lundi, juin 1, 2026
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Port autonome de Douala : La Régie du Terminal à Conteneurs prend le relais

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C’est une transition historique que vit le Port Autonome de Douala en cette fin année 2019. C’est ce 31 décembre en effet que s’achève la ces session du terminal à conteneur en faveur de Douala International Terminal dont les groupes Bolloré et APMT étaient des actionnaires majoritaires. La procédure des mise en concession n’ayant pas encore abouti, le PAD va donc devoir exploiter son terminal à conteneur en régie. « Le 31 décembre 2019 à 14 heures, le Port de Douala fermera comme à l’accoutumée les quais jusqu’au 2 janvier 2020. Un communiqué du Directeur Général, précise qu’à minuit, les sirènes retentiront trois fois et les navires à quais seront pavoisés pour accueillir la nouvelle année 2020. Au-delà de la nouvelle année, ces sirènes et le grand pavois auront une signification particulière au Port de Douala-Bonabéri. Elles marqueront également l’accueil de la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) créée par résolution N° 0685/19/CA/PAD du 06 décembre 2019 et la fin des pour l’ère de Douala International Terminal (DIT) après quinze années sur les quais du Port de Douala-Bonabéri », explique un responsable du PAD.

En effet, après la suspension de la procédure de signature du nouveau contrat de concession entre le Port Autonome de Douala et l’adjudicataire provisoire TIL, décidée par le Président de la République, Paul Biya, à l’effet de vider au préalable les procédures pendantes engagées par le Consortium Bolloré SA et APMT BV devant les tribunaux, le Conseil d’Administration du Port Autonome de Douala a créé la Régie du Terminal à Conteneurs le 6 décembre 2019 pour la poursuite du service publique. Les membres de cette instance dirigeante mettaient ainsi tout simplement en application l’article 3 alinéa 1 du décret N°2019/034 du 24 janvier 2019 qui stipule que : « le Port Autonome de Douala peut créer des filiales à qui il confie des missions en lien avec son objet social ». Et l’alinéa 3 et 4 ajoutent que les missions du PAD peuvent également être exécutées sous forme de régie déléguée et celles-ci sont créées par une Résolution du Conseil d’Administration.

MUTATION HISTORIQUE

Selon un responsable du PAD, ces dispositions réglementaires épousent les contours de celles du contrat de concession du Terminal à Conteneurs qui lient le PAD et DIT jusqu’au 31 décembre. Il s’agit précisément des article 42 et 28 qui donnent le droit de subrogation et de préemption au concédant qu’est le PAD en cas d’absence d’un nouveau concessionnaire après une rupture de contrat ou à la fin de celui-ci. « Après la décision du Tribunal Administratif du Littoral à Douala d’annuler l’Appel à Manifestation d’Intérêt pour l’attribution de la Concession du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri, le 26 décembre 2019, l’Autorité Portuaire de Douala, investi de la puissance publique était ainsi conforté dans son choix de gérer son Terminal à Conteneurs dès le 1er janvier 2020 », confie-t-il. Faustin Dingana, le Directeur nommé à la tête de cette nouvelle structure et ses équipes mettent donc la dernière main aux préparatifs de reprise. Et on se veut plus que rassurant « l’exploitation du terminal va se dérouler sans heurt. Nous nous sommes préparés en conséquence. Et contrairement aux informations alarmistes faisant état de l’incapacité de la Régie du Terminal à Conteneurs à gérer ce pan important de l’activité portuaire nous sommes confiants et nous allons relever ce défi. Les personnels qui travaillaient à DIT le 31 décembre 2019, sont les mêmes qui seront présents, sur les mêmes équipements, dès de 2 janvier 2020, date de reprise des activités sur les quais du Port de Douala-Bonabéri », rassure notre interlocuteur.

Par Jean Luc Fassi

 

Valentin Siméon Zinga : « dans notre contexte, l’on peine à trouver cette information de qualité à laquelle ont droit les citoyens camerounais »

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Allocution de Valentin Zinga à l'ouverture des Journées Citoyennes de la Presse

Je voudrais avant toute chose, vous souhaiter à toutes et à tous une chaleureuse bienvenue dans cette salle de conférence du Ministère des Postes et télécommunications, gracieusement mise à notre disposition par le Chef de ce Département ministériel, pour abriter nos travaux.

L’Association Médias, Médiations et Citoyenneté, la Fondation Paul Ango Ela, et The Muntu Institute, s’honorent de votre précieuse présence à la cérémonie d’ouverture de la toute première édition des Journée Citoyennes de la Presse.

Je voudrais en premier lieu, exprimer notre gratitude toute spéciale à Madame le Ministre des Postes et télécommunications, pour sa généreuse hospitalité ; signe d’une manière d’élégance républicaine. Dès le départ, elle a perçu les enjeux citoyens de ce projet dont elle n’a pas hésité à saluer la pertinence. Attitude qui du reste, n’étonnerait que les plus distraits, -et je doute qu’il y en ait parmi nous.

Il y a en effet un an, au lendemain de l’élection présidentielle qui révéla un usage pernicieux des réseaux sociaux rendu à son paroxysme, son Département ministériel accédait à la sollicitation de la section camerounaise de l’Union de la Presse Francophone, pour l’organisation d’un séminaire de formation à l’intention de ses membres, sur le thème : « Le journalisme face aux réseaux sociaux. Enjeux, défais et contraintes d’une profession à l’ère de la démocratie numérique ».

Photo de famille Journée Citoyennes des la presse 2019
Jean Claude Ottou, Jean Materne Ndi, Guibaï Gatama, des sommités de la presse ont honoré le rendez-vous

Qu’il me soit également permis de dire notre reconnaissance à Monsieur le Ministre des Sports et de l’éducation physique, le Professeur Narcisse MOU ELLE KOMBI, dont chacun sait que l’agenda est particulièrement chargé, au regard d’importantes échéances que doit abriter notre le pays dans quelques mois seulement.

Je voudrais aussi adresser nos vifs remerciements à Monsieur Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur, qui, dès le début, a spontanément marqué son soutien à cette initiative, et accepté de délivrer la conférence inaugurale des assises ; avant d’être rattrapé, à la dernière minute par un calendrier des plus contraignants, et de désigner Monsieur le Professeur Laurent Charles BOYOMO ASSALA, pour le représenter. C’est, à nos yeux, un réel privilège.

Laissez-moi aussi dire merci à Monsieur le Professeur Alexie TCHEUYAP de l’Université de TORONTO, qui, en dépit d’intenses activités inhérentes à ses fonctions, a accepté d’effectuer le déplacement de Yaoundé dans le cadre de nos assises.

Mes remerciements s’étendent naturellement à tous ceux qui ont cru en ce projet : partenaires avenants, bien sûr. Mais aussi des figures emblématiques de cette profession, qui nous ont encouragés, ne ménageant ni leur temps, ni leurs énergies, se montrant peu économes de leurs conseils avisés. Je pense notamment à Jean Claude OTTOU, Antoine Marie NGONO, Zacharie NGNIMAN, et bien d’autres encore.

Jean Vincent Tchienehom, Yerima Kini Nsom, et Marie Noelle Guichi

Madame le Ministre des Postes et télécommunications,

Monsieur le Ministre des Sports et de l’éducation physique,

Distinguées Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Dans sa note introductive du livre « Les nouveaux chiens de garde », que publiait Serge HALIMI en 1997, Pierre BOURDIEU, s’interrogeait en ces termes, et je le cite « Pourquoi en effet, les journalistes n’auraient-ils pas à répondre de leurs paroles, alors qu’ils exercent un tel pouvoir sur le monde social et sur le monde même du pouvoir ? Pourquoi n’auraient-ils pas à rendre compte de leurs prises de position et même de leur manière d’exercer leur métier et de conduire leur vie alors qu’ils s’instaurent si volontiers en juges des autres hommes de pouvoir, et en particulier des hommes politiques ? ». Fin de citation.

Vingt -deux ans plus loin, force est de constater que ces interrogations du Sociologue français n’ont perdu ni de leur acuité ni de leur perspicacité. Elles semblent investies d’un sens, d’une puissance et d’une consistance particulièrement suggestives dans le contexte camerounais. Elles opèrent comme l’un des fondements de ces Journées Citoyennes de la Presse. Car il s’agit de questionner les pratiques professionnelles qui relèvent du journalisme dans une conjoncture où une certaine pollution informationnelle tend à disqualifier le journalisme de référence, au profit du journalisme de révérence- ou de connivence si l’on veut.

En effet, à quoi assistons-nous depuis de longues années ?

Une diversification incontestable de notre paysage médiatique, rendue possible grâce à une armature législative qui consacre la liberté de la presse. Les chiffres les plus récents et les plus fiables font état de l’existence de : 600 organes de presse écrite ; plus de 200 radios ; une trentaine de télévisions ; des dizaines d’organes de presse en ligne. On peut y voir l’illustration d’une certaine vitalité du secteur.

Mais, prenons garde à ce que la réalité statistique ne masque une illusion d’optique, s’agissant en particulier des questions éthiques.

A vrai dire, la forteresse du journalisme de référence est littéralement prise d’assaut par toutes sortes d’opérateurs et d’acteurs, auteurs assumés d’objets médiatiques non identifiés, ou difficilement identifiables ; menaçant d’emporter l’édifice de repli de ce journalisme de référence, dont la fondation est le respect scrupuleux, voire le culte de la déontologie, c’est-à-dire, « un rituel socialement partagé dès lors qu’elle n’est pas seulement un texte interne, mais un ensemble de prescriptions qui définissent la place des uns et des autres qui ont affaire avec le journalisme », pour reprendre le mot de Denis RUELLAN .

Sous cet angle, mon propos s’éclaire mieux, par ceux que j’emprunte à Pierre GANZ lorsqu’il écrit, je cite : « Le manquement à l’éthique est autre chose : la rupture de règles générales qui font une information de qualité au service du public dans une démocratie -exactitude, vérification, protection des sources, refus de plagiat, de l’incitation à la haine ou à la discrimination, respect de la vie privée et du droit à l’image, absence de conflits d’intérêt, non confusion entre information et communication ». Fin de citation.

 

Narcisse Mouelle Kombi, le ministre des Sports, au premières loges et très attentif

Le Pr. Boyomo Assala Laurent Charles. Il a formé de nombreuses générations de journalistes

Distinguées Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Il faut bien en convenir : le spectacle auquel nous avons droit depuis tant d’années est affligeant de ses dérives et préoccupant de ses délinquances. Inutile de me livrer ici à quelque énumération, ou quelque caractérisation ; tant les déviances s’affichent et crèvent l’écran. Sans être dans le secret des communications qui vont être délivrées durant ces travaux, je subodore que leurs auteurs s’y pencheront. Ce qui est certain, c’est qu’au final, ce sont les citoyens qui apparaissent comme les principales victimes de ces manquements, et de ces manques. Car au fond, qu’est-

ce être citoyen ? Jean Vincent HOLEINDRE et Benoît RICHARD postulent que :

« Etre citoyen, c’est appartenir à la communauté politique ; s’acquitter des devoirs et jouir des droits civils, politiques, sociaux qui s’y attachent et participer aux affaires de la Cité ».

Or, pour participer de manière pertinente aux affaires de la Cité, il faut être bien informé. C’est un des droits du citoyen, consacré par divers instruments juridiques dont la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » de 1948, constitue une référence significative. C’est aussi l’une des conditions de la vie démocratique portée à son optimum. Jacques CROS, explique, à propos du rôle crucial que jouent les médias dans une démocratie, ceci :

« Ils doivent donner aux gens tous les éléments d’information pour que ceux-ci exercent en toute connaissance de cause leurs choix de citoyens. La mission des moyens d’information en démocratie peut se résumer ainsi : faciliter l’exercice par les citoyens de choix raisonnés et critiques grâce à une information loyale, objective et complète et permettre la confrontation des opinions. L’information est donc indissociable du débat démocratique. C’est grâce à l’information que l’homme vit comme un homme livre ». Fin de citation.

A l’aune de ce qui précède, il est à craindre que, dans notre contexte, l’on peine à trouver cette information de qualité à laquelle ont droit les citoyens camerounais.

Face à une telle situation, il existe deux attitudes : la démission ou la mission ; céder à la tentation paresseuse de se contenter d’une place d’observateur résigné, ou alors engager une action en vue de faire bouger les lignes. L’Association Médias, Médiations et Citoyenneté a choisi de se doter d’une mission. D’où l’idée, le projet et l’organisation ces Journées Citoyennes de la Presse. Pendant deux jours, nous espérons :

-favoriser une introspection collective de ceux qui font œuvre de journalistes ;

-organiser des plates-formes d’échanges entre journalistes et citoyens ( à titre individuel ou institutionnel) ;

-mettre en valeur des figures respectées du journalisme ( qui raconteront leurs itinéraires, leurs doutes et leurs espoirs selon le procédé du storytelling) ;

Nous espérons par ailleurs encourager ceux qui aspirent à exercer ce qui est considéré comme le plus beau métier monde (notamment par l’organisation d’un concours du meilleur article de presse, dans les catégories « reportage » et « enquête »). Sur cette dernier point, il importe de notre que le processus est conduit de mains de maître par le Docteur Parfait AKANA, CEO de The Muntu Institute, pour honorer la mémoire, d’une Femme, d’une pionnière SITA BELLA, pour ne pas la nommer. Le jury de ce concours revêt une dimension internationale et les candidatures sont ouvertes à l’échelle continentale. Ce sont des indicateurs importants.

Distinguées Personnalités,

Mesdames, Messieurs

Tout au long du processus de préparation des ces Journées Citoyennes de la

Presse,

Nous avons croisé les visages d’un scepticisme désabusé ;

Nous avons noté les ravages d’un pessimisme paralysant ;

Nous avons aussi, -heureusement- perçu les gages d’un optimisme agissant.

C’est cet air d’optimisme qui est l’oxygène de notre engagement. C’est le viatique de l’Association Médias, Médiations et Citoyenneté. C’est l’encre dont nous souhaitons nous servir pour écrire une nouvelle page des rapports entre les journalistes et les citoyens dans notre pays.

Je vous vous remercie de votre bienveillante attention.

 

Médias : La presse en quête d’une nouvelle utilité républicaine

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Valentin ZInga à l'ouverture des Journées Citoyennes de la Presse

« Pourquoi en effet, les journalistes n’auraient – ils pas à répondre de leurs paroles, alors qu’ils exercent un tel pouvoir sur le monde social et sur le monde même du pouvoir ? Pourquoi n’auraient-ils pas à rendre compte de leurs prises de position et même de leur manière d’exercer leur métier et de conduire leur vie alors qu’ils s’instaurent si volontiers en juges des autres hommes de pouvoir, et en particulier des hommes politiques ? ». Ce questionnement de Pierre Bourdieu épousseté par Valentin Zinga le fondateur de l’Association Médias, Médiations et Citoyenneté a servi de fil conducteurs aux premières journées citoyenne de la presse les ?? à Yaoundé. Vingt-deux ans plus loin, souligne Valentin Zinga, force est de constater que ces interrogations du Sociologue français n’ont perdu ni de leur acuité ni de leur perspicacité mais surtout, elles semblent investies d’un sens, d’une puissance et d’une consistance particulièrement suggestives dans le contexte camerounais.

Le Pr. Laurent Charles Boyomo Assala (à Dr), le Directeur de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC).

Certes, depuis de longues années on assise à une diversification incontestable de du paysage médiatique Camerounais, rendue possible grâce à une armature législative qui consacre la liberté de la presse. Les chiffres les plus récents et les plus fiables font état de l’existence de : 600 organes de presse écrite ; plus de 200 radios ; une trentaine de télévisions ; des dizaines d’organes de presse en ligne. « Mais, s’inquiète l’organisateur des journées citoyennes de la presse, prenons garde à ce que la réalité statistique ne masque une illusion d’optique, s’agissant en particulier des questions éthiques. A vrai dire, la forteresse du journalisme de référence est littéralement prise d’assaut par toutes sortes d’opérateurs et d’acteurs, auteurs assumés d’objets médiatiques non identifiés, ou difficilement identifiables ; menaçant d’emporter l’édifice de repli de ce journalisme de référence, dont la fondation est le respect scrupuleux, voire le culte la déontologie ».Pourtant,  le spectacle auquel nous avons droit depuis tant d’années est affligeant de ses dérives et préoccupant de ses délinquances déplore M. Zinga.

Or justement, en démocratie, les médias ont un rôle crucial à, jouer. Car comme le souligne Jacques CROS, les médias « doivent donner aux gens tous les éléments d’information pour que ceux – ci exercent en toute connaissance de cause leurs choix de citoyens. La mission des moyens d’information en démocratie peut se résumer ainsi : faciliter l’exercice par les citoyens de choix raisonnés et critiques grâce à une information loyale, objective et complète et permettre la confrontation des opinions. L’information est donc indissociable du débat démocratique. C’est grâce à l’information que l’homme vit comme un homme libre ». Or à l’aune de ce qui précède, il est à craindre que, dans le contexte Camerounais, l’on peine à trouver cette information de qualité à laquelle ont droit les citoyens camerounais.

Mme la Ministre des Postes Minette Libom Li Likeng, avec à sa gauche le ministre des Sports, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi

C’est pour corriger ces dérives que ces Journées Citoyennes de la Presse ont été organisées. Pendant deux jours, la crème de la presse Camerounaise réunie par l’Association Média, Médiations et Citoyenneté, avec la collaboration de la fondation Paul Ango Ela et du The Muntu Institute s’est à telle à favoriser une introspection collective de ceux qui font œuvre de journalistes ; organiser des plates – formes d’échanges entre journalistes et citoyens (à titre individuel ou institutionnel) ; mettre en valeur des figures respectées du journalisme (qui ont raconté leurs itinéraires, leurs doutes et leurs espoirs selon le procédé du storytelling). Il s’agit de questionner les pratiques professionnelles qui relèvent du journalisme dans une conjoncture où une certaine pollution informationnelle tend à disqualifier le journalisme de référence, au profit du journalisme de révérence – ou de connivence Valentin Zinga espère ainsi pouvoir remettre la presse Camerounaise sur les rails de l’éthique et de la déontologie, car soutien-il, face à la déchéance, il ne faut pas désespérer, mais agir pour stopper les dérives et repartir vers le haut : « Nous avons croisé les visages d’un scepticisme désabusé ; Nous avons noté les ravages d’un pessimisme paralysant ; Nous avons aussi, – heureusement – perçu les gages d’un optimisme agissant. C’est cet air d’optimisme qui est l’oxygène de notre engagement. C’est le viatique de l’Association Médias, Médiations et Citoyenneté. C’est l’encre dont nous souhaitons nous servir pour écrire une nouvelle page des rapports entre les journalistes et les citoyens dans notre pays

Jean Luc Fassi

 

Port autonome de Douala : Le PAD reprend la gestion du Terminal à conteneurs

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A compter du 1er janvier 2020, la gestion du terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala (PAD) sera confiée une nouvelle structure dénommée « Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) ». C’est ce qui ressort de la note signée par le président du Conseil d’administration du PAD, Shey Jones Yembe. Note portant création, organisation et fonctionnement de la RTC du port de Douala-Bonabéri. La mise sur pied de cette structure dont le mandat s’étend sur un an renouvelable, survient dans un contexte marqué par des tumultes issus du choix du concessionnaire du terminal à conteneurs. La note portant création de la RTC souligne en son article 2 qu’elle est un « service délégué du Port Autonome de Douala, placé sous l’autorité du directeur général ». L’alinéa 2 dudit article indique également qu’elle « jouit d’une autonomie administrative et financière et reçoit délégation sur toutes les matières relatives aux opérations de gestion, d’exploitation et de maintenance du terminal à conteneurs ». L’article 4 de la note signée par Shey Jones Yembe informe que la RTC assure pour le compte du PAD, « l’exercice de l’activité de gestion, d’exploitation et de maintenance des installations, des équipements, des appareils et des dépendances du domaine public portuaires dans les limites du terminal à conteneurs de Douala-Bonabéri ». Ainsi, dans l’optique de permettre la continuité du service et la poursuite sereine des activités au PAD, le conseil d’administration a décidé de créer la RTC en lui assignant des missions précises.

Les Missions de la RTC

La RTC est chargée des services de « manutention, de chargement et de déchargement des navires porte-conteneurs opérés sur les quais du terminal, de manutention et de transfert de conteneurs et les terre pleins, de la manutention des conteneurs sur le parc du terminal, du chargement et du déchargement des conteneurs et de leurs marchandises sur les moyens de transport terrestre, de l’entreposage, du gardiennage et de gestion des conteneurs et de leurs marchandises dans le périmètre du terminal ». Aussi, peut-on lire dans ce document, la RTC est chargée des services « d’entreposage, d’empotage des conteneurs, sans oublier la sûreté et la sécurité des biens et des personnes relevant des responsabilités du gestionnaire du terminal, conformément aux lois et règlements ». Bien plus, la RTC va offrir des services « d’entretien et de maintenance des ouvrages et des équipements du terminal, notamment les terre-pleins, la totalité de la zone de bord à quai, les voies de circulation, les installations, les bâtiments, les réseaux divers, les rails de roulement des portiques, les équipements et les outillages, à l’exclusion de l’entretien du mur de quai et du dragage ». Sont exclus des missions de la RTC, « la manutention des véhicules automobiles et autres marchandises transportés par les navires ». A cet effet, les armateurs des navires assistés disposent du libre-choix de leur manutentionnaire dans le respect du règlement d’exploitation du terminal, poursuit l’article 5.

Gestion de la RTC

La gestion de la RTC est confiée à un directeur délégué, sous le contrôle d’un Conseil de supervision chapeauté par le directeur général du PAD. Celui-ci est chargé de la préparation du budget dont il est l’ordonnateur. Il prépare les états financiers et les rapports d’activités annuels, assure la gestion technique et administrative du terminal à conteneurs. Le directeur délégué est également chargé de l’élaboration des études, des plans et programmes d’aménagement, d’équipement et de renouvellement des outils du terminal. Il prend en cas d’urgence, toutes les mesures nécessaires à la bonne marche du terminal à conteneurs et rend compte au conseil de supervision.

Par Junior Matock

Minesup/Recrutement d’enseignants : Des recalés dénoncent fraudes, frustrations et copinage

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Une foule campe devant les services du ministre de l’Enseignement supérieur depuis ce samedi 14 décembre 2019 à Yaoundé. Ces près de 150 personnes y ont passé la nuit. C’est une partie du collectif des docteurs et détenteurs de PhD non recrutés par l’Etat du Cameroun. Ils sont venus dénoncer leur non recrutement dans le cadre du projet présidentiel de recrutement de 2000 enseignants détenteurs de doctorats et de Phd dans les universités d’Etats. La première phase du processus ayant abouti au recrutement de 1080 jeunes camerounais dans les différentes universités d’Etat du Cameroun. En foi, la liste rendue publique vendredi dernier nuitamment.

« Cette liste trahit la tricherie qui a entouré les sélections», dénonce un candidat recalé. Regroupés autour de Dr Moustpaha Moncher Nsangou, le président de leur collectif, les contestataires crachent leur venin : « Moi, j’ai encadré beaucoup de jeunes doctorants qui pour certains n’ont soutenu que récemment et je suis surpris qu’ils soient recrutés alors que je ne le suis pas», trouve curieux Patrick Djampa. Ils sont nombreux dans cette situation. « C’est plus compliqué chez moi car je suis à la limite d’âge et je n’ai pas été retenue. Ce qui fait que je n’ai plus d’autre chance après ça», se plaint Brigite Lekane. Celle-ci est la bête noire du président du collectif. «Il ne faut pas qu’elle manipule les autres. Les critères ont été définis clairement. Maintenant, elle veut entraîner tout le monde dans sa situation », lui reproche Dr Nsangou. « De quoi parle-t-il ? J’ai contribué au choix de certains candidats, et me voici oubliée. Quoi qu’il en soit, le président de la République a demandé de recruter tous les PhD sans emploi», lui rappelle celle-ci. Déterminée à faire entendre sa voix, cette dernière compte aller jusqu’au bout de son action pour se faire recruter. Une porte reste ouverte. Au départ, il était prévu le recrutement de 1000 candidats pour le première phase, ensuite 500 pour la deuxième et autant pour la 3ème phase. Le tout sur trois ans. Puis, à la première étape, l’on est allé à 1082 candidats. Sauf que « la liste compte de nombreux doublons, et nous demandons que non seulement la prescription présidentielle soit respectée, mais aussi, que les personnes atteintes par la limite d’âge soient recrutées en remplacement des candidats retenus doublement», insiste un radical.

Marche de remerciement

Une partie du problème revêt une connotation tribale. « Pourquoi n’a-t-on rejeté e priorité que les Bamiléké ?» se demande un des recalés, voyant un règlement de comptes à coloration politique. « Ce n’est pas un hasard. Nous payons un prix que nous ignorons, mais il y a une réalité qui saute à l’œil : les recalés sont prioritairement d’une même région», souligne un mécontent. Le président du Collectif en a une réponse : « 65% des candidats étaient originaires de l’Ouest. Ce qui suppose que même si on prenait tous les candidats de l’Ouest, tous ne seraient pas pris », explique Moustapha Moncher Nsangou. Et d’ajouter que « l’Ouest et le Centre ont une majorité obèse dans les chiffres retenus jusqu’à présent». Pas de quoi convaincre les radicaux : « A l’Iric, certains ont été retenus sans avoir répondu à tous les critères, ni avoir passé toutes les étapes du processus, pendant que d’autres candidats recalés avaient pourtant rempli toutes les conditions », remonte à la charge, un autre. Le leader a du répondant : « les gens oublient que les critères n’étaient pas les mêmes dans toutes les universités. »

Une marche programmée par les services du Minesup pour « remercier » le chef de l’Etat pour sa « magnanimité » en faveur des jeunes titulaires du Doctorat et du PhD divise le collectif. « Pourquoi allons-nous marcher ?» demande un mécontent. « Les gens ne sont pas obligés de marcher », répond Dr Moustapha Moncher Nsangou, président de leur collectif des candidats au recrutement. « Pourquoi vous n’étiez pas avec nous la nuit ? Nous n’avons pas le même sort », lui rétorque une autre voix. « Je suis dans une situation embarrassante. Je ne peux pas vous lâcher parce que je suis le leader choisi au départ et j’ai le devoir de me battre pour tous ; mais je ne peux non plus me mettre à combattre le gouvernement. Mon rôle est de porter le message de tous. Il ne faut pas oublier ; certains croient que le groupe est divisé. Faux : le groupe est toujours uni. Il y a une situation qui ne pouvait pas ne pas arriver : c’est que tout le monde n’a pas été retenu. Même au terme du processus, il y aura toujours des frustrations, puisque les candidats sont plus nombreux que le nombre de places », essaie de recadrer Dr Nsangu Moncher.

Peine perdue. L’homme est étiqueté désormais comme un « pion » du gouvernement auprès de ses camarades pour les distraire. « Il y a des choses que je ne peux pas dire de ma position. Mais je voudrais remettre les choses au clair. Il était prévu une marche de remerciement au chef de l’Etat pour le recrutement ; et c’est normal, on ne manque jamais de dire merci, mais en Afrique, quand on dit merci, c’est qu’on redemande. Donc il est question pour nous de dire merci demain au chef de l’Etat, mais en lui disant que nous ne sommes pas satisfaits», essaie d’expliquer le leader du collectif désormais en lambeaux. « Là nous sommes d’accord. Faites votre marche et laissez-nous faire notre sit-in en paix car il n’est pas question pour nous de dire merci alors que nous avons été frustrés», s’oppose un des caciques. Mais dans l’ensemble, l’interface entre le collectif et les pouvoirs publics parvient à convaincre : « Après la marche, nous rencontrerons le ministre ; et nous devons y aller ensemble pour porter le message ensemble», assure Dr Nsangou. Obligé de lire en public la lettre initiée à l’intention des autorités gouvernementales, pour résoudre le problème qui se pose.

Développement du secteur rural: l’UE débloque un appui budgétaire de 33 milliards

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L’UE débloque un appui budgétaire de 33 milliards

Les réformes mises en œuvre au Cameroun dans les domaines du secteur rural et des finances publiques ne laissent pas indifférent l’Union Européenne (UE). Et pour marquer son soutien face aux résultats obtenus sur le terrain, elle vient à nouveau de débloquer un appui budgétaire de 33 milliards de francs CFA. La signature de l’avenant de la convention de financement au Contrat de Réformes Sectorielles du secteur rural a eu lieu le 16 décembre dernier, à Yaoundé. Cette convention signée entre le ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey et l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne, Hans-Peter Schadek, rentre ainsi dans le cadre du Programme Indicatif National du 11ème Fonds Européen de Développement. Elle va couvrir la période 2020-2021, en s’inscrivant dans la continuité de l’engagement de l’Union Européenne à la modernisation de l’action publique camerounaise. Ce financement supplémentaire de 33 milliards de francs CFA va s’effectuer en trois phases, soit deux décaissements de 24 millions d’euros chacun en 2020 et 2021, environ 16 milliards de francs CFA et une allocation de deux millions d’euros, soit un peu plus d’un milliard pour les réformes supplémentaires. Globalement, il est question « d’améliorer la qualité de la dépense publique et les conditions de base du développement des filières agro-sylvo-pastorales ». Les réformes envisagées, a-t-on appris, seront examinées à l’aune de l’exécution de la politique nationale de semences végétales, de la politique de santé animale et de santé publique vétérinaire ; de la mobilisation et de la transparence dans les taxes affectées aux secteurs cacao et bois.

La signature de cet avenant vient ainsi porter à 150 millions d’euros (plus de 93 milliards de francs CFA), sous forme de dons, l’engagement de l’appui budgétaire de l’UE sur la période 2017-2021.

Pour rappel, le Programme Indicatif National du 11ieme Fonds Européen de Développement (FED) a vu le jour après le sommet des chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) tenu à Yaoundé en décembre 2016. L’UE s’était engagée à soutenir le Cameroun dans la conduite des réformes structurelles à même de soutenir une croissance forte, inclusive et durable.

Junior Matock

71e journée internationale des droits de l’Homme: un colloque sur la justice pénale se tient à Yaoundé depuis hier.

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Plusieurs centaines d’experts des droits de l’Homme sont réunis à Yaoundé depuis hier. Jusqu’à ce jeudi, ces spécialistes des droits de l’Homme entendent fédérer leurs propositions, pour contribuer à l’amélioration de l’accès à la justice pénale au Cameroun. L’atelier organisé par l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme « trouve son importance du fait qu’il porte sur la justice pénale qui est l’une des rares qui met en jeu les droits fondamentaux de la personne humaine », a expliqué maitre Claude Assira, avocat au barreau du Cameroun. Pour le Politologue Aboya Manasse exposant, « Cet atelier qui met en perspective trois concepts importants, le droit, l’application et l’accessibilité, révise la qualité des textes qui constituent le droit au Cameroun et pose le problème de l’application la justice est inaccessible reste un problème a indiqué le politologue, pour lui, « les travaux de Yaoundé entendent donc explorer les pistes pour voir comment améliorer l’accessibilité à la justice, pour que la justice au Cameroun soit un acquis». Pour y parvenir, l’universitaire propose « que les magistrats prennent conscience de ce qu’appliquer la justice c’est une manière d’être conforme au droit ».
Les écueils
L’accès à la justice pénale reste un défi au Cameroun. Dans ses missions, Nouveaux Droits de l’Homme met la priorité dans la promotion des droits de l’Homme. L’ONG « s’intéresse particulièrement à la question de la justice pénale de manière spécifique, et d’avantage sur l’effectivité des droits de l’Homme dans la procédure pénale », a indiqué Cyrille Rolande Bechon, directrice exécutive de Nouveaux Droits de l’Homme. « Après avoir fait une étude sur le plan national sur la question d’accès à la justice pénale », a-t-elle relevé, « il y’a quelques bons points en termes consécration sur le droit international, car le Cameroun a ratifié un bon nombre d’instruments, mais il y’a beaucoup d’écueils à relever et sur lesquels il faut travailler pour rendre effective l’accès à la justice pénale. » Parmi les écueils, la directrice exécutive cite : la présomption d’innocence qui est foulée au pied par les acteurs de la justice ; le fait que les auxiliaires de justice ne rappellent pas aux justiciables leurs droits avant d’exécuter un mandat d’arrêt ; Pour elle, « il n’y a pas de société sans justice pénale ».
Sous le thème, « la justice pénale au Cameroun : le droit, l’application, l’accessibilité ». Ce colloque a été organisé à l’initiative de l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme, en partenariat avec la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL), le Programme National de Gouvernance (PNG), le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la démocratie en Afrique Centrale et de l’Union européenne et l’appui technique du Centre CEFODEP.

Assemblée nationale : Une session extraordinaire convoquée

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L'urgentiste est très attendu sur le terrain

Un arrêté du président de l’Assemblée nationale, convoque les députés à une session extraordinaire du Parlement pour le 13 décembre 2019. Des assises suscitées par le président de la République, selon les prescriptions de la constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Rien n’est pour le moment précis sur l’ordre du jour de cette session extraordinaire. Toujours est-il que le caractère « extraordinaire » indique clairement qu’un seul sujet sera inscrit au menu de la session. Des supputations tournent autour des sujets qui préoccupent la nation ces derniers temps, notamment la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, mais aussi, des questions liées à la décentralisation. Tous des sujets qui ont intéressés les participants au Grand dialogue national (Gdn) convoqué du 30 septembre au 03 octobre dernier. Mais dont les résolutions tardent à être implémentées. Et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, vient d’inviter le Cameroun via la tribune du Conseil de sécurité des Nations unies, d’appliquer les résolutions du Grand dialogue national. Ces deux sujets qui ont motivé le choix du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de ne pas concourir aux législatives et municipales du 9 février 2020. Outre la non modification du Code électoral.

Paul Biya va-t-il travailler à décrisper le climat sociopolitique pour le moins tendu en cette fin d’année 2019. Rien n’est moins sûr. Le président qui reçoit tant de menaces que de soutiens de l’intérieur que de l’extérieur, quant à une sortie de crise durable dans les régions de l’ex rive gauche du Moungo.

Crédits bancaires : Les débiteurs insolvables désormais sanctionnés

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Le volume des créances douteuses, c’est-à-dire des crédits contractés et non remboursés par des particuliers auprès des banques et autres établissements de crédit commençait à inquiéter d’année en année. Selon des données officielles, lesdites créances s’élèvent à 554 milliards de francs CFA (15,4 %) pour les banques et 71,5 milliards de francs CFA (18,5 %) pour les établissements de micro finance. Des chiffres qui, selon des experts, sont « largement au-dessus de la moyenne mondiale qui, selon les données de la Banque Mondiale, est de 3,45 % (0,64 % en Suisse, 3,08 % en France, 2,84 % en Afrique du Sud) ». La récréation est donc désormais terminée. C’est en tout cas ce que laisse comprendre le projet de loi récemment introduit à l’Assemblée nationale. Il fixe certaines règles relatives à l’activité de crédit dans les secteurs bancaire et de la micro finance au Cameroun. Mais surtout les sanctions auxquels s’expose tout emprunteur indélicat.

Sanctions

L’article 20 de la loi susmentionnée prévoit qu’est puni « d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 100.000 francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui, de mauvaise foi, n’a pas remboursé le crédit qui lui a été accordé par un établissement assujetti », c’est-à-dire une banque, un établissement financier, établissement de micro finance et tout autre organisme dûment habilité à exercer les opérations de crédit. Bien plus, l’article 21 de ladite loi, fixe les amendes en fonction du montant du crédit octroyé au client. Concrètement, pour les montants de crédits non remboursés inférieurs ou égaux à cinq millions, les insolvables encourent une amende de 100.000 à un million de franc CFA. De même, pour les montants supérieurs à cinq millions et inférieurs ou égaux à 10 millions de francs CFA, les débiteurs indélicats s’exposent à une amende de un million à deux millions de francs CFA.

Par ailleurs, peut-on lire dans le projet de loi, pour les montants supérieurs à 10 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à 50 millions de francs CFA, le client devra payer deux à cinq millions de francs CFA. En outre, précise-t-on dans le document, pour les crédits supérieurs à 50 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à 100.000 millions de francs CFA, le client se verra infliger une amende de cinq à 10 millions de francs CFA. En plus, pour des emprunts supérieurs à 100 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à cinq cent millions de francs CFA, l’amende encourue se situe entre 10 et 25 millions de francs CFA. Dans la même veine, pour les crédits supérieurs à 500 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à un milliard de francs CFA, l’amende s’élève 25 millions de francs CFA à 50 millions de francs CFA. Enfin, pour ceux dont les montants de crédits sont supérieurs à un milliard, la sanction est de 50 à 100 millions de francs CFA. Il convient de souligner que ces sanctions peuvent également être prises en cas de non respect du moratoire accordé au client. Et ce n’est pas tout.

Faux et usage de faux

Les amendes infligées aux clients ne correspondent pas seulement aux crédits non remboursés, mais aussi à l’utilisation de faux documents dans le processus d’obtention d’un crédit. L’article 22 indique à cet effet qu’est puni « d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100.000 à cinq millions de francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui, avec l’intention de porter atteinte aux droits de l’établissement assujetti, fait usage ou tente de faire usage de faux documents dans le cadre de la conclusion d’une opération de crédit ». Aussi, pour tous ceux qui modifient un document relatif au crédit, seront également sévèrement puni. L’article 23 souligne qu’est puni « d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100.000 francs CFA à cinq millions de francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui, de manière frauduleuse, entraîne la suppression, la modification des données relatives au crédit ou cause une altération du fonctionnement du système de traitement de ces données ».

Par Junior Matock

Santé : VIH/Sida : des examens gratuits dès 2020

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Les personnes vivant avec le VIH/Sida ont des raisons de sauter au plafond. Dès janvier 2020, la gratuité des examens liés à leur prise en charge va s’ajouter à celle de leur traitement. Annonce faite par le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda. C’était à l’occasion de la cérémonie de célébration de la 32e la Journée mondiale de lutte contre le Sida, à Yaoundé. « Excellente commémoration de la journée mondiale de lutte contre le Sida. Ensemble investissons dans la vie », a lâché le ministre de la Santé publique, sur son compte officiel Twitter.

Taux de prévalence en baisse

Selon Dr. Malachie Manaouda, le taux de prévalence du Sida au plan national est passée de 3,6 % en 2018 à 2,7 % cette année. Pourtant, beaucoup reste à faire malgré les bons points enregistrés grâce aux efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires. De l’avis du ministre de la Santé publique, il est temps d’accélérer la lutte contre cette maladie. « Le gouvernement et ses partenaires ont fait des efforts, mais cela n’est pas suffisant. Nous devons nous engager davantage. Afin d’envisager d’ici 2030 une possible éradication de la pandémie. Cela nous impose de sécuriser les progrès déjà accomplis et de relever les défis qui se posent pour que le maximum de Camerounais sachent quel est leur statut sérologique ; une fois que c’est fait, qu’ils soient mis sous traitement et prennent régulièrement leurs médicaments », a fait savoir Dr. Malachie Manaouda. Parmi les multiples stratégies de prévention régulièrement mises en place par le gouvernement, en collaboration avec ses nombreux partenaires, le ministre cite la disponibilité des traitements efficaces qui ont permis d’aboutir à la mise sous traitement de 303 000 personnes. Ainsi, apprend-on, selon les statistiques de juin 2019, près de 68 % de personnes estimées porteuses du virus connaissent leur statut sérologique.

Parmi elles, environ 70 % sont sous traitement. Alors que 22 % de personnes sous traitement ont fait un examen de charge virale pour 78 % de charge virale supprimée. Le secrétaire exécutif de l’Ong panafricaine, Synergies africaines contre le Sida et les souffrances a d’ailleurs profité de cette célébration pour vanter l’activité des pairs éducateurs qui sensibilisent les jeunes pendant la campagne « Vacances sans sida » depuis 17 ans. Non sans oublier de mentionner la distribution du matériel de sensibilisation aux responsables des clubs santé de plusieurs établissements scolaires. S’appuyant sur le thème de cette édition, « les communautés font la différence », le ministre prescrit une action commune, invitant toutes les communautés à additionner leurs efforts pour gagner le combat contre le VIH au Cameroun.

Par Jean Luc Fassi

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