violentes grèves dans les deux universités qu’il a dirigées, va affronter cette fois-ci une université placée en pleine zone de crise.

A titre de rappel, le dernier décret du président de la République ne concerne pas les universités. Il porte Eno Peter Ayuk président du Conseil d’administration de l’Observatoire national sur les changements climatiques.

Cemac : 10 projets ciblés pour booster l’intégration

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La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) a mal à son intégration. C’est tout au moins le constat dressé le 5 juillet dernier à Douala par le président de la Commission de la Cemac, le Pr Daniel Ona Ondo : « avec le plus faible réseau d’infrastructures ainsi que le faible taux de commerce intracommunautaire, moins de 3 % contre une moyenne de 10 % pour les autres Communautés Economiques Régionales sur le continent, l’intégration régionale peine à devenir le moteur de la croissance et du développement des économies de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale ». C’était au cours la réunion de concertation régionale sur les projets intégrateurs en zone Cemac. Pour inverser la tendance, les délégués des Etats membres, les responsables des institutions communautaires et les partenaires techniques et financiers ont ciblé dix projets dits intégrateurs dans les domaines aussi variés que les transports, l’électricité, les télécommunications, et l’enseignement supérieur. Les dix projets ainsi ciblés visent à « renforcer l’intégration physique et commerciale et la diversification des sources de croissance ».

Transport

Dans le domaine des transports, six projets intégrateurs ont été présélectionnés. Ils portent entre autres sur la construction de la voie express Lolabe–Campo. D’un linéaire de 40 km, cette route va relier la nouvelle zone portuaire de Kribi à l’arrière-pays et faciliter l’évacuation des personnes et des biens avec la Guinée Equatoriale. Le montant prévisionnel de ce projet est estimé à plus de 55 milliards de francs CFA. Bien plus, les participants ont également jeté leur dévolu sur la construction d’un pont sur le fleuve Ntem pour la facilitation du transport et de la sécurité routière sur la route transnationale Kribi-Campo-Bata, reliant le Cameroun et la Guinée Equatoriale. Avec pour objectif, renforcer et accroître la circulation des biens et des personnes entre les deux Etats. Coût du projet : 751 millions de francs CFA.

Electricité

L’Aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques constitue le principal projet dans le secteur de l’électricité. Il a pour objectif, la construction d’un barrage hydroélectrique de capacité prévisionnelle de 600 Mw sur le Dja avec deux lignes d’évacuation d’énergie vers le Congo et vers l’intérieur du Cameroun. Le besoin de financement est chiffré à 1 200 milliards de francs CFA.

Télécommunications

Dans le volet des télécommunications, il est question de mettre sur pied le projet d’interconnexion du Cameroun avec les pays de la Cemac. Le coût du projet est fixé à cinq milliards de francs CFA.

Infrastructures et enseignement supérieur

Le Programme de développement intégré de la zone des trois frontières (Cameroun – Guinée équatoriale – Gabon) est le projet qui sera développé dans le secteur des infrastructures. Le coût est estimé à 350 millions de francs CFA. L’enseignement supérieur n’étant pas en reste, l’Université Inter-Etats Cameroun-Congo aura besoin de plus d’un milliard de francs CFA.

Marché boursier : De nouveaux dirigeants à la tête de la Bvmac

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La nomination de nouveaux hommes à la tête de la Bourse de Valeurs Mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) a sans doute faire réagir positivement le marché boursier à Douala le 5 juillet dernier. Le Gabonais Henri-Claude Oyima, Président du Conseil d’administration et Jean-Claude Ngbwa, Directeur général, sont les nouveaux dirigeants de la Bvmac. Ils ont été installés dans leurs nouvelles fonctions par Gilbert Ondongo, président du comité de pilotage du Programme des Réformes Economiques et Financières de la Cemac (Pref-Cemac), Cette installation survient le jour même du lancement des activités de cette institution issue de la fusion absorption entre la Douala Stock Exchange (DSX) et la Bvmac. Cette décision avait été prise par la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale, à l’issue de la session ordinaire du collège tenue du 11 au 13 juin 2019.

De l’avis des experts des marchés financiers, les nouveaux promus ne sont pas de parfaits inconnus de l’univers de la finance. Le premier est le président directeur général du groupe bancaire gabonais Bgfi Bank, tandis que Jean-Claude Ngbwa lui, était l’ancien président de la Commission des Marchés Financiers, le régulateur de la DSX, la bourse de valeurs mobilières du Cameroun. Bien avant, ce dernier avait déjà totalisé une dizaine d’année au poste de secrétaire général de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance.

Par Junior Stéphane Matock

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