Il l’avait annoncé sur sa page Facebook. Et depuis samedi dernier Ludovic Lado s’est joint à la centaine de postulants enseignants recalés dans le cadre du recrutement de 2000 enseignants PHD lancé le 07 novembre 2018 par le président de la République. « Ce soir, c’est une forte émotion qui anime les docteurs PHD recalés qui campent devant le ministère de l’Enseignement supérieur. Ils ont reçu ce soir la visite du père Ludovic Lado, prêtre catholique. En provenance de l’étranger, il est venu prier avec les docteurs PHD recalés, les a bénis et a aussitôt rangé son matelas tout près d’eux où il passera la nuit en leur compagnie. Je viens de vivre ces moments exceptionnels avec le père Ludovic Lado, j’avoue que sa parole est puissante et ses mots si réconfortants à l’endroit de ses compatriotes qui souffrent et qui ne demandent pourtant que la justice », raconte David Eboutou, un témoin.
Depuis des semaines Ludovic Lado exige un audit de la première vague de recrutement. Sur sa page Facebook, il a annoncé qu’il prépare une lettre ouverte au ministre de l’enseignement supérieur. « Je prépare une lettre ouverte au ministre avec quelques recommandations de sortie de crise. On ne peut pas lancer un recrutement pour les docteurs et recruter les titulaires master en laissant des docteurs sur le carreau », s’offusque-t-il.
Listes additives
Après 22 jours de grève, les enseignants recalés continuent de réclamer que leurs noms soient publiés sur une liste additive. Pour eux, il est possible d’opérer un toilettage des premières listes où plusieurs candidats ne répondant pas aux critères d’éligibilité ont été retenus. « Il ne s’agit pas pour nous de faire un bras de fer avec le gouvernement, ni de ternir l’image de notre pays. Nous voulons juste qu’on ajoute nos noms sur une liste additive pour que nous ne restons pas au quartier après tant d’années d’étude. Le processus est simple : on publie une liste additive qui comporte uniquement les noms de ceux qui ont été recalés injustement en remplaçant ceux qui n’ont pas le profil requis », explique un gréviste.
Une nouvelle vague de recrutement
Suite au tollé qu’avait suscité la première vague de recrutement, le ministre de l’Enseignement supérieur a révélé en mi-décembre dernier « qu’un deuxième contingent de 500 professeurs d’université d’État sera recruté en janvier 2020 dans le cadre de l’exercice de recrutement de 2000 professeurs dans les universités d’État ». L’information avait été rendue publique lors d’une conférence de presse accordée par Jacques Fame Ndongo, afin de dissiper la pression du public sur ce processus de recrutement très critiqué. Le ministre de l’Enseignement supérieur avait déclaré que la plupart des titulaires de doctorat qui ne voyaient pas leurs noms sur la liste étaient disqualifiés soit en raison de l’âge, du mérite, de l’objectivité et ou de l’équilibre régional. Malgré cette promesse la plupart des enseignants recalés n’entendent pas lâcher prise. « Nous nous opposons à la vague de recrutement annoncée pour janvier, car plusieurs parmi nous ont été frappés par la limite de l’âge dès le 1er janvier. Une injustice a été faite, qu’elle soit réparée », soutient Anicet Etoundi, l’un des chefs de file du mouvement.
Joseph Essama
Recrutement des enseignants : Ludovic Lado se joint à la grève des recalés
Vœux de nouvel an: Ce que Cabral et Kamto ont dit aux Camerounais
14 minutes 14 secondes pour Cabral Libii et 35 minutes 50 secondes pour Maurice Kamto, c’est le temps exact qu’auront duré les adresses à la nation des principaux opposants politiques. Si les deux hommes ont fait à l’occasion une teinture assez négative de certains points de la vie de la nation, ils n’ont pas partagé le même avais sur d’autres.
Sur le plan socio-économique
C’est un sujet qui est revenu dans le discours des deux hommes. Le leader du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale Cabral Libii, estime que la croissance de 4.3% atteinte par le Cameroun en 2019 est positive, mais faible « en comparaisons aux pays de même catégorie ». A côté d’une croissance qui piétine, il constate que « la pauvreté évolue à une vitesse éclaire ». L’homme politique note que depuis 2012, la pauvreté a augmenté de 12% et qu’à ce jour, le pays compte 8.2 millions de pauvres. Il estime que « l’avenir du Cameroun n’augure pas des lendemains meilleurs notamment dans les zones dites sinistrés où l’économie sera plombée pendant de nombreuses années encore ».
C’est l’un des points sur lesquels Maurice Kamto a été le plus acerbe. Dans son discours, le leader du MRC a estimé « que le Cameroun est en ruine économique et sociale. Une carence d’objectif et d’indicateurs d’évaluation et de contrôle des performances ». Il reste convaincu que tous les Camerounais « ont le droit de mener une vie qui leur donne satisfaction grâce à un travail à la mesure de leur talent. Ils ont le droit d’accéder à un logement décent ».
La politique
Un autre point de vue qu’ont partagé Maurice Kamto et Cabral Libii dans leur discours respectif est celui sur la modification du Code électoral qui s’est malheureusement buté à la désapprobation du pouvoir en place. A côté de cela, le leader du mouvement 11 millions de citoyen a noté que le Cameroun a traversé une crise post-électorale qui n’a pas malheureusement pas permis de tirer des leçons. Au sujet de cette crise post-électorale, son rival du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a fait savoir qu’il n’est pas prêt à lâcher son mouvement de revendication de « sa victoire à la présidentielle »
Les élections
C’est l’un des sujets sur lesquels Maurice Kamto et Cabral Libii n’ont pas partagé la même vision des choses. Fidèle au son mouvement de boycott des élections, le président National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a réitéré à ses militants de ne pas aller aux élections prévues le 09 février prochains. Maurice Kamto croit dur comme fer que « la convocation du corps électoral pour le double scrutin du 09 février prochain est un défi lancé au le peuple camerounais. Elle constitue un déni à assumer les graves crises que connais le Cameroun ».
A l’opposé de son rival, le leader du Pcrn a invité ses camarades à rester concentrer sur leurs objectifs et à prendre part au double scrutin municipal et législatif du 09 février prochain. Pour lui le fait de participer à cette élection est la première victoire de son parti.
Joseph Essama
Retro: Ils ont marqué 2019, acte 2
Can 2021 : Ça coince au stade Paul Biya
Cette infrastructure patauge dans des querelles entre le maître d’ouvrage et l’entreprise adjudicataire du marché.
L’Italien Piccini, adjudicataire du marché de construction du complexe sportif d’Olembe avait donné rendez-vous pour mai 2018, pour la remise du chantier engagé dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 confiée en 2014 au Cameroun. Plus d’un an après cette échéance, le chantier n’est pas livré. Grave, les efforts se concentrent désormais sur le seul stade Paul Biya. Pour pouvoir l’utiliser lors de la CAN 2021, seconde chance offerte par la Confédération africaine de football (CAF) au Cameroun, après son échec à tenir le rendez-vous de 2019. Pire, le maître d’œuvre a été remplacé sous fond de polémique autour du financement du projet. Désormais, c’est le Franco-Canadien Magil qui terminera les travaux.
L’évolution du chantier était coincée par des grèves d’ouvriers réclamant leurs alaires. Alors que l’Etat du Cameroun jure avoir payé les décomptes nécessaires pour la poursuite des travaux, Piccini ne se bougeait pas, au motif de l’indisponibilité des fonds. Entre temps, les coûts n’ont cessé de grimper. De 163 milliards annoncés pour le complexe, l’on est en passe de dépasser les 200 milliards pour le seul stade. Une partie de la faute aux préfabriqués dont le transport n’aurait pas été pris en compte au départ. Pris par le temps, le Cameroun et Piccini ont résolu de procéder par ces pièces fabriquées en avance en Italie.
Chan 2020 : Le Cameroun pour sauver l’échec kényan
Le pays de Paul Biya reprendra l’organisation jadis confiée au Kenya.
Le Cameroun organisera le Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2020. Ce en remplacement du Kenya dont le déficit infrastructurel a été constaté par les équipes de la CAF. Cette passe ressemblait davantage à un lot de consolation offert à un pays qui venait de perdre l’organisation de la CAN 2019, dans un contexte de brouille entre Ahmad Ahmad le président de la CAF et le gouvernement camerounais. D’autant plus que le constat d’échec était fait plusieurs mois avant le délai requis pour cela. L’opinion publique camerounaise a rangé ce tacle dans le registre des règlements de compte engagés par le patron de la CAF contre son prédécesseur camerounais, Issa Hayatou.
Mais il est clair qu’au moment où la CAF confiait la reprise de l’organisation du CHAN 2020 au Cameroun, le pays disposait déjà d’infrastructures au-dessus du cahier de charges prescrit par la CAF, propriétaire du tournoi. Il s’agit d’une marque de confiance à l’endroit du Cameroun qui aura ainsi l’opportunité d’organiser une répétition générale en vue du défi de la CAN 2021.
Football : La Fécafoot ressuscite les jeunes et les femmes
Les Ligues spécialisées ont été réhabilitées à la fédération.
Le football jeune « dignement » organisé par la Fécafoot remonte à 2013. Depuis, on se contente de quelques regroupements quand cela est possible. Pour ce qui est du football féminin, les championnats nationaux sont aux antipodes de l’équipe nationale qui continue de vendre l’image d’une grande nation de football. Pourtant, tous les candidats aux différentes élections et tous les exécutifs qui se sont succédé à la tête de la Fécafoot en ont souvent fait des points principaux de leurs programmes et projets. Mais sur le terrain, le football jeune et le football féminin sont restés les parents pauvres du ballon rond au pays de Roger Milla. Les batailles pour les prébendes ont souvent pris le pas sur l’investissement.
L’actuel exécutif de la Fécafoot peut donc se targuer d’avoir en une année d’exercice mis sur pied les deux principales Ligues spécialisées de football : la ligue de football jeune et la ligue de football féminin. Même si seule la première a une équipe définitive. A sa tête, Gilbert Kadji. Le promoteur de la Kadji sport academy conduira donc cette ligue durant le premier mandat de Séidou Mbombo Njoya. L’homme connaît bien le terrain. Lui qui dirige l’un des meilleurs centres de formation au football du pays. Avec parmi ses anciens pensionnaires, l’un des meilleurs pratiquants du ballon rond sur la planète Terre : Samuel Eto’o ; ainsi qu’une bonne brochette de Lions indomptables. Et comme secrétaire général un des anciens dirigeants techniques de cette Kadji sport, en la personne de Michel Kaham.
En ce qui concerne le football féminin, si la Fécafoot n’a pas définitivement résolu l’équation, elle a confié les rênes de l’équipe transitoire à Céline Eko. Celle qui avait déjà été aux affaires sous la normalisation de Joseph Owona. L’ancienne présidente du Canon de Yaoundé qui était aux affaires lors de la première Coupe du monde senior du Cameroun, Canada 2015. Ce sont des maillons faibles du football camerounais depuis plusieurs années.
Par Ludovic Ngouéka
Retro: Ils ont marqué 2019, acte 1
Pascal Siakam : Panier majeur
Le Camerounais a été cette année le premier Africain à être Most Improved Player à la NBA américaine.
« Je voyais un bon titulaire en NBA, puis nous avons fait un trade pour avoir Serge Ibaka, le reste, il a tout fait lui-même. Je ne me doutais pas qu’il deviendrait une superstar, et il l’est actuellement. Il a commencé 38 matchs lors de sa première saison et il était comme Bruce Brown, qui joue actuellement aux Pistons. Il allait sur le terrain et défendait le meilleur joueur adverse. Il ne shootait qu’en dernier recours. Aujourd’hui, c’est une superstar, il a largement dépassé le statut de Most Improved Player. » Ainsi, Dwane Casey, ancien coach des Raptors parle de Pascal Siakam, sur basket-infos.com. Le Camerounais drafté 27ème en 2016, a rapidement évolué pour tutoyer le sommet du basketball nord-américain.
L’ailier des Raptors de Toronto a été est champion de la NBA le 13 juin 2019, avec son équipe. Ramenant pour la première fois de l’histoire le trophée baptisé Larry O’Brien, au Canada. Le Camerounais devient ainsi le 3ème Africain à atteindre ainsi le graal du meilleur championnat de basketball du monde, après Hakeem Olajuwon (Rockets de Houston, 1994 et 1995), et Festus Ezeli (Warriors en 2015). Plus important, le natif de Douala est sacré Most Improved Player de ce prestigieux championnat. Une grande première car non seulement l’homme est le premier joueur des Raptors à l’être, mais il est le premier Africain à recevoir le trophée qu’il dédia aux enfants d’Afrique.
Le joueur détecté par Richard Mbah à Mouthe lors de son basketball camp de 2012, force le respect. A la reprise en octobre dernier, l’homme qui évolue sous les couleurs des Raptors depuis 2016, prolonge son contrat 130 millions de dollars sur quatre ans avec les Raptors. Le rêve est permis pour celui qui aurait pu devenir prêtre s’il avait suivi la ligne tracée par ses parents. « Quand j’étais enfant, je ne pouvais pas rêver que je pourrais un jour vivre ça et je pense que beaucoup d’enfants se disent la même chose, mais je leur dis : Regardez-moi, j’étais un petit gamin décharné du Cameroun et maintenant je suis champion », réagit le garçon de 24 ans, à son épopée. Mais son séjour au pays natal, en compagnie du président de son club, a laissé des tâches noires dans les relations avec son pays. Une brouille avec le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), a peut-être dressé le lit d’une inimitié comme celles qu’entretiennent les sportifs de renommée internationale (et particulièrement les basketteurs) avec la patrie. Mais l’homme ne compte pas entretenir cette « guerre » et compte œuvrer à sortir les enfants d’Afrique de la misère. En investissant dans le champ qu’il connaît le mieux : le basket.
Retraite : Samuel Eto’o range ses godasses…
Le meilleur buteur des Lions indomptables a mis fin à sa carrière de footballeur.
Après avoir arrêté sa carrière internationale en 2014, Samuel Eto’o a définitivement raccroché ses godasses. Le meilleur buteur de l’histoire des Lions indomptables (56 buts en 118 matchs) ne jouera plus au football (professionnel). Même si les performances du goleador déclinaient au fil des années, on ne le voyait pas encore sur la fin. Lui qui avait laissé croire en 2018 qu’il souhaitait terminer sa carrière dans un club français. Mais un an après, Samuel Eto’o qui s’était beaucoup investi déjà sur le terrain de la diplomatie sportive, a surpris le monde du football en annonçant la fin.
Mettant ainsi un terme à une carrière de haut niveau qu’il a engagée en 1998 et qui l’a vu atteindre très vite le sommet du football mondial qu’il a dominé dès 2000, pendant dix années, avant de commencer à s’éclipser, sans quitter vraiment les cimes. Médaillé d’or olympique, deux fois champion d’Afrique, quatre phases finales de Coupe du Monde avec les Lions Indomptables, Samuel Eto’o a eu un parcours encore plus retentissant en clubs. Avec trois titres de champion d’Espagne et trois titres de Champion’s league européenne (avec le Fc Barcelone et l’Inter Milan). L’armoire à distinctions de l’homme n’a manqué que la Coupe du monde et le ballon d’or. Ce dernier titre que l’homme a raté de justesse en 2006, dans un vote que d’aucuns ont jugé truqué au profit de Cannavarro.
… Et retourne à l’école
Si Samuel Eto’o ne s’attarde plus sur cette polémique, il croit avoir réuni les critères requis pour en être désigné. Mais le sportif de haut niveau a vite tourné la page. L’ancien capitaine n’a pas eu beaucoup de bonheur en tant que capitaine des Lions indomptables fin 2009. Ce fut également le début de la fin pour le joueur providentiel qu’il a jusque-là été. Et après avoir quitté l’Italie, Eto’o a atteint le graal financier en devenant le footballeur le mieux payé de la terre, à Anji Makhatchkala en Tchétchénie. La suite se fera en Angleterre avec Chelsea et Everton, puis en Turquie avec Antalyaspor et Konyaspor ; et enfin au Qatar chez Qatar Sc où le point final a été marqué. BBC comptabilise au compteur de Samuel Eto’o 359 buts en 718 matchs toutes compétitions de clubs confondues.
La légende de Samuel Eto’o continue sur un terrain qui lui est resté hostile, celui des affaires. Dès janvier, le footballeur engage une formation à Harvard, la prestigieuse université américaine. «Quand on est footballeur, on paie des gens pour s’occuper de sa carrière et des choses en général. Mais quand c’est à vous de gérer les gens et que vous voulez les développer, vous avez pratiquement besoin d’apprendre de nouvelles compétences », se justifie celui qui a échoué en se lançant dans les télécommunications avec Set Mobile. Aujourd’hui, l’homme qui a écarté toute ambition politique, et qui ne lorgne plus beaucoup les bancs de touche, « Je veux aider et apporter ma contribution positive à la transformation de notre continent ». Il a déjà lancé une entreprise de paris sportifs.
Volley-ball dames : Les Lionnes indomptables se maintiennent sur le toit de l’Afrique
Les Lionnes indomptables ont remporté le championnat d’Afrique face aux Kényanes.
Le volleyball féminin ont conservé au Caire en Egypte, leur titre de championnes d’Afrique arraché à domicile il y a deux ans. Un exploit que le Cameroun a d’autant plus savouré que l’adversaire n’était pas un enfant de choeur. Le Kenya, puisqu’il s’agit de lui, n’avait pas fini de digérer la défaite de 2017 face au même adversaire. Et cette fois-ci sur terrain neutre, les Kényanes croyaient pouvoir tenir leur revanche. Mais c’était sans compter avec des Lionnes indomptables déchaînées et déterminées à garder le trophée qu’elles ont longtemps cherché. Sur les 19 éditions de championnat déjà jouées, le Kenya détenait le titre neuf fois. Et les Kényanes étaient sur une lancée de six sacres d’affilée, quand elles ont été neutralisées en 2017 à Yaoundé. Réussissant là où elles ont échoué en 2009 et en 2013.
En conservant le titre en Egypte, les volleyeuses sauvaient l’honneur du sport camerounais chez les Pharaons. Quelques mois plus tôt, les Lions indomptables de football avaient manqué de conserver le titre remporté au Gabon deux ans auparavant. Les poulains de Clarence Seedorf avaient mordu la poussière au second tour. Le volley-ball masculin, lui, a échoué en finale devant la Tunisie.
Mutation : Comprendre la Régie du Terminal à Conteneurs
LES MISSIONS DE LA RTC
La RTC assure, pour le compte du Port Autonome de Douala, l’exercice de l’activité de gestion, d’exploitation et de maintenance des installations, des équipements, des appareils et des dépendances du domaine public portuaire dans les limites du Terminal à Conteneurs du Port de Douala- Bonabéri. À ce titre, elle est chargée des services:
• de manutention, de chargement et de déchargement des navires porte-conteneurs opérés sur les quais du Terminal (manutention bord, y compris les shiftings) ;
• de manutention et de transfert des conteneurs entre les quais et les terre-pleins ; de manutention des conteneurs sur le parc du Terminal (manutention terre) ;
• de manutention de chargement et de déchargement des conteneurs ou de leurs marchandises sur les moyens de transport terrestre de livraison ou de réception (relevage) ;
• d’entreposage, de gardiennage et de gestion des conteneurs et de leurs marchandises dans le périmètre du Terminal ;
• d’empotage/dépotage des conteneurs dans le Périmètre du Terminal;
• de sûreté et sécurité des biens et des personnes relevant des responsabilités du gestionnaire du Terminal, conformément aux Lois et Règlements;
• d’entretien et de maintenance des Ouvrages et des Équipements du Terminal, notamment et sans que cette liste soit limitative, les terre-pleins, la totalité de la zone de bord à quai, les voies de circulation, les installations, les bâtiments, les réseaux divers, les rails de roulement des portiques, les équipements et les outillages, à l’exclusion de l’entretien du mur de quai et du dragage.
La manutention des véhicules automobiles et autres marchandises transportés par les navires Ro-Ro accostés par l’Autorité Portuaire au Quai bordant le Terminal, notamment au poste à quai n°16, ne fait pas partie des activités la Régie. Les armateurs des navires assistés disposent à cet effet du libre choix de leur manutentionnaire dans le respect du Règlement d’Exploitation du Terminal.
La RTC est créée pour une durée d’un an. Cette durée peut être écourtée ou prorogée en cas de besoin par le Conseil d’Administration du Port Autonome de Douala.
Le Port Autonome de Douala transfère à la RTC en jouissance, le patrimoine du Terminal à conteneurs, notamment: les portiques de quais, les portiques de parc et autres engins de manutention nécessaires à la gestion du terminal ; les logiciels et systèmes de gestion du Terminal et de facturation de ses prestations; les infrastructures et les immeubles relevant du domaine public du Terminal, notamment les terre-pleins, réseaux divers et voies ferrées.
LA DIRECTION DE LA RTC
La RÉGIE DU TERMINAL À CONTENEURS est administrée par deux organes:
– le Conseil de Supervision;
– la Direction.
Le Conseil de Supervision dispose des pouvoirs les plus étendus pour définir et orienter la politique générale de la RTC et évaluer sa gestion, dans les limites fixées par son objet et ses missions. Au quotidien, le Directeur Délégué est chargé de la gestion du Terminal à Conteneurs du Port de Douala/Bonabéri, sous le contrôle du Conseil de Supervision à qui il rend compte. À ce titre il :
• prépare le budget dont il est l’ordonnateur;
• prépare les états financiers et les rapports d’activités annuels ;
• prépare les délibérations du Conseil de Supervision, assiste avec voix consultative à ses réunions et exécute ses décisions ;
• assure la direction technique et administrative du Terminal à conteneurs;
• propose au Conseil de Supervision le recrutement, les nominations et les licenciements du personnel;
• prend, dans les cas d’urgence, toute mesure conservatoire nécessaire à la bonne marche du Terminal à Conteneurs, et rend compte au Conseil de Supervision; représente la RTC dans tous les actes de la vie civile et en justice ; propose le règlement particulier d’exploitation et de police du Terminal;
• élabore des études, des plans et programmes d’aménagement, d’équipement et de renouvellement des outils du Terminal;
• propose au Conseil de Supervision l’organisation interne de la RTC ;
• approuve les études et projets techniques et fait procéder à l’exécution de tous les travaux et à la réalisation de toutes les commandes. Le Directeur Délégué est responsable devant le Conseil de Supervision qui peut le sanctionner en cas de faute grave de gestion ou de comportement susceptible de nuire à la bonne marche ou à l’image du Terminal à conteneurs du Port de Douala/Bonabéri.
DU PERSONNEL DE LA RTC
Peuvent faire partie du personnel de la RTC : les personnels employés par le concessionnaire du Terminal en fin d’activité au 31 décembre 2019 ; les personnels recrutés aux postes de responsabilité définis par le Conseil de Supervision, les personnels affectés ou détachés par le Port Autonome de Douala ; les personnels recrutés pour des besoins nouveaux. Les personnels visés ci-dessus doivent, avant leur entrée en fonction, s’engager formellement à :
– se départir de tous liens avec le concessionnaire du Terminal en fin d’activité au 31 décembre 2019 ;
– ne mener aucune action susceptible de perturber le service public portuaire;
– garder confidentielle et secrète toute information relative à la Régie du Terminal à Conteneurs.
Tout personnel pris à défaut d’application des dispositions ci-dessus s’expose à un licenciement immédiat, sans préjudice des poursuites judiciaires.
LES RESSOURCES DE LA RTC
Les ressources financières de la RTC sont gérées selon les règles de la comptabilité privée. Elles sont déposées dans des comptes ouverts par le Directeur Délégué auprès des banques de premier ordre. Les ressources de la RTC proviennent de l’application de son régime tarifaire.
Elles sont :
– des revenus de la facturation de la manutention bord aux navires ;
– des revenus de la facturation de la manutention terre aux chargeurs
– Les revenus divers issus de l’application des rubriques tarifaires.
La RTC est tenue de verser au Port Autonome de Douala :
• Une redevance fixe annuelle équivalente à 14 millions d’Euros ;
• Une redevance variable égale à 8% du Chiffre d’affaire hors pénalités de stationnement ;
• Une quote-part de 50 % du produit des pénalités de stationnement.
Ces redevances et la quote-part peuvent être modifiées sur décision du Conseil de Supervision.
Les recettes et les dépenses de la RTC sont prévues dans son budget. Elle comporte deux parties distinctes :
• le budget d’exploitation (recettes et dépenses ordinaires) ou compte d’exploitation prévisionnel ;
• Le budget d’investissement et de renouvellement, assorti du compte d’opérations en capital, d’un plan de trésorerie et d’un plan de financement. Le budget de la RTC est un budget annexe à celui du Port Autonome de Douala.
Le budget est préparé par le Directeur Délégué de la RTC. Il est approuvé et rendu exécutoire par le Conseil de Supervision.
Par Jean Luc Fassi
Crise anglophone : Paul Biya a-t-il sifflé la fin de la récréation ?
La crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ne pouvait échapper au menu des sujets qui devaient meubler le discours de Paul Biya. « C’est sans aucun doute, pour le moment, l’un des problèmes les plus urgents», a admis le président de la République. « L’activité criminelle des groupes armés continue de perturber la vie publique, économique et sociale dans ces régions », regrette Paul Biya. Handicapant la cohésion nationale depuis un peu plus de trois années. Et qui a poussé le régime de Yaoundé à baisser le ton grave de la menace qu’il avait employé au commencement, fin 2016. Accédant à des solutions à des revendications qui s’allongeaient sans cesse. Partant de trois à 21. Mais au fur et à mesure que le gouvernement pliait l’échine, les positions d’en face des radicalisaient. Au point d’atteindre en 2018 un point de « non retour », avec la radicalisation de plusieurs modérés tels John Mbah Akuro, désormais porte-parole de la Plateforme des organisations luttant pour la cause de l’ex Cameroun occidental.
Et aujourd’hui, le terrain est de plus en plus miné par des armes. « Pourtant, ces derniers mois, diverses mesures ont été prises pour ramener à la raison ces jeunes qui, pour la plupart, se sont laissé endoctriner. Des appels à déposer les armes leur ont notamment été lancés et des perspectives de réinsertion sociale ouvertes », rappelle Paul Biya. Soulignant notamment le Grand dialogue national (GDN) qu’il a convoqué entre le 30 septembre et le 03 octobre 2019. « un Grand Dialogue National qui devrait permettre, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation », s’est-il cité lui-même.
Maurice Kamto
Un Gdn qui n’a pas vu la participation du chef de l’Etat lui-même, mais qui a été conduit par Joseph Dion Ngute, le Premier ministre, chef du gouvernement. En dehors du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de l’opposant Maurice Kamto qui n’a pas pris part au dialogue, pour avoir conditionné sa participation à l’inclusion de toutes les parties possibles, y compris les combattants, tous les partis politiques d’envergure et plusieurs acteurs de la scène publique nationale y ont pris part. De quoi faire dire à Paul Biya que « j’ai eu le sentiment que cette initiative avait été largement approuvée par notre opinion publique ainsi que par diverses organisations internationales dont l’ONU et plusieurs pays amis ». Estimant «que les participants ont vécu un grand moment de communion qui leur a permis d’exprimer leur attachement à la paix et à l’unité nationale ». Et l’homme qui tient le gouvernail du Cameroun depuis 1982, cite d’autres initiatives prises pour décrisper, notamment « diverses offres de paix adressées aux insurgés », tel que le programme de désarmement et de réinsertion, ainsi que la libération de plusieurs centaines de détenus.
Rien n’y fait. La « guerre » s’est poursuivie, vidant certaines localités de leurs populations, laissant au passage des tueries parfois massives. Paul Biya n’a plus tendu la main cette fois-ci comme il l’a fait lors de son investiture le 06 novembre 2018, et réitéré le 31 décembre 2018 et le 10 septembre 2019. L’Homme-lion a repris le treillis du chef suprême des armées, pour retrouver son ton martial de départ : « Pour ceux qui s’obstinent à demeurer dans la mauvaise voie et qui continuent à avoir recours à la violence, nous n’aurons pas d’autre choix que de les combattre pour protéger tous nos concitoyens », a-t-il menacé. « Nos forces de défense et de sécurité feront une fois de plus leur devoir avec mesure, mais sans faiblesse. Je veux ici les assurer de mon total soutien et de ma haute considération », a-t-il clarifié. Au moment où des rapports d’Organisations non gouvernementales laissent croire que les Forces de défense et de sécurité commettent des exactions au même titre que les séparatistes. Et redoutent la famine dans les deux régions. Paul Biya qui a offert des tonnes de nourriture à l’occasion des fêtes de fin d’année, dément cette menace de famine et redoute des connivences entre ces Ong et les combattants sécessionnistes.
Toujours est-il que le tenant du pouvoir de Yaoundé n’est plus disposé à plier l’échine. « Auparavant, des décisions avaient été prises pour convaincre nos compatriotes des deux régions concernées de la volonté du Gouvernement d’accorder aux collectivités territoriales les compétences qui leur permettraient d’avoir une plus large part dans la gestion des affaires locales. Il avait été également confirmé que des dispositions étaient prévues pour accélérer la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme. On doit également souligner qu’en manifestant de diverses façons sa solidarité avec les populations victimes des exactions et atrocités des bandes armées, la Nation, dans son ensemble, a montré qu’elle soutenait la politique du Gouvernement », rappelle-t-il. De quoi justifier son option militaire reprise.
Crise anglophone : Atanga Nji dévoile le double jeu des agences humanitaires
Depuis un certain temps, des hommes politiques véreux, des ONG manipulées par les détracteurs du Gouvernement et certains de nos partenaires animés de mauvaise foi laissent croire auprès des instances internationales que la situation dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest conduirait à une crise humanitaire au Cameroun. Le but de cette manipulation honteuse est clair : prouver que le Gouvernement de la République du Cameroun est incapable de gérer la situation humanitaire et susciter une intervention de la Communauté Internationale pour, soi-disant, sous le couvert du droit d’ingérence humanitaire. Dans ce complot contre le Cameroun qui de toute façon est voué à l’échec, trois (03) gros mensonges sont distillés : Premièrement : d’après ces comploteurs, il y aurait environ 600 000 milles déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Avant de montrer le niveau ridicule de ces mensonges erronés, je tiens à préciser que le Ministre de l’Administration Territoriale est en charge de l’action humanitaire au Cameroun. Depuis 1982 et peut-être avant, le Cameroun est reconnu par les instances internationales pour son professionnalisme et son efficacité en matière de gestion des réfugiés. Le Cameroun a accueilli sur son sol, plus de 1 million de réfugiés en 30 ans et le Gouvernement, sous la conduite éclairée du Président Paul BIYA a déployé des moyens importants pour encadrer ces réfugiés qui viennent des pays voisins et lointains en crise ou en proie à des guerres civiles. Depuis 2012, les activités criminelles de la secte Boko Haram et la crise en République Centrafricaine ont amené le Gouvernement camerounais à accueillir sur son sol plus de 500 000 réfugiés venant de ces deux pays voisins. Après des années passées au Cameroun, certaines de ces personnes ont opté pour un retour volontaire dans leurs pays respectifs.
Le Ministre de l’Administration Territoriale qui a reçu plein pouvoir du Chef de l’Etat, à signer deux accords tripartites : Cameroun – Nigéria – HCR et Cameroun – RCA – HCR qui ont pour but, le départ volontaire des réfugiés des pays voisins installés au Cameroun. Le Ministre de l’Administration Territoriale, les Ministres des pays concernés et les représentants du HCR étaient tous récemment sur le terrain pour assurer le bon déroulement de ces opérations de départs volontaires des réfugiés installés au Cameroun. Cette parenthèse a pour but de démontrer qu’en matière d’encadrement des réfugiés et des déplacés internes, le Cameroun a une expertise de longue date. Les apprentis sorciers n’ont aucune leçon à nous donner car il serait difficile de convaincre même un profane en la matière que le Cameroun, qui a tant montré son hospitalité légendaire et son encadrement professionnel à l’endroit des réfugiés depuis plus de 30 ans, ne serait pas en mesure d’encadrer ses propres déplacés internes.
LE BUSINESS DE L’HUMANITAIRE
Ceci dit, je tiens à préciser que le Cameroun à ce jour n’a que 152 000 déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et environ 6 à 9 milles déplacés internes dans les autres Régions : Ouest, Littoral, Centre et Adamaoua dans une moindre mesure. Ayant constaté que les déplacés internes avaient besoin d’une aide urgente, le Président de la République a décidé de créer le Plan d’Assistance Humanitaire d’Urgence pour les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Lancé par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le 21 juin 2018, le Ministre de l’Administration Territoriale a été instruit de tout mettre en oeuvre pour porter secours à ces compatriotes dans une situation de détresse, et qui ont été contraints de quitter leurs villages, arrondissements, départements ou Régions à la suite des atrocités commises par les terroristes séparatistes manipulés et drogués. Après évaluation rigoureuse des besoins, le Gouvernement a attribué une enveloppe de 12,7 milliards de FCFA pour s’occuper de tous les déplacés internes dont le nombre est connu. Pour le recensement des déplacés internes, les autorités administratives qui procèdent à leur identification dans les arrondissements ont tenu compte des chiffres des ONG responsables et de certains détails fournis par les autorités religieuses et les Chefs traditionnels. Deuxièmement : le Gouvernement a évalué l’assistance aux déplacés internes à 12.7 milliards de FCFA pendant deux (02) ans. Par contre, certains de nos partenaires humanitaires disaient qu’il nous fallait 36 milliards de FCFA pour s’occuper des déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, soit trois (03) fois plus que les estimations faites par le Gouvernement. Il est facile de comprendre que la gestion de l’action humanitaire dans les pays en crise est un business de gros mensonge et surtout un fonds de commerce.
ONG MANIPULES, PARTENAIRE DE MAUVAISE FOI
Face à cette mauvaise évaluation, le MINAT a convoqué deux réunions avec tous les partenaires du système des Nations Unies : le HCR, le PAM, l’OMS, l’OCHA, l’UNICEF et les ambassadeurs de l’Union Européenne pour leur communiquer la bonne information sur la situation des déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du SudOuest. Nous envoyons régulièrement à nos partenaires, des informations sur les actions menées sur le terrain pour l’encadrement des déplacés internes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et ceux installés dans les autres Régions. La Coordinatrice des agences de l’ONU au Cameroun, Mme Allegra Baiocchi a eu plusieurs séances de travail avec le MINAT sur la situation exacte des déplacés internes au Cameroun. Je souhaite ardemment qu’elle fasse bon usage des informations fondées et fiables que nous mettons régulièrement à sa disposition auprès des instances internationales.
SUR LA CRéATION DU CENTRE DE COORDINATION DE L’ACTION HUMANITAIRE DANS LE NORD-OUEST ET LE SUD-OUEST
Les humanitaires se sont plaints de ce que leurs agents n’ont pas la possibilité de se déployer dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour porter secours aux déplacés internes. Il s’agit de quoi ? Les Régions sont placées sous l’autorité des Gouverneurs qui encadrent toutes les activités dans leurs unités de commandement respectives. Ceci dit, pour entreprendre une activité humanitaire quelconque dans une Région, un département ou un arrondissement, surtout dans les Régions du Nord-Ouest et du SudOuest, l’autorité administrative doit en être informée. Troisièmement : Il est regrettable de constater que certaines agences humanitaires arrivaient parfois dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et exerçaient leurs activités à l’insu des autorités administratives. A titre d’illustration, deux petits Toyota Pick-up du PAM et une ambulance de Médecins Sans Frontières ont été attaqués par les terroristes dans le NordOuest et le Sud- Ouest alors que leurs présences n’étaient pas signalées auprès des autorités administratives. Pour éviter ces méprises, le Chef de l’Etat a instruit la création des Centres de Coordination de l’Action Humanitaire dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Lesdits centres sont opérationnels et sont bien équipés. Le MINAT et Madame la Coordinatrice des Agences de l’ONU au Cameroun et d’autres Chefs de Mission ont visité les centres de Bamenda et de Buea. Malgré la volonté du Gouvernement de tout mettre en œuvre pour faciliter les activités de nos partenaires sur le terrain, il nous revient toujours que certaines agences de l’ONU ont des difficultés à se déployer dans les Régions du Nord-Ouest et du SudOuest. Il s’agit de quoi ? Les agences de l’ONU (PAM, OCHA, HCR) et d’autres veulent observer la stricte neutralité dans leurs opérations sur le terrain. Le Gouvernement reconnaît le caractère de neutralité de nos partenaires mais, celui- ci n’exclut pas la transparence. Le Gouvernement exige donc la transparence dans les activités de nos partenaires sur le terrain. Par exemple, le PAM avait dit en juin 2019 que ses agents avaient distribué de l’aide à 50 000 déplacés internes dans la Région du Sud-Ouest. Nous avons demandé au Préfet de la Mémé de nous faire le point sur cette activité. Le Préfet nous a dit que le PAM n’a effectué aucune distribution dans son département pendant la période indiquée. Il a d’ailleurs précisé que son département a environ 20 000 déplacés internes. Le lendemain, j’ai convoqué le responsable du PAM pour les informations précises sur ce dossier, il nous a dit que ses collaborateurs n’ont pas fait le bon compte rendu.
TRAFICS DANGEREUX
Dans la Région du Sud-Ouest, nos forces de défense et de sécurité ont interpellé une ambulance d’une agence humanitaire qui était censée transporter des blessés. Dans cette ambulance, il y avait certes trois blessés, mais qui en réalité, étaient de dangereux terroristes activement recherchés par les forces de défense et de sécurité. Plus grave dans cette ambulance, il y avait trois Kalachnikov et deux caisses de munitions. Vous conviendrez avec moi qu’une ambulance d’une agence humanitaire peut transporter des blessés et non des armes de guerre. Les forces de défense et de sécurité ont effectué un contrôle inopiné dans un convoi humanitaire d’un partenaire humanitaire, il y avait du riz, savons et boîtes de conserves, etc. Paradoxalement dans un camion, il y avait trois caisses de munitions, des paires de jumelles, des téléphones portables androïdes, etc. Confronté à ce trafic dangereux de certains partenaires ou de ceux qui travaillent pour le compte des groupes séparatistes, le Gouvernement exige désormais plus de transparence et plus de responsabilité dans les opérations de leur part dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. En ce qui concerne le Gouvernement, nos actions sur le terrain sont transparentes. Lorsque nous distribuons l’aide humanitaire aux déplacés internes à Bonabéri, à Bafoussam, à Bamenda, à Kumba, à Dschang, à Buea, à Widikum, à Mamfé ou à Tombel, les denrées alimentaires, kits sanitaires, matériaux de construction, matériel de couchage sont placés devant chaque bénéficiaires et chaque famille. BILAN Dans le cadre du Plan d’Assistance Humanitaire d’Urgence, le Gouvernement a déjà accordé assistance à plus de 160 000 déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et à plus de 10 000 déplacés internes dans les autres Régions (Ouest, Centre et Littoral). Le MINAT et ses collaborateurs ont déjà effectué plus de 103 descentes sur le terrain. Depuis six (06) mois, le MINAT a déjà organisé un convoi de plus de 5 000 familles qui ont volontairement accepté de rentrer dans le Nord-Ouest et le Sud- Ouest car elles estiment que le calme revient progressivement dans leurs villages ou arrondissements. Tenant compte de ce bilan élogieux des actions menées par le Gouvernement pour assister les déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, force est de constater qu’il n’y a aucune crise humanitaire au Cameroun. La situation est parfaitement sous contrôle et les déplacés internes continuent de bénéficier de l’attention toute particulière du Président de la République.
Et pour preuve, le Chef de l’Etat S.E. Paul BIYA a dépêché ce jour, samedi 28 décembre 2019, un convoi humanitaire spécial de 100 camions transportant des denrées alimentaires, des kits sanitaires et du matériel de couchage en faveur des déplacés internes des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour les fêtes de fin d’année. Au mois de juin de cette année, le Chef de l’Etat avait déjà envoyé un convoi spécial d’aide humanitaire de 60 camions lourdement chargés en faveur des déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. C’est la preuve que S.E. Paul BIYA, Président de la République a opté pour l’action en faveur des déplacés internes. Et l’action est plus éloquente que des critiques acerbes, la manipulation, la désinformation et des affabulations savamment orchestré par les détracteurs du régime. Il faudrait bien le rappeler, selon les normes internationales décrites par l’ONU, l’action humanitaire dans un pays est d’abord de la responsabilité primordiale du Gouvernement concerné.
MENSONGES ET DESINFORMATIONS
Les agences humanitaires peuvent seulement venir en appui des actions décidées par le Gouvernement. En clair, le Gouvernement est « on the drivers seat » car, je ne peux pas avoir le deuil chez moi et un étranger vient pleurer mon deuil plus que moi-même. Si vous avez un deuil chez vous et un étranger vient pleurer votre deuil plus que vous-même, sachez que l’étranger à un agenda caché et vous devez vous en méfier. Les détracteurs ont pensé qu’ils vont déstabiliser les institutions avec Boko Haram. Le Gouvernement, sous la conduite éclairée de S.E. Paul BIYA a tenu bon. Les détracteurs ont par la suite pensé que les perturbations politiques et les actes terroristes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pourraient faire fléchir le régime. Sous la conduite éclairée du Chef de l’Etat, la situation dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est sous contrôle et revient progressivement à la normale nonobstant certaines poches de résistance que les populations excédées, se chargent de faire disparaître. Les détracteurs ont encore visé la situation humanitaire dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pensant que le Cameroun ne serait pas à mesure de gérer les déplacés internes dans les deux Régions. Ce qui leur aurait donné la possibilité de proposer le droit d’ingérence humanitaire. A travers le Plan d’Assistance Humanitaire d’Urgence et sa parfaite exécution sur le terrain, le Chef de l’Etat a une fois de plus démontré à la communauté internationale que le Cameroun est debout et capable de porter assistance à tous les déplacées internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les mensonges, la désinformation, la manipulation des chiffres, les informations erronées sur la situation humanitaire au Cameroun ne vont pas prospérer car si la vérité voyage sans visa, le mensonge et la désinformation ont une courte durée de vie; je dirai davantage que le mensonge a une durée de vie éphémère. Les détracteurs ont même prétendu que le Régime allait s’écrouler après l’élection présidentielle de 2018.
Non seulement S.E. Paul BIYA a été plébiscité par l’immense majorité des camerounais, mais le pays est plus que jamais solide et debout. Ce qui restera aux détracteurs du Gouvernement de faire maintenant pendant cette période de Noël, c’est de dire que Jésus-Christ n’était pas né à Bethlehem ; ce serait le comble du ridicule. Non il n’y a pas de crise humanitaire au Cameroun, la situation est sous contrôle et elle est bien gérée. Le Chef de l’Etat est déjà sur le deuxième volet de ce programme à savoir le développement. C’est-à-dire permettre aux déplacés internes de pouvoir mieux se prendre en charge dans un avenir proche. Je vous invite à m’accompagner à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé pour le lancement du convoi des denrées alimentaires (kits sanitaires et matériel de couchage), don du Couple Présidentiel aux déplacés internes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest».
Par Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale
Ressources humaines : Le personnel de DIT migre à la RTC
Ce 23 décembre 2019, le Direction des Affaires Judiciaires du Port Autonome de Douala a requis des huissiers de justice pour servir aux personnels de Douala International Terminal, des réquisitions demandant à chaque employé d’être à son poste de travail dès le 2 janviers 2020. Jour de reprise des activités que les quais du Wouri. Si le Port Autonome de Douala mettait là en branle ses pouvoirs et prérogatives de puissance publique que lui confère le décret N°2019/034 du 24 janvier 2019 qui précise que « dans le cadre de l’exercice de ses missions de service public… Le Port Autonome de Douala dispose des pouvoirs de police et des prérogatives de puissance publique. A ce titre, il est investi de tous les droits et avantages reconnus à l’État par les lois et règlements en vigueur ». Car, face aux tentatives et autres manœuvres de démobilisation et de découragement des travailleurs encore sous contrat avec Douala International Terminal jusqu’au 31 décembre 2019, le Port Autonome de Douala se devait de prendre des dispositions adéquates.
Ces réquisitions aux personnels sont une assurance de ne pas perdre son emploi en attendant la signature des nouveaux contrats de travail, à ceux devant apporter leur expertise à la Régie du Terminal à Conteneurs. Ils donc servis pour, non seulement, éviter une superposition des contrats de travail, mais constituent également, un acte de protection des employés du Terminal à Conteneurs, qui peuvent être sûrs de faire partie des effectifs de la RTC. C’est donc plutôt avec anxiété que ceux qui n’ont pas encore reçu cette assurance attendent les huissiers qui ont poursuivi jusqu’à hier dimanche la distribution du fameux document leur permettant d’être en poste le 2 janvier 2020.
Par Jean Luc Fassi















