dimanche, mai 31, 2026
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Droits de l’Homme : les forces de sécurité nationales accusées de torture

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Les forces de sécurité camerounaises sont en butte aux accusations de l’ONG Amnesty international. Après avoir été accusées de commettre les exactions sur les populations civiles dans le cadre de la guerre contre Boko Haram et dans le conflit du Nord-Ouest et Sud-Ouest, les hommes en tenue viennent encore d’être la cible des incriminations de l’ONG anglaise. « Près de 60 membres de l’opposition sont torturés par les forces de sécurité », écrit l’ONG dans son rapport publié le 26 juillet dernier.  Selon Amnesty International, « Avant d’être relâchées, ces personnes ont été frappées à coups de bâton par les forces de sécurité et contraintes de se mettre dans des postures humiliantes.  Elles ont été forcées de marcher comme des canards dans la boue », l’ONG parle de 59 victimes dont six femmes et indique que ces personnes « sont choquées et traumatisées par les mauvais traitements qu’elles ont subis. » Les auteurs du rapport pointe du doigt le Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) et affirment que, « Comme beaucoup d’autres centres de détention non officiels du Cameroun, le SED a la réputation de torturer les détenus. » Des actes de tortures, qui pour Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, visent à « réduire au silence l’opposition. » La patronne de l’ONG anglaise pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest est ferme : « Ces torture doivent cesser. » Amnesty International dit avoir« interrogé plusieurs membres de l’opposition aujourd’hui libres qui ont été victimes de torture ou d’autres mauvais traitements. Ces personnes ont décrit l’utilisation de différentes techniques, telles que des coups et des exercices physiques difficiles, y compris contre les femmes. » A l’endroit des pouvoir public, Amnesty international exige que les« autorités judiciaires enquêtent sur les allégations faisant état d’actes de torture et d’autres mauvais traitements à l’encontre de ces 59 membres de l’opposition, et prendre des mesures concrètes pour traduire en justice les auteurs de ces actes ».

Dans le même rapport, l’ONG anglaise insiste que les autorités libèrent « immédiatement et abandonnent toutes les charges retenues Maurice Kamto et les siens. » Elle tranche qu’« En confirmant que les membres de l’opposition seront jugés devant un tribunal militaire, les autorités camerounaises bafouent le droit international. » Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, se dit préoccupée par le fait que, traduits devant le tribunal militaire, « Maurice Kamto et ses partisans risquent de ne pas bénéficier d’un procès équitable et pourraient encourir la peine de mort ».

Il y’a quelques jours, Amnesty International, réagissant aux sujets des émeutes de Kondengui, avait mis en garde les autorités camerounaises, d’un risque d’une nouvelle insurrection à la prison centrale de Kondengui à cause, des « conditions carcérales extrêmement mauvaises » et de la surpopulation à des détenus non jugés dans ce centre pénitencier.  L’ONG avait ensuite demandé aux autorités « d’œuvrer à l’amélioration des terribles conditions dans lesquelles sont entassés les prisonniers, de libérer toutes les personnes incarcérées uniquement pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement et de veiller à ce que toutes les personnes détenues au-delà de la durée légale de détention provisoire soient immédiatement déférées devant un juge ou libérées. »

Joseph Essama

Où est passé le contrat avec le Coq sportif ?

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La signature du contrat entre la Fédération camerounaise de football et l’équipementier Le Coq sportif n’a pas eu lieu comme initialement annoncée par Seidou Mbombo Njoya. Le sujet inscrit à l’ordre du jour du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tenu le 25 juillet 2019 est sanctionné par une résolution qui dit que « le comité exécutif approuve le contrat passé avec Orange Cameroun, et le Mémorandum of understanding signé avec Le Coq sportif ».

En clair, plutôt qu’un contrat, la Fécafoot se contentera (pour l’instant) d’un mémorandum d’entente (Memorandum of understanding, MOU en anglais). Selon le site internet http://www.globalnegotiator.com , « un mémorandum d´entente entre entreprises est un modèle de document semblable à un contrat… un document qui, en l’absence d’une certaine formalité, vise à enregistrer la volonté des parties de réaliser à l’avenir, les procédures nécessaires à l’exécution d’un contrat pour une transaction ou une affaire internationale ». Et ajoute que les deux parties « utilisent un langage plus formel, similaire à celui du contrat qu’ils précèdent ; c’est-à-dire, ils sont un résumé de l’accord signé avant l’accord final ». Le site internet spécialisé ressortant les objectifs visés par un MOU : déclarer officiellement que les parties négocient actuellement, clarification des points clés d’une opération pour la commodité des parties, évaluation de l’intérêt de l’autre partie pour mener à bien l’entreprise, recueillir les progrès qui se produisent dans chacune des négociations, et fournir des garanties en cas d’échec définitif de l’accord lors de la négociation.

 INTERMINABLES NÉGOCIATIONS

Ce qui signifie que les deux parties sont en cours de négociation. Une source introduite dans les milieux du football indique qu’une délégation de la Fécafoot se trouve actuellement en France pour les modalités de finalisation de ce contrat. Le site www.globalnegotiator.com souligne que la signature d’un mémorandum d’entente « se traduit par une déclaration de volontés réciproques à haute valeur éthique pour les parties qui la signent mais sans effet juridique contraignant ». On peut donc comprendre pourquoi seules les sélections nationales A féminine et masculine arborent des maillots frappés du logo de l’équipementier français. Depuis la fin du contrat Puma le 31 décembre 2018, la Fécafoot peine à trouver un équipementier. Après avoir échoué à reconduire l’équipementier allemand qui bouclait dix années de deal, la Fécafoot s’est rabattue sur Le Coq sportif. Mais la signature du contrat plusieurs fois annoncée n’a jamais eu lieu. Le dernier rendez-vous donné à Yaoundé le 19 juin dernier, a plutôt donné lieu à la signature d’un MOU entre Seidou Mbombo Njoya et Meidi Kamyahi, représentant Le Coq sportif.

Le patron de la Fécafoot avait alors promis le contrat pour le 26 juillet, en marge des travaux du Comité exécutif de la Fécafoot. Le temps de boucler les négociations. « Le Coq Sportif dans un délai très court, a pu habiller les Lionnes indomptables à la Coupe du monde France 2019 et les Lions indomptables à la CAN Egypte 2019 », salue-t-il devant l’Assemblée générale. Sans plus annoncer une nouvelle date. Ce qui laisse croire que des blocages résistent à la volonté de la Fécafoot de boucler le processus de remplacement de Puma. Toujours est-il que ce document (provisoire) marque une certaine convergence d’intention entre les deux parties. En attendant, les spéculations et les rumeurs vont bon train.

Ludovic Ngouéka (Défis Actuels)

Can 2021 : La Fédération algérienne de football calme le jeu

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Au sortir d’un week-end marquée par une nouvelle polémique sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2021, le secrétaire général de la Fédération algérienne de football (Faf) a tenté de « recadrer le débat et calmer un peu les esprits». Joint au téléphone par le poste national de la Cameroon radio television (Crtv), Mohamed Saâd déclare avoir « été surpris d’apprendre que les propos du ministre des Sports algérien ont fait débat au Cameroun, par rapport à l’organisation de la CAN 2021». Le patron de l’administration de la Faf est formel : « je peux vous rassurer par rapport à ça que les propos de notre ministre des Sports ont été totalement déformés ». Et de préciser que « la question était simple : si l’Algérie a les capacités d’organiser une coupe d’Afrique des nations ». Alors « pour le ministre et pour tous les responsables algériens, la réponse est Oui ; mais pas pour prendre la place du Cameroun », essaie-t-il de recadrer.
Mouhamed Saad déclare que « l’Algérie qui vient d’être sacrée championne d’Afrique souhaiterait jouer 2021 au Cameroun, un pays frère qui nous a porté chance ». Mieux, « l’Algérie souhaiterait encore gagner une Coupe d’Afrique, surtout si elle ne rencontre pas sur son chemin le Cameroun qui est difficile à manier chez lui ». Du coup, « pas de raisons particulières d’encourager la polémique ». L’homme va plus loin : « On soutient le Cameroun à fonds pour l’organisation de la Can 2021 et on souhaiterait à l’avenir organiser nous aussi une Can ».

Mais ce que l’homme ne dit pas, ou la question que la radio nationale camerounaise n’aurait pas posée, est celle de savoir si l’Algérie a été saisie par la Confédération africaine de football (Caf) à ce sujet. Aussi, l’auteur des propos « déformés » lui-même n’a pas encore jugé utile de recadrer ses propos. Ce qui peut laisser croire que l’Algérie joue le même jeu que le Maroc avait engagé pour la Can 2019. Certes le Maroc n’a pas organisé la dernière édition initialement confiée au Cameroun, mais finalement la volonté du président de la Caf de retirer l’organisation au Cameroun a été satisfaite, et le Maroc qui avait promis son accompagnement au Cameroun dans le cadre de cette organisation, ne s’est pas posé en défenseur de la cause camerounaise.

C’est le site internet dzfoot.com qui a « éventré » le complot qui serait en train d’être ourdi contre le Cameroun. En rapportant les déclarations de Raouf Bernaoui, le ministre algérien des sports qui dit qu’«il a été demandé à l’Algérie de se préparer en cas de retrait de la CAN 2021 au Cameroun. Nous espérons qu’elle se fasse là-bas ». Annonçant même que « Les autorités publiques ont donné un accord à la Fédération algérienne de football pour se présenter au cas où le Cameroun n’y arriverait pas », indique le ministre algérien. Mais déjà, « nous avons les moyens pour l’organisation de la Coupe d’Afrique, il y a des stades prêts. Nous avons vu en Egypte ; ils ont remis à niveau leurs stades en seulement six mois ». Les prochains mois en diront davantage sur cette affaire.

Fécafoot : Le cas Joshua Osih embarrasse

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Difficile choix

Joshua Osih est-il sur un siège éjectable comme 2ème vice-président de la Fécafoot ? Tout porte à le croire. Alors que le dossier semblait clos depuis la première réunion de l’instance, tenue après l’élection du 12 décembre 2018. Le cas du député du Social Democratic Front (SDF) a été ressorti lors des travaux du Comité exécutif et de l’Assemblée générale de la Fécafoot les 25 et 26 juillet 2019. La résolution du Comité exécutif dit que « le Comité exécutif de la Fécafoot recommande relativement aux amendements proposés dans le projet des statuts de la Fécafoot, le maintien de l’article 35 tel que libellé dans les statuts du 10 octobre 2018… ». Cet article qui traite de la composition du Comité exécutif. En spécifiant l’organisation de la vice-présidence qui comporte cinq postes. Les résolutions du Comité exécutifs sont muettes sur l’article 50 qui traite des incompatibilités. Et c’est l’alinéa 1-D qui concerne celui qui est jusqu’ici le 2ème vice-président de l’instance. Cet alinéa dit que les fonctions de « membre du gouvernement ou toute personne exerçant une activité lui conférant une immunité de poursuites », sont « incompatibles avec celles de membre du Comité d’urgence de la Fécafoot ». Joshua Osih est député à l’assemblée nationale et bénéficie de ce fait d’une immunité parlementaire.

Or l’article 50, al.4 prévoit que « le membre frappé d’incompatibilité dispose d’un délai de trente (30) jours à compter de son élection ou de sa désignation, pour démissionner de son précédent poste sous peine de déchéance par l’Assemblée générale ». L’homme ne s’y est pas exécuté. Depuis son élection, l’homme s’est débattu pour ne pas être vu parmi ceux qui tombent dans le coup de cet article. Sauf que le sujet a été réveillé cette fois-ci. Mais ses pairs n’ont pas bousculé l’homme outre mesure. Ainsi, dans le communiqué final des travaux du Comité exécutif, Joshua Osih est présenté comme membre, alors que personne n’est présenté comme 2ème vice-président. Une source indique que les uns et les autres ne veulent pas humilier l’ancien candidat à l’élection présidentielle que l’on souhaite voir se réajuster seul.

Fécafoot : Où est passé le contrat avec le Coq sportif ?

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Le flou persistera toujours entre la Fécafoot et Le Coq sportif

La signature du contrat entre la Fédération camerounaise de football et l’équipementier Le Coq sportif n’a pas eu lieu comme initialement annoncée par Séidou Mbombo Njoya. Le sujet inscrit à l’ordre du jour du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tenu le 25 juillet 2019 est sanctionné par une résolution qui dit que « le comité exécutif approuve le contrat passé avec Orange Cameroun, et le Mémorandum of understanding signé avec Le Coq sportif ». En clair, plutôt qu’un contrat, la Fécafoot se contentera (pour l’instant) d’un mémorandum d’entente (Memorandum of understanding, MOU en anglais). Selon le site internet www.globalnegotiator.com , « un mémorandum d´entente entre entreprises est un modèle de document semblable à un contrat… un document qui, en l’absence d’une certaine formalité, vise à enregistrer la volonté des parties de réaliser à l’avenir, les procédures nécessaires à l’exécution d’un contrat pour une transaction ou une affaire internationale ». Et ajoute que les deux parties « utilisent un langage plus formel, similaire à celui du contrat qu’ils précèdent ; c’est-à-dire, ils sont un résumé de l’accord signé avant l’accord final ». Le site internet spécialisé ressortant les objectifs visés par un MOU : Déclarer officiellement que les parties négocient actuellement, clarification des points clés d’une opération pour la commodité des parties, évaluation de l’intérêt de l’autre partie pour mener à bien l’entreprise, recueillir les progrès qui se produisent dans chacune des négociations, et fournir des garanties en cas d’échec définitif de l’accord lors de la négociation.

Interminables négociations

Ce qui signifie que les deux parties sont en cours de négociation. Une source introduite dans les milieux du football indique qu’une délégation de la Fécafoot se trouve actuellement en France pour les modalités de finalisation de ce contrat. Le site ww.globalnegotiator.com souligne que la signature d’un mémorandum d’entente « se traduit par une déclaration de volontés réciproques à haute valeur éthique pour les parties qui la signent mais sans effet juridique contraignant ». On peut donc comprendre pourquoi seules les sélections nationales A féminine et masculine arborent des maillots frappés du logo de l’équipementier français.

Depuis la fin du contrat Puma le 31 décembre 2018, la Fécafoot peine à trouver un équipementier. Après avoir échoué à reconduire l’équipementier allemand qui bouclait dix années de deal, la Fécafoot s’est rabattue sur Le Coq sportif. Mais la signature du contrat plusieurs fois annoncée n’a jamais eu lieu. Le dernier rendez-vous donné à Yaoundé le 19 juin dernier, a plutôt donné lieu à la signature d’un MOU entre Séidou Mbombo Njoya et Meidi Kamyahi, représentant Le Coq sportif. Le patron de la Fécafoot avait alors promis le contrat pour le 26 juillet, en marge des travaux du Comité exécutif de la Fécafoot. Le temps de boucler les négociations. « Le Coq Sportif dans un délai très court, a pu habiller les Lionnes indomptables à la Coupe du monde France 2019 et les Lions indomptables à la CAN Egypte 2019 », salue-t-il devant l’Assemblée générale. Sans plus annoncer une nouvelle date. Ce qui laisse croire que des blocages résistent à la volonté de la Fécafoot de boucler le processus de remplacement de Puma. Toujours est-il que ce document (provisoire) marque une certaine convergence d’intention entre les deux parties. En attendant, les spéculations et les rumeurs vont bon train.

Péril sur l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun

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Au moment où les yeux de l’Afrique sont rivés sur le Cameroun qui a hérité de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, après le retrait de la dernière édition, une nouvelle polémique vient de naître. Et c’est le ministre des Sports de l’Algérie qui en donne le ton. « Il a été demandé à l’Algérie de se préparer en cas de retrait de la CAN 2021 au Cameroun. Nous espérons qu’elle se fasse là-bas », annonce-t-il sur le site internet dzfoot.com. A en croire Raouf Bernaoui, la proposition de la Confédération Africaine de Football (CAF) ne serait pas très récente. D’autant plus que des dispositions auraient déjà été prises du côté algérien. « Les autorités publiques ont donné un accord à la Fédération algérienne de football pour se présenter au cas où le Cameroun n’y arriverait pas », indique le ministre algérien. Mais déjà, « nous avons les moyens pour l’organisation de la Coupe d’Afrique, il y a des stades prêts. Nous avons vu en Egypte ; ils ont remis à niveau leurs stades en seulement six mois », assure-t-il. En somme, l’Algérie est disposée à récupérer l’organisation de la prochaine CAN.

AHMAD A LA MANŒUVRE

Le Cameroun ne peut donc pas encore dormir tranquille. Même si à la clôture de la cérémonie de la dernière CAN, le témoin a été officiellement passé à Seidou Mbombo Njoya, symbolisant l’accord de la CAF pour l’organisation du tournoi par le Cameroun. Confirmant ainsi la décision du président de la CAF de céder l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun, dans le cadre du « glissement » décidé par le Comité exécutif de la CAF. Après avoir retiré l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun, au bénéfice de l’Egypte. Pour après « imposer » que le Cameroun hérite de la CAN 2021 initialement ivoirienne, et que la Côte d’ivoire récupère 2023 à la Guinée ; laquelle glissera sur 2025. Sur la base de négociations entreprises par Ahmad, le président de la CAF, auprès des différents gouvernements concernés. En commençant par Paul Biya du Cameroun qui avait accordé une audience à Ahmad à cet effet.

Mais il s’avère que ce nouveau deal est en passe de ne plus être respecté. Ahmad reprend une formule déjà payante sur le dossier CAN. Quatre mois après son élection à la tête de la CAF, Ahmad avait déclaré en juillet 2017 que le Cameroun n’était pas capable d’organiser la CAN 2019. Avant même la première mission d’inspection de la CAF en terre camerounaise. Malgré les protestations, la volonté du successeur d’Issa Hayatou de retirer l’organisation de cette CAN au Cameroun, se concrétisera le 30 novembre 2018. Le Comité exécutif de la CAF estimera que le Cameroun accuse un retard énorme sur le terrain de la construction d’infrastructures engagées dans le cadre de l’organisation de cette CAN. A six mois de l’échéance. La machine du retrait vient d’être relancée. Au moment où les travaux sont encore à l’arrêt dans certains chantiers. Le même prétexte pourrait être à nouveau convoqué par les décideurs de la CAF si le Cameroun ne se réajuste pas.

complexe d’Olembé:Le groupe Piccini va lever des fonds auprès des banques locales

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Makonnen Asmaron, président du groupe Piccini

Makonnen Asmaron, président du groupe Piccini, entreprise en charge de la construction du Complexe Sportif d’Olembe ne l’a pas affirmé péremptoirement, au cours de l’entretien qui lui a été accordé par le ministre des Finances le 17 juillet dernier, à Yaoundé. Mais des sources dignes de foi admettent que Louis Paul Motaze a signé une convention de cautionnement au bénéfice de la société italienne, pour lui permettre de lever des fonds auprès des banques locales, afin d’accélérer et d’achever les travaux de ce complexe sportif. Ces mêmes sources affirment d’ailleurs que « les discussions sont très avancées entre les banques locales en ce sens ».

En visite de travail au Cameroun depuis le 23 juillet dernier, le patron de la multinationale a été reçu dans les services du Premier ministre. L’enjeu de la rencontre étant, selon des sources internes : « l’évaluation du niveau d’avancement des travaux et de l’exécution de la convention de financement pour l’accélération des constructions en perspective des compétitions que le Cameroun va abriter dès 2020 ». Sur ce sujet, au terme de l’échange avec le ministre des Finances, Makonnen Asmaron a indiqué que « nous sommes venus rassurés le ministre que le projet sera achevé à temps, notamment avant la fin de l’année 2019 ». En ce qui concerne l’évolution des travaux, le président du groupe italien a fait savoir que « nous avons récupéré le temps perdu et nous rassurons le peuple camerounais qu’il va avoir non seulement l’un des plus beaux stades en Afrique, mais probablement au monde »

Junior Matock (Défis Actuels)

Cemac: la Beac ramène à 3 % les prévisions de croissance

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La Beac ramène à 3 % les prévisions de croissance

Les perspectives de   croissance dans la sous-région   Afrique centrale ne   sont pas des plus optimistes. C’est en tout cas ce que révèle la Banque des Etats de l’Afrique   Centrale (Beac). Au terme du   Comité de Politique Monétaire tenu   à N’djamena au Tchad, le 24 juillet   dernier, dont l’objectif portait sur le   passage en revue de la situation   économique et monétaire récente   de la sous-région. Première   décision prise, la Beac ramène le   taux de croissance à 3 %, contrairement aux 3,2 %, initialement projeté. Elle a   annoncé par la même occasion « une remontée des tensions inflationnistes, avec un taux d’inflation à 2,5 % contre 2,1 % en 2018 ». Dans la même   perspective, le communiqué signé   par le gouverneur Abbas Mahamat Tolli projette une aggravation du solde du compte courant passant de 3,4 % du Produit Intérieur Brut   (PIB) en 2018, à 6,1 % en 2019,   en lien avec la hausse des   importations du secteur pétrolier. Aussi, la Beac a également évoqué   une « expansion de la masse monétaire de 8,2 % pour un taux   de couverture extérieur de la monnaie qui se situerait autour de   68,6 % en 2019, contre 61,4 % en 2018 ». Tout ceci est aussi consécutif à une conjoncture internationale peu   favorable. Marquée notamment par la « persistance des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la baisse de la confiance des entreprises de consommation, la chute des échanges et de l’investissement, en particulier en Europe, et en Chine et les incertitudes entourant l’action des pouvoirs publics dans la plupart des grandes économies », peut-on lire dans le communiqué final qui a sanctionné les assises de N’djamena.  

Par Junior Matock ( Défis Actuels No 406)

Budget 2020 : Paul Biya fixe les priorités

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Budget 2020 : Paul Biya fixe les priorités

L’on est désormais fixé sur les  points qui constitueront les  priorités de l’Etat au cours de  l’exercice budgétaire de l’année  prochaine. Le président de la  République, Paul Biya, a signé le 24  juillet dernier la circulaire portant sur  la préparation du budget de l’Etat  pour le compte de l’année 2020. Ainsi,  en matière d’orientation générale, on  note que Paul Biya souhaite qu’un  accent particulier soit mis sur le  parachèvement du Plan d’Urgence  Triennal (Planut) et le Plan Triennal  Spécial Jeunes, la poursuite de  l’organisation du Championnat  d’Afrique des Nations (Chan) 2020 et  la Coupe d’Afrique des Nations (CAN)  2021. Sans oublier les nombreuses  crises sécuritaires auxquelles le pays  fait face et le renforcement du budget  programme.  En termes d’objectifs, le président  de la République instruit son  gouvernement de « poursuivre  avec la diversification de  l’économie, à travers la  modernisation de l’agriculture et  l’industrialisation ». De même,  dans l’optique de permettre à  l’Etat de tenir ses différents  engagements, le chef de l’Etat  demande de « poursuivre avec la  mobilisation des recettes non  pétrolières, d’atteindre les  objectifs de croissance, d’emploi  et d’équilibre extérieur ».

Orientations 

En matière d’orientations, Paul  Biya exige « la réduction du  déficit budgétaire ». Ce qui  devrait passer par, « l’amélioration de  la mobilisation des recettes non  pétrolières, et la maîtrise de la  gestion des finances publiques », a-t-il  indiqué. 

Par Junior Matock ( Défis Actuels No 406)

Appui budgétaire: l’AFD accorde 66 milliards au Cameroun

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L’AFD accorde 66 milliards au Cameroun

Dans son édition No 404, le magazine Défis Actuels annonçait que le déblocage de 45 milliards de francs CFA, par le Fonds Monétaire International (FMI) au profit du Cameroun, dans le cadre du Programme Economique et Financier (PEF); allait donner lieu à une série d’autres décaissements. La France, à travers l’Agence Française de Développement (AFD) vient de corroborer ce fait. L’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a en effet signé le 25 juillet à Yaoundé deux conventions de financement dont la première portait sur un montant de 65,5 milliards de francs CFA, destiné au financement de la tranche 2019, du prêt de soutien budgétaire au titre du PEF conclu avec le FMI en juin 2017. Cette troisième tranche vient ainsi porter à 196,8 milliards de francs CFA l’enveloppe mobilisée par la France pour faciliter la mise en oeuvre de ce programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit. Ce financement boucle la série des décaissements entamée le 15 décembre 2017, suivi d’un deuxième le 18 décembre 2018. Dans sa prise de parole, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey a déclaré que « la France a tenu parole, et que ce décaissement permet de constater que l’éventail de mesures de redressement économique et financier mise sur pied par l’Etat porte des fruits satisfaisants ». L’ambassadeur de France a à son tour salué les bonnes performances du Cameroun, notamment au terme de la 4ème revue, lesquelles ont permis, a-t-il indiqué, « les avoirs extérieurs au niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) continuent de progresser, le déficit est plus rigoureusement maîtrisé, l’administration des recettes s’améliore, ce qui permet au Cameroun de confirmer son rôle de champion régional ». La deuxième convention quant à elle, portait sur un montant de 656 millions de francs CFA, relative à la convention d’affectation du 3ème Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), destinée au financement du projet d’appui à la modernisation du Musée National, dont le but est d’accompagner la valorisation et la préservation du patrimoine culturel camerounais.

Par Junior Matock (Défis Actuels No 406)

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